"Delhi, le soleil se couche, j’attends le bus qui doit m’emmener dans la vallée de Parvati. Il a du retard, et je ne sais rien faire d’autre qu’attendre… 1h, 1h et demi, 2h, 3h plus tard, enfin on part. Je m’installe au fond du bus, et papote gaiement avec une très sympa hollandaise. On traverse Delhi, les rues bondées de camions, voitures déglinguées, rickshaw, motos, charrettes tirées par des ânes ou des hommes... La poussière vole dans tous les sens. Après deux ou trois heures de route, on s’arrête pour une petite pause. J’aimerais dormir dans ce bus car je n’arriverai dans la Parvati Valley que demain, mais je ne parviens jamais à dormir avec toutes ces bosses et fosses dans les routes… Je demande aux autres voyageurs si personne n’a un somnifère pour moi. Un canadien m’en donne deux. Je remonte dans le bus, avale un des deux cachets, une heure après, je ne dors toujours pas. Je prends le deuxième cachet…
Le lendemain matin… « Miss ? Here Manali! » Hein??? Mais je devais descendre à Bajaura, bien avant!!! Le bus qui redescend s’en va dans 5 minutes, je cours comme une folle, et saute dedans sans même qu’il ne s’arrête. Je paie ma place, et me rendors aussitôt assise… « Miss? Here Bajaura! » Je me réveille et change de bus… Je paie ma place, et me rendors directement… « Miss? Here Birshiani! » J’ouvre les yeux, et ne vois que la route qui s’arrête, pas une maison aux alentours… Le gros village de Birshiani se trouve à quelques centaines de mètres derrière moi. Je demande ou se trouve le village de Kalga, et on me pointe les collines où je vois des villages haut perchés. J’accroche mon sac au dos, et me mets en route… Traverse un mignon petit pont de bois, salue un minuscule édifice dédié à Shiva, et commence à grimper la colline. Pour grimper, ça grimpe… Je m’arrête toutes les 10 minutes, essoufflée comme une bête. Je croise une jolie paysanne et lui demande ou se trouve Kalga. Elle me montre un des deux villages décidément bien haut perchés. Le paysage est incroyable… Des montagnes aux sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu, le petit chemin que j’emprunte est bordé de pins de toutes sortes, d’érables, d’épicéas, de bouleaux et puis des rhododendrons, genévriers… Je croise des chevaux dans une clairière, j’hallucine… Sors mon appareil photo, me repose encore, rêve encore non-stop, j’ai du mal à croire que je suis dans une vallée de l’Himalaya. Enfin j’arrive au sommet de la colline, voit les premières maisons du village, reçois des « Namasté » souriants au possible, et leur demande ou se trouve la maison de monsieur Khiltse. On m’indique une grande maison de bois sur pilotis, un peu en dehors du village. Je longe la maison, et appelle Manu, que j’ai rencontré à Bangkok il y a deux mois. Il m’accueille avec un grand sourire, son copain est là (ben oui il est homo) et me dit que j’ai de la chance de les trouver, demain ils partent pour Bénarès quelques semaines. Manu habite ici, il loue une partie de la maison, juste une pièce principale, avec un grand matelas recouvert d’un tas de couvertures, deux ou trois étagères remplies de petits ustensiles de cuisine, de livres et une autre de vêtements. Au milieu de la pièce, un petit four. Un tout petit four, comme une boite en fer avec un trou sur le côté pour mettre le bois, un trou recouvert d’une plaque au-dessus pour une casserole, d’ailleurs du riz est en train de cuire, et de l’autre côté s’échappe une buse qui mène au plafond. C’est déjà la fin de l’après midi. J’ai mis un temps fou pour monter jusqu’ici. Je devrais être en pleine forme après avoir dormi autant de temps dans les bus, mais Manu me dit que nous sommes à 2900 mètres, normal donc que je n’ai pas trop d’énergie… Nous sommes ravis de nous revoir, et papotons gaiement en coupant les légumes. Le repas prêt, on s’installe sur la terrasse à même le plancher, l’assiette sur les genoux. Je crevais de faim, Manu tenait un restaurant dans la banlieue parisienne, il a tout quitté pour vivre ici, je le comprends !!! Son petit plat est un festin, sans épices torrides, je me régale. Comme ils partent le lendemain, il m’invite à rester ici le temps que je veux, et m’explique le fonctionnement de son petit chez lui. La salle de bain? La petite rivière est à deux mètres de la maison, le bidon d’eau est là, et pour la toilette, c’est derrière les rochers, que j’aperçois derrière le champ ou un paysan et son buffle labourent la terre.Après un petit thé, nous faisons chauffer l’eau pour la vaisselle, et dans une grande bassine, petit à petit la vaisselle se termine. Une bouteille d’eau à la main, je vais dire bonjour aux rochers, et retourne chez Manu installer mon hamac pour la nuit. Des bougies pour seule lumière, perchée dans mon hamac un peu au-dessus du lit, je n’ai pas envie de dormir, bien enroulée dans une grosse couverture, qu’est ce que je suis bien… Je regarde le ciel étoilé et l’ombre des montagnes à travers les grandes fenêtres… Rzzz…"







A little sneak peek?














I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:







Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.








But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.























Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.







Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.