Namaste
Emmener des européens, et faire la promotion de ces pratiques, est complètement irrespectueux et irresponsable, les locaux ne travail plus leurs terres, les villages se vident, et très peu de gens arrivent à vivre de ces récolte.
Tashidelek
Gilles
Faire de telles généralités est hasardeux et ne reflète pas la réalité, qui varie beaucoup d’une région à l’autre. Alors que des milliers de Népalais partent chaque jour travailler à l’étranger, considérer comme « anormal » que certains passent deux à quatre mois à récolter du yarsagumba en montagne me semble un jugement déconnecté de la réalité. Cette activité s’inscrit d’ailleurs souvent dans une logique saisonnière : bétail en altitude, récoltes (en suspend ou en attente avec la mousson), tourisme (durant la mousson)... bien des familles répartissent leur temps et leurs logements selon les saisons. Bons nombres de népalais vivant en altitude ont plusieurs logements suivant leurs activités : un à basse altitude à partir de Kartik jusqu'à Phalgun et un en altitude le reste de l'année. Je vous invite à aller dans les régions de Nar Phu ou de Rukum où bien encore de la vallée de la Tsum au mois de Janvier pour voir les villages vides : c'est normal.
Dire que « les locaux ne travaillent plus leurs terres » est une simplification qui ne correspond pas du tout à ce que l’on constate sur place. Beaucoup de personnes complètent leurs revenus grâce au yarsagumba, et si cela n’avait aucun intérêt économique, personne n’irait passer plusieurs semaines en altitude. Les Népalais sont courageux mais pas stupides. Qui peut croire que les locaux abandonnent leur terre 8 à 10 mois de l'année juste pour aller chercher du yarsagumba.
Je ne sais pas d’où vous vient cette idée, mais avant d’affirmer de telles choses, il vaudrait mieux vous informer auprès des communautés locales plutôt que de répandre ce genre de contre-vérités et de non-sens. Les habitants de Darchula, Mugu,
Dolpo, Rukum ou Manang pourraient vous en parler directement.
Enfin, notre démarche n’est pas de « promouvoir » la récolte mais de partager une expérience de la vie locale. Nous ne venons pas pour remplacer les habitants dans leur activité ou inciter des européens à venir au
Népal 4 mois de l'année pour cueillir du yarsagumba, mais pour comprendre une facette de la vie népalaise, de leur quotidien, dans le respect des personnes et de leurs choix tout en faisant fonctionner l'économie locale.
Terry