Peuples de l'Asie (suite)

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Original post
GE
Bonjour aux braves!

Il y a trois mois, j’ai commencé un poste intitulé Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est, dont voici le lien ci-dessous :

http://voyageforum.com/...ie_sud_est_D2833480/

Ce poste a gagné une certaine popularité et a maintenant dépassé 500 messages. L’équipe de VF m’a donc demandé de le clore parce que cela n’est plus gérable au point de vue informatique. Sur quoi a porté cette longue discussion qui a fait monter l’aiguille du serveur VF dans le rouge ?

Nous avons tout d’abord passé l’histoire de la Chine en revue, car elle a conditionné en très grande mesure les mouvements de populations de la Chine du Sud vers l’Asie du Sud-Est, et au-delà. Nous avons beaucoup parlé des pressions répétées sur la Chine par divers peuples évoluant au-delà de ses frontières septentrionales, des migrations Malayo-Polynésiennes issues de Taiwan et plus loin dans le temps de la Chine du Sud, des Hmong-Mien, des Khmer etc…. En route, j’ai tenu à introduire des explications concernant les familles linguistiques de ces peuples et leurs filiations génétiques. Nous en étions arrivés aux Thaï.

J’ai beaucoup apprécié les contributions d’un petit groupe de lecteurs que je remercie chaudement pour leur fidélité et la qualité de leurs interventions. À vrai dire, je pense avoir largement couvert le sujet que je m’étais donné au départ et je pourrais m’arrêter là. Cependant, il me reste quelques « fils à remonter », qui probablement ne demanderont pas une autre discussion de 500 messages, mais sait-on jamais ?

Voici donc la suite.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
L’histoire des Thaï, de leurs origines en Chine méridionale jusqu’à la fondation de Sukhothai, a été traitée dans le poste précédent (voir le lien plus haut).

Il serait peut-être utile de préciser aux lecteurs qui n’auraient pas suivi les longues discussion de ce poste précédent que je ne cherche pas à « réciter » toute l’histoire de la Thailande, ni d’aucun autre pays. Personnellement, la revue de tous les détails ne m’excite pas vraiment, je ne suis pas qualifié pour cela et je renverrai ceux qui seraient intéressés par les détails à la multitude d’ouvrages spécialisés dans ce sujet. Ce qui m’intéresse, c’est de dresser un tableau historique d’ensemble pour avoir un minimum de contexte et mieux comprendre l’évolution des diverses populations : d’où elles viennent, quels sont leurs degrés d’affiliation, comment elles se retrouvent dans leurs espaces respectifs actuels etc.

Alors en avant toute !

Ayutthaya – L’influence culturelle hindoue Le royaume d’Ayutthaya succéda à Sukhothaï au 14-ème siècle. Le prince Thaï qui fonda la ville de « Dvaravati Sri Ayudhya » devint le roi Ramathibodi en 1350. On le considère comme le premier roi du Siam. Vers le milieu du 15-ème siècle, une grande partie de la région ouest de l’empire khmer était passée sous le contrôle d’Ayutthaya. Beaucoup de Khmer restèrent dans la région qui était passée sous domination Thaï. Les Birmans envahirent Ayutthaya et en 1767 détruirent la capitale, mais deux héros nationaux, Taksin et Chakri, rejetèrent les envahisseurs et réunifièrent le pays sous la dynastie Chakri.

Le fameux monarque Ramathibodi avait fait du bouddhisme Theravada la religion officielle de son royaume, et le bouddhisme continua à être un facteur dominant de la vie sociale, culturelle et politique jusqu’à nos jours. La monarchie, appuyée idéologiquement sur une mythologie hindoue et bouddhiste, a été le foyer des loyautés populaires pendant plus de sept siècles. Elle reste de nos jours centrale à l’unité nationale Thaï. Au fil des siècles, l’identité nationale Thaï évolua également autour d’une langue et d’une religion communes. Bien que les habitants de la Thaïlande soient un ensemble de Taï, de Mon, de Khmer et autres groupes ethniques, la plupart parlent une langue de la famille Taï.

La mythologie hindoue est très présente dans la culture Thaï. Les Thai ont hérité de la culture des Mon, qui avaient donné le nom « Dvaravati » à leur capitale (qui de nos jours est la ville de Lamphun), c.à.d. le nom de la capitale légendaire de Krishna dans l’épopée du Mahabharata. Puis les Thaï ont donné le nom d’Ayutthaya à l ‘une de leurs capitales, c.à.d. le nom de la capitale légendaire de Rama dans l’épopée du Ramayana. On ne peut pas faire plus hindou que ça, et pour être précis, c’est l’influence du courant vishnouïte qui semble être particulièrement marquée, en tout cas à juger sur la base de ces observations (Rama et Krishna étant les incarnations les plus importantes du dieu Vishnou).

Il serait intéressant de voir à quel point le courant shivaïste est également représenté. Je ne connais pas suffisamment la culture Thaï pour pouvoir pousser la discussion plus loin, mais peut-être d’autres pourront combler mes lacunes. Se pourrait-il que le vishnouïsme ait exercé plus d’influence sur les cultures de l’Asie du Sud-Est parce qu’il est associé à deux des épopées les plus remarquables au monde, le Mahabharata et le Ramayana, qui par leurs représentations chantées, par la danse et par le théâtre (qu’on pense au « wayang kulit » et au « wayang orang » javanais, par exemple) ont facilement pu pénétrer dans la psychologie populaire? Je me demande s’il y a vraiment des équivalents shivaïstes….
TD TDMsolo Regular ·
Salut George, je ne suis pas suffisament assidû à ce site pour savoir s'il y a eu d'autres cas de fermetures de discussions.... en tous cas: "BRAVO" + de 500 messages et pas une seule fois je ne me suis ennuyé à les lire. Faut dire que le sujet ("les sujets" puisque celà a parfois dévié) est très interessant même si souvent il a été ardu de suivre les tours et les détours de tous ces déplacements, mutations de populations (leurs langues, leurs descendances, les traces laissées, etc...) Le plus dur, pour quelqu'un qui n'en a pas la culture, a été de s'habituer à tous ces noms asiatiques mais en relisant patiemment certains passages tu as réussi à me faire voyager à travers le temps et l'espace (géographique)... je te remercierai volontiers de ce beau voyage virtuel et culturel mais comme tu n'en as pas, apparemment, finit avec le sujet..... je te remercierai plus tard, à la fin du voyage.... Comme tu le sais, si je n'interviens pas souvent c'est que je n'ai rien à dire puisque je ne connais pas le sujet. Je suis d'ailleurs ravi d'en apprendre autant même si, il faut bien l'avouer, j'en oublie une bonne partie en cours de route (il faudra que je relise le tout un de ces jours)... En tous cas je remercie les autres intervenants d'avoir bien voulu partager leurs connaissances, leurs photos, leurs vidéos, celà rend ton sujet encore plus interessant... A très bientôt de te lire, de vous lire. Amicalement à vous tous. René
Ne demandes pas ton chemin à quelqu'un qui le connait.... tu risquerais de ne pas te perdre. R.B. de Braslaw La vie n'est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir... D. Glocheux
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Puisque nous parlions de la culture Thaï, profitons-en pour donner quelques détails sur l’écriture de la langue Thaï. Le roi Ramkhamhaeng, le second fils du roi Si Intharathit, avait créé en 1283 « l’alphabet de Sukhothai » basé sur les écritures indiennes et khmer. L’origine ultime de cet alphabet est la forme « grantha » de l’ancienne écriture brahmi de l’Inde du Sud qui avait été la source de l’écriture khmer. Une célèbre inscription de Sukhothai datée de 1292 serait l’exemple écrit le plus ancien du Thaï. Au 14-ème siècle, la nouvelle « écriture du roi Li Thaï» fut introduite. En 1680, l’écriture dite "du roi Naraï" fut développée. C’est elle qui est d’usage de nos jours.

