Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Nathalie971 · 25 août 2025 à 19:35 · 266 photos 56 messages · 9 participants · 2 708 affichages | | | | À: Nathalie971 · 8 septembre 2025 à 7:09 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 21 de 56 · Page 2 de 3 · 785 affichages · Partager Voilà de belles balades Nathalie 😉. Par curiosité, peux tu nous montrer à quoi ressemble ton couteau Japonais ? | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Solene40 · 15 septembre 2025 à 22:10 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 22 de 56 · Page 2 de 3 · 753 affichages · Partager Voilà de belles balades Nathalie 😉. Par curiosité, peux tu nous montrer à quoi ressemble ton couteau Japonais ?
Désolée pour le temps de réponse mais voici le fameux couteau.
Sur le manche est écrit le nom de la personne qui a fabriqué le couteau, et sur la lame le nom de l'"usine". | | | À: Nathalie971 · 23 septembre 2025 à 20:50 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 23 de 56 · Page 2 de 3 · 724 affichages · Partager Jour 4 – Rizières et Lac
Après un passage au 7 eleven, on prend la voiture pour aller dans le centre de la préfecture de Kochi.
Assez peu de temps de route, on se retrouve dans un environnement totalement rural et montagneux. On a l’intention d’aller voir des cascades mais un panneau nous indiquant des rizières nous conduit à faire une halte imprévue. On emprunte une route étroite qui serpente à travers des mini villages, montant de plus en haut en altitude, jusqu’à arriver au point de vue sur les rizières de Takasu. Il n’y a absolument personne. On peut ainsi profiter d’une vue spectaculaire sur les rizières. Le ciel est gris mais il ne pleut pas. On s’installe sur les tables de pique-nique et on se contente de contempler ce paysage et de savourer le silence qui y règne.
De temps à autre, une voiture passe. Mais surtout une camionnette passe, une fois, 2 fois, 3 fois, je précise toujours la même camionnette. C’est un gars du coin, j’en suis certaine, il nous observe en passant. Puis d’un coup, cette camionnette arrive en trombe et se gare. En sort, un gars costaud vêtu du haut d’un seul gilet sans manche noir un peu usé. Il a des bras musclés et une belle moustache bien brune. Il a une allure de cowboy mais version japonaise. Il vient s’enquérir de qui nous sommes, d’où on vient. Il parle un peu anglais. Désireux de bavasser et sûrement heureux de pouvoir parler anglais, même quand je lui parle japonais.
On apprend qu’il est le propriétaire de 20 parcelles des rizières qui s’étalent devant nos yeux. Il nous dit utiliser trés peu d’engrais et que faire du biologique est compliqué ici en raison du vent et de la proximité des parcelles. Il est marié et a 3 enfants âgés de 30 à 37 ans. Il ne semble pas inquiet de la succession des parcelles qui devrait être repris ensuite par ses enfants. Il dit que c’est beaucoup de travail et difficilement rentable mais que sa femme est institutrice et que c’est elle qui assure la sécurité financière de la famille. Compte tenu de la typologie des rizières et du coût, il travaille de façon manuelle mais il a 5 chevaux pour récolter le riz. Il dit qu’il faut faire attention car il a beaucoup de serpents et de mygales plutôt dangereuses. Il fabrique aussi du saké.
Nous l’interrogeons pour éventuellement lui acheter du riz mais il dit ne pouvoir nous en vendre en raison du prix. Il ne vend que par parquet de 3 kilos au prix de 20 000 yens soit 130 euros environ, 40 euros un kilo. On peut parler d’or blanc ! Il travaille donc essentiellement avec des hôtels de luxe. Nous apprenons également qu’il a vécu 2 dans dans l’hidayo raison de son look cowboy et de son désir de parler anglais !
Un de ses amis passe. Il nous le présente. Ce dernier produit des fleurs un peu plus haut dans la montagne. Aujourd’hui il participe à une émission de télévision qui est déjà sur place. Ils sont en pause.
Habituellement, ce lieu est bondé de touristes notamment en été quand le riz est jaune. On est ravis de pouvoir profiter de ce cadre dans une tranquillité absolue.
Il nous conseille pour la suite de notre journée, la cascade, de faire attention aux bêtes au poison dangereux. Une photo souvenir et nous quittons ce personnage haut en couleur après avoir discuté une partie de la matinée.
La cascade n’est pas censée être loin. 30 minutes de route, un hameau sans vie plus tard, nous tournons à une intersection où un panneau imprécis indique les différentes routes pour les différentes cascades.
On n’est plus très loin pensons nous. Mais c’était sans compter l’absence totale d’indication par la suite de tout panneau, de personnes ou autre pour s’orienter. On s’arrête plusieurs fois car on s’enfonce dans la montagne, longeant tantôt un ruisseau avec la forêt recouvrant la route, tantôt en grimpant avec la voiture en altitude voyant la route goudronnée se transformer en route de terre avec un parterre des feuilles d’arbres ou une route caillouteuse tout en priant pour ne pas crever ou ne pas faire d’éclat sur la voiture. Le GPS indique pourtant que nous sommes là à côté et selon le plan imprécis vu plus tôt, on est dans la bonne direction mais rien n’indique la cascade.
Roulant au pas compte tenu du chemin, on profite néanmoins d’un environnement naturel exceptionnel. Arrivés vraiment haut et après plus d’une heure à conduire sans percevoir la cascade et au vue de l’état du chemin, nous décidons à contrecœur de rebrousser chemin. Il s’est mis à pleuvoir en plus.
Nous voilà redescendant prudemment de la montagne, continuant à chercher des yeux un indice mais rien. D’un coup, une camionnette nous passe devant nous puis s’arrête sur le côté. Je décide de m’arrêter à sa hauteur. Le papi conduisant ne comprend pas que j’essaie de lui parler depuis ma fenêtre. Je suis obligée de descendre mais il me faut insister pour qu’il m’ouvre la fenêtre mais il ne semble pas connaître la cascade et ne semble pas non plus décidé à m’aider. Tant pis, on reprend la route quand j’aperçois une dame travaillant. Je vais également lui parler mais là, elle, ne semble pas parler japonais. C’est donc un chou blanc total. On a roulé plusieurs heures et rien. Sachant que nous avions déjà fait pas mal de conduite pour les rizières, la journée est déjà bien entamée car les vitesses de circulation combiné aux routes sinueuses font que s’avancer dans les terres prend du temps. Nous renonçons à la 2éme cascade visée et poursuivons avec l’objectif suivi, le lac sameura.
Malgré un ciel brumeux, nous profitons du paysage du lac et de ses forêts l’entourant notamment en prenant un verre sur la terrasse du centre nautique surplombant le lac. On observe ainsi les kayakistes sur le lac mais aussi quand ils reviennent au centre.
On va ensuite au centre-ville s’offrir une glace avant que le magasin ne ferme. Beaucoup de magasins ferment tôt au Japon. Il faut donc adapter son planning à cette contrainte. On arrive in extremis 5 minutes avant la fermeture, la dame qui y travaille était déjà en train de ranger. Elle accepte néanmoins de nous vendre des glaces mais il faudra les manger dehors. On y goûte notamment une glace délicieuse au macha mais aussi un sorbet au shiso. C’est très frais et d’une belle couleur grenadine. On mange ces douceurs sur le banc devant la boutique dont les rideaux ont été tirés dés notre sortie du magasin. On est dans l’avenue principale de la ville de Motoyama et c’est très calme. La dame vient nous voir après pour nous dire de passer par derrière pour jeter nos gobelets, ce que l’on fera. On pourra même aller aux toilettes. Au final, je pense que nous aurions pu manger à l’intérieur car la dame n’avait pas totalement fini de laver et ranger mais la règle c’est la règle.
Puis on réfléchit à ce que l’on va faire. Vu l’heure, fin d’après-midi et le temps de route pour rentrer ensuite, on décide d’aller manger de bonne heure. On a repéré sur internet un restaurant de sushi. On se gare devant ce qui ressemble à une maison. On est à peine garer qu’une dame en sort pour nous dire que l’on ne peut s’y garer mais on dit que l’on vient pour manger et là, il n’y a plus de problème. Au Japon, se garer ce n’est pas comme en France. Il faut se mettre au bon endroit car sinon on peut vite avoir des déconvenues comme ce fut notre cas lors de voyages précédents.
On s’installe au comptoir. Le restaurant est tenu par un homme et sa mère pétulante. On commence vite à discuter avec le maître sushi puis sa mère qui fait le service. Les quelques mots de japonais font leur effet habituel surtout auprès de mamie qui du coup ne cessera de m’offrir plusieurs cadeaux au fil de notre discussion tout au long de la soirée : un plat pour servir le saké, un instrument (Naruko) de yosakoi (danse japonaise), des sachets de thé et surtout beaucoup de rires, de chaleur humaine et une invitation à revenir les voir quand on sera de nouveau de passage dans le coin.
On apprend que le maître sushi a appris avec un maître qui travaillait à Shizuoka durant 15 années avant de venir ouvrir un restaurant ici y’a 23 ans. Sa mère est originaire de Motoyama, c’est pourquoi ils sont ici. Son père était salaryman à Osaka. Mr travaille beaucoup et il est célibataire. Rencontrer des femmes c’est compliqué. En revanche, il a 5 chiens d’ailleurs affichés en photo dans le restaurant. Il pratique la danse de Yosakoi, raison pour laquelle sa mère a voulu m’offrir un instrument. Il achète le poisson pour les sushis à Kochi tous les 3 jours environ. C’est à une heure de route à peu prés.
On goûtera en plus des sushis, un bol de viande locale en gyudon, c’est à dire la viande recouvre du riz avec un œuf.
On passe une excellente soirée et on se quitte non sans une photo souvenir à la demande de mamie d’une énergie incroyable. Évidemment, ils restent devant le restaurant jusqu’à ce que l’on parte en nous ayant évidemment recommandés d’être prudent sur la route pour le retour.
