La Thaïlande en vingt-quatre jours
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Du 15 septembre au 7 octobre, saison des pluiesAyutata 2 nuits :A peine arrivés, nous prennons un bus pour la gare afin de nous rendre à Ayutaya. Inutile de dire que nous arrivons épuisés. Nous trouvons une chambre au Baan Lotus, conseillé par le Lonely Planet LP. La vue sur la mare recouverte de népuphar, la gérante qui n'a plus toute sa tête et nous demande à chaque fois qu'elle nous croise si on veut une chambre, et le coin un peu paisible nous plaisent de suite. Juste à coté, il y a un bar sympa où nous ne croisons que des habitués thaï, qui laissent là leur bouteille de whisky avec leur nom sur l'étagère. Le lendemain, nous louons un vélo et décidons de visiter les temples à pied. Entre le manque de sommeil et le décalage, nous n'avons pas vraiment envie de faire l'intégralité de la ville pour tout trouver, et nous sommes déçus par le prix d'entrée de chaque monument. La nuit, une flopée, que dis-je, une armée d'insectes semble frotter ses menbibules dans un son assourdissant. Avec le ciel couvert, en un rien de temps j'attrape un des plus gros coup de soleil jamais eu, celà me servira de leçon pour la suite du voyage. Nous repartons 2 nuits plus tard en train, pour Phitsanulok. Phitsanulok 3 nuits :Nous avons prévu de ne rester qu'une nuit, pour faire une étape vers Sukhothai. A peine arrivés, nous trouvons la ville peu agréable, et nous nous dirigons vers la rivière pour trouver une chambre dans une petite rue (London Hotel, toujours recommandé par le LP, 150 baths la nuit). A ce prix là, (ce sera la seule chambre en dessous de 250 baths que nous ferons) je dois dire que c'est loin d'etre feng shui : salle de bain commune qui sent la pisse et salle, oreillers en plastic dur qui me laisseront une marque sur le visage pendant plusieurs jours, personnel qui nous ignore totalement... Mais bon, nous partons nous renseigner pour les bus, à la gare routière, qui n'est pas tout à coté. Au passage, nous croisons un couple de thai dans leur pickup qui nous vois marcher dans la rue et nous propose de nous y déposer gratuitement, pour nous rendre service. Ils avaient l'air tout content de nous aider. Et nous aussi. Nous leur faisons plein de signes et de merci en partant, apprennons que pour les bus ordinaires nous ne pouvons pas acheter a l'avance, puis nous rentrons à pied. Sur le chemin du retour, nous arrivons au night bazar, qui est vraiment sympa, où nous mangeons le bord de la rivière les fameux liserons d'eau, ou "flying vegetables" qui donnent lieu à un spectacle chaque soir. Vers minuit, je me réveille avec une douleur en allant aux toilettes qui ne part pas. Deux heures et 2 litres d'eau et 20 pauses pipi plus tard en fiasant bien chier tout le monde, je n'arrive toujours pas à dormir et nous décidons d'aller aux urgences de nuit de Phitsanulok, à pied, en zigzaguant entre les cafards dans la rue. Nous trouvons l'intégralité du service endormit, et qui s'active à notre arrivée. Me voila entourée de 3 infirmières, d'un médecin, d'une interne etc... La majorité ne parlent pas anglais, mais je finis par expliquer que je fais une infection urinaire. Après une piqure anti douleur, des antibiotiques pour 5 jours (photo sensibiliants... pas glop) et des médicaments contre les spasmes, le personnel insiste pour nous faire raccompagner en ambulance, en précisant 5 fois que c'est un service gratuit, meme si nous dormons à 10 minutes à pied de là. La docteur, autoritaire, ne nous laisse guère la possibilité de refuser. Nous retournons donc avec chauffeur à notre chambre. L'intégralité ne nous aura couté que 500 baths ! La docteur en partant nous recommande de ne pas trop voyager le temps de s'assurer que les antibiotiques feront bien leur effet. Et nous voilà donc pour 2 nuits supplémentaires dans cette ville, pour rester prudent. Le lendemain, après avoir quité notre guest house sans regrets pour Bon Bon guest house (nickel, sympa, propre, et bon marché) nous galérons quelques heures à la recherche d'un cyber café : il n'y en a quasiment aucun dans la ville au centre, et ils sont tous pris s'assaut par les jeunes thai, qui semble avoir attrapé le virus du jeu en ligne. Nous allons tout de meme visiter l'un des plus beaux boudha de thailande, au Wat Phra Sri Rattana Mahathat. Nous papotons aussi un peu avec le gérant qui nous apprends quelques mots de base en thai pour expliquer que nous ne voulons pas de viande (may kin nuaa) ni de poisson (may kin plaa), et on apprends à dire en thai le fameux plat de liserons d'eau à la sauce d'huite et à l'ail (pak