Bonjour tout le monde,
Je lance cette discussion pour évoquer un aspect douloureux de notre pratique cycliste qui est le risque d'accident.
Prés de 200 cyclistes ont trouvé la mort sur la route en 2018, dans la plus part des cas cela résulte d'une "rencontre" avec une automobile ou un poids lourd.
Il est évident , tout cycliste le constate, que le comportement des automobiliste est parfois (souvent ?) la cause de ces accidents mais nous cyclos nous pouvons contribuer à diminuer le nombre d'accidents.
Comment ?
- Nous rendre plus visible:
Rouler avec au moins un haut visible, fluo
Adopter un feu de jour clignotant à l'arrière , voire à l'avant
choisir des couleurs voyantes pour nos sacoches
- Apprendre à bien nous comporter sur la route
éviter de rouler à plusieurs de front
utiliser les bandes et pistes cyclables quand elles existent
Ne pas rouler à droite dans les ronds points
respecter le code de la route (s'arrêter au feu rouge !)
Claudio de la Faverges.
Bonjour amis cyclotouristes, claude passionné de voyages à vélo favergien et défenseur du cycliste.
plus la carte bleue est foncée et plus le bagage est léger
en anglais "the more the card is blu the less the luggage is heavy"
(...) nous pouvons contribuer à diminuer le nombre d'accidents.
Comment ?
- Nous rendre plus visible: (...)
- Apprendre à bien nous comporter sur la route
éviter de rouler à plusieurs de front
utiliser les bandes et pistes cyclables quand elles existent
Ne pas rouler à droite dans les ronds points
respecter le code de la route (s'arrêter au feu rouge !)
Ce sont quelques pistes pour ouvrir le débat...
vaste sujet. Outre le fait qu'on peut très bien se faire shooter par une voiture en ayant respecté tous ces conseils (j'en suis la preuve vivante, avec quelques petites séquelles pas trop graves heureusement!) , il faut aussi tenir compte du fait que les habitudes de conduite peuvent changer d'un pays à l'autre.
Sinon, je voulais juste réagir concernant ces points :
on a intérêt à se rendre + visible, ça c'est sûr ; mais attention, si tout le monde met des feux de jour, càd automobilistes et cyclistes, les cyclistes y perdront, car la puissance de nos éclairages ne peut pas rivaliser avec celle des voitures...
rester sur les voies cyclables en zone urbaine, si on roule relativement vite pour un vélo, est un facteur de risque dans les intersections. A l'approche d'une intersection, le vélo est mieux vu sur chaussée que sur les pistes en marge de la chaussée. Et en ville, la majorité des accidents ont lieu en intersection... (mon seul accident un peu grave à vélo s'est produit là où ma bande cyclable traversait une autre voie)
ne pas serrer à droite est un conseil valide aussi dans toutes les rues où il n'y a qu'une voie, de largeur insuffisante pour qu'une voiture double un vélo en respectant la distance latérale > 1m ; et surtout, le long d'une file de stationnement.
La FUB et la FFCT ont édité de petits guides avec ce type de conseils pratiques. On peut se les procurer auprès d'un club ou d'une association locale, ou peut-être sur leur site internet. Par exemple:
Vaste sujet, qui malheureusement restera d'actualité pour encore longtemps.
Pour moi, l'amélioration principale a faire en priorité est l'éducation des usagers, de tous les usagers y compris les cycliste. Lorsque la masse cycliste aura augmentée suffisamment , nous ne serons plus considérés comme quantité négligeable, et les créateurs et utilisateurs des infrastructures routières seront bien obligés de faire avec.
Cela n'empêche pas actuellement de mettre le maximum de chances de survie de son coté, en roulant le plus visible possible, et en respectant le code de la route.
J'ai au printemps 2019 été énergiquement éjecté de la route par une voiture qui arrivait de mon arrière. La seule excuse de la conductrice est que je roulais trop vite, qu'elle n'avait pas eu te temps de me dépasser. Résultat, une arcade sourcilière recousue et un tricycle à la ferraille.
Bonne route, et faites attention aux autres usagers.
Michel.
je fus navigateur navigaterre , je reste navigaterre.
Qu'importe d'où nous venons, car nous pouvons aller beaucoup plus loin que ce dont nous avions révé .
Je doublais l'autre jour sur une départementale bretonne un duo de cyclistes et je me suis fait la réflexion qu'ils étaient mis en danger à au moins deux titres par la politique très à la mode qui consiste à laisser pousser la végétation jusqu'au bord de la chaussée : non seulement ils n'ont plus aucune possibilité de repli d'urgence mais en plus le moindre camion qui mord cette berne projette de la boue sur cinquante mètres, rendant les chaussées plus boueuses, sales et glissantes que jamais.
Juste un apport au débat...
Quelques explications sur le port des lunettes solaire seraient les bien venues.
Je ne me vois pas conduire mon tricycle sans lunettes solaire dans le sud de France.
Je suis ouvert à toutes les explications.
Michel.
je fus navigateur navigaterre , je reste navigaterre.
Qu'importe d'où nous venons, car nous pouvons aller beaucoup plus loin que ce dont nous avions révé .
ils n'ont plus aucune possibilité de repli d'urgence
Si tu suivais le code de la route, et je n'en doute pas, ils avaient une "possibilité de repli d'urgence", c'est le 1,5 m que tu devais laisser entre eux et ta voiture lors du dépassement. Je pense que tu sais très bien que le bord de la route n'est pas fait pour que les cyclistes aillent y faire un tour quand tu les doubles.
Pas de deuxième vague en Europe : https://tinyurl.com/y5ytqzej
Bonjour à toutes et à tous
Nomade 743 nous dit "Ne pas rouler à droite sur les rond-points". Je croyais au contraire que c'est une obligation pour les cyclistes de rouler à droite sur les rond-points.
Sinon, j'ai remarqué, pour en avoir utilisé un pendant longtemps, que l'accessoire appelé écarteur de danger est très efficace et que les voitures doublent en passant plus au large. Probablement de peur de rayer le bas de caisse .
Je doublais l'autre jour sur une départementale bretonne un duo de cyclistes et je me suis fait la réflexion qu'ils étaient mis en danger à au moins deux titres par la politique très à la mode qui consiste à laisser pousser la végétation jusqu'au bord de la chaussée : non seulement ils n'ont plus aucune possibilité de repli d'urgence mais en plus le moindre camion qui mord cette berne projette de la boue sur cinquante mètres, rendant les chaussées plus boueuses, sales et glissantes que jamais.
Juste un apport au débat...
Michel
Hallucinant !
si on comprend bien ton propos, le bord de la chaussée est la pour que les cyclistes puissent s'y "jeter" lorsqu'ils sont doublés par des véhicules qui ne disposent pas de la place nécessaire. Et donc si je suit ton raisonnement le jour ou tu écraseras un cycliste ce sera la faute de l'herbe haute qui borde la chaussée !
N'importe quoi !
Je te dis simplement qu'ils sont mis en danger par des choix très idéologiques.
La circulation n'a jamais été plus dangereuse que ces dernières années, et on peut se demander si ce n'est pas un peu voulu.
Le danger d'ailleurs est pour tous : impossible de se ranger d'urgence, en cas de panne, en cas d'imprévu. Heureusement rares sont les cyclistes sur ces routes.
Si tu suivais le code de la route, et je n'en doute pas, ils avaient une "possibilité de repli d'urgence", c'est le 1,5 m que tu devais laisser entre eux et ta voiture lors du dépassement. Je pense que tu sais très bien que le bord de la route n'est pas fait pour que les cyclistes aillent y faire un tour quand tu les doubles.
Incroyable comme la moindre remarque ici engendre des réactions agressives.
Ce que je dis vaut pour tous les véhicules, scooters, motos, véhicule soudain en panne, crevaison, et aussi bien sûr pour les cyclistes en cas de besoin. Un peu plus pour eux parce que leur fragilité ne leur permet pas de s'imposer.