La soirée se finit tranquillement à l’hôtel. Si cette journée fût peu riche en visite du fait des temps de trajets, des lieux non trouvés, en revanche, elle a été remplie de ces 2 belles rencontres humaines ainsi que par la traversée de paysages de montagne splendide. | | | À: Nathalie971 · 30 septembre 2025 à 21:12 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 24 de 56 · Page 2 de 3 · 696 affichages · Partager Jour 5 – Temple et arrivée à Shimanto
Aujourd’hui, on quitte Kochi avec une certaine nostalgie car on appréciait sa ville et ses alentours. De plus, il y avait encore beaucoup d’endroits à explorer qui nous intéressait. D’ailleurs, avant de quitter la ville pour gagner la ville de Shimanto à la pointe sud-ouest de la préfecture de Kochi, nous roulons jusqu’au temple Chikurin-ji. La brume nous accompagne. Elle donne un charme mystique au temple. La pluie fait briller la chlorophylle des feuilles des arbres ainsi que de certains troncs d’arbres. Plusieurs points rendent cette visite intéressante, tels que la pagode à 5 étages, les nombreuses statues protectrices, ce daikon en offrande, les statues donnant l’impression d’être en Thaïlande, ou cette plaque dédiée aux pélérins. Il n’y a quasiment personne, juste nous 2 et 2 autres personnes. On profite donc du calme mystique du temple au son des gong bouddhistes.
Nous faisons maintenant route vers Shimanto.
On s’arrête plusieurs fois. La première fois, pour profiter de la vue sur la mer, la 2éme pour manger dans un supermarché Marunaka et faire une micro-sieste, la 3éme pour faire une pause tout en observant une très grande plage sauvage et un nid d’hirondelles venu se poser dans les toilettes des femmes.
Enfin, on arrive en fin d’après-midi à notre hébergement. Le hasard a voulu que pour des raisons de coûts, nous logions dans une maison japonaise. J’ai hâte de profiter de cette expérience. Nous sommes arrivés un peu en avance par rapport à l’heure indiquée à l’hébergeant donc nous observons l’environnement. La maison se trouve dans une ruelle calme avec plusieurs maisons. Les jardins sont fleuris et un voisin à côté de notre maison a un beau potager. Les formalités se passent bien et nous voilà maintenant dans une maison japonaise de grande taille car 4 chambres pour les 3 prochaines nuits. Le plus, un jardin. Nous filons ensuite au supermarché Sunny Mart pour y acheter de quoi picorer ce soir mais comme toujours c’est aussi l’occasion d’y découvrir les spécialités locales. Il ferme à 22h donc c’est pratique.
La soirée se finit à la maison savourant les joies d’un repas sur la table de la cuisine comme à la maison, d’une soirée canapé devant la télé japonaise avant de se coucher dans nos futons préparés avec soin dans la chambre.
| | | À: Nathalie971 · 8 octobre 2025 à 21:41 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 25 de 56 · Page 2 de 3 · 658 affichages · Partager Jour 6 – Balade à SHIMANTO
Comme je suis malade et bien fatiguée, je me suis repose ce matin en dormant pour récupérer des forces. Quand nous émergeons, on tire les panneaux de riz côté jardin nous permettant ainsi de profiter de la vue sur le jardin à travers les baies vitrées. Le soleil inonde la chambre. Le calme règne. Allongés sur nos futons, nous savourons ce moment simple du plaisir de profiter de cette très sympathique maison.
Nous dégustons notre petit-déjeuner tranquillement installés au chaud sous la pergola dans le jardin d’où l’on aperçoit la maison sous un autre aspect. On voit aussi un couple âgé habillé de la tête au pied pour se protéger du soleil. Il jardine.
En partant en début d’après-midi, on découvre aussi le « village » sous le soleil.
On file à la gare de shimanto où se trouve également à proximité l’office du tourisme. On y glane quelques informations et surtout je les questionne sur les possibilités d’une excursion en bateau traditionnel sur la rivière shimanto. Jour de chance, un des bateliers propose l’excursion classique mais en soirée car elle est combinée à une « chasse » aux lucioles. Sans hésiter, on prend cette option. RDV ce soir à 19h.
Le fleuve shimanto est considéré comme l’un des plus sauvages du Japon car il n’a pas de barrage, il prend sa source directement dans les forêts denses sans être interrompu. Il traverse peu de zone urbaine donc il est considéré comme un fleuve naturel, clair, l’un si ce n’est le dernier au Japon.
Ensuite, on reprend la voiture pour aller au parc aux libellules non loin de là. C’est un parc en accès libre. Il y a pas mal de fleurs d’iris dont c’est encore la saison de floraison puis on chasse les libellules. On en voit pas mal, certaines sont presqu’invisibles se confondant avec d’autres éléments naturels tels une brindille d’herbe par exemple. On dénombrera avoir vu 10 types de libellules différentes.
On fait ensuite un passage dans un magasin de produits locaux. On y voit notamment des huiles de gingembre, ou encore du miso de riz. Ces magasins, il ne faut pas les louper car de très nombreux produits ne se trouvent que dans leurs régions. On peut se dire on verra plus tard mais souvent on ne reste que quelques jours et si l’on repousse généralement on le regrette ensuite car on ne retrouve plus ces produits. C’est aussi une façon d’en apprendre davantage sur la gastronomie japonaise.
On poursuit ensuite cette virée « shopping » en filant dans un magasin fermé hier soir et qui se trouve à côté du sunny mart, l’équivalent de notre magasin jardin/bricolage. On a l’intention de se faire un barbecue mais il nous faut de l’allume barbecue. Se faire comprendre est source de panique pour le personnel au départ mais fini toujours en fou rire.
Il nous reste encore du temps avant la balade en bateau mais pas assez pour se lancer dans une grosse sortie donc on passe au canal de shikamura. Ce dernier a été construit pour détourner l’eau de la rivière Aso, un affluent de la rivière Shimanto via un barrage dans le but d’irriguer 4 villages. Pour cela des roues hydrauliques étaient installées pour pomper l’eau vers les rizières. Aujourd’hui plus que quelques unes de ces roues sont encore en fonction, les autres ont été installées à des fins touristiques et sont entretenues par les villageois. Le site se trouve dans un cadre rural et champêtre. C’est joliment aménagé et avec les rizières et le soleil, la vue est agréable. Quelques chèvres vivent également ici pour le plaisir des quelques passants.
Le temps est venu pour la balade en bateau traditionnel. On est arrivé un peu en avance donc on nous fait attendre. On en profite pour grignoter les en-cas achetés au konbini dans les jours précédents, notamment le poulpe en morceau. Le goût est fort en iode avec un léger goût « renfermé », et une texture caoutchouteuse. On pourra dire que l’on a testé mais on ne nous y reprendra pas. Mais on teste aussi des gâteaux apéritifs au calamar piquant et ça, ça nous plaît.
Image attachée: | | | À: Nathalie971 · 8 octobre 2025 à 21:57 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 26 de 56 · Page 2 de 3 · 656 affichages · Partager Suite jour 6 -Balade à Shimanto
Le soleil s’est couché mais il ne fait pas encore nuit. On monte dans le beau bateau traditionnel que l’on nomme Yakatabune. Ici aussi il faut ôter ses chaussures. A l’intérieur, une longue table basse sépare l’espace en 2 parties. Le batelier répartis les voyageurs selon leur taille et poids pour l’équilibre. Une fois l’ensemble de l’équipage installé, on commence à naviguer. Le bateau dispose de fenêtres que l’on peut faire coulisser pour sentir l’air et voir dehors.
Le batelier est très sympathique. Il explique beaucoup y compris pour nous 2, seuls étrangers du groupe grâce essentiellement au traducteur vocal. Le batelier était un ancien pêcheur donc il connaît très bien la rivière. On peut voir quelques photos de lui dans un petit album photo qu’il laisse à disposition dans le bateau. Il nous offre des petites douceurs apéritives japonaises. Il nous apprend que la rivière fait 3 mètres de large, la plus longue de Shikoku. On peut y pêcher de la crevette et de l’anguille notamment. On apprend aussi que les bouteilles plastiques avec les déchets servent à indiquer aux pêcheurs où se trouvent leurs filets. Il nous dit que certains japonais en tourisme pense que c’est des déchets. Je lui dis alors peut-être veulent ils les ramasser. A cette phrase, le batelier part dans un fou rire mêlant le choc de ce propos, et l’hilarité. Il s’empresse de me dire que jamais cela pourrait être fait car ces bouteilles plastiques sont des propriétés privées et que cela serait un crime de vouloir les ramasser.
On passe sous l’un des ponts submersibles de la région. On les appelle les Chinkabashi. Ce sont des ponts sans barrières et il sont assez bas. Ils ont été conçus ainsi pour réduire le risque d’être emportés par les crues.
On profite de la tranquillité du fleuve étant les seuls en balade. Le batelier nous apprend également que plus l’eau est froide plus l’eau est transparente. En revanche, la couleur de l’eau tantôt émeraude tantôt bleue, cela dépend des saisons semble-t-il.
Une fois la nuit tombée, nous pouvons observer à différents lieux des lucioles par groupe. Elles scintillent d’une lumière brillante. C’est un spectacle de la nature qui s’apprécie en silence ponctués de quelques « kirei » (beau/joli) et « kawaï » (mignon) notamment de la femme japonaise d’un certain âge assis à côté de moi mais qui s’émerveille avec l’innocence d’une enfant de 8 ans. Et il est vrai qu’observer les lucioles a un côté magique. Vous êtes dans le noir, vous guettez consciencieusement et quand la nuit s’éclaire de points lumineux, vous êtes en joie. A priori, ici à Shimanto, il est possible d’en observer dés le mois d’avril, cela dépend. Le batelier nous demande si en France on organise ce type d’activité. Pour cette partie observation des lucioles, le batelier utilisera une « rame » pour guider le bateau au plus prés du bord, une fois le moteur coupé. Le mot luciole se dit hotaru.
L’excursion aura durer 2 heures. A quai, un jeune homme attend pour aider à remonter au bord.
