Ce voyage fut une véritable réussite, en grande partie grâce aux contributions de certains forumeurs, et même si notre séjour n’a rien de très original (hormis peut-être la saison et la courte durée), je pense que c’est un juste retour des choses ; c’est le principe du forum après tout : on reçoit puis on partage !
Un grand merci en particulier à Voyajou et Attila qui, à l’époque m’avaient bien aidé dans l’organisation du voyage.
Plutôt qu’un carnet au jour le jour que je n’aurai pas le temps de faire, je vous propose une synthèse détaillée du voyage.
Les dates de voyage : du 6 au 14/2/2016 Il parait que ce n’est pas la meilleure saison pour se rendre en Afrique du Sud, Voyajou ayant même tenté de me faire peur avec des images de déluge et routes coupées ! Et bien, nous avons été chanceux : pas une goutte de pluie n’est venue ternir notre séjour. Il a fait chaud, certes, mais dans des limites supportables, avec l’avantage de température très agréables pour les safaris du matin et du soir.
Les participants : nous sommes partis en famille, couple avec 3 enfants de 15,13 et 7 ans et les grands parents.
Les vols : Bruxelles-Jo’burg aller/retour avec KLM (vol de jour à l’aller, de nuit au retour), 525 € par personne Jo’burg-Nelspruit avec SA Airlink, 55 € par personne l’aller simple, nous avons fait le retour en voiture

Location d’un minibus chez AVIS (via AutoEscape) : 463 € pour 7 jours

Pas besoin de 4x4 pour le Kruger. Notre Hyundai H1 a été amplement suffisant… A l’aller nous avions décidé de gagner du temps en prenant un vol intérieur jusqu’à Nelspruit, dont l’aéroport n’est qu’à une heure de route de Malelane Gate. Le retour d’Elephant Plains à Jo’burg s’est fait en voiture. Nous sommes partis vers 11h. La route jusque Nelspruit est une succession de villages, nous avons fait une halte d’une bonne heure pour déjeûner à Hazyview, et sommes arrivés vers 20h à l’aéroport, soit largement dans les temps pour un décollage à 23h59.
Les étapes & hébergements : A l’arrivée à Johannesburg, nous avons dormi au Sunrock Guesthouse. On est venu nous chercher et nous reconduire à l’aéroport (moins de 10 mn de trajet). Chambres très correctes, jolies piscine (on n’a pas eu le temps d’en profiter), et prix doux. Adresse vraiment très pratique pour une arrivée tardive à JNB.
Nous avons ensuite passé 2 nuits à Berg En Dal en bungalows. Les + : Le cadre est plutôt chouette, on n’a pas l’impression d’être dans un gros camp. Il y avait peu de monde, resto sympa où nous avons mangé les 2 soirs, et boutique correctement achalandée (nous avions fait les courses avant d’entrer dans le Kruger au SPAR de Malelane). La piscine (que nous avons eu pour nous seuls) a été apprécié pour couper la journée avant de repartir en safari. Enfin la faune est vraiment très abondante dans ce secteur. Les - : L’état général des bungalows laisse à désirer : équipements vétustes, pas toujours en bon état, et propreté loin d’être impeccable. Mais nous ne sommes pas exigeants, et globalement nous avons apprécié le séjour dans ce camp.


Les 2 nuits suivantes nous sommes restés à Talamati. C’était vraiment top ! C’est un petit camp de brousse, qu’on atteint par une longue piste en terre, dans un secteur où la faune est bien présente. Les + : Situation exceptionnelle et ambiance intimiste, un sentiment de bout du monde. Un poste d’observation très bien placé face au point d’eau, éclairé la nuit. Les logements sont spacieux, propres et bien équipés, plutôt bien entretenus. L’impression de ce côté-là a été bien meilleure qu’à Berg En Dal. Les - : Pas grand-chose en fait, à part peut-être des singes un peu trop curieux, et qui par 2 fois ont réussi à s’introduire chez nous !