Vous ne trouver pas rassurant d'avoir une issue de secours en cas de besoin ?
Hallucinant !
si on comprend bien ton propos, le bord de la chaussée est la pour que les cyclistes puissent s'y "jeter" lorsqu'ils sont doublés par des véhicules qui ne disposent pas de la place nécessaire. Et donc si je suit ton raisonnement le jour ou tu écraseras un cycliste ce sera la faute de l'herbe haute qui borde la chaussée !
N'importe quoi !
Bonjour à toutes et à tous
Nomade 743 nous dit "Ne pas rouler à droite sur les rond-points". Je croyais au contraire que c'est une obligation pour les cyclistes de rouler à droite sur les rond-points.
Sinon, j'ai remarqué, pour en avoir utilisé un pendant longtemps, que l'accessoire appelé écarteur de danger est très efficace et que les voitures doublent en passant plus au large. Probablement de peur de rayer le bas de caisse .
Sur un rond-point, giratoire, etc., ne vous faites pas oublier en rasant le trottoir extérieur (être vu...). En plus, vous auriez toutes les difficultés pour sortir du rond-point en virant à 90° !
[...]
utiliser les bandes et pistes cyclables quand elles existent
Sur ce point, je ne suis pas d'accord.
Je suis pour que la place des cyclistes soit sur la route. On ne peut pas construire des voies vertes et des pistes cyclables devant chaque habitation, donc chaque cycliste doit prendre la rue, la route, et c'est donc à l'état d'assurer sa protection dans tout l'espace public.
Pour commencer, il faut différencier les bandes cyclables des pistes cyclables, toutes deux ont des désavantages, les unes par construction, les autres par la vision générale de l'espace public qui les sous-tend.
Parlons d'abord du paradoxe des bandes cyclables : la loi impose en ville une distance de sécurité entre le cycliste et la voiture d'au moins 1 m, donc si le cycliste se tient à 50 cm du bord et des voitures en stationnement et a une largeur de 50 cm, toute bande cyclable de moins de 2 m ne devrait pas exister, alors qu'elles sont très nombreuses. Un aménagement qui se veut sécuritaire conduit paradoxalement à placer les voitures plus proches du cycliste qu'elles ne devraient l'être sans ces aménagements (bandes cyclables de moins de 2 m de largeur). Plutôt que ces machins, il faudrait veiller à bien former les automobilistes et à verbaliser ceux qui ne respectent pas cette loi, chose que je n'ai jamais vue de ma vie. Mais remettre des gendarmes et des policiers sur la route et dans nos rues, ça coûte plus cher en personnel qu'une jolie trace de peinture sur la chaussée, qui en plus fait de jolies photos dans le bulletin municipal.
Pour les pistes cyclables, mon avis est plus tranché, elles sont les réserves indiennes de la circulation. L'aménagement de l'espace commun pour que chaque citoyen y ait sa place ne passe pas par l'expulsion d'une partie des citoyens de l'espace public. Car oui, le but de la piste cyclable séparée est de résoudre les problèmes de circulation en expulsant "pour son bien" le citoyen le moins dangereux de l'espace public simplement parce qu'il est à vélo et non dans une voiture. C'est pareil pour les trottoirs, on résous le problème de la dangerosité des voitures, de leur vitesse, de leur masse, de leur taille non adaptées au reste des usagers en imposant un espace obligatoire et souvent très mince non pas à ces voitures mais à leurs victimes potentielles, les piétons. On refait le coup avec les pistes cyclables. On met en foyer les femmes battues, ça revient moins cher que de construire des places de prison pour les conjoints violents.
Pas de deuxième vague en Europe : https://tinyurl.com/y5ytqzej
Je pense comprendre ce que veut dire Michel pour l'avoir vécu à vélo en Angleterre où les routes de campagne sont très étroites et où les haies sont à la limite du goudron. Le cycliste n'a alors aucune solution de repli ce qui est très désagréable comme sensation.
Incroyable comme la moindre remarque ici engendre des réactions agressives.
Ce que je dis vaut pour tous les véhicules, scooters, motos, véhicule soudain en panne, crevaison, et aussi bien sûr pour les cyclistes en cas de besoin. Un peu plus pour eux parce que leur fragilité ne leur permet pas de s'imposer.
Vous ne trouver pas rassurant d'avoir une issue de secours en cas de besoin ?
Hallucinant !
si on comprend bien ton propos, le bord de la chaussée est la pour que les cyclistes puissent s'y "jeter" lorsqu'ils sont doublés par des véhicules qui ne disposent pas de la place nécessaire. Et donc si je suit ton raisonnement le jour ou tu écraseras un cycliste ce sera la faute de l'herbe haute qui borde la chaussée !
N'importe quoi !
Michel
Ce que je trouverais rassurant c'est d'avoir des automobilistes capables d'attendre d'avoir la place de doubler avant de le faire.
Toi tu estimes que ton droit est de doubler et que en cas de pb c'est au cyclo de se garer, désolé de ne pas etre d'accord avec ça.
ce point de vue est typique du conducteur qui n'a jamais foutu son cul sur une selle de vélo...
Ce que je trouverais rassurant c'est d'avoir des automobilistes capables d'attendre d'avoir la place de doubler avant de le faire.
Tu vas aller expliquer ça à qui ?
Aux camions de lait ? Aux livreurs de bouteilles de gaz ? Aux semi-remorques d'aliment ? Aux autocars scolaires ? Aux véhicules de chantier ?
L'immense majorité des gens que je vois rouler sur ces routes veulent bien faire attention, mais si on le leur demande ils pensent bien que ce sont des routes de transit, de travail, pas de loisir.
Elles sont d'ailleurs très très sales, pleines de boue, glissantes.
Toi tu estimes que ton droit est de doubler et que en cas de pb c'est au cyclo de se garer, désolé de ne pas etre d'accord avec ça.
ce point de vue est typique du conducteur qui n'a jamais foutu son cul sur une selle de vélo...
A un moment il faut que tout le monde fasse des efforts.
Je pense comprendre ce que veut dire Michel pour l'avoir vécu à vélo en Angleterre où les routes de campagne sont très étroites et où les haies sont à la limite du goudron. Le cycliste n'a alors aucune solution de repli ce qui est très désagréable comme sensation.
Bien sûr...
Comme je le dis plus haut, la question dépasse le cas du cycliste : tout le monde est un peu plus en danger, pour des motifs très dogmatiques.
Dans la plupart des pays que je peux connaître on s'efforce de maintenir une zone de dégagement d'urgence.
A toutes fins.
Entièrement d'accord avec vous Lionel. Le cycliste est un usager à part entière et n'a pas à être parqué dans ce que vous appelez des réserves et à être considéré comme hors la loi dès qu'il en sort..
La circulation n'a jamais été plus dangereuse que ces dernières années, et on peut se demander si ce n'est pas un peu voulu.
Oui, c'est voulu.
Par le continuel matraquage publicitaire pour les industries automobiles, qui financent par la pub tous les médias censés nous informer. Le résultat de cette politique de bourrage de crane pro-automobile, on le voit tous : la constante augmentation de voitures sur les routes, l'augmentation de leur volume, de leur masse, comment ne pas rendre plus dangereuse la circulation alors que le nombre de voies est lui limité ?
Quand j'étais gamin dans les années 70, le parc automobile était moitié moindre de celui actuel, et le kilométrage annuel sans doute aussi, tu as donc parfaitement raison, "la circulation n'a jamais été plus dangereuse que ces dernières années, et on peut se demander si ce n'est pas un peu voulu".
Mais rassure-toi, au fur et à mesure que l'industrie automobile française tombe en ruine, les politiques visant à mettre la sécurité et la vie des personnes avant les bénéfices des industriels se mettent peu à peu en route. On a subi, des décennies durant, les pollutions au plomb, aux particules fines et autres (sans compter le bruit), nos environnements ont été détruits, les terres arables dévastées, les magasins délocalisés en extérieur des villes, pour permettre aux industries minières, sidérurgiste, pétrochimique, plasturgique et autres (dont certaines étaient étatiques) de s'engraisser, cette politique est sans doute en perte de vitesse.