Revenons à l’histoire de la Thailande. L’unification politique du pays ne se fit pas du jour au lendemain. Si les Thaï avaient pu profiter au 13-ème siècle de la décadence de l’empire Khmer et de la destruction des Birmans à la main des Mongols pour pouvoir consolider leur présence en Asie du Sud-Est, les Khmer et les Birmans étaient loin d’avoir abandonné la partie, et il y avait encore d’autres états Thaï avec lesquels il fallait compter. Il y avait plusieurs centres de pouvoir, dont Sukhothai et Ayuthaya, bien sûr, mais aussi Chieng Mai, entre autres. Il y eut des luttes armées incessantes entre ces différents royaumes. Ce n’est qu’en 1378 qu’Ayutthaya soumit Sukhothai qui devint alors un royaume vassal du « Siam ». Des conflits armés interminables continuèrent entre Ayutthaya, Chiengmai (où les Birmans ont longtemps exercé leur contrôle), les Khmer et surtout les Birmans.

Un moment remarquable fut celui du prince Naresuan (1555-1605), dit « Le Prince Noir » de la Thailande. Il réussit à assurer une fois pour toute l’indépendance du Siam vis-à-vis des Birmans et devint le roi d’Ayutthaya en 1590. Il avait des vues sur les états Shan, intermédiaires entre les Siamois et les Birmans, mais mourut avant de réussir à les arracher à la prise des Birmans. Son frère qui lui succéda n’avait pas ses qualités militaires et les états Shan retournèrent aux Birmans. L’importance du prince Naresuan dans l’histoire Thaï a été entérinée par la production de deux films en 2007, écrits et conduits par HSH le Prince Chatrichalerm Yukol, qui est théoriquement le 19-ème en ligne à la succession au trône de Thailande (voyez le poster du film). Le film a sans doute dû frapper l’imagination populaire Thaï.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Pour Danielle qui m’avait demandé d’ajouter quelques cartes, histoire de se repérer un peu avec tous ces noms de lieux qui ne sont pas forcément familiers à tous, voici deux cartes extraites de « A History of South-East Asia », de D.G.E. Hall (Université de Londres ; éditions Macmillan). C’est un ouvrage maintenant dépassé, mais il est très connu et a figuré comme l’un des meilleurs traités sur la région dans les années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale et, notamment, le déclin des pouvoirs coloniaux.

Je suis sûr qu’il y en a des meilleures, mais c’est au moins un début. Peut-on espérer qu’un lecteur nous fournira de meilleurs documents ?
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Bonjour René !

Merci pour tes bons mots, et merci pour te manifester. [:)] Tu es le premier de notre petit club du poste précédent à dire « présent ! ». Je ne sais pas si nous allons réussir à tenir une discussion aussi fournie et aussi passionnante que la précédente, mais on peut toujours espérer.

Amicalement
SE SeniorCH Globetrotter ·
Bonsoir Georges,

Présente*, et merci pour les cartes.[:)]

Danielle

* Ce n'est pas parce que je ne dis rien que je ne suis pas fidèle à mon post préféré.
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
merci pour les cartes.[:)] - --

Je t'en prie! Je sais qu'elles ne sont pas très belles, ….. àwer .... „wann dü Hunger hèsch, kàsch üs Brot Labküecha màcha!“ [;)]

fidèle à mon post préféré.

- --

Là tu me fais vraiment plaisir !
TO Tokala Globetrotter ·
Et c'est reparti pour 500 nouveaux messages !! Merci de continuer ce post, toujours très interessant ! Je lirai les nouveaux messages à ma pause déjeuner...
Tous mes voyages en images : sur mon blog
TD TDMsolo Regular ·
Bonsoir Georges,

je ne doute pas un seul instant de l'interêt de cette 2ème partie. Quant aux 500 messages, je pense qu'avec la participation des fidèles et des nouveaux venus (il y en aura certainement).... on devrait y arriver (je sais, ce n'est pas une compétition ni une obligation).... Pour ma part j'interviendrai à la hauteur de mes moyens (je ne risque pas d'élever bien haut la discussion).

J'ai employé, ci-dessus, le mot "fidèles"..... peut-être bien que, sans le vouloir, tu as monté une secte, Georges...!!! [;)][:P]

Le bonjour du sud de la France (si tout va bien, je pars bientôt pour le Vietnam) Salut à toutes et tous. René
Ne demandes pas ton chemin à quelqu'un qui le connait.... tu risquerais de ne pas te perdre. R.B. de Braslaw La vie n'est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir... D. Glocheux
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Je vais sauter les étapes, car l’histoire de tout pays est une très longue affaire. Sans vouloir pour autant diminuer l’intérêt de l’histoire de la Thaïlande, je ne veux pas en raconter son histoire « coup par coup ». Je veux maintenant en arriver aux contacts avec les Européens. Il y eut d’abord les Portugais et les Hollandais au 16-ème siècle. La première ambassade siamoise enregistrée en Europe fut celle qui visita La Haye, aux Pays-Bas, en 1609. Mais il faut attendre jusqu’au 19-ème siècle pour voir l’expansionnisme européen véritablement atteindre la Thailande « en profondeur », au-delà de quelques comptoirs dont (bien sûr) Ayutthaya. Par un « grignotage » progressif des zones les plus exposées aux expéditions maritimes, les marchands-aventuriers que l’Europe dissémina à tous horizons mirent tout d ‘abord leur grappin sur les côtes et les îles à épices les plus proches ou les plus convoitées, et mirent du temps à s’intéresser de près à l’intérieur des terres, et entre autres à la Thaïlande. Du 16-ème au 18-ème siècles, c’est sur les archipels et les pays les plus proches et les plus familiers que les Européens se disputèrent le plus.

Mais, une fois de plus, le « facteur Chine » semble avoir été déterminant pour l’histoire de l’Asie du Sud-Est. Les consommateurs européens avaient développé une passion insatiable pour les produits de la Chine : la soie ! le thé ! la porcelaine ! [:P] L’Europe connut une telle hémorragie de métaux précieux pour payer la Chine qu’elle inventa un stratagème commercial diabolique pour rétablir la balance des paiements : elle se mit à importer en Chine, au nez et à la barbe de ses législateurs, de vastes quantités d’opium pour créer des « crédits » suffisants pour acheter les marchandises chinoises. Les Britanniques et les Français étaient parmi les plus avides et les plus puissants et firent des pieds et des mains pour trouver de nouvelles voies d’accès exclusives aux marchés chinois : l’Asie du Sud-Est leur semblait pouvoir offrir des voies terrestres encore inexplorées.

Ce sont donc les Européens plutôt que les ennemis traditionnels de la Thaïlande qui posèrent la menace la plus importante à la survie du royaume. La pression progressive exercée par les deux puissances européennes les plus agressives dans la région, la France et la Grande Bretagne, menaça gravement le Siam à la fin du 19-ème siècle. À l’ouest, la Grande Bretagne acheva sa conquête de la Birmanie en 1885 avec l’annexion de la Birmanie Supérieure et l’abdication involontaire du dernier roi de Birmanie, Thibaw. Au sud, elle s’était fermement installée dans les principaux états musulmans de la péninsule malaise.

Où étaient les Français ?
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Pour ma part j'interviendrai à la hauteur de mes moyens (je ne risque pas d'élever bien haut la discussion) - -- Tu es bien modeste, René ![:)]

le mot "fidèles"..... peut-être bien que, sans le vouloir, tu as monté une secte - --

« Fidèles », « secte » … ouh là ! quels grands mots ! Si on ne se fait pas virer de VF, il va falloir penser à mettre des petits tabliers et de jolis petits chapeaux pointus et étoilés, hahaha ! [;)]

C’est gentil quand-même, merci ! Et bon voyage au Vietnam! [:)] Quant à moi, c’est retour à Jakarta en décembre…. J’ai des plans pour le début de l’année prochaine mais on en reparlera !
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Bonjour à toi, Petit Renard ! Sympa de te revoir ! [:)]

Dis voir, comment ça s’est passé, le ski en Norvège, et qu’as-tu appris sur la phonétique comparée du thaï et de l’alsacien ? [;)]
TO Tokala Globetrotter ·
Bonjour Georges ! [:)]

Le ski en Norvège, ce sera en février, j'ai encore un peu de temps... J'avoue que je n'ai pas été bien loin dans la comparaison thaï / alsacien... En fait je continue à apprendre des caractères chinois, tout en commençant doucement à m'interesser au japonais (par les kanjis du coup) et en aprenant un peu de norvégien (même s'ils parlent a priori tous anglais, c'est toujours plus sympa de connaitre un minimum la langue du pays que l'on visite). Et puis en paralèle, je me suis lancé dans la lecture de "Cent ans de solitude" en espagnol ! Donc tu comprends, le thaï et l'alsacien, ce n'est pas ma priorité... [;)]
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TO Tokala Globetrotter ·
Où étaient les Français ?

