Nuit très spéciale sur le Kilimandjaro!
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Bonjour !

Voici le récit de mon ascension du Kilimandjaro.

Je retrace précisément l'étape finale jusqu'au sommet. Cette nuit là, la météo était particulièrement difficile...

Il est 18 H 30. Nous sommes à Barafut Hut, à 4600 mètres d'altitude, dernier campement avant l'ascension finale du Kilimanjaro. Nous avons terminé le repas ... Pour manger, nous nous réunissions chaque soir du trek dans une tente mess bien trop petite. Nous étions 15 . Seules 12 personnes entraient correctement. Alors, il fallait se tasser, trouver différentes positions, s'asseoir en quinconce. La nourriture a toujours été bonne. Ce soir là, à 4600 mètres, c'était plutôt quelconque. Beaucoup de pâtes ...trop cuites ! Mais, pour attaquer le Kili, pour un effort trés soutenu, pourquoi pas ?!? Nous sommes déjà tous emmitouflés, engoncés ! Rama, notre guide, " légèrement " francophone, nous annonce les consignes pour l'ascension finale. Le réveil sera à 22h30. Nous sommes tous surpris. Nous nous attendions plutôt à 1h00 du matin. Mais, bon ! Rama nous explique qu'il faudra au moins 7 heures de marche pour atteindre le sommet ! De 4600 à 5895 mètres d'altitude, il faut sûrement cela car le souffle est court. Il insiste sur le fait que nous formerons qu'un seul groupe. lui derrière, et Anthony le deuxième guide officiel anglophone, à la tête. Rama souligne qu'il faudra mettre absolument toutes nos fringues, se couvrir le maximum possible... Chacun retourne donc à sa tente. La nuit va être très courte. Installé dans ma tente, j'ai peur qu'elle s'arrache ou qu'elle s'envole. Ca bouge énormément, le vent souffle très fort ! La tente est pourtant bien lestée par de grosses pierres. Je ne m'endors pas ! Le vent fait un vacarme si assourdissant ! Je vois toutes les heures passer... Et, c'est déjà le réveil à 22h30 !!! Après avoir enfilé toutes les couches possibles de vêtements contre le froid, je m'extirpe de ma tente. Ca souffle terriblement, c'est glacial ! Je rejoins la tente mess en contrebas, en slalomant à travers les gros blocs de roches. Le groupe se compose... Jacques, l'enseignant de Bagnères de Bigorre est déjà tout paniqué... Il me dit : " tu te rends compte, c'est impossible, l'ascension est annulée avec un vent pareil, on ne peut pas monter ! J'ai déjà eu une mauvaise expérience il y a 20 ans, avec ma femme en pleine montagne. Accidentée, emportée par le vent, on ne l'a jamais revue !!! " Bref, on se réunit dans la tente mess pour se restaurer, avant d'affronter la montée au Kili, qui aura bien lieu. Rama et Anthony confirment l'ascension. Ils sont zen. Il n'y a pas de problème. Tout le monde est prêt, on sort de la tente. Mais, où sont donc passés Jean Louis et Hervé ? Ils ont raté le réveil de 22h30 ! Rama les réveille. Frigorifiés, nous attendons dans le vent ! Il est 23h30. Ca y est ! C'est parti ! La marche commence... Nous progressons lentement, très lentement, il faut s'économiser. Anthony impose le rythme. Rama reste à la queue. La respiration est très importante : " One step, one breath " (un pas, un souffle). Au camp précédent un groupe d'allemands (médecins), étudiant les effets de l'altitude sur le corps humain, nous l'avait bien expliqué. Ce jour là, au camp de Barranco, à 3950 mètres, Gérard avait dû nous quitter, il faisait partie du groupe. Ce marathonien d'une cinquantaine d'année avait souffert du mal des montagnes. C'était un jour d'acclimatation de Shira Hut à Barranco Hut, avec un passage à 4500 mètres à Lava Tower. Ce