Une semaine en hiver à Lanzarote (randonnées et visites)
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Perle noire des Canaries, Lanzarote offre un climat doux et de magnifiques panoramas : des coulées de lave figées d'où émergent des volcans par centaines en passant par les vignobles atypiques, les sentiers de randonnées nous conduisent à travers des paysages variés et époustouflants. L'austérité de cette île, imposée par la nature en fait un véritable joyau.

C'est au coeur de l'hiver, loin de la grisaille, que nous avons décidé de visiter cette petite île des Canaries. Une belle surprise ensoleillée. Un gros coup de coeur pour la variété des paysages.

Je vous propose 3 randonnées que nous avons particulièrement appréciées.
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SO Sokomano Veteran ·
La Corona (au nord de l'île)

Il a plu le jour de notre arrivée mais d’après la météo, nous pouvons parier sur une amélioration aujourd’hui. Nous partons à la découverte du nord de l’île dans le massif de Famara qui forme la péninsule septentrionale de Lanzarote. La route traverse quelques villages et serpente au milieu des vastes campagnes verdoyantes avant de monter au Mirador de Haría puis de descendre sur la vallée aux mille palmiers.

Avec ses 609 mètres d’altitude, la silhouette du volcan La Corona domine les alentours. Profond de 200 mètres, son cratère égueulé a émis de multiples coulées basaltiques dans les temps récents. Cette zone est connue sous le nom de Malpaís de La Corona, une vaste zone de lave colonisée par quelques variétés d’euphorbes et de succulentes, rares plantes capables de supporter le fort ensoleillement et le stress hydrique. A proximité de l’église de Ye, charmant petit village, débute un sentier qui mène vers le volcan. Nous laissons derrière nous l'architecture traditionnelle de Ye, avec ses maisons blanches aux volets verts et montons la pente douce. Un kilomètre plus loin, nous arrivons où le bord du cratère est le plus bas et découvrons une imposante cavité composée de scories rouges. La suite de la balade est moins évidente. Nous redescendons le flanc du volcan vers l’est en longeant un mur de pierres sèches. Puis, avant d’atteindre un grillage, nous tournons à droite et traversons un vignoble. Plus loin, nous retrouvons un joli sentier étroit à flanc de montagne et débouchons sur une piste que nous suivons sur quelques centaines de mètres. Après avoir atteint deux citernes, nous quittons la piste et coupons à travers champ afin de rejoindre la route qui mène à Ye. Nous remontons la route pendant quelques minutes jusqu'à atteindre le « Camino de Guatifay ». Le chemin mène vers un superbe point de vue où les hautes falaises de Famara surplombent la mer de plus de 400 mètres. Nous avons une vue imprenable sur l’île de La Graciosa. Le bleu intense du chenal contraste avec les couleurs chaudes de cette petite île volcanique. Le paysage est tellement beau et apaisant que nous y resterions un long moment profitant du soleil qui a fait son apparition.









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SO Sokomano Veteran ·
Caldera Blanca

C’est sans doute la plus populaire des randonnées à réaliser pour ceux qui souhaitent effectuer l'ascension d'un volcan. Loin d’être le volcan le plus emblématique de l’île, Caldera Blanca offre un très bon point de vue sur les montagnes de feu du parc Timanfaya. Avec ses voisins Montaña Caldereta et Risco Quebrado, ils forment des îles surplombant la mer de lave formée lors des éruptions historiques de 1730 à 1736.

En commençant la balade par l’ouest, nous évitons une longue marche d’approche depuis Mancha Blanca. La piste que nous suivons pour atteindre notre point de départ est facilement carrossable, c'est uniquement sur les derniers hectomètres que qu’elle devient moins roulante. De Mancha Blanca, prendre la direction nord-ouest vers la Montaña de Tenezar puis plein ouest vers les plages de Las Malvas et de la Madera. On prend ensuite deux fois à gauche pour se rapprocher au maximum du volcan. Nous garons donc notre véhicule à un petit kilomètre du pied de volcan, à proximité des Casas del Islote. En suivant la piste, nous atteignons rapidement le champ de lave témoin de la grande activité volcanique du 18e siècle et prenons à droite un chemin qui monte vers le sommet. L’ascension est très courte puisqu’on accède ici au point le plus bas des lèvres du cratère. En haut, on est happé par l’immensité du cratère, un cercle quasi parfait d’un kilomètre de diamètre avec des falaises abruptes impressionnantes. Perdues au fond de ce surprenant phénomène géologique, quelques chèvres y paissent sereinement. L’ascension vers le sommet du volcan (460 mètres) ne pose aucun problème malgré la vue vertigineuse sur le creux du cratère d'un côté et le champ de lave de l'autre côté. Au sommet, on profite d'une magnifique vue à 360 degrés sur les autres volcans de l’île. On distingue bien au pied du volcan les islotes, les zones encore cultivables épargnées par les coulées de lave. Nous continuons et redescendons finalement par un chemin situé au nord-ouest, faisant face à l'océan.









