J'ai un copain qui va à
Medellin une fois par mois.
Son compagnon et lui séjournent souvent chez la famille, dans un quartier populaire,
et il paraît que ça castagne dur à l'heure actuelle. Beau-frère et portero assassinés dans sa rue.
Il m'a dit que ça tirait de partout et que le risque de balle perdue était réel.
En fait, on a extradé aux EU un baron de la drogue et il y a donc une guerre de succession.
Les prétendants utilisent les jeunes de quartiers populaires comme pions dans cette guerre.
C'est dommage car la violence avait considérablement baissé dans cette ville.
Cela dit, je suppose que les quartiers résidentiels sont nettement moins affectés et que ça reste jouable.
A
Bogota, la réalité de la violence est très différente selon les quartiers:
Au nord et dans une partie du centre: en gros, ça va.
Dans pas mal de quartiers du sud, et dans certains coins du centre NO,
il y a encore pas mal de crimes, malgré une baisse sensible depuis 6, 7 ans.
Il y a quand même une bombe à retardement qui va faire très mal si rien n'est fait:
On voit ici des centaines, des milliers de "desplazados" qui survivent tant bien que mal.
Ce sont presque toujours de braves gens, déracinés, perdus et ayant de maigres ressources.
Si on ne les aide pas sérieusement, beaucoup risquent de se tourner vers la délinquance...