Francophonie Le Sommet 2010 à
Tana L’organisation du Sommet de la Francophonie en 2010 a été attribuée à Madagascar, hier, à Québec. La lutte a été acharnée avec la RD Congo, soutenue par plusieurs pays africains. Marc Ravalomanana satisfait de la décision de l’OIF.La décision est tombée après d'âpres négociations. Les participants au Sommet des pays ayant en partage la langue française ou Francophonie, qui se sont réunis du 17 au 19 octobre au
Québec, au
Canada, attribuent l'organisation du XIIIe Sommet à
Madagascar.
«Rendez-vous dans deux ans à
Madagascar», a déclaré Stephen Harper, Premier ministre canadien lors de son allocution de clôture du XIIe Sommet. L'annonce met fin ainsi à des interminables heures de suspens quant au pays qui va abriter le XIIIe Sommet de la Francophonie.
MenaceLa partie malgache s'est battue jusqu'au bout et n'a pas voulu abandonner la partie face à la candidature de la République démocratique de Congo (RDC). L’AFP, évoquant une source proche du dossier, soutient même que le président Ravalomanana serait allé jusqu’à menacer le retrait de
Madagascar de l’OIF si le pays n’obtenait pas le sommet.
Selon les confidences d'un diplomate africain sur place, aucune solution n'a encore été trouvée en milieu de la matinée du dimanche, soit à quelques heures de la fin du Sommet. Une situation qui a obligé les participants à prendre position au cours de la séance de huis clos.
Moins de 24 heures avant la fin du Sommet, aucun des deux pays n'a encore lâché prise. «Jusqu'à maintenant, d
Marc Ravalomanana (au centre) se tapant des mains à l’annonce de la décision de l’OIF.eux candidats sont encore en lice. Chacun veut organiser 2010», a fait savoir Alain Joyandet, secrétaire d'État français chargé de la Coopération et de la Francophonie, samedi après-midi. Or, ce dernier avait émis le souhait de voir l'émergence d'un consensus pour que l'un organise 2010 et l'autre 2012, avant que la question ne soit abordée au cours d'une séance à huis clos dimanche.
Samedi, les partisans de la candidature de la RDC sont montés au créneau. À l'image du président du Congo Brazaville, Denis Sassou-Ngessou, des chefs de l'État de l'Afrique centrale se sont, entre autres, positionnés pour la candidature de la RDC. Le Congolais avait évoqué le «message fort» d'une «solidarité de la Francophonie à un pays une guerre». Il a également rappelé qu'aucun sommet de la Francophonie n'a jamais été organisé dans cette région.
Mais l'absence, décidée au dernier moment de Joseph Kabila, président de la République démocratique de Congo, au
Québec semble avoir joué en faveur de
Madagascar. Or, le président Ravalomanana était présent au rendez-vous pour défendre le dossier malgache.
Encadré
Au rythme de SommetsMadagascar va vivre au rythme des sommets dans les trois prochaines années. Après le Sommet de l'Union africaine en juillet 2009,
Madagascar va abriter le Sommet de la Francophonie regroupant les pays ayant la langue française en partage.
Les chantiers en vue de renforcement des capacités d'accueil pour accueillir les délégations des 68 pays de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Iloniaina Alain
Date : 20-10-2008