Valmichel86 · 31 janvier 2026 à 23:10 · 154 photos 36 messages · 4 participants · 2 591 affichages | | | | À: Gaura · 15 février 2026 à 22:59 Re: Vénétie: Dolomites et Opéra Message 21 de 36 · Page 2 de 2 · 649 affichages · Partager Bonsoir Noëlle, j'ai mis les dénivelés (D+ et D-) pour chaque randonnée (sauf oubli). Je trouve que c'est plus précis que le ressenti (facile ou dur). Dans les Dolomites, il y a des remontées mécaniques fonctionnant l'été ; il faut regarder ensuite si elles desservent des randonnées qui peuvent convenir.
la randonnée suivante (les "Cinque Torri" : les cinq tours) est desservie par un télésiège qui permet d'arriver près du site. Circuler dans le site n'est par contre pas du tout plat : les sentiers montent et descendent de façon marquée. | | | À: Valmichel86 · 16 février 2026 à 23:44 · Modifié le 17 fév. 2026 à 23:32 Re: Vénétie: Dolomites et Opéra Message 22 de 36 · Page 2 de 2 · 639 affichages · Partager Jour 14 : Mercredi 17 Septembre 2025
C’est le début d’une période de très beau temps : grand soleil, chaleur en altitude permettant de randonner en tee-shirt. Je souhaite faire encore 3 randonnées très connues dans les environs de Cortina d’Ampezzo. Aujourd’hui les “Cinque Torri” (les 5 tours). Je monte une partie du col du Falzarego, jusqu’à une route à gauche qui conduit en quelques centaines de mètres à un grand parking gratuit, au départ du télésiège “Cinque Torri” (il est impossible de se tromper). On est au lieudit “Bai de Dones”. Je suis ici pour randonner, donc pas de télésiège ; je vais faire le parcours classique dans le sens horaire. Le sentier de montée est le sentier 425 ; le parcours est plutôt plat au départ, puis cela se met à monter jusqu’à rejoindre une route (empierrée ou asphaltée, je ne sais plus) qui conduit au refuge “Cinque Torri”. Quelques rares vues sur la “Tofana di Rozes”, car le sentier puis la route sont tracés en forêt. Le sentier quitte la route pour prendre à droite avec une indication “Trincee” (tranchées). Peu de temps après, on atteint la limite supérieure de la forêt et la montée continue dans une tranchée.
J’arrive rapidement au pied d’une tour, je dois écrire au pied de 2 tours (parmi les 5) : “Torre Grande” et, au premier plan, “Torre Barancio”.
A partir de cet endroit, je suis sur le site des “Cinque Torri” ; il y a en théorie deux sentiers : le “giro delle torri” (tour des tours) et le “sentiero delle trincee” (sentier des tranchées), mais c’est un entrelacs de sentes tracées dans un dédale de tours. J’avance au jugé pour traverser la zone et je passe au pied de nombreuses tours (beaucoup plus de 5).
J'identifierai cette tour un peu plus loin.
Voici la même vue sous un autre angle.
Après avoir traversé une bonne partie de la zone, j’arrive à un endroit où le nom “Cinque Torri” (cinq tours) signifie quelque chose.
L’identification, à posteriori, (car, sur place, c’est plus difficile) peut commencer. A gauche, “torre inglese”, la tour anglaise. Puis, en allant vers la droite, deux tours avec des sommets plats, horizontal pour la plus haute, incliné pour la plus basse : “torre quarta” alta et bassa. Au fond, derrière la plus basse, “torre Barancio”. A droite, au premier plan, “torre romana” ; à l’arrière-plan, partiellement visible seulement, “torre grande”. Il faudra les identifier sans que j’y revienne sur les photos suivantes... quand elles seront bien 5. Il y a, dans la zone, bien plus de 5 tours : certaines ne sont pas nommées (ou je n’ai pas trouvé), d’autres se “multiplient”, par exemple “torre Barancio” est formée de 3 tours accolées.
La tour dont j'ai annoncé l'identification ci-dessus (photos 4 et 5) est la tour anglaise.
On voit aussi les massifs plus ou moins éloignés. Le Sorapiss (gauche) et l’Antelao (droite) sont à l'est de la vallée de Cortina.
Les “Tofane” derrière la tour anglaise. Tofana di Rozes et, au fond, Tofana di Mezzo.
Un massif bien plus proche, Croda da Lago.
