Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Nathalie971 · 25 août 2025 à 19:35 · 300 photos 75 messages · 9 participants · 3 061 affichages | | | | À: Nathalie971 · 9 août 2026 à 16:00 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 61 de 75 · Page 4 de 4 · 86 affichages · Partager Jour 22 - Balade tokyoïte
Aujourd'hui on part flâner dans un quartier que nous ne connaissons encore. Kagurazaka est connu pour être un quartier "français". Nous descendons à la station de métro du même nom que le quartier.
Après être partis du mauvais côté, nous commençons notre errance sans but précis. Nous voulons juste "sentir" l'ambiance. On commence par des rues très calmes. Quelques beaux restaurants semblent se cacher derrière des portes coulissantes en bois ou encore une boulangerie avec un esprit plus français qu'habituellement semble avoir sa clientèle fidèle. Puis nous empruntons la rue principale du quartier, Kagurazaki Hill, que nous descendons en direction de la station de métro de Lidabashi. La rue s'anime de plus en plus.
Et il est vrai que nous avons ressenti un esprit français avec toutes ces boutiques; quelques instants on aurait pu s'imaginer faire du shopping tels des parisiens (et pourtant c'est différent). Le midi, allez comprendre notre logique, nous avons fini dans un restaurant chinois où nous avons particulièrement apprécié l'alcool infusé de baies de goji.
Dans le quartier, on a apprécié observer la vie familiale au petit parc Shirogane où les parents discutent ensemble pendant que les enfants courent et sautent dans le bac à sable par exemple. Nous avons visité le sanctuaire Akagi, qui a la particularité d'avoir été rénové en 2010 par Kengo Kuma. Le sanctuaire est ainsi fait de bois et de verre. C'est moderne, lumineux et chaleureux. Le petit café juste à côté est relativement fréquenté.
Nous sommes aussi passés devant le temple Zenkoku plus traditionnel. Les ruelles sont composées de bâtiments de bas étages ou de jolies maisons. Le quartier est résidentiel mais vivant.
Parfois une terrasse apparaît comme ici avec cette pâtisserie "Bon Rivière".
La chaleur nous assoiffant, nous n'avons pas résisté au plaisir d'un jus de fruit bien frais de l'enseigne Hapimaru Fruits. Le jus à la fraise est un pour délice!! Le jus au melon vert, bien que bon, aurait été plus apprécié avec davantage de fraîcheur.
De célèbres enseignes françaises apparaissent telles que Paul ou Picard. Cela se bouscule chez Paul.... Et dire qu'en France cette chaîne sert du surgelé.....
Une odeur chaude se répand dans nos narines. Qu'est-ce donc cette machine au loin qui fume et nous embaume dans la rue? Une machine qui sert à griller le thé. Et quand on s'approche ce goût de thé grillé (hojicha) est reconnaissable sans hésitation.
Les ruelles perpendiculaires à l'avenue principale sont quasi désertes. Petit passage dans une boutique proposant notamment de jolis pots floraux.
Nous parvenons enfin au bas de la rue qui nous mène au canal Saint Martin japonais, le canal café. Quelques marches en contrebas et vous voilà au bord d'un canal et une longue terrasse. C'est assez improbable pour le Japon et très bucolique.
En continuant tout droit, nous changeons de quartier. Un arcade attire notre attention. RAMIA est écrit en grand. Nous découvrons un centre commercial totalement rétro mais paisible avec là aussi plusieurs terrasses.
On décide de quitter l'allée semi-couverte pour pénétrer dans un bâtiment. Une magnifique verrière avec un vitrail au fond de couleur verte et bleu décore le bâti.
Le centre est relié à la gare. On aime flâner dans les supermarchés et ici on retrouve notamment du jus de shikwasa le citron okinawaïen.
Plus loin, c'est une allée kitsch qui se dévoile avec des restaurants de cuisine chinoise, thaïlandaise ou italienne avec des décors d'antan mais finalement assez authentique, on retrouve vraiment chacun de ses pays dans le restaurant. Avec en prime une diseuse de bonne aventure. On peut se faire lire les lignes de la main. On ressort du centre commercial RAMIA juste à côté de la gare moderne de Lidabashi.
Nous sommes au dessus du pont qui nous offre une vue de hauteur du canal en contrebas. Puis nous reprenons notre errance en ligne droite mais cette fois dans le quartier limitrophe de Chiyoda. C'est plus grand, les rues sont plus larges, les bâtiments plus modernes et plus hauts, et l'ambiance moins fourmillante, il y a moins de monde.
Nous passons devant le gigantesque premier torii du sanctuaire Yasuni mais que nous n'allons pas visiter. Nous gagnons le parc Kitanomaru en empruntant la porte Tayasu-mon. Devant un bâtiment, il y a un petit attroupement. Ce sont des fans d'une chanteuse. On aperçoit une personne sans domicile fixe récupérant les pièces quand il y en a des distributeurs automatiques de boissons.
On a profité tranquillement du parc avant de quitter le quartier. Nous avions prévu de faire une escale à Ginza six pour y remanger une très bonne glace macha accompagné de son cornet pâtissier mais un problème sur le métro nous a fait changé nos plans. Nous sommes allés manger dans un restaurant thaïlandais que l'on avait apprécié lors d'un précédent séjour. Un bon curry thaï, épicé, frais, et crémeux est une valeur sûre.
De la terrasse du restaurant, nous gagnons la station de métro prés de la mer. Un énorme paquebot norvégien il me semble, est amarré au loin.
