Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Nathalie971 · 25 août 2025 à 19:35 · 266 photos 56 messages · 9 participants · 2 707 affichages | | | | À: Gedevoyageur · 2 janvier 2026 à 22:43 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 41 de 56 · Page 3 de 3 · 423 affichages · Partager Bonjour Nathalie
et bonne année 2026
Bonjour Gérard,
Merci et Bonne année également!
Je prends en vol ton carnet, dont j'apprécie (comme tes précédents) le contenu et les photos. Ça fait du bien, en plein spleen japonais.
Il me semble que tu étais déjà présent au début du carnet. Merci de revenir. PS: J'ai vérifié et en fiat j'ai confondu avec le précédent carnet à Kyushu je pense.
Spleen du Japon après ton voyage de mai? Ceci dit, nous quitte-il un jour? 
Nara, je n'avais pas spécialement apprécié, à part le Todai ji; Uji, proche, m'avait davantage plu. Les châteaux de Kochi et Wajima confirment mon impression (erronée?), de déjà vu. Les châteaux de Kanazawa, Himeji et Okayama ont satisfait mon attrait pour ces forteresses.
Il y a un château à Nara et Uji?
Je n'ai pas vu les châteaux des villes dont tu parles mais effectivement, ceux que j'ai vus à ce jour ( Kochi, Uwwajima, Yokote, et Matsuyama) se ressemblent. Néanmoins, leur environnement extérieur est souvent agréable et différent. De plus, ils peuvent offrir une belle vue sur la ville. L'intérieur peut aussi être plus ou moins intéressant en termes d'oeuvres exposées.
En tout cas merci de partager avec nous ce périple en terre moins connue. Je sais le travail que représente un carnet. Je vais mettre dans ma longue liste de to do le carnet de notre circuit en mai 2025
C'est vrai que cela prend du temps; raison pour laquelle je ne peux publier régulièrement. Cela reste un souvenir "matériel" du voyage hormis les photos, les achats et évidemment les souvenirs en tête; et surtout un moyen de prolonger le voyage au Japon. Et si cela peut aider des personnes qui cherchent des informations, eh bien tant mieux.
Je serai lectrice de ton carnet lorsque tu auras le temps de partager ton retour de voyage. Où es-tu allé car je me rappelle que tu hésitais avec le Tohoku?
Je suis curieux de lire ton ressenti lors du passage à Tokyo, où j'ai fait une 2ème visite l'année dernière.
3ème visite pour moi cette année à Tokyo, et effectivement ce nouveau passage a été différent des précédents. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Nathalie971 · 3 janvier 2026 à 11:27 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 42 de 56 · Page 3 de 3 · 408 affichages · Partager Merci pour ce carnet qui nous fait découvrir un Japon moins connu. C’est très intéressant et j’envie toutes vos découvertes, notamment culinaires. | | | À: Bluequark · 5 janvier 2026 à 21:47 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 43 de 56 · Page 3 de 3 · 392 affichages · Partager Merci pour ce carnet qui nous fait découvrir un Japon moins connu. C’est très intéressant et j’envie toutes vos découvertes, notamment culinaires.
Bonjour Bluequark,
Merci pour ce mot et de rejoindre le voyage. Manger est un plaisir indissociable de la vie et donc du voyage. Vous trouverez un peu plus de photos de nourriture de ce même carnet ici si cela vous dit.
A bientôt pour la suite. | | | À: Nathalie971 · 5 janvier 2026 à 23:19 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 44 de 56 · Page 3 de 3 · 388 affichages · Partager Jour 11- Tobe
Le réveille sonne. Il peut dehors. Nous nous apprêtons et allons prendre le petit-déjeuner. Il n'est pas tout à fait similaire à celui de Kochi même si nous sommes dans une chaîne d'hôtel. La proposition est un peu moins diversifiée et gustativement moins bonne qu'à Kochi. Nous mangeons mais sans nous régaler. Heureusement reste la valeur sûre: les oeufs brouillés.
Le ciel est noir et la pluie est toujours intense. Se balader dans ces conditions est compromis. Nous optons donc pour nous reposer et profiter de notre chambre un peu. La fatigue nous a emporté dans une sieste. Il faut bien reconnaître que cela n'est pas désagréable. En fin de matinée, la pluie s'est arrêtée bien que le ciel reste gris et chargé. Nous récupérons la voiture. C'est le dernier jour. On doit la rendre ce soir.
Le programme de la journée est d'aller à la ville de Tobe. Elle n'est guère loin, environ 30 minutes à peine. Assez pour que la pluie fasse son grand retour. J'ai repéré un restaurant de Udon qui a l'air sympa. On se précite vers le restaurant depuis le parking sous une pluie battante. Mais le restaurant n'a pas de lumière. Il semble fermé. Pourtant, la porte coulissante s'ouvre quand on la tire. Il ne faut que quelques secondes pour voir débarquer un homme qui s'empresse de nous dire que cela est fermé comme l'absence de lumières l'indiquait. Ok tant pis, on recherche un autre restaurant rapidement sur internet. Un autre restaurant de Udon, l'envie du jour. Le restaurant n'est pas trés loin à moins de 10 minutes. Il se trouve le long de la national. 4-5 commerces sont regroupés au même endroit mais les devantures des magasins sont trés discrets. Le restaurant ne nous saute pas aux yeux car il est en retrait et c'est tout écrit en Kanji.
Un peu hésitant devant le restaurant, un jeune homme arrive et nous confirme que c'est bien un restaurant de Udon. On y entre juste après le Monsieur. Les propriétaires, disent, bonjour au loin. Il faut commander sur une machine sans image. Le jeune homme devant nous commande et nous indique la ligne des udons. Clairement, on commande au hasard. Les prix nous donnent une vague indication. On récupère nos tickets et les donnons à la gérante.
Au final, on mange ramen et tempura. C'est simple mais bon. Nous avions commandé 3 ramens Udon mais on ne nous en avait apporté que 2. Les gérants nous guettaient pendant qu'on mangeait. Elle a compris que nous ne pourrions pas engloutir ce plat supplémentaire. Alors la gérante finit par venir nous voir pour nous apporter une facture et l'argent du 3éme ramen. Les propriétaires auraient pu simplement apporter le plat et le jeter si l'on avait pas tout mangé mais on est au Japon, et on ne vend pas pour vendre. Nous sommes toujours en admiration devant ces gestes simples respirant l'attention et l'honnêteté. Il n'y a pas de soleil dans le ciel mais le coeur est réchauffé par la bienveillance japonaise.
2 gros bols d'udon et 2 assiettes de tempura pour 1 840 yens, soit environ 11 euros. Un restaurant peu cher et bon.
On est venu à Tobe pour y voir de la céramique. La ville est une grosse bourgade de banlieue donc rien de fou. De la céramique, on en voit le long de la national pour décorer le parterre qui sépare les sens de circulation opposé.
On visite le centre de céramique qui est une boutique et un petit musée avec une partie gratuite et une autre payante.
A l'entrée, comme d'autres, nous sommes invités par le personnel à mettre un point pour indiquer de quel pays on vient. C'est l'occasion de constater que nombres d'européens ont déjà pu visiter ce lieu.
On retrouve aussi de la céramique dans les toilettes comme on l'avait bu à Arita, petite ville dans le nord-ouest de Kyushu au sud.