Suite au prochain message. | | | À: Valmichel86 · 18 février 2026 à 22:59 · Modifié le 19 fév. 2026 à 23:11 Re: Vénétie: Dolomites et Opéra Message 24 de 36 · Page 2 de 2 · 621 affichages · Partager Jour 14 : Mercredi 17 Septembre 2025 (suite)
Je suis près du refuge Scoiattoli (en haut du télésiège) et je vais voir de plus près “torre grande”. Je descends par une sente, puis par la route carrossable empruntée ce matin pendant une partie de la montée, jusqu’au refuge “Cinque Torri”. Je remonte par le même chemin en observant “torre grande” (photo prise à proximité du refuge ; à droite “torre Barancio”).
Je tourne autour de “torre grande” jusqu’à arriver au pied de la tour côté ouest.
Je me promène ensuite un peu partout sur le site ; si on dispose d’un peu de temps sur place (c’est le cas si on a prévu la journée pour faire cette randonnée), on peut trouver des angles de vue différents pour les mêmes tours (ici “torre quarta” alta et bassa, à comparer avec la vue d’ensemble plus haut).
“Torre quarta” alta et bassa encore.
“torre quarta” alta, toute seule cette fois.
Et, pour terminer cette divagation entre les tours, “torre inglese” avec le soleil sur la face ouest.
Je n’ai pas, dans le choix de photos, mis l’accent sur les vestiges de la première guerre mondiale. Cette position était un belvédère sur le front situé à quelques kilomètres : sur le flanc du Lagazuoi à droite (les autrichiens en haut, les italiens en bas), près du col de Falzarego et sur le flanc du Sass de Stria à gauche. On y trouve de nombreux aménagements (postes de tir, abris, plateforme d’artillerie,...).
Suite au prochain message. | | | À: Valmichel86 · 19 février 2026 à 23:32 · Modifié le 19 fév. 2026 à 23:48 Re: Vénétie: Dolomites et Opéra Message 25 de 36 · Page 2 de 2 · 610 affichages · Partager Jour 14 : Mercredi 17 Septembre 2025 (suite)
Voici à nouveau les “Cinque Torri” photographiées à la limite du site. L’identification que j’ai donnée auparavant doit fonctionner sur la photo ci-dessous. “Inglese, quarta, barancio, romana, grande” de gauche à droite.
Les voici, de plus loin, au sommet du télésiège. “Inglese, quarta, romana, barancio, grande” de gauche à droite.
Au début du chemin du retour (sentier 440), j’ai devant moi Monte Averau. Mais le sentier ne monte pas, il prend sur la droite, à la limite de l'herbe et des éboulis. C’est ensuite le début de la descente.
Je recommande ce sentier dans l’après-midi, car la position du soleil donne une lumière idéale sur les “Cinque Torri” (c’est pour cela que j’ai fait le circuit dans le sens horaire) et on en profite pendant la première moitié de la descente.
La descente continue en forêt pour arriver à proximité de la route du Falzarego. On a une vue différente sur le Lagazuoi (à gauche) et sur “Monte Falzarego” (à droite). Près de cet endroit, il faut prendre le sentier 424 pour revenir à Bai de Dones.
Voilà une randonnée qui vaut le déplacement, en particulier pour les multiples possibilités de circuler parmi les tours. Le dénivelé modéré (415 mètres de D+, autant de D-) en fait une randonnée qui se fait facilement dans la journée et laisse du temps pour explorer le site. J'ai fait plus de dénivelé que les 415 mètres fournis par la trace GPX que j'avais ; l'exploration détaillée du site en rajoute en effet pas mal. | | | À: Valmichel86 · 20 février 2026 à 11:05 · Modifié le 22 fév. 2026 à 17:58 Re: Vénétie: Dolomites et Opéra Message 26 de 36 · Page 2 de 2 · 603 affichages · Partager Jour 15 : Jeudi 18 Septembre 2025
Je continue les randonnées iconiques autour de Cortina d’Ampezzo avec le lac de Sorapis. Je ne vais pas prendre l’itinéraire classique à partir de “Passo Tre Croci”. Je suis en effet sujet au vertige et j’ai lu que cet itinéraire est déconseillé aux personnes dans mon cas. Ce genre d’information est sujet à caution, j’aurai bien voulu voir de mes yeux le passage vertigineux pour juger s'il était trop difficile pour moi. Mais il est situé loin du départ, trop loin pour avoir pu faire une reconnaissance. Je vais donc prendre un autre chemin, donné pour plus dur physiquement et beaucoup moins fréquenté que l’itinéraire usuel. De Cortina, je monte à “Passo Tre Croci” ; je descend le versant est du col, laisse la route de Misurina et prends à droite la SR48 en direction de Auronzo di Cadore. Je m’arrête 500 mètres après 4 lacets raides, près d’un hôtel appelé “Cristallo”. Stationnement en bord de route possible. Le lieudit doit se nommer Valbona ; il y a une petite route à droite qui franchit le torrent Ansiei à 50 mètres ; on ne peut pas la prendre car elle est barrée juste après le pont. La randonnée commence dans un cadre bucolique entre prairie et forêt.