Nous retournons tranquillement à l'hôtel. | | | À: Nathalie971 · 9 août 2026 à 16:18 · Modifié le 9 août 2026 à 16:45 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 62 de 75 · Page 4 de 4 · 84 affichages · Partager Jour 23 - A l'ouest de TokyoCe 3éme opus à Tokyo n'a aucune prétention touristique hormis celui de "capter" l'ambiance de Tokyo en s'y baladant dans différents quartiers. Aussi, aujourd'hui, nos optons pour une errance dans le quartier Kichichôji, un quartier prisé dit-on, à l'ouest, en banlieue de Tokyo. Le soleil et sa chaleur écrasante sont toujours de la partie.... D'Akasaka, qui est central, nous gagnons la gare de Kichichôji en 30 minutes environ. La gare est grande, avec de multiples sorties, et de nombreux passants. La foule se déplace d'un pas rapide générant une certaine vivacité qui peut être parfois un peu difficile quand votre regard a besoin de chercher un point de repères pour identifier où aller mais qu'en même temps, il ne faut pas trop déranger la foule qui elle, sait parfaitement où aller. Au final, on va où on peut aller et on se retrouve au sous-sol de la gare (enfin je crois) qui regorge de boutiques diverses où nos yeux se posent...
J'apprécie l'agencement rentabilisée du moindre mètre carré et la mise en valeur des divers produits vendus qu'ils m'intéressent ou non. J'y trouve un certain esthétisme au travers des couleurs et l'ordre harmonieux par exemple. Le marketing a n'en pas douté fonctionne même sur les esprits peu sensible à l'activité shopping!
Mais c'est aussi intéressant d'observer les produits vendus qui reflètent la mode japonaise comme avec ses chaussettes d'été.
Nous avons réussi à traverser ce dédale à dépense sans y laisser un yen et nous parvenons au redoutable marché alimentaire sous terrain de la gare. Un paradis pour les yeux, le nez et les papilles. De nombreux stands proposent diverses spécialités culinaires japonaises mais pas que.
A beaucoup de stands, il est possible de goûter rendant le choix encore plus difficile car tout est absolument délicieux (du moins pour ce que l'on a pu picorer). Cela stimule notre appétit tous ces aliments hauts en couleur et surtout d'une fraîcheur irréprochable. Nous n'avions rien prévu mais cela nous amène à décider de prendre de quoi nous restaurer à emporter. Nous nous rendons ensuite au parc Inokashira accessible à 5 bonnes minutes à pied. Nous sommes dimanche, jour de balade également pour les japonais et des touristes. Les rues et le parc sont ainsi plutôt fréquentés. Toutes les places disposant d'un tant soit peu d'ombre sont toutes prises. Il faut avancer dans le parc pour se trouver une place sur un banc face au lac prés d'un petit parc de jeu pour enfants. Nous déjeunons les mets achetés tels que de la salade de poisson ou du poulet au gingembre et aubergines ou encore des vapeurs chinoises.
Nous nous régalons tout en observant l'activité dans le parc. Tout prés du banc, une artiste s'est installée pour proposer de réaliser des portraits. Famille avec enfants, ou couple s'arrêtent pour immortaliser ce moment. Un couple mixte s'installe au banc à gauche du notre. Mme s'allonge sur celui-ci et pose sa tête sur les genoux de son conjoint, chacun lisant un livre. Une famille coréenne en vacances semble-t-il, fait une pause avec bébé dans la poussette; l'occasion de déguster un burger et de se prendre en photo. Les mamies et papys japonais seuls ou entre amies passent en discutant et riant ou observant la nature environnante.
Après cette pause repas, nous reprenons la balade au sein du parc qui est plutôt grand. Il est possible de faire du pédalo sur le lac ou prier dans un sanctuaire, aller au zoo entres autres. Chacun peut s'y retrouver. La balade y est agréable.
On voulait en parallèle jeter nos poubelles. Nous espérions naïvement que dans un tel parc il y aurait des "Gomibako" (poubelles) mais non, absolument aucune! ni aux toilettes ni au stand vendant quelques trucs salés ou sucrés qui nous renvoient là où l'on a acheté les produits. Nous retournons donc au sous sol alimentaire mais là non plus impossible de trouver une poubelle même en demandant aux vendeurs qui ne comprenne même pas la question! Je ne parle pas du sens de la question mais plutôt le fait même que l'on puisse chercher une poubelle. Leur tête d'étonnement à cette question vaut le détour; à croire que l'on fait un vidéo gag en caméra caché. Nous reprenons la balade mais cette fois plutôt dans les rues adjacentes et commerçantes. Le quartier regorge de magasins divers. Nous empruntons la shotengai Sunroad. C'est bondé de monde mais cela passe en avançant plus loin.
Une recherche d'un produit spécifique nous conduit au magasin électronique BIC CAMERA où nous passons un certain temps, le magasin est grand, et il nous faut nous faire comprendre auprès des vendeurs. Même dans le magasin, on peut trouver des distributeurs de boissons et quelques tables pour se poser. On reprend ensuite notre flânerie à travers les rues. Il faut vraiment aller au delà des premières rues pour trouver des rues plus calmes mais tout aussi sympathiques ainsi que des temples et sanctuaires.
On fera une pause dans un centre commercial un peu rétro pour déguster un jus de fruit.
A la sortie, la nuit est tombée et l’atmosphère qui règne est différente avec les divers éclairages.
Ichiban japan évoque d'ailleurs la nuit dans ce quartier. Voici le lien pour ceux que cela intéresse. ichiban-japan.com/...cyUOjrXd4co0CBSTrBcM
Il est temps pour nous de bouger. Nous retournons à la gare, faisons des achats pour plus tard avec cette mangue de Miyazaki qui vaut son petit billet d'or. Nous la gouterons plus tard et il faut bien l'avouer, le goût est incroyable! Je n'aime pas ce fruit habituellement mais des comme celui-là j'en mangerai bien volontiers. D'abord la texture du fruit est douce et dense, elle a goût exotique coconut tout en étant légèrement acidulée. Amateurs de mangue, n'hésitez pas! 13 euros (au taux de change de 2026 1 euro = 160 yens) c'est cher mais une fois dans une vie pour un souvenir éternel vaut bien un des milliers de vêtements ou chaussures dans les placards. Non, qu'en dites-vous? Testez, ce fruit est renversant. Celui de droite, le plus cher, pas testé.