C'est vrai ça, ils sont où ? Il n'y avait pas des relations diplomatiques entre la France et le Royaume de Siam au 17eme siècle ? J'ai un vague souvenir (où ai-je appris ça, je ne sais plus...) de délégations siamoises fin 17eme à la cour de Louis XIV...
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GE GeorgesOZ Globetrotter ·
je me suis lancé dans la lecture de "Cent ans de solitude" en espagnol - -- Oh! Que bueno! J’adore García Márquez! Histoires complètement folles, on se perd complètement dans les péripéties de la famille Buendía ! [;)]
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
C'est vrai ça, ils sont où ? - --

Ne t’inquiète pas! Ils ne sont pas loin, ma question est purement rhétorique – une petite mise en scène théâtrale avant ma prochaine livraison![;)]
TD TDMsolo Regular ·
Salut Georges,

bien sûr que je me sens modeste..... et même yé mé sens tout petit... t'as vu ce que fait Tokala ? il a le projet de comparer le thaï à l'alsacien, il apprend le chinois, le norvégien et il lit des bouquins en espagnol.... alors tu comprends que moi qui ne parle que 3 mots d'anglais (j'exagère, au moins 5)...... sniffff..... yé vé me coucher...!!! [:/]

Le petit chapeau pointu, j'ai !!! (souvenir d'un endroit avec plein de messieurs en blouse blanche) [:P]..... les étoiles je les ai dans la tête (parfois dans les yeux ou dans le coeur quand une femme est dans mes bras) .... je cours m'acheter un petit tablier... !!!

J'ai pris mon billet ce matin, je serai au Vietnam le 9 décembre pour trois mois... I'm happy !!!

Ciao, ciaooooo
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TD TDMsolo Regular ·
Salut Tokala,

respect monsieur.... Dis moi comment tu fais pour assimiler tout çà ? tu as plusieurs cerveaux ? tu t'ai fais greffer un disque dur ? [;)] Euuuuuhhhh dis moi aussi...... c'est pas toi qui étais au fond de la classe dans le post précédent ? [:P]

Bon bin j'ai trois mois pour approfondir le peu de vietnamien que je connaisse...

Au plaisir de te lire, Au plaisir de vous lire...

René
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TO Tokala Globetrotter ·
Salut René,

Ne te méprend pas, je n'ai aucun mérite... L'espagnol, j'en avais fait au lycée, je m'y suis remis pour aller au Pérou il y a 2 ans et encore plus depuis que ma soeur vit à Barcelone. Comme c'est proche du français, ce n'est pas trop dur de se lancer pour lire en VO. Enfin les premières fois un peu, mais maitnenant ça va.

Le norvégien, comme ils parlent tous anglais là bas, je n'apprends que la prononciation (pour pouvoir lire ce qu'il y a écrit sur un menu de restaurant, savoir comment se prononce le ø par exemple...) et quelques mots et phrases clefs (bonjour, merci, l'addition s'il vous plait...)

Le chinois... C'est une autre histoire... Mais contrairement à d'autres sur ce forum, je l'apprend plutot en dilettante... J'essaye de retenir les dessins des hanzi qui me serviront quand j'apprendrais un peu le japonais (parceque comme je compte aller au Japon au printemps 2011, et que j'ai été frustré de ne pas connaitre plus le chinois en Chine en septembre dernier, je vais me mettre plus sérieusement au japonais, et par chance, la femme de mon nouveau collègue est prof de japonais !), mais les sons associés, j'avoue ne plus essayer. Et puis je sais reconnaitre maintenant un certains nombre d'idéogrammes, mais le contraire (c'est à dire devoir les écrire), impossible à part les plus simples.

Bref, je survole un peu le tout... Et puis ce serait bien que j'arrive à ne plus faire de faute en français, mais ça c'est une autre histoire !! [;)]

Sinon, oui c'est bien moi qui était au fond de la classe (quand RRR veut bien que je m'assoie à côté de lui !)

Et au fait, moi c'est "madame" [:P]
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TO Tokala Globetrotter ·
il a le projet de comparer le thaï à l'alsacien

non non ça c'etait une idée de Georges ! Comme je lui ai dit, même si c'est surement super interessant, il me faudrait un clone pour pouvoir le faire !

Bon séjour au Vietnam, 3 mois ce sera nu beau voyage ! [:)]
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TO Tokala Globetrotter ·
Oh! Que bueno! J’adore García Márquez! Histoires complètement folles, on se perd complètement dans les péripéties de la famille Buendía ! [;)]

N'en dit pas plus, je commence tout juste ! Et vu la taille du bouquin, et ma vitesse de lecture en espagnol, j'en ai pour plusieurs mois... Ce que j'aime bien dans l'édition que j'ai, ce sont toutes les petites notes ajoutées au crayon par ma mère qui l'avait étudié en fac d'espagnol...
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SE SeniorCH Globetrotter ·
Bonsoir,

Petit renard, tu portes bien ton surnom ... Tu t'es amusée pendant tout ton message à TDMsolo à écrire au masculin, s'il n'a pas lu la dernière phrase, il continuera à te dire Monsieur[:p]

Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
non non ça c'etait une idée de Georges ! - -- C’est vrai, c’était une de ces idées saugrenues que j’ai de temps à autre. Il ne faut pas toujours me prendre au sérieux ! [;)]
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
.... Où nous allons voir les Français poindre leur nez ….

Plus encore que la Grande Bretagne, la France fut un sérieux danger pour l’indépendance siamoise. Les Français occupèrent la Cochinchine, c.à-.d. le Vietnam du sud aux alentours du delta du Mékhong, en 1863. De là, ils étendirent leur influence au Cambodge, qui avait longtemps été un objet de compétition entre le Vietnam et le Siam. Assumant pour son compte les intérêts traditionnels du Vietnam, la France obligea le roi du Cambodge Norodom à accepter un protectorat français. Le Siam abandonna formellement sa revendication sur le Cambodge quatre années plus tard en contrepartie de la reconnaissance par la France de la souveraineté siamoise sur les provinces cambodgiennes de Siem Reap et Battambang.

Les Français rêvaient de contourner le flanc de leurs rivaux britanniques en développant une route commerciale par la vallée du Mékhong vers les richesses supposées de la Chine du sud-ouest. [:P] Cela semblait possible une fois que la France eut établi un contrôle complet sur le Vietnam dans les années 1880. Les petits royaumes laotiens, sous souveraineté siamoise, étaient à la clé de ce rêve. Les Français revendiquèrent ces territoires, arguant du fait que les territoires qui étaient auparavant sous contrôle vietnamien devaient passer sous le contrôle des Français, les nouveaux dirigeants du Vietnam.

Auguste Pavie, le vice-consul français à Luang Prabang en 1886, fut l’agent principal poursuivant les intérêts français au Laos. Ses intrigues tirèrent avantage de la faiblesse siamoise dans la région et des invasions périodiques de rebelles chinois du Yunnan, et accrurent les tensions entre Bangkok et Paris. Quand les hostilités éclatèrent au Laos entre les forces françaises et siamoises, en avril 1893, les Français envoyèrent des canonnières pour bloquer Bangkok. Sous cette menace, les Siamois acceptèrent de céder le Laos. Le consentement des Britanniques à l’expansion française fut évident dans un traité signé par les deux pays en 1896, reconnaissant une frontière entre les territoires français au Laos et britanniques en Birmanie. Comme frontière, on ne pouvait pas faire plus vague, mais le principe de ménager un état tampon, le Siam, entre les deux zones d’influence était établi.

Cependant, la pression française sur le Siam continua, et en 1907 le roi Chulalongkorn fut forcé de restituer Battambang et Siem Reap au Cambodge, alors occupé par la France. Deux ans plus tard, le Siam abandonna ses revendications sur les états malais du nord de Kelantan, Trengganu, Kedah et Perlis aux Britanniques, en échange contre la juridiction légale sur les sujets Britanniques sur son sol et un prêt important pour la construction ferroviaire.