Pas de deuxième vague en Europe : https://tinyurl.com/y5ytqzej
L'immense majorité des gens que je vois rouler sur ces routes veulent bien faire attention, mais si on le leur demande ils pensent bien que ce sont des routes de transit, de travail, pas de loisir.
Les vélos sont des véhicules de loisirs penses tu , voila bien le problème...
tu n'imagine meme pas que le vélo soit un moyen de transport
Dans ta petite tête d'automobiliste un usager de la route non motorisé n'est pas à sa place sur ta route , tout au plus admets tu sa présence s'il ne te ralenti pas
Bien sûr, mais comme je l'ai déjà expliqué ici, le reconnaissance pleine va avec le respect de règles, et sans doute l'immatriculation et la carte grise.
Entièrement d'accord avec vous Lionel. Le cycliste est un usager à part entière et n'a pas à être parqué dans ce que vous appelez des réserves et à être considéré comme hors la loi dès qu'il en sort..
Les vélos sont des véhicules de loisirs penses tu , voila bien le problème...
Il faut mettre en contexte : les endroits dont je vous parle, pour y utiliser un vélo comme moyen de transport, il faut quand même un brin de folie que chacun n'a pas...
tu n'imagine meme pas que le vélo soit un moyen de transport
Parfois, mais pas là.
D'ailleurs dans la ruralité, les convois de cyclistes du dimanche matin, au civisme assez, disons, modeste, sont les principales occasions de voir des vélos sur les routes.
Dans ta petite tête d'automobiliste un usager de la route non motorisé n'est pas à sa place sur ta route , tout au plus admets tu sa présence s'il ne te ralenti pas
Oui.
Ni immatriculation, ni carte grise.
Rien dans mon point de vue, très partagé, qui mérite votre mépris ; un peu d'écoute, peut-être ?
Je vais vous laisser poursuivre tranquillement cette conversation, et éventuellement, on peut rêver, réfléchir un peu à ce que je veux vraiment dire, et qui dépasse de loin la situation du cycliste.
Comme je sais bien que vous avez un usage segmenté du forum , et pensez que nul n'a le droit de venir vous contrarier sur vos terres, inutile de vous chatouiller plus. [:)]
Bien d'accord avec vous ... et aussi sur le "dogmatisme" de certains décideurs comme de celui des tenants à tout crins d'itinéraires vélo "exclusifs" ...
Certains départements se sont lancés sur un concept d'aménagement qui va strictement à l'inverse de la loi (hélas réservée aux secteurs urbains) qui imposaient une "surlargeur" à devoir aménager dès lors qu'il y avait réfection de chaussée. Certains départements avaient suivi le mouvement et l'avaient étendu aux routes "rurales" ... Rapidement, les choses se sont dégradées, les surlargeurs ont été faites en mauvais revêtement, et puis ... avec les recherches d'économies on a trouvé qqs arguments prétendument écolos ou des raisonnements fallacieux (style, les surlargeurs sont dangereuses ....) pour faire marche arrière, voire supprimer les surlargeurs existantes ... C'est simplement scandaleux ...
Et j'ai suffisamment été rasé par des automobilistes, pas toujours mal intentionnés, pour affirmer qu'une surlargeur de bon revêtement, même d'un seul mètre ou même un peu moins, c'est ce qui peut faire la différence entre la vie ou la mort du cyclo-voyageur ... c'est aussi ce qui nous permet d'aller à peu près partout, sans être cantonnés dans une "réserve indienne" ....
[...]
utiliser les bandes et pistes cyclables quand elles existent
Sur ce point, je ne suis pas d'accord.
Je suis pour que la place des cyclistes soit sur la route. On ne peut pas construire des voies vertes et des pistes cyclables devant chaque habitation, donc chaque cycliste doit prendre la rue, la route, et c'est donc à l'état d'assurer sa protection dans tout l'espace public.
Pour commencer, il faut différencier les bandes cyclables des pistes cyclables, toutes deux ont des désavantages, les unes par construction, les autres par la vision générale de l'espace public qui les sous-tend.
Parlons d'abord du paradoxe des bandes cyclables : la loi impose en ville une distance de sécurité entre le cycliste et la voiture d'au moins 1 m, donc si le cycliste se tient à 50 cm du bord et des voitures en stationnement et a une largeur de 50 cm, toute bande cyclable de moins de 2 m ne devrait pas exister, alors qu'elles sont très nombreuses. Un aménagement qui se veut sécuritaire conduit paradoxalement à placer les voitures plus proches du cycliste qu'elles ne devraient l'être sans ces aménagements (bandes cyclables de moins de 2 m de largeur). Plutôt que ces machins, il faudrait veiller à bien former les automobilistes et à verbaliser ceux qui ne respectent pas cette loi, chose que je n'ai jamais vue de ma vie. Mais remettre des gendarmes et des policiers sur la route et dans nos rues, ça coûte plus cher en personnel qu'une jolie trace de peinture sur la chaussée, qui en plus fait de jolies photos dans le bulletin municipal.
Pour les pistes cyclables, mon avis est plus tranché, elles sont les réserves indiennes de la circulation. L'aménagement de l'espace commun pour que chaque citoyen y ait sa place ne passe pas par l'expulsion d'une partie des citoyens de l'espace public. Car oui, le but de la piste cyclable séparée est de résoudre les problèmes de circulation en expulsant "pour son bien" le citoyen le moins dangereux de l'espace public simplement parce qu'il est à vélo et non dans une voiture. C'est pareil pour les trottoirs, on résous le problème de la dangerosité des voitures, de leur vitesse, de leur masse, de leur taille non adaptées au reste des usagers en imposant un espace obligatoire et souvent très mince non pas à ces voitures mais à leurs victimes potentielles, les piétons. On refait le coup avec les pistes cyclables. On met en foyer les femmes battues, ça revient moins cher que de construire des places de prison pour les conjoints violents.
Je suis parfaitement d'accord avec toi concernant les pistes cyclables, bien sur qu'il vaudrait mieux développer les transports en commun, notamment le train, pour diminuer le nb. de voitures sur les routes, developer le ferroutage, relocaliser , consommer local etc.
En attendant, et cela n'exclue pas la nécessité d'oeuvrer à un changement de société vital pour la survie de l'humanité, les pistes cyclables le long des voies à forte circulation sont un moindre mal
Pour avoir roulé très souvent en Espagne je peux vous dire que les automobilistes attente derrière vous que la vue soit dégagé et libre avant de doubler.Les ronds -points (nombreux) se passe sans soucis car les conducteurs vous voyant arrivé vous laisse vous engager. C , est un pays ou nous ne nous sommes jamais senti en danger, d'ailleurs c'est encore notre prochaine destination. Mais c'est peut-être le fait que la police est présente partout ou d'une politique sévère envers les contrevenants ?
Allez, un peu quand même...
Vous savez, sur les routes dont je parle, la gendarmerie aurait mieux à faire : 15 à 20% de véhicules avec des éclairages défectueux, convois agricoles non immatriculés, aux éclairages de sécurités cassés, hors-service...
L'Espagne, je n'en sais rien, je n'y vais jamais ; on y laisse aussi pousser la végétation pour interdire tout arrêt en berne ?
Les cyclistes y respectent les passages piétons, par ailleurs ?
Pour avoir roulé très souvent en Espagne je peux vous dire que les automobilistes attente derrière vous que la vue soit dégagé et libre avant de doubler.Les ronds -points (nombreux) se passe sans soucis car les conducteurs vous voyant arrivé vous laisse vous engager. C , est un pays ou nous ne nous sommes jamais senti en danger, d'ailleurs c'est encore notre prochaine destination. Mais c'est peut-être le fait que la police est présente partout ou d'une politique sévère envers les contrevenants ?