On avait prévu de manger à la maison barbecue mais vu l’heure, on change le programme et décidons d’aller à l’izakaya recommandé par l’hébergeant. Mais il est maintenant 22h et manger tard au Japon, c’est une aventure. En arrivant, la femme qui nous accueille commence par nous dire non puis hésite, réfléchit, va demander au chef et nous dit ok pour manger mais il faut partir dans 45 minutes. On dit oui car on sait que l’on ne pourra pas trouver ailleurs facilement voire peut-être tout court.
L’ambiance de cet izakaya est vraiment sympathique. On est assis en rond au bar, la télévision dans le fond, des clients qui discutent, beaucoup de cuisiniers qui s’affairent à préparer, nettoyer et ranger. On passe commande rapidement donc pas trop le temps de bien regarder la carte, mais on va se régaler : bouillon miso excellent, poulet frit karaage excellent, très bon sushis de thon très gras et onigiri de riz grillé, sans oublier le concombre. On papotera un peu avec les serveuses notamment une mamie d’une énergie communicative et qui aura repéré que j’apprends le japonais et le crie aux chefs ce qui ne manque pas de faire parler. Bref ce fut court mais agréable. On retourne chez nous ensuite. Il est temps de dormir.
| | | À: Nathalie971 · 9 octobre 2025 à 8:17 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 27 de 56 · Page 2 de 3 · 649 affichages · Partager Voilà un aspect du Japon qui m'attire davantage que les villes  . Pas de soucis pour vous faire comprendre (sans traducteur vocal) sur place? | | | À: Muriel18 · 11 octobre 2025 à 12:06 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 28 de 56 · Page 2 de 3 · 627 affichages · Partager Voilà un aspect du Japon qui m'attire davantage que les villes  . Pas de soucis pour vous faire comprendre (sans traducteur vocal) sur place?
Cela vous donnera peut être envie de découvrir cet aspect par vous même.
Sans traducteur, évidemment si on ne parle pas du tout japonais, cela peut être compliqué mais les japonais utilisent beaucoup leur téléphone pour traduire. Je dirais que cela dépend des situations, si c'est juste pour trouver un endroit ce n'est pas gênant car le japonais vous emmènera jusqu'au lieu recherché. Si vous souhaitez discuter avec eux sans japonais et sans anglais de vous ou d'eux, cela sera forcément limité, bien que l'on puisse aussi communiquer aussi avec les gestes, le regard.
De mes 4 voyages, même si depuis le 2eme voyage, j'ai appris un petit peu le japonais, la langue ne m'a jamais paru être un frein mais évidemment on n'a pas eu des débats philosophiques., et c' est aussi très personnel, chacun ne rentre pas en contact de la même façon avec les gens. | | | À: Nathalie971 · 12 octobre 2025 à 2:58 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 29 de 56 · Page 2 de 3 · 616 affichages · Partager Jour 7 - Direction le cap Ashizuri
Ce matin encore, on profite de la maison et du jardin en y prenant à nouveau notre petit-déjeuner. On prend la route tranquillement en tout début d'après-midi. Aujourd'hui on fait cap tout au sud en nous dirigeant vers la pointe appelée cap Ashizuri.
Sur la route 321, tandis que je conduis, semble apparaître sur la gauche, une magnifique plage. Comme souvent au Japon, qui dit spot dit parking bien placé devant le spot. Je décide de m'y arrêter pour voir de plus près. Mais je n'étais pas préparée à trouver devant mes yeux une splendide plage immaculée de prés de 2 kilomètres et bordée par des rangées de pins.
Il s'agit de la plage d' Oki no hama. Ce paysage m'hypnotise et m'appelle. On décide ainsi de s'y arrêter. Pour cela, vu que nous sommes en hauteur, nous reprenons la voiture pour tourner 5 minutes après à gauche afin de descendre au niveau de la plage. Sur le parking, seuls 5-6 van de surfeurs japonais qui campent. lls font la sieste et leur tenue sèche au soleil. Il règne une tranquillité absolue ici.
Un panneau indique de faire attention aux bahin.
On se promène à pied le long de la plage, bercés par le bruit de la mer qui va et qui vient, les vagues sont légères. Il fait chaud, et une brise vient nous apporter un peu de fraîcheur. La chaleur combinée à la beauté du lieu me donne envie de me baigner. J'avais prévu de le faire en fin d'après-midi à Kashiwajima mais je décide de profiter de ce lieu tout de suite. Je me baigne et voit à l'oeil nu pas mal de poissons. Je pense que le lieu doit être propice au snorkelling. Le cadre fait d'une nature généreuse rend cette baignade vraiment agréable; d'autant qu'il n'y a personne. Seul un marcheur pèlerin viendra quelques minutes. Monsieur quant à lui profite de ma baignade pour aller marcher dans les environs. La détente est totale... une mini sieste m'a même attrapée tandis que je séchais allongée tout en écoutant les vagues. Mais il est temps pour nous de reprendre la route. On gagne la voiture, on se réhydrate, et un aigle nous survole. On profite aussi de ce spectacle animalier qui s'est souvent répété lors de ce séjour à Shikoku.
A nouveau sur la route en direction toujours du Cap Ashizuri, une scène totalement surprenante s'affiche devant nous. Des travaux d'élagage ont lieu et comme toujours il y a de nombreux ouvriers mais ce qui vraiment nous marque, c'est que 2 ouvriers sont chargés de tenir un paravent pour éviter que les débris ne viennent se mettre sur la route où nous conducteurs passons. Encore un exemple du pragmatisme de la vie quotidienne au Japon.
Plus loin, on s'arrête à une station essence. A peine, les 2 personnes qui y travaillent, observent que nous avons l'intention de nous arrêter qu'ils se précipitent pour vous guider pour vous garer, puis s'affairent à une vitesse éclaire pour vous demander quelle essence et combien vous souhaitez mettre. Vous n'avez même pas besoin de descendre de la voiture, juste à ouvrir la fenêtre. Et pendant que l'un se charge de mettre du carburant, l'autre a déjà pris de quoi laver votre pare-brise à l'extérieur mais aussi à l'intérieur. C'est tellement rapide qu'on a à peine le temps de comprendre ce qui se passe. Et hop 5 minutes après, vous êtes repartis, avec une voiture propre et pleine d'essence, en ayant été guidé pour sortir également de la station essence.
On traverse juste la route pour aller au supermarché Sunny Mart afin d'y trouver de quoi grignoter. A peine rentrés dans le magasin, on croise du personnel qui nous accueille chaleureusement. Ici, on ne passe pas incognito. On trouve une barquette de sushi et de sashimi de thon ainsi que de la pastèque jaune. Et, dans ce trou de campagne, on y voit pour la première fois un panneau indiquant des toilettes pour tout genre.
Les courses faites, nous avons repris la route et nous voici maintenant arrivés à notre destination.
Le cap est accessible à pied depuis des sentiers de randonnées composés de plantes tropicales. Il y a différents chemins permettant de ne pas forcément avoir un trajet linéaire. A l'observatoire, on a une belle vue dégagée sur le phare blanc trônant au loin sur un promontoire. L'océan pacifique s'offre à nous à perte de vue. Le site est peu fréquenté à l'heure où nous sommes, nous croisons quelques touristes japonais et espagnols, environ 4.
De l'observatoire, nous prenons le sentier qui longe la côte, celui-ci nous fait emprunté un tunnel d'arbres.
| | | À: Nathalie971 · 12 octobre 2025 à 3:21 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 30 de 56 · Page 2 de 3 · 614 affichages · Partager Suite Jour 7 - Direction le cap Ashizuri
Ce contraste d'environnement est trés intéressant, entre mer et forêt. Puis le phare s'offre à nous dominant la falaise escarpée. Il est tout blanc et date du début du 20éme siècle. Il est entouré de palmiers. L'esprit tropical est présent.
On passe ensuite devant une sculpture de tortue (kameoshi) puis nous décidons de poursuivre le long de la côte d'abord.
Des panneaux en bois indiquent plusieurs points d'intérêts différents. Celui que nous avons choisis n'est normalement qu'à 600 mètres. Toutefois, le chemin qui jusqu'ici était plat se transforme en une alternance plus ou moins prononcée de montées d'escaliers irréguliers de pierres et de terre puis de descente. C'est plutôt pentu. Avec la chaleur moite, cette balade devient d'un coup beaucoup plus sportive mais on poursuit même si les 600 mètres nous semblent mal évalués.
Finalement, après une montée, nous voici à la croisée d'un chemin abrupte qui descend vers la mer et un autre qui mène on ne sait où car il n'y a plus d'indication. Nous nous engageons vers l'escalier qui plonge vers la mer, la vue se dégage et offre une bouffée d'oxygène. En contre-sens, un jeune homme japonais remonte. Monsieur avançant plus vite que moi, est en discussion avec lui quand je les rejoins. Il semble avoir envie de discuter et nous faisons un peu connaissance. Ce jeune homme habite dans la ville de Miyako dans le Tohoku. Il travaille sur les gros ferrys de pêche. Il nous explique que c'est difficile de travailler dans les ferrys car il travaille beaucoup. Il commence à 18h le soir et finit à 12h le lendemain. Il est actuellement en congés pour 2 semaines. Il a visité Matsuyama et Uwajima. Quand on lui dit que nous sommes ici pour un mois de vacances, il est surpris-choqué. Il nous apprend aussi le mot papillon en japonais. Après cet échange, nous finissons de descendre et nous avons enfin atteint la grotte d'Hakusan, creusée par l'érosion marine. Il forme un coeur. Cette grotte mesurerait 16 mètres de haut et 17 mètres de large. Les vagues s'y engouffrent et nous envoient son énergie iodée. Japon oblige, des bancs ont été installés pour pouvoir profiter du paysage; ce que l'on fait seuls puis qu'il n'y a personne.
On reprend ensuite le chemin à l'inverse passant à nouveau sous le torii, la porte spirituelle du lieu, et qui à cette heure de la journée est baignée du soleil doux de fin de journée. Malgré l'absence d'indication claire, nous parvenons sans difficulté à retrouver un chemin, un autre, en partie sur la route principale qui longe le parc pour gagner la voiture, et sans croiser de sangliers. Peu avant, il y a une sorte de carrière où des statues bouddhistes sont représentées. Il y a à toute proximité le temple numéro 38 je crois, cela a peut-être un lien.