C’est plat, voire légèrement descendant jusqu’à un lieudit Sopis, où la montée commence. Facile au départ, elle devient raide ensuite et le reste presque jusqu’à l’arrivée au lac de Sorapis. Cela correspond à un grand ressaut dont il faut monter le dénivelé (cascade, gorge). Bien que tout ce passage soit à l’ombre (mi-septembre), j’y transpire fortement : 550 mètres de dénivelé d’un coup sur un sentier bien raide. Environ dix personnes rencontrées sur le sentier ; tout le monde monte à sa main, sauf 2 personnes fort mal chaussées et parties sans eau !! Des slaves (à l’oreille) qui commencent à s’inquiéter et demandent si le lac est encore loin.
A l’arrivée au lac, tout est comme attendu : le cadre magnifique, la couleur de l’eau et le monde. A vue de nez, il y a pas mal de personnes réparties sur le pourtour (pas facile à évaluer) avec une forte densité sur le seuil par lequel le sentier débouche sur le lac (pas loin d’une cinquantaine). Clairement neuf sur dix sont venus par le sentier classique qui doit donc être très fréquenté (cela n’a toutefois rien à voir avec les “Tre Cime di Lavaredo”).
Le lieu offre aussi une vue sur les 3 cimes de Lavaredo (cf avant-hier), disons 2 sur les 3 : cima ovest (à gauche) et cima grande (à droite).
Je m’écarte un peu sur la gauche pour voir le lac d’un peu plus haut.
Il doit être possible de remonter le vallon situé de l’autre côté du lac, pour s’enfoncer dans le massif du Sorapis et se rapprocher du glacier qui donne sa couleur turquoise au lac. Je ne le ferai pas.
Le lac est dominé par un pic très proche, appelé “le doigt de Dieu”.
Je vais maintenant faire le tour du lac (dans le sens horaire). La première partie fait monter sur des sentes mal marquées (on se demande parfois s’il y a un sentier). La hauteur au-dessus de l’eau et la position du soleil rendent la couleur du lac plus intense.
Suite de la journée au prochain message. | | | Jour 15 : jeudi 18 septembre 2025 (suite)
En tournant autour du lac, j’arrive à un endroit où un sommet étonnant se trouve dans son alignement.
Etonnant ! Et, après recherche, ce serait Ra Zesta, appelé encore la Cesta (2768 mètres), sans doute à cause de la forme des plis rocheux.
Le point le plus haut dans le passage escarpé du tour du lac offre une vue d’ensemble de celui-ci (il mesure environ 300 mètres dans sa plus grande longueur). On voit aussi où les gens s’agglutinent : la rive nord, près de laquelle les sentiers arrivent.
C’est aussi l’endroit où on se sent le plus sous le “doigt de Dieu” ; on devine derrière ce sommet le groupe où se trouve le point culminant du massif : Monte Sorapis (3205 mètres).
Les sentes tracées dans ce secteur permettent de redescendre au bord du lac, dans une partie moins fréquentée située du côté sud-est (escarpé). Cela fournit un coin correct pour pique-niquer.
Après le pique-nique, je termine la traversée du passage escarpé (il faut monter puis descendre, de nouveau) ; la suite du tour est plate et ramène près de l’endroit où se trouvent le refuge et l’arrivée des chemins.
Retour sans problème jusqu’à Valbona. Le sentier étant raide, il faut être prudent à la descente, mais elle est bien moins éprouvante que la montée. Dénivelé de la randonnée : D+=D-=550 mètres. Il fait beau, chaud et, comme il n’est pas tard, j’ai le temps, une fois revenu à Cortina d’Ampezzo, de visiter le musée ethnographique. Le temps étant toujours aussi beau, il doit y avoir de magnifiques couchers de soleil en montagne ; je me contenterai de photographier le massif du Sorapis depuis le camping (Cortina) ; il est 18h30 passées, je pense que j’aurais pu attendre encore un peu.