jour a failli lui être fatal. Vomissant à 4500 mètres, il redescendit à Barranco dans un état déplorable, comme un zombie... Epuisé, il se reposa sous la tente, à l'arrivée. Les allemands, voisins de notre campement, l'auscultèrent. Ils avaient tout le matériel de mesure... Gérard, le malheureux, commençait à avoir de l'eau dans les poumons ! Peut-être un début d'embolie pulmonaire ... Il fallait redescendre absolument . C'était le seul remède. Gérard redescendit le lendemain matin avec un porteur qui s'appelle " Iao Bou ". Facile à retenir...Gérard ira au bout. Donc, le rythme de la marche restera le même. Trois pas très lents, puis un arrêt. C'est saccadé et régulier à la fois. La pente est raide, le terrain instable, et le vent glacial nous balaye de plus en plus... Fatigant ! Je lutte et je regarde ma montre... Le temps ne passe pas... Le temps ne passe plus... Se serait-il arrêté ? Le froid transperce les vêtements. Je marche... Nous marchons comme des automates. Je regarde machinalement les pas de la personne devant moi. Il n'y a rien d'autre à faire. Avancer pour le mieux. Parfois, nous mettons les mains pour se hisser entre des rochers... Nous montons en silence ! Il faut pleinement respirer ! Jean-louis, le psychologue, ne pousse plus son cri de guerre : " Alleeeeeeeez !!!!!! " Son cri si particulier, pour "booster" le rythme africain ! Chacun se concentre... le froid s'intensifie, je resserre ma cagoule pour me protéger le visage au maximum, mais ça ne suffit pas ! J'enlève les gants et j'enfile des moufles à la place. Il est minuit trente, et se sera le premier arrêt. Peut-être cinq minutes, pas plus ! Et il faut repartir ! La montée est interminable, je m'endors pratiquement debout. Mon souffle va, par contre, plutôt bien, malgré l'altitude d'environ 5000 mètres... je vacille, mes pas sont imprécis... Il est deux heures du matin et ma frontale s"éteint soudainement. Les piles neuves à 23h00, n'ont pas supporté le froid. Je fouille dans mon sac pour retrouver des piles de rechange... Mais impossible ! Je ne les retrouve pas ! Jean-Louis, le psychologue, m'indique qu'il faut faire vite et ne pas perdre de temps... Bref, Rama me prête sa vieille lampe torche finalement. Elle éclaire mal, mais c'est toujours ça. C'est reparti ! Il est seulement 2h30 du matin et j'attends avec impatience le soleil. le temps s'est comme figé... La nuit est si longue qu'elle nous endort... Le vent glacial nous épuise tous ! Aucune zone abritée ! Nous sommes dans des éboulis, sur un vallon très raide, et rien n'arrête le vent... Derrière, une partie du groupe a déjà abandonné. Le mal de l'altitude a fait des ravages sur les organismes. Vers 3h00, je vois redescendre à toute allure le guide Anthony avec Renaud et Cécile (2 jeunes avocats de Paris). Renaud ne tient plus debout, il est porté par Anthony... Les images de ce moment sont furtives. je me souviens juste que Renaud a le regard ailleurs, il semble inconscient ! La marche continue cependant... Sur un vague sentier toujours raide. Vers 4h00, je suis K.O. Je demande une pause... Mes souvenirs restent flous, mais Anthony est à nouveau en tête du groupe. Nous sommes apparement plus que six avec le guide. Anthony est donc à nouveau là. A t-il redescendu Renaud rapidement puis récupéré notre groupe ? Je n'ai rien vu, mais c'est ce qu'il s'est visiblement passé. Pour la pause, Anthony recherche un endroit à l'abri du vent violent. C'est difficile, il y a très peu de recoins, de gros rochers. Mais, c'est trouvé ! Je m'asseois. Je n'ai plus de force. Je demande 5 minutes