Le fait est que nous reprenons la route pour aller au sanctuaire Ryugu. Il n'est qu'à 15-20 minutes de route mais une partie de celle-ci se fait dans une zone montagneuse et la route est étroite.
L'entrée du sanctuaire est trés discrète. Pareil, chemin de forêt, le sanctuaire n'est pas loin mais il faut rejoindre la mer. Pour cela, nous marchons sous un tunnel d'arbres en descendant un escalier de pierres. La descente est rude mais au bout du tunnel, d'une part, nous sortons de l'ombre voire de la nuit qu'apportaient les arbres et d'autre part, la vue qui s'offre à nous est spectaculaire. L'océan, les falaises, un phare, des roches roses, bref le panorama est sublime et en plus encore une fois, il n'y a absolument personne. Pour autant, il faut encore marcher un peu pour gagner le sanctuaire, tout petit mais trés prés de l'eau.
Le sanctuaire serait dédié à une déesse de la mer. La légende raconte que les femmes de la région y venaient après que leurs hommes soient partis pêchés en mer. Elles y dansaient, kimono ouvert, se dévoilant à la mer, espérant que leur dieu leur accorderait une belle surprise.
Quand on se décide à quitter les lieux, le soleil nous a déjà quitté. Dans le tunnel, nous sommes obligés d'allumer la lampe de notre téléphone, nous n'avions pas pris notre lampe frontale n'ayant pas forcément prévu d'en avoir besoin. Nous croisons un petit groupe de pêcheurs japonais descendant au sanctuaire, mais eux bien équipés de leur lampe frontale.
Après cette belle journée nature, nous rentrons à la maison. C'est le dernier soir à la maison et on fini en beauté avec un barbecue. On a acheté du wagyu local, des légumes à faire griller et de quoi se faire une salade. Le barbecue se loue 500 yens pour une utilisation. Cela fonctionne à la confiance car le paiement se met dans une tire-lire qui se trouve dans la cuisine. Cette tire-lire sert aussi à payer les boissons et les quelques aliments secs mis en vente et à disposition dans la cuisine. On n'a pas eu à acheter du charbon car la précédente personne en avait laissé donc le gérant nous a dit de l'utiliser.
On profite de cette dernière soirée avec le ciel étoilé et les papilles ravies, bien qu'un peu triste de quitter cette maison et le coin que l'on a bien apprécié et pour lequel on est loin d'avoir fini l'exploration. La tranquillité de Shimanto et ses environs, les paysages natures entre montagne, mer et rivière offre un Japon des plus agréables.
| | | À: Nathalie971 · 23 octobre 2025 à 14:14 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 31 de 56 · Page 2 de 3 · 558 affichages · Partager Jour 8- Départ de Shimanto vers Uwajima
L’heure a sonné. Il nous faut quitter cette maison qui nous a accueillie le temps de 3 nuits. Sans doute est-ce pour cette raison que nous sommes quelque peu en retard sur l’heure du départ. La ponctualité japonaise, elle, en revanche ne change pas. La dame de ménage est là. Elle sourit et reste calme face à ce désagrément j’imagine dans son emploi du temps. Pour ne pas trop en perdre, elle commence du coup par s’occuper du jardin pendant que nous courons pour finir nos sacs et mettre nos affaires dans la voiture. Malgré tout, hormis la poubelle du jardin à jeter, elle n’a pas grand-chose à y faire donc elle est là à attendre. Alors me voilà à bavasser pour la faire patienter, intérieurement un peu gênée de lui imposer cela. Mais elle, rien, aucune émotion négative ne transperce de son corps elle semble zen. Ma fois tant mieux. Une fois tout mis dans la voiture, on lui donne le feu vert pour la maison, tout en répétant x fois Gomenasaï (désolée, désolée). On se salue et elle ne traîne pas pour s’affairer à son travail.
Quant à nous, on finit de ranger la voiture avant de reprendre la route sous un magnifique soleil éclatant. Le programme de la journée est principalement de rejoindre la ville d’ Uwajima. On a environ 2/3 heures de route. Afin de couper le trajet, j’ai cherché un endroit où s’arrêter pour déjeuner à mi-chemin environ. La route est agréable, on roule en campagne. C’est toujours un plaisir de traverser les villages. Grâce à google maps, on peut repérer des adresses mais surtout avec les commentaires et les photos des personnes, cela donne parfois des indications supplémentaires sans qui, à certaines occasions, on ne trouverait sans doute pas les lieux tant ce n’est pas toujours visible de l’extérieur surtout quand on se trouve dans un pays dont on ne sait pas lire la langue avec un alphabet totalement inconnu pour nous. En l’occurrence, ce midi, pour ce restaurant, il y a un petit panneau vu sur une photo qui m’aide à repérer sans difficulté le lieu visé.
On se gare non loin en imitant d’autres voitures. Le restaurant se trouve sur une allée qui borde des habitations et en face les montagnes avec à son pied des rizières. On a décidé de manger tôt aujourd’hui car c’était conseillé dans les avis google qui indique qu’il faut souvent faire la queue.
Nous sommes donc là peu après l’ouverture du restaurant, il est environ 11h15. Le panneau indiquant le restaurant se trouve au pied d’un escalier. Au pied de ce dernier, on découvre un extérieur exotiquement végétal. Plus nous montons les marches, plus nous découvrons un lieu intimiste, une petite terrasse où attendre qu’une place se libère et un petit coin terrasse entouré de plantes. Une personne attend déjà assise. Une femme sort du restaurant, elle nous fait comprendre qu’il faut écrire son nom et attendre. Combien de temps ? Aucune idée mais on s’exécute. On en profite pour observer de plus prés cet extérieur qui n’est pas du tout visible de la route. Deux jeunes hommes arrivent et s’inscrivent à leur tour sur la liste d’attente. Puis encore après une femme, rejoint peu après par une amie, qui n’hésite pas à nous interpeller depuis son banc. Elle nous parle en anglais pour nous demander d’où l’on vient et comment on connaît cette adresse. Elle nous souhaite rapidement de bonnes vacances. Notre tour arrive enfin. Nous sommes invités à rentrer. Le restaurant n’est pas grand, comme souvent. Il y a 2 tables de 2 places, 4 places au bar et 6 places côté fenêtre avec vue sur le jardin exotique ainsi que les rizières et les montagnes au loin. Et devinez quoi, on a la chance d’être placés justement au bar côté jardin! Trop chouette. Le cadre est super !
Ici pas d’internet et la serveuse ne parle pas anglais donc on se retrouve avec le menu en kanji. Ok on va improviser. Nos voisines de table, la dame qui nous a parlé et son amie.
On pose quelques questions à la serveuse mais on comprend qu’il va être difficile de se faire expliquer le menu. Alors pour faire simple, j’utilise une photo de ramen du restaurant pris en capture d’écran quand j’ai repéré le restaurant sur google maps pour commander. Quant à Mr, il a choisi au hasard.
Bien qu’arrivés après nous, les deux femmes ont commandé avant nous et leurs plats ont l’air délicieusement gourmet. Les commentaires sur internet semblait indiquer une adresse de choix et les premières impressions sont très positives. Le seul bémol, c’est qu’il n’y a aucune boisson hormis de l’eau. Raté pour la bière bien fraîche dont on rêvait pour accompagner notre ramen à venir. En attendant, on profite du paysage verdoyant qui s’étale devant nous. Et nos plats arrivent. Ces derniers sont appétissants visuellement, on voit déjà que l’on va se régaler. L’odeur de ces derniers nous stimulent les papilles. Puis vient le moment de goûter. Et là, c’est une claque culinaire que l’on prend. Le ramen est un ramen gastronomique. Les bouillons sont travaillés à la perfection. C’est savoureusement parfumé et délicat. Les ramen changent des ramen « classiques » pour proposer des ramen avec des identités très marquées. L’une de nos voisines a pris un ramen au miso et à la tomate. Il semble aussi délicieux. Pendant le repas, la dame nous parle encore. Nous discutons un peu plus. Elle est japonaise mais vit en Floride à Miami. Elle revient au Japon pour avoir la sécurité sociale japonaise plus intéressante que l’américaine. On discute aussi de notre voyage et de nos projets de visites dans le coin. Puis chacun finit son repas tranquillement.
Je peux vous dire que ce restaurant de ramen est plus qu’excellent et que bien qu’au milieu de nulle part, si l’occasion s’en représente, je ferais volontiers 3 heures de route rien que pour avoir la chance de pouvoir déguster d’autres ramen. En cuisine, une mamie dont le sourire vous donne de la joie, et un jeune homme, peut-être est-ce un restaurant familial.
Nous reprenons la voiture jusqu’au petit village de Sotodomari ishigaki no sato (village aux murs de pierre) dans la ville d’Ainan en préfecture d’Ehime. Le village est situé au bord de la péninsule de Sakai. Il a été construit entre la fin de l’ère Edo et le début de l’ère Meiji. À l’époque, la population du village adjacent de Nakadomari a rapidement augmenté. Manquant d’espace pour accueillir tout le monde, le chef du village a proposé que le deuxième fils (ou le plus jeune) de chaque famille aille s’y installer. C’est ainsi que le village fut crée.
Le village est installé sur une pente abrupte qui surplombe la mer d’Uchiumi. Les maisons, s'étendant jusqu'au flanc de la montagne, sont ornées de murs de pierre soigneusement empilés qui s'élèvent jusqu'aux avant-toits pour protéger la maison et son habitat des typhons et des vents saisonniers.
Ce village, avec sa rangée de maisons singulières, a été sélectionné parmi les « Plus Beaux Villages du Japon » par le Ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche et figure parmi les « 100 Plus Beaux Patrimoines Historiques et Culturels des Villages de Pêcheurs à Préserver pour l'Avenir ». En 2007, il a également été sélectionné parmi les « 100 Plus Beaux Paysages Historiques du Japon » par la Fondation pour la Préservation des Capitales Anciennes, ce qui en fait un site pittoresque majeur de la culture des murs de pierre, symbole du Japon.
