Bonsoir Virginie et Michel,
Ce petit post pour vous remercier encore une fois de vos remarques que je n’ai pas utilisé puisque j’ai été complètement encadré par la famille de mon agent soudanais qui s’était mis en tête de me faire oublier l’image donné par les médias occidentaux.
Je ne suis pas dupe, mais je dois reconnaitre malgré tout qu’ayant en charge une vingtaine de pays africains que je visite régulièrement, c’est le seul pays où j’ai été, à ce point, pris en charge (transport intérieur, nourriture, divertissement, souvenirs).
Le premier jour du week-end, nous sommes allés au marché aux chameaux (et aux moutons) où après avoir choisi la viande à un étalage, le boucher la découpe en morceaux que l’on amène à une cuisinière qui vous le prépare.
Pendant la cuisson on visite un enclos, on achète du lait de chamelle et de l’urine de chamelle (vierge) : 4 Euro le litre. Coup de chance pour moi, je n’étais pas malade et je n’ai pas eu à tester le breuvage !
Ensuite retour dans la gargote pour le petit-déjeuner soudanais à base de chameau grillé !
Retour sur Khartoum, visite de la tombe du Mahdi et des appartements de la Khalifa.
Comme c’était vendredi, j’ai laissé tout le monde tranquille l’après-midi.
Le soir, on a repris les festivités pour faire une tournée des mariages.
On a commencé par un haggig, où les anciens des deux familles signent le contrat de mariage, tout le monde en djellaba blanche (sauf moi en chemise-cravate par 42°), les coups de fusils, les youyous des femmes qui rejoignent les hommes lorsque l’orchestre arrive. Leurs foulards sont superbes, tout comme leur maquillage et leur bijoux sophistiqués : difficile de ne pas les regarder.
L’ampli de l’orchestre étant tombé en panne, nous sommes parti à un autre mariage, pour la cérémonie du henné : mariage plus populaire, les foulards étaient beaucoup plus simple et tous les hommes n’étaient pas en djellaba : les gens dansaient en deux groupes sur un rythme soudanais un peu comme nous nous trémoussions en boite dans les années 80, mais en faisant claquer le pouce et l’index tout en tournant la main. De temps en temps un homme ou une femme se mêlait au groupe opposé.
Pendant ce temps deux anciennes, décoraient la main et les pieds des hommes : j’ai refusé prétextant mon job, mais on ne peut pas refuser longtemps à ce genre de femme !
Le lendemain, j’espérais un départ tôt pour voir le fameux lever de soleil sur les pyramides, mais mes amis ne l’entendaient pas de la sorte : il fallait faire le plein de victuailles, de fruits, de gasoil.
Nous sommes donc arrivés lorsque le soleil devait être à son zénith pour installer la natte sous l’abri qui est à l’entrée du site. Et on mange, et on remange alors que les pyramides sont là, toutes proches : finalement on finira par les visiter aux heures les plus chaudes en prenant notre temps : les couleurs mordorés n’étaient pas là mais le lieu fait très science fiction.
Retour sur Khartoum, avec détour sur Naga.
L’embranchement est au km 99 de l’autre côté de la station service : il y a un panneau dans notre alphabet. La piste quelquefois part un peu ‘’en live’’ mais l’idée générale est de rester à +/- 2 kms de part et d’autre de la ligne moyenne tension.
Il y a une bifurcation avec deux panneaux dans notre alphabet : ne pas faire comme nous : le lire ! Naga est à droite et Musawarat es Sufra est à gauche !
Nous sommes donc allés à Musawarat : temple reconstitué en vingt ans par des allemands de l’est : très beaux murs extérieurs gravés de hiéroglyphes mais cela sent trop la reconstruction. Un deuxième site plein de cailloux : il faut être branché égyptologie pour réellement apprécier ce deuxième site.
J’aurais préféré voir le site de Naga qui semblait plus photogénique, mais il restait encore 17 kms et la fin de la journée se faisait sentir.
Tant pis, je reviendrais et j’en profiterai pour aller voir la 6ème cataracte.
Notes : comme l’a dit précédemment Michel, la nécropole de Méroé est à Bajarawia.
Il faut donc demander aux Soudanais à aller à Bajarawia et surtout pas à Méroé, car eux comprennent Merowe qui est vers la 4ème cataracte, là où il y a le fameux barrage mais aussi d’autres pyramides (celles-ci classées par l’UNESCO).
Merowe est à plus de 400 kms de Khartoum.
Le fameux hotel de tentes de Virginie a du disparaitre depuis 2008 car depuis les pyramides (en hauteur donc) je l’ai cherché et ne l’ai jamais trouvé : à quel niveau on pouvait l’atteindre, y avait-il des bâtiments en dur ?
A l'attention d'Alain,
Je n'ai pas utilisé de pièces : par contre je suis en
Uganda où j'en utilise : si cela vous dit !