Au Kruger, nous avons déjeûner une fois au restaurant de Skukuza et une fois à Satara. Pas grand-chose à reprocher aux restos… Mais on a vraiment eu à chaque fois l’impression d’être plongés dans une usine à touristes !! Merci Attila pour m’avoir incité à choisir des petits camps pour dormir !!
Nous avons fini le séjour par 2 nuits à Elephant Plains Game Lodge dans la réserve de Sabi Sand. Nous avions décidé de terminer par un séjour en réserve privée, au cas où nous aurions été malchanceux en self-drive. Ça n’a pas été le cas, mais nous avons quand même bien apprécié de profiter d’un cadre plus luxueux, d’un personnel aux petits oignons, et pour ma part de ne pas avoir à conduire pendant 2 jours ! Nous étions dans les Rondavels, chambres les « moins » luxueuses du lodge, mais l’impression de haut de gamme est quand même prédominante. Nous conseillons vraiment cet établissement, ce n’est pas donné, mais pourtant bon marché à côté de la plupart des autres lodges de la région, et le service est pourtant vraiment excellent ! Les game drives sont de qualité, à 7 nous n’avions qu’un couple belge (des presque-voisins) fort sympathiques avec nous, et du coup notre guide nous demandait toujours ce que nous souhaitions voir. Sympa. Un souvenir inoubliable pour tous.




La suite arrive !!








Bien sûr on s’arrête et on les mitraille !! Quelques jours plus tard, c’est tout juste si on leur jettera un regard !!
Quelques kilomètres plus loin, un rhino blanc !
Et beh, on n’est pas près d’arriver au camp...

En parlant d’espèce en danger… Soudain un cri à l’arrière du véhicule : « rhinocéros à gauche ! ». En effet, un rhino déambule d’un pas assuré en sens inverse, à une centaine de mètres parallèlement à la piste. Marche arrière. Tiens, il n’est pas tout à fait comme celui de tout-à-l’heure !? Mais… c’est un rhinocéros noir !! Waouh !! Quelle chance ! Nous n’en verrons pas d’autre de tout le voyage.
En arrivant au point d’eau, nous verrons nos premiers buffles, et un crocodile vicieux qui attrapera sous nos yeux une tourterelle imprudente qui s’était approché d’un peu trop près 🤪 !
Sur le chemin du retour vers Berg-en-Dal, un véhicule en sens inverse nous fait des appels de phare. Tiens donc. On s’arrête. Rien. On redémarre. A nouveau des appels de phare. Nouvel arrêt. Et soudain, une éléphante traverse la piste devant nous derrière 2 petits. Nos premiers éléphants ! Sous nos yeux ébahis… A quelques secondes près nous leur coupions la route.
Quelle après-midi ! L’heure tournant, nous retournons tranquillement vers le camp dont nous passons la porte quelques minutes avant la fermeture à 18h30. Sur la route nous prendrons le temps de nous émerveiller devant les couleurs éclatantes du rollier à longs brins.
Un peu plus loin c'est un couple de petites antilopes (steenbok ? oréotrague ?) qui nous arrêtera.
Avant d’aller dîner au resto du camp (sympa avec sa terrasse dominant la « rhino trail » et le barrage sur la Matjulu), nous faisons un petit tour du camp qui nous permet de constater que le taux d’occupation semble bien bas...




























En revenant vers la route principale, nous nous arrêtons pour admirer un énooorme éléphant solitaire. Il nous toise, immobile. On le regarde. Le temps s’arrête et on se demande qui défie l’autre. Il en impose, par sa stature, par son allure digne et majestueuse. C’est une rencontre magique dont les contours s’impriment dans nos mémoires, comme une image résiliente… Le temps de prendre quelques photos, et nous décidons de ne pas le défier plus longtemps car nous ne ferions sans doute pas le poids…







































