C'est marrant chacun son vécu, chacun ses convictions qui en découlent.
La première fois quand j'ai débarqué à
Nha Trang, j'ai passé une bonne soirée dans la discothèque du Lodge's, une ambiance musicale pas très différente de ce que l'on trouve dans les boites de nuit en
France. Les gens sont très corrects et l'on s'amuse agréablement.
Cette année, je suis de nouveau à
Nha Trang. Le 29 Janvier, 1er jour du Têt, deux choses sont restées dans ma mémoire.
Sur la plage, j'ai passé une après-midi sur le transat à l'ombre du parasol de paille. La mer était très agitée et les vagues assourdissantes venaient mourir sur la plage. J'ai tenu quand même à affronter cette mer indomptable, car je me souvenais que quand j'avais 7 ans, elle me faisait très peur et je n'ai jamais pu me mouiller les chevilles. Alors j'ai plongé dedans, j'ai nagé dans cette mer houleuse. J'étais seul et j'étais content de prendre ma revanche sur mon enfance.
Puis, j'ai fait ma sieste et je suis réveillé par des rires juvéniles. Une bande d'une quinzaine de jeunes, garçons et filles s'amusaient sur le sable. Les souvenirs de jeunesse me revinrent de nouveau. Rien n'a changé au fil du temps. Garçons et filles ont toujours gardé leur innocence et on a pu voir une amitié inébranblable qui les unit. Ils ont joué, ils ont chanté, ils frappaient dans leur main, accompagnés par le rythme d'une guitare envoûtante. Ils jouaient à un jeu qui consistait à former un cercle et puis ils tournaient en rond jusqu'à un signal de celle qui apparemment était la maitresse du jeu. Selon la nature du signal, chacun devait ou ne devait pas exécuter un salut royal à son voisin. Celui qui a manqué se retrouvait prisonnier au milieu du cercle. Ce jeu était ponctué de rires contagieux aux passants d'à côté. Il y avait aussi le jeu bien connu du tir à la corde. On se divisait en 2 groupes et tout en tenant par la taille, on essayait de faire franchir le groupe adverse sur la ligne de démarcation. Voilà de quoi ressemble cette nouvelle jeunesse insouciante.
Le soir, en me promenant sur l'avenue Tran Phu, celle qui borde la mer, une sorte de "promenade des Anglais" bien connue des niçois de
France, j'ai contemplé un groupe de personnes assis par terre, en train de se partager une sorte de tapias, accompagné de bières locales "
Saigon" (que j'ai goûté et qui est finalement pas si mal que ça). Ce qui est admirable, c'est le fait que la moitié des convives étaient des Occidentaux, apparemment des "backeepers", se régalant en compagnie des vietnamiens. Ils n'étaient pas si mal accueillis que ça, dans un pays où apparemment quelques-uns n'ont rien compris et ont raté la porte d'entrée. On pouvait les entendre en levant les verres chacun à son tour "tram phan tram" (100%), "nam chuc phan tram" (50%), et à chaque fois, les éclats de rire interrompent le silence de la nuit. Et puis de nouveau, les verres se remplissaient....
Qu'il fait bon vivre à
Nha Trang, nul besoin d'aller ailleurs pour savourer des moments émouvants.