Indonésie - Sumatra - Java
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Sumatra kembali...

Samedi 30 Janvier 1999 - Partis de Nice dès l'aube, nous sommes arrivés à Amsterdam pour un vol "Garuda Indonesia" à destination de l'île de Sumatra. Un certain retard vient d'être annoncé : notre long-courrier ne quitte le sol hollandais que sept longues heures plus tard, à la suite de l'avarie d'une pompe hydraulique... De la salle d'attente, nous avons vu plusieurs employés chargés de boîtes à outils monter à bord, et comble du comique, le dernier armé d'une ventouse-débouche canalisations !

Les passagers de ce vol Amsterdam-Java sont en majorité de robustes hollandais en goguette... Insupportables. Ils circulent dans les étroits couloirs du Boeing, s'interpellant à pleins poumons, trinquant de leurs bouteilles de whisky achetées avant l'embarquement qu'ils abandonneront vides dans les allées de l'appareil, juste avant de débarquer sur la piste de Jakarta.

Nous arrivons dans un chaos indescriptible, rien n'a été prévu pour accueillir les nombreux voyageurs en transit, comme nous en attente d'un vol pour Sumatra. Nous avons bien sûr raté la correspondance qui s'est envolée depuis longtemps. On court dans l'immense dédale de couloirs à la recherche d'un guichet où nous espérons obtenir des détails sur la suite du voyage. C'est un peu au hasard qu'on finit par avoir nos coupons de vol Jakarta-Medan, prévu le lendemain lundi 1er février, vers 7h du matin.

Nous sommes une vingtaine de laissés pour compte. Enfin, un bus nous transporte jusqu'à un hôtel où chambres et repas ont été préparés à notre intention. Une cinquantaine d'heures après notre départ de Nice, nous posons le pied sur le sol de Sumatra !

Le correspondant de Nouvelles Frontières à Medan, Christophe, nous attend à l'hôtel Tiara afin de préparer la suite du voyage. Il nous pilote en ville dans sa voiture aux sombres vitres teintées dont il verrouille automatiquement les portières dès le démarrage. Il tient à nous faire déjeuner dans un restaurant "très bien pour vous", dit-il, "où vous serez bien servis"... Un Mc Do ! C'est vraiment pour ne pas lui faire de peine que nous acceptons de faire honneur au fast-food international.

Medan, capitale de Sumatra, est une ville d'importance moyenne (1 million d'habitants), la circulation automobile n'a rien de comparable à celle de l'Inde, et nous semble un peu endormie. Un musée, une mosquée et le palais du sultan, c'est à peu près tout ce qu'on peut visiter en une matinée. Peu de touristes, pour ne pas dire que nous sommes les seuls.

Première étape : au nord-est de l'île, destination Bukit-Lawang, en voiture avec chauffeur. Célèbre pour sa réserve animalière des orangs-outangs, ce village vit essentiellement du tourisme de passage. Nous sommes logés dans un charmant "losmen" situé au bord de la rivière Bohorok, une chambre ouverte sur la nature foisonnante, où insectes et bestioles viennent nous rendre visite. Un gros crapaud a élu domicile sur le tapis au pied du lit... Ne pas le déranger, et si c'était un prince charmant ensorcelé ?...

Il faut s'inscrire et payer pour un droit d'entrée dans la forêt refuge des grands singes roux protégés par la World Wildlife Foundation. On marche le long de la rivière au milieu d'une végétation touffue. Une étroite pirogue manoeuvrée par un câble tendu d'une rive à l'autre pour traverser le torrent, et nous progressons sur les pentes boueuses de la colline qui abrite les animaux surveillés comme des trésors par les employés de la réserve. Ces derniers emportent des seaux remplis de friandises : indifférents, les singes malicieux se dissimulent sur les hautes branches des arbres et observent ces humains qui sont à l'affût d'une vaine photo.

On repart plutôt déçu de ce trek attrape-touristes... La redescente sur un sentier transformé en toboggan de boue gluante est laborieuse, mais des jeunes garçons se proposent d'aider quelques personnes en difficulté, moyennant un petit backchich... Classique.

Les paysages sont magnifiques, montagnes et rivière noyées dans la brume du soir, les petites maisons blanches aux toits pointus s'alignent sur les rives comme sur un dessin d'enfant. Soirée et nuit dans un murmure d'eau et d'insectes bourdonnants. Notre royal crapaud sort pour un festin nocturne en se dandinant avec grâce...
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
FA Fabricia Globetrotter ·
Photos Sumatra
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Dolma Globetrotter ·
Voilà Fabricia de retour pour un nouveau voyage ! Ton "écriture" commençait à manquer sur VF..