| | | À: Valmichel86 · 23 février 2026 à 22:52 · Modifié le 24 fév. 2026 à 21:24 Re: Vénétie: Dolomites et Opéra Message 28 de 36 · Page 2 de 2 · 576 affichages · Partager Jour 16 : Vendredi 19 Septembre 2025
Aujourd’hui encore une randonnée parmi les plus connues des environs de Cortina d’Ampezzo : Croda da Lago. C’est un massif qui culmine à 2715 mètres, où se niche un lac très différent du lac de Sorapis. Je vais en faire le tour, dans le sens horaire pour des questions de lumière. Pour me rendre au point de départ, je fais comme pour aller à “Passo Falzarego” ; au village de Pocol, je tourne à gauche en direction de “Passo Giau” ; Au bout de 4 km sur cette route, je stationne en bord de route : le sentier débute à cet endroit (lieu dit “Ponte di Rucurto”). Itinéraire : sentier 437 jusqu’au carrefour Cason del Formin, sentier 434 jusqu’au lac de Federa puis jusqu’à “forcella Ambrizzola”, sentier 435 jusqu’à “forcella Formin” puis jusqu’au carrefour Cason del Formin, sentier 437 pour revenir au point de départ. La randonnée commence par une montée facile en forêt ; passé le carrefour Cason del Formin, on atteint après une bonne montée un belvédère qui offre un panorama étendu.
Je commence par un rappel de la journée d’avant-hier avec une vue sur les “Cinque Torri”. On a une vue du site depuis l’est ou le sud-est avec Torre Grande et Torre Barancio. Les 2 refuges sont aussi bien visibles : le refuge Scoiattoli sur la crête à l’arrivée du télésiège (sur le versant caché), le refuge Cinque Torri, en contrebas sous Torre Grande, accessible par la route qui vient de droite.
Les “Tofane” (Tofana di Rozes et Tofana di Mezzo) dominent les environs de Cortina d’Ampezzo.
La ville de Cortina d’Ampezzo, comme on peut le voir, n’est pas dans un site encaissé, mais dans une vallée riante et relativement large même si elle est dominée par des sommets atteignant 3200 mètres (les Tofane sur la photo précédente et le massif du Cristallo ici).
En zoomant, on trouve aussi le massif des “Tre Cime di Lavaredo” (cima ovest et cima grande) assez loin mais bien identifiable ; ce point de vue est le meilleur sur la vallée de Cortina d’Ampezzo, parmi ceux où je suis allé.
Le but pour une partie des randonneurs est le lac de Federa (lago di Federa) et le refuge Palmieri tout proche. Le lac avec, au fond, le Becco di Mezzodi fait partie des sites connus des environs de Cortina. Je poursuivrai la randonnée cet après-midi en montant à “forcella Ambrizzola”, le col visible à droite du Becco di Mezzodi.
Mais pour l’instant, je vais faire le tour du lac et pique-niquer. Le lac de Federa propose un environnement très différent de celui du lac de Sorapis : l’ambiance est beaucoup plus champêtre. La végétation aquatique est très présente près des rives (presque absente au lac de Sorapis).
Suite de la journée au prochain message. | | | À: Valmichel86 · 24 février 2026 à 22:16 · Modifié le 25 fév. 2026 à 21:05 Re: Vénétie: Dolomites et Opéra Message 29 de 36 · Page 2 de 2 · 565 affichages · Partager Jour 16 : Vendredi 19 Septembre 2025 (suite)
Dans la montée à forcella Ambrizzola, j’ai toujours dans mon champ visuel le sentier, qui s’élève progressivement sur le flanc du massif Croda da Lago. Au col (2277 mètres), je suis au pied du Becco di Mezzodi. La face vers le lac est orientée plein nord et ne voit donc presque jamais le soleil (un peu seulement au solstice d'été).
Comme il s’agit d’un col, le paysage s’ouvre vers d’autres versants et d’autres sommets. Je retrouve la Marmolada, le sommet et le glacier, la langue glaciaire située sous le câble du tronçon supérieur du téléphérique.
Si je regarde au contraire le versant par lequel je suis monté, je vois le chemin de montée, le lac (tout en bas à droite) et le point culminant du massif Croda da Lago, Cima Ambrizzola (2715 mètres).
A partir de maintenant, je passe sur le côté ouest du massif, et je commence le retour ; mais la montée n’est pas terminée car le sentier va chercher un deuxième col (plus élevé que forcella Ambrizzola) appelé forcella Formin (2462 mètres). Panorama exceptionnel : le premier col à gauche est forcella Rossa ; forcella Ambrizzola (d’où je viens) est plus loin, dans la zone rocheuse au pied du Becco di Mezzodi.
A proximité du col se trouve un plateau, un vrai plan incliné, avec des affleurements de calcaire rabotés, un paysage très différent des aiguilles habituelles dans les Dolomites : c’est le plateau de Formin. Au fond, les massifs Nuvolau, Averau, Lagazuoi.
