Ainsi que prévue, je suis rentrée en début d'après-midi de
Tunis à
Genève.
Simplement un bref compte-rendu de ce très court séjour (dimanche à mercredi), réalisé pour des raisons administratives et financières pour le compte d'une amie proche.
Mon précédent séjour en
Tunisie remontait à janvier 2011.
La liesse d'alors est retombée.
Lors de mon passage à
Tunis (dimanche vers 16h),
Tunis était une ville déserte comme je ne l'ai jamais vue. L'
avenue Bourguiba et les rues alentours semblent sorties d'un état de siège, avec de nombreux vestiges des récents affrontements. Aucun bistrot ouvert, pas de circulation bien que les rues soient ouvertes.
L'autoroute pour
Sousse est presque comme d'ahabitude, mais avec moins de trafic. Plusieurs barrages militaires aux entrées et sorties, mais peu de contrôles en réalité. Est-ce du au fait qu'il a peu de voiture, mais les règles de conduite ne sont plus respectées, j'ai vu 2 ou 3 voitures à contre-sens sur la voie d'arrêt d'urgence.
Arrivée à
Sousse, ce qui m'a le plus frappé c'est la quasi absence de policiers, eux qui étaient si (trop) nombreux.
Il était 18h et plus personne dans la rue aux chaussures (Chaker)), ni sur la corniche... pas de calèches ou taxis en attente.
Lundi, peu de monde à la médina, et peu de marchands ouverts. les rares chalands sont plus "sollicités" qu'à l'habitude.
Personnellement j'ai vu des jeunes en petites bandes (3 à 5 individus de 15/25 ans) réclamer de l'argent, et insulter les récalcitrants, à la Médina et sur la corniche. Pas de policiers!
A la banque UIB (Société Générale) l'employé m'a dit que plusieurs étrangers avaient soldé leurs comptes.
Mêmes dialogues avec l'agence immobilière, qui se plaint de départs d'étrangers qui louaient à l'année.
Je suis allée à
Monastir et
Mahdia. pas de barrages routiers ou autres genres d'attaques.
Je n'ai pas vu d'agressions physique nulle part, ni rencontré des personnes se plaignant d'agressions.
Je dois dire que l'ambiance générale n'est pas festive et que
Sousse est une ville morte à partir de 18h.
Les touristes présents sont depuis longtemps rentrés dans leurs hotels, et je ne suis pas sur qu'ils en sortent réellement.
C'est bizarre l'absence de bus, ou de ronde des taxis.
En conclusion, Il ne me semble pas que la sécurité des touristes soit remise en cause, on peut juste parle d'incivilités.
Mais ce n'est plus la même ambiance qu'avant, y compris en janvier!
Vu le nombre impressionnant de restos et boutiques fermés, le chomage doit être au maximum, ce qui explique cela.
Mes amis Tunisiens qui m'ont hébergés ces 3 nuits me disent craindre le mois de juillet, mois des élections, ce qui peut entraîner des débordements de joie ou de tristesse, ou de colère en cas de report.
Ils m'ont confirmé que début mai, la situation était plus tendue avec des manifestations durement réprimées, et de nombreuses "rumeurs" invérifiables... La presse me semble pas plus ouverte qu'avant la révolution.
Je suis une femme et j'observe le comportement des femmes. les tenues vestimentaires sont devenues plus sages et moins colorées. On ne voit plus de jeunes femmes rigolées dans la rue, il n'y a que des hommes qui errent sans but apparent.
Vous l'avez lu,
je ne fais aucun commentaire politique, et je ne parle que de
Tunis et de
Sousse. Je ne sais pas ce qui se passe ailleurs.
Je précise que c'est au moins mon 15ème voyage en
Tunisie, et que je peux donc comparer les situations.
Je ne donne aucun conseil.