Merci de nous faire visiter ainsi et à bientôt pour la suite.

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
AM Amazonegirl Regular ·
Je suis bien dessus de voir que ta rencontre avec le grand homme des forêts ne soit pas aussi bien qu'espèrer. Je suis resté 6 jours à Bukkit et je n'es pas regretter une seule journée en compagnie de ces galopins roux. J'avoue avoir rencontrer peu de touriste en pleine moi de septembre et j'ai vraiment approcher les orangs-outang de très près et même plus une chose est sur ils fuient les foules. Enfin merci de ton témoignages sa ma rappeler de bon souvenirs et j'espère retourner en indonésie l'année prochaine voilà a++++++++++😎
A chacun son bout du monde...
FA Fabricia Globetrotter ·
Indonésie, Sumatra nord-est...

Nous sommes allés dire adieu à nos amis les orangs-outangs à l'heure du petit déjeuner. Très doux, ils s'approchent et viennent toucher nos mains, en signe de confiance : nous sommes seuls avec un des surveillants, ses pensionnaires rassurés se livrent à quelques pitreries et cabrioles. Nous comprenons bien la nécessité de la discrétion face à ces animaux protégés.

Il faut reprendre la route, sinueuse et pittoresque, qui traverse d'immenses plantations agricoles. C'est la ressource première de cette région fertile. La voiture roule à très vive allure, Adi le jeune chauffeur croit que nous sommes pressés, comme la plupart des voyageurs occidentaux. Non, nous prenons tout notre temps pour goûter à la beauté des paysages. A chaque halte, notre conducteur se fait alors un plaisir de nommer les différentes variétés d'arbres et de plantes. Arbres fruitiers, palmiers, manioc, riz, café, cacao, tabac, plantes aromatiques, épices. Il se penche sur de fines feuilles dentelées et les caresse : ce sont des sensitives qui se referment au moindre contact... Il nous prend à témoin en souriant. Ses connaissances lui viennent de ses origines car son père possède quelques hectares de terrain dans la région.

Légère émotion quand la voiture s’engage sur un vieux pont de bois. On roule très lentement sur des planches disjointes juste posées sur des madriers séculaires.

De nombreux villages le long du trajet, où la vie et la mort se côtoient : les cimetières sont insérés au milieu des maisons. Des familles sont assises autour des tombes pour manger et boire à la santé des disparus. Des enfants chahutent et rient. Le quotidien n’exclut pas ceux qui sont partis dans un au-delà proche et sans tabou.

Nous arrivons à Brastagui, où nous sommes attendus à l'hôtel Sibayak International, belle construction étagée sur les pentes de la colline qui surplombe la petite ville. La réception nous offre un délicieux cocktail de bienvenue d’un goût exceptionnel, car il est composé de fruits qu'on ne récolte que dans les environs.

De notre chambre vaste et fraîche, on aperçoit à l’horizon les volcans dont le sommet s’orne de panaches de fumée qui s’élèvent au-dessus de quelques nuages. Pour nous rappeler l’intense activité volcanique de Sumatra.

Après un léger repas, nous descendons à pied vers le Fruit market et ses montagnes de fruits de la passion, mangues, oranges, et autres espèces inconnues aux couleurs éclatantes. Les marchands nous invitent à savourer ces délices.

Quelques pas le long de la rue principale, un regard vers une étrange colonne qui évoque les monuments aux morts de notre vieille France…

Nous prenons le temps de faire un peu de lèche-vitrines : peu de frivolités, des objets usuels, quelques journaux et retour vers l’hôtel. On gravit péniblement la colline sous les rayons d’un soleil de fin d’après-midi lorsqu’une voiture s’arrête à notre hauteur : Adi au volant qui revient lui aussi après une échappée vers… on ne sait pas trop où, mais nous sommes si contents de profiter de notre taxi que nous ne posons aucune question !

Au dîner, un plat intitulé « tandro kangking udang », assortiment de légumes et crevettes arrosés d’une sauce-cacahuète dont nous nous régalons.

Signe d’appartenance à l’islam, les femmes, et aussi les fillettes, portent toutes un foulard souvent blanc, bordé d’une fine dentelle. C’est amusant de voir les nombreuses nanas à moto dont le casque est posé sur ce foulard. Ceci ne les empêche pas de porter des jeans et des t-shirts comme toutes les filles modernes.

