Elle est loin de nous l'époque coloniale.Nombre d'enfants de
France serait incapable de citer les terres lointaines où le drapeau français a flotté. la Colonie, c'est oublié chez nous sauf pour des agitateurs qui veulent culpabiliser on ne sait à quelle fin des générations innocentes.A
Madagascar la Colonie avait 3 figures emblématiques à coté du peuple malgache :le Colon, le Karane et le Chinois.Le Colon a disparu laissant ses terres à l'abandon.Il ne reste rien de son œuvre. Mais Chinois et Karanes sont restés bien en place.Ils ont su profiter du vide administratif laissé par l'administration coloniale et les entrepreneurs français.La passivité des malgaches leur a ouvert tous les chemins de l'enrichissement.Ils sont devenus la colonne vertébrale du commerce et de l'industrie à
Madagascar ;En dehors des politiciens vereux, ils sont les seuls à faire de l'argent.Finalement on peut assurer qu'ils ont été les principaux bénéficiaires de la décolonisation.
Les premiers chinois sont venus à
Madagascar à l'appel de Gallieni car le pays manquait de main d'œuvre. Il y avait des chemins de fer à construire.Mais sur les chantiers cette main d'œuvre n'a pas été à la hauteur de ce qu'on attendait d'elle.Les maladies tropicales dont le palu ne les épargnaient pas plus que l'homme blanc. Beaucoup ont été rapatriés ;d'autres sont réstés. Ils se sont installés dans les coins les plus reculés pour ouvrir leurs boutiques et sont devenus indispensables. Peu à peu ils ont bati leur fortune et élargi leurs entreprises.Plus que les karanes, les chinois se sont mélangés au peuple malgache.Au pays de la vanille, à Andapa, Sambava, Antalaha, les femmes sino -malgaches se sont montrées charmeuses et entreprenantes. Au contact avec la population indigène, le chinois a accepté l'indolence du travailleur malgache.Dans le triangle magique de la vanille il s'est emparé du marché. Il a prospéré sans susciter l'animosité de la population. Il était considéré à la hauteur de l'administrateur colonial.
Mais aujourdhui il est dépassé par le chinois du continent nouveau venu.Celui ci débarque avec une force colossale en numéraire : des valises de dollars. Il est en mesure d'acheter toutes les autorités, de balayer toutes les concurrences locales.Il est porteur du capitalisme le plus dur :celui qu'il pratique chez lui.La haute compétitivité qu'il trouve chez les travailleurs de son pays, il ne le trouvera pas chez les malgaches.Il ne peut comprendre que le "mora mora " est consubstantiel à l'ame malgache.Les chinois du continent ont beaucoup à apprendre pour etre toléré par le petit peuple