On ne peut nier les talents diplomatiques des monarques Thaï Mongkut (Rama IV, 1851-68) et Chulalongkorn (Rama V, 1868-1910) qui négocièrent avec les puissances européennes, adoptèrent des réformes influencées par l’Europe pour moderniser le pays et lui garantirent sa souveraineté. Cependant, le succès des Thaï à préserver l’indépendance de leur pays (le seul pays de l’Asie du Sud-Est à y réussir) résulta en partie du désir de la Grande Bretagne et de la France d’avoir un état tampon utile et généralement stable séparant leurs territoires en Birmanie, Malaisie et Indochine. De plus, la Thaïlande (alors sous le nom de Siam) paya un fort prix pour son indépendance : la perte de la suzeraineté sur le Cambodge et le Laos à la France, et la cession des états du nord de la péninsule malaise à la Grande Bretagne. Vers 1910, la région sous contrôle Thaï était une fraction de ce qu’elle avait été un siècle plus tôt.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
… je m'y suis remis pour aller au Pérou …. …. je l'apprend plutot en dilettante... (choix d’un mot ambivalent)

….. j'ai été frustré …..

On le reconnaît bien, le renard ![;)]
TO Tokala Globetrotter ·
Tu t'es amusée pendant tout ton message à TDMsolo à écrire au masculin, s'il n'a pas lu la dernière phrase, il continuera à te dire Monsieur[:P]

Rien de prémédité la dedans... Comme je le disais, ce serait bien si j'arrivais à ne plus faire de fautes de français...
Tous mes voyages en images : sur mon blog
TD TDMsolo Regular ·
Bonjour Madame... (j'ai lu le message jusqu'au bout Danielle) [;)]

Je suis désolé de cette bévue, j'aurai du prendre le temps d'aller voir ta fiche, ce que je viens de faire.... la preuve... "Gargouille" est le prénom de ton chat, c'est lui qui est sur la photo ? (j'adore les chats) La confusion vient aussi du fait que certains (comme Georges et Danielle) t'appellent "petit renard", j'ai donc pensé que tu étais un mec (pardon: un homme).... au fait: pourquoi "petit renard" ? je suppose que c'est la traduction de "Tokala" ? Vu ta réponse c'est vrai que ton étude des langues me parait plus simple.... (un jour tu commenceras une phrase en norvégien et la finiras en japonais) J'espère pouvoir aller au Japon l'année prochaine (c'est un rêve depuis très longtemps)... Quant à ton français, il est plus que très correct, on fait tous des fautes (d'inattention bien souvent) et puis au vu de certains messages qu'il faut quasi traduire tant il y a de fautes et surtout sans aucune ponctuation.... on est tous, sur ce post, des champions d'orthographe. Amicalement à vous tous René
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GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Nous disions que les marchands européens convoitaient l’accès aux denrées de l’Asie. Il y eut des épisodes tout à fait rocambolesques dans cette course aux marchés orientaux. En voici un exemple.

Vers la fin du 16-ème siècle, les marchands de Londres étaient jaloux du monopole des Portugais dans les îles à épices de l’Asie du Sud-Est, et en particulier ce qui est aujourd’hui l’Indonésie. À la suite d’une pétition en 1589, trois vaisseaux furent envoyés de Plymouth le 10 avril 1591 vers les "Indes Orientales", sous le commandement de George Raymond et James Lancaster. Ce n’est peut-être pas un hasard que Lancaster avait auparavant servi comme soldat et avait été marchand au Portugal. Il avait donc pu entendre tout un tas d’échos sur les aventures maritimes des Portugais en Asie. De plus, il avait servi sous les ordres de Francis Drake en 1588, en tant que commandant de l’Edward Bonaventure contre la fameuse Invincible Armada, la « Grande y Felicísima Armada » espagnole qui avait tenté de conquérir l’Angleterre.

Cette première expédition britannique vers les Indes commença mal. Il y eut tant de morts et de malades qu’un des trois vaisseaux dut être renvoyé en Angleterre avant même d’avoir contourné l’Afrique. Puis le navire de George Raymond fut perdu aux abords du Cap Corrientes le 12 septembre. Après une escale à Zanzibar en février 1592 pour faire des réparations, Lancaster continua sa route. Il contourna le Cap Comorin en mai, passa le nord-ouest de Sumatra pour enfin toucher à Penang (Malaisie) en juin. Durant tout ce voyage, il attaqua tout navire qu’il croisa. De Penang, il continua jusqu’en septembre à faire des raids sur tout ce qui flottait dans les parages du Détroit de Malacca et qui ressemblait à un navire portugais.

Si l’aller avait été difficile, le voyage de retour le fut encore plus. Lancaster perdit tant d’hommes qu’il n’arriva pas à revenir jusqu’en Angleterre. Une fois passé Sainte Hélène, l’absence de vent le retarda et il fut obligé de faire cours vers les Caraïbes pour s’y approvisionner. Alors qu’il s’occupait des affaires à terre, son navire partit avec seulement six hommes à bord, le laissant en rade. Son navire alla jusqu’à Saint Domingue où les Espagnols s’en emparèrent. Un flibustier Français finit par ramasser Lancaster et les 18 hommes qui lui restaient et les débarquer à Dieppe. Lancaster arriva en Angleterre le 24 mai 1594.

La même année, l’infatigable Lancaster mena une expédition militaire contre les Portugais à Pernambuco, sur les côtes brésiliennes, sans grand succès à vrai dire.

Malgré toutes les difficultés que l’expédition vers les Indes avait rencontrées et malgré les pertes énormes en hommes qu’elle avait subies, le fait qu’un navire anglais ait pu impunément attaquer les navires marchands portugais suscita un certain enthousiasme en Angleterre. Cela fut un facteur important qui mena à la création de la Compagnie anglaise des Indes orientales, « l’East India Company ». « Première des Compagnies européennes fondées au XVIIe siècle pour conquérir « les Indes » et dominer les flux commerciaux avec l'Asie, elle trouve sa place face à la compagnie néerlandaise des Indes orientales, la célèbre VOC, et prend l'avantage sur la Compagnie française des Indes orientales qu'elle conduit à la ruine en conquérant toutes ses possessions en Inde. Elle marque profondément la création du futur Empire colonial britannique » (de Wikipedia).

Lancaster retourna en Asie du Sud-Est en 1602. Il y établit le premier comptoir britannique, à Bantam (Java), et poussa plus loin vers les îles Moluques qui étaient jusque là une « chasse gardée » portugaise. Il en revint en 1603 couronné de succès tant d’un point de vue marchand que d’un point de vue diplomatique (il avait négocié entre autres une alliance avec le sultanat d’Aceh). En récompense, on lui attribua le titre de « Knight » (« Chevalier ») en octobre 1603. Il mourut en 1618.

Pour nous qui nous disons voyageurs, cette histoire laisse à méditer !
TH ThaDoine ·
Bonjour à vous.

Désolé de m'immiscer mais si vous me le permettez, voici pêle-mêle quelques remarques à propos de certains points que vous avez évoqués dans votre fil de discussion précédent qui s'est hélas trouvé clos, ce qui explique que j'écrive sur celui-ci...

Le mot “cinq” est « lima » dans les langues Malayo-Polynésiennes

Navré de vous contredire mais tel n'est absolument pas le cas dans toutes les langues malayo-polynésiennes, et notamment pas en tahitien qui dit pae pour ce nombre, même si rima désigne étymologiquement les cinq doigts de la main et la main elle-même, en reo ma'ohi.

« plusieurs études sur la variation de l’ADNmt (ADN mitochondrial) dans les populations humaines ont ensuite confirmé que c’est en Afrique qu’il existe la plus grande diversité génétique et sont donc en faveur d’une apparition de l’homme en Afrique il y a 100 000 à 200, 000 ans».

Si la théorie de l'apparition de l'humanité en Afrique est très à la mode, elle perd du terrain face à l'hypothèse d'une origine humaine située en Australie... Comme quoi, il n'y a rien de certain dans ce domaine et dans un sens comme dans l'autre, la génétique ne prouve rien, surtout quand on sait que la diversité génétique de l'Afrique à laquelle vous faites allusion peut provenir de brassages inter-ethniques successifs somme toute assez récents... Qui plus est, c'est faire peu de cas de la diversité génétique des peuples australiens ou de Papouasie... Enfin, bref... Disons que la théorie d'une humanité à l'origine africaine fait bien dans le décor, puisque éminemment consensuelle et destinée à faire oublier les tristes souvenirs du colonialisme... Pourtant, cela ne reste qu'une théorie parmi d'autres, n'en déplaise à tant de généticiens prompts à tirer des conclusions hâtives à partir de spéculations hasardeuses...