Après la visite, nous poursuivons en suivant à pied un parcours pédestre où on peut observer des traces de céramiques. C'est court, environ 1 kilomètre.
Compte-tenu de la météo, nous décidons de regagner Matsuyama; sachant que l'on rend la voiture vers 18h. Nous voulons nous arrêtons dans un parc qui offrirait un point de vue sur Matsuyama mais on s'est trompés de route. Nous sommes dans des ruelles en côte et à se perdre, y compris le GPS. On fini par atterrir à un temple que l'on visite rapidement.
Il y a de la circulation routière à Matsuyama et il y a des bouchons aux heures de sorties de bureau donc on n'ira pas au parc car il est temps de rapporter la voiture. On trouve sans difficulté l'agence Nissan. Nous n'avons même pas coupé le moteur ni garé la voiture qu'un des agents a accouru à une vitesse éclair pour les formalités de check out. C'est légèrement oppressant et l'agent n'est pas des plus accueillants sans pour autant être désagréable. Ceci dit, pas de perte de temps, la voiture est remise rapidement. Nous n'avons plus qu'à rentrer à pied jusqu'à l'hôtel qui se trouve à 20 minutes à pied. Par chance, il ne pleut plus, enfin pour le moment. | | | À: Nathalie971 · 5 janvier 2026 à 23:28 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 45 de 56 · Page 3 de 3 · 387 affichages · Partager La soirée se déroule trés simplement. On trouve un restaurant au hasard dans la rue. Une envie de changement nous amène à un restaurant italien avec malgré tout des touches nippones tel ce carpaccio de thon qui ressemble à du sashimi épais accompagné de sauce.
On a bien mangé. Nous sommes levés et pendant que j'attends Monsieur partis aux toilettes, je commence à discuter avec le chef cuisinier et propriétaire du restaurant. Il a affiché un peu partout sur les murs du restaurant des photos de Toscane ainsi que certaines où il se trouve. On apprend ainsi qu'il a vécu un an en Toscane où il a appris à cuisinier italien. C'est la famille qui l'a accueilli qui est sur les photos avec lui. A notre départ, le chef et la serveuse nous accompagnent à la porte jusque dehors.
On rentre à pied à travers les rues jusqu'à notre hôtel.
| | | À: Nathalie971 · 8 janvier 2026 à 22:33 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 46 de 56 · Page 3 de 3 · 373 affichages · Partager Jour 12 - Matsuyama
Deuxième réveil à Matsuyama. On va au petit déjeuner un peu plus tard, peu avant 9h mais c'est l'heure du rush et il y a du monde. La salle est moins agréable que celle de l'hôtel à Kochi même si la salle en elle-même est bien. C'est juste que cela semble moins fluide en circulation humaine et que le bruit crée une sorte de brouhaha.
Petit déception, pas d'edaname au menu ce matin. En revanche, il y a du chili con carne. Mr teste mais ne valide pas.
On doit passer à la gare pour prendre des renseignements à l'office du tourisme sur les modalités pour rejoindre l'aéroport demain. Sauf que je n'avais pas identifié qu'il y avait 2 gares dans la ville. L'hôtel est à toute proximité de la gare du centre-ville mais évidemment ce n'est pas la bonne gare. Il nous faut rejoindre l'autre. Après avoir demandé notre chemin à une mamie qui nous a baragouiné, on ne sait quoi, nous a demandé de la suivre pour ensuite nous quitter sans que l'on comprenne vraiment, on gagne la gare par les artères principales en longeant une partie de la rivière entourant le parc au pied du château. Ces dernières sont plutôt calmes pour une grande ville.
La gare est encore en cours de rénovation. La veille gare datant de 1927 est rénovée de façon trés moderne. On voit les anciens rails. Dommage, l'ambiance d'antan devait être sympathique. Le moderne n'est pas déplaisant mais plus aseptisé. Un reportage télévisuel a lieu.
Nous sommes donc allés à l'office de tourisme où nous avons réalisé nos formalités logistiques pour le voyage. On a au passage acheter une carte de transports, une ICOCA valable également à Tokyo. C'est parfait puisque nous n'avons plus la SUICA.
Nous retournons ensuite à pied à l'hôtel pour déposer nos affaires non sans observer les petites boutiques, les passages souterrains disposant d'un emplacement pour faciliter le déplacement des valises, les parkings à vélos, répondre aux "hello" d'adolescents qui se marrent à moitié le disant, ou attendant le passages de trains en plein coeur de la ville de trains.
Délestés de nos achats, nous passons à nouveau à la gare du centre-ville car nous voulons faire un tour au centre commercial et à la roue que l'on a aperçu hier soir. Cette dernière est sur le toit du centre commercial.
Lorsque l'on marche, on aperçoit plutôt bien les bus de la ville grâce à leurs couleurs chatoyantes.
| | | À: Nathalie971 · 8 janvier 2026 à 23:34 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 47 de 56 · Page 3 de 3 · 370 affichages · Partager Puis nous poursuivrons la flânerie dans la ville en traversant une shotengaï avec deux ambiances trés différentes; l'une rétro et l'autre moderne version années 90.
Dans la seconde, la Gintengai, beaucoup d'établissements de divertissements: salle de e-sport, karaoke, salle de jeux.
On s'octroie une pause glace macha dans une petite boutique de thé. On déguste notre glace à l'intérieur du magasin mais il y fait une chaleur forte et il n'y a pas de climatisation. Les vendeurs nous ont offert et servis deux minis tasses de thé que l'on apprécie.
Nos pas nous mènent à un sous-sol alimentaire du Mistukoshi mais qui n'est pas celui de Tokyo. Le soin supermarché rutilant offre néanmoins une trés belle gamme de viande de boeuf qui donne envie, mais aussi de fruits cadeaux.
Nous allons également admirer de l'extérieur l'architecture de la villa bansuiso, une villa à l'architecture française.
Non loin, il y a aussi un musée (Saka no Ue no Kumo Museum) à l'architecture intéressante. Pour les amateurs, il s'agit d'un bâtiment conçu par Tadao Ando.
Ensuite, nous nous dirigeons vers le parc du château avant d'emprunter le chemin menant au château. Le soleil a déjà commencé à descendre.
Image attachée: | | | À: Nathalie971 · 9 janvier 2026 à 0:11 · Modifié le 10 jan. 2026 à 0:01 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 48 de 56 · Page 3 de 3 · 368 affichages · Partager Nous ne nous attendions pas à un chemin qui grimpe à travers une sorte de forêt nous plongeant dans une pénombre. Les marches en pierres sont irrégulières. C'est une petite séance de sport inattendue mais lorsque l'on sort de la forêt pour enfin apercevoir les remparts du château sous un magnifique arc en ciel, on se dit que c'est une jolie récompense. On découvre ensuite une première vue sur la ville. lL vue est dégagée. Seuls quelques joggeurs passent. On aperçoit au loin la fameuse roue sur le centre commercial.
On pénètre ensuite dans l'enceinte des remparts. Le château veille au loin, au bout de la grande esplanade. Cette dernière est un lieu de vie pour les sportifs mais aussi pour les rendez-vous amoureux. La ville de Matsuyama avec la mer au loin se déploie sans fard devant nos yeux. Un joli spectacle aux visages différents avec le coucher de soleil.
Quant au château, son éclairage le met en valeur. Et avec ces oiseaux qui volent en groupe, on est plongé en plein film historique.