d'arrêt. je mange un peu, mes jambes tremblent fortement... La position assise reste encore plus fatigante que debout. Très rapidement, Anthony et le petit groupe décident de repartir. Je reste sur place, je n'arrive plus à avancer. Je me retrouve donc sans guide ! A quelques mètres de moi, en contrebas, un mec est assis au bord du sentier. Il se repose... Il sort sa couverture de survie... Je pense que c'est Henri, le fils de Jacques (les 2 de Bagnères de Bigorre de notre groupe). Je lui demande : " Il n'est pas là ton père ? " Il faut dire qu'ils marchaient toujours ensemble... Il me répond : " Mon père ?!? je ne suis pas venu avec mon père, je suis avec un ami. " C'était un autre français que je confondais avec Henri. Je suis seul à présent. Je me refroidis. Je me dis qu'il faut bouger. Mais, descendre ou monter ? la descente me semble trop risquée... La montée serait la solution pour me réchauffer... Mais, seul ? C'est dangereux aussi. Je réfléchis......... Plusieurs cordées passent devant moi et j'interpelle finalement un groupe d'américains. Très sympas, ils me proposent de les suivre. Leur guide tanzanien me dit qu'il reste environ 1h30 jusqu'au cratère sommital. Ca me semble possible même si je me sens faible. Je persiste et je les suis. La marche est lente, je tiens leur rythme... Une américaine me dit quelques mots en français. Je me réchauffe. Nous cheminons en zig-zag. Le ciel s'éclaircit. On commence à distinguer la lueur du jour... La nuit était si longue ! Le vent se calme ! Ca y est ! Voici le lever du soleil avec le Mawenzi en toile de fond. Grandiose !!! La silhouette déchiquetée du Mawenzi tranche sur un fond rouge orangé. A l'horizon, on peut remarquer l'arc de la terre. C'est immense ! La ligne de crête apparaît. Il ne reste que quelques pas, que quelques mètres... Sur le côté gauche, on découvre de magnifiques séracs en étages... Leur couleur change, varie du rouge à l'orange... Nous marchons sur un terrain lunaire, nos ombres sont encore grandes. Le sol est couleur ocre. Les tous derniers mètres avant le rebord du cratère et nous admirons, juste à nos pieds, des pénitents de glace, mini stalagmites de glace. Superbes !!! Nous y sommes. Les américains se serrent la main. Le sommet immense impressionne. Vers la gauche, la ligne de crête enneigée se prolonge jusque Uhuru Peak, point culminant à 5895 mètres, le toit de l'Afrique. En face, on peut distinguer un glacier ou plutôt des séracs en forme de cubes, posés à plat. Soudain ! Mon guide Anthony apparaît. Un peu comme un fantôme ! Je quitte les américains, et je monte vers Uhuru Peak, avec Anthony. On se parle en anglais... Un peu... Je ne lui demande même pas pourquoi m'a t-il laissé dans la pente, seul, en pleine nuit ?!?!? Il faut 45 minutes pour rejoindre Uhuru Peak. La neige est plus ou moins gelée, les bâtons servent bien... Le chemin est facile, quelques bosses, mais il n'y a plus de pente raide. Je me sens léger, j'ai comme une sensation de flottement. Le soleil chauffe, il fait presque bon ! la marche devient facile, je souffle sans problème aussi. Je fais quelques photos de l'immense barre de séracs sur ma gauche : Du grand spectacle ! Nous arrivons au sommet. Il est 8h00 du matin. Anthony me félicite, je reste dans un état second, un peu insensible... Je réalise difficilement que je suis arrivé. Je suis bien. Je respire facilement. Tout me semble léger ! Je suis pourtant à presque 6000 mètres d'altitude ! Comme dirait l'éminent docteur Furst (pourtant si alarmiste): " Le Kilimandjaro !!! C'est les Vosges en plus haut !"