La seule famille connue de l’Asie du sud-est qui semble manquer est la famille austronésienne, mais nous allons y revenir un peu plus loin.

Mille pardons de vous objecter que bien que devenu tonal sans doute au contact du chinois, le tsat n'en est pas moins une langue malayo-polynésienne et plus précisément austronésienne encore parlée par quelque 3800 âmes dans le sud de l'île et province de Hainan, dans la province de Yaxian, dans le district de Yanglan et les villages de Huixin et Huihui... Voici deux liens à son sujet : http://en.wikipedia.org/wiki/Tsat_language & http://www.ethnologue.com/...anguage.asp?code=huq

D'autre part, le yami parlé à Taïwan dans l'Île aux Orchidées (Lan yu) est lui aussi austronésien et je me permets de vous renvoyer ici : http://en.wikipedia.org/wiki/Tao_language & http://www.ethnologue.com/...anguage.asp?code=tao

la tendance actuelle serait plutôt de rapprocher ces dernières (les langues austronésiennes) des langues Tai-Kadai et de faire tout remonter à une langue souche Proto-Austro-Tai. Cependant, cela ne va pas sans faire lever les sourcils de bien des experts

C'est une tendance parmi d'autres largement invalidée du fait d'erreurs multiples induites dans les années quarante par Paul Benedic lorsqu'il se livra à des rapprochements entre les souches kradai et austronésienne... Du reste le linguiste Graham Thurgood a-t-il clairement mis en évidence les bévues manifestes de Benedic quand il se base sur quantité d'emprunts au chinois afin de « reconstruire » une hypothétique proto-langue du nom de proto-autro-tai, par exemple, ce qui infirme en très grande part ses travaux...

D’une façon ou une autre, les habitants originels de Taiwan doivent bien être venus du continent ! Donc, je me fie à l’opinion des premiers chercheurs mentionnés plus haut (Melton et autres), et j’accepte l’origine continentale des peuples aborigènes de Taiwan, et donc des peuples Malayo-polynésiens qui en sont dérivés.

Là encore, assertion gratuite, désolé : personne n'en sait rien et n'en saura sans doute jamais rien... Quant aux peuples malayo-polynésiens, je vois très mal en quoi ce seraient les « dérivés » des Aborigènes de Taïwan car strictement rien ne prouve que ces derniers soient antérieurs aux premiers... Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que les Taïwanais sont originaires du continent (resterait à déterminer lequel !) et que ce sont les ancêtres des Malayo-Polynésiens, s'il vous plaît ?

Mais revenons aux langues Austronésiennes, après ces dernières rechutes dans les langues Austro-Asiatiques (le Khmer) et ces dérapages sur une langue Taï-Kradaï (le Thaï). Nous en étions à cette constatation qu’il n’y a pas de langues austronésiennes (AN) parlées de nos jours en Chine…..

Comme dit à l'instant, il y en a au moins deux : le tsat et le yami (cf. ci-dessus)...

Mon intérêt pour le sujet et le fait que je sois loin d’être un idiot et que je bénéficie d’une excellente éducation fait que j’arrive à développer qqc qui tient à peu près la route. Je suis sûr que des (vrais) experts trouveraient à redire par moments. Je suis aussi systématique et structuré et, je l’ai déjà dit, je n’apprécie pas trop l’amateurisme (je suis Alsacien après tout !).

La haute estime que vous avez de vous-même ne vous empêche pas de faire parfois fausse route et j'espère que mes modestes réactions à certaines de vos thèses fragiles ou tout simplement à des erreurs auront permis que vous en preniez conscience...

J'ose croire que vous ne me tiendrez pas rigueur des contre-éléments que je vous ai fournis ni de ma franchise et dans cet espoir, je vous souhaite une excellente continuation.
OB Obeoandpai Globetrotter ·
Bonjour, J’ai lu votre billet avec un vif intérêt, Je me suis rendu sur le site Lacito fort instructif, Sauf erreur de ma part le Thaï n’y est pas abordé. Auriez-vous éventuellement un site de référence à me communiquer ? D’avance merci Bien Cordialement
Mon YouTube https://www.youtube.com/user/voyageurasie/videos?view_as=subscriber
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
(1)

Navré de vous contredire mais tel n'est absolument pas le cas dans toutes les langues malayo-polynésiennes, et notamment pas en tahitien qui dit pae pour ce nombre, même si rima désigne étymologiquement les cinq doigts de la main et la main elle-même, en reo ma'ohi.

Il est tout à fait inutile d’être « navré », car je l’ai toujours dit, je ne prétends pas être omniscient et je me base sur les références que je trouve et qui ont un minimum de crédibilité. Cela ne les empêche pas d’être ici ou là dans l’erreur, ou bien (comme je pense être le cas ici) de prendre quelques raccourcis. J’accepte bien volontiers ce que « vous » dites (il y a quelque chose de déplaisant dans le vouvoiement) sur le mot « cinq » en Tahitien. Cela n’enlève strictement rien au message général concernant la parenté qui existe entre les langues austronésiennes (qui comprennent les langues malayo-polynésiennes).

Ce commentaire n’est pas utile. Il est comparable à arguer du fait que « trois » se dit « seh » en Farsi, ce qui de toute évidence n’appartient pas à la belle série « trois (franchis, tri (russe), drei (allemand) etc… », pour contredire le fait que les nombres se retrouvent en général remarquablement bien à travers l’éventail des langues indo-européennes.

(2) [ « plusieurs études sur la variation de l’ADNmt (ADN mitochondrial) dans les populations humaines ont ensuite confirmé que c’est en Afrique qu’il existe la plus grande diversité génétique et sont donc en faveur d’une apparition de l’homme en Afrique il y a 100 000 à 200, 000 ans».]

Si la théorie de l'apparition de l'humanité en Afrique est très à la mode, elle perd du terrain face à l'hypothèse d'une origine humaine située en Australie... Comme quoi, il n'y a rien de certain dans ce domaine et dans un sens comme dans l'autre, la génétique ne prouve rien, surtout quand on sait que la diversité génétique de l'Afrique à laquelle vous faites allusion peut provenir de brassages inter-ethniques successifs somme toute assez récents... Qui plus est, c'est faire peu de cas de la diversité génétique des peuples australiens ou de Papouasie... Enfin, bref... Disons que la théorie d'une humanité à l'origine africaine fait bien dans le décor, puisque éminemment consensuelle et destinée à faire oublier les tristes souvenirs du colonialisme... Pourtant, cela ne reste qu'une théorie parmi d'autres, n'en déplaise à tant de généticiens prompts à tirer des conclusions hâtives à partir de spéculations hasardeuses...

Il y a une grande consistance dans les recherches récentes, qu’elles soient basées sur la génétique, l’archéologie ou la linguistique, et qui loin d’être des spéculations hasardeuses sont des théories élaborées par une quantité de scientifiques de haute gamme. Cela dit, je suis personnellement ouvert à toutes théories. Je les accueille même à bras ouverts, à partir du moment où elles sont étayées par des faits tangibles ou des déductions logiques. Je serais très curieux d’apprendre quelles sont les preuves qu’on apporterait pour soutenir la théorie de l’origine humaine en Australie. Je ne suis pas à la solde des chercheurs que j’ai cités.

Quant à la diversité génétique des Africains dont je parlais, citant un nombre d’études, cela n���a rien à voir avec les brassages inter-ethniques qui bien sûr ont eu lieu, comme partout ailleurs. Les peuples peuvent se mélanger tant qu’ils veulent sans créer les mutations de DNA sur lesquelles toutes ces études sont basées. De plus, il serait particulièrement curieux que de tels brassages ne produisent pas encore plus de diversité génétique plus près de la « source » supposée de l’humanité, à savoir l’Australie. Encore une fois, au risque d’être pesant, il ne s’agit pas de diversité génétique dans le sens « avoir des tailles ou des traits faciaux différents ».

