Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Nassines · 6 décembre 2015 à 17:16 74 messages · 9 participants · 13 327 affichages | | | | À: Solverde · 9 décembre 2015 à 23:42 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 21 de 74 · Page 2 de 4 · 1 446 affichages · Partager En France les plombiers, menuisiers et électriciens travaillent sous les intempéries ?! Voilà qui doit faire bien des étincelles... 
Quant aux chefs de chantier, j'ai déjà répondu.
Décidemment, rien n'est plus vrai que ce diction qui dit : "on peut amener un cheval à la rivière mais on ne peut pas le forcer à boire"
ABE | | | À: FDB · 10 décembre 2015 à 0:27 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 22 de 74 · Page 2 de 4 · 1 427 affichages · Partager Décidémment, rien n'est plus vrai que ce dicton qui dit : "on peut amener un cheval à la rivière mais on ne peut pas le forcer à boire"
Je suis entièrement d'accord avec toi, pour la simple et bonne raison que tu viens toi-même à l'instant de me le prouver, en écrivant ceci :
En France les plombiers, menuisiers et électriciens travaillent sous les intempéries ?! Voilà qui doit faire bien des étincelles... 
Qui pour moi, n'est qu'une simple petite pirouette (à je l'espère tendance humoristique) uniquement destinée à ne pas vraiment répondre aux pourtant très sérieuses questions, que j'avais posées dans cette discussion ! Car où as-tu lu dans cette phrase (les noms de métiers ayant été cités dans une phrase différente) :
je voulais simplement mettre en évidence le fait, que travailler sur un chantier tout en étant par exemple soumis au froid et aux intempéries, devait à mon humble avis (et y compris pour un employé hyper qualifié) être beaucoup, beaucoup plus pénible que travailler dans un bureau !
Que les électriciens devaient également travailler sous la pluie ?!  Alors que cela peut très bien arriver aux plombiers, et parfois-même quelquefois aux menuisiers-charpentiers ! 
Par contre, rassure-moi... il ne t'aura je pense pas vraiment échappé, que tous les corps de métiers (les qualifiés et les non qualifiés) qui travaillent sur un chantier, sont bien plus souvent confrontés à l'extrême froid de l'hiver, à la chaleur quelquefois intense de l'été, à la gadoue pouvant parfois envahir un chantier, aux intempéries (telle que la pluie ou le vent pour certains d'entre eux) que des personnes tranquillement installées dans leur bureau bien au chaud durant l'hiver, ou dans un environnement bien agréablement climatisé durant l'été ! 
Je te renvoie donc très courtoisement ton ABE ! | | | À: Solverde · 10 décembre 2015 à 17:44 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 23 de 74 · Page 2 de 4 · 1 392 affichages · Partager Oui, rien n'est simple. S'en prendre aux entreprises: Pas si simple. D'ailleurs toutes ne sont pas Suisses, il y a pas mal de multinationales qui comme toute multinationale qui se respecte, optimisent leur masse salariale, sans autre préoccupation. Il y a des entreprises suisses de grande et petite taille qui sont dans le même état d'esprit. On ne peut pas toutes les boycotter. Tous ces patrons préfèrent les frontaliers car bien souvent le frontalier acceptera un salaire inférieur- à compétence égale- à celui d'un Suisse, même si cela est nié, et le frontalier, ayant goûté à un salaire 2 ou 3x supérieur à celui qu'il touchait en France sera un employé plus malléable, d'autant plus que s'il se retrouve au chômage, Pôle-emploi calcule ses indemnités sur la base du salaire qu'il aurait touché en France pour ce poste.... Et pour les politiques d'embauche, comme je l'avais déjà mentionné, beaucoup de RH sont Français, et engagent des Français, d'une part par méconnaissance parfois des filières de formation Suisses et donc n'arrivent pas à juger si le candidat présente le bon profil, d'autre part par préférence personnelle. Pour ce qui est de vos questions, non on ne peut effectivement pas garantir que certaines branches professionnelles ne manqueraient pas de personnel, l'hôtellerie par exemple et le secteur des hôpitaux et des maisons de retraite sont opposés à ces mesures de restrictions.