Nous profitons de la vue de nuit sur la ville dont ses nombreux bâtiments brillant nous donne un aperçu de sa grandeur.
Le lieu est paisible et vivant à la fois. Nous sommes restés un moment à contempler cette féérie urbaine et historique. Le lieu est éclairé jusqu'à 21 heures. Ceux qui visitent le château en journée, je leur conseille trés vivement de revenir le soir et d'emprunter le chemin par la forêt.
On retrouve les myriades de distributeur automatique pour une boisson bien fraîche.
Pour le retour, nous sommes descendus à pied mais du côté du téléphérique cette fois.
Cela conduit à une rue sympathique où nous trouvons quelques peu après un izakaya pour nous restaurer.
L'ambiance est 100% japonaise. On nous installe à une table d'où l'on profite de l'ambiance animée avec les diverses conservations des clients.
On n'a pas internet comme expliqué et du coup, la serveuse nous donne le téléphone du cuisinier pour que l'on puisse accéder au menu et commander. Le téléphone nous sera laissé sur notre table tout le temps de notre présence sans même qu'il s'en inquiète. J'imagine mal une telle chose possible en France.
Nous mangeons de bonnes brochettes de viande, de l'omelette ou encore de l'ail et une petite salade tomates avocat. On a accompagné notre repas de ces boissons "sour" qui en gros sont composées de sirop et de boisson gazeuse enfin au goût c'est ce que je dirais, pour les versions plus naturelles, vous trouverez ces boissons avec des fruits frais et le goût est sans conteste bien meilleur.
Après cette pause gustative sympathique, nous rentrons à pied jusqu'à l'hôtel tout en flânant. On découvre une vie nocturne qui n'est pas éteinte dés 20 heures. On reprend plaisir à retrouver l'agitation de la vie urbaine après plus de 10 jours de campagne plus calme.
Nous passons devant des sculptures de Botchan et de la vierge, protagonistes du roman « Botchan » de Natsume Soseki.
Nous repassons par un bout de la shotengaï avant de gagner plus tard l'hôtel. | | | À: Nathalie971 · 10 janvier 2026 à 0:25 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 49 de 56 · Page 3 de 3 · 361 affichages · Partager Jour 13 - Envol vers Miyakojima
Aujourd'hui, nous devons rejoindre pour la 3ème fois notre petit coin de paradis. A chaque voyage, la même question revient. Allons nous ou non à nouveau en préfecture d'Okinawa et plus précisément à Miyakojima. Et si on y va, changeons nous d'île? Et la réponse bien que tiraillée par l'envie d'explorer plus longtemps une autre région (lors de ce voyage Shikoku) et le coût supplémentaire qu'implique ce déplacement, l'attrait qu'a cette île sur nous nous pousse à y revenir encore. Précisons ici qu'il ne s'agit pas d'un intérêt "touristique" supérieur au reste du Japon mais plutôt une alchimie que l'on peut parfois ressentir dans certains endroits. De plus, cette île nous offre une parenthèse dans le voyage. C'est les vacances dans les vacances.
Nous quittons Matsuyama avec l'envie de revenir approfondir la découverte de cette ville et de façon plus large, les préfectures de Kochi et d'Ehime que nous avons beaucoup apprécié. Toutefois, la pluie des 3 derniers jours et celle annoncée pour les prochains jours, nous conduisent à nous réjouir sans remords de nous envoler vers Miyakojima, tout en priant pour que la saison des pluies ne s'abatte pas trop là-bas.
Depuis notre hôtel, que nous quittons de bonne heure, nous marchons jusqu'à la gare du centre-ville à 5-10 minutes pour prendre le bus. Nous payons le trajet avec la carte Icoca prépayée. Le trajet jusqu'à l'aéroport coûte 800 yens. Il dure environ 15-20 minutes de mémoire.
Il n'y avait pas de vol direct depuis l'aéroport de Matsuyama jusqu'à Miyakojima donc escale obligatoire à l'aéroport de Naha, la capitale d'Okinawa. Nous sommes ravis de retrouver la compagnie aérienne ANA que nous trouvons trés confortable. Le vol de Matsuyama à Naha dure 1h50, de 10h35 à 12h25. Les hôtesses saluent les passagers avant le décollage.
L'escale à Naha ne dure que 50 minutes, juste le temps de manger un ti quelque chose rapide. On aurait su, nous aurions pris à manger dans nos sacs car l'offre est trés limitée dans la zone où nous patientons. Il y a plusieurs groupes scolaires également en transit. L'ensemble des élèves et professeurs s'installent par terre. L'aéroport respire déjà ce goût d'exotisme Okinawaïen avec les nombreuses fleurs d'hibiscus présentes à l'aéroport. Il y a aussi un aquarium là où l'on récupère les bagages. (les nôtres transitent directement)
14h10 nous décollons à nouveau, de Naha vers Miyakojima. Le trajet nous permet d'apercevoir les petites îles entourées d'un lagon bleu qui s'égrène dans la mer. Le trajet ne dure que 50 minutes donc cela passe très vite. En revanche, s'il ne pleut pas, le ciel vers Miyakojima est encombré de nuages gris. Quelques secousses et nous voilà atterris à Miyakojima. Tout comme quand on arrive au Japon, on aurait presqu'une impression d'être arrivés "à la maison", une façon exagérée d'exprimer un sentiment de joie et de sérénité.
L'aéroport de Miyakojima est trés petit donc il ne faut pas longtemps pour récupérer ses bagages et sortir de la salle dans le hall principal. Nous avons réservé une voiture auprès du même loueur japonais que lors du dernier séjour. La location y est peu chère, et en cette saison, encore moins. 24500 yens pour 7 jours soit environ 150 euros. C'est une agence familiale, le père, la mére et le fils. Elle s'est un peu modernisée depuis notre dernier séjour en 2023. Lors de la réservation via une amie japonaise, il a fallu remplir un formulaire sur le site internet pour confirmer notre demande de réservation, en plus de l'appel téléphonique. Nous avons même reçu une confirmation de la réservation par mail!
C'est le fils qui nous reconnaît de suite à l'aéroport qu'on a à peine de le temps d'y réfléchir. On gagne la fourgonnette où l'on a la surprise d'y voir le padre (waouh) qui attend et sort nous dire bonjour quand on arrive avec les valises. Ils se souviennent parfaitement que nous étions déjà venus. Cette famille dégage une force tranquille, le bonheur sans stress en short et tong avec la zénitude et la prestance élégante japonaise. On discute tranquillement le temps du trajet jusqu'à leur agence à 20 minutes environ de l'aéroport. Il semble que cette année à Miyakojima, le tsuyu (saison des pluies) n'ait duré que 10 jours. Il fait donc beau et chaud.
La même voiture que la dernière fois nous a été réservée. Les petites formalités faites et techniques GPS qui ne fonctionne qu'en japonais, nous les laissons et roulons vers notre hébergement. Nous voulions relouer le même que la dernière fois mais il ne semble plus exister donc nous avons loué un autre hébergement. C'est une belle surprise, un bel appartement studio de 40 m² dans une résidence façon Desperate Housewives. Nous sommes d'ailleurs dans le quartier Hollywood boulevard. Nous prenons possession du logement et nous nous reposons un peu car la nuit a été courte et le transfert fatiguant malgré tout.
