Je ne vous donne aucun argument, je vous dis ce qu'il se passe. Et si vous n'y croyez pas, tant pis, parce que c'est comme cela que cela se passe.
Certains pays décident ce qu'ils font de leurs budgets en terme d'investissements en fonction de leurs revenus (et décident en toute souveraineté des sources de revenus). Et ils ont des stratégies différenciées.
La
France fait payer 60€ de visa, plus des taxes touristiques locales (décidées par les régions et/ou les communes) qui sont payées par nuitée. Et pourtant, actuellement, la
France est le pays qui reçoit le plus de touristes étrangers par an. Et les touristes payent bien entendu toutes les autres taxes comme les français pour tout ce qui est consommé sur le sol français.
La
Malaisie est un pays riche. Leur tourisme était orienté vers les marchés occidentaux qui représentaient 60% des touristes dans le monde avant 2000. Ils ont changé de stratégie et visent désormais essentiellement le marché de proximité, soit la
Chine, le
Japon et le sud-ouest Asiatique. Ce qui a en particulier une conséquence brutale : le budget des offices de tourismes de
Malaisie comme celui de la
France a été divisé par deux il y a trois ans. Et désormais, le budget de l'Office de Tourisme de
Malaisie est essentiellement consacré aux salons du tourisme en
France,
Espagne et
Portugal (ces deux pays dépendent de l'OT de
Malaisie de
Paris). Mais les efforts de promotion (en terme de budget) ont été recentrés sur les pays à moyen courrier.
En terme de visa, il n'y a pas de visa pour les français jusqu'à 90 jours pour des raisons de réciprocité : les malaisiens viennent en
France (et dans l'espace shengen) sans visa pour 90 jours.
Tous les pays ont des situations différentes et des politiques différentes. Les revenus du tourisme ont des origines très diverses, le prix des visas n'étant qu'un des éléments. Les besoins en terme de support et de développement du tourisme sont également très différenciés. Les accords politiques ont également une influence sur la décision du visa et de son prix.
Pour prendre l'exemple du
Cambodge, il faut comprendre que le pays n'est pas encore stabilisé. En particulier, le déminage du
Cambodge n'est toujours pas terminé et en 2009, le gouvernement cambodgien a demandé aux nations Unies un délai supplémentaire de 10 ans (donc 2019) pour achever le déminage alors même que des experts doutent de leur capacité à finir. On ne peut donc toujours pas se promener partout sans crainte au
Cambodge. Le site d'
Angkor (le site touristique de loin le plus important du
Cambodge) est sous l'autorité d'une entité qui gère tous les revenus et les dépenses (y compris les aides financières et techniques étrangères et les relations internationales concernant
Angkor) : APSARA (Autorité pour la Protection du Site et l'Aménagement de la Région d'
Angkor/
Siem Reap).
Le pass d'une journée pour visiter
Angkor est de 30 USD, et celui de trois jours de 60$. Ce qui fait que pour passer deux jours à
Angkor avec le visa, cela revient à 90$ de droits (plus transport, nourriture et logement comme partout).
Ceci est mon dernier message sur ce sujet. Je n'ai pas l'intention de vous faire un cours, surtout compte tenu de la façon très arrogante que vous avez de croire que l'économie touristique s'arrête au prix du visa et de penser que mon niveau de connaissance est aussi faible que le votre et que mes capacités de raisonnement sont inférieures aux votres. Et je n'ai aucunement besoin que vous me croyiez, je ne suis pas du tout sur ce plan là.