Voilà ! Cette montagne n'est pas difficile techniquement (uniquement de la marche). Même si c'est le coeur de l'Afrique, les conditions climatiques et l'altitude combinées peuvent réellement faire tout changer !

J'avais écrit mon texte juste à la fin de mon voyage, à chaud ! Mes impressions étaient tellement fortes.
Régis
CR Croce31 Regular ·
Magnifique, quelle aventure ! Félicitation ! Aurais tu quelques photos pour montrer? :) Ca à l'air tellement beau quand c'est raconté 😉
RE Registoubkal Veteran ·
Salut Dimitri !

Merci pour les compliments !

Malheureusement, je n'ai pas de photos. Il faut que tu imagines... J'avais fait quelques photos mais ce n'était pas du numérique. Je ne peux pas les "transférer" sur l'ordi. Je suis ravi d'avoir réussi à te faire passer mes impressions !😏
Régis
CR Croce31 Regular ·
D'accord. Je croyais mais merci quand même pour ce fabuleux récit🙂
GN Gnou75 Veteran ·
J'ai bien aimé aussi :-)

bravo en tout cas, ça a pas l'air évident!

Pour les photos, un scan et c'est réglé! nan mé! je veux aussi!
Road Trip US 2010 : https://voyageforum.com/voyage/etats-unis_l_ouest_americain_c_est_vraiment_bien_D3479087/ Japon 2009 : https://voyageforum.com/v.f?post=3035255;#3035255 Road Trip US 2009 : https://voyageforum.com/v.f?post=2516242;#2516242
CO Colybri Regular ·
Bonjour Régistoubkal,

Merci également pour ce récit aussi vivant. Ton témoignage est rare, et précieux. En tout cas, félicitations ! On lit souvent que la détermination fait la différence lors de l'ascension du Kili. Y'a plus aucun doute en te lisant !

Juste un petit renseignement, car ton récit a provoqué en moi un fou rire très agréable : qui est ce Docteur Fürst ? Pour marcher dans les Vosges et alentours plus d'un tiers de mes week-end par an, je me suis tout à coup vue comme une randonneuse intrépide et aventurière !

Bon allez ! J'y retourne, pour une deuxième lecture !

Joss

Les photos que tu décris si bien, c'est vraiment pas possible ?
There is no way to happiness, happiness is the way
SO Sokomano Veteran ·
Très bon texte, j'étais à fond dedans. Au fait, on marche sur la neige à quelle altitude? Je pensais qu'il n'y avait plus de neige sur le kilimandjaro (ou très peu).
Mes randos et voyages : http://www.alidade.eu
RE Registoubkal Veteran ·
Salut !

Merci pour l'appréciation !

On marche encore sur la neige en faisant l'ascension du Kili. Mais, par la voie Machame, c'est seulement à l'arrivée sur le bord du cratère. Tout le reste de l'ascension, c'est sec ! Donc, il y a environ une petite heure de marche sur la neige... Ca monte pratiquement plus, c'est juste quelques bosses sommitales. Par contre, il reste (encore pour l'instant) du glacier qui redescend sur les flancs du Kilimandjaro. Je pense jusqu'à 5500 mètres, pas en dessous !

Il paraît que ça fond à vitesse grand V ! Les spécialistes l'affirment ! Curieusement, j'en avais parlé à mon guide (de ce réchauffement, de cette fonte). Il n'était même pas au courant et ne me croyait guère !
Régis
GE Geli Veteran ·
Merci Régis de ce cadeau ! n'ayant rien d'une telle aventurière, ma respiration se cale presque sur la tienne et les mots me manquent pour décrire les images qui me viennent en te lisant.

En mémoire "les neiges du Kilimandjaro", quelle autre mélodie pourrait accompagner ce si beau récit ?

Geli 😉
ET Etchelecou Regular ·
Il n'y a qu'à chaud qu'on peut écrire ainsi. Superbe !... Ce serait bien que tu puisses mettre une photo ou deux montrant le sommet et le cratère pour pouvoir comparer l'enneigement. J'y suis monté il y a quelques années, et il ne restait plus grand chose seulement des gros wagons de neige versant sud que l'on voyait en longeant la crête du cratère pour joindre le point sommital. AE
André Etchelecou http://ddvagabondages.fr
DO Dolma Globetrotter ·
Un récit d'une grimpée qui a le mérite de nous faire souffrir avec toi : nous retenons notre souffle pendant que toi et les autres faites en sorte de le maitriser !

Un grand moment de lecture et en ce qui me concerne pas besoin de photos, je visualise parfaitement par tes mots 🙂 !

Merciii

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
BI Bigoodi Veteran ·
Superbe récit, c'est comme si on y était avec toi ! ...et je vois que je ne suis pas la seule à ne pas être passée au numérique 😉 heureusement il y a google image Est ce que celle ci est représentative de ce que tu a pu admirer en haut ? http://sd-1.archive-host.com/membres/up/882106186/zoomterre/zoom9/KILImand3.jpg

Vu ton profil, je vois que tu avais de l'entrainement, parmi le groupe arrivé au sommet avec toi, y avait il aussi des non sportifs ?