Nous ne savions pas tout cela au moment de notre visite. C’est au hasard de ma recherche sur une carte gps que nous sommes venus ici, alors ce fut une découverte inattendue.
Le lieu est petit et éloigné donc le tourisme n’y est pas très développé.
Nous sommes accueillis par un chat curieux. Puis on croise un groupe de 4 japonais en visite. Les personnes sont venues participer le lendemain à un marathon non loin et en profite pour se balader.
Bien que petit, il est très sympathique de le découvrir au fil des ruelles pentues. Tantôt des maisons en bon état pour beaucoup mais quelques maisons le sont moins. Le village semble encore habité partiellement mais nous n’avons pas vu de villageois. Des galets peints et éparpillés dans tout le village amène une touche artistique bon enfant. Probablement que le week-end la galerie doit être accessible mais pas aujourd’hui.
Plus vous grimpez, plus la pente vous offre une magnifique vue dégagée du village et sur la mer entourée des montagnes. On aperçoit notamment les cultures de perles probablement, la région étant célèbre pour cela. Le soleil met en lumière le paysage fort apaisant.
On passe devant le four rénové où les femmes de l’époque cuisinaient en attendant les hommes du village qui vivait à l’époque principalement de la pêche.
En redescendant, on passe devant le cimetière entretenu. Une dame japonaise est venue se recueillir devant la tombe de son père.
Quant au port, le calme règne mais la transparence de l’eau laisse entrevoir la présence de nombreux poissons dont certains d’un bleu électrique vif.
Ce village est fort paisible et nous a offert encore un autre visage du Japon et de Shikoku.
La suite de notre escapade nous conduit à emprunter une route très étroite, grimpante et sous un tunnel d’arbres d’où l’on aperçoit et on entend des singes sautant de branche en branche. On y voit aussi une sorte de ragondin. La route à flanc de mer est sauvage et la nature s’y exprime avec force, la faune et la flore s’y expriment en toute liberté. Branches et cailloux sur la route. Il faut rouler prudemment.
Tout en haut, on se gare sur le beau parking du Cap Koumo. Seule une voiture s’y trouve.
A peine descendus de la voiture, on respire le grand air et on y ressent un sentiment de liberté. Le cap Koumo est situé au cœur du parc national d'Ashizuri. On emprunte le chemin de balade qui descend progressivement pour nous offrir une splendide vue sur ses falaises de 80 à 100 mètres de haut, façonnées par l'océan et le vent. La nature y est grande ici. Nous croisons une grand-mère et son petit-fils japonais qui repartent. On a le lieu pour nous seuls. Et visiblement les serpents aussi. En remontant, Mr, s’est figé en apercevant un très long serpent épais qui s’est lui aussi figé avant de se faufiler. On a aussi profiter du spectacle des aigles survolant le cap. Une pause nature vivifiante.
| | | À: Nathalie971 · 23 octobre 2025 à 14:23 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 32 de 56 · Page 2 de 3 · 557 affichages · Partager Suite Jour 8- Départ de Shimanto vers Uwajima
Il est temps de reprendre la direction d’ Uwajima. Sortir du cap Koumo est agréable car nous prenons l’autre partie de la péninsule en descente cette fois. Nous guettons les singes en liberté. Nous traversons des villages en bord de mer où la vie s’écoule doucement. C’est un visage sans fard qui donne la sensation d’être au bout du monde. Le besoin de faire une pause nous conduit à nous arrêter sur un parking au bout d’un village. Et le hasard fait que nous découvrons un joli lieu, le petit mais très mignon sanctuaire Mishima au village de Tsushimacho Harigi. Ce dernier est tout de blanc et non couleur bois comme habituellement. Il est posé là en bord de mer à côté de ce village portuaire. On ne résiste pas à une petite balade au port. L’eau est là encore absolument transparente et remplie de poissons colorés. Ses bateaux et ses bâtiments reliés par des ponts à la mer offre vraiment une photo pittoresque du Japon. Des aigles surplombent le village. C’est si paisible. On a le heureux plaisir de croiser un homme avec qui la conversation s’engage; étonné de la présence d’étrangers ici et se demandant ce qu’on fait. Il se trouve qu’il est cultivateur de perles dans cette baie. Il y travaille avec sa femme, sa belle-mère et deux autres personnes. On apprend ainsi qu’il faut un an pour obtenir une perle beige et deux ans pour une perle qui brille et donc vaut plus chère. Il ne travaille pas en janvier et février car il fait trop froid. On est rejoint dans la conversation par un autre homme du village venu promener son chien, un chiba âgé de 8 ans. Il nous présente à lui et lui explique qui nous sommes. On discute tous les 4. Ils nous questionnent sur nos voyages au Japon et ils se rendent compte que l’on connaît « mieux » la géographie du Japon qu’eux ces derniers voyageant peu. Le cultivateur a néanmoins déjà voyagé à l’étranger. Pour sa lune de miel, il est allé à Cancun au Mexique mais il a aussi visité les États-Unis. Il s’est rendu à Los Angeles et Las Vegas. Quant au Monsieur avec le chien, nous partageons la connaissance de l’île de Miyako en préfecture d’Okinawa.
On a discuté un moment avant de se laisser. On profite du coucher de soleil se reflétant dans l’eau et offrant une vue magnifiquement romantique.
Sur cet interlude à mi-parcours, nous roulons enfin une dernière heure jusqu’à notre hôtel, le moins cher du séjour. C’est une excellente surprise qui nous attend. A moins de 50 euros, et d’après les photos vues, on avait quelques appréhensions mais c’est bien mieux qu’imaginé en termes de rapport qualité prix. D’abord, on a une place de parking réservé juste devant l’hôtel. Et c’est du sérieux. Un plot orange et rayé blanc avec notre nom écrit dessus se trouve sur notre place. A chaque fois que nous nous y garerons, un salarié se précipitera dehors pour nous l’enlever de la place afin qu’on n’ait pas à descendre de la voiture mais aussi pour nous guider dans notre créneau et remettre le plot quand on part. C’est une sacrée qualité de service !
La chambre n’est évidemment pas luxueuse mais elle est moins petit qu’imaginée. De plus, des boissons à volonté sont accessibles 24h sur 24, du jus de fruit frais et pressé pour le goûter et des sels de bains en libre service, ainsi que tout le matériel habituel (rasoir, coton tige etc) à disposition.
On est arrivés tard donc après avoir pris possession de notre chambre, on part rapidement à la recherche d’un restaurant. Comme déjà évoqué, vu l’heure, il faut se dépêcher. De plus, on est dans une petite ville donc c’est plus calme.
On est devant un restaurant mais on a du mal à identifier quel type de restaurant c’est. On sollicite alors un jeune homme passant par là sans imaginer que cela nous conduirait encore à une jolie rencontre. On lui demande un restaurant qui soit ouvert à cette heure-ci mais en plus qui soit bon. Comme à chaque fois, à cette question, il réfléchit sérieusement puis nous donne un nom. N’ayant pas internet, il finit par décider de nous y conduire car beaucoup plus simple. Il nous faut marcher environ 10 minutes. Il nous emmène au meilleur izakaya pour lui. Sur le trajet, on discute un peu. Il a 18 ans et est étudiant. L’izakaya se trouve prés d’un canal dans des rues peu visibles et au 2ème étage d’un immeuble. Il monte avec nous pour nous présenter et expliquer notre venue. On est sur le palier du restaurant, la porte est entrouverte, et le jeune homme explique alors qu’on est français et qu’on cherchait un restaurant ouvert et bon ce qui l’a amené à nous conduire ici car selon lui c’est le meilleur izakaya. L’équipe est surprise de la présence de français et très touché que le jeune homme ait pensé à leur restaurant. L’équipe nous fait un accueil très chaleureux car nous sommes leurs premiers français. Quant au jeune homme, pour le remercier de nous avoir amenés à leur restaurant, est invité par le patron à manger gratuitement. Le jeune homme est installé au comptoir tandis que nous, on nous met à une table de 4. C’est tout petit, il n’y a que 2 tables, 2 salles privées et un bar. L’ambiance est familiale et très bon enfant. On y ressentira beaucoup d’amour. On reçoit un accueille fabuleux. Le patron, Yuki, vient nous expliquer les plats, nous offre une bouteille se Saké, discute avec nous, raconte à ses clients habitués que l’on est « ses meilleurs amis », bref la soirée se déroule dans une ambiance joyeuse et en plus la nourriture est bonne. L’équipe se lance des blagues et on rigole aussi avec eux. La spécialité de l’izakaya, c’est du poulet. On goûte par exemple une tomate cerise entourée par de la peau de poulet, frit. On y mange aussi des sashimis d’un poisson, Kibinago, que l’on avait découvert et particulièrement apprécie lors du dernier voyage. Le jeune étudiant mangera avec bon appétit (omurice, ramen, karaage).
Quand l’activité du restaurant diminue, Yuka san, la femme du patron, vient nous parler. On discutera avec elle pendant une bonne heure au moins en japonais et parfois avec le traducteur vocal. Elle et son mari louent le restaurant. Ils sont mariés depuis 20 ans mais n’ont jamais été en lune de miel car trop occupés. Son rêve serait d’aller en France mais cela coûte cher et cela nécessite des congés.
Elle est allée en Corée, à Hawai, à Tokyo et Osaka car leur fils de 21 ans réside dans cette dernière ville.
Yuka est si joyeuse. Elle semble avoir l’innocence et la joie d’une enfant de 8 ans, et c’est rafraîchissant. Elle est très heureuse d’accueillir des Touristes français. Ils ont eu peut être 3 ou 4 fois des américains seulement. Elle nous donne des conseils de visite.
La nuit est bien avancée et il est temps pour nous de rentrer dormir après cette très chouette journée. | | | À: Nathalie971 · 3 novembre 2025 à 20:16 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 33 de 56 · Page 2 de 3 · 456 affichages · Partager Jour 9 – Uwajima
Après ma longue tirade, je vais faire court pour le récit de ce jour. Aussi car la journée sera plus calme. On a veillé tard la nuit dernière alors Morphée nous remet d’aplomb ce matin. Au réveil, on prend notre temps et ça fait aussi du bien dans un road trip de parfois ralentir. En conséquence, une seule activité aujourd’hui mais non des moindre. Nous découvrons le grand et splendide jardin Nanrakuen. C’est le plus grand jardin de Shikoku.