EN EFFET
j'ai ressenti cela en Espagne à deux reprises, et jean ai été étonné
claudio
Claudio de la Faverges.
Bonjour amis cyclotouristes, claude passionné de voyages à vélo favergien et défenseur du cycliste.
plus la carte bleue est foncée et plus le bagage est léger
en anglais "the more the card is blu the less the luggage is heavy"
Oui, c'est bien de cela dont je parle ; l'argument avancé est "écologique", mais le résultat est une circulation plus dangereuse pour tout le monde. Cyclistes inclus, bien sûr, et eux sont encore plus vulnérables.
Bien d'accord avec vous ... et aussi sur le "dogmatisme" de certains décideurs comme de celui des tenants à tout crins d'itinéraires vélo "exclusifs" ...
Certains départements se sont lancés sur un concept d'aménagement qui va strictement à l'inverse de la loi (hélas réservée aux secteurs urbains) qui imposaient une "surlargeur" à devoir aménager dès lors qu'il y avait réfection de chaussée. Certains départements avaient suivi le mouvement et l'avaient étendu aux routes "rurales" ... Rapidement, les choses se sont dégradées, les surlargeurs ont été faites en mauvais revêtement, et puis ... avec les recherches d'économies on a trouvé qqs arguments prétendument écolos ou des raisonnements fallacieux (style, les surlargeurs sont dangereuses ....) pour faire marche arrière, voire supprimer les surlargeurs existantes ... C'est simplement scandaleux ...
Et j'ai suffisamment été rasé par des automobilistes, pas toujours mal intentionnés, pour affirmer qu'une surlargeur de bon revêtement, même d'un seul mètre ou même un peu moins, c'est ce qui peut faire la différence entre la vie ou la mort du cyclo-voyageur ... c'est aussi ce qui nous permet d'aller à peu près partout, sans être cantonnés dans une "réserve indienne" ....
Claudio de la Faverges.
Bonjour amis cyclotouristes, claude passionné de voyages à vélo favergien et défenseur du cycliste.
plus la carte bleue est foncée et plus le bagage est léger
en anglais "the more the card is blu the less the luggage is heavy"
Pour revenir au sujet, la sécurité des cyclistes, par un long message dominical :
Bonjour tout le monde, Je lance cette discussion pour évoquer un aspect douloureux de notre pratique cycliste qui est le risque d'accident.
Prés de 200 cyclistes ont trouvé la mort sur la route en 2018, dans la plus part des cas cela résulte d'une "rencontre" avec une automobile ou un poids lourd.
Personnellement je roule ultra majoritairement sur route ou dans la rue, pas sur pistes cyclables, donc les dangers de la circulation je les connais bien comme beaucoup d'entre nous, que se soit pour aller au travail, faire des trajets utilitaires ou de loisir (spectacles, aller chez des amis) ou des voyages à vélo.
Il m'arrive de rouler sur des voies dédiées (sans voitures), mais uniquement parce que ça diminue le danger. Pas par plaisir de m'arrêter à chaque intersection, de louvoyer entre poussettes et piétons, de supporter les incessants slaloms ou arrêts aux barrières bloquant l'accès de la piste aux motorisés (les scooters les contournent...). D'ailleurs, s'il y a autant de poussettes, de gamins qui jouent, de familles qui se baladent sur les pistes cyclables c'est parce que ce sont les seuls espaces de déplacement exempts de voitures et facilement accessibles. Ce sont les GR du XXIe siècle, mais les autorités ne saisissent pas qu'on peut généraliser ce type de voie pour pas cher, il suffirait de limiter le nombre de voies ouvertes à la circulation automobile.
Et si le cycliste adepte des voies vertes ou pistes dédiées quasi-exclusivement ou les non cyclistes comme notre ami Michel de Bretagne se sentent à vélo sur route ou dans la rue en danger (ou pensent l'être), c'est avant tout parce que la conception, le tracé, la fabrication des routes et rues ne sont vus que pour leur adaptation à la voiture. C'est du sur-mesure. L'argent public est dépensé pour faciliter l'usage de produits fabriqués par des marques privées (ou semi-étatiques), pas réellement pour penser aux déplacements des citoyens en sécurité et sans nuisance.
Il y a aussi une seconde raison, c'est que parmi les automobilistes certains ne respectent ni les lois ni les autres. Et que rien n'est vraiment fait pour que ça cesse.
Alors bien sûr, ok avec toi, Pat, on doit donner des règles de conduite à certains cyclistes qui font n'importe quoi, roulant de nuit en noir et sans éclairage, coupant les priorités, etc. On les remarque ceux-là. Mais pour être clivant, je dirais qu'un cycliste qui fait n'importe quoi et qui enfreint volontairement les règles s'expose lui-même à la mort, alors que l'automobiliste qui le fait, met en danger de mort les autres (cyclistes, piétons, autres automobilistes) plus que lui, ce n'est pas du tout la même chose. Faire du vélo n'importe comment, en ne pensant pas aux autres, c'est suicidaire, le faire en voiture, c'est criminel.
Certaines personnes s'assoient sur le code de la route quand elles s'assoient face au volant (et à leur téléphone), parfois volontairement, parfois sans même connaître le code de la route. Les articles de loi permettant aux cyclistes ne ne plus se coller à droite de la chaussée, et aux automobilistes de franchir les lignes continues pour dépasser un cycliste en respectant la distance réglementaire ont 5 ans et il suffit de rouler quelques km pour voir qu'ils ne sont connus de personne, parfois même ignorés par les forces de l'ordre. Et les lois rendant le piéton prioritaire quand il montre l'intention de traverser sont plus anciennes, mais quasiment jamais appliquées dans les faits.
Bref, il y a certes des choses auxquelles on doit faire très attention nous-mêmes cyclistes, mais globalement si peu de gens font leurs trajets courts à vélo en ville ou à la campagne, c'est surtout que le système routier n'est pas conçu pour mettre à égalité chaque citoyen, qu'il y a une priorité qui est donnée aux plus gros, aux plus pollueurs, aux plus dangereux, et qu'il n'y a aucun effort de fait pour faire réellement appliquer les lois et par là protéger le cycliste ou le piéton.
On peut espérer que sur le long terme, les priorités étatiques vont se déplacer des intérêts économiques de certains industriels vers le bien de la majorité.
Mais on peut aussi attendre que nos dirigeants se mettent à œuvrer sur du court terme. Par exemple, pourquoi ne pas former chaque candidat au permis de conduire en lui demandant de maîtriser d'abord la circulation à vélo avant d'avoir le droit de toucher un volant ? Ça permettrait de remettre certaines vérités en place. Ne serait-ce que le code de la route, ignoré (ou connu mais non respecté) par une immensité de personnes dés qu'elles sont derrière un volant.
Je prends un exemple très concret : en cas de dépassement, on doit s'assurer qu'on a la place pour se rabattre. Pourtant, quand un automobiliste double un cycliste juste avant un ralentisseur, on sait qu'avant le moment de se rabattre, il va arriver sur le ralentisseur, va devoir freiner pendant que le vélo continue à la même vitesse, et donc que l'automobiliste va alors se rabattre quand le vélo sera toujours à sa hauteur, le coinçant contre le trottoir. On a tous été victimes de ce genre de comportement, qui peuvent se terminer par une chute, un bon coup de poing dans la voiture ou quelques noms d'oiseaux selon son caractère. Je pense que l'automobiliste qui ne fait pas de vélo et n'a aucune jugeote (est-ce lié ?) ne peut se rendre compte de ça que si on le lui fait vivre la situation côté cycliste.
Bon, j'arrête là, il y a des tonnes de trucs à dire sur le sujet. L'essentiel est de dire que l'insécurité à vélo dépend parfois du cycliste, mais plus souvent de l'environnement mal adapté à recevoir dans de bonnes conditions différentes façons de se déplacer, et de l'automobiliste (volontairement ou involontairement), et que ça continuera tant que les "incivilités" comme ou appelle les atteintes à la loi depuis quelques années, ne seront pas plus sanctionnées qu'actuellement.