L'individu "de base" résident en Suisse ne peut pas faire grand chose contre la politique d'embauche des entreprises et c'est bien cela qui explique le vote d'exaspération du 9 février 2014. Les gens sont confrontés tous les jours à des bouchons qui n'existaient pas il y a quelques années, à l'impossibilité de se garer, à un trafic démesuré dans les communes frontière ( www.rts.ch/...ardi-matin?id=491930 ). Tout le monde connait quelqu'un qui a été débarqué de son poste de travail pour être remplacé par un frontalier: c'est une pratique assez courante par exemple dans certains commerces de remplacer un/une employé dans la cinquantaine par une jeune frontalière, qui coûtera moins cher d'une part en salaire et d'autre part en charges salariales (je ne sais pas comment ça marche chez vous, mais ici le pourcentage pour le calcul des cotisations pour la caisse de pension augmente avec l'âge, défavorisant les seniors, et cette cotisation n'existe pas pour les moins de 25 ans). Il y a aussi toutes les personnes résidentes (pas forcément Suisses)qui ont postulé à un poste et apprennent qu'il a été attribué à un frontalier. Il y a aussi toutes les différences de langage, de vocabulaire, avec à tort ou à raison, la perception d'un sentiment de supériorité des Français dans le maniement de la langue et de l'accent, leur non-respect des habitudes locales (septante, huitante et nonante par ex.). Les personnes âgées qui séjournent à l'hôpital où le personnel infirmier est majoritairement étranger et bien souvent Français disent qu'elles ne sentent plus chez elles. En plus de la langue, il y a des différences culturelles dans le monde du travail: ici le consensus et la discussion entre les parties sont privilégiés. Le recours à la grève est rare, et assez mal vu. Dans les entreprises à fort contingent français il y a la tentative d'importer une culture de l'affrontement et de la grève préalable qui sont en général très très mal vus. Genève détonne un peu justement sur cela (nous avons des fonctionnaires en grève en ce moment) et les autres cantons Suisses critiquent et se moquent ouvertement des Genevois à se propos (et ils ont raison) Lorsque la BNS a arrêté de contrôler le franc Suisse en janvier 2015, il s'est apprécié de 20% en quelques jours, les frontaliers ont donc vu leur pouvoir d'achat gonfler d'autant.... cela a été très mal vécu par leurs collègues Suisses. Bien sûr que ce n'est pas la faute du frontalier, mais quand votre collègue obtient sans coup férir 20% de pouvoir d'achat en plus cela crée des jalousies et c'est humain.
En ce qui concerne le logement, la situation est tendue, du moins très tendue à Genève et les prix d'achat sont inabordables pour beaucoup: alors qu'en France pour 400'000 € on a une maison, en Suisse vous ne trouverez rien à moins de 3x ce prix là. Même un appartement se négocie à Genève aux environs de 800'000 à 1'000'000 € minimum.
Les résidents ont le sentiment de supporter beaucoup de nuisances, de pertes d'emploi, et d'avoir un pouvoir d'achat inférieur.....il n'en faut pas plus pour créer des rancoeurs.
Cela explique ce vote du 9 février, vote de protestation, dont le résultat a probablement surpris plus d'une personne qui avait glissé un "oui" dans l'urne en pensant que cela n'aurait que valeur d'avertissement et que le "non" prévaudrait. | | | À: FDB · 10 décembre 2015 à 18:55 · Modifié le 10 déc. 2015 à 19:33 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 24 de 74 · Page 2 de 4 · 1 388 affichages · Partager Le "taf" chez nous ça s'appelle du travail. Et comme on doit déjà supporter 300'000 frontaliers, inutile de venir encore agrandir les rangs. Le mieux serait de vous installer en Suisse, afin de participer également à l'économie du pays.
ehh cela n'a aucun sens ce que tu écris... qu'il y ait des frontières ou pas ça ne change rien du tout...c'est juste de la gestion comptable et politique. Le sens de la vie, de la civilisation planétaire c'est la finance, gagner et générer des dollars, des euros, faire du business et du P.I.B....la planète et la mondialisation ça tourne comme ça ; donc si en Suisse vous fermez les frontières ça fait une manne financière qui disparaît. Parce que 300 000 travailleurs qui passent la frontière c'est toute une recette financière dans les péages, les restos (faut bien que tous ces gens-là se restaurent à midi) et frais variés et divers bref toute une rente économique.