Des parois, des aiguilles caractéristiques des Dolomites sont toutes proches dans le massif Croda da Lago ; elles dominent tout le sentier de descente qui reste à parcourir et ce massif (Croda da Lago) est un des plus remarquables pour ce type de formations. Ici une paroi assez proche du sommet.
Je commence la descente dans le vallon de Formin ; c’est une longue partie, pas très facile, dans un chaos de blocs rocheux de toutes tailles créé par des éboulements. Il faut faire attention pour ne pas perdre la trace ; heureusement le balisage (peinture sur les rochers) est bien fait.
Suite de la journée au prochain message. | | | À: Valmichel86 · 26 février 2026 à 21:24 · Modifié le 27 fév. 2026 à 21:27 Re: Vénétie: Dolomites et Opéra Message 30 de 36 · Page 2 de 2 · 554 affichages · Partager JOUR 16 : vendredi 19 Septembre 2025 (suite)
Pendant toute cette descente, le soleil donne sur la crête du massif, qui est une véritable dentelle. La lumière est idéale et tout est vu avec une netteté incroyable.
Dans le massif, il y a, au nord de Cima Ambrizzola (le point culminant), tout un alignement d’aiguilles sur plusieurs kilomètres ; le sentier longe cet alignement en se tenant à peu près au fond du vallon de Formin.
Comme le sentier n’est pas encore entré en forêt (il faut descendre plus bas pour atteindre le niveau forestier), je marche dans le chaos rocheux (éboulis et rochers plus gros) et j’ai au-dessus de moi uniquement les parois déchiquetées.
Le même type de paysage perdure quand j’entre dans la forêt (mélèzes) qui occupe le bas du vallon.
Je rejoins l’itinéraire aller au carrefour Cason del Formin ; c’est ensuite le retour jusqu’à la route. Randonnée magnifique et jour idéal pour la parcourir. Fréquentation modérée sur le trajet aller (élevée autour du lac) et faible sur le trajet du retour depuis forcella Ambrizzola (sauf sur la partie finale après Cason del Formin [c’était l’heure du retour pour la plupart des gens]). Nous sommes déjà le 19 septembre, ceci pouvant expliquer cela.
Information relative au dénivelé : D+=D-= 900 mètres à quelques mètres près. Le passage sous le massif Croda da Lago dans le vallon de Formin est spectaculaire (photos ci-dessus) ; j'insiste sur le fait que le moment idéal est l'après-midi (et même la seconde moitié de l'après-midi), avec le soleil (de préférence). J'étais dans ces conditions optimales.
Un petit point sur les groupes des Dolomites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a 9 groupes (qui peuvent être d’étendues très différentes : des grands, des petits) ; je suis entré dans 3 d’entre eux; Groupe 2 : Marmolada (Jour 5) Groupe 5 : Dolomites septentrionales, un des plus étendus (Jour 12 Tre Cime di Lavaredo et Jour 15 Lac de Sorapis) Groupe 1 : Pelmo Croda da Lago (Jour 16 Croda da Lago) Les autres sont plus éloignés de Cortina d’Ampezzo.
Les environs de Cortina d’Ampezzo regorgent de possibilités toutes plus intéressantes les une que les autres ; je n’ai volontairement pas fait preuve d’originalité dans mes choix, car je voulais faire ces randonnées connues. Si j’avais séjourné à Cortina plus longtemps, j’aurais repris le parcours du “sentiero Italia” sur quelques étapes supplémentaires à partir de Pralongia (où je me suis arrêté) avec, en priorité, le trajet “Lagazuoi, forcella Travenanzes et val Travenanzes”. Il me reste à préparer mon départ prévu pour demain matin. | | | Vous êtes un vrai sportif !
