Bonjour tout le monde...
Ca fait un petit moment que j'avais envie de discuter sur ce sujet, mais je ne savais pas comment l'aborder...
En fait j'aimerais savoir ce que représente pour vous la liberté, ce mot si vaste et si difficile à définir. Pour cela, je vous propose un cadre un peu strict, afin de ne pas partir (tout de suite) dans des débats sans fonds, mais d'avoir des réponses précises agrémentées d'exemples concrets.
Quelle est, en quelques phrases, votre propre définition du mot liberté?
Pouvez-vous raconter un moment de votre vie où vous vous êtes senti-e privé-e de liberté?
Pouvez-vous, au contraire, raconter un moment de votre vie où vous avez eu un sentiment de totale liberté?
Pensez-vous être libre? Quelque soit la réponse, pouvez-vous dire pourquoi?
Selon vous, quels sont les préalables (s'il y en a) indispensables au fait d'être libre?
Voilà, j'espère que ce sujet vous intéressera autant que moi :-)
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Vaste sujet auquel tu t'attaques !
Il fait référence à ma signature en bas de page...
Pour moi, la liberté n'existe pas, du moins en ce qui concerne les faits et gestes, nous dépendons trop du monde qui nous entoure (travail, famille, société), parfois aussi eux dépendent de nous, par contre, oui pour "la liberté de penser" "libre dans sa tête"... le tout ensuite est d'arriver à combiner les deux, trouver un équilibre... il faut alors se faire violence, oser, pour affirmer cette liberté ! et du coup, c'est effectivement un beau cadeau que l'on se fait à soi-même...
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
Voilà un sujet qui occupe mon esprit depuis quelques temps.
Tu as raison de poser cette question et je pense qu'il est essentiel que tout le monde se la pose pour une simple raison.
Pour ne pas partir sur des principes du genre : "C'est un concept mal défini et donc sujet à plusieurs interprétations. Chacun a sa propre définition du mot liberté" 😕 Peut-être un peu facile...
Sinon le mot n'a plus de raison d'être ! Trop de gens parlent de liberté sans connaitre le sens que leurs interlocuteurs donnent à ce mot, et parfois même sans y avoir réfléchi eux-mêmes. C'est la même chose pour bonheur, amour, courage, sagesse, intelligence, dieu.....
Et ensuite, c'est toujours la même chose : dialogues de sourds, quiproquos, conflits, jugements basés sur du vent... C'est un comportement tellement fréquent que personne n'y fait attention ou trouve ça anormal. Personne ne se sent visé sur VF ?? 🙂 Moi, je trouve ça désastreux.
Evidemment que toute la richesse qui se cache derrière ces mots ne permet pas de les résumer en une phrase. Mais bon, on peut quand même s'entendre sur un sens général, acceptable par tous car englobant tous les sens les plus couramment rencontrés. Pour la cohérence des discussions, pour la paix ou tout simplement pour le respect des mots, du langage et donc de l'humanité.
Voilà, c'est un peu hors-sujet, mais c'est mon petit coup de gueule. 😠
Pour moi, la liberté est la capacité individuelle de faire un choix, de décider quelque chose ou de décider son contraire. C'est la neutralisation des influences, extérieures ou intérieures, évitables.
Quelques idées :
Une personne en prison n'est pas libre d'aller à la plage puisque certaines personnes l'en empêchent.
Par contre, je ne me considère pas privé de la liberté de voler comme un oiseau puisque c'est une incapacité liée à ma condition d'humain.
Dans l'idéal, je suis libre de tuer, de me tuer, de laisser tomber mes parents, de laisser tomber mes enfants, de faire souffrir comme je suis libre de chercher le bien-être des gens qui m'entourent, de respecter la nature, de m'isoler du monde, d'aller contre un avis général et considéré comme "indiscutable".... Je suis aussi libre de m'imposer des contraintes, de m'asservir, de ne plus avoir à choisir...
Mais toutes ces libertés peuvent très bien être éliminées par un éthique, un choix de vie. On peut très bien considérer qu'on peut laisser tomber ses parents mais qu'il est mal de laisser tomber ses enfants. Ceci pour une raison ou une autre, mais cela devient une contrainte. Dans ce cas, faire un enfant prive de liberté.
On peut être libre moralement de détruire, de dominer et de s'isoler de la nature (un peu paradoxal...) ou être privé moralement de cette liberté.
Cette capacité à faire un choix peut aussi être limitée par des influence internes : les peurs (de la mort, de l'échec...), les frustrations, les conditionnement, l'importance du paraître... En résumé, les contraintes spirituelles ou émotionnelles.
En passant, voilà ce qui est en train, petit à petit, de devenir l'objectif principal de ma vie : la quête de la liberté spirituelle qui est pour moi la porte du bonheur. Mais c'est un autre sujet...
Une personne peut ne pas être libre de tuer par choix moral, par peur irraisonnée ou par influence du monde extérieur, des idéologies.
C'est un premier un peu brouillon et sûrement très perfectible. Une telle discussion pourrait durer des siècles. Mais c'est en lâchant des pistes de réflexion qu'on peut arriver à définir relativement simplement ce concept universel.
Mais c'est vrai qu'on peut aussi voir les choses de manière totalement différente. Penser par exemple qu'il existe une morale universelle au dessus de l'être humain qui lui impose un comportement. On peut alors voit la notion de liberté autrement. La quête du sens des mots et des concepts n'est pas évidente.
Merci de m'avoir lu. 🙂
Et désolé de ne pas avoir vraiment suivi ton plan, Oublieuse. 😊
J'ajoute juste que, personnellement, je ne me sens pas libre sur le plan spirituel. Pas comme il me semble être possible de l'être. Pas encore...
La liberté c'est le soleil qui m'éblouit et le sel qui me brûle sur les tourments d'un océan ;
La liberté c'est une brassée de neige, du froid coulant dans mon dos et mon pied qui me cherche ;
La liberté c'est une douleur aux genoux usés que nulle eau ne viendra laver ce soir là ;
La liberté c'est un tournis et la montagne n'est pas vraiment tombées dans la mer ;
La liberté c'est la terre, l'eau, le feu, l'air, et...
La liberté je la vois mais point ne la connais,
je la sens avec la paume de ma main,
lorsque tes petits doigts se serrent
autour de mes doigts engourdis.
La liberté n'a pas de nom,
et pourtant tout la nomme.
Elle se désigne d'elle même
et pourtant se dérobe.
Tu as plus de chances de trouver une bonne définition de la liberté sur les sentiers d'Arménie,
que dans les papiers du même nom, ou les pages délavées d'un forum de voyage.
Tout ce que je sais, c'est que livre et libre sont de la même famille...
