Bonjour,
Pour entrer en
Chine, il faut un visa de touriste (visa L). Les Chinois se sont apparemment fâchés avec les Français, et ont rendu plus compliqué l'obtention des visas, mais dans le cas banal de quelqu'un qui veut passer quelques semaines en
Chine au départ de la
France, cela ne pose pas de problème majeur. En revanche, il parait qu'on risque de se faire refuser le visa si on mentionne qu'on a l'intention d'aller au
Tibet. Rumeur ou réalité, je ne sais pas, mais il suffit de faire des réservations dans un hôtel d'une ville hors
Tibet ; beaucoup de grandes chaînes hôtelières permettent de réserver et annuler sans frais sur internet.
Autrefois, un étranger pouvait circuler à peu près librement au
Tibet, mais tout a changé depuis les émeutes de mars 2008 au
Tibet (la police a littéralement perdu le contrôle de
Lhassa pendant 48 heures). Il faut un "permis
Tibet" (en plus du visa chinois) pour aller où que ce soit au
Tibet, ce permis spécifie :
- l'identité des membres du groupe (qui peut être constitué d'une seule personne)
- les dates de début et fin de séjour
- les villes visitées (en vrac, il n'y a pas d'itinéraire imposé)
Le permis
Tibet ne coûte pas très cher (600 RMB), mais il n'est délivrée que par des agences chinoises agréée, qui ont l'obligation de founir un guide pour la durée du séjour, ainsi qu'un véhicule+chauffeur pour les déplacements hors des villes. La présence du guide est obligatoire pour entrer dans tous les grands sites touristiques. Un voyage au
Tibet coûte donc forcément beaucoup plus cher qu'ailleurs en
Chine; c'est la raison pour laquelle j'avais constitué un groupe d'amis pour partager les frais.
Rien n'empêche en fait d'organiser tout au départ de la
France; j'ai d'ailleurs tout fait par courrier électronique. Même le virement bancaire pour régler l'acompte à l'agence aurait pu être fait de
France : l'argent envoyé de
France a toujours été sur mon compte chinois en moins de 48 heures.
Le PSB, c'est la police chinoise.
Juillet - août, c'est la haute saison au
Tibet : les températures sont agréables, mais c'est la saison des pluies. Ce n'est pas le déluge, mais il faut quand même le savoir. En particulier, certains axes secondaires peuvent être fermés pour cause de glissements de terrain.
Comme c'est la haute saison, il est à peu près impossible d'obtenir des places de train (la célèbre ligne du
Tibet) au tarif officiel, car le marché noir rafle toute l'offre, et multiplie les tarifs par deux ou trois. Vous aurez peu de chance d'obtenir des billets par vous même.
Arriver au
Tibet depuis
Paris ? Le plus simple me semble d'atterrir à
Chengdu ou
Chongqing, car ces deux villes sont les plaques tournantes des vols vers
Lhassa. Il y a notamment un vol KLM
Paris -
Amsterdam -
Chengdu. Ensuite, c'est un vol intérieur, et vous trouverez toutes les informations sur
www.ctrip.com
, agence en ligne chinoise tout à fait fiable à laquelle vous pouvez acheter vos billets sans crainte. Si vous arrivez par avion, prévoyez de commencer par séjourner au minimum plusieurs jours à
Lhassa pour vous accoutumer à l'altitude.
A part le train, les étrangers n'ont pas le droit de prendre les transports en commun locaux inter-urbains (les bus dans une ville, c'est OK). Donc abandonnez l'idée de faire le trajet en bus au départ d'une autre province. Il y en a peu de toute façon : j'ai vu un seul bus de grande ligne au
Tibet - un car-couchette.
Vous devrez avoir reçu par fax ou courriel un copie du permis
Tibet; il sera exigé pour monter dans le train (c'est mon expérience) et très vraisemblablement pour monter dans un avion en direction de
Lhassa.
Ma visite du
Tibet ? elle s'est très bien passée. Le
Tibet ne ressemble:
- ni à l'idée que s'en font les Occidentaux qui n'y sont jamais allé (oubliez "Tintin au Tibet!")
- ni aux zones de culture tibétaine au Sichuan et au Qinghai
- ni à l'image que peint la propagande officielle (très lourde) en Chine