Merci et à bientôt !
Quelques sites que j'aime bien en ce moment : http://www.photoslareunion.com/pdj/la-photo-du-jour.html http://6milliardsdautres.org http://www.marcvella.com http://ccarautourdumonde.free.fr/index.html http://www.voyagecast.ch
RE Registoubkal Veteran ·
Je te remercie déjà pour les renseignements concernant l'hôtel, en Inde.

Ca me fait très plaisir de savoir que tu as apprécié mon récit. Tu m'apprends qu'il existe "google image". Je regarde souvent google earth, mais google image, je ne connais pas ! La photo du Kilimandjaro (vue du ciel) est différente de ce que j'ai vu au sommet. J'avais une autre perspective... Mais, c'était superbe... Tout proche des séracs ! La vue était panoramique, à l'infini ! Le soleil brillait, le temps était clair. Les couleurs resplendissaient !!!

Les gens de mon groupe n'étaient pas tous sportifs. Je pense qu'ils avaient, tout de même, une condition physique minimum. Ils aimaient tous la rando, c'est sûr. Mais, les niveaux de chaque personne étaient différents. De toute façon, le mental compte vraiment. Il faut toujours être tenace !

J'avais un peu d'entrainement, mais c'était la première fois que je montais si haut ! Aujourd'hui, je suis nettement plus entraîné grâce à la course à pieds, que je pratique assidûment. C'est un plus, mais ça ne veut pas forcément dire grand chose, lorsque l'on s'engage en altitude. les réactions restent aléatoires... Dans des conditions identiques, on peut supporter un jour, et être malade le lendemain.

J'ai comme l'impression que l'ascension du Kili te tenterait ?!?!? La cordillère de Huayhuash (Pérou) m'avait laissé des images plus spectaculaires que celles du Kilimandjaro. Avec des pics acérés, d'énormes glaciers, des faces vertigineuses...C'était véritablement de la haute montagne, avec des passages de cols à plus de 5000 mètres. Mais, uniquement de la rando. Une autre ambiance... Que je trouve plus attrayante ! Le Kilimandjaro reste une très grosse montagne, mais isolée au milieu de la savane.

A bientôt !
Régis
OM Ombelline Veteran ·
Hello!

Superbe récit! très bien raconté: on s'y croirait vraiment... dommage qu'il n'y ait pas quelques photos! Et en les scannant?
ANNE
TO Tokala Globetrotter ·
Magnifique Régis ! Pas besoin de photos, elles ne rendraient pas aussi bien que ce que tu as vu ce matin là ! Nous n'y étions pas, elles enleveraient une partie de la force de ton texte.. Franchement, tu viens de me faire planer ! Tu as bien fais de l'écrire à chaud, c'est franchement impressionnant ce que tu as vécu ! Et merci de le partager.
Tous mes voyages en images : sur mon blog
RE Registoubkal Veteran ·
Merci beaucoup pour tes compliments !!! Ca me fait très plaisir !

Je ne me rends pas compte de la force de mon texte... Je l'avais écrit presque machinalement... Je suis surpris des commentaires !

Mais, mes souvenirs étaient si intenses ! D'ailleurs, c'est le seul et unique texte que j'ai écris concernant tous mes voyages. Je crois que je m'étais "surpassé". A la descente, je ne sentais pas vraiment mon corps (plus vraiment de sensations)... Je me laissais aller... J'étais franchement fatigué, mais j'avais comme un second souffle ! C'était une impression très étrange !
Régis
TO Tokala Globetrotter ·
Ca se voit, ça se sent, que tes souvenirs, tes impressions de cette nuit si particulière étaient intense ! Tu as réussi à mettre un peu de toi dans ce texte, c'est ça qui suscite tous nos commentaires enthousiastes.