Mmm, vos réponses apportent un peu d'eau au moulin, mais on reste trop dans des considérations intellectuelles, abstraites, et c'est justement ce que j'aurais voulu éviter (d'où mon plan, qui visiblement ne vous a pas plu 😛 ). Car je trouve que c'est le problème avec ce mot en particulier.
J'aurais bien aimé savoir dans quelles situations vous vous considérez comme libres, vous, personnellement, pas "en général".
Mais bon, chacun-e s'approprie une discussion à sa façon, et je ne suis pas là pour vous dire ce que vous devez dire... 🤪
Placebo: qu'appelle-tu "la nature profonde"? Comment fais-tu, toi, pour te connaître? Qu'apelle tu "se connaître"? Pense tu que les voyageurs soient plus libres que les non-voyageurs?
Tu as plus de chances de trouver une bonne définition de la liberté sur les sentiers d'Arménie,
que dans les papiers du même nom, ou les pages délavées d'un forum de voyage.
Pour ma part, j'ai ma définition du mot liberté, et je pense être libre (du moins dans la limite des contraintes que j'ai de part ma condition d'être humain, de femme, de française, etc, d'ailleurs je pense aussi que sans contraintes, la liberté n'existerait pas).
Ce qui m'intéresse, c'est de comprendre la vision qu'en ont les autres, comment ils la vivent, ou ne la vivent pas, j'imagine qu'on a pas tous les mêmes expériences de liberté et de non-liberté.
Ce qui serait intéressant aussi, c'est de voir qu'est-ce qui entrave pour chacun-e de nous, notre liberté (de mouvement, de jugement, ...)?
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
POur moi etre libre c'est, premierement, ne pas avoir de cdi.
C'est de ne travailler pour personne et n'avoir personne qui travaille pour soi. Des petits boulots permettent, a mon sens, d'etre libre. Facile a quitter, facile a trouver!
Etre libre c'est de ne surtout pas posseder d'appart, de n'avoir pas bcp de choses, d'etre celibataire, de ne pas avoir d'enfant..
En fait etre libre pour moi c'est de ne rien posséder!
Le moment ou je me suis sentie le plus libre? Lors de mon voyage en amerique du sud.Rien de planifié, rien de prévu, juste un billet d'avion arrivée buenos aires, depart Caracas et 9 mois pour parcourir cette distance!
Celle ou je me suis sentie le moins libre?
Maintenant: un copain et une agence que l'on a ensemble!
"Mmm, vos réponses apportent un peu d'eau au moulin, mais on reste trop dans des considérations intellectuelles, abstraites, et c'est justement ce que j'aurais voulu éviter."
Mais c'est une notion abstraite ! C'est le fruit de la pensée humaine.
On ne peut parler de liberté autrement que de façon abstraite.
"...j'imagine qu'on a pas tous les mêmes expériences de liberté et de non-liberté."
C'est bien ça le problème.
C'est très intéressant de voir quelqu'un présenter ses expériences de vie qui lui donnent l'impression d'être libre ou de ne pas l'être (comme le fait nath009). Mais cela ne doit être qu'un outil. Il faut pousser la réflexion bien plus loin. Sinon, ça reste du superficiel.
nath009 dit " Pour moi être libre c'est, premièrement, ne pas avoir de cdi.". Une personne arrive est dit : "Faux, je pense que le cdi, c'est la liberté". Et après, on fait quoi ? On se tape dessus ? Ou on arrête de parler dans le vent et on réfléchit au sens ou à un sens du mot liberté ?
" Pour ma part, j'ai ma définition du mot liberté, et je pense être libre (du moins dans la limite des contraintes que j'ai de part ma condition d'être humain, de femme, de française, etc, d'ailleurs je pense aussi que sans contraintes, la liberté n'existerait pas). "
Et quelle est ta définition de la liberté ?
Voilà le plus important. Et si tu poses ces question pour remettre en question ta définition ou pour faire réfléchir les gens, ton message à une vraie raison d'être.
Et peux-tu expliquer ta dernière phrase ? 🙂 (celle soulignée)
" Ce qui serait intéressant aussi, c'est de voir qu'est-ce qui entrave pour chacun-e de nous, notre liberté (de mouvement, de jugement, ...)? "
Pour moi, "entraver une liberté" n'a pas de sens. Pour faire très simple, on est libre ou on ne l'est pas, et ceci dans un domaine particulier. Les libertés sont des capacités relatives au gens.
Mais bon, ça, ce n'est pas très important...
Un jour ou je me suis sentie totalement libre, ou un instant plutot, c'est aux bords du lac titicaca en bolivie: un sentiment de plénitude et de quiétude, de totale harmonie avec moi-même et les éléments, qqchose de très difficile à mettre en mots. La liberté je l'assimile à un équilibre et une harmonie entière avec soi-même, être qui on se sent profondément.
Un jour de non-liberté, c'est pour moi le jour où j'ai appris la maladie en phase terminale de ma mère: impuissance, inutilité et incapacité devant les faits.
Ceci venant de la bouche d'une privilégiée qui jouit de toutes les libertés au sens strict et matérielles du terme...
on reste trop dans des considerations intellectuelles, abstraites, et c'est justement ce que j'aurais voulu eviter
DONC, un peu de science : pour Henri Laborit, intrensequement, la liberte ca n'existe pas ; depuis notre naissance notre cerveau a enregistrer des milliards d'informations et, alors que nous croyons prendre une decision en toute liberte, notre choix n'est que le resultat de tous nos acquis, a savoir education, culture, environnement social, experiences personnelles, etc, etc, ainsi le cerveau serait comme un ordinateur qui nous dicterait notre decision.
Je le rappelle, c'est une idee de Henri Laborit...qui me semble logique (son bouquin, "Eloge de la fuite" est tres accessible et passionnant, et Alain Resnais en a tirer "Mon oncle d'Amerique)
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
Placebo: qu'appelle-tu "la nature profonde"? Comment fais-tu, toi, pour te connaître? Qu'appelle tu "se connaître"? Pense tu que les voyageurs soient plus libres que les non-voyageurs?
Je pensais a la nature profonde de ce qu'est l'être humain, et plus particulièrement de soi-même. Donc une approche philosophique/spirituelle pour connaître l'homme, la nature, le monde. Rien de tel qu'un bon voyage pour ça, d'autres preferront la literrature ou la religion...
Se connaître, c'est tirer les leçons de ses expériences (encore faut-il en vivre) et être a l'écoute de soi.
Je ne pense pas que les voyageurs soient plus libres que les non-voyageurs, même si personnellement je me sens plus libre depuis que j'ai fait mon voyage. J'y ai sûrement compris des choses que d'autres avaient compris ou savaient sans voyager.
Peu m'importe que mes choix et mes décisions soient conditionnés par mes acquis...