N'ayant pas eu le choix de l'horaire pour les vols, nous sommes arrivés en milieu de journée et avec les formalités diverses, il est malheureusement trop tard pour un bain de mer dès ce soir. Nous sortons donc uniquement pour nous restaurer. Nous voulons manger à Ramen Tonta, une cantine de ramen, où nous allons à chaque séjour. Pas de chichi ici, on vous accueille en toute simplicité. C'est local et rustique mais bon et pas cher.
Bière, gyoza et ramen pour remplir nos estomacs et réchauffés nos coeurs.
On a amené un bout de Shikoku avec cette bouteille de jus de Mikan; un jus doux et parfumé.
Bonne nuit! | | | À: Nathalie971 · 12 janvier 2026 à 23:42 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 50 de 56 · Page 3 de 3 · 338 affichages · Partager Jour 14 - Bocca et Tsuyu
Les vacances dans les vacances et exotisme implique un changement de tenue vestimentaire. La découverte se fait à partir d'aujourd'hui en tongs, short, robe et casquette! Bye bye les baskets et bonjour aux pieds qui sentent le vent!
En sortant de notre résidence, le soleil nous éblouit et nous chauffe la peau. Quelle sensation plaisant. Enfin pour le moment... Le programme est très simple car l'un des plaisirs quand on revient dans un lieu déjà connu est de pouvoir retourner dans des lieux que l'on a apprécié mais aussi de gagner du temps dans l'organisation des journées. Donc ce matin, on roule vers la plus célèbre plage de Miyakojima, Yonaha Maehama.
Sur le trajet, on s'arrête voir la baie de Yoanaha. C'est marée basse. Rien d'exceptionnel mais on peut marcher long de la baie.
On se gare à l'un des parkings gratuits qui n'est pas plein mais il y a quelques véhicules. Le vent souffle et le sable a envahi une partie du parking. Il y a visiblement plus de monde que lors de nos précédents voyages. Lors de nos 2 passages précédents, nous étions venus début octobre, mi-septembre. Et cette fois-ci, nous sommes mi-juin. Nous allons pouvoir comparer ces périodes. Juin étant le début de l'été.
Et chose nouvelle ici, des transats et parasols d'installés sur un tout petit espace de la plage mais peu de transats occupés. La plage fait 7 kilomètres de long donc y trouver une place ne pose aucun souci.
Nous nous mettons un peu plus loin. La plage est toujours aussi belle. Le bleu laiteux s'étend devant nos yeux. Il y a un peu plus d'agitation dans l'eau et des petites vagues vont et viennent. Le sable, lui, est toujours aussi blanc, fin et brillant.
On ne tarde pas à laisser nos serviettes ainsi que sac, téléphone, passeport et autre sur la plage tout en allant plonger dans l'eau sans se soucier d'un quelconque vol ou autre malgré la présence un peu plus importante qu'à nos habitudes. L'eau est chaude. On rentre avec délice dans l'eau pour barboter tout en observant les gens.
La plage est vivante. Plus de mouvements car un peu plus de monde. On verra même 2 autres "familles" occidentales sur la plage; une grande première pour nous.
Après une baignade agréable, on constate que le vent a déposé pas mal de sable sur nos affaires.
Au parking, il y a des toilettes mais aussi un point d'eau pour se rincer les pieds. On se rend compte que Monsieur a rougi en finalement peu de temps et ce malgré que le ciel soit voilé. Il pensait pouvoir s'octroyer une baignade sans T-shirt de mer manches longues mais les jours suivants lui feront regretter cette erreur.
On reprend la voiture et direction Bocca Burger. On attendait avec impatience de pouvoir manger à nouveau un burger qui selon moi est le meilleur de ceux que j'ai mangé. Ici aussi, un peu plus de monde: plus de touristes, principalement coréens. L'adresse semble être devenue une référence. Il faut dire qu'elle est accessible à pied depuis la plage du centre-ville aussi. Il y a eu quelques modifications sur le menu: de nouveaux burgers, la possibilité de rajouter des ingrédients et de nouvelles boissons. Je commande une sorte d'infusion. La couleur changera en versant du citron dedans. C'est sans sucre et trés désaltérant.
Les burgers arrivent et sont toujours aussi appétissants car beaux et bien fournis. Les légumes en accompagnement sont aussi conformes à nos souvenirs et toujours servis avec leurs 3 condiments (sel de Miyakojima, sauce au gingembre, jus de tomates/légumes). La tranche du pain reste découpée et à manger avec une petite sauce/bouillon genre ragout à la viande. On met notre burger dans les papiers permettant de bien les tenir mais aussi de ne pas se salir les mains. On savoure notre burger.
Pendant que l'on mangeait, le ciel s'est assombri et est noir. Il pleut des cordes et cela ne s'arrêtera plus de la journée. On en profite pour aller faire quelques courses au supermarché. On décide ensuite, comme il pleut toujours, d'aller boire un verre au Mango Café, aperçu hier sur la route depuis l'aéroport jusqu'à l'hébergement.
Pour accéder à l'entrée du café, un chemin dans un sorte de jungle tropicale a été crée. Avec la pluie qui font briller les feuillages, l'ambiance tropicale est réussi. Le café est moderne sobre mais c'est l'extérieur qui est vraiment sympa. Le toit terrasse avec des canapés, des balançoires et une zone tropicale que l'on rejointa prés avoir traversé un pont. On n'en profitera pas bien car il pleut et c'est mouillé. On s'assiéra sur les canapés légèrement mouillés le temps de manger nos glaces, une à la mangue et l'autre au melon. Malheureusement, nous avons été déçus des glaces. Les fruits sont congelés et n'ont pas de saveur. Pourtant, le lieu est bien noté sur internet.
La pluie tombe encore et encore donc on poursuit le plan B à la plage. On enchaîne avec une "balade" à Don Quijote. C'est une chaîne de magasins que l'on trouve dans de nombreuses villes; une sorte de Babou ou Foire fouille ou Action en plus diversifiée en termes de produits. Evidemment, vu la météo, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée. Avec la pluie qui a généré pas mal de grosses flaques d'eau, l'accès de la voiture au magasin n'est pas sans risque. On trouve pas mal de produits non alimentaires mais aussi alimentaires.
La folie du tri au Japon en image. 7 poubelles.
Enfin, nous finissons pas un passage au supermarché Max Value où l'on achète de quoi picorer pour le dîner.
Mais on y trouve aussi quelques apéritifs inhabituels pour un français.
Le brocolis est le légume vert préféré des japonais y compris des enfants. Il paraîtrait même que si dans un film ou dessin animé ou publicité, le légume soit "critiqué", il est changé pour un autre légume afin d'adapter le film, la publicité ou autre média pour l'adapter au public japonais.
Mais on trouve aussi des références françaises... des madeleines.
Ou encore de l'eau de mer d'un autre ile d'Okinawa (Kumejima). Image attachée: | | | À: Nathalie971 · 16 janvier 2026 à 19:56 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 51 de 56 · Page 3 de 3 · 324 affichages · Partager Magnifique cette plage !😍 | | | À: Fairytitania · 17 janvier 2026 à 13:14 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 52 de 56 · Page 3 de 3 · 317 affichages · Partager Elle est considérée comme l'une des plus belles plages du Japon. S'y baigner est très agréable. En revanche, elle ne se prête pas au snorkelling. | | | À: Nathalie971 · 24 février 2026 à 20:35 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 53 de 56 · Page 3 de 3 · 275 affichages · Partager Jour 15 - Bleu Miyako et délices culinaires
Direction l'île d'Ikema. Nous empruntons des routes totalement inconnues mais qui permet de voir la ruralité de l'île. Emprunter l'un des 3 ponts reliant l'île principale de Miyako à 3 autres îles plus petites, est toujours une expérience incroyable tant le bleu de la mer est hypnotisant. Le plus du pont reliant Miyako à l'île d'Ikema est qu'il bénéficie d'un petit parking où l'on peut faire un stop pour observer la mer de plus prés. De là, il y a une belle vue sur le pont mais surtout sur l'île d'Ogami.
Le ciel est un peu terne donc la mise en valeur n'est pas trés bonne en cette matinée mais cela reste sympa. De plus, il n'y a qu'une seule famille japonaise pour le moment. Le père de la famille pêche à la ligne prés du pont. Timidement une petite conversation s'engage. Le père essaie de pêcher du poulpe. La famille (couple + 3 enfants dont un nourrisson) vient d' Osaka. Elle voyage en van aménagé. Finalement la famille repartira sans que la pêche ait été fructueuse.
Nous reprenons la voiture et finissons la traversée du pont pour atteindre l'île d'Ikema. Nous roulons tranquillement jusqu'à un café repéré sur internet déjà lors de notre dernier séjour ici (2023) mais que nous n'avions pas eu le temps de tester. Une fois garés sur le grand parking qui ne laisse rien entrevoir, il n'y a plus qu'à suivre le chemin indiqué par un panneau en bois. Dès ce point, l'atmosphère tropicale règne avec les feuilles et fleurs exotiques mais aussi les insectes volants.
En quelques pas, on gagne l'entrée du café. Il faut de suite commander au comptoir. Qui dit café dit possibilité de petits plats du jour. Le choix est limité. On passe commande puis on avance pour découvrir le lieu. Que dire? Un café dans un cadre naturel magnifique avec différents espaces cozy. En somme, un lieu où l'on a envie de se poser.
Le cadre naturel c'est une vue sur une très belle plage au bleu dégradé entourée de roches et de végétation tropicale d'où sortent papillons et autres insectes volants. La plage est accessible par un chemin "sauvage" sur le côté. La plage est privative au restaurant et il n'est pas possible de s'y baigner mais s'y balader est permis. Les toilettes, elles sont au fond d'une zone tropicale, à l'extérieur mais modernes et propres.
Le soleil a fait son retour et nous pouvons apprécier et la vue de la plage et le bruit des vagues sous un beau ciel bleu. Nous nous sommes installés dans un coin salon au plus prés de la mer. Nous y dégustons nos plats qui nous sont apportés. Je goûte un plat d'Okinawa, un Taco Rice. C'est un plat trés simple qui à la base a été crée pour les militaires américains mais qui fut apprécié par les américains et et Okinawaïens. il est composé de riz, de tomates, de salade, de viande hachée et de cheddar. Mr lui a pris une pizza. Si ces dernières sont souvent bonnes, elles sont en revanche souvent petites. Le Taco Rice est trés savoureux. On accompagne nos plats avec une boisson pétillante à base de Shikwasa, un agrume okinawaïen qui s'apparente aux mandarines.
Et pour finir, on clôt ce repas avec de la glace maison dont le goût est incroyablement délicieux. Nous avons testé la glace à la patate douce, et au thé noir et figues, accompagné d'une chips de patate douce. La dernière, on a oublié le goût car moins savoureux que ceux cités. Il y avait d'autres goûts tentants comme sucre brun, kiwi banane.
Le tout avec un service extrêmement doux et attentionné. Bref une adresse qui peut devenir une cantine. Tout est bien: l'accueil, le cadre, la nourriture.
Nous reprenons la voiture et allons faire un tour au port d'Ikema. Il n'y a absolument personne hormis le policier japonais que je vous ai déjà présenté lors d'un post précédent à Shikoku.
Sous un soleil écrasant, nous nous baladons sur un tout petit sentier verdoyant d'où on essaie de se cacher du soleil.
Puis nous traversons la route pour rejoindre le port et observer les bateaux échoués ou amarrés. Une voiture passe. La conductrice nous sourie et nous fait coucou énergétiquement avec une de ses mains.
Nous poursuivons ensuite en allant à l'entrée de l'île d'Ikema pour aller sur le toit d'un restaurant/épicerie d'où l'on peut observer la mer, le pont d'Ikema et l'ïle d'Ogami. Nous y sommes déjà allés mais c'est sympathique. En revanche, il y a du monde et nous devons attendre pour pouvoir nous garer sur le parking.
De l'observatoire, je constate qu'il y a pas mal d'algues sur la plage. Il n'y en avait pas lors de nos précédents passages.
La vue du pont surplombant cette mer à la couleur bleu miyako est un spectacle simple mais si envoûtant qu'on ne s'en lasse pas.
| | | À: Nathalie971 · 24 février 2026 à 20:50 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 54 de 56 · Page 3 de 3 · 271 affichages · Partager Suite jour 15En traversant à nouveau le pont d'Ikema, nous apercevons des personnes au milieu de la mer. Il nous faut quelques secondes pour comprendre qu'avec la marée basse, il est possible d'être au milieu de l'océan. Vous devinez sans peine que nous voulons voir cela de plus prés. Contrairement à ce matin, le petit parking sur le pont est "full" et nous devons patienter qu'une place se libère. Cela ne sera pas trés long. Non seulement le ciel est dégagé mais en plus le soleil met en lumière le bleu de l'eau ainsi que les bancs de sable visible.
Vous vous souvenez où pêchait le monsieur japonais ce matin. Eh bien il suffit d'enjamber une barrière pour descendre les "marches" puis contourner le rocher. Attention, il y a quand même du courant et des coraux cassés donc gare aux pieds nus.
L'eau est limpide. C'est assez fou de marcher comme cela au milieu de la mer. Sans que ce soit la foule de Kyoto, il y a évidemment un petit peu de monde mais bon, c'est tout à fait supportable. Il y a quoi peut-être 15-30 personnes. On arrive à les compter. Même si on rêverait d'être seuls pour profiter du spectacle, c'est aussi sympa d'échanger quelques sourires avec d'autres voyageurs.
Plus on avance vers les deux bancs de sable, plus on aperçoit l'île d'Ogami. On découvre aussi des petites criques à marée basse côté Miyakojima.
Marcher dans le sable n'est pas si facile car les pieds s'enfoncent. On aurait envie de s'allonger dans l'eau et se laisser flotter mais l'eau remonte doucement... Après avoir apprécié ce moment qui nous a donné l'impression d'être en Polynésie française sur une atoll, on retourne doucement vers la terre ferme en longeant à nouveau le rocher.
De la plateforme, on regarde la mer et ses bancs de mer dont l'un a la forme d'un cœur. Un spectacle marin de toute beauté.
Nous reprenons ensuite la route vers la mangrove de Shimajiri. Celle-ci constitue une petite balade sur un pont surélevé en aller-retour. C'est l'eau de la mer qui se mélange aux eaux de sources souterraines. Il n'y a aucune rivière à Miyakojima. On n'a pas trop réfléchi mais avec la marée basse, la mangrove est sèche à notre passage. Il n'y a absolument personne. Ceci dit, le soleil de plomb qui s'abat sur nous peut donner à préférer un café climatisé.