bung). Il s'amuse comme un fou à nous voir eccorcher sa langue, et nous apprends à faire une déclaration d'amour (pom lak kun mar mars), en nous expliquant qu'on doit se tenir la main, et qu'on peut se faire un bisou sur la joue à la fin, tout en détournant pudiquement la tête à ce moment, en rigolant avec sa femme. Au final, cette ville est plus agréable qu'il n'y parrait, même s'il n'y a pas grand chose à y faire. On sent qu'ici peu de touristes passent, et que les thaï ne sont pas blasés par les farang. Des sourires de partout, des coucou, la vendeuse de jus de fruit qui essaye désespéremment de nous apprendre à compter en thaï... C'est plutot agréable et léger. Une thai, nous voyant fouiller dans le guide, nous approche avec un gentil "do you near hear ?". Nous mettons quelques secondes à comprendre qu'elle nous propose de l'aide. Globalement, la communication en anglais est déjà un peu plus difficile qu'à Ayutaya ici. Pour le moment la "mousson" nous épargne : il ne pleut que la nuit et c'est tant mieux. Je ressens le besoin d'avoir le "regard" d'un local ou d'un expat, car je me sens relativement blasée par les conseils du guide, et partir comme ça au pif ne donne pas que des choses intéressantes. Nous décidons donc de rejoindre Olivier à Loei, rencontré ici sur Voyage forum (alias thaiissan).Loei 2 nuits :Après environ 4h30 de bus, nous arrivons dans la ville de Loei, Issan, où après avoir vite fait le tour, nous sommes plus que blasés. Pas de sourire, des regards "louches", rien à voir... Nous prennons une chambre au Royal Inn (conseil LP), par chère du tout et parfaite... jusqu'au soir. En effet, arrivé vers 20h, le "restaurant" de l'hotel mets la sono à fond. Nous essayons de trouver un coin pour manger dans une de ces "clean food street" que l'on croisera dans plusieurs villes. Mais dès que nous expliquons que nous ne mangeons pas de viande, on nous envoie au restaurant à touriste du coin. Déçus, nous envoyons rapidement un message à Olivier pour lui donner le nom de l'hotel et nous patrons manger quelque part. Olivier nous rejoint quelques temps plus tard et nous faisons sa connaissance. Notre hotel le faire sourire car il s'agit de la rue "chaude" de la ville (ce que le guide oublie de mentionner). Nous nous mettons d'accord pour nous retrouver demain pour une balade dans la région et nous rentrons. De 10h à 2h du matin, impossible de dormir. Nous avons croisé quelques prostituées, qui semblent venir à cet hotel pour "travailler" : entre le karaoké, la télé à fond, et les talons aiguilles qui montent et descendent toute la nuit, puis les douches des clients, nous n'en pouvons plus. Je finis par perdre mon calme et expliquer à l'accueil que je n'en peux plus et que je ne trouve pas normal que les clients ne puissent pas dormir. Les prostitués se font chasser en faisant la tête, et une heure plus tard le calme revient. Une nuit vraiment merdique. Le lendemain, Olivier nous récupère. Sa femme, thai, a appris que nous avons dormis dans cet hotel et est en "colère" que nous soyons restés dans un endroit comme ça : elle insiste pour que nous soyons hébergés chez eux, car ils ont un bungalow vide à coté du leur. Olivier vient de découvrir un temple en haut d'environ 300 marches, paumé au milieu de nulle part, et aimerait profiter de notre présence pour le visiter. A notre arrivée, une agréable surprise nous attends : nous sommes complètement seuls ici, et en bas du temple des dizaines de petits singes vivent. Une jeune fille thai en scooter nous a vue et nous a suivit. Elle porte avec elle des morceaux de maïs pour les singes. Nous lui achetons quelques morceaux de maïs et voila des tonnes de singes qui rappliquent vers nous en courant, certains portant leur petit sous le ventre. Ils sont peureux mais pas du tout agressifs. On tend la main, et ils viennent prendre la nouriture avec leur pate, posant la leur sur notre main, ou parfois se tenant à notre pantalon. Certains essayent de nous amadouer à coup de sourire, d'autre plus nerveux crient pour attirer notre attention. C'est un moment magique. Le temple, connu uniquement par quelques thais, est dans une grotte perchée, et un local vient nous ouvrir (après qu'une bonne quantité de singes nous aie suivit pendant toute la montée). Olivier nous parle de plein de choses, nous explique comment "saluer" un boudha pour lui porter respect et nous repartons en voiture. Cette fois-ci, nous arrivons à un autre temple dans une grotte paumé, mais remplit de chauves souris. Ensuite, nous partons manger dans le petit village où il vit. Sa femme, adorable, nous a écrit la nuit précédente une feuille