Que la Liberté soit un concept relatif ou une illusion...
C'est depuis que je ne met plus de "filtre" entre moi et la réalité...
Que je ressens ce que peut être la liberté...
Etre et rester fidèle à soi-même, à sa petite voix, à son intuition...
Sans les filtres que peuvent être :
Mes propres peurs...
Le regard des autres, qu'il soit bienveillant ou critique...
L'attachement... aux gens, aux lieux, à ce qui est familier et rassurant... au passé qui pèserait trop lourd, ou au futur qui porterait trop d'attentes et d'espoir...
Ce thème est vaste en effet .... Je pense également que la Liberté n'existe pas et existe indéfiniement et que ce mot est grandiose ou petit selon ses sensations ...
Mais on peut imaginer la liberté en effet ... par exemple pour être simple ... la liberté pour les êtres c'est déjà d'avoir la santé et la conscience de pouvoir y répondre ... rire ...
Je pense que la liberté pour un homme une femme c'est d'avoir la joie ou la tristesse dans son coeur aussi bien dans les difficultés ou les bonheurs ... de traverser les épreuves de la vie en relativisant tout et en se disant parfois que nous ne sommes que de passage ...
Je pense aussi à la liberté d'expression (plus politique) mais qui permet tout de même de dire ce que l'on pense ... surtout pour ceux qui aiment parler ... rire ... car bien souvent aussi la liberté c'est de se taire ...
Je pense aussi aux femmes qui ne subissent qu'une liberté dictée et qui rêvent d'être tout simplement elles dans le monde avec la même consécration que les hommes ...
La vraie liberté (pour moi) c'est du rêve et de la beauté ... une forme de bonheur à soi ... même si personne n'en sait rien ... en somme une envie de vivre envers et contre tout ...
Dans ce mot j'accorde le bien être, le rêve, la différence, l'ouverture, le détachement ... en fait la liberté est paradoxe ...
Le voyage est une sensation de liberté ... pour dire que Liberté ressemble à Sensation et je reviens à la santé car c'est tout de même celle qui permet tout ...
ta question est très ambigüe (ce n'est pas un reproche, loin de là : c'est de cette ambiguïté que va se nourrir ta discussion!).
Je m'explique brièvement : tu parles d'un " moment de votre vie où vous vous êtes senti-e privé-e de liberté" et tu interroges à la suite sur "un moment de votre vie où vous avez eu un sentiment de totale liberté" : entre la liberté et son sentiment, ce n'est pas le même registre et les premières réponses illustrent ce hiatus entre ces deux niveaux de lecture.
Je n'oserai pas dire que je me suis sentie privée de liberté un jour. Ce serait un affront à tous ceux qui sont privés réellement de liberté (un peu partout dans le monde, et ici, sur VF, il y a le témoignage de Parvat). Plus justement, je dirais que ma conscience de ma propre liberté a été, est, sera, ébranlée, ponctuellement, ou plus longuement.
C'est plus du domaine du ressenti que du tangible, concret, physique ou je ne sais quel adjectif errigé en idée.
Par contre, la sensation de se sentir libre est autre chose. Je nuancerai quand même : la sensation d'être libéré, de s'affranchir.
Et là, je te livre mon expérience la plus intense (j'avais d'abord mis "profonde" mais j'ai changé, sûre qu'on allait me charier!).🤪😊
(Evidemment) cela se passa dans le désert. Des jours de marche en n'ayant rien d'autre à faire. Et cette impression de se dégager peu à peu de toutes les contraintes, de toutes ces petites ou grandes choses qui remplissent un quotidien ordinaire.
Est-ce se sentir libre ou se sentir libéré?
Se vider et ne retenir que l'essentiel, en oubliant même (comble de cette libération!) que ce n'était que temporaire!
Mon essentiel est le mien, mais ce sentiment de dégagement par rapport à tant de choses, tant de contraintes, tant de superflu, fut si intense que le retour fut (très) difficile.
Il y a des chaînes, certaines physiques, certaines mentales, d'autres sociétales.
Au bout du compte, ma liberté est celle de pouvoir choisir mes chaînes, quelqu'en soit le prix à payer. Et aujourd'hui, là où je suis, j'ai la possibilité de les choisir. Ailleurs, à un autre moment, l'aurais-je?
Mais où que je sois, j'espère être toujours suffisamment courageuse pour pouvoir écrire son nom.
Bonne route à toi, Oublieuse, avec tes convictions que j'espère, jamais tu ne renieras (mais...auxquelles tu mettras la douceur et l'indulgence que l'âge t'apportera)
🙂
La liberté, très directement, c'est pouvoir se mouvoir sans entraves. Les entraves matérielles (infrastructures, biens matériels qu'on possède...) et les entraves "psychologiques" (conventions, pseudos-nécessités, peur...) réduisent terriblement la liberté.
L'argent me parait très approprié pour réduire la liberté.
Dans un sens moins direct, j'imagine qu'un sage emprisonné peut être libre s'il s'affranchit de la crainte...
Je vis très régulièrement des expériences de privation de liberté (au sens que je donne à ce mot): au travail, le cul vissé sur la chaise devant mon ordi, tournant le dos au monde, laissant périmer mes jours.
Pour aller vers la liberté, il me semble qu'il faut s'interroger, beaucoup, passionnément même, et lire les bons auteurs (ils se sont interrogés avant nous). Il faut apprendre à dire non, et résister à 1 contre 1000.
Je ne suis pas libre aujourd'hui mais je mets en oeuvre des stratégies radicales de libération 🙂.
Il faut renoncer à un certain "niveau de vie" (chose assez facile) et prendre des risques, notamment celui de n'être pas compris (beaucoup plus douloureux).
Par bonheur les questions sont précises et courtes pour un sujet si vaste qui incline à des raisonnements vasouillards et cafouilleux.. Mes réponses seront de la sorte et sans trop d’analyse préalable. Quelle est, en quelques phrases, votre propre définition du mot liberté? La liberté c’est quand on a rien à perdre
Pouvez-vous raconter un moment de votre vie où vous vous êtes senti-e privé-e de liberté? A l’hôpital, après 5 jours j’étais guérie, je me sentais bien, on voulait me garder trois jours de plus. C'était intolérable, je me suis échappé.
Pouvez-vous, au contraire, raconter un moment de votre vie où vous avez eu un sentiment de totale liberté? Quand je marche dans les rues d’une ville que je ne connais pas, où je n’ai rien de spécial à faire et où je suis sur de ne rencontrer personne de connu
Pensez-vous être libre? Quelque soit la réponse, pouvez-vous dire pourquoi? Oui. Par ma capacité de dire non, ce qui est le fondement de la morale.