De retour dans notre chambre, on remarque un petit signe peint en noir au plafond, une sorte de flèche qui indique… La Mecque, à l’usage des clients musulmans à l’heure des prières. Et dans toutes les chambres de notre périple, on retrouvera le même repère.
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
FA Fabricia Globetrotter ·
Photos du "monument" sur la place de Brastagui / Hôtel Sibayak International
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
LO Loopkin Veteran ·
Medan... Que de souvenirs qui remontent. Ce fut mon premier grand voyage conscient. En 84. J'avais sept ans, et avais appris tous le vocabulaire qui m'intéressait au plus haut point: la bouffe. Je pouvais commander au restau. Enfin, au restau... dans les boui-bouis. Je me souviens que la bouffe arrachait grave la gueule dans ce coin de l'Indonésie. Mais je ne me souviens pas des "Hommes de la Forêt". Dommage. Je me souviens juste que beaucoup de gens en parlaient autour de moi.

Ah et je me souviens aussi d'un déroutement d'avion. On devait faire Medan - Jakarta, et finalement, je ne sais plus trop, mais on a atterri dans une autre grande ville de Sumatra, plus au sud, parce qu'il y avait un problème. On n'a perdu qu'une journée donc ça va. Et je sais que je n'ai pas vu le lac Toba.

Merci Fabricia de m'avoir ramené là-bas pour un temps. Je vois que les voyages en avion sont toujours aussi problématiques, et ce, que ce soit à Paris, Amsterdam, ou ailleurs. Et ces hollandais volants, je les connais par coeur. Pas les meilleurs.
Geantropie, Vivre l'espace http://geantropie.free.fr
VI Vilcanota Globetrotter ·
Difficile de faire de tels voyages avec déjà un retard de pratiquement une journée. Enfin le principal c'est de pouvoir vite reprendre le bon rythme sur place.

Quel dommage que les paraboles satellites qui font deux mêtres de diamètres au minimum, cassent le haut des photos. Le modernisme tue le passé de ces pays, c'est beau le progrès 🤪.

Merci pour ton écriture toujours fortement appréciée😉.
http://www.aventuren4x4.com Carnet Namibie : https://voyageforum.com/discussion/namibie-amie-d9300813/ Carnet Grizzlys : Carnet Grizzlys : https://voyageforum.com/v.f?post=9308751;page=last;#last
AL Alan Globetrotter ·
Oui mais, et je pense que Fabricia ne me contredira pas, ses photos ne sont pas vraiment un bel exemple de l'architecture que l'on peut trouver à Sumatra sur le mode d'habitation local, car tu as les maisons Minangkabaus et Bataks à double pente concave qui sont vraiment remarquables dans les environs du lac Toba et Maninjau ..... et la majeure partie de l'île reste loin de l'influence dévastatrice du progrés .....

Mais peut être va t elle nous en mettre en ligne ...... 🙂
FA Fabricia Globetrotter ·
Ce voyage ne fait que commencer... Prochaines étapes : Lingga - Sipiso Piso - Lac Toba - Pamatang Purba - Ambarita - Simanindo. Texte et photos parleront évidemment des "longues maisons" !
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
VI Vilcanota Globetrotter ·
J'adore cette région mais ma préférence ira aux Célébes Island (Sulawesi) et ses habitations Toradja 🙂.

Fabricia, nous attendons la suite avec impatience 😉
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FA Fabricia Globetrotter ·
Sumatra - Autour du lac Toba

Comme dans chacun des voyages, il faut en restituer le plus fidèlement possible les événements, sans masquer les aspects moins folkloriques qui sont le reflet actuel des pays visités. Parfois, les descriptions et les photos montrent la vie quotidienne à l'aube du 21ème siècle où les traces du modernisme effacent peu à peu l'image de rêve que le voyageur gardait en mémoire en préparant son immersion dans un monde étranger...

Le village de Lingga se découvre enfin, après des kilomètres sur une route pleine de trous et d’ornières. L’endroit est resté à l’écart des balises touristiques et survit on ne sait grâce à quelle activité, tellement ses habitants ont l’air si désoeuvrés. Les vieilles maisons de style batak, délabrées et toutes de guingois, occupées par humains et animaux, n’ont pas été remaquillées pour flatter l’œil du photographe. On éprouve une certaine gêne à faire quelques pas parmi les rares occupants debout sur le seuil de leur maison, nous regardant tous les deux comme si nous étions des extra-terrestres…

Paysages impressionnants que ces chutes d’eau de Sipiso Piso et ces cascades qui rebondissent le long des falaises vertigineuses. On aperçoit au loin le lac Toba. Une ancienne résidence royale, à Pamatang Purba, dans un parc immense. Voici les longues maisons dont l’architecture évoque une pirogue retournée, ornées de têtes de buffles sur le fronton. Les toits pentus sont décorés d’enluminures comme des pagodes. C’était le domaine du roi Simalungen dans un écrin d’arbres et de parterres fleuris, entretenu comme un bijou par des jardiniers amoureux. Un très beau musée à ciel ouvert, mais l’âme d’antan a déserté ces lieux désormais consacrés aux visiteurs…