Nous reprenons le métro pour filer à Shinjuku aux tours de la mairie. Il y a un spectacle son et lumière ( Tokyo Night & Light) gratuit tous les soirs. On s'attendait à une foule mais à notre grande surprise, le nombre de personnes présentes étaient comptable, peut-être 15/20 maximum. Certains étaient assis, d'autres allongeaient sur les quelques bouts de pelouse. Nous sommes arrivés un petit peu en avance, juste le temps de s'installer tranquillement. Puis l'heure du spectacle est arrivé. 30 bonnes minutes de show. Musique et images projetées sur les tours sur différents thèmes. Cela vaut le coup de venir, c'est réussi.
Le spectacle est toujours accessible et il change selon les jours. Pour les informations, c'est par ici. tokyoprojectionmappingproject.jp/en/
C'est ainsi que se termine une nouvelle journée à Tokyo. | | | À: Nathalie971 · 16 août 2026 à 17:52 · Modifié le 23 août 2026 à 12:51 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 63 de 75 · Page 4 de 4 · 71 affichages · Partager Jour 23 – Un petit tour au sud de Tokyo, à Togoshiginza
La journée commence tranquillement avec un brunch dans notre « cantine » de sushis, déjà évoquée précédemment. Mais aujourd’hui, nous sommes installés dans la partie restaurant.
Mr a encore fait son gourmand ! Comme le service est très rapide, notre petite table, certes à taille japonaise, se retrouve rapidement bien remplie. Cela fait d’ailleurs beaucoup rire la serveuse, qui déplace les sauces et nous installe une deuxième table accolée à la nôtre afin de nous permettre de gagner un peu d’espace.
Pour changer, je goûte des sushis de poissons blancs assaisonnés au citron. Une association que je découvre et que j’apprécie beaucoup.
Direction Togoshiginza
Nous prenons ensuite la direction de Togoshiginza avec l’idée de découvrir un quartier moins connu de Tokyo, simplement en flânant au gré de nos envies.
Lors de notre précédent séjour, nous avions déjà fait ce genre de balade et c’est finalement l’un de mes meilleurs souvenirs tokyoïtes. Alors aujourd’hui, nous remettons ça !
Les transports sont plutôt faciles à utiliser au Japon... sauf quand le métro décide soudainement de devenir un train sans prévenir !
Nous sommes debout dans la rame et regardons tranquillement le paysage défiler. Au fur et à mesure que nous avançons, l’environnement devient moins urbanisé. Je vérifie les stations : tout va bien.
Et puis, d’un coup, je remarque que nous passons devant la station qui devait être la suivante... sans nous arrêter.
Hum... bizarre.
Je regarde à nouveau les indications et là, je comprends : le métro est devenu un train et ne s'arrête donc pas à la station prévue !
Nous descendons donc à la station suivante, qui se trouve assez loin de notre destination. Il faut alors rejoindre le quai d’en face pour repartir dans l’autre sens.
Nous attendons une vingtaine de minutes parce que, visiblement, nous sommes maintenant en « grande » banlieue. Nous reprenons le train dans l’autre direction, descendons, puis retrouvons enfin le métro qui, cette fois, reste bien un métro et ne se transforme pas en train !
Nous finissons par arriver à destination, à la station A-04 Togoshi de la ligne A, la ligne Toei Asakusa.
Tout ça pour une petite balade tranquille dans Tokyo !
Togoshi Street, un Tokyo du quotidien
La rue Togoshi se trouve à quelques pas de la sortie du métro. Elle est facilement reconnaissable grâce à ses portes en forme de poteaux indiquant le nom de la rue.
Togoshi Street serait l’une des plus longues shôtengai de Tokyo, avec environ 1,3 kilomètre de commerces. Cette arcade commerçante s’est développée après le grand tremblement de terre du Kantō de 1923, qui a durement touché le centre de Tokyo.
Des commerçants de Tokyo, mais aussi des environs de Yokohama, seraient alors venus s’installer ici, profitant du développement du quartier et de l’inauguration de la gare Togoshi-Ginza de la ligne Ikegami.
Même si le quartier n’a évidemment rien du faste luxueux de Ginza, il entretient un lien avec ce dernier. Des pierres et des briques provenant des destructions du séisme auraient notamment été réutilisées dans le quartier. C’est notamment ce qui aurait contribué à lui donner le nom de Togoshi-Ginza.
Mais ici, rien de chic ou de sophistiqué.
Et c’est justement ce qui nous plaît.
On trouve surtout des commerces de la vie quotidienne, ceux dans lesquels les habitants du quartier ont leurs habitudes. L’ambiance est décontractée, simple et authentique. Pas vraiment bobo bohème : juste un quartier où les gens vivent.
Nous sommes un lundi en journée et, pour le moment, il n’y a pas foule. Le week-end, l’ambiance doit certainement être beaucoup plus animée.
On trouve ici toutes sortes de commerces : fleuristes, boucheries, supermarchés, restaurants, boutiques de vêtements d’occasion, laveries...
Et surtout, on retrouve toutes ces petites scènes du quotidien que j’aime observer au Japon : les vélos garés dans la rue, le linge qui sèche sur les balcons, les papis et mamies qui font leurs courses, les commerçants souriants mais pas insistants...
Bref, la vie ordinaire. Et c’est finalement cette vie ordinaire qui nous attire autant.
Sans oublier les célèbres distributeurs automatiques, très souvent customisés et qui semblent faire partie intégrante du paysage japonais. Au détour d’une minuscule impasse, nous découvrons même un petit sanctuaire coincé entre les bâtiments. Un de ces endroits qui pourraient facilement passer inaperçus si l’on ne prenait pas le temps de regarder autour de soi.
Et voici Gin-Chan, la mascotte du quartier ! Togoshi Ginjiro, plus affectueusement appelé Gi-Chan, a été créé pour aider le quartier à lutter contre la concurrence des grands centres commerciaux. On l’aperçoit à plusieurs endroits dans la rue.
Et, à ce qu’il paraît, si l’on frotte la boule colorée qu’il tient dans sa main, notre prière sera exaucée. Selon sa couleur, elle apporterait la santé, la réussite ou encore l’épanouissement amoureux.
Le quartier compte également plusieurs petites boutiques où l’on peut acheter de quoi grignoter sur le pouce ou simplement prévoir le repas du soir.