Pas de deuxième vague en Europe : https://tinyurl.com/y5ytqzej
Bonsoir
vaste débat effectivement ! il est vrai qu en tant que cycliste ns ns devons de respecter le code de la route , il va s en dire ....
J ai remarqué que certains automobilsites ont du "acheter la route" .... et que la violence routière s est déplacée sur des petites routes. .... tout est ds le respect de l autre ! y a des régions où l on sent que les cyclistes font parti integrente de la route .
On a notre responsabilité aussi , être bien vu vêtements fluo j'en vois tout de noir vêtu. ...
Je ne jette pas la pierre ni aux uns ni aux autres ! ça me ferai c...z ! de me retrouver ds un fauteuil pour à avoir été percuté par un véhicule !
bonne route !
ça fait plus de 10 ans que je ne roule plus avec des lunettes de soleil, je trouve que le verre solaire empêche de voir les imperfections liées à la route, trous, cailloux ... et comme j'aime bien voir où je mets les pneus :)
Gilles
Mon petit reportage du 02 Juin au 28 Juin en mode Bikepacking:
https://www.youtube.com/watch?v=Qi5ykYxewDQ
Make.org a lancé une campagne auprès des français sur "Comment agir ensemble pour l'environement". Vous pouvez vous aussi y participer, c'est gratuit, bien sûr.
https://make.org/
Pour ma part, j'ai posté ces deux propositions en mobilité et transport, ( je crois).
-Créer des pistes cyclables dans toutes les villes de France.
-Terminer et agrandir le réseau des voies vertes de France et les connectées aux pistes cyclables des villes.
Pour ma sécurité à vélo Je suis devenue une personne exigeante, je n'ai plus confiance car j'ai été coursier en Vespa et j'ai déjà eu un accident à un rond point, j'avais été fauché par un automobiliste au téléphone, il m'avait pas vue, j'ai été aussi renversé à un passage piéton, j'ai eu de la chance la voiture roulait à 30km, je suis quand même passé par dessus la voiture et j'ai eu une fracture de plateau tibia avec trois mois d'invalidités.
Du coup, j'ai un surly avec marathon mondial à crampons et j'hésite pas à prendre les chemins de remembrements et chemins forestiers, je déteste qu'une voiture me frôle, alors rouler à coter d'un camion, c'est carrément un monde brutale pour le cycliste. L’état et les régions doivent aménager plus de voies verte pour la sécurité du cyclotourisme en France, c'est à la fois, un mode de locomotion et une communauté respectueuse de l'environnement, c'est aussi un gain important pour l'économie local, car des cyclotouristes qui ne sont pas stressés dépensent plus dans la région qu'ils visitent.
Pour revenir au sujet, casque feu avant/arrière, réflecteur, écarteur de danger, des pneus de type marathon mondial à crampons, Google Map pour ne pas hésiter à prendre les chemins de remembrements et forestiers pour éviter les routes à risques. Il vaut mieux allonger son parcours que de prendre des risques sur des routes qui ne sont pas adaptées aux vélos, car, on vis à une époque ou encore trop de personnes ne font pas attention à l'autre.
Moi si j'avais un conseil c'est d"éviter de rouler avec des lunettes de soleil, mais là je vais peut-être me faire des ennemis :)
Gilles
la question n'est pas de se faire des ennemis, mais ce conseil me semble juste aberrant quand on a le soleil de face, à moins de conduire littéralement le nez dans le guidon, mais ça, c'est un gros facteur de risque ! Je conseillerais au contraire de toujours porter des lunettes à vélo, parce que rester maître de son vélo en descente quand on s'est pris un insecte dans un œil, c'est pas évident. Avec des lunettes à verre photochromiques bien adaptées, la vision n'est pas trop obscurcie et on évite l'éblouissement en plein soleil. Accessoirement, si un jour vous passez au vélo couché, les lunettes sont encore plus nécessaires, car la visière de la casquette ne fait d'ombre sur les yeux que pendant une très courte partie de la journée...
Sinon, pour une fois j'abonde dans le sens du troll non cycliste qui est intervenu dans ce fil : le manque d' entretien de la végétation en bord de chaussée restreint l'espace vital des cyclistes. Et il y a un autre type d'aménagement, dont l'Equipement a usé et abusé, et continue d'abuser, ce sont les "ilôts centraux". Pour empêcher les voitures de dépasser , au besoin à des vitesses excédant largement la vitesse limite autorisée, ils n'ont rien trouvé de mieux à faire que de les canaliser entre des bordures de béton, et cela rend impossible de dépasser un vélo en respectant la distance latérale de sécurité. C'est une source d'accidents graves hors agglomération, car quand ils sont lancés sur route, les conducteurs ne ralentissent pas suffisamment pour rester derrière un vélo.
Par contre, je réponds au troll cité plus haut que prétendre que c'est normal que les conducteurs n'attendent pas derrière un vélo parce qu'ils conduisent leur voiture, bus ou camion pour aller bosser, c'est juste indécent à l'égard de tous les cyclistes (de + en + nombreux, du moins dans les agglos urbaines où les distances s'y prêtent bien) qui n'utilisent pas leur vélo que pour les loisirs !!! Perso, j'ai été fauchée par une voiture 2 fois dans ma vie, les 2 fois l'automobiliste était 100% responsable et fautif (double infraction, dont non respect de priorité) , et les 2 fois, j'étais sur mon trajet domicile-travail. En vacances, pour limiter les risques, je me réfugie autant que possible sur des routes à faible circulation, ou je vais me promener dans des pays où les cyclistes sont mieux respectés, mais ça restreint le choix...
Enfin, si on prône le respect du Code pour les cyclistes, alors il faut aussi que les automobilistes pressés apprennent qu'un dépassement rasant est une infraction. De même que tourner à droite sans clignotant juste après avoir doublé un vélo. Et pourtant, j'en vois tous les jours...
Sinon, pour une fois j'abonde dans le sens du troll non cycliste qui est intervenu dans ce fil : le manque d' entretien de la végétation en bord de chaussée restreint l'espace vital des cyclistes. Et il y a un autre type d'aménagement, dont l'Equipement a usé et abusé, et continue d'abuser, ce sont les "ilôts centraux". Pour empêcher les voitures de dépasser , au besoin à des vitesses excédant largement la vitesse limite autorisée, ils n'ont rien trouvé de mieux à faire que de les canaliser entre des bordures de béton, et cela rend impossible de dépasser un vélo en respectant la distance latérale de sécurité. C'est une source d'accidents graves hors agglomération, car quand ils sont lancés sur route, les conducteurs ne ralentissent pas suffisamment pour rester derrière un vélo.
Votre manière de dénigrer quiconque n'est pas de ce que vous jugez, dans votre vision très "lutte des classes" des choses, de votre "camp" augure mal d'un débat apaisé en renvoie une image très partisane, très militante, très peu moderne en réalité.
Cette manière en outre de répondre à quelqu'un, non seulement en le dénigrant mais en masquant s'adressant à quelqu'un d'autre n'est pas non plus de la plus franche classe ; si je puis me permettre c'est même un peu dérangeant.
Par contre, je réponds au troll cité plus haut que prétendre que c'est normal que les conducteurs n'attendent pas derrière un vélo parce qu'ils conduisent leur voiture, bus ou camion pour aller bosser, c'est juste indécent à l'égard de tous les cyclistes (de + en + nombreux, du moins dans les agglos urbaines où les distances s'y prêtent bien) qui n'utilisent pas leur vélo que pour les loisirs !!!