Adi nous emmène déjeuner dans un petit restaurant local de Prapat en attendant le prochain ferry pour traverser le lac Toba. Le cuisinier propose des plats aux noms inconnus et je choisis prudemment une copieuse soupe de légumes. Bernard, qui aime l’imprévu en matière culinaire, commande un poulet au curry. Selon ses dires : « C’est du feu, du concentré de flamme à la sauce Krakatau et au fumet de nuée ardente. Argh… » Nous ne goûterons pas aux desserts locaux, imaginant tarte au poivre, curry, piment, girofle et curcuma, le tout flambé à l’arak !

Retour à l’embarcadère : nous embarquons la voiture dans un entassement de camions et une joyeuse bande d’enfants qui se faufilent sur le pont du bateau comme des habitués. Ils vont ainsi faire plusieurs allers et retours chaque jour pour proposer de cirer les chaussures des passagers et vendre fruits, bonbons, biscuits, épis de maïs pour quelques pièces de monnaie.

Il fait très beau, les alentours du lac sont bordés de hautes collines verdoyantes noyées dans une brume vaporeuse. Beaux reflets vert émeraude à la surface d’une eau limpide.

Une heure de traversée (6km) pour aborder sur l’île de Samosir, au milieu du gigantesque lac Toba, dans le cratère formé il y a 50 000 ans par une éruption volcanique d’une violence telle que d’après le Routard, « elle ramène l’explosion du Krakatau de 1883 au niveau d’un simple hoquet… »

Notre hôtel, Toledo-Inn, est situé sur la rive du lac, une chambre avec balcon et vue imprenable sur les montagnes et les eaux où se balancent des barques de pêcheurs qui relèvent leurs filets garnis de poissons scintillants. C’est le calme absolu, basse-saison et rares clients dispersés dans les bungalows bien éloignés les uns des autres… On ne pourrait rêver mieux pour les amateurs de solitude.
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Dolma Globetrotter ·
Je n'avais pas eu le temps de lire... Merci de nous faire partager ce dépaysement, ces découvertes et ces rencontres, avec toujours autant de charme dans l'écriture chère Fabricia.

A bientôt pour la suite de ce voyage.

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
FA Fabricia Globetrotter ·
Autour du lac Toba (suite)

C’est la saison des pluies, subites et brèves, qui s’annoncent par de gros nuages noirs et quelques coups de vent. Réglées comme une horloge, ces ondées de style tropical sont d’une ponctualité surprenante : midi et 18 h… Juste au moment où nous quittons notre chambre pour rejoindre la salle à manger située à une cinquantaine de mètres de notre bungalow.

A peine sommes-nous attablés que nous voyons arriver notre nouvelle amie, la chatte des lieux, qui vient quémander quelques morceaux de notre repas. Elle grimpe sur les genoux de B. et se fait caresser en ronronnant comme tous les chats heureux partout sur la planète…

Nouveau matin, ciel radieux, vite, partons à la découverte de Tomok, et les vestiges de la civilisation batak. La tombe du dernier roi animiste connu, Sidabatu, est presque ensevelie sous des buissons, au milieu d’étranges bustes de pierre grimaçants, dressés comme des gardiens autour du souverain.

Le village d’Ambarita est fait de maisons traditionnelles édifiées de part et d’autre d’une longue rue sablée bordée d’arbres touffus. Tout est repeint de neuf, net comme un musée. Impossible d’échapper au guide local dont le large sourire signifie le plaisir d’avoir enfin des visiteurs.

Les habitations sont toutes bâties sur le même modèle : de plain-pied, dépendances pour animaux et divers outils. On accède au premier étage par une échelle de bois avec rampe de bambou. Une pièce unique, de grandes dimensions, pouvait accueillir cinq familles, avec de strictes règles de conduite afin d’éviter des conflits de promiscuité. Des bancs de bois sont fixés le long des murs pour y poser ustensiles et offrandes. Le toit de chaume est creusé d’un trou central pour évacuer la fumée du foyer. Au dernier niveau, une mezzanine pour ranger vivres et matériels.

Selon les historiens, des bataks venus de Birmanie par mer, il y a 2500 ans, auraient primitivement utilisé leurs embarcations retournées en guise de maisons. Ce qui explique l’architecture des toits en pente recourbée évoquant les bateaux de ces premiers occupants.