En avançant dans l’après-midi, l'ambiance commence doucement à changer.
En fin de journée, notamment autour de la gare Togoshi-Ginza, la rue s’anime avec le retour des habitants qui terminent leur journée de travail, j’imagine.
Leurs allées et venues sont rythmées par la barrière qui se lève lorsque les trains ne passent plus. Un tout petit spectacle de la vie quotidienne, mais qui donne soudain beaucoup d’énergie à la rue.Togoshiginza à la tombée de la nuit
Puis la nuit tombe. Et le quartier change encore de visage. Les lumières des commerces rendent les rues particulièrement agréables à photographier. N’étant qu’une photographe touriste, sans matériel particulièrement adapté à la photo de nuit, je ne suis pas certaine que mes clichés rendent vraiment justice à l’ambiance.
Mais sur place, c’est très joli. Nous faisons une petite pause dans un café autour d’une glace au yuzu et au sucre brun avant de reprendre notre balade. Nous décidons ensuite de nous rendre au sanctuaire Togoshi Hachiman-gu, malgré la nuit déjà tombée.
Finalement, c’est peut-être même mieux ainsi. Les lumières donnent au sanctuaire une atmosphère complètement différente et nous avons la chance d’apercevoir un petit groupe de garçons en plein entraînement de tambour à l’intérieur. Un joli moment, totalement imprévu, comme il en arrive souvent lorsque l’on se contente de se promener sans programme précis.
Une balade nocturne au parc
Nous poursuivons ensuite notre chemin vers le parc Togoshi Koen. En chemin, nous passons devant un stade de football où des enfants s’entraînent encore. Là aussi, une scène toute simple de la vie du quartier. Le parc, lui, est paisible.
Il possède un étang, une petite cascade et quelques bambous. C’est un joli jardin public de quartier, dont une partie est éclairée la nuit. La promenade reste donc très agréable, même après la tombée du jour. Et décidément, Tokyo nous réserve encore quelques surprises. Comme ce distributeur de jus d’orange frais, qui presse directement les oranges devant nous.
Même les koban, ces petits postes de police de quartier, prennent de jolies couleurs sous les éclairages nocturnes.
Tout est prétexte à regarder, photographier et s’arrêter quelques minutes.Une journée simple, mais exactement comme on les aime Vu l’heure, nous décidons finalement de rentrer. Il reste encore certainement beaucoup de choses à découvrir à Togoshiginza, mais nous avons déjà bien profité de cette balade. Nous retournons dans le quartier de notre hôtel, à Akasaka, où nous terminons la journée dans un restaurant vietnamien. Une journée finalement assez simple : un brunch, une erreur de métro, une longue rue commerçante, quelques sanctuaires, un parc, des enfants qui s’entraînent, des habitants qui rentrent du travail et des lumières qui s’allument peu à peu. Mais c’est exactement ce que nous étions venus chercher. Après les grands quartiers et les lieux incontournables de Tokyo, Togoshiginza nous a permis de retrouver un autre visage de la ville : celui des quartiers où l’on ne vient pas forcément pour « visiter », mais simplement pour regarder vivre Tokyo. Et finalement, ce sont souvent ces journées sans programme précis, à marcher au hasard dans un quartier ordinaire, qui deviennent parfois les plus beaux souvenirs d’un voyage. | | | À: Nathalie971 · 18 août 2026 à 22:48 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 64 de 75 · Page 4 de 4 · 67 affichages · Partager Bonsoir,
Très sympa ces balades tokyoïtes ! Merci. | | | À: Bluequark · 19 août 2026 à 19:25 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 65 de 75 · Page 4 de 4 · 61 affichages · Partager Bonsoir,
Très sympa ces balades tokyoïtes ! Merci.
Bonjour,
Merci pour le suivi!
Découvrir ces quartiers un peu moins touristique est vraiment agréable. Il y a plein d'atmosphères différentes à Tokyo. C'est cool. | | | À: Nathalie971 · 19 août 2026 à 19:47 · Modifié le 23 août 2026 à 12:52 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 66 de 75 · Page 4 de 4 · 60 affichages · Partager Jour 24 - De jardins dans le Tokyo ancien en jardin dans le Tokyo moderne
Commençons par prendre des forces pour cette nouvelle journée de déambulation. Histoire de changer du konbini et du poulet frit, nous optons pour un petit-déjeuner dans le quartier de notre hôtel (Akasaka pour rappel) avec un menu mi-néozélandais et mi-japonais. Cela donne un sandwich à l'agneau et aux oignons avec un macha latte rehaussé de son coeur de lait décoratif. L'ensemble est correctement bon sans être exceptionnel. Assez rare au Japon, le café dispose d'une terrasse couverte sur la rue mais sans être sur le trottoir donc plutôt agréable pour démarrer la journée.
Malgré la chaleur, c'est un ciel gris qui nous accompagne. Nous prenons le métro pour gagner le quartier Bunkyo. Il me semble être descendu à la station de métro Waseda mais je n'en suis plus sûre. En revanche, c'est un quartier étudiant du fait de la présence de l'université de Waseda à toute proximité. On peut le deviner sans passer devant cette dernière car les rues sont remplies de jeunes étudiants. Sur le chemin vers le premier jardin, nous passons devant un bâtiment architectural très original et décalé. C'est le Waseda El Dorado, pensé par le Gaudi japonais, Von Jour Caux. C'est un immeuble résidentiel et le seul dans ce style totalement décalé de l'architecture japonaise habituelle.
Le jardin se trouve dans un quartier très tranquille prés de la rivière Kanda. Il s'agit du jardin nommé Higo Hosokawa Teien. Nous y entrons par sa porte sud. Le jardin appartient depuis 1961 à la municipalité de l'arrondissement de Bunkyo mais historiquement il s'agissait du jardin de la résidence secondaire de la famille seigneuriale Hisokawa qui régnait sur une partie de l'actuelle préfecture de Kumamoto. Il a été fondé durant l'époque Edo (17éme siècle). Le jardin possède les codes des jardins japonais, à savoir un étang, un pont, des pas japonais, des cascades et divers chemins pour s'y balader dont certains menant à une colline permettant d'avoir une vue de haut. Et comme attendu, il n'y avait que très peu de visiteurs lors de notre passage. 4 personnes japonaises seulement. La zénitude était donc au rendez-vous dans un jardin de toute beauté.