Les entrées dans les jardins sont peu onéreuses au Japon mais celle-ci défie toute concurrence. 160 yens l’entrée par personne adulte, soit l’équivalent d’un euro. C’est la première bonne surprise.
Juste après l’entrée (et sortie), plusieurs stands de nourriture locale sont présents comme un mini marché. Se trouve aussi la boutique du jardin avec de nombreux produits locaux. Il est possible d’y prendre une glace et de se poser prés des baies vitrées offrant une vue dégagée sur une partie du jardin.
Après y avoir fait un tour, on commence la balade florale. Il y a quelques touristes japonais. Le lieu est calme et regorge de lieux divers : deux étangs, des allées fleuries, à cette saison beaucoup d’iris, un coin cascade en forêt, plusieurs ponts rouges. Et chacun de ces lieux peuvent être vus de divers endroits offrant ainsi une perception différente selon le lieu où l’on se trouve. Il regorge d’espaces où l’on peut s’asseoir voir s’affranchir un peu de la chaleur. Il est aussi possible de faire de la barque. Pour cette activité, elle est sans surveillance. Il y a juste quelques barques à quai, on met il me semble 100 ou 200 yens dans une boîte libre et on rame sur l’eau. On peut acheter de la même façon de la nourriture pour les canards si on le souhaite.
--S’y promener est terriblement bucolique malgré la moiteur qui étouffe sous le ciel gris qui accompagne toute la journée.
--S’y promener est une invitation à la contemplation.
--S’y promener est une ode aux jardins japonais et je m’étonne qu’il ne soit pas davantage mis en avant sur un plan touristique. Il fait partie des plus beaux jardins nippons que j’ai pu voir jusqu’à présent.
Ce soir il y a une illumination prévue au jardin mais cela ne commence qu’à 19 heures. Le tarif de l’entrée n’est pas augmenté même avec cet événement. On aurait su, nous y serions venus plus tard pour le voir de jour et de nuit. Malgré tout, la visite de jour fût un enchantement. On y passé plusieurs heures.
Nous avons repris la voiture pour nous rendre à un café en bord de mer. Nous traversons ainsi des villages côtiers où la vie quotidienne semble s’égrener paisiblement comme avec ce groupe de mamies assises en bord de route à discuter, les pêcheurs à la ligne de tous âges à attendre que le poisson morde, ou encore ces joggeurs faisant leur course habituelle.
On observe aussi de nombreuses personnes promenant des chiens notamment des labradors. Je le souligne car il y a peu de chiens au Japon d’une manière générale et la plupart du temps ce sont des petits chiens. Mais ici à Shikoku, il y a d’une part beaucoup plus de personnes avec des chiens, et ces chiens sont souvent des gabaris plus gros. J’associe, peut-être à tort ou à raison, que l’environnement très nature donnant une sensation d’espace, favorise la possibilité de s’occuper d’un chien. Je n’en sais rien mais l’observation de ce fait est bien là.
Après avoir longé la mer un petit moment, le gps indique que nous sommes arrivés mais il n’y a rien, juste la mer, un jeune homme qui pêche et une route étroite. Je descends de la voiture pour demander au jeune homme. Il ne connaît pas mais voit un panneau en bas d’une route écrit en Kanji et me fait comprendre en faisant un signe de croix que cela est fermé aujourd’hui. Je prends en photo le panneau et le traduirai ce soir à l’hôtel avec la wifi. On apprendra qu'il s'agissait d'une fermeture exceptionnelle.
On fait demi-tour et retournons à l’hôtel. Au parking, comme d’habitude, on s’amuse de voir le personnel nous accueillir comme des stars en enlevant ce fameux plot à notre nom et le remettre quand on repart à nouveau. On a repéré un izakaya que l’on souhaite tester. Bien que non loin, on décide d’y aller en voiture. On se gare à un parking mais rien n’indique qu’il s’agisse bien celui du restaurant. Une jeune femme nous accueille au restaurant et nous fait comprendre qu’évidemment ce n’est pas le bon parking. Elle peine à nous expliquer où se trouve leurs places de parking qu’on ne trouve pas après avoir repris la voiture. On ne voudrait pas être à nouveau confrontés à un blocage de voiture sur un parking comme ce fut le cas à 2 autres reprises lors d’autres voyages. Alors, on retourne déposer la voiture à l’hôtel pour retourner à pied à l’izakaya qui n’est pas trop loin à pied.
Au restaurant, nous sommes installés dans une salle privée traditionnelle, on s’assoit au sol. Qui à hauteur d’homme semble haut et Monsieur qui a mal estimé la distance entre son fessier et le sol, manque de faire tomber la cloison qui nous sépare d’une autre salle privée. Sa chute et son bruit retentissant a fait paniquer les personnes installées dans cette autre salle privée. De plus, le bruit de la chute cumulée au bruit de sursaut des japonais de la salle, a attiré tous les regards vers nous l’espace de 5 longues minutes. Par chance, la cloison n’était pas cassée mais juste déplacée. Un serveur la remet et la vie reprend son cours dans le restaurant.
Ici aussi pas de menu avec photos. Le personnel, ne parlant que japonais, est gêné par la présence d’étrangers à servir. Ils sont hésitants mais se lancent et malgré un temps de communication plus complexe, nous parvenons à commander de quoi nous sustenter. Au menu, du karaage (poulet frit), de la langue de bœuf, de l’oeuf, des onigiris, brochettes de bœuf et des gyozas. C’est bon.
L’izakaya est plein et les discussions sont à bâtons rompus.
| | | À: Nathalie971 · 2 décembre 2025 à 21:23 · Modifié le 2 déc. 2025 à 21:58 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 34 de 56 · Page 2 de 3 · 322 affichages · Partager Jour 9 - Yusuhara
Après quelques temps d'arrêt, je poursuis le récit du voyage. Merci pour votre patience.
Ce matin comme d’autres ne fera pas exception, nous allons à la Mecque, le konbini 7 eleven afin d'y trouver de quoi nous sustenter pour le petit-déjeuner. Nous sommes devenus des adeptes du smoothie frais et peu cher en plus des incontournables poulet frit même si pour ma part, je lui suis parfois infidéle en prenant un curry pan (du pain chaud fourré au curry) dont le goût épicé et relevé m’est agréable.
Nous entamons ensuite notre pèlerinage routier. Nous désirons faire une halte à la cascade Ayukaeri mais semble-t-il que les cascades de Shikoku soient plus difficiles à trouver. Ces dernières nous font tourner en rond et en bourrique. Avoir internet à ce moment-là et les autres fois, nous aurait été probablement utile. Du coup, c’est penauds que nous reprenons la route. Et tandis que nous roulons à travers cette campagne japonaise si paisible alternant des paysages de montagne avec ceux de rizières, de villages plus ou moins grands et plus ou moins animés, une tête familière nous apparaît furtivement. Nous saurons que nous n’aurons pas rêvé quand nous la retrouverons un peu plus loin sur la route. Il s’agit de Mamoru-kun, le policier emblématique de Miyakojima (Okinawa). Un policier toujours souriant, résistant aux typhons et ne prenant aucun jour de congé pour alerter les habitants de l’île des dangers de la route. Visiblement Shikoku a cloné Mamoru-kun et cela nous donne le sourire de l’apercevoir ici en terres inconnues. Quel aventurier !
Mais où allons nous aujourd’hui ? Eh bien, nous retournons en préfecture de Kochi pour quelques heures. C’est une destination choisie pour son attrait architectural. Il s’agit de la petite ville de montagne nommée Yusuhara au nord-ouest de la préfecture de Kochi. Elle a la particularité d’avoir déclenché le style (matériaux locaux, insertion dans l’environnement et être dans un espace comme à la maison) du célèbre architecte nippon Kengo KUMA lorsqu’il rendit visite à un ami en 1992. C’est pourquoi cette petite ville d’à peine 3 000 âmes possèdent six bâtiments architecturaux de cet artiste. Nous commençons par visiter la superbe et impressionnante bibliothèque. Vu de l’extérieur le bâtiment a du style et invite à rentrer sans effrayer.
Il faut se déchausser pour la découvrir chaussettes au pied. La visite démarre par l’espace buvette, quelques tables rondes où picorer tranquillement avec un livre. Je m’avance encore et entrevoie un peu plus l’espace principal. C’est à la fois calme et vivant. Des gamins se déplacent dans l’espace, un fond sonore émane d’une télévision dans l’espace salon. Des premières étagères se découvrent également. L’espace pour les jeunes enfants est en contrebas, fait d’étagères tout en bois, d’un recoin décalé où jouer et lire un livre. Et incroyable, il y a même une nurserie où les mamans peuvent venir réchauffer du lait ou autre, ou faire une toilette à bébé. Dans cet espace, un monsieur, notamment, est en train de dessiner des personnages d’après des livres. A son initiative, nous discutons un peu puis je le laisse et reprend la visite de cette bibliothèque très apaisante et chaleureuse.
Quand vous vous trouvez dans l’espace principal, vous percevez la luminosité douce qui rentre par toutes les baies vitrées qui délimitent le bâtiment mais aussi un piano à queue, ainsi que cette sensation d’espace et de hauteur crée par les stalactites de bois, et les divers escaliers qui mènent à d’autres espaces, le rayon adulte et adolescent, mais aussi plusieurs salles feutrées très cocooning. Les adolescents ont également des recoins au rez-de-chaussée pour faire de l’escalade ou simplement un espace pour se détendre avec les copains.
Le lieu est splendide et le déplacement en valait la chandelle. En plus, je repars encore avec un cadeau. Le jeune dessinateur avec qui j'ai discuté un peu avant, m’a couru après dans la bibliothèque pour m’offrir deux de ses dessins. Ce sont des personnages de livre.
Des livres, des mangas, des magazines....
