"A faire au lumpini, donner du pain aux poissons et aux tortues avec les thais, je me suis bien marré!

"
il y a aussi les varants à nourrir au Lumpini,

Le lumpini très jolie parck qui mérite à lui seul un journée entiere, à terminer en face au suan night light bazar.
Il y a cela : (je laisse a nos camarades le soin de te donner des images)
"Palad khik: l’amulette phalloïde
Paradoxalement (ou fort logiquement?), de par le vaste monde, la spiritualité, le matérialisme et les superstitions produisent un savoureux cocktail très populaire. Ainsi, mélangeant allègrement la vénérable philosophie et les croyances irrationnelles avec un pragmatisme forcené, le bouddhisme thaï s’accommode fort bien d’amulettes, de fétiches, de grigris et autres talismans qui ont une place importante dans la vie quotidienne.
La plupart [de ces porte-bonheur] ne manquent pas d’évoquer nos médailles miraculeuses et représentent le Bouddha en méditation (ou l’un des nombreux saints bouddhistes). Par contre, il en est de particulières qui peuvent prêter à confusion : ce sont les "palad khik", ou amulettes en forme de pénis en érection, sculptées de façon hyperréaliste et parfois surmontées de figurines animales, ou même par une femme nue, penchée en arrière, dans la posture dite du "pont" dans le jargon des yogis. Car on en revient souvent à l’influence sous-jacente de l’hindouisme (et donc du tantrisme), via la civilisation khmère (i.e. du
Cambodge voisin). En tous cas, cela semble très proche du "lingam" (leung, en thaï classique), le phallus de Shiva vénéré dans les temples de l’
Inde éternelle et qui incarne (sic) l’énergie divine et/ou symbolisant l’omniprésence du [pro]Créateur.
Le mot "palad" signifie substitut, assistant, et se retrouve souvent plutôt associé à un grade administratif, alors que "khik" veut précisément dire phallus sculpté. On attribue aux "palad khik" toutes sortes de pouvoirs, comme celui d’augmenter la virilité et la fertilité (au sens large), ou encore celui d’assurer la protection et le bien-être matériel. Ces talismans sont parfois discrètement portés à la taille par les hommes et on en voit fréquemment de beaux spécimens dans les tiroirs-caisses des marchandes soucieuses de faire fructifier leur commerce.
Pour la plupart, ces objets ont naturellement été bénis, sinon sculptés, par des moines tout à fait respectables, dont certains sont les prestigieux dépositaires d’une tradition scrupuleusement transmise de maître à disciple. Pour garantir l’efficacité de ces ‘statuettes’, on y fait graver par leurs soins des stances en khmer ancien, c’est-à-dire des formules sacrées (ou mantras) issues du sanskrit-pali et indéchiffrables par le commun des mortels, invoquant pouvoir et réussite dans le monde profane et séculier.
La valeur spirituelle, énergétique et tout simplement marchande d’une amulette dépend en premier point du prestige de celui qui l’élaborée et de son lieu d’origine (en général un ‘abbé’ de haut niveau dans un temple réputé), ensuite de la matière utilisée (bois, ivoire, os, corne, argent, bronze, cuivre, laiton, étain, résine...), puis la qualité artistique et esthétique de l’objet, ainsi que sa notoriété (en particulier chez les collectionneurs-dévots). D’ailleurs, pour parler de l’acquisition ou la cession de ces accessoires sacralisés, les vrais initiés n’utilisent pas, en thaï du moins, les verbes ‘acheter’ et ‘vendre’ mais plutôt ‘louer’, par respect.
Et il ne faut pas voir d’incompatibilité, bien au contraire, avec l’habitude quotidienne et ‘rituelle’ qu’ont les ‘mamassans’, à l’ouverture des go-go bars, de taper deux fois sur chaque table avec leur amulette phalloïde grandeur nature (quand ce n’est pas un modèle étalon) qui retrouve ensuite sa place ‘fétiche’ près de la caisse enregistreuse.
Pour mieux personnaliser son ‘instrument’, on peut aussi rechercher le symbole animalier répondant plus spécifiquement à ses besoins : par exemple, celui qui recherche l’habileté choisira un phallus chevauché par une panthère, un tigre pour le courage, un singe pour l’intelligence, un lézard à double appendice caudal pour la fécondité, etc. On trouve également les douze animaux des signes de l’astrologie chinoise. Il y en a pour tous les goûts et le spectre est large !
Les "palad khik" ne font d’ordinaire que quelques centimètres de longueur et ne sont généralement pas associés aux statuettes trônant sur les maisons des esprits, mais, à
Bangkok, il y a une exception de taille, au sens propre du terme. Il s’agit de l’autel dédié à la déesse Chao Mae Thabthim, dissimulé dans un bosquet, derrière le Swiss Hotel (ex-Hilton) et entouré de dizaines de représentations phalliques, allant du petit gabarit au très gros calibre.
A l’entrée du sanctuaire, une plaque gravée explique (en thaï et en anglais) que l’origine de ce culte est inconnue. Initialement consacré à la déesse supposée résider dans le Ficus exubérant, ce lieu recevait en offrandes votives des guirlandes de jasmin, de l’encens et des bourgeons de lotus. Puis au fil des années sont venus s’ajouter des ex-voto beaucoup moins conventionnels. On suppose que ces emblèmes masculins ont été apportés (et continuent de l’être) par des couples auparavant sans enfants et dont les prières ont été exaucées par Chao Mae Thabthim, désormais considérée comme une déesse de la fertilité, voire de la maternité.
Ces "palad khik" hors du commun constituent une collection hallucinante de phallus de toutes tailles, allant de quelques dizaines de centimètres à plus de deux mètres cinquante. Beaucoup sont ornés d’un cache-nez pastel soigneusement noué sous la couronne du gland. La plupart sont en bois, mais on en trouve également en pierre, en ciment et même en polystyrène. Le rouge est la couleur dominante, car c’est bien sûr celle de l’énergie, mais il faut savoir que "thabthim" en thaï signifie ‘rubis’, symbolisant la passion amoureuse.
Comme il n’est pas signalé dans les guides touristiques, ce site calme et retiré n’est pas très fréquenté mais des présents (fruits, eau lustrale, fleurs, encens, bougies..) sont régulièrement déposés sur le parvis de l’élégante maison des esprits en bois de teck, gardée par deux modestes éléphants du même métal. L’atmosphère est sereine et propice au recueillement, malgré le passage des navettes fluviales et les vieux meubles entreposés non loin, en attente d’improbables réparations. Cette ‘chapelle’ peut se visiter tous les jours sans restrictions mais pour la trouver, il vaut mieux demander au concierge de l’hôtel qui vous indiquera le chemin avec un petit sourire complice."
ou la :
voyageforum.com/...ing=bangkok+insolite