(3) [ La seule famille connue de l’Asie du sud-est qui semble manquer est la famille austronésienne, mais nous allons y revenir un peu plus loin.]

Mille pardons de vous objecter que bien que devenu tonal sans doute au contact du chinois, le tsat n'en est pas moins une langue malayo-polynésienne et plus précisément austronésienne encore parlée par quelque 3800 âmes dans le sud de l'île et province de Hainan, dans la province de Yaxian, dans le district de Yanglan et les villages de Huixin et Huihui... Voici deux liens à son sujet : http://en.wikipedia.org/wiki/Tsat_language & http://www.ethnologue.com/...anguage.asp?code=huq

D'autre part, le yami parlé à Taïwan dans l'Île aux Orchidées (Lan yu) est lui aussi austronésien et je me permets de vous renvoyer ici : http://en.wikipedia.org/wiki/Tao_language & http://www.ethnologue.com/...anguage.asp?code=tao

Je n’ai aucun problème ni aucune surprise à apprendre que le tsat de Hainan fait partie de la famille austronésienne, et peut-être même malayo-polynésienne. Que ce soit un vestige de langues parlées par des gens qui ont migré par la suite vers Taiwan (Hainan faisant partie du sud de la Chine), puis de là se sont éparpillés à travers les archipels de l’Asie du Sud-Est et au-delà (et donc une bonne surprise d’en apprendre l’existence), ou qu’il s’agisse en fait de l’un de ces peuples émigrés de Taiwan (auquel cas ils pourraient très bien être apparentés aux Cham un peu plus au sud au Vietnam). Une fois de plus, je ne vois pas où se trouve l’objection.

Quant au « yami parlé à Taiwan étant lui aussi austronésien», je ne vois vraiment pas l’objet de cette remarque, car je l’ai toujours dit, c’est à Taiwan qu’on trouve (encore de nos jours) la plus grande diversité de langues austronésiennes. Donc, une de plus, merci pour l’information !

(4)

C'est une tendance parmi d'autres largement invalidée du fait d'erreurs multiples induites dans les années quarante par Paul Benedic lorsqu'il se livra à des rapprochements entre les souches kradai et austronésienne... Du reste le linguiste Graham Thurgood a-t-il clairement mis en évidence les bévues manifestes de Benedic quand il se base sur quantité d'emprunts au chinois afin de « reconstruire » une hypothétique proto-langue du nom de proto-autro-tai, par exemple, ce qui infirme en très grande part ses travaux...

Ce sont exactement les doutes que j’exprimais.

(5)

Là encore, assertion gratuite, désolé : personne n'en sait rien et n'en saura sans doute jamais rien... Quant aux peuples malayo-polynésiens, je vois très mal en quoi ce seraient les « dérivés » des Aborigènes de Taïwan car strictement rien ne prouve que ces derniers soient antérieurs aux premiers... Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que les Taïwanais sont originaires du continent (resterait à déterminer lequel !) et que ce sont les ancêtres des Malayo-Polynésiens, s'il vous plaît ?

Premièrement, on ne sera jamais sûr à 100% de rien du tout puisqu’il n’y a pas d’histoire écrite et fiable. C’est ce qu’on appelle enfoncer une porte ouverte. On pourrait à partir de là se résigner à ne même pas commencer à se poser le genre de questions que je me pose (et si elles vous ennuient, vous n’êtes pas obligé de suivre ce poste). Personnellement, je trouve intéressant, plaisant et passionnant de justement poser ces questions et chercher des réponses possibles. Deuxièmement, j’ai fourni assez d’arguments pour pouvoir soutenir la théorie que j’ai exposée, qui n’est pas la mienne mais que j’accepte comme étant logique et consistante avec les faits et les observations dont on dispose. Cette remarque fait preuve de mauvaise foi.

(6)

Comme dit à l'instant, il y en a au moins deux : le tsat et le yami (cf. ci-dessus)...

Comme dit plus haut (3).

(7)

La haute estime que vous avez de vous-même ne vous empêche pas de faire parfois fausse route et j'espère que mes modestes réactions à certaines de vos thèses fragiles ou tout simplement à des erreurs auront permis que vous en preniez conscience...

J'ose croire que vous ne me tiendrez pas rigueur des contre-éléments que je vous ai fournis ni de ma franchise et dans cet espoir, je vous souhaite une excellente continuation.

On a de temps à autre affaire à des imbéciles qui objectent pour un oui ou un non sans vouloir se plier à un minimum de discipline intellectuelle et sans se donner la peine de bien lire ce qu’on a écrit. Je trouve tout à fait légitime de s’affirmer sans fausse modestie comme je l’ai fait. « Vous » dites que cela ne m’empêche pas de faire fausse route : quoi de neuf ? J’ai bien dit moi-même que « des « vrais » experts pourront bien trouver à redire » sur certains points. Je n’ai aucun problème avec cela. Quant à m’accuser de présenter des « thèses fragiles », je me demande dans quelle mesure ce ne seraient pas celles que « vous » insinuez, sans bien les définir ni les argumenter, d’ailleurs.

J’accepte volontiers la discussion, mais je ne trouve aucun intérêt à pousser très loin avec quelqu’un qui se présente sur le ton que « vous » avez pris dans « votre » intervention.
TO Tokala Globetrotter ·
Bonjour Georges,

J'aime bien l'histoire de James Lancaster !

Pour nous qui nous disons voyageurs, cette histoire laisse à méditer !

Ca me rappelle quand j'ai lu les biographies de Stefan Zweig (Amerigo, et surtout Magellan)... C'est sur que les voyageurs actuels sont des p'tits joueurs ! (enfin je parle pour moi [;)])
Tous mes voyages en images : sur mon blog
TO Tokala Globetrotter ·
Bonjour m'sieur [;)]

Et oui, Gargouille est bien mon chat qui aime poser sur les photos. Et oui aussi, Tokola signifie bien Petit Renard. En Sioux [:)]

Si tu vas au Japon l'année prochaine, je surveillerai tes messages, car je compte y aller en 2011.

Passe une bonne journée
Tous mes voyages en images : sur mon blog
DO Dolma Globetrotter ·
Il me semble que vous avez beaucoup fâché le Monsieur qui est "loin d'être un idiot et d'excellente éducation" (dixit lui-même) ! Et puis peut-être bien que son extrême modestie en prend un coup ...

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
TD TDMsolo Regular ·
Maintenant que je sais que tu es une squaw, bonsoir Petit Renard,

moi aussi j'ai bien aimé l'histoire de J. Lancaster. C'est sûr qu'aujourd'hui l'aventure d'un voyage est plus serein...

Je vais faire mon possible pour le Japon et je ferai de mon mieux pour en narrer, sur ce site, mes aventures...

Pour l'instant, cap sur le Vietnam....

une caresse à Gargouille... [:)]

René
Ne demandes pas ton chemin à quelqu'un qui le connait.... tu risquerais de ne pas te perdre. R.B. de Braslaw La vie n'est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir... D. Glocheux
BO Boumbastic Globetrotter ·
Bonjour Thadoine, Merci pour vos contradictions aux thèses de Georges, et surtout ne vous en excusez pas car cela fait justement avancer le débat, car c'est un forum et il ne faudrait pas l'oublier donc justement ouvert a d'autres idées et opinions si ce n'est pas limité a des fausses critiques de sectarisme un peu débile. N'hésitez donc pas a contredire et approfondir le sujet, on est tout ouïe [;)] Welcome in the discussion [:)] Un non spécialiste, avec juste quelques "basiques" notions universitaires de génétique des populations humaines pour avoir suivi les cours d'Albert Jacquart (tant décrié parfois mais tellement sympathique [;)])
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
ME MengWan Globetrotter ·
Je me marre, mais alors, c'est peu de le dire !

J'ai fait le plein de rire pour un bout de temps ...

Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
SE SeniorCH Globetrotter ·
J'ai fait le plein de rire pour un bout de temps ...