Petite leçon de couleurs rituelles, peintes sur les piliers des maisons batak qui symbolisent trois éléments :

Blanc, pour le Ciel, voûte céleste et Paradis – Rouge, représente la Terre, domaine humain – Noir, teinte de l’Enfer souterrain…

Adi nous a accompagnés durant toute la visite, espérant devenir, un jour, guide touristique assermenté, mais pour cela, il doit perfectionner l’usage de l’anglais qu’il apprend à chaque moment de liberté dans un lexique posé sur le siège de la voiture.

A Simanindo, un spectacle de danses traditionnelles « batak-Toba » offert par les villageois. Habillés de longs manteaux brodés et coiffés de turbans, ils miment une fête consacrée aux moissons. Bonne humeur, musique aigrelette des flûtes et battements de tambours…

Dernier jour : promenade au marché traditionnel de Tomok avant d’embarquer sur le ferry du retour. On retrouve les petits marchands qui nous reconnaissent et à qui nous achetons quelques babioles-souvenirs. Route vers Medan, la boucle est bouclée. Sumatra laissera des souvenirs émouvants dans notre mémoire avec des images de sérénité et de bonheur paisible…

Nous décollons de Medan à destination de Jakarta, via l’île de Batam, pour une courte escale… Et la suite se trouve dans mon récit « Jakarta, février 1999 », pour une exploration de la capitale de Java, inattendue et très édifiante !
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Dolma Globetrotter ·
Il est déjà fini ce voyage ? C'est déjà un au-revoir de Sumatra ? Tu ne pourrais pas faire en sorte que la promenade dure un peu plus longtemps Fabricia ?

Un récit qui fourmille d'infos, des photos-témoins, une écriture toujours aussi plaisante, encore un bien joli moment ce matin... Merci 🙂.

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
SA Sawaddeekha Veteran ·
Tu connais les Toraja ? J'ai lu un bouquin extrêmement intéressant sur eux ... mais tu dois l'avoir lu ... de Nigel Barley ...
"If you look like your passport photo, then in all probability you need the journey" - Earl Wilson.
SA Sawaddeekha Veteran ·
Super récit, super photos ... on a envie d'y aller ! Merci Fabricia 😉 ! Je file de ce pas lire ton carnet sur Java !
"If you look like your passport photo, then in all probability you need the journey" - Earl Wilson.
FA Fabricia Globetrotter ·
Java - Yogyakarta -

Après cette plongée dans le Jakarta des nantis, nous offrons un dîner d'adieu à notre mentor Mr. Abdul et ses deux collègues, à la cafétéria de l'Ibis-Slipi. Ils travaillent ensemble et les jeunes employés ne tarissent pas d'éloges à l'égard de leur chef, qui rougit d'émotion... Sa famille réside à Medan : il a décidé de partir avec les siens en pélerinage à La Mecque l'an prochain, ainsi que tout bon musulman fortuné.

L'aéroport de Jakarta a été créé par un architecte français (cocorico !) inspiré par le style batak, jolis bâtiments crépis blanc et solives de bois sombre, au milieu d'un grand espace arboré, avec jardins fleuris.

Nous attendons l'heure d'embarquement à destination de Yogyakarta, assis sous les fraîches vérandas. Une jeune femme vient s'asseoir près de nous avec sa petite fille de 4 ans dont les yeux sont d'un bleu inattendu sous cette latitude. La conversation s'engage, en anglais, avec cette voyageuse indonésienne qui a épousé un russe expatrié à Java. Elle habite à Yogya et nous laisse son adresse afin que nous allions lui rendre visite...

L'avion survole des paysages de patchworks harmonieux composés de volcans coiffés de nuages et de rizières miroitant sur les pentes des collines. Le taxi nous emmène vers l'hôtel Garuda, que nous avons retenu au hasard des pages de notre guide. Le chauffeur nous soumet à l'inévitable questionnaire : - où allez-vous cet après-midi ? - et demain, que ferez-vous ? - et les jours suivants ?... A nos réponses évasives, il renonce à en savoir davantage.

Déception : notre chambre donne sur la gare ferroviaire et nous entendons toute la nuit les nombreux trains qui circulent dans un vacarme de ferraille et de sifflets stridents.

Selon notre habitude, nous allons changer immédiatement de point de chute, car nous avons décidé de rester au moins dix jours dans cette ville riche en vestiges, située au sud de Java. Voici le havre rêvé, une résidence un peu à l'écart, au milieu d'un grand jardin, où nous posons nos baluchons pour un séjour tranquille. Yogya paraît bien éloignée des mouvements révolutionnaires qui tourmentent la capitale. Ce sont de vraies vacances douces et reposantes propices à de belles excursions.