Je crois voir de quoi tu parles concernant la descente, c'est un peu comme si le mental et le physique étaient déconnecté, ton corps continuait à avancer alors que toi, tu étais comme spectateur, tu ne ressentais plus vraiment la douleur, la fatigue...

En tous cas, j'ai aussi fait lire ton texte à mon mari, et au p'tit dej ce matin il m'a tanné pour qu'on aille sur le Kilimandjaro ! La ce sera sans moi, je ne m'en sens vraiment pas capable physiquement... Par contre tu dis plus haut que la cordillère de Huayhuash t'as plus impressionnée au niveau paysage, je veux bien le croire, ça me tente plus ! Même si là non plus je ne suis pas sure que mon corps soit tout à fait d'accord avec mon envie de voir de magnifiques paysages... 😉

Bonne journée, Et bonnes fêtes de fin d'année !
Tous mes voyages en images : sur mon blog
CL Claudialou Regular ·
Bonjour Régis, 😉

Même si votre message date de plus de 2 ans, je l'ai lu avec attention et j'ai trouvé ça formidable. En lisant, on se croirait dans le vent à marcher péniblement! Nous partons samedi pour la Tanzanie, mais pour un safari photo pas pour faire le kili, mais je connais un groupe de 12 personnes qui partent en même temps que nous pour faire le kili et le mont Méru. Pouvez-vous me dire en combien de jour vous avez escaladé le Kili et combien de jour cela prend pour le descendre? descendez-vous par le même chemin que la montée? Encore une fois bravo et j'ai hâte de le voir de loin...

bonne journée

Claudine😉
claudialou
RE Registoubkal Veteran ·
Merci Claudine pour les compliments !!!😉

L'ascension est assez rapide, et la descente encore plus rapide. Trop rapide à mon avis ce qui explique la mauvaise acclimatation. Si mes souvenirs sont bons, nous sommes montés en 4 jours. La descente 1 jour et demi. A part la première descente jusqu'au camp à 4700, la descente se fait par un autre chemin. C'est très rapide !!! Tu peux imaginer une descente de 5895 mètres d'altitude, à 3100 mètres en une seule journée. Avec l'ascension la nuit précédente !

Claudine, je pense que le Kili est plus grandiose vu de loin. On le voit dans toute sa splendeur ! Quand on se trouve sur ses pentes, on l'admire, mais c'est écrasé !

Juste un petit commentaire sur ta photo... Je te dis "Bravo"! C'est bien toi avec ce joli vernis à ongles ?😉
Régis
CL Claudialou Regular ·
ah ah, oui c'est bien moi, mais je n'avais même pas remarqué que j'avais du vernis à ongles....

c'était ma première plongée à vie à Holguin à Cuba et j'ai bien apprécié!

bonne journée😏
claudialou
EV Eve225 ·
merci pour ce récit qui fait à la fois envie et peur !! juste une question j'ai lu que le retour se faisait dans les éboulis... avec ton pseudo je suppose que tu as fait le toubkal! s'agit-il d'éboulis du même style?? je m'étais retrouvée avec une tendinite là-bas.. donc savoir qu'on fait une partie (longue?) dans les éboulis me fait un peu peur !
RE Registoubkal Veteran ·
Bonjour evelyne !

Un grand merci pour ton commentaire !

Envie et peur... C'est plutôt bien ressenti !

J'ai effectivement fait le Toubkal. Les éboulis par la descente (normale) ne ressemblent pas vraiment à ceux du Kilimanjaro. C'est plutôt moins raide, avec de plus grosses pierres, et je dirais moins long que la descente du Kili. Bon, quand j'ai fait l'ascension du Toubkal (en octobre), il y avait plein de neige. Phénomène rare à cette période ! Mais, as-tu déjà fait le Toubkal ?
Régis
EV Eve225 ·
oui j'ai fait le toubkal et je garde un bon souvenir globalement.. sauf de ces descentes en éboulis ou j'étais toujours à la traine de peur de me casser la margoulette (eh.. je suis blonde.. c'est pas toujours facile pour moi !) je crois que je fais faire un stock de petites phrases leitmotiv "la douleur est temporaire, l'abandon est définitif" pour réussir l'ascension et puis de l'élasto pour les chevilles et un coussin pour les fesses en prévision de la descente!!!