Selon vous, quels sont les préalables (s'il y en a) indispensables au fait d'être libre? Pas de préalables. C’est un état de fait.
Bon, beaucoup de réflexions très intéressantes de alinsu, struebi, kola ou KelEssuf, je trouve.
Puisque je ne l'ai pas fait, je me lance dans des réponses question par question :
Quelle est, en quelques phrases, votre propre définition du mot liberté? Voir mon message du début
Pouvez-vous raconter un moment de votre vie où vous vous êtes senti-e privé-e de liberté? Le matin à 6h30 : le réveil, "obligé" de me lever, de faire assez vite, de prendre ma voiture, de me préparer pour être à 7h55 pile, près à aller chercher mes élèves.
Pouvez-vous, au contraire, raconter un moment de votre vie où vous avez eu un sentiment de totale liberté? Quand je me lève le matin, sans réveil, je réfléchis et je me rend compte qu'il n'y a absolument rien de prévu dans la journée ! Je m'habille, je sors, je marche, je regarde, je pense, je respire...
Pensez-vous être libre? Quelque soit la réponse, pouvez-vous dire pourquoi? Non, il suffit de regarder ma seconde réponse. Peut-être que je n'assume pas un choix de départ, peut-être que je n'avais pas le choix au départ (manque de liberté...). Toujours est-il que je me sens privé de liberté. Et par dessus tout, cette sensation que trop souvent, je n'arrive pas à faire un choix qui doit réellement définir la suite de ma vie (dans le sens de la continuité ou de changement). Je n'y arrive pas car je suis esclave de réflexes que je maitrise pas pour le moment : importance du jugement des autres et du paraitre, peur de l'échec, de la prise de décision...
Selon vous, quels sont les préalables (s'il y en a) indispensables au fait d'être libre? Même réponse que alinsu : "Pas de préalables. C’est un état de fait." Mais qui peut évoluer...
"Par bonheur les questions sont précises et courtes pour un sujet si vaste qui incline à des raisonnements vasouillards et cafouilleux.."Complètement d'accord ! Voilà pourquoi j'ai essayé d'être rigoureux et théorique au départ. Mais j'aurais peut-être du répondre tout simplement aux questions pour commencer. Je reste convaincu que sans définition(s) claire(s) du concept, les discussions dérapent trop souvent dans le superficiel ou le conflit absurde. Je suis, par exemple, très désorienté par le genre de réponse que propose mirik... Désolé mirik 😊😛
Je vais commencer par répondre moi-même à mon message de départ. Je ne voulais pas le faire tout de suite, car souvent lorsque l'auteur d'un message de départ pose dès le début sa propre pensée, cela influcence beaucoup les réponses suivantes, ce que je voulais éviter.
Ma définition:
Comme déjà énoncé par nombre d'entre vous, nous partons, au départ, avec un certains nombre de "données" non modifiables, ce que j'appellerai des contraintes innées, celles auxquelles on ne peut pas échapper, à savoir, le sexe, les handicaps physiques, mentaux, par exemple, pour ne parler que des plus visibles.
Nous partons aussi avec des contraintes liées à la société qui nous entoure, à notre éducation, à l'environnement naturel. C'est ce que j'appellerai des contraintes "acquises" (je n'ai pas assez réfléchi pour trouver un terme plus approprié, si vous avez mieux, n'hésitez pas) en opposiont à "l'inné".
Les contraintes innées sont indépassables, on ne peut pas les modifier, et on doit donc faire avec. Bien que la donne ait changé, puisqu'on peut par chirurgie changer de sexe, mais c'est artificiel, et ne reproduit pas exactement la nature. Nous devons donc faire avec.
Les contraintes "acquises", sont elles, à mon sens, dépassables. Nous avons le choix, dans l'absolu, de les accepter, ou non, dès lors que nous avons les outils intellectuels pour.
C'est là que pour moi, intervient "l'exercice de la liberté".
La liberté, pour moi, se résumerait en un mot: le choix. Etre libre, c'est choisir entre plusieurs options, qui peuvent être infinies si on y réfléchit bien. Choisir non en fonction d'un schéma préexistant, imposé par l'entourage et l'éducation. Etre libre, c'est se débarasser de ce que l'extérieur considère comme bon pour vous ou non. Etre libre c'est s'écouter, c'est faire ce que l'on est en train de faire, en pleine conscience. Deux personnes peuvent être au même endroit, au même moment, en train de faire la même chose, et l'une sera libre, l'autre non, juste par le fait qu'elle est consciente du choix qu'elle a fait, pourquoi, et que cela réponde à son désir personnel.
Là où je considère que sans contraintes il n'y a pas de liberté, c'est justement que sans contraintes, le nombre de choix devient vertigineux, et mène, à mon sens, à la déprime, à l'abandon, de la même façon que le fait l'absence (ou le sentiment d'absence) totale de choix. De toutes façons, une situation sans contraintes, sur Terre, ça n'existe pas, ça tombe bien 😛
Puisque pour moi, etre libre c'est choisir entre plusieurs options, il faut que ces options existent, et qu'elles soient limitées. En fait, comme dit dans un des messages, la liberté, c'est choisir nos propres contraintes, choisir le cadre dans lequel on évolue.
Mais là où je vais un peu plus loin, c'est que la liberté, c'est aussi la remise en question constante de ce cadre que l'on s'est forgé. Car on peut se forger un cadre, et qu'au bout d'un moment il ne corresponde plus aux choix qui nous satisfont. Si l'on garde ce cadre alors qu'il est devenu "obsolète", on est plus libre à mon sens.
Donc j'associerais un deuxième mot à la liberté: le doute.
Peut-être qu'en résumé, ma définition de la liberté, c'est choisir et douter.
Et je ne dissocie pas la liberté du bonheur, car dans mon cas, l'un sans l'autre est impossible. Tiens, à ce sujet, en est-il de même pour vous?
Pour moi la recherche du bonheur, être heureux, est directement lié au fait d'être libre.
Un moment de privation de liberté
De façon générale, mon enfance en général, était un moment de privation de liberté. Mes parents n'étaient pas des tortionnaires, je vous rassure, et c'était même, par certains côtés, une éducation bien plus libre que celle de mes camarades de classe. Mais assez tôt, vers 9/10 ans, je n'avais qu'une envie, c'était d'être responsable de moi-même, pour pouvoir enfin faire les choix que je voulais, sans avoir à demander l'autorisation à qui que ce soit.