Parmi ces 4 personnes japonaises, nous avons aperçu un jeune couple en tenue traditionnelle pour leurs photos de mariage. Nous ne les avons pas pris en photo de face pour les laisser tranquille à leur moment.
En revanche, nous avons voulu valoriser les petites mains qui rendent ces lieux magnifiquement zen par leur travail quotidien; à savoir les jardiniers. Il y en avait 3 qui s'afférer à entretenir le jardin durant notre passage. L'un d'eux a accepté d'être photographié après avoir d'abord cru qu'on lui demandait de nous prendre en photo puis lorsqu'il a compris qu'on souhaitait le prendre, s'être demandé pour quelle raison nous pouvions avoir envie d'une telle chose.
Nous avons flâné et contemplé tantôt en empruntant les différents chemins se faufilant à travers le jardin, tantôt en s'asseyant sur l'un des bancs disséminés à divers endroits pour profiter des multiples angles de vue sur ce jardin offrant une bulle de verdure bien relaxante. | | | À: Nathalie971 · 23 août 2026 à 12:38 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 67 de 75 · Page 4 de 4 · 49 affichages · Partager Suite Jour 24 - De jardins en jardins
Nous sortons par la même entrée, la porte sud du jardin. Nous longeons la rivière Kanda en nous dirigeant vers un autre jardin qui se trouve juste à côté. Toutefois, l'entrée se fait par une autre rue derrière et bien au-dessus de notre point actuel.
Lorsque l'on longe un petit "parc", lieu de vie des habitants (jogging, sans domicile fixe, enfants qui jouent), on constate qu'un chemin abrupt nous permettra probablement de gagner la rue recherchée. Nous grimpons ainsi. Gagné. Puis quelques centaines de mètres plus loin, nous voici devant ce qui semble être l'entrée de l'hôtel Chizanso. Il s'agit d'un grand hôtel de luxe assez ancien en plein coeur de Tokyo. C'était auparavant la demeure d'un ancien samouraï et chef militaire Aritomo Yamagata devenu une importante figure du pouvoir sous l'ère Meiji (1868 - 1912). Il acheta ces terres en 1878 pour y établir sa résidence privée dans la capitale. Grand amateur de jardins, il participa lui-même à la conception du Chinzan-so tel que l'on peut toujours l’admirer aujourd'hui. Et il s’avère que ce jardin est ouvert au public gratuitement. L'hôtel est grand et il y a beaucoup de personnel. Le personnel est aux petits soins de sa luxueuse clientèle et même de celle qui ne l'est pas comme nous ce jour-là. On nous ouvre les portes, on coure au devant de nous pour répondre à nos besoins. Nous comptions prendre un cocktail au bar mais celui-ci n'ouvre que le soir. On nous propose de nous asseoir au salon/restaurant faisant face au jardin. On se laisse tenter. On nous déplace les chaises pour nous asseoir.
Il fait chaud aujourd'hui et je veux aller me rafraichir aux toilettes avant de commander. Lorsque je demande où cela se trouve, une femme m'y accompagne. Elle a reconnu l’accès français et il s’avère qu'elle parle français. A mon retour à la table, la jeune femme est devenue notre serveuse attitrée. En expliquant que nous souhaitions initialement un cocktail, elle nous propose alors de nous en faire un crée par le barman. J'ai oublié le nom mais il faisait référence aux lucioles la nuit dans le jardin. Nous commandons cela. Les cocktails nous sont servis avec 3 petites douceurs: petites tomates confites, yuzu confit et olives vertes. Le yuzu confit était divin.
On s'amuse à observer la population autour de nous. Une clientèle de luxe de part leur tenue vestimentaire mais également leur façon de se tenir et de s'exprimer. Les femmes étaient particulièrement élégantes. Nous avons discuté avec notre serveuse attitrée en français. Elle est allée il y a 20 ans à Paris, Bordeaux et Dijon pendant 15 jours. Elle maintient son niveau de français avec les quelques clients venant ici. Elle nous explique que le jardin est gratuit sauf à partir de 18h. De plus, toutes les heures environ, de la brume sur l'étang apparaît donnant un côté mystique au jardin. Nous avons dégusté notre cocktail sympathique. Quand nos verres ont été ramassés, on nous a demandé notre numéro de chambre pour la note... Nous avons apprécié le service du personnel qui nous a servi comme tout client malgré nos tenues plutôt décontractées et peu habillées au sens chic (et pas dévêtu). Nous avons ensuite profité pour visiter l'hôtel qui est très grand et dans lequel à notre grande surprise on peut se balader en toute tranquillité même sans être client. Et je peux vous dire que ça vaut le détour car l'hôtel est ancien tout comme son style mais il est de toute beauté à l'intérieur avec des meubles, et objets d'arts exposés ici et là, et ce même les toilettes sont splendides. Les couloirs avec les salons, les tapis au sol et cette vue sur le jardin et sa pagode... Une immersion simple dans le beau.
Nous sommes ensuite allés visiter le jardin, avec en effet, très peu de visiteurs. 4 autres personnes en dehors de nous 2.
Nous sommes restés un certain temps profitant des lieux avant de les quitter non sans que le personnel se précipite pour nous ouvrir des portes automatiques. | | | À: Nathalie971 · 23 août 2026 à 13:29 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 68 de 75 · Page 4 de 4 · 44 affichages · Partager Suite jour 24
L’hôtel est juste en face de la Cathédrale Sainte-Marie de Tōkyō, réalisée par Kenzō Tange, le Kenzō Tange de la mairie...