Tant pis, on se passera de toi, t'en fais pas.
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
« La Thailande comprend plusieurs groupes ethniques distincts, comme bien d’autres pays, incluant la majorité Thaï et de nombreuses tribus montagnardes (« hill tribes ») qui vivent principalement dans les montagnes du Nord. Les Thaï (ou Taï ethniques) constituent à peu près 80% de la population nationale de quelques 64.5 millions. Cette population est relativement homogène, avec plus de 85% parlant une langue Tai et partageant une culture commune. Ce “noyau” de population inclut les Thaï Centraux (33.7% de la population, incluant Bangkok), les Thaï du Nord-Est ou Isaan (34.2%), les Thaï du Nord (18.8%), et les Thaï du Sud (13.3%)».

J’ai oublié d’où je tiens cette information, mais elle provient d’une source relativement récente si on compare aux détails ci-dessous qui eux réfèrent à un recensement fait en 1987 et que j’ai extraits du rapport au Congrès des Etats-Unis déjà mentionné dans mon poste précédent (« Thaïland: A Country Study », Washington: GPO for the Library of Congress; Federal Research Division; 1987; http://countrystudies.us/Thaïland/).

Depuis 1911, la Thaïlande a fait des recensements nationaux fréquents, et son Bureau National des Statistiques, travaillant avec un nombre d’agences internationales, était dans les années 1980 l’une des plus riches sources de données statistiques en Asie. La Thaïlande avait à peu près 53 millions d’habitants en 1987. La répartition régionale était approximativement 16.7 millions dans la partie Centrale (incluant la métropole de Bangkok) soit 32% de la population nationale, 17.8 millions au Nord-Est ou Isaan (34%), 11.3 millions au Nord (21%), et 6.8 millions au Sud (13%). La population était relativement homogène. On estimait que 85% ou plus parlait une langue de la famille linguistique Taï, partageait d’autres traits culturels tels l’adhérence au bouddhisme Theravada, et formait ce qu’on peut appeler le « noyau » [“core” en anglais] Thaï. Cependant, le régionalisme et les différences ethniques étaient socialement et politiquement importantes. De plus, ces différences affectaient l’accès de groupes et de régions spécifiques aux ressources économiques et autres, ce qui par conséquent renforçait la prise de conscience ethnique et régionale. Le trait principal des relations ethniques et régionales était peut-être la domination sociale, linguistique et politique des « Thaï Centraux », qui étaient les descendants des sujets des anciens royaumes de la plaine de la Chao Phraya. Les « Thaï Centraux » étaient définis comme ceux qui considéraient la Thaïlande Centrale comme leur lieu de naissance ou le dialecte Thaï Central (le Thaï standard) comme leur première langue. Du fait de migrations croissantes, des communications modernes et de l’éducation, il était cependant de plus en plus difficile d’utiliser la langue pour déterminer le lieu d’origine. Les Thaï Centraux ne constituaient que l’une des catégories régionales qui faisaient la majorité des Thaï – le « noyau » Thaï. Le nombre de personnes appartenant aux autres groupes était difficile à spécifier précisément, que leur appartenance à un groupe soit définie par la langue ou par d’autres traits culturels. La politique du gouvernement Thaï de promouvoir l’assimilation sans encourager l’enregistrement de données sur l’ethnicité contribuait à ce problème. Les statistiques gouvernementales sur les étrangers, les minorités tribales et les réfugiés étaient plus faciles à obtenir, bien que parfois disputées par les experts ou les groupes en question. Malgré l’insuffisance des données, il était possible de faire une estimation approximative de la composition ethnique de la population Thaïlandaise en 1987. Parmi les minorités les plus importantes, les Chinois constituaient à peu près 11% de la population, les Malais à peu près 3%, et les Khmer résidents de longue date (par contraste avec les réfugiés récents) moins de 1%. Les autres groupes minoritaires variaient de quelques centaines à plus de 100, 000 individus. Parmi eux, les Karen étaient le groupe le plus grand, estimé à quelques 250, 000. Certains de ces groupes minoritaires parlaient une langue de la famille Taï, mais différaient sur beaucoup de points du « noyau » Thaï.
ME MengWan Globetrotter ·
Tout d'abord, je noterais que se baser exclusivement sur des "travaux" US pour les "analyses" de l'ethnicité en Thaïlande relève à tout le moins de la légèreté ! (les étatsuniens aiment bien "diviser", "classer" les gens selon des critères ethniques, question d'habitude sans doute ...)

Ensuite, et c'est avec juste raison mentionné dans votre référence, la proportion de thaïlandais ayant des origines "chinoises" (*) proches est très nettement supérieure à 11%.

Dans le Sud que je connais un peu, je la situerais vers les 25%, nettement inférieure tout de même à ce qu'elle est en Malaysie. (je pense que la cause en est la difficulté de "dilution" due aux principes religieux stricts -musulmans- concernant les mariages)

(*) : En Thaïlande (comme dans d'autes pays), les "chinois" se distinguent d'abord par le fait qu'ils font apprendre la langue chinoise à leurs enfants, ils se marient très bien avec taïs, khmers, singalais etc ... Etre "chinois" dans ce cas c'est avant tout une appartenance culturelle !

[:)]
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
TH ThaDoine ·
Bonjour, J’ai lu votre billet avec un vif intérêt, Je me suis rendu sur le site Lacito fort instructif, Sauf erreur de ma part le Thaï n’y est pas abordé. Auriez-vous éventuellement un site de référence à me communiquer ? D’avance merci Bien Cordialement

Bonjour, Tokara.

Le thaï ne fait en effet pas l'objet de la moindre étude au sein du Lacito car cet organisme s'occupe avant tout des langues de tradition orale, le but étant de recenser, de collecter puis d'étudier des idiomes qui n'étaient ou ne sont traditionnellement pas écrits, puisque reposant exclusivement sur l' « oralité », du moins à l'origine... C'est la raison pour laquelle le langage auquel vous faites allusion n'est pas traité, fort d'une tradition littéraire plusieurs fois centenaire. J'en suis désolé mais je peux tout de même vous conseiller quelques liens qui, je l'espère, retiendront toute votre attention :

http://www.thai-language.com/ (l'un des sites les meilleurs, à mon sentiment, mais en anglais...) http://www.francais-thai.com/html/ & http://www.francais-thai.com/html/dictionnaire_thai-francais.htm http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&prd_id=67&from_lang=3&to_lang=64 (avec les enregistrements des phrases abordées) http://www.franco-thai.com/ http://langhub.com/ http://www.learningthai.com/ & http://www.learningthai.com/books/manee/

Le thaï n'étant pas ma spécialité, je tâcherai de vous fournir de plus amples renseignements après quelques recherches.

Bonne journée !
BO Boumbastic Globetrotter ·
T'inquiètes Tatie, j'ai autre chose a faire et te confortes dans ton idée de l'inutilité de certaines réflexions, quand on est bête on est bête, pas besoin d'insister on le savait deja, juste conforter l'évidence [;)]
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
La vue d’ensemble de la population de la Thailande que j’ai entamée dans le poste précédent est basée sur le recensement de 1987. S’il est possible à la Librairie du Congrès des Etats-Unis de faire l’analyse, dont je présente ici des extraits, sur la répartition de la population en un certain nombres de catégories, c’est bien parce que les données telles qu’elles avaient été enregistrées à l’origine par le Bureau National des Statistiques du pays s’y prêtent. Ces catégories font bien partie de la structure d’origine du recensement et n’ont pas été artificiellement créées par après. Cette étude américaine est pratique dans la mesure où elle est disponible publiquement. Et reconnaissons-le ! Il est aussi bien plus facile (en tout cas pour moi) de traduire de l’anglais que du thaï !

Il est bien évident que la population a évolué depuis 1987. Le recensement de 2000 compte 60.6 millions de gens, et une estimation de 2009 indique 63.4 millions (d’après Wikipedia). Ce dernier chiffre est inférieur aux 64.5 millions mentionnés dans le court extrait que j’ai donné en tête de mon texte précédent, dont j’ai oublié l’origine mais qui doit donc être basé sur des estimations tout à fait récentes.

Il y a certainement des limites à ce qu’on peut déduire de ces chiffres. De plus, on peut toujours questionner leur précision et leur fiabilité. Je n’ai cependant pas d’autres données et je ne vais certainement pas me rendre en Thailande pour y conduire mon petit recensement personnel ! Ayant fait ces remarques, il semble donc que la population d’ensemble a augmenté de près de 20% ces dernières 20 années, et que la part du Nord a diminué en faveur du Centre. Cela correspond peut-être à une tendance migratoire reconnue dans le pays (pour des raisons économiques ?), je laisse à d’autres le soin d’apporter des commentaires pertinents là-dessus.