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SO Sokomano Veteran ·
Pico Partido

Frustré de ne pouvoir marcher dans le parc de Timanfaya, je pars à la recherche d’un terrain d’aventure à proximité du parc. Je m’arrête au bord de la route LZ-67 à l’un des rares endroits possible, à deux pas de la Montaña Tíngafa. Il y a la place pour deux ou trois voitures à peine. De l’autre coté de la route, s’engage un sentier en direction du Pico Partido que j’avais repéré depuis la Caldera Blanca. En fait, le chemin est une ancienne coulée de lave qui s'est solidifiée en formant un tube volcanique blanchâtre visible au loin. En suivant le tube, j’atteins La Cazoleta, un ancien lac de lave rempli de dalles fissurées. Je rattrape alors un sentier qui contourne le cratère par la droite et continue vers le sommet du volcan. Les traces de pas se font plus rares lorsque j’arrive au bord d’un second cratère, beaucoup plus petit. Il faut ruser, pénétrer par un éboulis instable, pour toucher les entrailles de la terre. Le terrain est scabreux et on progresse au ralenti alternant entre gouffres et amas de roches volcaniques tranchantes empilées dans le plus grand désordre. Dans cet univers de mort, la flore n’a pas encore repris ses droits. Seuls quelques lichens sont parvenus à recoloniser l’endroit. Je poursuis mon exploration dans un silence de cathédrale étrangement apaisant, traverse un troisième cratère et ressors finalement du volcan en grimpant de l’autre côté. Je reste un long moment au sommet et me fais petit devant ces paysages de feu qui rappellent la puissance de la nature. Je continue ma progression, descends du volcan en direction du prochain cône, la Montaña del Señalo. Le flanc sud du Pico Partido est formé de lapilli rouge et à chaque pas, je fais le plein de graviers pointus dans les chaussures. C’est là, que je trouve de jolies pierres vertes par dizaines, des olivines. Comme à mon habitude, je ramasse les plus beaux spécimens. Bientôt mes poches en sont remplies. Le soir j’en compterais pas moins d’une vingtaine. Je grimpe les pentes douces et j’arrive sur la crête sommitale du volcan El Señalo, le point le plus haut de la journée (516 mètres). Encore un arrêt photo ; à gauche, un cratère imposant et à droite la vue se perd sur les autres volcans du parc qui restent inaccessibles à pieds. Je poursuis vers l’est et descends dans un terrain devenu instable. Entre coulées de lave pétrifiée et cheminées éteintes, j’ai du mal à trouver un chemin direct mais je parviens finalement sans problème au dernier cratère de la journée, La Caldera de la Rilla qui est déjà en partie dans l’ombre. Dernière pause photo avant le retour vers la voiture en sens inverse.









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KA Kankun ·
Superbes photos, merci pour ton compte rendu. On est vraiment dans un autre monde aux Canaries, particulièrement ta partie sur le Pico Partido, on est sur une autre planète ?

Tu logeais où si c'est pas indiscret ? Le temps était ensoleillé tout le séjour à cette période ?
SO Sokomano Veteran ·
Je préfère ne pas parler du logement car nous avons été déçu. Cependant, l'île est suffisamment petite pour pouvoir faire le tour dans la journée. Oui en Décembre, nous avons eu du beau temps. Ensoleillé tous les jours. Quelques averses c'est tout.
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SO Sokomano Veteran ·
Quelques photos supplémentaires prises durant le séjour.















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CA Cassius Veteran ·
les chèvres de la caldera blanca César Manrique.
gerard

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