Cet édifice catholique très moderne voire futuriste date de 1964 car elle avait été détruite en 1945. Toutefois, le bâtiment d'origine avait été construit en 1899 dans un style gothique plus traditionnel. Nous voulions visiter l'intérieur mais malheureusement nous sommes arrivés pile au moment où la personne sortait pour fermer la cathédrale. Et l'heure c'est l'heure au Japon donc pas moyen d'y entrer même 5 minutes. Nous contentons d'admirer de l'extérieur cette oeuvre architecturale surprenante pour un lieu spirituel. 39 mètres de hauteur, 60 mètres pour le clocher et 55 mètres de long. Du gris de divers nuances en béton et en acier.
La rue juste derrière affiche quelques mosaïques religieuses.
Après cette surprenante visite spirituelle et contemporaine, nous voilà transportés dans un autre lieu, un autre quartier, dont l'architecture est tout aussi étonnante. Bienvenue à Azubadai Hills! Dès la sortie du métro, Azabudai Hills affiche ses ambitions : blanc immaculé, plafonds vertigineux, personnel omniprésent. Ici, le luxe commence avant même d'avoir mis un pied dans le quartier. Je savais que le luxe régnait en roi ici. L'article dédié à ce village éco-urbain inauguré en novembre 2023 du journal spécialisé Japan magazine le décrivait très bien. Ce sont les photos des immeubles avec une architecture toute en courbe et terriblement design qui ont piqué ma curiosité jusqu'à nous conduire ici aujourd'hui. Toutefois, le lire et le voir sont deux choses différentes. Azabudai Hills est une ville dans la ville, un labyrinte d'acier et de douces courbes. Nos yeux et nos sens ont du mal à s'y repérer. On passe d'un bâtiment à un autre mais on serait incapables de faire le même trajet en marche arrière. Se déplacer en son sein est une aventure en soi.
On rentre par là où l'on peut dans la zone commerciale très étendue en longueur. Les énormes couloirs permettent de circuler tranquillement malgré une certaine foule dont les pas pressés reflètent l'énergie bouillante de ce quartier. Des magasins de vêtements aux boutiques gastronomiques, quelque soit votre choix, une bourse un peu plus lourde est indispensable ici. Quelque peu affamés, et munis de mets de konbini, nous cherchons un endroit où manger mais on est désorienté dans le labyrinthe. Nous n'avons pas vu une terrasse intérieure accessible. Alors nous devons mettre en place une solution peu adaptée à la vie japonaise...C'est d'ailleurs bien ce qu'il me semble lire dans le regard de plusieurs japonais marchant et passant près de nous pendant que nous nous restaurons sur le pouce assis sur quelque chose dans la rue. Notre cadre, une rue bordée d'immeubles contemporains végétalisés. Les jardins semblent accompagner la rue. C'est vraiment surprenant et beau à la fois. Néanmoins, on se dépêche de manger car on a l'impression d'être décalés à manger dans la rue. C'est peu coutumier au Japon; ou du tout moins dans des zones bien définies généralement si cela est possible.
Reprenons la flânerie chic dans la galerie commerciale.
La décoration de cette boutique est originale. Je laisse l'image parler d'elle-même.
Comme nous aimons les points de vue, on part à la recherche de la vue panoramique depuis la tour Mori. Labyrinthique, avez-vous dit? Le mot est faible. Trouver l'observatoire relève presque d'un jeu de piste. Les indications sont discrètes, les ascenseurs disséminés dans différents bâtiments. Les avis lus avant notre visite nous évitent heureusement de tourner en rond. Mais avant, admirez cet espace escalier architectural, duquel les escalators circulent. Tout en volume et courbe.
En haut de ces escalators au 1er étage, il faut aller au bout d'un couloir qui mène à d'autres ascenseurs mais caché sur la droite, un panneau transparent et une écriture blanche indique enfin la vue panoramique. Alléluiah! Un saut rapide et sourd nous monte enfin au 33éme étage. En revanche, nous ne savions pas que l'accès cet espace était réservé uniquement à ceux qui consomment au bar qui s'y trouve. Après tant d'énergie, nous n'allions tout de même par repartir donc on cède. Par bar, en revanche, ne vous attendez pas à un vrai bar à cocktail. Il s'agit plutôt d'un bar façon wagon bar dans le TGV SNCF, c'est à dire quelques snack à grignoter et quelques boissons assez basiques à un coût excessif au regard de la qualité; sans pour autant être totalement dégueulasse. Quant à la vue panoramique, elle n'offre pas une vue dégagée sur la ville comme il y a à la mairie de Tokyo mais une jolie vue sur la Tour de Tokyo. Et comme nous sommes le soir, celle-ci est illuminée de son rouge comme déjà vu précédemment dans le carnet.
Après avoir bu, il est possible de se poser sur ce grand escalier faisant face aux énormes baies vitrées laissant transparaître les lumières urbaines Tokyoïtes.
J'évoquais les boutiques chicos. L'une d'elle m'a subjuguée. Qu'a-t-elle de spéciale? Des bouquets floraux élégants, colorés et délicats qui se conservent jusqu'à 1 ou 2 ans sans les arroser à priori.Je vous partage quelques uns de ces magnifiques bouquets. Sans surprise, le prix est aussi conséquent que la couleur des fleurs est vive. Tout de même, bien plus qu'imaginé mais gardons en tête l’esthète de cet art.
Se trouve ici une chaîne de burgers appréciée. SHOGUN BURGERS. Nous y dînons. C'est bon mais incomparable à Bocca Burgers de Miyakojima. Par contre, quel plaisir de retrouver ces détails pratiques dont le japonais ont le secret comme ce papier pour manger son burger et éviter que tout coule et déborde de partout en le mangeant.
