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LA COOPERATION DU
JAPONDANS LE SECTEUR DES INFRASTRUCTURES AU SENEGALI. Les orientations stratégiques de l’appui du
Japon au secteur des InfrastructuresAu
Sénégal, le
Japon a apporté par le passé un appui important à ce secteur, qui a porté sur le développement des infrastructures, y compris les infrastructures de données spatiales et les technologies de l’information et de la communication.
C’est ainsi que les projets suivants ont été mis en œuvre:
- * Construction de la Nouvelle Maison de la RTS en 1987 ;
- * Fourniture de programmes de TV à la RTS en 1989 ;
- * Renforcement des capacités télévisuelles de la RTS en 2005 ;
- * Etude sur le système de gestion de l’information sur les infrastructures socio-économiques de la zone urbaine de Dakar en 2000 ;
- * Mise en place d’un système de gestion de l’information sur les infrastructures socio-économiques de la zone urbaine de Dakar en 2002 et Affectation d’un expert japonais pour une durée de 2 ans ;
- * Stages de Renforcement des capacités cartographiques et géographiques des pays africains de 2004 à 2006.
Dans son Plan d’Actions pour les cinq prochaines années, initié lors de la 4ème Conférence Internationale de
Tokyo pour le Développement de l’Afrique (TICAD IV), tenue en septembre 2008 au
Japon, le Gouvernement du
Japon a placé les Infrastructures de transport régionales, y compris les Ports, dans les hautes priorités.
En plus, dans une dynamique de soutien au NEPAD, le Gouvernement du
Japon a exprimé son engagement à contribuer à la réduction de la pauvreté par le biais de la croissance économique en apportant une aide prioritaire au développement des infrastructures qui contribue au renforcement de l’intégration économique africaine.Pour cadrer avec ces orientations stratégiques, les interventions du
Japon dans ce secteur
se déclinent présentement à travers la réalisation du corridor Bamako-Dakar par le sud qui intègre le "Programme d’Actions Communautaires des Infrastructures et Transport Routiers" (PACITR) de l’UEMOA.Ce corridor d’intérêt communautaire, est un des axes majeurs nécessaires à la préservation et à l’amélioration des échanges terrestres entre les populations frontalières. Ce qui fait que l’impact socio-économique de cette liaison routière profite aux deux Etats (Mali et Sénégal), mais aussi aux pays voisins, à travers le désenclavement des zones desservies, l’accroissement de la mobilité et la liaison avec les voisins mais surtout le développement des activités agricoles et de commerce dans la région.II. Les Actions en cours
le Programme de d’aménagement routier et de facilitation du transport sur le corridor Bamako-Dakar par le sudLe
Japon intervient en co-financement sous forme de prêt concessionnel dans ce programme avec la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) sur les tronçons routiers entre
Kédougou et Falémé (réhabilitation du tronçon
Kédougou-Saraya : 61 Km ; construction du tronçon Kharakhéné-Falémé : 21,3 Km).
Le programme a pour objectif de contribuer au renforcement de l’intégration économique et de la coopération sous-régionale, et au désenclavement des pays.L’objectif spécifique étant de : (i) créer une liaison routière permanente par le sud, de bons niveaux de services entre le Mali et le Sénégal et lever les entraves à la circulation en vue de réduire les coûts généralisés de transports et promouvoir les échanges économiques entre les deux pays ; (ii) améliorer la durabilité des investissements par le contrôle des charges à l’essieu ; (iii) améliorer les conditions de vie des populations de la zone du projet.Le programme comprend des travaux routiers (en béton bitumineux 05 cm) et d’aménagement d’infrastructures socio-économiques (cases de santé, forages, pistes, rurales...) pour répondre à des besoins immédiats des populations riveraines, ainsi que des mesures de facilitation du transport et du transit sur le corridor.Ce programme est en conformité avec les objectifs du NEPAD dont il fait partie du plan d’actions à court terme.
Cette partie des travaux de ce programme (côté Sénégal) qui ont démarré en février 2008, est pratiquement achevée.le Projet de construction de Ponts sur le corridor Bamako-Dakar par le sud en république du Mali et en république du SénégalCet appui entre dans le cadre de la Coopération Financière Non Remboursable du Japon. Il s’agit de la construction de 3 ponts sur la Falémé (frontière Sénégal-Mali), le Bafing et le Balé (tous les deux en territoire malien).* Pont sur la Falémé: Pont mixte constitué de neuf (9) travées à poutres en béton précontraint en forme de I de 30,5 m chacune. Culées : 2 ; Piliers : 8 ; Longueur : 274,3 m ; Largeur : 10,5 m ; Voie d’accès : 29,7 m ; Hauteur libre de passage : 4,50 m.
Démarrage des travaux : octobre 2009; Achèvement prévu en août 2011.
* Pont sur le Bafing: Pont mixte constitué de sept (7) travées à poutres en béton précontraint en forme de I de 34,0 m chacune. Culées : 2 ; Piliers : 8 ; Longueur : 237,8 m ; Largeur : 10,5 m ; Voie d’accès : 287,2 m.
Démarrage des travaux : janvier 2010; Achèvement prévu en octobre 2011.
* Pont sur le Balé: Pont mixte constitué de trois (3) travées à poutres en béton précontraint en forme de I de 23,5 m chacune et une travée à poutre métallique en acier simple de 40 m de portée. Les culées : 2 ; Piliers : 3 ; Longueur : 110,15 m ; Largeur : 10 m ; Voie d’accès : 29,85 m.
Démarrage des travaux : septembre 2008; Travaux achevés en octobre 2009.
La construction de ces ponts permettra d’assurer une circulation fluide pendant toute l’année dans la région ce corridor, de dynamiser l’économie des deux pays, de réduire la pauvreté et d’améliorer l’accès aux services sociaux pour les résidents le long de la route. En outre, le projet contribuera à la revitalisation de l’économie et à la promotion de l’intégration économique en Afrique de l’ouest.III. Contacts Bureau de la JICA au
SénégalMme Ayumi TAKAGI