On aperçoit plein de petits crabes rouges que je ne peux photographier avec mon téléphone (nul). On entend beaucoup d'oiseaux et un peu de vent soufflant sur les feuilles. On aperçoit un fruit coloré qui nous fait penser à un ananas. Après recherche sur internet, je pense en effet que cela en était un. Pour ceux que cela intéresserait, je vous invite à lire cet article sur la culture d'ananas au Japon www.lemanger.fr/...nanas-pour-les-nuls/ .
La balade est courte, elle s'étend sur un kilomètre mais elle reste sympathique.
Ensuite, on poursuit en allant au port de Shimajiri non loin delà. Je veux voir les horaires du bateau pour aller à l'île d'Ogami. Bon au final, je spoile, nous n'irons pas. On passe à travers des petites rues qui permet d'entrevoir les habitations locales. Le port est petit mais sympathique. On voit trés bien l'ile d'Ogami d'ici. Notre arrivée est remarquée. La personne qui s'occupe du guichet est en pleine conversation avec 2 autres personnes. L'accueil est local. D'abord une légère nonchalance ilienne avant les grands sourires et remise de plaquette. Il n'est pas nécessaire de réserver pour les billets. Tout se fait le jour même.
On poursuit la journée en allant nous poser pour se baigner à une plage que l'on apprécie beaucoup sur l'île d'Irabu. La plage est grande, le sable est fin et il y a parfois quelques vagues. C'est le cas aujourd'hui de quoi se faire des petites sensations. On y voit des crabes transparents dans le sable. L'ambiance en fin d'après-midi est trés paisible. Il n'y a plus que quelques surfeurs et le bruit des vagues. Juste un moment pour se ressourcer.
Après ce moment de détente, on a envie de passer voir rapidement une plage sur Shimojima non loin de là en voiture et où nous avions rencontré des japonaises lors du 1er séjour. Juste après le coucher de soleil, le ciel est violet. Le paysage est beau.
Pour le dîner, on va au restaurant chinois que l'on a découvert lors de notre précédent passage. La serveuse et le cuisinier principal ne sont plus là semble-t-il. Nous sommes un peu déçus de ne pas les croiser à nouveau. L'échange avait été agréable. Néanmoins la qualité de la nourriture reste bonne en revanche. Et c'est grand festin ce soir. On aura notamment commandé du poisson à la vapeur au soja et au gingembre après avoir choisi notre poisson comme chez le poissonnier, frais. Vous pouvez aussi choisir la sauce parmi 2 choix. Le poisson est servi en entier mais déjà prédécoupé donc pas besoin de se soucier des arrêtes. On s'est régalé.
| | | À: Nathalie971 · 19 juillet 2026 à 18:54 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 55 de 56 · Page 3 de 3 · 40 affichages · Partager Jour 16 - Sous le ciel bleu, naissance d'une rencontre
En ce matin particulièrement ensoleillé, nous nous dirigeons vers le cap est, une des pointes de l'île, excentrée. Il n'y a pas beaucoup d'infrastructures dans ce coin de Miyakojima donc nous décidons de manger très tôt comme cela nous serons tranquille pour la suite de notre programme. Sur internet, j'ai repéré un restaurant nous rapprochant de notre destination. Nous nous y dirigeons. Nous découvrons un restaurant qui semble très récent. Il n'était pas là lors de nos précédents passages.
En entrant, c'est un lieu très petit mais plein de charme et trés propre qui nous accueille. Un bar avec 4 tabourets et 2 tables de 4 places. Une dame japonaise nous accueille avec le sourire et nous invite à nous asseoir. Pendant que l'on prend connaissance du menu, nous observons la décoration de la salle qui déborde de petits objets disséminés un peu partout.
Lorsque la dame vient prendre la commande, nous créons un peu de conversation en lui disant qu'elle aime beaucoup les chats. En effet, les chats sont à l'honneur sous toutes les formes: verre, figurine, napperons etc jusque dans les toilettes. Cette évocation a elle seule suffit à lui donner un sourire éclatant et le regard heureux.
En regardant à travers la baie vitrée, j'aperçois un cycliste japonais qui pose son vélo. Nos regards se croisent. Quelques minutes après, il entre à son tour dans le restaurant. Il s'installe au bar au milieu de celui-ci. On se sourit et on se dit bonjour. Nos plats arrivent. Monsieur gourmand et en faim, a commandé 2 plats. La table bien remplie avec ces 2 plateaux interpelle le japonais qui ne peut s'empêcher de nous taquiner en rigolant un peu. C'est le début d'une petite conversation qui amène le japonais à se déplacer en changeant de chaise et en se rapprochant davantage sur la droite du bar toujours mais plus prés de notre table. Il parle anglais mais nous moyennement donc on mixe le japonais et l'anglais. Nous apprenons ainsi qu'il est en voyage sur l'île pour 2 semaines. Il a pour projet d'en faire le tour à vélo. Il a déjà fait un tour du monde il y a de nombreuses années durant 12 mois avec sa mère avant de commencer sa vie professionnelle. Il a consacré 6 mois de ce road trip à l'Europe. Il a ainsi traversé un peu la France. Passionné de cyclisme, il a fait du vélo dans les Alpes. Le Tour de France est la compétition de vélo qu'il préfère. Il est aussi allé en Russie durant son grand voyage et il sait dire Je t'aime en français. Pour vivre, il pense que c'est plus agréable au Japon. Et ces endroits préférés sont Miyakojima l'été et Hokkaïdo en hiver.
Nos plats du jour sont curry au porc et poulet frit. On goûte aussi la bière d'Okinawa, la bière Orion mais honnêtement on n'a pas aimé, trop légère voire fade.
Le japonais part un peu avant nous. Nous nous saluons et de notre côté nous finissons notre repas. On remonte dans la voiture en direction du cap est mais un point de vue sur la mer nous conduit à nous arrêter. Il y a aussi un musée du coquillage. Nous ne l'avons pas fait. En revanche, nous avons aperçu une tour au loin donc on décide de la trouver en voiture. On se guide avec l'œil. Ce n'est guère loin. Ici c'est trés nature au sens que ce n'est pas du tout aménagé. On s'enfonce à travers les champs de canne à sucre et perdue, cachée, la tour est devant nous.
On y monte et profitons de la vue à 360 degrés avec la mer et le cap au loin ainsi que les champs de canne à sucre. Un brulis est en cours. Il est possible de manger à la tour car une table est installée. Nous sommes seuls un certain temps jusqu'à l'arrivée d'un taxi qui amène une dame qui ne restera pas plus de 5 minutes juste le temps de faire 3-4 photos. De notre côté, nos contemplons la vue champêtre et apprécions le calme et l'abri du soleil offert par la tour.
De nouveau en voiture, toujours pour le cap est, on fait un nouveau stop pour le panneau "photo" des policiers qui nous amuse mais aussi un autre point de vue sur la mer.