Si 300 000 frontaliers passent la frontière chaque jour rien qu'en dépensant 10euros par jour ça fait déjà 3 millions qui tombent dans les comptes de l'économie Suisse, cela ramené à un an ça fait carrément des milliards.
Donc que j'habites à Annemasse, Lausanne, Quimper ça ne change absolument rien..
En France les plombiers, menuisiers et électriciens travaillent sous les intempéries ?! Voilà qui doit faire bien des étincelles... 
avant d'écrire cela l'as-tu vérifié par toi-même ? | | | À: Mathews · 10 décembre 2015 à 19:02 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 25 de 74 · Page 2 de 4 · 1 382 affichages · Partager euh.. ya pas de péages. Juste la vignette, à 40 CHF par an.
Votre raisonnement se tient sur le plan économique, mais ceux qui n'en profitent pas n'adhèrent pas. | | | À: Mathews · 10 décembre 2015 à 19:03 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 26 de 74 · Page 2 de 4 · 1 381 affichages · Partager Bien d accord avec vous...
Vous savez quoi, en fait je rêve que la Suisse ferme ses frontières et que l on voit enfin le désastre économique que cela créera..La toute puissance Suisse deviendra enfin " un petit suisse....", et ce ne sera la faute à personne.... | | | À: Sissi57 · 10 décembre 2015 à 19:24 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 27 de 74 · Page 2 de 4 · 1 377 affichages · Partager Votre raisonnement se tient sur le plan économique, mais ceux qui n'en profitent pas n'adhèrent pas.
mais si tout le monde en profite en Suisse ! Que 300 000 français, belges, tchèques, argentins ou martiens passent la frontière chaque jour ça contribue à l'économie Suisse. Quel est le but de l'économie de marché ? Le but de l'économie de marché c'est de dégager une plus-value, dégager de la valeur financière et monétaire selon la production de biens de consommation et de services
Concrétement cela signifie que si je tiens une boulangerie à Lausanne que j'emploie des français, des allemands ou des italiens ou des natifs Suisses, qu'une pâtisserie me coûte mettons 3 francs suisses à produire si je la vends 4 francs suisses je dégage une marge brute hors taxation et salaires de 1 franc suisse. Donc que des frontaliers viennent travailler en Suisse tous les jours c'est que l'économie Suisse est capable à plus grande échelle que mon exemple de boulangerie de dégager de la plus-value et des marges une fois les salaires et la fiscalité déduites. Et de créer du Produit Intérieur Brut donc tout le monde en profîte en Suisse ! Parce que l'économie Suisse et les zones frontalières le Génevois, la Savoie c'est tout un tissu économique où sont générés un nombre élevé de flux économiques
Vous savez quoi, en fait je rêve que la Suisse ferme ses frontières et que l on voit enfin le désastre économique que cela créera..La toute puissance Suisse deviendra enfin " un petit suisse....", et ce ne sera la faute à personne....