ce qui m'a le plus surpris dans ton témoignage c'est le froid, je me doutais qu'il ferait froid mais pas que ça pourrait etre un vrai obstacle (en meme temps, la période actuelle nous fait un bon entrainement !!)

je fais rarement de la rando mais je pratique la course a pieds.. avais-tu fait des we ou des randos en altitude pour te préparer?
RE Registoubkal Veteran ·
Tu étais donc à la traîne au Toubkal ? Vraiment ? Mais pourquoi donc ? Waouhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Tu es blonde ???? Mais c'est trop classe !!!!!!!!!😉😉😉

Enfin, tu as peut-être un peu trop de poids ?

J'espère qu'on peut plaisanter ?!?🙂

Oui, il faisait extrèmement froid, cette nuit là, sur les pentes du Kilimandjaro. C'est la cause principale de l'hécatombe du groupe. Mais, moi... J'ai résisté, je pense m'être surpassé, j'étais dans un état second au sommet. Je me sentais flotter !

Très bien la course à pied !!! Je t'encourage !!! Je cours beaucoup, mais ces jours-ci... Je reste raisonnable... Il fait trop froid !😕 Pour le Kili, je ne m'étais pas spécialement entraîné. Je courais déjà, mais peu, par rapport à maintenant. Je faisais de la rando en montagne mais rien d'exceptionnel. L'altitude, je connaissais. J'étais allé à plus de 5000 mètres dans la cordillière des Andes. Mais, pour l'altitude, il n'y a rien d'automatique. Tu supportes bien, tu supportes mal. Tu peux avoir supporter une fois, et être malade la fois d'après. L'essentiel, c'est l'acclimatation ! Et sur le Kili, c'est très rapide, trop rapide !

Tu peux me poser plein de questions (je sais maintenant que tu es blonde !), je te répondrai avec plaisir.

Bisous !😉
Régis
EV Eve225 ·
et non pas de surpoids! marathon oblige !

a la montée j'étais devant... c'est à la descente que ça coinçait !! et une fois que la tendinite s'est déclarée je faisais encore plus attention je crois que mon pb est que je marche (et cours) sur la pointe des pieds (je porte des talons, c'est la cause de mes soucis !).. donc du coup je suis très déséquiilibrée en descente !! bref pb de blonde quoi !!

je pense partir sur le kili cet été avec l'ucpa.. ascension par rongai et descente par marangu

je prendrai mon mental et les anti-inflammatoires (si la descente est longue et instable je suis à peu près certaine de me faire des bobos!! tant pis !

j'ai vu que tu as fait beaucoup de sommets, c'est chouette qui sait je vais peut-etre devenir accro
RE Registoubkal Veteran ·
Marathon !!! Chapeau !!! Moi, je me contente du semi marathon, et de quelques trails.

Tu me fais sourire avec tes problèmes de blonde !🙂 T'es quand même pas montée au Toubkal avec des talons aiguille ? Tu me diras... Ca serait une première !

J'ai fait pas mal de sommets et je te conseille vivement le Mont Ararat (plus sauvage que le Kili, beaucoup moins fréquenté, et sûrement plus spectaculaire). J'ai encore des projets... J'aimerai faire quelques volcans en Bolivie du sud... Pourquoi pas en octobre prochain... Je réfléchis ! Tu aimerais faire ces 6000 (faciles) de la cordillière des Andes ?
Régis
EV Eve225 ·
j'adore les défis.. donc dès qu'on met plein de chiffres (6000).. ça me tente!! l'everest? oui pourquoi pas... ah bon c'est difficile? vous croyez vraiment?? .. ça se tente quand même??? non? vraiment pas?? tant pis pour moi en octobre ça sera le marathon de toulouse, autre défi.. plus plat mais nécessitant beaucoup de mental aussi
RE Registoubkal Veteran ·
Je suis un peu comme toi, j'aime bien les défis. Mais, 6000, c'est suffisant ! Il faut toujours garder du plaisir. Les conditions sont rudes avec la haute altitude, et comme je crains le froid... C'est paradoxal mais j'aime monter haut !
Régis

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