Le soleil nous écrase sous sa chaleur brûlante. Et alors qu'on allait repartir, voilà que le cycliste rencontré au restaurant arrive. Il s'arrête pour discuter à nouveau avec nous. Il revient du cap que nous allons voir. Un de ses amis tient une des camionnettes qui propose des glaces. Pour le souvenir, nous prenons quelques photos ensemble. N'ayant pas internet, je lui dis que je lui enverrai plus tard lorsque je serai connectée. Et de fil en aiguille, on se dit que l'on pourrait se voir avant qu'on ne parte de l'île pour boire un verre. C'est sur cette suggestion de partage que chacun reprend sa route.
Deux minutes plus tard, on se gare enfin sur le parking du cap. Il y a quelques camionnettes proposant des encas et des boissons. Quelques voitures également mais le parking n'est absolument pas rempli. En revanche, à cette heure de tout début d'après-midi, nous mourrons de chaud comme l'indique notre corps moite que seul la climatisation apaise. Le cap se nomme le cap Higashi-Hennazaki. Il se trouve tout à l'est de l'île de Miyakojima. C'est un promontoire de 2 Kilomètres qui avance sur la mer. On peut y faire une balade qui offre une belle vue panoramique sur la mer. On peut ainsi voir les vagues de la mer de Chine et de l'océan Pacifique qui s'entrechoquent. Un phare est visitable. La balade peut être fleurie selon les périodes de l'année. On entend beaucoup le vent soufflé à certains endroits.
Le lieu est très agréable. Cette fois-ci, nous voulions faire une grand balade mais le soleil est trop puissant. On brûle malgré qu'on est mis nos tenues de fatma avec foulard sur la tête et paréo pour cacher les jambes. Un joli scarabée argenté s'est posé sur Monsieur et l'accompagne durant la visite.
L'objectif principal de la journée est de faire du snorkelling alors nous reprenons la voiture et allons à la plage Aragusu particulièrement réputée pour cette activité. L'arrivée à cette plage est toujours aussi belle car la plage se trouve en contrebas de la route pentue qui y mène nous offrant ainsi une splendide vue panoramique sur le bleu dégradé de la mer. L'effet "Waouh" est garanti à tous les coups. En bas, on constate que les parkings sont plus remplis qu'à l'habitude de ce que l'on a pu observer les fois précédentes. Mais la chance est toujours avec nous, car le parking gratuit qui ne contient que peu de places, en a toujours une pour nous. Sinon, le grand parking à côté est payant. Si la plage n'a pas changé, l'aménagement de celle-ci oui. Des vestiges des tables rose et bleu sont entourés par la végétation. Il y a une petite buvette en bois qui propose des verres d'alcool mais on peut aussi louer des tentes pour se mettre à l'abri. C'est marée basse alors on a pied longtemps et il est plus complexe de se déplacer parmi les coraux. L'eau est toujours aussi transparente. A l'oeil nu on peut apercevoir certains poissons comme les tout petits de couleur bleu électrique. Il y a pas mal de poissons mais pas de nemo pour nous aujourd'hui. On profite vraiment d'observer la vie aquatique. Monsieur reste toujours plus longtemps que moi dans l'eau, qui apprécie aussi me poser sur le sable pour me laisser bercer par le vent, le bruit des nageurs, des enfants qui s'amusent, regarder la végétation, faire une petite sieste avec le soleil qui est désormais plus supportable.
Comme toujours en milieu d'après-midi 16h30, la plage s'est déjà désemplie; d'autant que sur cette dernière pas de coucher de soleil vu qu'on est à l'est. Il ferait même, presque légèrement frais lorsque ce dernier n'est plu de ce côté.
Aujourd'hui on a opté pour ne faire qu'une plage mais y rester plus longtemps; raison pour laquelle le coucher de soleil nous accompagne sur la route du retour.
Pour le dîner, on opte pour un izakaya que j'ai repéré sur internet et qui a l'avantage de ne pas être trop loin de la maison.
Pour se garer au Japon et surtout en ville, il faut trouver le parking dédié à chaque boutique. C'est écrit en Kanji donc il faut vraiment bien repéré les mots. Mais là, nous ne trouvons pas alors on se gare sur un parking et on va au restaurant pour vérifier avec eux. C'est une charmante demoiselle qui nous explique comment aller à leur parking qui se trouve plus loin. Heureusement on a déjà quelques repères ici. En effet, le restaurant local et populaire de Ramentonta se trouve plus haut dans la rue. A l'évocation de ce restaurant car elle nous dit que l'on doit tourner plus haut dans la rue, elle est à la fois surprise et bluffée que l'on connaissance ce lieu. Grâce à cela, on comprend un peu mieux où aller même si pas totalement. Mais cela ne doit pas être si simple puisqu'elle nous remet une feuille spéciale pour le parking avec un plan dessiné, code QR pour trouver ce dernier. En tournant dans la rue un peu plus haut à gauche, puis en continuant sur la ruelle en terre et non éclairée, un grand parking partagé se trouve à droite. Nous nous garons sur une des places réservées à l'Izakaya que l'on repère grâce aux plaques avec les noms de chaque boutique inscrite sur chacune des places. Sans indication, nous n'aurions jamais trouvé le parking. On rejoint le restaurant en 5 minutes à pied. La température est trés bonne. Devant l'izakaya, on attend la jeune femme. Le service bat son plein à priori. Elle s'excuse car il n'y a que la terrasse de disponible mais nous en bons français, nous sommes ravis. Si en France, on trouve des chauffages sur ces dernières en hiver, ici on trouve un ventilateur. Nous aurons la chance d'avoir la terrasse rien que pour nous de toute la soirée.
Pour commander, c'est assez simple, il y a un album photo de chaque plat. On commande plusieurs choses, principe de l'izakaya ainsi qu'un verre que nous pensons être un soda sour de shikwasa, le citron d'Okinawa. Au menu, sachant que tout était délicieux et parfumé, liste non exhaustive: - une petite salade à base de poisson cru et d'aubergine au goût fumé/grillé - poulet et petits légumes piquants en 2 services. A la commande, la jeune femme nous précise que c'est trés piquant. Points effrayés, on l'a validée. Et impressionnée par le fait que l'on ait réussi à manger le plat, elle a appelé sa collègue qui assure la cuisine pour venir nous voir et lui raconter. - Pommes de terres croustillantes à la truffe - Poulpe frit La mer cela ouvre l'appétit et en plus c'est tellement bon que l'on a envie de tout goûter! La conversion de Monsieur aux Izakaya (sceptique jusque-là) est désormais acquise!
Cet izakaya propose une cuisine contemporaine sans chichi dans une trés bonne ambiance. Mêmes les toilettes sont trés sympa. Dans la longueur du restaurant et accessible depuis la rue, il y règne une ambiance chaude et accueillante avec les fleurs, la musique et la senteur d'ambiance. Une nouvelle adresse dans notre carnet spécial Miyakojima!