je suis parfaitement d'accord | | | À: Mathews · 10 décembre 2015 à 19:29 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 28 de 74 · Page 2 de 4 · 1 372 affichages · Partager Comme je vous l'ai dit, je suis parfaitement d'accord sur la base du raisonnement financier brut. Par contre je vous donne dans mon message antérieur le point de vue de tous ceux qui ressentent les effets négatifs, car il y en a objectivement sur le plan de la vie quotidienne, de ceux qui ne retirent pas de bénéfice direct de la situation. Ceux qui ont perdu leur place au profit d'un frontalier et peinent à payer un gros loyer pour un appartement pas terrible n'ont pas votre point de vue.... | | | À: Sissi57 · 10 décembre 2015 à 19:32 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 29 de 74 · Page 2 de 4 · 1 371 affichages · Partager Comme je vous l'ai dit, je suis parfaitement d'accord sur la base du raisonnement financier brut. Par contre je vous donne dans mon message antérieur le point de vue de tous ceux qui ressentent les effets négatifs, car il y en a objectivement sur le plan de la vie quotidienne, de ceux qui ne retirent pas de bénéfice direct de la situation. Ceux qui ont perdu leur place au profit d'un frontalier et peinent à payer un gros loyer pour un appartement pas terrible n'ont pas votre point de vue....
ok j'avais mal compris alors  mes excuses c'est certain qu'un français moins payé qu'un natif de Suisse aura plus de chance à trouver du travail. Mais ceci dit avec même pas 4% de chômage en Suisse contre presque 11% en France c'est une fausse excuse | | | À: Mathews · 10 décembre 2015 à 20:14 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 30 de 74 · Page 2 de 4 · 1 364 affichages · Partager A Genève le taux de chômage est plus élevé qu'au niveau national, et blague à part, nous n'avons pas vocation à éponger le chômage créé en France par des conditions-cadre déplorables. Est ce à dire par exemple qu'il faudrait employer largement en France les chômeurs d' Espagne - où le taux est nettement plus élevé qu'en France?? j'entends déjà la clameur en France. | | | À: Sissi57 · 10 décembre 2015 à 20:39 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 31 de 74 · Page 2 de 4 · 1 360 affichages · Partager A Genève le taux de chômage est plus élevé qu'au niveau national, et blague à part, nous n'avons pas vocation à éponger le chômage créé en France par des conditions-cadre déplorables..
ok mais à Genève avec un taux de chômage aussi bas on trouve facilement un emploi ou alors la situation de l'emploi est tronquée et falsifiée.. | | | À: Mathews · 10 décembre 2015 à 21:02 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 32 de 74 · Page 2 de 4 · 1 357 affichages · Partager Oui la situation est en partie falsifiée: comme je l'expliquais, il est plus rentable pour un employeur de prendre un/une jeune frontalier, qu'il va payer moins et qui lui coûtera moins cher en cotisations sociales que le Suisse âgé de 45 -50 ans, dont le salaire tiendra compte de l'expérience et dont les cotisations sociales seront plus élevées. J'ai dans ma famille une personne de 52 ans qui occupe un poste à responsabilité dans une grande société biotech sur l'arc lémanique. Elle a un poste théoriquement à 80%, travaille en fait 120% et sait que si elle proteste ou demande une compensation de ses heures supplémentaires, elle va gicler au profit d'un frontalier, nombre de postes leur ayant déjà été dévolus, et le RH n'entretient aucun mystère à ce propos....Et à 52 ans elle ne retrouvera rien...J'ai engagé (j'ai la chance d'être indépendante) une personne qui a été exactement dans cette situation, elle arrivait en fin de droits de chômage à 55 ans, son poste avait été donné à une frontalière, sans qu'elle ait commis d'autre erreur que d'avoir son âge. Sans être personnellement affectée, je suis bien obligée de voir ce qui se passe tous les jours.Par contre je pense que ce vote de protestation a dépassé son but et que les conséquences de cette décision vont effectivement être dommageables. Il aurait fallu plus de conscience citoyenne dans les entreprises. | | | À: Sissi57 · 10 décembre 2015 à 23:57 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 33 de 74 · Page 2 de 4 · 1 349 affichages · Partager Bonsoir, et merci d'avoir pris le temps d'aussi longuement me répondre !
La situation parait être en effet extrêmement complexe et réellement très difficile à comprendre, pour des étrangers à votre pays !  Surtout qu'après avoir lu et écouté ce qu'avaient à dire à ce sujet, un assez grand nombre de Suisses... certaines choses semblent tout de même être assez contradictoires. Car à essayer de bien lire et de bien écouter ce que vous avez à nous dire, on comprend que vous avez à la fois :
- Un important besoin d'une main-d'oeuvre qualifiée, tout en demandant par votation... une assez conséquente réduction du nombre de frontaliers ?!