Notre première visite est consacrée au palais du sultan, le Kraton, ensemble de pagodes dorées, sortes de kiosques soutenus par des piliers de bois précieux, sols pavés de céramiques, dont les charpentes sont de véritables chefs d'oeuvre avec poutres entrecroisées dans une savante géométrie évoquant les armatures des bateaux anciens. Meubles et bibelots innombrables, autels dédiés aux dieux et aux ancêtres, vases d'offrandes, bâtonnets d'encens, chapelets de clochettes enrubannées de soies multicolores : l'Extrême-Orient et ses mystères. Notre guide est une charmante dame qui parle un bon anglais, simple et compréhensible. Elle nous promène dans cet immense dédale de luxueux pavillons. Il fait très chaud, le soleil grésille sur nos têtes et nos bras, nous forçant à nous réfugier à l'ombre pour ne pas être calcinés vifs !

Un tour au marché aux oiseaux, dont raffolent les indonésiens. Dans leurs cages, toute la gamme des volatiles aux plumages multicolores pépie et jacasse dans un concert étourdissant. Et pour nourrir tous ces oiseaux porte-bonheur, des paniers débordant de sauterelles et criquets vivants, escargots nomades et toutes les variétés de graines.

Promenade autour d'une mosquée : les Javanais sont en grande majorité musulmans, d'un islam très modéré empreint d'une certaine forme de bouddhisme qui convient à leur nature tolérante. Ils installent leurs cimetières au bord des rues, sans clôture, les pierres tombales se dressent un peu partout en ville. Arbres et fleurs donnent une note de gaieté pour maintenir le contact avec les disparus, tout comme à Sumatra.

Un dîner à l'italienne, ce soir, dans un des trois restaurants de notre hôtel : après le repas, les serveurs, étudiants indonésiens, nous donnent un concert de chansons internationales en s'accompagnant à la guitare. On goûtera à d'autres folklores les jours suivants, pour apprécier les multiples talents de jeunes férus de musiques occidentales.

Borobudur -

C'est un site magnifique, mondialement connu, dans un immense parc à une quarantaine de kilomètres de Yogya. C'est le plus grand temple bouddhiste du monde, dont le nom signifie à peu près "montagne des vertus des dix sages du Boddhisattva" !

Une étrange construction de pierre volcanique gris sombre (basalte), qui s'étage en terrasses superposées. La plus haute s'élève à 35 mètres, que l'on atteint par des escaliers très raides. Figures de Bouddha observant la vallée à chaque détour des couloirs, clochetons ajourés abritant des statues du Sage dans ses multiples positions sacrées : c'est le suprême état du Nirvana... Epuisante ascension sous les rayons d'un soleil ardent, mais quelle émotion lorsqu'on atteint le sommet divin.
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
FA Fabricia Globetrotter ·
Photos
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Dolma Globetrotter ·
Embarquement immédiat pour dépaysement assuré, grâce à l'écriture toujours aussi élégante et charmante de notre chère Fabricia... ça fait un bien fou de te lire, on découvre, on apprend, on rencontre.. un vrai plaisir !

A bientôt Fabricia 🙂 !

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
FA Fabricia Globetrotter ·
Retour vers le monde actif d'une ville qui sait allier son passé avec les réalités quotidiennes. Une intense circulation dans les rues qui entourent le marché, toutes sortes de véhicules roulent dans un apparent code de conduite : camions, bus pleins à craquer, rares voitures mais nombreux tuk-tuk à moteur, cyclo-pousse avec leur nacelle en osier tractant des touristes trop bien nourris, et des fiacres tirés par des chevaux élégamment équipés d'un sac récupérateur du précieux crottin...

Le marché de Beringharjo est envahi par une foule d'acheteurs en tenues bariolées, qui vont des jeans et chemises flottantes jusqu'aux sarongs traditionnels, rectangles de fin coton imprimé "batik" de toutes les couleurs. Nous avons été mis en garde contre les pickpockets qui opèrent au milieu des allées surpeuplées. Pyramides de légumes et fruits, étalages de poissons étranges, monticules de chaudrons et gamelles, flacons et bocaux de remèdes miraculeux, cages grouillantes de poulets et canards, cônes de poudres multicolores... et parfums suaves des fleurs exotiques se heurtant aux violentes odeurs dégagées par les durians, subtiles friandises dont se régalent les asiatiques.

Aujourd'hui, 14 février, c'est la Saint-Valentin aussi à Yogya : la salle du restaurant est décorée de coeurs rouges entrelacés car le dîner sera consacré à la fête des amoureux. Nous fuyons d'habitude ce genre de manifestation, mais nous sommes à l'autre bout du monde, et une soirée sous ces auspices devient nettement plus attirante.