avec des plats, écrits en thai, sans viande ou demandant d'enlever la viande. Nous voilà parrés pour les futures villes où les gens ne parleront pas anglais. Ensuite l'après midi nous visitons les paysages autour de Loei, qui sont à couper le souffle, et remontons doucement vers Pak chom, pour longer le mekong (où en chemin nous trouvons un temple avec à coté des "statues" étranges en forme de pénis) jusqu'à Chiang Khan au coucher du soleil magnifique qui nous y attends. Des locaux nous proposent de tester leur alcool maison, et des jeunes nous demandent de les prendre en photo avec nous. Olivier nous explique les projets qu'il a pour aider sa famille, permettre à certaines veuves d'etre à l'abris du besoin, ou permettre à son cousin handicapé d'avoir une petite rente. J'aime beaucoup son approche, et ce qu'il fait pour sa famille thai. Je trouve qu'il a plein d'idées intéressantes, et nous espérons vivement que ses projets vont marcher très bientot. La journée que nous avons passée est géniale, et il envisage bientôt de la proposer comme activité dans la région, pour les touristes. C'était une journée très nature, et très simple, bien loin des sentiers batus. Le lendemain, après avoir passé une super nuit dans le bungalow d'Olivier, mais blasés par la pluie, nous décidont d'aller tout de même à Sukhothai, sans passer par la case Phitsanulok cette fois ci. Nous avons passé une journée géniale, et nous avons appris plein de choses sur la culture thailandaise au passage. Malgré notre demande fréquente de défrayer Olivier, celui-ci refuse obstinément notre argent. Nous avons juste regrété ne pas avoir pu connaitre sa femme, qui bossait bien loin de là pendant la semaine. Sukhothai 2 nuitsArrivés à 21h, nous arrivons au Baan Thai, tenu par une famille souriante et sympatique. Nous visitons la vieille ville le lendemain en vélo, un vrai bonheur : la balade ombragée fait du bien avec la chaleur, les jardins sont superbes, il n'y a pas trop de monde, et nous nous y posons toute la matinée. L'après midi, sur les conseils d'une des filles de la guest house, nous testons un vrai massage thai. Les femmes commencent par une prière, et ensuite c'est partit pour 1h30 de torture. Je dois dire que pas un seul moment n'est agréable, mais la masseuse arrive à débloquer des vertèbres que notre kiné n'arrive pas à débloquer en temps normal chez mon homme. Au final, son nerf sciatique va beaucoup mieux, c'était donc un "mal nécessaire". La nouvelle ville en revanche n'a aucun charme. Chiang Mai 4 nuitsNous avons décidé d'aller dans la guest house de Manu et Ludovic, Bungalows Guest house. Elle est tenue par 2 frères français installés dans le pays depuis plusieurs années. Manu, ex légionaire, est un sacré personnage, mais connais beaucoup de choses et en parle avec passion. Noius avons eu du bol d'arriver au bon moment, car le mois de septembre est pour eux en général l'occasion de partir trouver de nouvelles activités à proposer à leurs hôtes (ils revennaient du Laos). Nous voulions lui acheter quelques livres sur la thailande, qu'il a écrit, mais nous avons zappé au dernier moment. Leurs lits, avec celui d'Olivier, seront les plus confortables de notre voyage. Il y a meme une piscine, ce qui ne gache rien. La ville en elle même est ecoeurante : les rues ne sont que des guest house, massage, agances de voyage, à répétition de partout. Manu et Ludovic organisent de nombreuses excurtions un peu hors sentier battus, a à peine quelques kilomètres de la ville, et nous avions vraiment voulu tester la journée avec les éléphants. Ils ont organisé cette journée, car en général dans la région, on trouve 2 types d'activité avec les éléphant : demi journée touriste, où si l'on a vraiment pas de chance on verra les pachidermes jouer au foot (!!!) ou alors camps de travail où l'on vient réparer des clotures et aider. Cette journée qu'il organise est très différente car on passe une journée entière avec son éléphant, on le lave, lui fait prendre son bain de boue, et il s'agit d'un camp de préservation. Nous avons remarqué que les thais prennaient vraiment soin des éléphants. L'une était en gestation, à quelques kolimètres isolée, et suivit en permanence par un thai qui s'occupe d'elle. Après avoir appris à diriger l'éléphant en lui parlant une langue spécifique, nous les lavons, les promenons, puis finissons tous dans une boue tellement profonde qu'il faut ramper pour en sortir (et qui ne nous rendra pas pour autant la peau plus douce 😉). Nous plantons quelques cannes à sucre pour "l'avenir" et finissons par une prière aux éléphants. Une journée épuisante et magique.