- Une certaine envie de voir vos frontaliers devenir des résidents Suisses, de manière à ce qu'ils participent beaucoup plus activement à l'économie de votre pays. Tout en nous disant... qu'il existe une assez importante pénurie de logements dans des villes comme Genève, qui fait partie des villes qui sont très proches de la frontière ?!
- Une réelle envie de les voir largement désencombrer vos routes et autoroutes reliant la France (ou l'Allemagne) à la Suisse, tout en sachant très bien que dans le cas où il deviendraient des résidents Suisses, le trafic routier ne serait alors que tout simplement déporté de certaines de vos routes et autoroutes vers le centre-ville de vos agglomérations, et vers d'autres routes reliant les campagnes environnantes à vos villes ?! Imaginons un seul instant (via une simple hypothèse de calcul) que les 300 000 frontaliers deviennent subitement tous des résidents... êtes-vous sûrs et certains que vos infrastructures routières et autoroutières, ainsi que l'organisation de vos transports en commun, mais aussi la capacité globale de vos places de parkings, etc. etc. soient tout à fait capables d'absorber un tel surplus de population ?!
- Fièrement envie de nous expliquer que votre taux (global) de chômage est parmi l'un des plus bas d'Europe (ce qui d'ailleurs, est absolument vrai) tout en omettant par exemple de nous dire, que... tout frontalier Français licencié est décompté et indemnisé en France, et non pas chez vous en Suisse ?! 
- Espérer une arrivée massive de nouveaux résidents dans votre pays, tout en oubliant que... cela aura comme inévitable conséquence, celle de très certainement faire encore bien plus flamber par le jeu de l'offre et de la demande, les prix de l'immobilier dans des villes proches des bassins d'emploi. Ce qui bien évidement pénalisera encore plus, vos jeunes actifs à la recherche d'un logement locatif, ou ceux voulant tout simplement passer le cap de l'acquisition de leur logement ?!
- Le légitime espoir de voir vos enfants occuper des postes injustement octroyés à des frontaliers (par le jeu du dumping social ou/et de l'éventuel favoritisme Franco-Français au niveau de certains DRH) tout en étant tout de même pas tout à fait certains, que... ces jeunes soient absolument tous d'accord pour occuper ces postes ?!
A la lecture de ces quelques points (d'une liste non exhaustive) que je viens de soulever... Tes compatriotes et toi-même pouvez alors aisément constater que l'assez ambigüe situation dans laquelle vous vous trouvez, ajoutée à la très grande complexité de l'affaire, font qu'il nous est extrêmement difficile de pouvoir discerner avec une très grande précision, ce que vous les Suisses... voulez exactement ?! Car très franchement, l'épais "brouillard" semble être assez difficile à dissiper dans nos esprits ! 
Nous avons d'autre part très bien compris, que les nombreuses nuisances que vous supportez actuellement, sont certainement assez conséquentes. Mais il ne faut cependant pas oublier, que tout comme l'a dit un autre intervenant... l'actuelle incidence économique que peut positivement induire l'accueil quotidien de très nombreux frontaliers sur votre sol, est déjà très loin d'être tout à fait négligeable. D'autant plus qu'il ne faudrait également pas omettre de signaler, un indéniable avantage assez rarement évoqué : les substantielles économies que doit certainement réaliser votre pays, en s'évitant les très coûteux frais de scolarité et de formation, ainsi que ceux qui seraient consécutifs à la réalisation, à la mise en service et à la maintenance des très nombreuses infrastructures dédiées à l'éducation des jeunes (crèches, écoles, cantines, universités, etc.) quand il accueille un aussi grand nombre de travailleurs étrangers qualifiés, qui sont donc déjà des adultes éduqués et formés, lorsqu'ils arrivent sur votre sol ! | | | À: Mathews · 11 décembre 2015 à 0:04 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 34 de 74 · Page 2 de 4 · 1 346 affichages · Partager Bonsoir Mathews,
désolée mais tu ne sais pas de quoi tu parles.