Je me serais bien volontiers installée pour l’après-midi à lire tantôt sur l’escalier majestueux, tantôt dans le canapé du salon, tantôt dans une des salles privées mais la découverte de Yusuhara nous attend et cette immersion fût déjà bien agréable. Un tel lieu ne peut que donner envie de lire des livres.
Nous poursuivons ensuite en nous rendant au sanctuaire Mishima. Ce dernier est accessible via le pont Miyuki qui enjambe la rivière de la ville. Au bout du pont, le sanctuaire se déploie au cœur d’une forêt, en atteste la présence d'un sapin âgé de plus de 400 ans.
Puis nous empruntons ce qui était appelé la route de dappan car Ryoma Sakamoto et sa troupe de samouraïs (acteurs principaux dans le renversement du shogunat Togukawa) l’empruntait régulièrement. Ce chemin mène aux tombeaux des samouraïs et à une maison traditionnelle, tout en offrant une vue panoramique sur la ville.
| | | À: Nathalie971 · 2 décembre 2025 à 21:42 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 35 de 56 · Page 2 de 3 · 321 affichages · Partager Après avoir fait demi-tour pour regagner la ville, nous voici flânant dans sa rue principale où peu d'âmes se promène. Il y a bien quelques boutiques mais rares; et beaucoup sont fermées lors de notre passage. Un café proposant du café en grain et préparé sur place est ouvert.
Des personnages nous accompagnent tout au long de la rue.
Nous découvrons un autre des bâtiments architecturaux, le marché, Machi no eki. Ce bâtiment est fait de toit de chaume. A l'intérieur, on y trouve des produits locaux alimentaires ou non.
Viande de gibier
On a poursuivi la balade par les rues du bas, rejoignant ainsi à nouveau la rivière et un autre pont
On file vers les statues de bronze des samouraï non loin d’un cimetière et d’un potager. Sur le chemin, on a croisé un papi très âgé ramassant ses patates douces assis depuis une chaise, scène de vie d'un village tranquille.
Les statues de samouraïs ont fières allure de part leur grandeur mais aussi de part leur mise en scène dynamique.
Nous regagnons le centre-ville en empruntant les ruelles où s’alignent des maisons.
Image attachée: | | | À: Nathalie971 · 2 décembre 2025 à 22:14 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 36 de 56 · Page 2 de 3 · 318 affichages · Partager La balade se poursuivra avec la visite d’une maison ancienne au toit de chaume.
On avait ensuite prévu d’aller sur la route panoramique menant à shikoku karst mais le ciel n’est pas dégagé. On préfère ne pas s'engager sur une route montagneuse si la visibilité est réduite pour profiter au mieux de la balade. On choisit donc d’arrêter notre visite du coin et de regagner Uwajima. Nous voulons aller au café d’hier. Nous reprenons donc la route en sens inverse. Avant d’aller au café, nous nous arrêtons à un sanctuaire très particulier d’ Uwajima: Le sanctuaire Taga où l’on prie pour la longévité de sa santé et la fertilité notamment raison pour laquelle on trouve des objets évoquant ce dernier point.
On a rejoint ce sanctuaire depuis l’hôtel où l’on a laissé la voiture au parking. On a marché 10 minutes environ. On a traversé un quartier résidentiel et longé une rivière. L’enfant d’une fleuriste nous apercevant semblait intrigués par notre présence.
Nous sommes ensuite retournés au café qui était fermé hier mais qui cette fois était bien ouvert. Un panneau indiquait en bas d'une côte de laisser la voiture en bas car il n'y a que deux places de parking et uniquement pour les personnes qui ont réservées.
On est donc monté à pied pour gagner le restaurant en surplomb de la mer même si au final nous aurions pu nous garer car il n’y avait aucun client.
Le restaurant /café c’est comme si l’on rentre dans une maison au style japonais, anglais et irlandais mélangés. La dame qui nous ouvre est étonnée de nous voir mais nous accueille malgré tout après quelques minutes de décontenancement à la vue d’étrangers.
Il faut commander avant de s’installer. Quelques barrières liées à la compréhension mutuelle et au fait que certains produits ne sont pas disponibles à cette heure, mais la commande se passe et on monte à l’étage (pas d’autre option) s’installer. C’est petit et au style atypique mais charmant.
On a le choix vu qu’il n’y a aucun client. Il y a un espace famille fait de canapés et d’une télévision comme si L’on était chez soi à la maison.
Il y a aussi la possibilité de se mettre au niveau de l’espace bar mais qui donne sur la mer. Nous choisissons plutôt l’espace véranda avec deux fauteuils faisant face à la mer. La vue à travers la vitre est très zen et ce, malgré un ciel des plus gris. La végétation est au pied du bâtiment alors on voit défilé à travers la vitre tout un tas d’insectes et d’oiseaux.
La dame nous apporte nos boissons fraîches et colorées ainsi que nos douceurs sucrées, une sorte de tiramisu au macha, fondant et doux.
Tout est parfait ou presque, la climatisation à fond qui fait que tu as froid alors qu’il fait chaud mais la vue et les douceurs compensent ce point de détail.
Le sucré ouvrant l’appétit, de retour à l’hôtel, on prend le temps de chercher un restaurant pour ce soir puis on part à sa recherche à pied. On a opté pour un maître sushis.
En ouvrant la porte, c’est une plongée dans le passé, l’ère Showa, à l’image du papi sushi qui nous accueille sans chichi et nous invite à nous asseoir. Papy sushi est un maître dans son œuvre comme l’attestera sa dextérité à la découpe du poisson, la vitesse de service, la concentration extrême à chaque tâche, et la qualité des mets proposés (poisson/ algue, omelette). La conversation n’est pas vraiment au rendez-vous au départ car très concentré et probablement n’osant pas parler à des étrangers vu son âge. Papy est secondé par sa femme et sa fille majeure. Honnêtement cette famille semblait abîmée par le travail à la vue de leur état physique : la mère était courbée, la fille paraissait dépressive et chaque mouvement engendrait une grimace. Papy devait souvent intervenir pour les aider. Par exemple, la fille était très lente, absente et peinait à répondre correctement au téléphone. Je ne sais pas quel âge avait papy mais je parierai facilement sur plus de 80 ans. Les voir trimer jusqu’à ne plus en pouvoir m’a fait de la peine et je me suis demandée pour quelles raisons continuaient ils à travailler ainsi ? Pour subvenir à leurs besoins ? Parce que travailler c’est tout ? Ou une autre raison ?
Peut-être 15-20 minutes après nous, un couple entrait dans le restaurant. Un peu surpris de nous voir, ils s’avancent malgré tout et s’installent à ma gauche. Le comptoir comprend 6 places. Nous étions donc 4. On avait commandé un omakase, c’est plus simple quand on ne connaît pas les poissons. Mais aussi car j’aime l’idée de se laisser guider par la suggestion du chef. En plus, papy parlait très vite et dans un masque, le comprendre était vraiment difficile.
On peut néanmoins préciser certains points pour l’omakase. Dans ce cas-là, on a indiqué ne pas vouloir de sèches par exemple.
On déguste nos sushis pendant que le couple d’à côté commande également. Les voyant commandait un onigiri, je me souviens avoir vu que c’était une des spécialités du restaurant, alors je commande la même chose en montrant leur plat mais papy ne nous comprend pas. Le mari du couple nous vient alors en aide et c’est le début d’une longue conversation et d’éclats de rire nombreux.
Il nous a conseillé la soupe miso et effectivement cette dernière était délicieuse, une des meilleures mangées jusqu’à présent un goût de poisson puissant mais pas écœurant. On a aussi demandé comme le couple des makis à la prune et au shiso. Intéressant. On a également dégusté un sushi de poisson Hajzi (pas sûre de l’écriture), un poisson blanc à la peau grise avec une texture ferme et fondante.
Quant au couple, le monsieur est un ancien chef cuisinier de restaurant de fugu. Il a fermé son restaurant cette année au mois de février. C’est bien dommage car nous serions volontiers aller manger chez lui, il nous a montré des photos de plats qu’il a cuisiné et c’était très appétissant.
Il nous a demandé comment on a trouvé ce restaurant perdu dans une rue très peu éclairée car c’est un restaurant excellent selon lui. Il explique à papy sushi qu’on l’a trouvé grâce à internet. Grâce à ces échanges avec le couple, papy sushi s’est détendu, plus en connexion avec nous, non sans garder sa posture et sa concentration extrême. L’ambiance a basculé en quelques minutes, comme quoi il faut peu de choses pour faire fondre les barrières et partager de bons moments.
On a même osé taquiner le chef de fugu sur une richesse supposée liée au fugu sans que cela jette un froid. Il a bien compris notre esprit blagueur! Monsieur a une porsche, connaît des ambassadeurs de certains pays ( Estonie), a un bateau. Je précise que tout cela n‘indique pas forcément le niveau de vie des personnes mais plutôt les éléments sur lesquels on l’a taquiné. Le couple a aussi voyagé en Europe notamment en Italie, et en France et en bon cuisinier, Mr aime le Chianti et le vin bourguignon.
Une autre personne s’est installée au comptoir à côté de mon acolyte cette fois et là aussi, Mr a engagé une conversation. La soirée se poursuit ainsi entre papotage et dégustation de mets succulents. Une mention spéciale à la qualité de l’algue nori, qui était douce et tendre.
Puis toutes les bonnes choses ont une fin mais le couple souhaite une photo. Monsieur demande à papy de prendre une photo de nous en lui tendant son téléphone. C’était trop drôle, papy ne semblait même pas connaître l’objet et appelle sa femme à la rescousse qui n’y connaît pas plus car ici on est toujours dans le passé. Finalement, après 10 minutes à expliquer comment prendre une photo, la photo souvenir est faite et l’heure des aurevoirs a sonné. Le couple nous dit s’être bien amusés et bonnes vacances. Nous voilà à nouveau seuls avec papy, et son épouse, la fille est retournée s’allonger dés qu’elle a pu. Papy ose même plus librement maintenant nous demander si l’on a bien mangé. On le rassure et un grand sourire s’affiche sur son visage. Bref un excellent moment gustatif et de partage.
