En mai (surtout fin mai), le plateau du Yagour (et non yogur, encore moins yogourt

) est très fleuri; en effet ce plateau est "en défens" jusqu'au début juin en général, c.a.d que personne ne peut y monter avec des animaux (ovins, bovins ou équins), accord multilatéral entre toutes les tribus qui vivent sur ses pentes. Un joli trek de 3-4 jours consiste à partir un peu en aval de Setti Fatma (dans l'
Ourika), de monter à Annamer puis par un sentier assez raide via des cascades sur le plateau. Là, cap au NNE pour gagner un laquet (iferd n'yagour), site agréable pour camper (sauf le chant des rainettes).
Ensuite c'est plus délicat : on peut continuer en suivant le même cap et bientôt entamer une descente (cap sur de grandes dalles vers les villages du versant Zat (gravures sur une de ces dalles).
Descendre jusqu'à Igoudmène, puis partir vers l'W vers Ait Ourhain, Matous, Aourir et Tichki. Un chemin au pied des falaises amène au Tizi n'Oughri, puis bifurque vers le S : vers Tizi n'oucheg puis Annamer, la boucle est bouclée.
Pas mal de variantes envisageables, notamment pour aller voir d'autres gravures.. Un gîte et un guide sympa à Tizi n'Oucheg (pour tourner dans l'autre sens).
Un autre plateau dans le coin est spectaculaire : le Timenkar. On peut l'attraper à partir de la route de l'Ouka : il y a une piste qui y mène ou bien se faire arrêter sous Sidi Farès et monter par là. Le plateau entaillé par un oued est plein de villages très différents (en terre, en pierres, jaunes, rouges, bruns); y errer n'est pas difficile, y camper aussi. Du flanc N du plateau, des vues immenses sur la plaine. Une sortie au SE (tizi n'chiker) permet de retrouver l'
ourika 3km en amont de Setti Fatma.