Le frontalier ne participe en rien à l'économie du pays, il n'est pas rare de le voir arriver le matin avec son sandwich acheté (moins cher) en France. Et comme le coût de la vie est moins élevé chez lui, il n'achète strictement rien ici.
La seule chose que la plupart d'entre eux apportent ce sont des bouchons sur les routes, de l'arrogance et du chômage. Il suffit de regarder les taux de chômage par canton, comme par hasard ceux qui comptent le plus de frontaliers sont également ceux qui ont les taux les plus élevés.
Par contre il est évident que les résidents au chômage dépenseront bien moins, situation économique oblige.
Et on se moque bien de savoir quel est le taux de chômage chez vous, en Espagne ou encore en Italie. Nous on regarde la situation dans sa globalité. Sans compter que ceux qui sortent des statistiques du chômage ne sont pas forcément des personnes qui ont retrouvé un emploi. Ils sont de plus en plus nombreux mais ne sont répertoriés dans aucune statistique.
Je précise ici un autre point à l'attention de Nassines : la Suisse n'a jamais dit qu'elle voulait fermer ses frontières, elle a simplement dit qu'elle voulait limiter l'immigration pour que cette dernière corresponde aux vrais besoins du pays et qu'elle ne soit pas 2, voire 3x plus élevée que nécessaire. On n'est pas là pour soulager les pays de l'U.E d'une partie de leurs chômeurs. De nombreux pays appliquent ce principe, à l'image de l' Australie par exemple, mais étrangement personne ne trouve à redire. Ces clauses de sauvegarde font d'ailleurs partie intégrante des accords bi-latéraux signés entre l'U.E. et la Suisse, mais tout le monde semble l'avoir oublié.
Sans compter que nous sommes un tout petit pays, 8mio d'habitants, 41'000km2 dont moins de 10% sont constructibles. Les frontières n'étant pas extensibles, il y a bien un moment où il va falloir dire stop avec les constructions, à moins qu'on ne se mette à détruire les montagnes pour y construire des HLM.
Une dernière chose : lorsqu'en 1992 les Suisses ont voté contre l'adhésion à l'U.E., il y avait déjà plein de personnes bien pensantes qui prévoyaient notre déchéance. 23 ans plus tard, quand on compare notre situation avec celle de tous les pays qui nous entourent, on ne peut être qu'hyper heureux qu'un parti, fort décrié à l'époque et encore de nos jours, nous ait sauvé de la catastrophe qu'aurait représenté pour nous une entrée dans l'U.E. | | | À: Solverde · 11 décembre 2015 à 18:02 · Modifié le 11 déc. 2015 à 18:21 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 35 de 74 · Page 2 de 4 · 1 306 affichages · Partager Bonsoir, Je vais essayer de répondre par quelques chiffres simples pour éclairer certaines questions tout à fait pertinentes posées. D'abord je ne crois pas que nous souhaitions que les frontaliers s'installent ici, effectivement les infrastructures quelles qu'elles soient ne peuvent y répondre.Et les frontaliers ne souhaitent pas s'installer. Il ne faut pas oublier que parallèlement aux frontaliers, depuis la libre circulation il y a eu une immigration massive, je viens de regarder les statistiques de la Confédération: de 2002 à 2013 il y a eu 780'000 immigrants, résidents en Suisse, soit une augmentation de 10% de la population résidente. Imaginez l'arrivée de 6,6 Mio d'habitants en France, ça fait pas mal. Auxquels il faut donc rajouter 300'000 frontaliers. Si on transpose ce chiffre à la France, cela ferait environ 4 Mio....Imaginez vous la France, (ou tout autre pays, ce n'est pas un problème culturel), absorber sans souci un tel changement? Vous parliez de la formation des étudiants. Par exemple à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, il y a 42% d'étudiants étrangers.... qui paient pratiquement la même taxe que les Suisses, soit 1160 CHF (il y a une petite surtaxe dans certains cantons). ce sont les impôts des résidents qui paient leurs études. En terme de pourcentage sur la population totale, en France il y a 11.6% d'étrangers, en Suisse 24%.....Je pense qu'avant de jeter quelques pierres que ce soit, ces chiffres sont à méditer. En ce qui concerne le Français licencié, j'avais mentionné dans mon message qu'il est indemnisé par Pôle emploi selon le salaire qu'il aurait touché en France pour un poste équivalent, ce qui le motive à accepter beaucoup de choses pour garder son emploi en Suisse.
