Bjr,
Toujours intéressant, ces topics sur les monnaies...Et indexé sur
patati, et coût de la via
patata...
Quelques réflexions? (je ne suis pas un spécialiste, mais on peut en discuter...):
- Ce sont nos chers économistes qui interviennent sur les médias qui tentent toujours de nous faire croire que les cours (monétaires ou autres) sont liés à une situation réelle.
Il faut les comprendre, ils défendent leur savoir et leur job de commentateurs...
C'était vrai 50 ans auparavant, ça ne l'est plus aujourd'hui, la plupart du temps.
Les variations sur les monnaies (et d'ailleurs sur les autres biens) sont dues dans la très grande majorité des cas à des spéculations privées à grande échelle, où l'essentiel est d'opérer des transferts, qui permettent de gagner de l'argent en jouant à la hausse ou à la baisse entre les monnaies (ça, c'est la magie de notre religion mondiale, à savoir le capitalisme, sans jugement de valeur de ma part).
Il n'en reste pas moins vrai que le baht est une "monnaie de singe", qu'elle n' est échangeable pratiquement nulle part en dehors des frontières mais qu'elle bouge finalement peu, ce depuis pas mal de temps, car toute la zone Asie s'est solidarisée économiquement (ASEAN), particulièrement depuis la dernière grosse crise, et tout le monde a intérêt à rester groupés.
Si vous connaissez un particulier ou un Etat qui thésaurise en bahts...
Il est d'autre part parfaitement inutile de surveiller son cours, puisque vous perdrez de toute façon au change...
On peut aussi citer le prix du kg de riz, qui commence à devenir un réel problème, essentiellement pour les populations citadines d'Asie.
Là encore, aucun lien entre le prix qui monte et une pseudo catastrophe climatique ou bien rendement tartempion: le problème a commencé quand les spéculateurs (loin de moi l'idée de leur jeter la pierre, c'est leur job) se sont emparés des marchés de l'agro-alimentaire pour dégager des marges rapides.
Le problème reste encore amorti en
Thaïlande par exemple, pour 2 raisons essentielles:
- la riziculture utilise finalement peu d'intrans (directs comme les engrais, indirects comme le gazoil du tracteur) à base pétrole/gaz
- bon nombre de citadins ont encore de la famille paysanne, et donc on transfère le riz de la campagne à la ville dans le pick-up, et on va acheter son sel en bord de mer, par exemple.
Tant que les prix du pétrole ne flambent pas, c'est jouable...