1500 avant J.C.: les Bochimans, premiers habitants de la région, sont chassés par les Khoïkhoï qui eux‑mêmes quelques siècles plus tard seront remplacés par des populations bantoues (Ovambos, Hereros...). Ce sont ces derniers qui vont constituer ensuite la majorité du peuple namibien.
1486: le navigateur portugais Diego Cao est le premier européen à débarquer dans la région (à Cape Cross). Inhospitalière et désertique, celle‑ci n'intéressera pas les européens avant la fin du XVIIIe siècle et la venue des premiers explorateurs.
1793: les Hollandais de la Colonie du Cap sont les premiers à revendiquer la région de Walvis Bay au nom de la couronne néerlandaise. Quelques années plus tard avec l'annexion du Cap par les anglais, celle‑ci passera sous tutelle britannique.
début XIXe siècle: arrivée des premiers missionnaires, notamment allemands, suivis dès 1820 par les Oorlam ("Hottentots coloniaux") venus du Cap. Ceux‑ci s'installent au coeur du territoire (à Windhoek) et font régner leur loi, entrant en conflits avec les tribus Héréro et Namas de la région jusqu'à être vaincus par ces derniers en 1870.
fin XIXe siècle: arrivée de colons Boers d'Afrique du Sud qui imposeront l'afrikaan comme une des langues du pays.
1884: les Allemands s'installent sur le territoire qui devient le protectorat du Sud‑ouest africain allemand. Par la suite, jusqu'à la première guerre mondiale, ils développeront le pays sur le modèle de leur métropole aidés par la venue de colons allemands.
1904: soulèvement des Héréros et Namas suivi d'une sévère répression allemande qui fera plusieurs dizaines de milliers de victimes.
1914‑19: les Sud‑africains, aidés par les Portugais d'Angola, s'emparent du Sud‑ouest africain. Avec le Traité de Versailles de 1919, l'Allemagne vaincue abandonne toutes ses colonies.
1920‑45: le Sud‑ouest africain est placé en 1920 sous mandat sud‑africain par décision de la SDN (ancêtre de l'ONU). Arrivée de nouveaux colons sud‑africains et intensification des lois ségrégationnistes à l'encontre des populations autochtones. Le territoire est alors considéré par beaucoup comme une province d'Afrique du Sud.
1945‑50: alors que l'Afrique du Sud annexe le Sud‑ouest africain malgré l'opposition de l'ONU (1949), se développent dans le pays les premiers mouvements autochtones structurés dénonçant l'administration sud‑africaine.
années (19)60: les confrontations entre les mouvements autochtones, parfois rivaux, et les autorités se multiplient alors que l'Afrique du Sud souhaite scinder la région en une partie réservée aux Blancs et divers "homelands" prévus pour les Noirs.
1966: le Sud‑ouest africain passe théoriquement sous tutelle de l'ONU mais reste en fait sous l'autorité sud‑africaine. Début d'une guérilla "anti‑gouvernementale".
1968: l'ONU rebaptise officiellement le territoire en Namibie avant que deux ans plus tard son Conseil de sécurité déclare illégale la présence de l'Afrique du Sud en Namibie.
années (19)70: intensification de la rébellion armée menée par la Swapo. Néanmoins, la fin de la décennie laisse présager d'une future indépendance acceptées (plus ou moins) par les différentes parties et voit la levée de certaines lois discriminatoires.
1985: dans le prolongement de pourparlers internationaux qui dureront toute la décennie jusqu'à l'indépendance, la Namibie se voit dotée d'un gouvernement intérimaire et d'une assemblée.
1990: la Namibie devient officiellement indépendante, hormis l'enclave de Walvis Bay qui restera sud‑africaine jusqu'en 1994. Fin de la guérilla armée de la Swapo dont son chef, Sam Nujoma, est élu président de la République. Il sera réélu jusqu'en 2005.
2005: Hifikepunye Pohamba succède à Nujoma à la tête du pays (il le restera jusqu'en 2015) ainsi toujours dominé par la Swapo.
2015: très largement élu au premier tour, Hage Geingob devient le troisième président de la Namibie toujours gouvernée par le même parti depuis son indépendance, ce qui n'empêche pas le pays de connaître toujours d'énormes inégalités et d'être durement touché par le sida.