Je vais reprendre un peu plus loin cette étude statistique de la population, mais je vais me permettre une petite digression. Je viens de trouver des explications sur les termes « Siam » et « Thaï » sur le net. Elles valent ce qu’elles valent, mais elles semblent correspondre assez bien avec ce que j’avais déjà commenté auparavant.

Je viens de voir que le mot “Siam” a été identifié avec le mot sanskrit « Śyâma » (« shyâma », au cas où la première lettre ne passerait pas bien sur VF) qui signifie « sombre » ou « brun ». Cela semble bien cadrer avec le fait que la première référence écrite à leur arrivée en Asie du Sud-Est est une inscription khmer à Angkor Wat (voir mon poste « L’arrivée des Taï »), où on parle des gens « syam », ou « brun foncé ». L’influence indienne sur les Khmer est bien connue, et il n’est donc pas étonnant qu’ils aient utilisé ici un terme d’origine indienne.

« Quant au mot « Thaï » (je cite), il n’est pas, comme on le croit souvent, dérivé du mot « Taï » (même écriture mais sans le “yo yak” final) qui signifie “liberté”. Un fameux érudit Thaï (malheureusement, on n’en donne pas le nom) arguait que le mot « Taï » signifie tout simplement “personne”, puisque ce mot est utilise au lieu du mot “khon” dans certaines régions. (J’avais introduit la même interprétation par Grant Evans qui lui s’est plus précisément intéressé au Laos, pays dont la culture est très proche de la culture Thaï). L’expression «Pays des Hommes Libres » provient de la fierté des Thaï de ce que leur pays ait été le seul pays de l’Asie du Sud-Est à ne pas avoir été colonisé. »
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Suite de l’étude statistique de la population Thaïlandaise.

Le “noyau” Thaï – les Thaï du Centre, du Nord-Est, du Nord et du Sud – parlait des dialectes de la famille des langues Taï. Les gens qui parlaient ces langues – génériquement désignés comme Taï – avaient leurs origines en Chine du sud, mais s’étaient dispersés en Asie du Sud-Est de la Birmanie au Vietnam. Par convention, dans les années 1980, on faisait référence aux gens parlant Taï en Thaïlande comme Thaï (même prononciation) avec une qualification régionale ou autre, par exemple « les Thaï Centraux ». Il y avait cependant, dans les dernières décennies du 20-ème siècle, des groupes en Thaïlande qui parlaient une langue Taï sans faire partie du « noyau » Thaï.

Bien que les quatre groupes principaux parlant Taï, pris dans leur ensemble, constituaient la majorité de la population de la Thaïlande, la proportion des gens appartenant à chaque catégorie régionale n’était pas bien définie. L’une des raisons de cette incertitude résultait de la migration de beaucoup de Thaï non Centraux dans la région de Bangkok, et de la migration, sans doute moindre numériquement, de Thaï Centraux vers d’autres régions. Les Thaï Centraux, de statut généralement supérieur, avaient tendance à conserver leur identité où qu’ils vivent, alors que les migrants d’autres régions vers la plaine centrale auraient pu avoir tendance à adopter la langue, les coutumes et l’identité Thaï Centrales.

Bien que politiquement, socialement et culturellement dominants, les Thaï Centraux ne constituaient pas la majorité de la population, et selon une estimation du milieu des années 1960 n’excédaient que de peu numériquement les Thaï de l’Isaan. À cette époque, les Thaï Centraux formaient à peu près 32% de la population, les Thaï de l’Isaan venant immédiatement en seconde position avec à peu près 30%. Les Thaï de l’Isaan sont en fait les Thaï-Lao, qui sont dominants numériquement en Isaan. Le second groupe le plus important est celui des Khmer qui ne totalisait pas 1 million dans les années 1980. Il y a certainement moyen de discuter sur les chiffres exacts mais grosso modo les Thaï-Lao et les Thaï Centraux représentent un tiers chacun de la population totale du pays.

Les Thaï-Lao sont essentiellement le même groupe ethnique que la population dominante au Laos, bien qu’ils fussent largement supérieurs en nombre en Isaan (c.à-.d. en Thailande) qu’au Laos. Après tout, la population du Laos est relativement peu nombreuse - une estimation cite un peu plus de 6 millions de personnes en 2009. En ce qui concerne langue et culture, les Thaï-Lao et les Thaï du Nord sont plus proches des peuples du Laos que des Thaï Centraux.
TO Tokala Globetrotter ·
Bonjour Georges,

Juste pour te dire qu'il y a du monde pour te lire [;)] Je ne participe pas trop, j'avoue que je suis completement néophyte en la matière, mais je lis toujours tes messages avec interet.

Petit(e) Renard(e) [:P]
Tous mes voyages en images : sur mon blog
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Oups, j’ai raté un jour ! J’avais trop d’autres choses à faire…. [:(] Voici la suite de cet exposé sur la population de la Thailande que j’ai (assez librement) extraite de l’étude faite pour le Congrès américain, basée sur un recensement fait en 1987. Cela doit déjà donner une bonne base de départ pour s’intéresser de près à la population de ce pays. Si quelqu’un a de meilleures sources et plus récentes, « je vous en prie ! », nous serons enchantés d’en entendre parler.

Autres Peuples Parlant Taï

Parmi les plus de 85% de la population du pays qui parlait une langue de la famille Taï, seule une petite fraction correspondait à la demi-douzaine de groupes ethniques situés hors du “noyau” Thaï. Ces groupes vivaient au nord ou au nord-est et étaient souvent proches de groupes ethniques des pays voisins. En Thaïlande, le plus nombreux de ces groupes minoritaires était les Phu Taï (ou Phu Thaï) de l’extrême nord-est qui comptait environ 100, 000 personnes vers le milieu des années 1960 (probablement 150, 000 de nos jours ?). Il y avait aussi beaucoup de Phu Taï au Laos voisin. Les Phuan et les Saek, également au nord-est et ayant des liens familiaux au Laos, étaient bien moins nombreux. Alors que toutes les langues Taï parlées en Thaïlande appartenaient à la branche sud-ouest de la famille, la langue parlée par les Saek appartenait à la branche nord, suggérant une arrivée plus récente de la Chine. Les Phuan sont à peu près 200, 000 en Thailande. Les Phu Taï, Phuan et Saek sont assez semblables culturellement aux Thaï -Lao.

Les Thaï Khorat (?) n’étaient pas considérés comme étant « Thaï Centraux », malgré la proche ressemblance de leur langue et de leur habit, parce qu’ils s’identifiaient eux-mêmes comme étant un groupe séparé. Les « Thaï Khorat » étaient censés être les descendants de soldats Thaï et de femmes Khmer. Les Shan (un terme Birman) du nord faisaient partie d’un groupe beaucoup plus important dont la majorité vivait en Birmanie, alors que d’autres vivaient en Chine. Différents groupes Shan se désignent eux-mêmes par des noms où le terme “Taï” est modifié par un mot voulant dire « grand », ou quelque chose de semblable. Les Thaï les appelaient Thaï Ngio ou Thaï Yai (« grands »). Également au nord, il y avait les Lue (ou Lua ?), estimés vers le milieu des années 1960 à moins de 50, 000. Comme les Shan, ils résidaient en plus grands nombres ailleurs, particulièrement dans le sud de la Chine.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Comme c’est gentil à toi ! Tu ne peux pas savoir combien cela me fait plaisir. Je sais que la salle n’est pas vide, même si les participants se sont réfugiés au fond, près du radiateur ou près de la fenêtre. [;)]

Et ne t’inquiète pas, tu n’es pas la seule à être néophyte, nous sommes tous à la découverte ici. [:)]
SE SeniorCH Globetrotter ·
Bonsoir,

Je venais de passer il y 10 minutes, il n'y avait personne, j'ai cru que tu faisais la grève ...

Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
C'est vrai que de temps à autre j’aurais des raisons de m’arrêter, vu le mauvais esprit manifeste de certains. Mais je me mets une houppelande biblique et je me dis que « tant qu’il y aura au moins un juste à Sodome et Gomorrhe, on ne détruira pas la ville » [:)] (ou qqc dans le genre).

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