Le lendemain, nous "louons" le taxi de la guest house 700 baths à partager entre 6 personnes pour l'après midi, afin de visiter les temples de la ville (avec d'étranges moines en cire très réalistes, et d'autres où sont affichés les boudhas qui correspondent à chaque jour de la semaine, chaque thai choisissant en fonction du jour où il est né, pour faire son offrande, et où des thai déposent des feuilles d'or sur un boudha), plus un village qui rassemble presque 30 ruines et temples (dont la majorité ne sont pas intéressants, et où il est "obligatoire" de cirucluer en cariole tirée par des chevaux, concept que nous n'avons pas vraiment aimé). Le jour d'après, nous prennons la journée 4x4, qui nous fait visiter le temple perché sur la montagne (Doi Suthep, trop touristique), une plantation de café où nous avons dégusté du bon arabica, une tribu karen qui a construit une école accueillant tous les villages des environs, faire de la piste dans la jungle boueuse pendant quelques heures, manger sur un lac sur des radeaux de bois à midi, puis visiter des boudhas recouverts de mousse dans la forêt. Nous avons partagé toutes ces activités avec 3 français et un américain tous super sympas, rencontrés à Sukhotai, et qui nous ont suivit jusque là, puis que nous avons recroisés ensuite plus tard à chiang rai.