Je pourrais vous demander ce que vous pensez de ces cyclistes qui injurient les piétons qui souhaitent traverser au passage protéger, qui les abreuvent d'insultes et ajoutent tous les gestes obscènes de leur connaissance ; je préférerais vous parler de mon expérience de ce matin :
Route bretonne, nuit, trafic d'un lundi matin (camions d'aliment pour bétail, semi-remorques, tracteurs, camionnettes) : un piéton, totalement vêtu de sombre, marchant sur le bord de la chaussée, car la berne est désormais végétalisée et marécageuse ; plus loin un cycliste, tout en noir, timide veilleuse rouge, heureusement.
Confier sa vie à un éclairage dont on n'est même pas certain qu'il fonctionne, est-ce bien sérieux ?
Qu'on ne vienne pas me dire qu'il risque sa peau et que c'est la sienne, et ensuite me faire des leçons de décence et de morale : ignorer que celle ou celui qui le percuterait, le blesserait, le tuerait, y laisserait aussi sa vie moralement, quelle suffisance.
Enfin, si on prône le respect du Code pour les cyclistes, alors il faut aussi que les automobilistes pressés apprennent qu'un dépassement rasant est une infraction. De même que tourner à droite sans clignotant juste après avoir doublé un vélo. Et pourtant, j'en vois tous les jours...
Si on fait des règles et qu'on les applique cela doit être à tous. Pas d'impunité des uns ou des autres, sinon on ne parvient à rien de sérieux, si ?
Il faut accepter l'idée aussi que les limitations à 80 ont accentué la fréquence des situations dangereuses ; il se peut que les cyclistes soient plus en danger qu'avant, beaucoup souhaitant éviter les à-coups, pour moins consommer, entre autres.
Aurons nous une "bataille de trolls" sur un sujet aussi important ? Dommage ...
Je sais que certaines de vos interventions passées ont déchainées des torrents de posts, mais vous méritez mieux...
Il convient sur ce sujet d'être plus pragmatique.
Vous avez raison de dire que les routes sont dangereuses, que les usagers motorisés ont parfois du mal, sans être pour autant des monstres, à faire tout ce qu'il faut pour passer, réglementairement, à 1,50 m d'un cycliste, alors qu'ils sont sur une route de 8 m à peine, que l'on y circule à double sens en continu et que l'on pilote un engin de plus de 3 m de large ....
J'ai souvent été frôlé par des automobilistes ... ils étaient la plupart du temps "de bonne foi", surpris en sortie de virage, trompés par un rétrécissement de chaussée comme celles qui se multiplient à chaque nouvel aménagement routier, ou par les nombreux aléas de la conduite (soleil contraire, temps sombre.) Leur conduite est, en fait, très ordinaire et beaucoup de cyclistes, lorsqu'ils passent derrière un volant, ne sont pas forcément plus exemplaires (dans la catégorie des dépassements scabreux que j'ai subi, certains l'étaient par des véhicules portant vélos ...) ...
En fait, plutôt que de chercher quel est (et qui est au cas présent) l'ennemi héréditaire, il faudrait au moins se mettre d'accord sur le fait qu'une route sûre, c'est une route suffisamment large pour inclure la petite bande de sécurité permettant d'éviter une collision en cas de besoin ... C'est aussi des aménagements routiers qui incluent systématiquement les "véhicules lents" .... Je ne me suis jamais autant senti en sécurité que dans les pays où les routes "neuves ou refaites" comprenaient systématiquement (normes européennes) une voie pour ces véhicules lents (pas seulement les vélos) : Grèce et Espagne ...
ça me rappelle un souhait que j'avais formulé sur un de mes "carnets" (boutade) - souhait que tout les décideurs (ex Equipement ou Bureaux d'études) soient obligés, dans le cadre de leur formation, d'effectuer un voyage itinérant en vélo de plusieurs semaines dans différents pays d'Europe ...
Bonne continuation à tous ..
La façon de certains ici de nommer "troll" tous ceux qui ne pensent pas comme eux et le postent pas dans la même branche du forum des contributions d'auto-satisfaction est un peu agaçante, mais je ne vais pas leur en vouloir pour cela.
En réalité certains département font de tels choix sous la pression de lobbies, de gens qui ont du temps pour l'associatif et la politique, en général des retraités, qui ont surtout comme objectif de faire un monde à leur convenance, en écartant d'un revers de main vertueux les contraintes des autres.
Ils mettent ainsi les gens, dont eux-mêmes, paradoxalement, en danger.
Leur militantisme pousse à des routes très rétrécies, à la suppression de petites bandes sur les bas-côtés avec des motivations affichées aussi écologiques que douteuses, à des lignes continues plus longues, voire des îlots centraux.
Michel
Aurons nous une "bataille de trolls" sur un sujet aussi important ? Dommage ...
Je sais que certaines de vos interventions passées ont déchainées des torrents de posts, mais vous méritez mieux...
Il convient sur ce sujet d'être plus pragmatique.
Vous avez raison de dire que les routes sont dangereuses, que les usagers motorisés ont parfois du mal, sans être pour autant des monstres, à faire tout ce qu'il faut pour passer, réglementairement, à 1,50 m d'un cycliste, alors qu'ils sont sur une route de 8 m à peine, que l'on y circule à double sens en continu et que l'on pilote un engin de plus de 3 m de large ....
J'ai souvent été frôlé par des automobilistes ... ils étaient la plupart du temps "de bonne foi", surpris en sortie de virage, trompés par un rétrécissement de chaussée comme celles qui se multiplient à chaque nouvel aménagement routier, ou par les nombreux aléas de la conduite (soleil contraire, temps sombre.) Leur conduite est, en fait, très ordinaire et beaucoup de cyclistes, lorsqu'ils passent derrière un volant, ne sont pas forcément plus exemplaires (dans la catégorie des dépassements scabreux que j'ai subi, certains l'étaient par des véhicules portant vélos ...) ...
En fait, plutôt que de chercher quel est (et qui est au cas présent) l'ennemi héréditaire, il faudrait au moins se mettre d'accord sur le fait qu'une route sûre, c'est une route suffisamment large pour inclure la petite bande de sécurité permettant d'éviter une collision en cas de besoin ... C'est aussi des aménagements routiers qui incluent systématiquement les "véhicules lents" .... Je ne me suis jamais autant senti en sécurité que dans les pays où les routes "neuves ou refaites" comprenaient systématiquement (normes européennes) une voie pour ces véhicules lents (pas seulement les vélos) : Grèce et Espagne ...
ça me rappelle un souhait que j'avais formulé sur un de mes "carnets" (boutade) - souhait que tout les décideurs (ex Equipement ou Bureaux d'études) soient obligés, dans le cadre de leur formation, d'effectuer un voyage itinérant en vélo de plusieurs semaines dans différents pays d'Europe ...
Bonne continuation à tous ..
[...] votre vision très "lutte des classes" des choses, [...] une image très partisane, très militante, très peu moderne en réalité.[...]
Je ne vois pas ce qu'il pourrait y avoir de "lutte des classes", de partisan et encore moins de moderne (ou de non moderne) dans le simple fait de dire que lorsqu'un automobiliste dépasse un vélo en enfreignant volontairement le code de la route, ou en tournant volontairement à droite pendant qu'il double sans clignotant un usager plus faible il risque de le tuer. C'est juste de la réalité, de la froide réalité, il y a des meurtriers sur la route, avec une arme par destination. Ils sont automobilistes, car la voiture mise entre les mains d'idiots ou de méchants (parfois les deux à la fois) devient plus sûrement une arme mortelle qu'un vélo. Tu ne verras jamais dans les journaux " Un cycliste ne respecte pas le code de la route et écrase un SUV en tuant sa conductrice. Il est condamné à 250 € d'amende.".
Tes réflexions sont typiques de quelqu'un qui ne veut absolument pas saisir le fond du problème (le code de la route est fait pour éviter la mort des usagers et doit donc imposer des règles très strictes à ceux qui peuvent en tuer d'autres car pilotant un engin de plus d'une tonne) et préfère ergoter sur des détails voire faire dans le syllogisme (celui qui a vu un cycliste faire une entorse au code justifierait alors son comportement illégal pouvant en tuer d'autres).