Un moment précis: un jour, je devais avoir 12/13 ans, il y avait un petit festival dans un village à environ 7km du mien, où jouait un ami à moi. Je demande à mes parents si je peux y aller en vélo. Ils ont refusé, car ils considéraient que c'était trop dangereux que j'y aille seule, étant donné que la route passait par la forêt, et qu'étant une fille, je risquais de me faire violer. J'ai demandé s'ils auraient accepté pour mon frère, ils m'ont répondu que peut-être plus facilement. C'est l'unique fois où mes parents m'ont refusé quelque chose en raison de mon sexe. Je n'ai pas désobéi, mais ça m'a profondément choquée, et j'ai vraiment senti une atteinte à ma liberté.
Un moment de totale liberté (ou sentiment de totale liberté, à discuter)
De façon générale, logiquement, depuis que j'ai 18 ans, je me sens libre. Mais évidemment, j'ai eu des degrés différents de liberté, au fur et à mesure où je comprenais mieux qui j'étais, ce que je voulais, et qu'est-ce que c'était être réellement libre. Je n'avais plus besoin de demander d'autorisation, mais il y avait encore dans ma tête pas mal de barrières qui m'étaient alors invisibles (et j'en ai sûrement encore que je n'ai pas découvertes). Mais globalement, j'ai fait les choix que je voulais, au moment où je le voulais, et qui ne répondaient pas à des critères "objectifs" tels que le jugement des autres, le taux de chômage, ce qui est utile ou pas.
Un moment précis: j'étais en Serbie, pour un an d'études. Je décide un jour de partir pour une semaine faire un tour en-dehors de la capitale. Je me rends à la gare, regarde les noms de gare. Et choisis, selon leurs sonorités, les villes où je vais m'arrêter. C'était génial de se dire, je peux vraiment aller où je veux, suffit de le décider.
Est-ce que je suis libre?
Oui, je pense l'être. Et je pense l'être de plus en plus. Pourquoi? Parce que je me pose ces questions: qu'est-ce que je veux maintenant, et qu'est-ce que je veux dans la vie, en général
et une fois la réponse faite, je fais en sorte de réaliser mes rêves.
Et deuxièmement, je m'adapte à l'entourage, j'essaie de faire "avec", et non "contre". Exemple précis: je veux de l'argent (notez que je n'utilise pas le mot "besoin" ;-) ), je décide donc de travailler. Peu importe le job, le but, c'est les sous. Je me retrouve vendeuse en CDI dans une sandwicherie dont la patronne est une vraie s****e. Je prends mon pied quand même, je discute avec les clients, les habitués, je chante quand j'ai envie de chanter, danse quand j'ai envie de danser, tout en faisant mon boulot. Et surtout je suis consciente du caractère inutile de mon job (archi industriel, dernier maillon d'un système purement capitaliste), ce qui me permet de ne pas réagir à la pression hiérarchique, ni de le prendre au sérieux.
Je ne pense pas être libre à tous les instants, mais de manière générale, oui.
Les préalables
Pour moi, oui il y en a. A savoir: être conscient que l'on a le choix (c'est ce dont on parlait dans une autre discussion). Etre conscient que l'on peut être libre. Si on en est pas conscient, je ne vois pas comment on peut l'être. Peut-être me contredirez-vous?
En tous cas merci pour vos réponses.
Mamina, tu as écrit ça: Pour moi, la liberté n'existe pas, du moins en ce qui concerne les faits et gestes, nous dépendons trop du monde qui nous entoure (travail, famille, société), parfois aussi eux dépendent de nous, par contre
Peux tu développer? Pourquoi à ton sens la liberté n'existe pas?
Redcloud: je te rejoins sur les entraves spirituelles. A mon sens, ce sont elles les plus difficiles à dépasser, car elles ne sont pas palpables, ni visibles physiquement. Il est plus facile de se débarrasser d'une entrave physique, ou plutôt d'être conscient qu'il faut s'en débarasser (des menottes par exemple), que d'une entrave mentale, car on ne sait pas toujours "où chercher".
C'est très intéressant de voir quelqu'un présenter ses expériences de vie qui lui donnent l'impression d'être libre ou de ne pas l'être (comme le fait nath009). Mais cela ne doit être qu'un outil. Il faut pousser la réflexion bien plus loin. Sinon, ça reste du superficiel.
On est d'accord. Mais pour moi, l'un sans l'autre restera superficiel. Le factuel pur est inintéressant en l'état, car c'est juste une somme d'expériences, mais la théorie pure sans exemple, est inintéressante aussi à mon sens, car elle détache de la réalité, et perd toute substance.
Argh, plus que cinq minutes d'internet, je vous laisse, et poste mon message!
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Bon voyons voir la liberté...
comme tout les trucs qui se terminent par "ité" ça demande un éffort ...beurk ça commence mal😕.
Alors ils faut emprunter des chemins...Le premier, le plus court, c'est celui qui est le plus en vogue en ce moment, le plus facile.
C'est le culte du "moi je..." l'individualisme comme dogme.Le second chemin, c'est la liberté comme "jouissance dans la servitude". On s'accommode de ce que l'on a, exemple : je chante dans le métro, je ris devant ma feuille de paye etc...Enfin le troisième est le plus long et parssemé de difficultés. C'est la liberté qui se nourrrit d'échanges, de solidarité, d'entraide, d'amitié enfin de toutes ces choses que la société aujourd'hui ringardise et confine dans la sphère privée.
Je trouve comme l'a proposé OUblieuse, que c'est interessant de lire diverses experiences sur la liberté ou non liberté, car comme tout les mots il faut laisser une part a l'interprétation personelle.
On ne peut pas, a mon sens, poser une definition stricte pour un mot tel que liberté.
D'ailleurs la notion de liberté change suivant la situation que l'on vit ou suivant l'age.
A 5 ans quel liberté de pouvoir sortir jouer dehors seule, sans etre accompagné par un adulte.
A 7 ans d'aller a l'ecole seule, de pouvoir trainer sur le chemin.
a 12 ans la premiere fois que j'ai pu aller en ville seule
A 14 ans la premiere fois que j'ai seché les cours pour aller prendre du bon temps dehors!
puis mes premieres vacances, se libérer de l'autorité des parents, se sentir de plus en plus libre....
Malheureusement cette autorité parentale est vite remplacer par les contraintes s'assumer et donc travailler pour cela, se loger, payer le loyer et pour d'autres avoir des enfants, assurer leur education et encore gagner de l'argent pour leur assurer un minimum de confort...
Je me souviens quel sentiment de liberté j'ai eu en recevant mon premier salaire, cet argent dont je pouvais disposer comme bon il me semblait, qui, economisé m'a permis de partir a la decouverte d'autres contrées.
Je rejoindrais OUblieuse qui dit que liberté va avec choix, je pense que cela va aussi avec pas d'attaches et decouverte!
Encore qu'il faille tempérer l'ampleur qu'on donne au choix, car dans l'absolu on a toujours le choix!Il faut pouvoir l'assumer en fait aussi!Avoir le courage de le prendre!