Enfin, nous finissons avec une vue nocturne sur le jardin urbain, la tour de Tokyo, les boutiques fermées mais brillantes telle qu'HERMES. Franchement, l'aménagement est réussi. C'est un lieu où se promener est agréable. Un lieu vivant aussi. Une marque avait organisé un footing pour essayer des baskets. Des joggers reviennent de leur course pendant qu'un autre groupe réalise une séance de yoga sous le gigantesque porche en forme de rosace. Le rendu est sculpté. On y perçoit bien le mélange de fonctionnalités (résidentiel, commercial, jardin).
| | | À: Nathalie971 · 23 août 2026 à 13:52 · Modifié le 23 août 2026 à 14:25 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 69 de 75 · Page 4 de 4 · 41 affichages · Partager Jour 25 - Flânerie et achats souvenirs
Il sera consacré principalement aux achats pour le retour en France. On commence la journée tranquillement au centre commercial KITTE juste en face de la gare de Tokyo. L'objectif est de visiter l'intermédiathèque qui est un musée gratuit. Sans attente particulière, ce dernier nous surprend par sa diversité d'exposition. Il aborde notamment les disciplines d'anatomie, d'art moderne d'archéologie ou encore d'ingénierie. On y trouve plein de curiosités intéressantes: des gramophones, des photos très anciennes de japonais qui étaient très petit de taille, des herbes et plantes chinoises médicinales, des squelettes de dinosaures, des animaux empaillés etc... le tout dans un espace aéré et où l'on peut circuler sans sens précis mais avec son sac à dos porté par devant pour ne rien faire tomber.
Le lieu offre aussi une très belle vue sur la gare de Tokyo, toujours aussi belle.
Pour le midi, nos envies nous mènent un peu par défaut à un restaurant chinois au dernier étage. Le service est rapide et efficace mais surtout à notre grande surprise c'est plutôt très bon. Nouilles froides aux cacahuètes, nouilles aux épices piquantes.
Petit passage rapide sur la terrasse offrant elle aussi la vue sur la gare de Tokyo, ses rails et les buildings aux alentours.
On fait un petit tour dans la galerie marchande. Des chaussettes au style typiquement japonaises m'ont tenté mais elles sont restées dans la boutique. Le choix était tellement vaste qu'il m'aurait fallu trop de temps pour choisir. La mise en avant des couleurs florales dans les boutiques de fleurs est attirante.
On a bien sûr admiré la belle architecture moderne du centre commercial avant de filer vers l'objectif principal de la journée.
En s'y dirigeant, nous sommes passés dans le Tokyo international forum qui est un centre de spectacles, de conférences entres autres. Là aussi, magnifique architecture.
Nous avons envie d'acheter des souvenirs typiques des régions visités notamment culinaires. Nous n'avons pas forcément eu le temps de faire des achats, aussi il existe à Tokyo des magasins extrêmement pratique que l'on nomme des Antennas shops. Nous sommes ainsi allés dans l'antenna shop de la région de Shikoku et celle d'Okinawa. Nous y avons également découvert des produits non vus lors de notre road trip, telle que la pâte de piment au yuzu, qui est une merveille dans un bouillon ou en condiment avec viande et poisson. A la sortie, on était plus chargés qu'imaginés et porter les sacs plutôt lourds étaient compliqués au regard de la marche nécessaire dans les transports à Tokyo. Pour nous faciliter la vie, on a opté pour héler un taxi dont l'espace, la climatisation et le calme ont été bien appréciés en réfléchissant à la galère qui nous aurait attendu sans cela. Le soir, retour au yakitori non loin de l'hôtel pour faire simple. Nous sommes installés au bar cette fois. C'est toujours plaisant de voir cuisiner. Le gérant est une personne discrète et assez réservée semble-t-il mais à la fin nous avons néanmoins pu discuter un peu avec lui et sa femme. Nous avons eu droit à un petit cadeau, des serviettes parfumées et bien sûr, nous avons été raccompagnés jusqu'à la porte. Quand on revient plusieurs fois au même endroit, créer des liens ou tout du moins une certaine connectivité même très succincte est plus facile. | | | À: Nathalie971 · 23 août 2026 à 13:53 · Modifié le 23 août 2026 à 14:26 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 70 de 75 · Page 4 de 4 · 39 affichages · Partager Jour 27 - Retour en France (Il y a encore un post, la conclusion est juste après)
Le lendemain matin, l'heure du départ a sonné. Le tire-valise de mon bagage est cassé et l'expérience du taxi hier nous a convaincu de prendre exceptionnellement un taxi pour aller à l'aéroport ce matin. Sans réservation, à 6h45, nous avons attendu 10 minutes. C'est pratique et bien confortable.
A l'aéroport aussi, le service japonais est visible. Il y a une femme avec une pancarte juste au pied d'un escalator pour indiquer qu'il faut aller à l'étage pour les départs alors qu'un panneau fixe juste à côté indique la même information. Si on ne savait pas lire, sait-on jamais.
Avec le tire valise cassé, nous n'avons pu passer nos valises au point "automatique", il nous a fallu aller aux bornes avec agent, cela semblait compliqué mais après moult renvois vers telle ou telle personne, nous avons pu passer du côté de l'embarquement. Derniers achats dans l'aéroport avec l'argent restant sur notre carte ICOCA (carte prépayable) pour dernières bouchées gastronomiques japonaises. Puis amorce du retour en France dans la salle d'embarquement avec les comportements culturels européens, c'est-à-dire, population plus bruyante, plus pressée, parlant français etc... nous rappelle que ce voyage nippon est arrivé à son terme. Encore quelques touches dans l'avion avec les hôtesses japonaises pour garder un peu de douceur jusqu'à la fin. | | | À: Nathalie971 · 23 août 2026 à 14:16 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 71 de 75 · Page 4 de 4 · 36 affichages · Partager Encore merci pour ce carnet que j’ai trouvé très intéressant et plein de charme. | | | À: Nathalie971 · 23 août 2026 à 14:16 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 72 de 75 · Page 4 de 4 · 36 affichages · Partager CONCLUSION: Le Japon reste incroyable! (à mes yeux of course)
- 4ème voyage et toujours pas lassés par ce pays (heureusement ou malheureusement je ne sais pas trop)
- L'île de Shikoku est une merveille pour sa nature, ses villes, ses montagnes, ses côtes, sa gastronomie, et sa tranquillité.
- Ce que j'ai vu visiter lors de ce 2éme passage à Shikoku était différent de ce que j'avais pu voir, précédemment à Shikoku, dans les préfectures de Kagawa et de Tokushima (voir le carnet de voyageici
).