La suite au prochain post, celà prends un temps fou à écrire 🙂
MI Misscoconut Veteran ·
Hello Tyris 😉😉

Quelle rapidité pour mettre en ligne ton agréable récit. 😏 Bravo 😏

Merci, Merci !!!🙂 je repars vite " relire " cette aventure au Siam qui m' intéresse ++++ et d' autant plus que je pars bientôt et que la lecture est agréable 🙂

"""La suite au prochain post, celà prends un temps fou à écrire 🙂""" oui, ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii la suite STP, je suis friande de ces bons commentaires et impressions toutes fraîches.

many thanks 🙂😏
""Le voyage pour moi, ce n' est pas arriver, c' est partir. C' est l' imprévu de la prochaine escale, c' est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c' est demain, éternellement demain"" Roland Dorgelès.

A+++ Lisa
TY Tyris Regular ·
Suite...Chiang Rai 2 nuitsNous arrivons à Chiang rai, ville sympathique. Le soir, nous découvrons au night bazar une boutique familliale de tee shirts très originaux. Tenue par le petit ami et la soeur, la jeune fille peinds toute la journée des oeuvres toutes originales (pas un dessin n'est identique). Nous dévalisons le magasin pour ramener nos cadeaux. Le lendemain, nous prennons une journée pour visiter la région, organisée par la guest house (Chat House, sympa, sauf qu'une nuit mon homme découvre un mur de cafards littéralement dans la salle de bain. Il réussira à me cacher la chose pendant les 2 journées passées là bas, et il a "comploté" avec la guest house pour résoudre le problème sans que je ne sois mise au courant, pour me préserver, car je déteste ces bestioles) : le guide parle bien l'anglais et est vraiment adorable. Au programme : visite d'une tribu au long cou (sujet controversé, mais il faut savoir que les droits d'entrée dans le village permettent à ces tribus de vivre, car elles n'ont pas le droit de sortir de leur village), puis une plantation de thé à Doi Maeslaong (avec dégustation d'un alcool contenant d'étranges bestioles), la "monkey cave" (où la les singes sont plutot agressifs), le triangle d'or (qui n'a rien d'interessant), l'affreuse ville de Mae Sai (où l'on nous propose de la drogue à tous les coins de rue et où des gamins nous font les poches espérant y trouver quelque chose), puis on finit dans un temple à Chaing Saen qui contient des ruines de l'ancien royaume.



Trat 2 nuitsNous arrivons à Trat, où il pleut comme vache qui pisse. Nous voilà bien blasés. La ville est tranquille, la guest house (Pop guest house) correcte sans plus, et nous en profitons pour faire expédier tous les cadeaux par la poste pour notre retour (ce qui revient relativement cher car nous avons plus de 15kg à envoyer). Il n'y a vraiment rien de particulier dans cette ville alors nous nous reposons et restons à l'abris. Nous essayons d'attendre la fin de la pluie, et le jour où le soleil revient, nous décidons de partir pour Koh Chang.Koh Chang 5 nuitsNous voilà à la fin de notre voyage. Nous en avons vraiment marre des lits dur comme de la pierre, et mon homme souffre du dos. Nous décidons donc de faire une entorse à notre budget (qui n'a jamais dépassé 500 baths par nuits jusque là) et atterissons dans un resort à Lonely Beach, avec clim, lit confortable, piscine, pret de DVD à volonté, petit dej à volonté et vue sur la mer. Je n'avais jamais mis les pieds dans un hotel aussi luxueux, qui, en basse saisson, revient à environ 24€ la nuit. Le Warapura est tenu par un personnel souriant, agréable, et professionnel. Nous rencontrons un français, chef cuistot et boulanger de profession, qui s'est installé pour lancer son restaurant, et donne des cours de cuisine aux resorts du coin. JP a 23 ans et vit déjà dans ce pays depuis 4 ans. J'en profite aussi pour me renseigner pour passer le deuxième niveau de plongée chez Eco Diver (j'avais passé l'open water à koh tao il y a 3 ans). Malheureusement, le deuxième jour un accident de plongée donne lieu à un traumatisme de l'oreille qui m'empèche de plonger, sous peine de prendre de grands risques. C'est vraiment dommage car mon instructrice est adorable, professionnelle, et vraiment pédagogue. Je suis obligée de tout arréter et de passer la journée sur le bateau à combattre le mal de mer. Je rattrape le coup en récupérant des papiers prouvant que j'ai effectué les premiers cours, et me permettant ainsi reprendre en cours de route plus tard quand je le voudrais n'importe où. Le gérant de la boutique de plongée est très humain et a géré l'évènement très professionnellement. Un petit tour chez le medecin à coté m'a rassuré sur la gravité de la situation. Les derniers jours sont reposants, et nous décidons d'en profiter pour recharger les bateries. Mon homme, pendant que je plonge, visite le village de pecheurs. Nous rencontrons sur Koh Chang de sacrés personnages, la plus part étant mariés à des thailandaises. Tous ont en commun une forte personnalité. Nous apprendrons au passage tous les méandres qu'ont traversé ces expat, et la "dure" vie thaïlandaise pour qui veut y vivre.