Bref, on parle ici de la vie des gens, tatra, pas de points de détails qui justifient beaucoup de tes interventions. Prends un vélo, va faire quelques km sur route et en ville, hors des réserves que sont les voies vertes ou certaines rares villes, et reviens nous donner ton avis. Là, tu auras un regard sur l'essentiel.
Pas de deuxième vague en Europe : https://tinyurl.com/y5ytqzej
Tu sais bien que tous les aménagements visant à rétrécir la largeur de la voie n'existent que parce qu'une voie large et dégagée déclenche chez certains le réflexe d'accélérer. Le problème c'est donc un comportement d'automobiliste (de certains, je précise) et ce sont les cyclistes qui en pâtissent. Ou en meurent.
Pourtant d'autres solutions que celles utilisées actuellement existent. La première est évidente, que le rétrécissement de voie soit fait pour contraindre celui qui risque de dépasser les limitations (le motorisé) mais pas celui qui les respecte (le cycliste). Et ce n'est pas en l'envoyant sur la bas côté, dans l'herbe comme le voudrait Tatra, qu'on le protège.
Pas de deuxième vague en Europe : https://tinyurl.com/y5ytqzej
Je ne vois pas ce qu'il pourrait y avoir de "lutte des classes", de partisan et encore moins de moderne (ou de non moderne) dans le simple fait de dire que lorsqu'un automobiliste dépasse un vélo en enfreignant volontairement le code de la route, ou en tournant volontairement à droite pendant qu'il double sans clignotant un usager plus faible il risque de le tuer. C'est juste de la réalité, de la froide réalité, il y a des meurtriers sur la route, avec une arme par destination.
En réalité vous ne faites penser aux trotskystes : une certaine rhétorique, une manière d'opposer les gens, une petite tendance à dénigrer, un mépris que l'on distille, un ennemi que l'on désigne et stigmatise, et un penchant caractérisé aux excès dans la façon de tirer les faits.
Il y a aussi ce discours très "communiste années 70" dans l'idée d'un sens de l'histoire, ou de l'évolution de la société, que vous déroulez.
Ils sont automobilistes, car la voiture mise entre les mains d'idiots ou de méchants (parfois les deux à la fois) devient plus sûrement une arme mortelle qu'un vélo. Tu ne verras jamais dans les journaux " Un cycliste ne respecte pas le code de la route et écrase un SUV en tuant sa conductrice. Il est condamné à 250 € d'amende.".
On ne peut pas raisonner ainsi.
Tes réflexions sont typiques de quelqu'un qui ne veut absolument pas saisir le fond du problème (le code de la route est fait pour éviter la mort des usagers et doit donc imposer des règles très strictes à ceux qui peuvent en tuer d'autres car pilotant un engin de plus d'une tonne) et préfère ergoter sur des détails voire faire dans le syllogisme (celui qui a vu un cycliste faire une entorse au code justifierait alors son comportement illégal pouvant en tuer d'autres).
Je ne justifie rien du tout.
Là il y a encore un exemple de ce que je te reproche plus haut, cette espèce de militantisme qui te conduit à toujours accuser et faire des procès d'intention.
Elles existent les règles et la plupart des gens font de leur mieux ; personne n'a envie de gâcher sa vie en tuant quelqu'un ; les cyclistes doivent aussi respecter les règles, et ce que je vois, de mes yeux, un peu en France mais encore plus ailleurs, en Allemagne par exemple, c'est un vrai incivisme des cyclistes, qui, ne risquant rien légalement, s'abstiennent de respecter les règles.
Et c'est choquant...
Tu n'as jamais un mot pour reconnaître que la route se partage, et les responsabilités aussi, ta vision manichéenne des choses fait même un peu peur, je n'aime pas les fanatismes.
Bref, on parle ici de la vie des gens, tatra, pas de points de détails qui justifient beaucoup de tes interventions. Prends un vélo, va faire quelques km sur route et en ville, hors des réserves que sont les voies vertes ou certaines rares villes, et reviens nous donner ton avis. Là, tu auras un regard sur l'essentiel.
J'ai fait assez de deux roues dans ma vie pour savoir ce que veut dire être frôlé par un camion, et je n'ai pas de leçon méprisante à recevoir.
Tu sais bien que tous les aménagements visant à rétrécir la largeur de la voie n'existent que parce qu'une voie large et dégagée déclenche chez certains le réflexe d'accélérer. Le problème c'est donc un comportement d'automobiliste (de certains, je précise) et ce sont les cyclistes qui en pâtissent. Ou en meurent.
Il faut juste reconnaître que certaines voies ne sont pas pour eux ; qu'on fasse une voie spéciale sur un des côtés, ou qu'on interdise la voie aux cyclistes.
Pourtant d'autres solutions que celles utilisées actuellement existent. La première est évidente, que le rétrécissement de voie soit fait pour contraindre celui qui risque de dépasser les limitations (le motorisé) mais pas celui qui les respecte (le cycliste). Et ce n'est pas en l'envoyant sur la bas côté, dans l'herbe comme le voudrait Tatra, qu'on le protège.
Tu es obsédé par la notion de vitesse au détriment des nombreux autres facteurs.
Je veux juste que le cycliste ou le piéton, ou n'importe quoi "puisse" trouver refuge sur le bas-côté ; c'est trop demander ?
Bonjour tout le monde,
Je lance cette discussion pour évoquer un aspect douloureux de notre pratique cycliste qui est le risque d'accident.
Prés de 200 cyclistes ont trouvé la mort sur la route en 2018, dans la plus part des cas cela résulte d'une "rencontre" avec une automobile ou un poids lourd.
Il est évident , tout cycliste le constate, que le comportement des automobiliste est parfois (souvent ?) la cause de ces accidents mais nous cyclos nous pouvons contribuer à diminuer le nombre d'accidents.
Comment ?
- Nous rendre plus visible:
Rouler avec au moins un haut visible, fluo
Adopter un feu de jour clignotant à l'arrière , voire à l'avant
choisir des couleurs voyantes pour nos sacoches
- Apprendre à bien nous comporter sur la route
éviter de rouler à plusieurs de front
utiliser les bandes et pistes cyclables quand elles existent
Ne pas rouler à droite dans les ronds points
respecter le code de la route (s'arrêter au feu rouge !)
Ce sont quelques pistes pour ouvrir le débat...
Je m'auto cite pour recentrer le débat (tenter) après cette dérive habituelle : automobilistes contre cycliste.
La route est ouverte à tous les usagers (sauf autoroutes évidement), la seule question qui est posée est comment faire cohabiter tout ce monde avec le maximum de sécurité .
A part quelques exceptions tous les contributeurs cyclistes de ce Theme sont tantôt automobilistes, tantôt cyclistes.
Je constate comme tous que certains aménagements routiers comme les ilots au centre de la chaussée sont dangereux pour les cyclistes mais s'ils ont été installés c'est parce qu'un certain nombre d'automobilistes ne sont pas capable de respecter une ligne continue. Parce que quelques uns ont un comportement irresponsable on met en danger des cyclistes qui n'y sont pour rien , ça c'est la réalité.
Bien sur que quand cela est possible, lors de la réfection d'une route par exemple, élargir un peu la chaussée au dela de la bande pointillée qui en délimite l'extérieur est bonne chose pour les cyclistes, elle est au pire un échappatoire en cas de danger .
A propos de ces bandes cyclables , un certain nombre d'automobilistes, ceux qui ne font pas de vélo, pestent contre les cyclistes qui ne roulent pas assez prés du bord , s'ils roulaient de temps en temps à vélo ils sauraient qu'elles sont souvent pleines de bouts de verres.
Nous qui voyageons à vélo , a travers l'Europe et parfois le monde , nous constatons que le comportement des usagers de la route n'est pas partout le meme. Je citerais 2 exemples :
- En Italie ou j'empruntais un bout de route très fréquentée et pas très large sur 40km . Pas un camion, pas une voiture ne m'a serré ou m'a mis en danger se rabattant , quand il n'était pas possible de me doubler ils attendaient de pouvoir le faire en toute sécurité.