Mais l’effort vaut le coup parce que les paysages sont grandioses. | | | Bonjour Marie, je reconnais que j'ai un faible pour cette dernière randonnée (Croda da lago) à cause de la variété des paysages (lac, col, sommets assez lointains, aiguilles du massif Croda da lago). C'est sur cette randonnée que j'ai sélectionné le plus grand nombre de photos. On est ici tout en haut de ce que l'on peut trouver en matière de randonnée. Je profite de ton intervention pour donner un peu plus d'explications sur la couleur turquoise du lac de Sorapis (randonnée précédente). J'ai lu qu'elle était due à de la "poussière glaciaire", des particules arrachées à la roche par le glacier du Sorapis (frottement de la glace sur le sol). Ces particules sont transportées jusqu'au lac en été quand la température élevée provoque une fonte glaciaire importante. Le lac ne possède pas d'émissaire ; son niveau varie en fonction des pertes (évaporation, infiltration) et des apports (fontes des neiges, fonte glaciaire) qui sont maximaux au printemps et en été. J'ai lu qu'il baissait nettement en automne quand la baisse des températures réduit puis annule la fonte glaciaire. Tout cela est provisoire, car le glacier du Sorapis est un petit glacier et sa durée de vie est comptée à cause du réchauffement climatique. | | | À: Valmichel86 · 28 février 2026 à 11:23 · Modifié le 2 mars 2026 à 10:30 Re: Vénétie: Dolomites et Opéra Message 33 de 36 · Page 2 de 2 · 537 affichages · Partager Jour 17 : Samedi 20 Septembre 2025
Aujourd’hui je quitte (un peu) les Dolomites, ou tout au moins les Dolomites de Cortina d’Ampezzo ; je laisse aussi de côté l’activité randonnée pour la suite du voyage. Je prends la direction de Belluno (Belluno est dans les Dolomites) pour passer 2 journées dans et autour de cette ville (la capitale provinciale des Dolomites en Vénétie). Mais avant le départ, et surtout avant que le soleil ne monte plus haut, je vais photographier le Becco di Mezzodi (cf hier) depuis le secteur à proximité du camping, une vue en tout début de matinée.
Belluno est situé sur un éperon près d’une boucle du fleuve “Piave” ; Dans cette partie du cours du Piave, sur la rive droite on trouve les Dolomites (jusqu’à 2500 mètres d’altitude), sur la rive gauche les Préalpes (jusqu’à 1600 mètres) : on est donc en montagne bien que Belluno ne soit qu’à 400 mètres d’altitude. Le camping se trouve dans les préalpes près de Monte Nevegal ; Comme il y a peu de kilomètres à faire, je vais m'installer, je mange et je descends à Belluno pour visiter la ville dans l’après-midi. Pour illustrer le site de Belluno, voici un quartier périphérique et les Dolomites à l’arrière-plan (photo prise d’un point de vue dans le centre ville).
L’entrée dans la ville historique se fait par la “Porta Dante” et on arrive tout de suite à “Piazza Duomo” ; sur le côté nord de la place le palais des podestats vénitiens (Palazzo dei Rettori) est un édifice Renaissance avec portique à arcades au rez-de-chaussée et loggia aux étages supérieurs. A mon avis le plus beau bâtiment de la place, il a été construit principalement au Cinquecento ; c’est actuellement la préfecture. Au fond à droite, la tour communale (Torre Civica) est d’origine plus ancienne, mais a connu une série de reconstructions partielles. Dans toute cette partie de la ville (piazza dei martiri, piazza Duomo), c'est aujourd'hui la journée des associations, principalement sportives. Il y a donc beaucoup de monde, des parents, des enfants, des adolescents qui se renseignent ; certains s'essayent aussi quand c'est possible (mini terrains de volley ou de basket par exemple).
Je parcours ensuite quelques rues de la partie la plus ancienne de la ville. Ici s’étendait la Belluno romaine.
Ce quartier à rues étroites est regroupé autour de “Piazza delle Erbe” ou “Piazza Mercato” (place du marché) avec en son centre la fontaine la plus ancienne de la ville : Fontana di San Lucano (1409). Presque toute la place est entourée d’arcades et de palazzi datant des siècles Trecento, Quattrocento et Cinquecento (styles gothique et, surtout, renaissance). Celui-ci (peut-être l’ancien Mont de Piété) est décoré de blasons d’anciens podestats vénitiens. “Piazza Duomo” est le symbole du pouvoir politique et religieux, “Piazza Mercato” celui des affaires (artisans, commerçants) pendant la période vénitienne.
Je me dirige vers le musée municipal installé dans un palais du Settecento : palazzo Fulcis magnifiquement restauré. Beaucoup d’espace et une muséographie attrayante pour ce musée d’art ouvert depuis 2017 (après les travaux de restauration). Mais, avant d’entrer, le mur de la pharmacie voisine (pharmacie Perale) expose en médaillon Garibaldi, une action patriotique pour une pharmacie ancienne au vu du style de l’immeuble où elle est installée.
Certaines pièces, comme ce salon, témoignent du palais du Settecento ; une pièce avec alcôve, une pièce sur double hauteur d’étage, ont également ce rôle.
