-Dans l'
Atlas, la chaleur est analogue à celle des Alpes du Sud.
-Oui, on peut rejoindre Agouti : bus pour Azilal, bus pour Ait Mhamed, fourgonnette pour Agoui
-Il y a 3 manières de randonner dans l'
Atlas (suite à 20 ans d'expériences) :
1) Confort : contacter une agence (ou un guide) à l'avance (ou sur-place quitte à perdre un jour ou deux, en transactions et préparatifs); le guide s'occupe de tout : chemin, couchages (tente ou "gîtes"), bouffe, mules pour le portage. Défaut : le guide ne connait que les parcours utilisés par les agences, adore prendre les larges pistes pour voitures, fait ce qu'il veut. Il mentira sans vergogne pour vous faire accepter son choix... Avantages : pas de soucis, soirées sympa chez l'habitant. N'en espérez pas trop : bien rares sont ceux qui connaissent le monde berbère, qui penseront à vous en faire découvrir les trésors cachés.
2) Aventure totale : un gros sac de bouffe, qq cartes et de bonnes cuisses pour hisser tout ça. Pas besoin de tente en cette saison et un peu partout, on pourra vous accueillir (moyennant qq dirhams, et surement plus que n'en aurait laissé le guide du 1). Sur place, on ne trouve que dans les gros villages une épicerie avec VacheQuiRit, sardines, Coca ou Fanta, parfois des amandes, jamais de fruits. Et en général, votre hôte ignorant votre arrivée n'aura pas grand'chose à vous cuisiner, donc mettre dans le sac de quoi dîner. Bien sûr, sur les chemins, pas de balises sinon le crottin de mule (plus y en a, moins vous êtes perdu), mais avec une carte ou même en écoutant les gens et avec du bon sens, on taille une route, plus propice à rencontres et à découvertes que les pistes du 1). Même en pleine forme et vivant dans le pays, je n'ai jamais dépassé 5 jours avec cette formule.
3) Semi-aventure : arrivé dans un gîte des Ait BouGuemmaz, ou de Zaouia Ahansal, ou deToufghine, avec un sac plein de bouffe comme en 2) et des cartes, vous engagez (avec l'aide de votre hôte) quelques muletiers (1 mule pour 2 français environ) et hop, c'est parti. 2 avantages sur le mode aventure : les muletiers connaissent les chemins ou peuvent se renseigner, parlementer pour trouver un gîte et puis le sac n'est pas trop lourd. Inconvénient majeur: c encore + difficile de gérer des muletiers ne connaissant que des bribes de français qu'un guide, ils sont vite paniqués quand vous sortez de leur territoire ou des pistes habituelles et vous raconteront n'importe quoi pour vous en détourner. pas mal de soucis à prévoir, de surprises aussi et parfois des souvenirs extra.
A savoir : les guides âgés de 40 ans ou + sont des berbères, donc issus d'un village de l'
Atlas, peu culturés (niveau CM2), qui connaissent donc l'univers de votre rando, et ont appris à montrer aux touristes ses particularités (faune, flore, habitat...). Les plus jeunes parlent bien notre langue, voire une ou 2 autres, ont dépassé le niveau bac et ont choisi cette voie because chômage et "les touristes, c'est rentable". Par contre, leur formation est très sommaire et n'étant pas issus de ce monde, ils ne savent pas bien le mettre en valeur.