- En Hongrie , dans les mêmes conditions j'ai cru mourir cent fois !
Je me trompe peut etre mais je met ça sur le compte de la pratique très répandue du cyclisme en Italie et de l'amour des transalpins pour ce sport contrairement à la Hongrie qui n'a aucune culture cycliste.
La je rejoins 8xc lorsqu'il écrit que chaque automobiliste devrait faire l'expérience du vélo pour mieux appréhender les dangers.
J'ai par le passé eu l'occasion de rencontrer des décideurs politiques sur le sujet de la sécurité sur la route et de la cohabitation vélo/voiture. Nous étions a l'époque acteurs d'une association de cyclistes (pas des intégristes du vélo, juste de gens qui pensaient que moyennant quelques aménagements on pouvait developper ce moyen de transport comme cela existe dans d'autres pays).
j'ai été frappé de constater que la plupart des élus municipaux et des responsables de la voirie méconnaissaient complètement les problématiques liées au vélo. Nous étions pourtant dans une commune qui affichait des intentions écologiques et qui plus est avait voté un plan de développement du vélo.
Nous nous sommes souvent heurté lors de nos rencontres avec eux à propos d'aménagements mais pensés alors que nous avions fait des propositions ne coutant pas plus cher. Je prends un exemple: la construction d'une piste cyclable sur un trottoir large dans une zone urbaine , a chaque traversée de rue le cycliste était confronté à une différence de niveau entre la route qu'il devait traverser et la piste cyclable, en quoi cela était ce un probleme de mettre. les 2 au meme niveau et éviter ainsi cette petite bordure de trottoir dangereuse et inutile ?
He bien pour faire comprendre une chose aussi simple ça pris du temps incroyable, pourquoi ? parce que ces gens n'ont jamais fait de vélo et ne voient pas l'intérêt de consulter les usagers.
Autre exemple, lorsque nous avons demandé à qu'un parc à vélo soit construit devant l'aérogare , le maire nous a rit au nez nous expliquant que les usagers de l'aéroport n'y viendrait jamais à vélo, aujourd'hui que cet équipement existe ce sont des dizaines de vélos qui y sont stationnés.
Ce ne sont que quelques exemples.
En tant que cycliste nous pouvons par notre comportement limiter les risques.
- porter des vêtements voyants
- utiliser des feux de jour
- nous équiper de rétroviseurs (on en fait de tout petits)
- porter un casque
Et bien sur respecter le code de la route et les autres usagers.
Désolé Michel , moi je voulais juste attirer l'attention sur les dangers qui nous guettent sur la route et échanger sur ce qui pouvait les limiter.
Ce n'est guère à toi de t'excuser, d'autant que le sujet est important et vaste ....
et que l'aménagement des voies est, justement, souvent le jouet d'attitudes "partisanes" ou de luttes d'intérêts entre catégories d'usagers, auxquelles s'ajoutent les contraintes budgétaires et une médiocre rigueur dans l'exécution des travaux.....
Entre la lutte des associations de piétons pour nous écarter des trottoirs (c'est parfois indispensable, mais pas quand ceux ci font 3,50 m de large) contrairement à d'autres pays (en Italie ou en Suisse par exemple, ça se passe bien et c'est "sécure" ...)
- les voies cyclables impossibles à prendre ou à reprendre en marche normale parce que l'entreprise a laisser une arête de 2/3 cm entre la route et la piste cyclable
- les ilots ou rond points qui sont certes doublés d'un trottoir ou d'une piste possiblement cyclable, mais que celle ci est en terre ou en cailloux, impossible à prendre ou utiliser par les cyclistes
- beaucoup d'autres "aménagements" qui sont là pour "forcer" les bagnoles à ralentir : "gendarmes couchés" obèses, rétrécissements de voies ... et un "tout coercitif" qui ne responsabilise pas vraiment les individus, ni, d'ailleurs les gendarmes ...
En deux mots, sur le réseau routier, beaucoup d'argent a été investi depuis quelques années... mais sans gain pour la sécurité des cyclistes (ni d'ailleurs d'autres usagers - exemple des surlargeurs : l'une d'elle m'a sauvé la vie, comme automobiliste, pour m'avoir permis d'éviter le c...d d'en face qui doublait sans en avoir la place ) ...
En un mot, il manque juste un peu d'intelligence et de bon sens à nos "aménageurs" ... c'est pas gagné
Non, les vélos sur les trottoirs, cela ne se passe pas toujours très bien en Suisse... surtout, et on n'en parle pas ici, lorsqu'il s'agit de vélos électriques fonçant littéralement sur les piétons.
Et maintenant, cerise sur le gâteau, on nous sort ceci :
https://www.rts.ch/info/suisse/10986261-les-enfants-pourraient-etre-autorises-a-rouler-a-velo-sur-les-trottoirs.html
Sans compter les rues à sens unique où un marquage jaune cycliste est instauré à contresens, très dangereux pour les cyclistes et même pour les piétons qui traversent...
Quant au respect des feux rouges par les cyclistes, on est dans le voeu pieux; moi, j'en viens même à m'étonner quand l'un d'entre eux s'arrête !
Bonjour Pat sécurité à vélo vaste sujet qui nous concerne les voyageurs à vélo. Je n'ai pas lu toutes les interventions alors j'espère que les lecteurs m'excuseront des redites possibles. Tu as donné quelques points majeurs en finale de ton dernier message:
Bien être vu: une étude récente a montré que dans un tiers des accidents entre un vélo et une voiture, le conducteur de cette dernière n'avait même pas vu le cycliste. Donc mettre des habits flashy, et des sacoches très voyantes et si l'on a à mettre un sac sur les sacoches arrières, genre north face jaune c'est pas plus mal.Alors que l'on voit encore beaucoup de cyclistes en habits sombres. J'ai même rajouté des flammes de chantier côté route sur sacoches avant et arrière.
Lumières, effectivement j'ai vu hier un cycliste qui avait une petite lampe sous sa selle, grosse puissance genre stroboscope. Mais malheureusement on voit encore des cyclistes à la tombée de la nuit, voire en pleine nuit (en ville) sans lumière.
Le rétro, pour moi c'est un outil totalement indispensable, en particulier lorsqu'un véhicule vient en face je garde le regard sur mon rétro prêt à céder la place, car c'est là le plus dangereux, l'automobiliste qui arrive derrière et qui sans freiner sert pour croiser le véhicule en face.
Et je dois dire qu'avec mon expérience de cycliste parmi la vingtaine de pays que j'ai traversés la France est, sinon le pire, l'un des pires pour la proportion d'automobilistes qui ne respectent pas la distance de sécurité, qui est si je ne me trompe pas de 1,5 m.
Les pistes cyclables recèlent aussi des pièges, barrières d'arrêt au passage de route, perte de vigilance car on se croit à l'abri d'un accident.....
Avant de voir une modification du comportement des automobilistes il vaut mieux penser aux mesures de survie. D'ailleurs même en voiture cela est valable, visibilité réduite en virage en voiture j'ai tendance à tomber bien en dessous de la vitesse autorisée, et durant ces dernières années cela m'a évité 3 chocs frontaux avec des véhicules qui doublaient sans visibilité.
Luc
On est bien d'accord que les cyclistes sur les trottoirs, ça ne se conçoit que si ces derniers sont suffisamment larges ... et moyennant un possible matérialisation au sol d'une bande cyclable .... Ma réflexion visait une affaire à mon sens malheureuse (Strasbourg) où une association avait obtenu la neutralisation d'une bande cyclable sur un trottoir de plusieurs mètres de large .... Celà dit, la cohabitation piétons-vélos, comme autos-vélos dépendra toujours d'un niveau correct de savoir vivre (dommage qu'en Suisse comme en France, ça disparaisse ...)