Désolé d'être très terre à terre, mais je lis sans arrêt qu'on a le choix d'être libre ou pas. Dans notre cas, oui... Mais si on est dans un pays où les revenus moyens s'élèvent à un dollar par jour, de parents pauvres, sans éducation, pas de la bonne couleur de peau, on choisit quoi ? La liberté c'est d'abord quoi que l'on en pense une question de conditions économiques... Perdre sa vie à la gagner, cela signifie pour une partie non négligeable de l'humanité autre chose que le métro boulot dodo. ...
On a le choix de quoi quand on est ouvrière dans une usine textile en Asie aujourd'hui ?
"Le touriste apparait comme le principal agent de diffusion du mépris anti touristique. Plus le touriste se voit en miroir de l'autre, plus il le déteste".
J'apprecie beaucoup ce que tu as ecrit : etre libre, c'est etre dans le reel, voir la realite telle qu'elle est !
Quant au reste des commentaires, se sont des exercices intellectuels plus ou moins reussis !
Si on considere l'etre humain comme une creation divine, on ne peut qu'etre choquer par ce que dit Henri Laborit, en revanche, si on accepte ce postulat de Jean Rostand, comme il ecrit au debut de son livre sur "L'homme" : Il existe 825 000 especes animales sur terre, dont l'homme ! On doit alors accepter que la liberte ca n'existe pas...intrensequement.
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
"On ne peut pas, a mon sens, poser une definition stricte pour un mot tel que liberté.
D'ailleurs la notion de liberté change suivant la situation que l'on vit ou suivant l'age.
A 5 ans quel liberté de pouvoir sortir jouer dehors seule, sans etre accompagné par un adulte.
A 7 ans d'aller a l'ecole seule, de pouvoir trainer sur le chemin.
a 12 ans la premiere fois que j'ai pu aller en ville seule
A 14 ans la premiere fois que j'ai seché les cours pour aller prendre du bon temps dehors!
puis mes premieres vacances, se libérer de l'autorité des parents, se sentir de plus en plus libre...."
Dans tous les cas, le mot liberté à le même sens. Ce sont les manifestations des libertés ou des non libertés qui sont différentes.
"Mais là où je vais un peu plus loin, c'est que la liberté, c'est aussi la remise en question constante de ce cadre que l'on s'est forgé. Car on peut se forger un cadre, et qu'au bout d'un moment il ne corresponde plus aux choix qui nous satisfont."
Je suis d'accord !
Le besoin de rester fidèle à un cadre (choisi librement ou pas) peut devenir une non liberté.
Effectivement, doute, ouverture d'esprit, humilité (y-a-t-il vraiment une différence entre ces mots ?) sont peut-être des préalables indispensables à l'acquisition de la liberté.
"Et je ne dissocie pas la liberté du bonheur, car dans mon cas, l'un sans l'autre est impossible. Tiens, à ce sujet, en est-il de même pour vous?
Pour moi la recherche du bonheur, être heureux, est directement lié au fait d'être libre. "
Je suis d'accord !
Je pense que la liberté doit être une quête et que le bonheur n'est qu'un conséquence à la réussite de cette quête. Le bonheur ne se cherche pas, il nous tombe dans les bras quand on est prêt à le recevoir.
"Mais pour moi, l'un sans l'autre restera superficiel. Le factuel pur est inintéressant en l'état, car c'est juste une somme d'expériences, mais la théorie pure sans exemple, est inintéressante aussi à mon sens, car elle détache de la réalité, et perd toute substance. "
Je suis d'accord ! La théorie pure n'est pas inintéressante, loin de là, mais trop détachée du réel pour qu'on puisse s'en contenter.
Le factuel pur est trop superficiel et n'amène jamais à rien.
L'un comme l'autre nous éloignent de l'essence même de l'être humain et lui sont néfastes.
La combinaison de l'observation et de l'abstraction, ça c'est une manifestation de l'être humain et de sa spécificité, sa créativité !
"Là où je considère que sans contraintes il n'y a pas de liberté, c'est justement que sans contraintes, le nombre de choix devient vertigineux, et mène, à mon sens, à la déprime, à l'abandon, de la même façon que le fait l'absence (ou le sentiment d'absence) totale de choix."
Non je ne refuse pas les MP, mais je vais répondre à ta question, je n'étais pas à Jerevan au moment des affrontements entre policiers et manifestants, mais j'étais tenue au courant par téléphone, notamment de la mise en place de l'état d'urgence et du blocage de toutes les routes nord menant à Jerevan (j'étais au nord de l'arménie). Hier soir j'étais en plein centre de Jerevan, et il n'y avait absolument rien à signaler, on circulait comme on voulait. Par contre le dispositif déployé est très impressionnant, la police et l'armée sont absolument partout, et toutes les routes d'entrée/sortie de Jerevan sont contrôlées par des tanks de l'armée.
Voilà, désolée pour le hors-sujet.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Quelle est, en quelques phrases, votre propre définition du mot liberté? Pour moi, la liberté c'est de pouvoir aller où je veux, quand je veux, de la manière que je veux, pouvoir y rester autant de temps que je veux, le tout sans dépendre de l'argent :) On va bien voir ce que ça donne pendant mon 1er long voyage!
Pouvez-vous raconter un moment de votre vie où vous vous êtes senti-e privé-e de liberté? Je n'en ai pas en mémoire. J'ai néanmoins vraiment l'impression qu'on n'est pas libre dans nos choix sur notre vie future.. Le fait que telle filière d'étude soit bouchée, qu'il y ait pas suffisamment d'emploi dans une autre, etc.. Pas très cool.
Pouvez-vous, au contraire, raconter un moment de votre vie où vous avez eu un sentiment de totale liberté? Quand je suis tranquille, sans soucis en tête, rien à faire de spécial, je peux me balader ou glander..
Pensez-vous être libre? Quelque soit la réponse, pouvez-vous dire pourquoi? Nan pas encore! Je dépend encore trop du système français, et puis je n'aime pas du tout la direction que prend la France, du coup je veux partir et voir du paysage pour connaître un peu ce qu'est la vraie liberté!
Selon vous, quels sont les préalables (s'il y en a) indispensables au fait d'être libre?Il faut pouvoir faire ses choix nous-mêmes, sans être influencés par d'autres types, et surtout ne pas être dépendant de l'argent.. Difficile de nos jours!
A mon avis on est jamais entièrement libre ou entièrement serf, comme l'a dit un petit malin "la liberté se mesure à la longueur de la chaîne".
La liberté se conquiert. La liberté c'est ne pas se résigner, c'est être conséquent dans ses actes, c'est "gravir l'âpre cime" comme l'a exprimé Hugo, pour ne pas être réduit à ce qu'on ne veut pas être.
