je te copie le point de vue du ministère de la santé!
Le vaccin n’est pas obligatoire, mais il est recommandé depuis 1992 pour
protéger l’individu à risque, c’est-à-dire toute personne non immune exposée
aux sources de contamination lors de ses activités professionnelles ou de
ses loisirs. Les séjours en zone de haute endémicité concentrent les princi
-
paux facteurs de risque, le taux d’incidence de l’hépatite A chez les voyageurs
non immuns ayant été évalué entre 3 et 6
pour
1
000 par mois de séjour, soit
environ 3
000 nouveaux cas par an en
France.
Le risque de contracter une forme grave d’hépatite A doit aussi être pris en
considération. La sévérité de la maladie s’accentue avec l’âge
: la létalité globale
est de 0,3
%, mais dépasse 2
% après 40
ans.
% des hépatites aiguës graves de l’enfant sont dues au VHA.
Un autre facteur de gravité de l’hépatite A semble être l’existence d’une hépato
-
pathie sous-jacente chez les patients atteints d’hépatite chronique B ou
C.
La diminution de l’incidence de l’hépatite A dans la population, voire son
élimination, constitue un objectif plus large qui peut se justifier en termes de
coût/bénéfice.
La vaccination contre l’hépatite A est recommandée
:
pour les sujets professionnellement exposés à un risque de
contamination
:
personnels des crèches, des internats des établissements et services pour l’enfance
et la jeunesse handicapées, personnels de traitement des eaux usées, person
-
nels impliqués dans la préparation alimentaire en restauration
collective
;
pour les adultes non immunisés et les enfants de plus de 1 an voyageant en
zones d’endémie, les jeunes des internats des établissements et services pour
l’enfance et la jeunesse handicapées, et les personnes exposées à des risques
particuliers.
Ces recommandations ont été étendues à d’autres groupes à risque
:
homosexuels masculins, patients infectés chroniques par le virus de l’hépa
-
tite B (avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de
France du 21
juin
2002). Une réflexion est actuellement menée sur une extension des indica
-
tions dans des situations épidémiologiques particulières (vaccination des
proches autour d’un cas, vaccination d’une collectivité au cours d’un phéno
-
mène épidémique).
Dépistage sérologique prévaccinal
Il est inutile de vacciner les individus immuns à la suite d’une infection,
symptomatique ou non, par le VHA. La détection sérologique des anticorps
IgG anti-VHA permet d’éviter des injections vaccinales inutiles et coûteuses,