bon.... je ne voudrais pas faire le rabat joie mais peu voilà un petit article sur les dauphins en captivité (je sais qu'il existe des problèmes + grave que les dauphins obligés de nager avec des gens à heures fixes) :
Capture La capture des dauphins libres s'opère dans un climat d'extrême violence. Lors de ces captures, nombre de femelles avortent, des cétacés s'échouent ou se noient. Certaine poursuites peuvent durer des heures. Le
"tail-grabber", une sorte de pince à sucre géante munie d'un lasso, est le plus souvent utilisé pour extraire le dauphin hors de l'eau par la queue. Parfois, le dauphin est saisi par la tête, lorsqu'il vient nager devant la lame d'étrave du bateau en toute confiance.
Transport Transporté en brancard, le cétacé est maintenu hors de l'eau pendant des heures. Sa peau se déshydrate rapidement, sa respiration devient difficile, des escarres apparaissent aux divers points de frottement. Le plus long transport en avion fut imposé à une orque. Une fois capturée, son voyage vers le delphinarium dura 68 heures (Howell, 1968, Taylor, 1977). Deux dauphins transportés depuis la
Californie jusqu'en
Floride mirent 18 heures à faire le parcours en avion. A l'arrivée, leurs « nécroses de pression » étaient telles que l'un des dauphins mourut quelques jours plus tard. (Sweeney, 1988).
Tout récemment, la compagnie aérienne Lufthansa a décidé qu'elle ne transporterait plus de dauphins captifs, compte tenu des souffrances infligées à l'animal et des risques trop importants. (WDCS, 2000)
Arrivée en bassin et « désensibilisation » L'arrivée en bassin provoque un triple choc chez le dauphin fraîchement capturé : réduction brusque et spectaculaire de son espace vital contact étroit et sous contrainte avec l'espèce humaine
nécessité de se nourrir de cadavres de poissons et non plus de proies vivantes.
Ces traumatismes obligent les professionnels à confiner les dauphins dans un bassin d'isolement pendant un mois ou plus, afin de les « désensibiliser ». Le poisson mort leur est alors imposé par gavage car c'est sans doute pour le dauphin l'épreuve la plus terrible (Pryor 1975).
53% des dauphins capturés meurent dans les jours qui suivent leur arrivée en bassin (Peta, 2001)
confinement
Activités et espace vital En liberté, une communauté normale (pod) compte en moyenne une centaine de dauphins. Ceux-ci occupent en permanence un territoire « central » de 125 kilomètres de long, qu'ils quittent fréquemment pour effectuer de plus longs voyages vers d'autres groupes (pods). Les dauphins Tursiops du Pacifique aiment à plonger à 535 mètres de profondeur tandis que le Tursiops de l'Atlantique se maintient fréquemment sous 390 mètres d'eau. Les dauphins passent à peine 20% de leur temps en surface. Leurs activités principales sont le « foraging » (recherche d'invertébrés dans les fonds), l'exploration sur de longues distances (scouting), la chasse en groupe (nombreuses méthodes très diversifiées et culturellement transmises), la socialisation, les jeux et les échanges vocaux (chaque dauphin en connaît au moins 250 autres) ainsi que l'éducation des enfants. Celle-ci dure de cinq à quinze ans et les contacts intergénérationnels restent fréquents durant toute la vie adulte.
Agressivité En liberté, les conflits mêmes violents s'accompagnent rarement de blessures graves car les mâles qui se battent disposent de distances de fuite importantes. La dominance principale est exercée par les femelles en tant guides du groupe, comme chez les éléphants.
En captivité, "le plus grand mâle domine tous ses compagnons de bassin. La plupart du temps, les groupes en captivité comprennent des mâles obtenus lors de diverses captures en des lieux éloignés. Dans ce cas, les combat de mâles sont d'une extrême violence en période de reproduction, au point que désormais, les delphinariums font en sorte de ne laisser qu'un seul mâle par bassin ». (Susan Shane et al, 1986)
Les rapports d'inventaire relatifs aux mammifères marins captifs laissent deviner qu'un nombre important de décès résultent directement des dommages traumatiques dus à ce genre de combats : "hémorragie", "blessures infligées par un dauphin mâle", "hémorragie cérébrale traumatique ", "tué par un autre animal ", "décès associé à la rupture de la mâchoire", "sauté hors du bassin" ou "rupture de la colonne vertébrale» sont des mentions fréquentes dans ce type de document.
Ethologie sociale La composition du groupe naturel est également gravement perturbé en captivité : en milieu naturel, liberté, les femelles de plusieurs générations vivent avec leurs petits dans un territoire qui est le leur. Les mâles vivent en périphérie, regroupés en alliances complexes, et n'effectuent que de brèves visites au groupe de leur mère lorsqu'ils sont adultes. La proportion normale est de deux mâles pour une femelle (2/1).
En captivité, ce rapport est inversé et les femelles sont plus nombreuses. Ceci entraîne des conflits tout à fait inédits et propres au seul milieu de la captivité entre des mères enceintes ou sur le point d'accoucher et même à des infanticides de la part de femelles jalouses. Une sorte de polygamie obligée est reconstituée, qui ne correspond en rien aux modèles naturels.
En liberté, «
les mâles n'ont pas l'habitude de socialiser très longtemps avec le groupe social composé de femelles. La situation en captivité affecte donc de manière profonde une telle organisation : les mâles adultes sont contraints d'interagir jour et nuit et de manière étroite avec le groupe social. Ces interactions forcés ont pour conséquence d'exacerber la dominance du mâle de tête. A en juger par les observations menées en bassin, il est clair que cette dominance d'un seul mâle est la source de nombreux problèmes comportementaux et sociaux, particulièrement pour les plus jeunes du groupe ». Sweeney (1990)
"Puisque ce comportement est reconnu au sein des unités sociales chez les mammifères marins en milieu naturel, ceux-ci doivent être maintenus en captivité dans des conditions similaires, c'est à dire en compagnie d'individus de la même espèce qu'eux et dans le cadre d'une organisation sociale telle que le nombre d'individus, le taux de mâles et de femelles et les pyramides d'âge répondent au plus près aux structures sociales propres aux mammifères marins en milieu naturel». (NOAA, 1993).
Pourtant, Marine World ne détient que deux orques femelles adultes. L'Aquarium de
Miami détient une femelle adulte solitaire. Le
Vancouver Aquarium détient une femelle adulte et un mâle adulte. Marineland
Canada détient deux femelles adultes, un mâle adulte et deux juvéniles, etc.
Alimentation En liberté, le régime alimentaire est extrêmement diversifié et varie selon l'environnement occupé et les ressources disponibles. Néanmoins cette nourriture doit toujours être absorbée vivante : il s'agit de crevettes, calmars, petits invertébrés, poissons mulet, anchois, harengs etc.
En captivité le poisson mort et découpé en fragments de taille et de qualité variable, en une fois accepté, doit être massivement enrichi de vitamines et d'antibiotiques. La nourriture est distribuée essentiellement lors des shows ou du dressage, comme moyen de contrainte. Le Règlement Européen 3626/87 dit que chaque dauphin se doit d'être nourri à la main mais précise en sa section B, paragraphe 42, «
que la nourriture pouvait servir de récompense mais pas de punition ».
Nager avec des dauphins n'est peut être pas la meilleure façon de les rencontrer, il existe des "safaris" où après quelques heure de bateau les dauphins viennent (ou non) nager autour de l'embarcation et repartent quand ils veulent.
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