De Koh Chang à Bangkok, nous prennons un mini bus VIP qui doit nous rammener directement devant l'aéroport. Une fois arrivés, il s'avère que le chauffeur nous laisse sur un bras de route devant un parking, prétextant une histoire de police dont je n'ai rien compris, et nous lachant ainsi avec nos sacs... Bof bof. Il est maintenant temps de rentrer sur Bangkok pour prendre l'avion. Un bon repas au fromage nous attends à la maison 😎.

BO Boumbastic Globetrotter ·
visite d'une tribu au long cou (sujet controversé, mais il faut savoir que les droits d'entrée dans le village permettent à ces tribus de vivre, car elles n'ont pas le droit de sortir de leur village)

C'est FAUX, on t'as raconté des bobards, l'argent ne va pas dans leurs poches mais dans celles de potentats locaux, tu devrais lire cet article 🙁
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
TH Thaiissan Regular ·
Merci pour ce sympathique compte-rendu. Cela m'a permis de suivre avec intérêt la suite de vos aventures depuis Loei. J'espère que les traductions thaï de vos menus végétariens vous ont été occasionnellement utiles. Je traduirai vos commentaires à ma femme tout à l'heure, elle sera heureuse de les entendre.
TH Thaiissan Regular ·
visite d'une tribu au long cou (sujet controversé, mais il faut savoir que les droits d'entrée dans le village permettent à ces tribus de vivre, car elles n'ont pas le droit de sortir de leur village)

"C'est FAUX, on t'as raconté des bobards, l'argent ne va pas dans leurs poches mais dans celles de potentats locaux, tu devrais lire cet article 🙁

Bonjour Boumbastic, ton article de référence date de plus de quinze ans et les choses ont heureusement bien évolué depuis lors sauf bien sûr concernant le sort des Birmans et la terrible dictature de la junte militaire
TY Tyris Regular ·
Bombastic, l'article est effectivement de 1994 et je le trouve écrit de façon un peu... comment dire... tu vois, un peu style articles de Marianne, dirigés. Avec des exemples de travailleurs qui sont en fait la globalité de n'importe quel travailleur thai de base (qui ne bosse pas dans un office). C'est un peu déformant. De plus, le prix d'entrée est bien loin des prix annoncés. Il était de 5 euros. Dans le village, chaque personne avait une maison, et elles ne semblaient pas pourries. Tous les gens semblaient vivre normalement, les gamins n'étaient pas maigrichons. On y a aussi vu des femmes qui étaient habillées de façon moderne et très propres, ce qui laisse à penser que ce n'est pas non plus imposé "à coup de fouet". Et le regard (qui ne trompe jamais, surtout sur les gamins) n'était pas vide ou triste. Effectivement, celà faisait un peu disney land evidemment le concept, avec les objets qu'elles fabriquent et vendent, et j'étais génée de les prendre en photos, j'ai donc préféré leur acheter les photos qu'elles vendaient d'elles (ce qui est encore une arnaque à touriste mais au moins on a contribué financièrement pour les aider).

Mais en attendant, etant donné l'état global de leur situation, vaut-il mieux qu'elles soient persécutées en birmanie, les laisser les vivre dans l'extreme pauvreté, ou bien prendre la voie du milieu où il y a peut etre une part de mal et une part de bien mais donner à des gens qui ne nous ont pas semblés dans une situation extrème (conf les gamins mutilés en inde, ou prostituées comme le font les thai avec leurs filles). Il faut parfois placer le curçeur un peu au milieu, tout n'est pas parfait, peut-etre qu'une personne se sert un peu dans le droit d'entrée mais n'esce pas la meme chose avec ton patron qui se sert dans ce que tu lui rapportes ?