Les collections couvrent toute l’époque moderne (à partir de la Renaissance) ; j’ai surtout remarqué le Settecento et l’Ottocento. Le chef d'œuvre du musée est le tableau de Sebastiano Ricci, la chute de Phaéton (1704), toile très impressionnante par la façon de représenter une chute (notion de vide, d’absence de point de chute). Ce mythe a été traité par de nombreux peintres. Le mythe en quelques mots. Phaéton a emprunté le char de son père, Hélios, le Dieu Soleil. Il en perd le contrôle et s’approche trop près de la terre, qu’il brûle. Pour “arrêter les dégâts”, Zeus le foudroie.
A l'Ottocento, Ippolito Caffi (natif de Belluno, 1809-1866, patriote), paysagiste renommé, mais pas seulement paysagiste, a peint ce tableau “Neige à Venise” (1841).
Andrea Brustolon (1662-1732) est aussi natif de Belluno ; c’est un sculpteur baroque, sur bois, qui a sculpté des sujets religieux, et beaucoup de meubles pour une clientèle privée (deux axes de travail différents). Voici une Crucifixion ; ce n’est pas celle qui est exposée au musée, mais celle que l’on peut voir dans l’ église Santo Stefano, au nord du centre-ville. Je l’ai préférée à celle du musée pour son expressivité.
Retour au camping avec un temps toujours aussi radieux et une température élevée pour une altitude d’environ 1000 mètres. | | | À: Valmichel86 · 2 mars 2026 à 22:02 · Modifié le 4 mars 2026 à 10:58 Re: Vénétie: Dolomites et Opéra Message 34 de 36 · Page 2 de 2 · 511 affichages · Partager Jour 18 : Dimanche 21 Septembre 2025
Je consacre cette belle et chaude journée à la vallée du fleuve Piave, en aval de Belluno. Je descends jusqu’à Belluno, passe sur la rive droite du Piave et prends la direction de Sedico. Je vais voir un premier exemple de villa en Vénétie ; j’aurai l’occasion de m’intéresser à d’autres villas (bien plus connues) dans la suite du voyage. Il y a deux parties dans ce type de villa : une maison patricienne souvent résidence d'été d’une riche famille et un ensemble de bâtiments d’exploitation d’un domaine agricole. Les deux fonctions sont intégrées dans un ensemble architectural unique. Il s’agit de la villa Patt de Manzoni située à Sedico, construite à l’Ottocento (architecte Giuseppe Jappelli). Voici la façade de la partie “noble” avec des dispositions habituelles : style néoclassique, une partie en saillie avec des pilastres géants et un fronton triangulaire au-dessus.
N.B. J'ai gardé la rédaction faite pour mon drive ; elle fait allusion à la suite du voyage (que je ne publie pas ici) et aux villas palladiennes ; l'architecte de cette villa s'est clairement inspiré d'Andrea Palladio.
Je me rends ensuite à l’église paroissiale. C’est dimanche et j’attends la fin de la messe pour entrer. Cette église, construite au 20ème siècle en style roman, contient une œuvre des frères Vecellio. Ces frères, peintres, sont de la région : nés à Pieve di Cadore dans la vallée du Piave en amont de Belluno. Mais de qui s’agit-il ? Le plus connu s’appelle Tiziano (Titien ou le Titien), son frère s’appelle Francesco.
Une “Vierge à l’Enfant avec des anges musiciens” est la partie centrale d’un polyptyque endommagé (c’est tout ce qui en reste).
Je fais ensuite une incursion dans les Dolomites, plus précisément dans le parc national des Dolomites de Belluno (Dolomiti Bellunesi). A côté de Mis, un petit barrage a créé un lac artificiel (étroit et tout en longueur) qui occupe le fond de la “Valle del Mis” (c’est le nom de la rivière).
Un peu plus loin, une aire aménagée (par le parc) en bord de lac est parfaite pour le pique-nique. En repartant je vais jusqu’à l’extrémité du lac où se trouvent deux curiosités : les “Cadini del Brenton” et la “Cascata della Soffia”. Mais auparavant voici l’aspect des Dolomites dans cette partie du massif. On est à 400 mètres d’altitude environ et les sommets sont, soit un peu au-dessous, soit un peu au-dessus de 2000 mètres, d’où un aspect totalement différent de celui des environs de Cortina d’Ampezzo. Cette partie des Dolomites est aussi classée au patrimoine mondial de l'UNESCO ; c'est le groupe 3 : Pale di San Martino San Lucano - Dolomiti Bellunesi - Vette Feltrine. Quand on lit ce nom à rallonge et qu'on regarde la carte correspondante du groupe 3, on se rend compte que ce groupe est un assemblage d'aires à peine reliées entre elles.
Après le pique-nique, je vais au bout du lac où je stationne. A 100 mètres, les “Cadini del Brenton” sont un ensemble de vasques séparées par de petites cascades, creusées par les eaux du torrent Brenton ; on appelle cela des marmites de géants en français. Accès payant, mais pas pour moi qui suis trop vieux ; accueil très sympathique.
