Bonjour Thierry, comme ça fait du bien de retrouver le forum. Je ne sais pas quand tu veux partir en Sibérie mais pour cet hiver ça doit pas être possible, et ça pendant longtemps, mais je peux répondre à tes questions.
J’ai toujours pris les transports collectifs, oui ils ont des pneus clouté, la nuit ont laissé les moteurs en marche ou il existe des couvertures électriques chauffantes. Avec des camions je suis allée bien au dessus du cercle polaire et à l’est à Magadam et dans des villages autour
Pas de convois, quand tu croisés un véhicule il y a un code pour indiquer s’il y a un problème.
Tu sais il existe une blague russe qui dit.. moi je n’iras jamais en Sibérie il y a des ours sur toutes les routes et l’autre répond, ça m’étonnerait car il n’y a pas de route.
Voilà ont roule sur les fleuves gelés mais pas plus tard que mars sinon tu risque de finir au fond du fleuve..
J’ai écris un livre et un bout de mon cœur est resté tout là haut au Nord, c’est fini maintenant, le pays a reculé de 50 années au moins.
A bientôt
Marie
Spaciba Yhakoutie Format Kindle
de Marie Mespoulet (Auteur) Format : Format Kindle
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Dans ce Nord en Iakoutie pendant presque un an de voyage j’ai rencontré plein de perles, fines parfois meurtries mais toutes précieuses, ce sont toutes mes rencontres avec des femmes, des hommes que j’ai voulus retranscrire.
J’ai souhaité un texte à mon image, à l’image de la voyageuse solitaire que je suis, a cœur ouvert aux rencontres humaines et a la nature.
Aux vies difficiles dans ce Nord russe.
Aux rencontres de « femme à femme » langage universel.
Aux peuples du nord et à leurs enfants qui luttent pour que le nomadisme perdure.
Aux arts et traditions des peuples du Nord animistes.
Aux éleveurs de chevaux et de rennes isolés dans une nature magnifique mais aussi ne pardonne aucune erreur.
Aux rencontres des travailleuses et travailleurs qui sont souvent solitaires par force.
Aux conducteurs de Kamaz ces énormes camions qui vont ravitailler le grand Nord sur les pistes glacées.
Aux moines bouddhistes et à leurs bonnes humeurs.
À la nature qui souffre du réchauffement climatique et des blessures que l’humain lui inflige (mines, les centrales à charbon, le permafrost qui ronge les habitations, les essais et décharges nucléaire.....)