Visite matinale au Sono-Budoyo museum, qui présente toutes sortes d'objets d'arts tels que masques et gamelans (instruments de musique ressemblant étrangement à des poëlons de cuivre qu'on frappe avec des baguettes : les sons produits sont discordants et peu harmonieux à nos oreilles de brutes occidentales)... Des marionnettes en bois finement sculpté figurent les personnages de la mythologie indonésienne destinés aux représentations théâtrales.

A midi, nous mangeons un "nasi goreng", plat composé de riz-poisson-légumes nourrissant et diététique.

Voici le grand soir "Valentine's" : décor de guirlandes roses, coeurs en paillettes, musique sirupeuse, serveurs en smoking. Le grand jeu pour justifier le supplément de prix. Toutes les tables sont occupées par des indonésiens en tenue chic. Le chef a redoublé de talent et s'est inspiré des recettes occidentales qu'il a adaptées au palais de ses clients : ses efforts méritent les félicitations des convives satisfaits...

Ce matin, de la fenêtre de la chambre, on aperçoit le sommet du volcan Merapi enfin visible à travers les nappes de brume qui enveloppent le superbe paysage. Une journée sera bientôt consacrée à ce grand fumeur aux éruptions redoutables.

Prambanan -

Grand temple hindou, aussi imposant que Borobudur, dans son écrin de verdure. Consacré aux dieux Shiva, Brahma et Ganesh de la mythologie indienne. Nous sommes en pays de connaissance.

Un jeune homme propose de nous accompagner à travers l'immense parc, à la découverte des temples de pierre sombre qui évoquent Angkor Vat au Cambodge. Tout le long des parois de ces édifices sacrés, des frises finement sculptées racontent les légendes des dieux hindous. Deux jeunes filles nous ont rejoints : étudiantes comme Eddy, elles vont profiter de l'expérience du garçon qui est un de leurs camarades de cours. Les commentaires d'Eddy qui parle bien français sont très intéressants. Il fait montre d'un humour très fin et se passionne pour l'histoire et la politique du monde entier.

D'autres jeunes nous abordent pour nous vendre de multiples objets fabriqués dans les environs, dont le célèbre "kriss", poignard traditionnel indonésien à lame recourbée délicatement ciselée : B. ne résiste pas à la tentation, malgré le prix nettement surévalué et à peine marchandé : il n'est pas très expert dans cet exercice qui consisterait à faire baisser la vente des deux tiers proposés, si l'on en croit de plus malins que nous !

Tout près de notre hôtel se trouve un centre commercial Galeria, bâti sur le schéma des grandes surfaces qui ont poussé tout autour du globe. Au milieu des boutiques de fringues et accessoires courants, voici une librairie où nous achetons quelques brochures à usage touristique, cartes postales et timbres ainsi qu'un journal local écrit en anglais... Reflets de la vie économique : les annonces Offres d'emploi sont rares, sans mention de salaire. Le moindre petit boulot sera attribué à celui qui sera le moins gourmand... Triste réalité du marché de l'embauche comme dans tous les autres marchés indonésiens, ainsi que dans beaucoup d'autres contrées.
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
FA Fabricia Globetrotter ·
Photos Yogyakarta et Prambanan
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
SI Simba Globetrotter ·
j'avoue ne pas avoir encore eu le temps de poser mes yeux sur ce récit de voyage, mais après une journée tardive de boulot ... Quelle belle évasion tu m'offres là, dans un environnement qui m'est totalement inconnu.

Ballade entre les pagodes, les marchés aux fruits, caresses des orang-outans, découvertes culturelles, paysages luxuriants (un coup de coeur pour la chute de Sipiso Piso et la vue gigantesque sur Borodur), rencontres ...Et ce fidèle compagnon de pied de lit (qui semble ne pas trop croasser)

M'en vais faire de beaux rêves ...très lointains. 🙂
DO Dolma Globetrotter ·
(J'arrive Fabricia !!)

Si un jour je pars dans ces contrées, c'est toi qui me servira de guide : je ferai des imprim de tes récits et je suivrai tes pas... mais en attendant de partir je te remercie pour le plaisir que tu nous donnes en nous faisant partager ces moments-là.

Il y a sur ce forum des récits, des photos et donc des gens qui me touchent et tu sais que tu en fais partie....

A bientôt pour de nouvelles découvertes en ta compagnie, d'accord ?

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
FA Fabricia Globetrotter ·
- Parangtritis

L'océan indien baigne les côtes javanaises, au sud de l'île. Sur l'immense plage presque déserte de Parangtritis, les longs rouleaux déferlent sur le sable fin. Spectacle éblouissant. Des chevaux attelés à des calèches parcourent le bord de mer à vive allure et promènent les amateurs paresseux. Une famille indonésienne joue dans les vagues : d'une pudeur extrême, adultes et enfants ont gardé leurs vêtements. De forts courants marins interdisent de s'aventurer plus avant dans la mer et les baignades sont vivement déconseillées.

Tout près, un "Café de Paris" pour se désaltérer avec notre chauffeur, devenu un ami au fil de nos excursions.

Sur les hautes falaises rocheuses, quelques constructions de pierre blanche nous intriguent. La voiture escalade une route en lacets qui mène à ces édifices : c'est un hôtel paradisiaque au nom évocateur, "Queen of the South". La propriétaire des lieux nous accueille avec un sourire gracieux et nous installe tous les trois sous le carbet rafraîchi par de puissants ventilateurs bienvenus pour nos crânes surchauffés. Un cocktail de fruits frais coule dans nos gosiers desséchés. Brochettes de crevettes et poulet, émincés de légumes, et pour finir en beauté, un ice-cream d'une délicate fleur blanche, la "cambodgia", conclut un repas de rêve dans ce décor sublime. Au loin, tout en bas, on contemple le vaste océan qui miroite sous un soleil implacable.

Sur le trajet du retour vers Yogya, c'est la récolte du riz : une intense activité où hommes, femmes et enfants sont occupés à lier les gerbes après le séchage sur le bord de la route. Les mosaïques des rizières étincellent de mille feux sur les collines.

Une halte s'impose dans ce "Curio and Antics", véritable caverne d'Ali-Baba. Il est impossible de résister à la tentation parmi tous ces trésors : je craque pour deux petits pots en faïence, bleu de Chine et vert Céladon, en provenance de Sumatra.

Solo est une ancienne capitale royale qui possède un très beau palais, le "Mangkunegaran". Par chance, aujourd'hui, il s'y déroule une cérémonie rituelle de danses accompagnées du traditionnel gamelan. Les danseuses évoluent sur des rythmes lents, leurs postures et leurs gestes sont hermétiques pour la plupart des spectateurs, mais on est étrangement charmé par les sons cuivrés qui résonnent sous les hautes voûtes du salon de musique. La plus gracieuse des danseuses se révèle être un garçon, dont la silhouette élégante tranche nettement sur ses compagnes ! Les Indonésiens ont souvent une allure efféminée et une finesse des traits exceptionnelle chez les hommes...

Une belle mosquée inaccessible à nos pieds impurs, la Masjid Agung, se trouve à côté du Palais. Il faut se contenter d'en photographier l'extérieur.Excellent déjeuner au Kusuma Sahid Prince pour se régaler de la cuisine traditionnelle, subtile et délicieuse.

Comme dans toute ville d'Asie, l'Alliance Française tient une place importante dans la vie des étudiants. En général, notre langue reste encore très prisée par les intellectuels qui fréquentent les bibliothèques aux nombreux ouvrages francophones. Nous ne manquons pas de leur rendre visite pour rencontrer des amateurs de littérature française. A Yogya, livres et documents sont rangés par catégories, selon l'ordre alphabétique classique (à l'inverse des bibliothèques indiennes qui les classent à l'initiale du prénom de l'écrivain... Ce qui ne facilite pas les recherches !).

Puisque je fais ici allusion à l'Inde, nous avons constaté, à l'inverse de ce qui existe dans le sous-continent, une énorme différence de comportement dans les villes et les villages indonésiens : nous n'avons pratiquement pas vu de mendiants ou de pauvres abandonnés sur les trottoirs et cela est très réconfortant. Et lorsque nous demandons ici des renseignements aux passants, jeunes ou âgés, ils déchiffrent parfaitement les indications écrites sur les plans que nous leur montrons, écrivant même des détails précis pour nous aider à trouver notre chemin. Ce qui signifie une volonté déterminée des responsables de faire bénéficier les populations d'une scolarité assidue.
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
FA Fabricia Globetrotter ·
Photos du jour...
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Dolma Globetrotter ·
Je suis à peine revenue du voyage précédent et déjà nous sommes ailleurs... et quel ailleurs ! C'est là que je me sentirais bien je crois ! Tu vas vraiment finir par me convaincre d'y aller !

Parenthèse : le vert céladon est ma couleur préférée (avec le rouge du coquelicot bien sûr 😛 !). Fermer la parenthèse.

Merci encore pour ce très beau récit qui fourmille d'infos et qui nous fait découvrir le pays et les gens.

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
SI Sirap ·
Salut. T'as été dans le haut tonkin, fabricia?

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