La liberté, de façon symbolique, romantique, mais aussi très concrète, c'est partir ! prendre la route à l'improviste, constater que rien ne s'oppose à cela, découvrir ébahi que c'est possible.
C'est en prenant conscience que la force de notre corps peut nous mener partout dans le monde qu'on n'est pas condamné à rester rivé à notre quotidien.
La liberté, c'est la capacité d'être où on ne nous attendait pas...
La liberté se conquiert. La liberté c'est ne pas se résigner, c'est être conséquent dans ses actes
J'aime beaucoup ta phrase, et je trouve que c'est un bon et court résumé de ce qu'est la liberté.
Je crois vraiment que la liberté est quelque chose d'à la fois difficile, réjouissant, qui peut s'échapper dès qu'on y fait plus attention, en bref elle est intransigeante et exclusive, ce qui peut paraître paradoxal!
A Henridusud:
Pour la situation que tu évoques, de l'ouvrière chinoise, je crois qu'on ne peut pas y répondre, pour la simple et bonne raison qu'aucun de nous ne l'a vécu. En ce sens, je me vois mal dire: oui, dans ce cas on n'a aucun choix, ou non, on a toujours le choix. Je suis incapable d'y répondre. Je ne sais pas si un minimum de confort est préalable à la liberté.
Ce que je sais, c'est que c'est la conscience d'avoir le choix qui est primordiale. Et effectivement, si on est dans une situation de survie (famine par exemple), le besoin premier, c'est manger, et dans ce cas, la liberté n'a aucune utilité.
Donc certainement que combler les besoins basiques de survie sont...
Bon je finirai une autre fois, je pars visiter une jolie ville thermale :-) et oui, je prends la liberté de ne même pas terminer ma phrase :D
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Je te suis entierement d'accord sur ce point. Et j'irais meme plus loin. Que peut vouloir dire le concept de liberte pour des gens qui ne savent meme pas d'ou va sortir leur repas du jour suivant, ou meme ou ils vont dormir le soir meme, et ceci de maniere constante.
Dans l'homme bicentennial d'Isaac Asimov, on y raconte l'histoire de Robbie, un robot, qui veut devenir libre. Bien evidement, le systeme s'oppose a ce qu'on donne la liberte a un robot, car cela pourrait donner des idees a d'autres.
A la fin, pour se decider, le juge demande a Robbie pourquoi il veut etre libre. Et le robot lui demande s'il voudrait etre esclave. Le juge finit par decider que tout etre qui est capable de comprendre le concept de liberte devrait etre libre. Je ne suis pas certaine que la plus grande partie de l'humanite soit capable de saisir ce concept.
Il faut bien se rendre compte, que le fait seul d'avoir le temps, et la culture pour pouvoir reflechir a la liberte est en soi meme un luxe. Un luxe que peuvent se permettre 10 % sinon moins de l'humanite.
La liberte ca se prend, on m'a dit, ca se conquiert etc.... mais aussi ca s'achete.
Que le prix soit en larmes, en douleur ou en especes sonnantes et trebuchantes...
Cela depend de la sensibilite de la personne et de ses priorites dans la vie.
On peut decider de tout quitter et de vivre simplement (tres simplement meme) et dans ce cas, on sacrifie un certain niveau de vie. On peut decider de travailler cinq jours par semaine, pour avoir son independance financiere, qui, quoiqu'en pensent les puristes, est aussi une certaine forme de liberte. Mais honnetement, nous n'arriverons jamais a nous mettre d'accord sur ce que veut dire la liberte, simplement parce que chaque individu est different et a des priorites differentes.
Je n’ai pas répondu plus tôt à ton appel pour m’expliquer sur mon précédent message où je disais qu’à mon sens la liberté n’existait pas. Je n’ai ni l’envie, ni les compétences pour entrer dans un débat philosophique… j’ai simplement du bon sens ! (attention ! je ne dis pas que vous en manquez !)
Les derniers messages apportent beaucoup d’éclairage sur les différents points de vue, mais il me semble que des pages et des pages n’arriveront jamais à nous mettre d’accord… chacun par contre peut y puiser quelques éléments qui peuvent l’aider à s’y retrouver… c’est mon cas : ce que j’appelais absence de liberté c’est en fait ce que toi tu nommes « les contraintes acquises » ensuite tu dis que « l’exercice de la liberté commence lorsque l’on arrive à dépasser ces contraintes » puis Reseter renchérit « la liberté c’est la faculté de choisir ses contraintes » oui !oui !oui ! et d’autres « la liberté se conquiert, c’est ne pas se résigner »
Hé bien voilà ! j’y suis, on peut en effet être coincée dans la vie (mariage, enfants, travail…) -liberté de faits et gestes- mais se sentir toutefois libre –dans sa tête- si ces choix sont consentis et nous rendent heureux… je ne crois pas que la liberté ce soit faire ce que l’on veut, où l'on veut, à n’importe quel prix !
La liberté se gagne tous les jours, dans les gestes les plus simples, certainement aussi dans l’acceptation de sa vie (ne pas se résigner) et un peu aussi dans le don de soi (tout simple : un père pour sa famille, un enseignant pour sa classe etc…)
Je n’ai pas été trop obscure ou trop simpliste ?
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
C'est supposé, comme d'habitude, pour faire de l'esprit, mais La Fontaine écrivait en son temps "Tous les mangeurs de gens ne sont pas grands seigneurs".
... ce même La Fontaine écrivait, en son temps aussi ma foi :
" On se voit d'un autre oeil qu'on ne voit son voisin lynx envers nos pareils et taupe envers nous. " ... ou encore : " Se croire un personnage est fort commun en France. "
bonsoir,
"Personnellement, je trouvais le commentaire méprisant, mais peut-être ai-je mal compris."
En toute honnêteté, serais-tu capable de comprendre autre chose que du mépris dans les messages de Maitairoa et de quelque(s) autre(s)?
Ton obstination et ta rancoeur t'aveuglent.
En attendant, d'autres renforts et surtout, non des allégations, mais uniquement des arguments... Etrangement, l'explication de texte tarde à venir. Dommage pour ceux qui n'auraient pas compris qu'il s'agissait d'un message d'amour...😉
Moi, j'y ai vu une touche d'humour caustique, de dérision, manière d'indiquer qu'il ne faut pas trop se prendre et trop prendre les choses au serieux, surtout sur un forum internet. Je ne sais pas où tu as vu du mépris dans cette réplique....Il faut bien être susceptible ou avoir l'esprit un peu paranoïaque ou mal tourné pour y voir du mépris.