De retour à la maison, j'envoie au Monsieur Japonais rencontré les photos prises ensemble tout en lui précisant comme convenu où nous logeons et notre date de départ de l'île. Fin de cette journée. | | | À: Nathalie971 · 19 juillet 2026 à 19:27 Re: Du Sud de Shikoku, entre terre et mer, aux eaux bleues de Miyakojima et pour finir à la mégalopole T Message 56 de 56 · Page 3 de 3 · 37 affichages · Partager Jour 17 - Dolcé vita
Plage, plage, plage, jour après jour. C'est le 5ème jour et on ne s'en lasse pas car le soleil cumulé à un rythme ralenti est très agréable comme pause au milieu du séjour. Je sais que parmi les lecteurs nombre d'entre vous n'ont pas d'attrait pour ce côté balnéaire alors encore un peu de patience et dans 2 jours, nous serons à Tokyo. Etre en claquette toute la journée est un bonheur que même Monsieur semblerait commencer à apprécier. Qui l'eut crû! Nos pieds ainsi vêtus, nous montons dans notre voiture garée au pied de la résidence, tellement pratique! Comme d'habitude, on roule vers une destination et faisons une escale pour observer la vue sur la baie de Yonaha. Nous y sommes déjà venus au début du séjour mais le ciel était gris. Voyons si sous le ciel bleu, le paysage a plus de charme. C'est bien mieux. Il est possible de marcher le long de la baie voir même de pique-niquer si l'on n' pas besoin de table. L'eau de la mer est de couleur bleu laiteux. On ne voit pas à travers.
Nous reprenons la route vers une de mes îles préférées pour son côté champêtre et préservée. Kurimajima a un charme rustique. Pour la rejoindre, il faut aussi traverser un pont en voiture, celui qu'on voit depuis la plage de Yonaha (1ère plage montrée). L'objectif est d'aller sur une partie de l'île un peu moins visitée lors des précédents séjours, la partie Ouest. Nous allons à 3 plages. La première est une sorte de crique rocheuse de sable blanc immaculé. C'est marée haute et il y a beaucoup de vent donc les vagues sont très fortes. Elles s'écrasent sur la falaise créant à certains endroits des jets d'eau. La plage est de toute beauté. C'est une plage étiquetée "plage photo de mariage" que l'on reconnait avec le panneau "wedding" affiché. Il n'y a que peu de monde, 2 hommes quand on arrive et un couple quand on part. On y est resté un certain temps appréciant le paysage sauvage composé de la falaise, de la mer et des vagues, du bruit des vagues s'écrasant ainsi que les colibri ou papillons volant. Nous voulions nous baigner mais le courant semble fort et la plage en descente. On se contentera de la contemplation qui sera gratifiée par les quelques secondes où j'ai aperçu une bébé tortue sortir de l'eau le temps que quelques secondes.
On a poursuivi avec une autre plage non loin de là mais à marée haute. Il n'y a quasi pas de plage et ce qu'on aperçoit depuis la voiture nous conduit à l'observer quelques minutes à l'américaine avant de poursuivre vers une plage où nous étions venus lors de notre premier séjour en 2019. Nous y avions vu un magnifique coucher de soleil. (Voir forumvoyage.forumactif.com/...n-de-tokyo-a-okinawa ) Comme pour la première plage d'aujourd'hui, pour gagner le parking il faut trouver le petit chemin goudronné mais peu étroit et peu entretenu, y rouler très doucement pour faire attention que les branches et feuilles ne rayent pas la voiture de location et se garer sur le parking de 3 places maximum. Le parking est totalement entouré de la végétation typique de l'île. Une famille de japonais, des parents âgés accompagnés de leur fils, reviennent de la plage. Nous échangeons quelques mots. Ils nous disent que le bleu de la mer est très beau. Le chemin jungle menant jusqu'à la plage dure 5 minutes et les tongs ne sont pas les chaussures idéales ici mais en avançant doucement, il n'y a pas de danger. Traverser ce tunnel de verdure vous transporte dans un autre monde quand la lumière du bout vous conduit à une plage très longue immaculée de sable blanc. Cette plage vous subjugue. Elle semble perdue au bout du monde. On pensait ne pas pouvoir se baigner mais l'appel est trop fort. On va quand même tenter d'affronter les vagues. Munis de nos affaires, on choisit une place où il y a un peu d'ombre. Les japonais se baignent peu donc le seul couple arrivé quelques minutes après nous est reparti au bout de 10 minutes maximum. On a la plage que pour nous ou presque. J'aperçois plus tard un japonais dans un recoin et chose inhabituel noir de bronzage! Il se baignera même quand on partira. Tout au bout de la plage, on peut aussi apercevoir très au loin, un couple de japonais venu réalisé des photos de mariage en tenue. On reste à la plage un long moment profitant de ce calme absolu et ce, dans un environnement totalement préservé. Les vagues étaient fortes mais pas dangereuses si l'on ne s'éloignait pas trop du bord ni sans y être trop près. On a aperçu à nouveau à 2 reprises des tortues sortant la tête de l'eau.
On quitte cette plage enchantée un peu à regret mais l'appel du ventre, il est tout de même 15h, se fait sentir. On gagne le centre si l'on peut dire, quelques ruelles étroites et des petites maisons basses. Il y a quelques adresses mais pour manger à cette heure-ci, comme déjà dit, cela peut être compliqué. On trouve quand même une petite adresse bien sympathique. C'est un café en bois, très joli vue de l'extérieur. Et encore plus mignon vu de l'intérieur. C'est tout petit mais chaleureux avec ce bois, cette vue sur la verdure et le soin apporté à la décoration. Le restaurant est tenu par un japonais à la force tranquille. Il a un style rasta et d'ailleurs de la musique reggae est diffusée. En discutant avec lui, on apprend qu'il a construit lui-même cette maison. Il vit ici depuis 20 ans et vient de Tokyo. Il n'a aucune envie d'y remettre les pieds. Il est allé un peu en Afrique pour faire de l'humanitaire. Il y a appris quelques mots de français. La cuisine est ouverte comme très souvent au Japon. On peut regarder le chef cuisiner. Dans les cafés, il n'est pas rare de manger des plats occidentaux. Nous nous laissons tenter par des pâtes et une pizza. En revanche, la taille de la portion est japonaise, c'est-à-dire petite. On savoure aussi un thé glacé et une bière bien fraîche car la chaleur est toujours au rendez-vous aujourd'hui.
Après ce repas, nous allons visiter l'observatoire Ryugu, à 1 minute en voiture. Nous y sommes déjà venus mais la vue reste quand même superbe. On voit le pont reliant l'île à Miyakojima, la plage de Yonaha et la mer à perte de vue. Quelques changements ont été apportés à l'observatoire avec deux fresques murales sur le thème de la mer, un à chaque étage. Les araignées, elles, sont toujours-là.
Pour être honnête, on pensait marcher plus mais la chaleur vous coupe votre énergie. Du coup, on file ensuite à la plage du port de l'île juste avant le pont. Mais il y a un peu trop de monde pour nous.
Alors on file à un café sur l'île d'Irabu. Café dans une zone peu touristique qu'il faut chercher mais proposant un espace sympa. Beaucoup de clients y sont pour du coworking. Il est situé au pied d'un canal. On y déguste de bons jus de fruits à différents goûts de citron mais aussi un macha latte. Et puisqu'on n'est pas loin, on va ensuite faire notre 2éme baignade de la journée à la plage des mariés que l'on a déjà évoqué plusieurs fois.
Pour finir cette rude journée, une dégustation de wagyu de Miyakojima s'imposait donc direction un yakiniku. Etrangement, nous sommes installés à la même salle privée que lors de notre premier passage en 2019. On connaît le restaurant donc pas de surprise, on y mange bien. Nous y mange aussi du sushi de wagyu cuit au chalumeau devant le client.
On s'est régalés et on est rentré à la maison. | Carnets similaires sur le Japon: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 668 visiteurs en ligne depuis une heure! |