Salut, ben pour ma part, j'ai vecu une experience inoubliable a Esphahan ou j'ai rencontre un poete irannien qui parle francais... Il fait un memoire sur st john perse en litterature francaise... Motive l'garcon! Il m'a offert les roubayats d'omar khayyam traduits en anglais par fitzgerald et en francais par lazarre, qui est une bien meilleure traduction plus poetique et plus fidele je pense.... Ce n'est pas par chauvinisme que je dis ca, c'est l'avis de mon ami iranien. Si tu a lu
Samarcande, tu sera emerveille par cette ville sublime, et les filles dans les rues te charmeront... Ce livre se trouve facilement un peu partout en
Iran je pense en fouinant les librairies et discutant avec les iranniens francofonnes qui travaillent avec les touristes... (Chariati, petit vieux sympas sur son velo de l'imam square d'isphahna par exemple)
J'ai rencontre l'amour aussi dans cette ville ensolleillees en plein ramadan, c'est pourquoi je m'y suis attarde. Le seul probleme est de lire des poemes sur le vin et les femmes, dans un pays ou ce genre de sujet est fortement tabous.
Avec une forte melancholie, je m'apprete a quitter le pays des mille et une nuits des reves dores, j'ai dit adieu a ma princesse (un peu comme l'histoire entre chirine et le narateur d'amin maalouf). Notre relation etait desesperee, et je ne voulais pas la conduire en prison, comme ca a deja ete le cas par le passe dans des histoires de relations entre iranienes et touristes.
Je voulais gagner
Samarcande mais des problemes d'ordre financier m'ont decide a revenir sur mes pas, pour mieux revenir par la suite. J'ai trouve mes tresors, je repart comble avec quelques regrets.... Mais des amis en
Slovaquie m'attendent pour faire une fete interminable et ratrapper mon manque de vin, de biere et de niaule.
En effet, je n'avais pas prevu pour le fric, je pensais en lisant les messages du forum que c'etait difficile mais neanmoins possible de retirer de l'argent.... En fait j'ai du passe par l'ambassade ce qui m'a fait patienter 5 jour dans la rue, sans argent. Heureusemant, nous sommes en
Iran. J'ai deja vecu pas mal de temps dans la rue en
france et le contraste m'a etonne. Au debut j'ai pas mal enrage contre les commentaires de voyageurs:"tu verras les iranniens prefereraient s'aracher un bras plutot que de te laisser doormir dans la rue"... Je tiens a mettre le hola sur ce genre de commentaire exalte, en fait il y a certes une tres forte hospitalite mais j'ai passe quand meme plusieurs jour a dormir sur des bancs, l'invitation n'est pas systematique et d'ailleurs, je trouve cela normal. Cependant, je me suis fait offrir de la nourriture, paye des restaurants par des gens sympathiques et pour ma derniere nuit, l'emplye municipal qui nettoie les toilettes m'a invite chez lui. J'ai passe aussi 2 nuits en compagnie de fripouilles de la nuit de banlieues. Une ame bienveillante m'a offert le gite et le couvert sur le toit des toilettes publiques dans le parc de la station golnerak. Ma premiere nuit at home fut donc en plein air, on ne se refait pas, en pirate parmis les flibustiers de la nuit j'ai passe trois jours en leur compagnie. C'etait interressant a vivre, quoique la nuit, il fallait faire attention aux changement d'humeurs provoques par l'alcool et les multiples drogues qu'ils ingurgitaient pour noyer leur misere dans des paradis artificiels. J'ai refuse tous ce qu'on me proposait et de toutes facons je voulai simplement dormir. Toute cette faune de la nuit etait donc sous l'emprise du crack, de l'opium, de metahamphetamines, cocaine ou lsd... Sous l'oeil bienveillant de la police qui surveille seulement que les bastons ne soient pas trop violentes. De toutes facons ils buvaient pareillement, le bakshish est aussi de mise par ici.
Les "zonards" m'ont felicite pour mon desir de sobriete et du coup je n'ai pas eut de problemes, les anciens me faisaient des sourrires denues de dents et des clein d'oeils approbateurs... Bref, je suis partis en ce pays pour ecrire un livre sur la route de
Samarcande et je n'arrete pas de vivre des situations de ce genre, il suffit de savoir prendre la route comme elle vient... "embrasse les tous, dieu reconnaitra le sien".
Mais ce n'est que partie remise, la vie etant relativement chere en ce pays par rapport a l'idee qu je m'en faisait, vu les galeres avec l'ambassadede
france, je n'avais pas envie, une fois mon argent en poche de patienter 10 jours de plus pour mes visas ouzbek et turkmenes, de me faire chier avec des ambassadeurs.... J'ai pas mal de souvenirs en memoires, mon carnets de notes est remplis de poemes, de chansons que l'on ma offert ou que j'ai ecrits, sur terre comme en mer... De plus la mer me manque il me faut rentrer au pays pour devenir skipper.. Peut etre pourrai-je revenir par la mer et debarquer a Bandar-abbas. Cette ville est connue pour ses musiciens inspires par les voyages de marins de tout pays et leur musiques; ainsi des chanteurs tels que Rami ou d'autres d'ont j'ai oublie le nom, viennent de cette ville... Mais apparement elle est invivable l'ete. Inch allah je m'en reviendrai donc par ici en bateau ca serait bien.
Voila, je m'excuse pour les fautes d'accents, je n'ai toujours pas trouve comment on faisait avec les claviers iranniens. Je vous souhaite de vivre de bonnes aventures tout en faiant attention, c'est vrai que j'ai pas mal transgresse les regles du bon voyageur, mais c'est ainsi que je suis habitue a faire, au jour le jour... J'avoue que c'etait pas mal la mission a esfahan pour retrouver mon amie. Ainsi le temps passe avec elle et ses amies m'a donne une vision generale sur la societe iranniene et son feminisme, qui je pense joue un role decisif dans la transformation de la societe. Les jeunes en on tous marre de ces lois et rares ont ete les rencontres de gens favorable a cette situation... Par exemple les femmes n'ont pas le droit de faire du velo, sous peine d'amende. Boire de l'eau en plein ramadan est passible d'amende aussi.... Ca pese sur le systeme toutes ces lois...
Ciao sixloups