Alors bien sûr que comme vous le soulevez la situation n'est pas simple et parfois ambigüe.En gros il y a une moitié de la population qui soit bénéficie du nouvel ordre des choses, soit qui n'en souffre pas, et l'autre moitié qui en pâtit. D'où le résultat à 50,34% de oui.... L'idée du texte du 9 février est que les autorités puissent exercer un contrôle sur les entrées, non pas pour les empêcher, mais pour que le recours à des travailleurs étrangers réponde à une vraie pénurie dans le domaine concerné et ne soit pas dirigé par des motifs de dumping salarial. J'observe d'ailleurs que la Grande Bretagne a exactement la même position et que cela fait partie des désiderata de D. Cameron dans l'optique du référendum annoncé en Grande Bretagne. A l'époque du vote, il y a avait aussi eu des observations dans les presses étrangères, me semble-t-il, qu'en cas de question identique soumise au vote de la population, un résultat similaire au résultat suisse aurait été obtenu.... D'ailleurs, comme l'a fait remarquer FDB, beaucoup d'autres pays contrôlent ce paramètre: si vous voulez être accepté comme immigrant au Canada vous devez avoir une profession qui réponde à un besoin au Canada. Pour les USA, vous devez avoir votre contrat de travail en poche, et avec un visa H1-B vous ne pouvez pas changer de travail. | | | À: Sissi57 · 11 décembre 2015 à 19:10 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 36 de 74 · Page 2 de 4 · 1 295 affichages · Partager En tant que française, j'aimerais, si j'en ai l'occasion de venir travailler en Suisse. Pas pour l'argent, mais pour le pays, la mentalité, l'expérience das un autre pays. Je sais que ça va être très difficile, car au-delà du cas des frontaliers, il y a aussi beaucoup de conjoints d'expats ou des personnes ayant une adresse en Suisse qui ne trouvent pas de travail car il y a une préférence nationale, mais j'ai aussi lu qu'un Suisse habitant en Alsace ne trouvait pas de travail car les entreprises préféraient les frontaliers. Donc, c'est dur de s'y retrouver :D | | | À: Steffifi · 11 décembre 2015 à 21:09 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 37 de 74 · Page 2 de 4 · 1 286 affichages · Partager Un Suisse habitant en Alsace est un frontalier! A Genève, il y a aussi passablement de Genevois qui ont acheté une maison en France, et qui sont aussi des frontaliers! Rien n'est simple. | | | À: Sissi57 · 11 décembre 2015 à 22:31 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 38 de 74 · Page 2 de 4 · 1 282 affichages · Partager Oui, mais il est suisse... Pas de problème de quota, de permis, etc... | | | À: Steffifi · 11 décembre 2015 à 22:41 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 39 de 74 · Page 2 de 4 · 1 279 affichages · Partager Actuellement il n'y a pas de quotas | | | À: Sissi57 · 11 décembre 2015 à 23:46 Re: Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne Message 40 de 74 · Page 2 de 4 · 1 269 affichages · Partager Oui, enfin, je voulais dire, l'entreprise n'aura pas les mêmes contraintes à l'embaucher qu'un français (à part le salaire)... D'ailleurs, c'est légal cette différence de salaire entre suisse-résident et frontalier??? | Discussions similaires sur la Suisse: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 7 875 visiteurs en ligne depuis une heure! |