- Je pensais que la préfecture d'Ehime me plairait moins que le reste mais cela a été une très belle surprise, entre la belle ville de Matsuyama, les petits villages plein de charme et vivant, ou encore la côte déchiquetée.
- Mes coups de coeur à Shikoku : J'ai tout aimé donc je ne vais pas tout lister. Voici juste les 5 choses qui me viennent en tête: - les gorges de Nakatsu, en préfecture de Kochi
- la beauté des rivières dont celle de Shimanto magnifiquement accompagnée des plaines et montagnes environnantes,
- la côte d'Ehime avec notamment le village sotodomari ishigaki no sato et le cape koumo,
- le château de Matsuyama de nuit
- et la ville de Kochi pour son côté rétro et paisible.
J'en rajoute un 6éme hors catégorie, la gastronomie japonaise toujours aussi appétissante délicieuse et variée.
Et un dernier qui est tellement une évidence pour moi que j'allais l'oublier mais le peuple japonais pour son savoir vivre et sa douceur qui engendre à chaque voyage de trés belles rencontres! Sans elles, nos voyages ne seraient sans doute pas aussi mémorable à nos yeux!
Et vous, est-ce que cela vous donne envie de découvrir un jour Shikoku et qu'est-ce que vous avez apprécié sur cette île à travers ce carnet ou d'autres lectures/expériences?
- Si c'était à refaire, toujours à Shikoku:
- Si je devais changer quelque chose en gardant la même durée (13 jours) et le même trajet, je n'irai pas forcément à Tobe (pas indispensable) et pas vers Aki pour rester plus vers Kochi mais pour des raisons de logique au niveau déplacement.
- Si je changeais le circuit sans modifier la durée ainsi que privilégiais un voyage plus lent et/ou plus qualitatif, je pense que j'opterais pour rester les 13 jours dans la même préfecture soit Kochi soit Ehime car elle sont étendues d'une part et d'autre part, il y a plein de choses à faire qui m'aurait tentées mais pour lesquelles il m'a manqué du temps comme aller la plage de Kasturahama à Kochi, aller au musée du papier Tosa washi à Ino près de Kochi, aller voir les baleines et dauphin via une excursion en bateau dans la baie de Tosa, aller au cap muroto, visiter le village rétro de Susaki, visiter les champs de Yuzu à Umaji, visiter une exploitation de perles et en acheter, faire du snorkelling sur l'ile de Kashima, aller sur une des îles kutsuna etc... la liste est encore longue...
- Sinon Miyakojima, quand c'est la 3ème fois qu'on y va, je pense qu'il n'y a guère besoin de préciser que nous aimons beaucoup. De si belles plages peu fréquentées, du snorkelling, des adresses gourmandes à gogo et de la relaxe, que demander de plus!
- Et Tokyo, 3éme passage aussi avec de nouvelles découvertes. Cette ville est captivante et regorge de possibilités. J'avoue néanmoins avoir eu besoin d'un temps pour m'adapter à la "foule" après 3 semaines en terrain peu fréquenté à Shikoku et Miyakojima. C'était quand même un choc énergétique. A refaire et si le circuit le permet, je conseillerais plutôt de faire 2 fois 3/4 jours qu'une fois 7/8 jours.
- Point budget:
Rappel en période de pluie (tsuyu) au mois de juin 2025 avec un taux de change à 1 euro = 160 yens
- Hébergement total= 1939 euros pour 27 nuits
- Type d'hébergement: business hôtel principalement, 1 maison, 1 hôtel un peu plus chic, 1 hôtel/appartement resort
- 70 euros/ nuit en moyenne pour 2.
- Toutefois, le budget hébergement à Shikoku et Miyakojima se situe plutôt entre 45 et 60 euros la nuit pour 2.
- On a payé autour de 115 euros par nuit à Tokyo mais on peut trouver moins cher et en plus, on avait pris une chambre légèrement plus grande dans un quartier central.
- Avion:
- 1465 euros/ personne pour le vol international et les vols nationaux soit pour 4 vols avec la compagnie japonaise nationale ANA, billets achetés 2 semaines avant l'envol.
- Paris - Tokyo - Kochi
- Matsuyama- Naha -Miyakojima
- Miyakojima -Tokyo
- Tokyo - Paris
- Budget global: 750 euros pour 19 jours soit 39.50 euros en moyenne par jour
- A Shikoku: Via le site internet Tocoo, 600 euros pour 12 jours plein soit 50 euros par jour. Il y a un surcoût par rapport au prix habituel plutôt autour de 40 euros par jour d'après mes expériences. Le surcoût est lié au fait qu'on a loué la voiture à Kochi en préfecture de Kochi et rendu la voiture à Matsuyama en préfecture d'Ehime. Rendre la voiture au même point coûte moins cher.
- A Miyakojima: 150 euros pour 7 jours soit 22 euros par jour
Me voilà enfin arrivée à la fin du carnet de voyage de ce 4éme opus, non sans un certain délai de rédaction et de perdition en détails, mais je remercie les lecteurs qui se sont manifestés et les silencieux qui auront lu une partie ou la totalité en espérant que vous avez voyagé avec nous au Japon, apprécié les lieux nouveaux et déjà visités pour certains dans les précédents carnets et pourquoi pas que cela ait pu susciter certaines envies de voyage dans cette contrée du monde. | | | À: Nathalie971 · 23 août 2026 à 14:19 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 73 de 75 · Page 4 de 4 · 33 affichages · Partager Et merci aussi pour ces infos | | | À: Bluequark · 23 août 2026 à 14:34 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 74 de 75 · Page 4 de 4 · 24 affichages · Partager Encore merci pour ce carnet que j’ai trouvé très intéressant et plein de charme.
Merci beaucoup pour le suivi malgré l'irrégularité des publications. Merci aussi pour le commentaire sur le carnet. Hormis le plaisir égoïste de raconter le Japon, j'espère contribuer de façon modeste à faire découvrir les autres merveilles dont regorge le Japon en dehors des classiques déjà connus et intéressants également. | | | À: Bluequark · 23 août 2026 à 14:36 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 75 de 75 · Page 4 de 4 · 23 affichages · Partager Et merci aussi pour ces infos
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