En plus, on a payé peu cher pour un restaurant de sushi surtout vu la qualité et quantité dégusté, moins de 13 000 yens à 2 soit environ 40 euros/ personne.
Fin de la soirée en rentrant à l’hôtel sous une fine pluie. | | | À: Nathalie971 · 23 décembre 2025 à 1:09 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 37 de 56 · Page 2 de 3 · 272 affichages · Partager Jour 10 - D'Uwajima à Matsuyama
Il est temps pour nous de quitter la ville d' Uwajima. La pluie nous accompagne ce matin.
On part visiter le château de la ville. On tourne un peu pour trouver l'entrée et le parking mais les personnes à la station essence nous indique le chemin pour y aller. Il bloque la route pour nous laisser faire demi-tour et quitter tranquillement la station essence.
Deux minutes après, on se gare au parking, payant.
Il faut grimper à travers un parc en suivant des chemins tantôt de pierres tantôt de terre trempée en évitant de glisser ou de marcher dans les flaques d'eau. Malgré la pluie qui s'intensifie petit à petit, l'atmosphère est paisible et agréable. Le chemin est vert et vous déconnecte de la ville. Après peut-être 20 minutes de montée, le château se dévoile enfin sous nos yeux. Il trône sur une place boisée surplombant une baie et la ville. L'entrée du château est payante aussi, 400 yens par personne.
Le château n'est guère grand mais il fait partie des 12 derniers châteaux du pays à posséder son donjon d'origine. Le château a été construit en 1601. Comme à Kochi, il faut monter des marches hautes et abruptes pour gagner les étages supérieurs. On crapahute en chaussettes en s'agrippant avec les mains pour monter ces marches. Le contact et l'odeur du bois est agréable.
Dans le château, des tenues de samouraï sont exposées mais aussi de magnifiques dessins modernes de samouraïs notamment.
Il est possible d'avoir une vue sur la ville et la mer. Eh oui Uwajima est une ville portuaire nichée entre les collines et la mer. Toutefois, aujourd'hui le ciel est encombré et on ne voit pas grand chose en raison du ciel brumeux.
Bien que la visite soit courte, elle est malgré tout sympathique. Et en plus, il n'y a que 3 autres visiteurs japonais donc on a pu profiter du lieu en toute tranquillité.
Toujours sous une pluie qui s'installe, on redescend jusqu'à la voiture pour entamer notre route vers notre prochaine destination, la ville de Matsuyama. Le GPS indiquait 2 heures de route environ.
On traverse des banlieues japonaises quand une devanture d'un restaurant attire notre attention. Nous nous arrêtons.
Nous découvrons un restaurant moderne et un comptoir trés attirant d'où l'on peut voir les cuisiniers préparer de trés beaux morceaux de porc pour cuisinier du katsudon (porc pané + oeufs).
Nous y dégustons un katsudon trés généreux, délicieusement gourmand et tendre avec du bon wasabi et de la moutarde japonaise (hatarashi), le tout accompagné d'un soda alcoolisé à la prune original et bon.
Compte-rendu de la taille du plat, nous ne pouvons tout finir. Le restaurant a tout prévu et nous fournit un récipient en plastique avec élastique et baguettes pour que l'on puisse mettre soi même ses restes et partir avec.
Nous n'avions pas vraiment fait attention à l'heure en rentrant dans le restaurant mais quand on voit une des serveuses retourner le panneau ouvert pour indiquer que le restaurant est fermé, on comprend que le restaurant ferme, (malin mon cher watson). On s'excuse et on se presse mais le personnel souriant, nous dit de prendre notre temps. Nous avons encore de la route et on ne va pas prendre trop de temps de leur pause donc on finit rapidement, on paie et on s'en va. Une excellente adresse.
Quelques minutes plus tard, nous nous arrêtons à nouveau dans un konbini cette fois pour investir dans l'achat d'un parapluie transparent car nous avons prévu une halte avant de gagner Matsuyama. | | | À: Nathalie971 · 28 décembre 2025 à 14:55 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 38 de 56 · Page 2 de 3 · 241 affichages · Partager Suite Jour 10 - En passant par Ozu, d'Uwajima à Matsuyama
Plusieurs kilomètres plus loin, nous nous garons sur un parking. A notre grand regret, la pluie est toujours là et il paraît évident qu'elle ne semble pas vouloir faire de pause. Malgré la pluie, nous décidons d'essayer de visiter la vile d'Ozu en préfecture d'Ehime.
Vêtus d'un k-way et accompagné de notre parapluie transparent, nous avançons à travers les ruelles mignonnes mais vides vers la villa Garyu Sanso. Devant, nous croisons quelques touristes coréens qui repartent à vélo. Cette maison de style traditionnelle est au bord de la rivière Hiji.
Dés l'extérieur, on peut constater que la bâtisse a fière allure. Le bois et la couleur jaune de certains murs lui donnent du style.
La visite de la villa est payante. De mémoire, l'entrée était à 500 yens il me semble. Mais attention, par contre, pas question de vous y balader avec des vêtements mouillés dont l'eau coulerait à l'intérieur donc il faut laisser les parapluies à l'entrée ainsi que ranger Kway ou tout autre vêtement mouillé en plus de se déchausser comme à l'accoutumée.
Cette bâtisse aurait été construite par un riche marchand du nom de Torajiro Kawauchi. Il aurait mis des années (10) entre sa conception et sa construction finalisée en 1907. La maison est en toit de chaume et a une décoration japonaise traditionnelle.
Ce qui m'a particulièrement marqué c'est le fait qu'on a sans cesse le sentiment d'être à la fois dehors et dedans, l'intérieur et l'extérieur pouvant s'apprécier et s'observer simultanément. La terrasse longeant les pièces qui donnent sur le jardin est particulièrement agréable. On a envie de s'y assoir les jambes ballottant dans le vie et de contempler le coquet jardin. La pluie qui tombe depuis le toit donne une atmosphère paisible. On aperçoit aussi depuis la terrasse la rivière en contrebas.
On se balade aussi à travers le jardin qui mène au bout à un ancien salon de thé surplombant la rivière.
Cette villa est une bulle du Japon ancien. La visite prend fin lorsque vous devez vous accroupir pour passer sous la demi porte de sortie de la bâtisse. Bien que la visite soit courte, elle est néanmoins fort sympathique. | | | À: Nathalie971 · 28 décembre 2025 à 15:02 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 39 de 56 · Page 2 de 3 · 240 affichages · Partager La pluie en continue et le vent qui soulève le parapluie nous amène à revoir nos plans. Nous voulions davantage profiter de la ville d'Ozu mais la météo rend la visite à pied pénible et peu agréable. Aussi, après avoir malgré tout marcher à travers quelques ruelles, nous décidons de nous arrêter là et de reprendre la route vers Matsuyama, même si la ville d'Ozu présente bien d'autres centres d'intérêts. Cette ville mérite au moins une journée pleine. Pour ceux que cela intéresserait, je vous partage
d'un couple de youtubeurs japonais qui y flâne et dévoile une jolie ville qui mérite largement le détour, enfin selon moi bien évidemment. (traduction en français possible).
Sur la route, nous traversons des villes de plus en plus urbaines et densifiées. On aperçoit un mall où l'on s'arrête pour trouver de quoi picorer ce soir afin de nous éviter à ressortir sous cette pluie. Le centre commercial est grand et il y a pléthores de parking. On s'y balade un peu avant de remplir un panier de victuailles et denrées utiles pour ce soir et les prochains jours. La proposition alimentaire est conséquente avec des propositions intéressantes.
Ces courses réalisées, on se relaie pour aller aux toilettes et garder le sac de courses. Pendant que j'étais aux toilettes, Monsieur a été interpelé par 2 jeunes hommes étonnés et curieux de voir un étranger dans ce centre commercial. Il a échangé quelques mots avec eux sur les questions habituelles d'où l'on vient, où on va et ce que l'on a déjà visité etc.
Nous finissons ensuite la route jusqu'à Matsuyama dans la nuit noire éclairée par les feux des voitures et des feux tricolores. Dans la ville, nous ressentons à travers les vitres de la voiture, l'énergie d'une ville active et urbaine, bien plus que Kochi. Mais Matsuyama est la plus grande ville de Shikoku donc ceci est bien normal.
Nous séjournons pour les prochaines nuits dans la même chaîne d'hôtel qu'à Kochi à savoir Comfort Hotel Matsuyama. L'hôtel était "peu cher" alors on s'est même octroyé le confort d'une chambre un peu "plus" grande, une chambre lit jumeaux de 21 m² contre une chambre double standard de 15m² pour 30 000 yens pour 3 nuits avec le petit-déjeuner inclus. Avec le cours en juin, cela représentait environ 62 euros la nuit. Il est possible d'avoir accès à un parking proche de m'hôtel à tarif réduit; ce que nous avons fait.
Après avoir pris possession de la chambre plutôt sympathique, nous descendons dans la salle commune où il est possible, comme à Kochi, de se poser et d'y manger jusque 23 heures. Des livres et un micro-ondes sont en accès libre.
| | | À: Nathalie971 · 2 janvier 2026 à 12:48 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 40 de 56 · Page 2 de 3 · 225 affichages · Partager Bonjour Nathalie
et bonne année 2026
Je prends en vol ton carnet, dont j'apprécie (comme tes précédents) le contenu et les photos. Ça fait du bien, en plein spleen japonais.
Nara, je n'avais pas spécialement apprécié, à part le Todai ji; Uji, proche, m'avait davantage plu. Les châteaux de Kochi et Wajima confirment mon impression (erronée?), de déjà vu. Les châteaux de Kanazawa, Himeji et Okayama ont satisfait mon attrait pour ces forteresses.
En tout cas merci de partager avec nous ce périple en terre moins connue. Je sais le travail que représente un carnet. Je suis curieux de lire ton ressenti lors du passage à Tokyo, où j'ai fait une 2ème visite l'année dernière. Je vais mettre dans ma longue liste de to do le carnet de notre circuit en mai 2025 | Carnets similaires sur le Japon: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 668 visiteurs en ligne depuis une heure! |