Si tu veux t'attaquer au mépris, tu ferais bien d'avoir des choix non pré-orientés. Il y a quelques intervenants sur ce forum qui n'en manquent pas, du mépris, voire de la haine et de la violence qui transpirent à chaque messages avec des menaces d'écoliers du type : "Tu fais le fier derrière ton écran, attends, voyons voir si t'as les c...es de me le dire en face", un remake de "je t'attends à la récré si t'es cap'".
"En attendant, d'autres renforts et surtout, non des allégations, mais uniquement des arguments"
Je ne vois pas trop quel type d'argumentation tu peux attendre. C'est de l'humour, tu comprends ou pas, tu y es sensible ou pas. C'est tout. Qu'est ce que tu veux comme arguments? Le principe de l'humour, c'est de s'en passer justement. Si on commence à argumenter l'humour, c'est vraiment plus du tout drôle.
"Parce qu'incompréhensibles, tes interventions sont souvent incomprises..."
Ce qui est incompréhensible est logiquement incompris, le contraire serait divertissant.😛
"Alors, comme pour d'autres en d'autres temps, une seule solution honorable : la cigüe"
"La cigüe" ???? Je pense que tu veux parler de la ciguë. 😛
STP maîtresse, dois-je la prendre sous forme de sirop, d'infusion ou de suppositoire ? Peux-tu me renseigner, aussi, sur la posologie la plus efficace, il ne faudrait pas que je me manque, tu en serais trop contrariée. Tous mes remerciements pour ta contribution.😎
Réflexions de voyageurs › France › Rhône-Alpes · 35 replies
Connaissez vous les chemins qui qui reprennent aujourd'hui les chemins de la liberté empruntés par ceux qui fuyaient la France pendant la guerre (chemins dans…
Je cré ce petit post car je par en tour du monde dans quelque temp et au fil de mes diverse recherche je m'apercoit que cette belle liberté dont nous diposont…
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M'appelle Virginie, j'ai 22 ans et je suis quelque peu perdue dans mes choix concernant l'avenir, je ne suis attirée par rien, n'ai pas vraiment d'ambition…
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre... Une pâtisserie à la vitrine alléchante... Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum,…
bonjour à tous les voyageurs qui ont les yeux grand ouverts sur le désert ...
je me suis toujours demandé ce que je "foutais" sur la terre. Et pourquoi mon père, mort quelques mois après ma naissance, ancien plus jeune résistant français, avait rejoint la Première Compagnie Sahariene motorisée d'Atar, et passé le reste de sa vie à réparer des moteurs de l'armée, en Algérie, en Mauritanie, au Sénégal, au Mali (qui n'existait pas sous ce nom), au Maroc et pour finir en Algérie où ma mère est née et a grandi. (croyez moi c 'est pas "cool" d'être enfant de militaire en pays occupé par la France et encore moins enfant de "pied noir").
Bien sûr, je n'ai jamais eu de réponse : les morts ne parlent pas, et l'armée ne parle pas.
Seulement, voilà, j'avais des photos...
Alors forcément, un jour j'ai pris la route. Je voulais voir, comprendre.
C'est grâce à VF que j 'ai pu me documenter, un peu, sur le passage de la frontière Maroc Mauritanie et j'en remercie ses membres, tout comme je remercie toutes celles et tous ceux qui m'ont accueillie, pendant 14 ans, sur la route.
Depuis quelques semaines, je me demande si je dois en parler ou pas..
Il se fait que les Mauritaniens ont transformé ma vie en me demandant de l'aide... Et cela, dès le mois de février 2012... (avais je une dette envers eux ? Question sans réponse)
Ah ah. La belle affaire, ils m'avaient vu venir. Mais quand on vous met des enfants malades dans les bras, en vous suppliant de faire quelque chose, qu'auriez vous fait ? J'avais travaillé dans un hôpital, je connaissais un peu les règles à suivre. Je ne me suis pas posé de question.
Et bien, toutes ces années J'ai rencontré des médecins, des chirurgiens, et ensemble, nous avons organisé des prises en charge, des évacuations d'enfant, des formations de chirurgiens, jusqu'à tenter de ne plus faire voyager les enfants hors de leur pays, et cela n'a jamais été simple. J'en profite pour remercier celles et ceux qui nous ont soutenus ainsi que la Chaine de l'Espoir, la Fondation Face au Monde et toutes celles et ceux qui ont tissé des liens entre nos deux pays.
Malheureusement, et malgré les efforts permanents des médecins et chirurgiens mauritaniens, certains enfants n'ont pas pu être pris en charge à temps. Aujourd'hui je voudrais parler de quatre frères et soeurs, orphelins de mère, atteints d'un glaucome congénital provoquant une cécité irréversible. Leur cas m'a été confié en 2020 quelques semaines avant le grand confinement. Nous n'avons rien pu faire pour eux alors, quand leur père m'a demandé un cadeau, je me suis jetée sur mon ordinateur et j'ai écrit une histoire.
A travers un conte, les enfants vont réaliser un grand voyage, explorer leur pays, réaliser un rêve. Jamais je ne pensais que ce livre serait publié, il l'a été, en 2023.
Ce livre rend hommage à la Mauritanie, il est un message pour celles et ceux qui ne se conaissent rien des difficultés de la vie là bas, il porte la dureté et la beauté d'un désert immense où il est possible de se ballader en 4X4, à vélo, à pied, à dos de dromadaire, en toute sécurité, il témoigne de la bienveillance des Mauritaniens pour le voyageur.
En tant que femme seule avec mon véhicule, un vieux Mercedes au chassis maintenant pourri et qui ne roule plus, j'y ai fait les plus belles rencontres de ma vie (j'ai vu d'autres coins du monde...).. Les enfants aveugles de Choum, d'Atar, de Nouadhibou et de Nouakchott sont à jamais dans mon coeur.
Des lectrices bénévoles ont transcrit le livre en versio audio gratuite pour les malvoyants, il est disponible dans les bibliothèques sonores de France, de la Fondation Valentin Hauy, dans la bibliothèque suisse romande.
J'ai effectué mon dernier voyage en Mauritanie avec mon vieux 4X4 afin d'offrir le livre un peu partout et surtout à ses héros et à l'école des malvoyants de Nouakchott.
Ensuite, j'ai pensé que la page devait se refermer parce que je n'ai plus ni les moyens ni la force de voyager.
Mes éditrices avaient choisi de lui donner ce titre : les yeux bleus du désert.
Cette publication a permis à une mission d'ophtalmologues bénévoles suisses de venir opérer les glaucomes en Mauritanie. Je m'en réjouis car chaque année, ils reviennent !
Cette aventure se termine, oui, car il faut une fin à tout, mais au final, elle est née ici, dans le site de VF !! Alors oui, il fallait que je le dise : MERCI !!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?