Bonjour et merci de l'invitation.
Quelqu'un m'a dit une fois, il y a longtemps " J'en suis venu à conduire ma vie sans sens moral mais par contre à suivre une conduite éthique".
Sans vraiment réfléchir à la puissance des mots et me jettant corps et âme dans une attitude réactionnaire inculquée, je me suis sentie choquée par cette affirmation et ai, sur le champ, désapprouvé cette attitude égoïste.
Et cependant.....j'en suis venue là aussi.....quand un professeur de rhétorique et sémantique m'a convaincu .
Ethique ? appréciation basée sur la valeur du bien/du mal, du beau/du laid, etc... pour leur valeur intrinsèque, pour leur manque d'interprétation possible, pour leur manque d'excuse, pour leur vérité universelle. Ce qui "est" sans interférence humaine.
Morale ? appreciation basée sur l'acqui de us et coutumes, de qu'en dira-t-on, de lavages de cerveaux politiques et religieux, de l'éducation. Donc par découlement, de tout ce qui peut être interprêté selon les bénéfice que puissent en être tirés (manipulation voulue ou bénévole) par "" l'expéditeur et le destinataire "", quelquefois ? souvent ? en y mêlant un peu d' éthique .
Pour en revenir à......... La Liberté.......
Qu'en pensez vous ? Ethique ou Morale ?
En plus du "body language", la sémantique est un sujet qui devrait être obligatoire au curiculum dans toutes les écoles, et je veux bien dire "toutes", et pendant toute la scolarité. On pourrait par exemple y apprendre ce qu'est La Liberté et les libertés ? !
Chaque langue a son "language" propre, accepté d'emblée même, parcequ 'il incorpore au fur et à mesure du temps qui passe, des mots, des expressions "cool", délaissant les ringuardes, au fur et à mesure du temps, où les mots utilisés ne sont pas nécéssairement ceux qu'il faudrait employer dans telle ou telle situation (Liberté et liberté étant un exemple), ceci menant à des malentendus et des conflits parce qu'un interlocuteur a choisi d'exprimer un mot qui n'exprimait pas "vraiment et purement " ses pensées.
Ayant dit ceci, il n'est bien sûr pas dans l'intérêt d'aucun gouvernement, d'aucune église, que ses citoyens, ses ouialles commencent à tout bien comprendre et à bien utiliser....cela deviendrait extrêment dangereux
si les ges commençaient à comprendre......à réfléchir.......OOOOps, plus de manipulation linguistique possible ! ( Lelatin a bien marché dans les églises pendant un bon bout de temps quand même).
(((( En surplus se graffent les traductions : exposition en Français = exhibition en Anglais / exhibition en Français = exposition en Anglais .....mais ce n'est pas ce qui a commencé la Guerre de Cent Ans ! ))))
Et puis en même temps que la sémantique, pourquoi ne pas apprendre aussi, en tant que sujet, ce dont vous parlez, objectivité et subjectivité. Il est intéressant d' être témoin de et d'étudier nos propres sautes d'humeur, celles qui arrivent sans que l'on en sache vraiment les causes.
S'étant couché d'humeur normale, n'ayant pas reçu de bonnes/mauvaises nouvelles pendant la nuit, n'ayant parlé encore à personne, n'ayant pas branché la radio ou la Télé :
Un matin, comme ça, on se lève, "vachement" de bonne humeur, on se sent libre et le monde entier doit être libre -- votre entourage profite de votre enthousiasme et zest de vie.
Un matin, comme ça, on se lève, "vachement" déprimé, on se sent emprisonné dans un malaise ( mal aise) et le monde entier doit assumer des "eh ben de toutes façons c'est comme ça et j'y peux rien " -- votre entourage souffre de vos vitupérations injustifiées ou de votre silence pesant.
Où est votre liberté dans tout cela ? votre système hormonal est en sur-production ou en sous-production donc, relativement hors de votre décision consciente.
Où est la liberté du monde autour de vous ? doit votre entourage se rebiffer contre vous ou bien assumer calmement VOS "intempéries" personnelles ?
La Liberté dans ces 2 cas ? est-elle d'être témoin de ses propres hauts et de ses propres bas et de s'y laisser aller ou bien est-elle de refuser ce que vous impose vos hormones .....être "libre" de leurs effets?
Bon...ben....
A bientôt....[;)]
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **