Une petite histoire pour commencer. J'étais moniteur de plongée aux iles
Maldives sur Kani et j'avais l'idée d'acheter prochainement un voilier. Un matin, arrive un quillard français (12 m)qui mouille derrière l'ile sur le tombant. Le gars vient nous voir sur son annexe, on prend un verre mais il ne cesse d'être inquiet et surveille son bateau continuellement, il a peur qu'il dérape...faut dire qu'il est mouillé dans la houle par 70 m de fond ! De toute la semaine qu'il est resté avec nous, il n'a pas passé plus de quatre heures sur le sable...puis il est reparti et on n'y a plus pensé.
Un mois plus tard, alors que je donne un cours devant les bungalows dans un mètre d'eau, un autre voilier vient nous visiter. Le skipper est dans l'eau devant moi et me demande s'il peut s'amarrer au cocotier le plus proche ! Je dis que oui et voila son bateau qui flotte paisiblement sur l'eau calme du lagon à dix m de la plage. Je m'en étonne car il est aussi grand que le voilier du français ?
Il m'explique alors que son bateau est un dériveur à quille relevable et qu'il peut donc emprunter la passe (1.30m en moyenne) et venir au plus près de la plage !
Le voilier du français était un quillard qui ne le pouvait pas car il a un tirant d'eau de 2.40 m !
Venir jusqu'aux
Maldives et ne pas pouvoir quitter son bateau..ça m"a donné à penser et j'ai finalement acheté un dériveur intégral en alu de 12m qui peut passer dans moins d'un m d'eau !
On le pose sur les plage, on mouille là ou les autres ne passent pas et on va même dans les petites rivières...
L'inconvénient, c'est qu'il ne remonte pas au vent aussi bien qu' un quillard, on perd un peu de temps en tirant des bords...c'est finalement sans importance, un voilier en voyage passe un cinquième du temps en navigation et le reste au mouillage.
L'alu est un super matériau, notre voilier à plus de 20 ans et lorsque nous l'avons sablé avant de le repeindre, il était comme neuf, pas une trace de corrosion, même à l'intérieur...
La moyenne