À distance de marche se trouve une cascade (cascata della Soffia ; nom du torrent) ; elle est accessible par une passerelle pour le niveau supérieur. On peut aussi aller au pied de la cascade en parcourant une gorge étroite, d’accès amusant mais un peu difficile (s’il n’est pas mieux aménagé).
Suite de la journée au prochain message. | | | À: Valmichel86 · 4 mars 2026 à 21:22 · Modifié le 6 mars 2026 à 11:09 Re: Vénétie: Dolomites et Opéra Message 35 de 36 · Page 2 de 2 · 475 affichages · Partager Jour 18 : Dimanche 21 Septembre 2025 (suite)
Je reviens sur mes pas (en voiture) pour sortir de la “Valle del Mis” ; je vais chercher en aval un pont sur le Piave, puis revenir vers Belluno sur la rive gauche du fleuve. Une commune étendue, Borgo Valbelluna, occupe une bonne partie de cette rive gauche ; elle rassemble plusieurs villages où je fais des arrêts. Tout d’abord Lentiai où on retrouve la famille Vecellio. Dans l’église de Lentiai (Chiesa di Santa Maria Assunta), ce ne sont pas les frères Vecellio qui sont intervenus, mais Tiziano (Titien, un des frères), son atelier, et un cousin de Tiziano, appelé Cesare.
Cesare Vecellio a peint les 20 panneaux de l’immense plafond à caissons de la nef centrale ; ce sont des scènes de la vie de la Vierge d’après les Évangiles.
Tout au fond de la nef, dans le choeur, un voit un grand polyptyque dont les panneaux sont encadrés de blanc : le polyptyque de l’Assomption. Si la plus grande partie revient à l’atelier de Tiziano, les maîtres ont réalisé certains panneaux : le Christ mort (en haut) pour Cesare, un évêque (non identifié) pour Tiziano ; ce retable est difficile à photographier (présence de l’autel, reflets).
Je me dirige ensuite vers Mel, le plus important des villages constituant Borgo Valbelluna, placé au sommet d’une colline dominant la vallée. Au centre du bourg, une grande place entourée de palazzi de différents siècles de la période vénitienne, assez surprenante dans un village (ce n’est pas une ville).
Le palazzo au fond à droite sur la photo ci-dessus a beaucoup d’allure ; c’est l'ancien palais des contes Zorzi (du Cinquecento) devenu le “Palazzo della Magnifica Comunità di Mel”, en language contemporain la mairie (je n’ai pas pu le visiter, fermé au moment de mon passage).
La photo d’ensemble de la place est prise du parvis de l’église, qui occupe la partie la plus haute de cette place. Cette église est de style néoclassique, construite au milieu du Settecento, et d’aspect imposant sans être massif.
Retour au camping Nevegal ; le temps, toujours aussi chaud, se couvre en fin de journée avec une tendance orageuse, annonçant un changement pour la suite. Le carnet s'arrête ici avec la fin de mon parcours dans les Dolomites.
L'autre partie du voyage (non publiée) concerne :
- d'abord la bande de collines situées entre la plaine (au sud) et les Préalpes (au nord) avec des incursions dans la plaine et dans les Préalpes. Je suis allé de Vittorio Veneto (est) à Marostica (ouest) ; je n'ai pas trouvé de nom précis pour cette région qui dépend administrativement de plusieurs provinces : un festival de musique, qui s'y tenait, se présentait comme le festival de la "pedemontana" ; je retiens cette appellation que je traduis par "piémont" et j'aurais envie de nommer cette petite région, le piémont vénitien.
- ensuite la ville de Vicenza ( Vicence) et ses abords immédiats.
L'orientation dominante de cette partie du voyage est culturelle, par opposition à l'orientation "randonnée" de la partie Dolomites.
Je vais ajouter un message avec quelques cartes pour aider les lecteurs ne connaissant pas les Dolomites de Vénétie à se repérer. | | | Chose annoncée, chose due : voici les cartes.
Emplacement de Cortina d'Ampezzo par rapport à Belluno (le point rouge, capitale provinciale). Il y a 68 kilomètres de Belluno à Cortina d'Ampezzo.
J'ajoute 2 cartes plus détaillées des environs de Cortina.
Ces 2 captures rectangulaires sont relativement bonnes (quoique loin d'être parfaites) pour se repérer aux environs de Cortina. | Carnets similaires sur l'Italie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 10 975 visiteurs en ligne depuis une heure! |