Tout ça pour dire que ce vieil article je le trouve un peu trop orienté.
BO Boumbastic Globetrotter ·
Tout ça pour dire que ce vieil article je le trouve un peu trop orienté.

Qu'est ce que ca veut dire "orienté"? Orienté vers la dénonciation d'une situation injuste et infamante qui prive des personnes de leur liberté? L'article date un peu mais je ne crois pas que la situation de base ait beaucoup changé et c'est tout de même un article du "Monde diplomatique" c'est pas l'Humanité, Paris Match ou Voici non plus, il faut pas exagérer. De plus j'en parle parce que je les vu au cours d'un trek a Chiang Mai et moi je ne les ai pas trouvé si heureux et vivant dans de bonnes conditions, bon ca date aussi un peu car depuis je boycotte et refuse de cautionner un système d'esclavage et de zoo humain. En y allant on ne les aide pas a vivre, on aide a vivre les potentats locaux qui pourront s'offrir le dernier 4x4 a la mode et une belle maison. Je trouve que dire qu'il sont mieux en "prison" que massacrés par les militaires birmans n'est peut-être pas le meilleur argument. C'est quoi ce choix? Charybde ou Scylla? Le pire ou le moins pire? 🤪 et pourquoi leur refuser le meilleur? Pour que les touristes fassent de "jolies" photos, pour garder une trace "d'authenticité" factice? 🤪 Désolé, je ne cautionnerai jamais ce genre de trucs révoltants, libre a vous de le faire et de régler ca avec votre conscience. Au pays du sourire il ne faut pas croire que tous les sourires sont ceux de la joie et du bonheur, certains ne sont que des grimaces pour camoufler la misère et la tristesse 😕

PS. Si ton patron prélève 95% de ton salaire, changes de job 😛
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
TH Thaiissan Regular ·
Contrairement à ce que tu crois la situation à fameusement changé. Moi ce que je ne cautionne pas ce sont les touristes qui vont en Birmanie et soutiennent de cette manière une des dictatures les plus sanguinaires au monde.
DO Doggybag ·
Contrairement à ce que tu crois la situation à fameusement changé. Moi ce que je ne cautionne pas ce sont les touristes qui vont en Birmanie et soutiennent de cette manière une des dictatures les plus sanguinaires au monde.

étonnant de lire vos propos, je ne vois pas en quoi partir à la découverte d'un pays c'est soutenir le pouvoir. vous faites des amalgames stupéfiants
TH Thaiissan Regular ·
Tout simplement parce que vous ne voyagez pas où vous le désirez dans ce pays ni ne logez là où bon vous semble. En fait tout ce que vous ferez en Birmanie sera étroitement surveillé par la junte et chaque euro dépensé sur place sera une pierre de plus que vous porterez à leur édifice pour le blanchiment de l'argent. Visitez un pays ne soutient en généralement pas un gouvernement en place mais pas dans le cas de la Birmanie. J'aime beaucoup le jeu de mot involontaire de "amalgame stupéfiant" lorsque l'on parle de la Birmanie qui est le plus gros exportateur de drogues😎
FA Farang61 Globetrotter ·
Bjr, L' article date peut-être de 1994, mais la violence et la souffrance physique que fait endurer le collier de cou est bien actuelle. La situation perdure, et pour bien "maquiller" le zoo-humain, on lui a donné un gentil aspect de village souriant... et bien évidemment ce sont (bien sûr!) les petites filles dès leur plus jeune âge qui en sont les victimes innocentes, et futures exploitées. Vous pensez qu'on leur demande leur avis? - "Plus tard, je veux être femme-girafe, comme maman".

Alors finalement peu importe que l'argent aille à untel ou untel, il faut absolument cesser ce tourisme-voyeurisme.

Faites supporter à votre propre corps une pareille torture, et je suis sûr que vous pourrez en tirer vous aussi de l'argent. Je ne sais pas si vous avez des enfants, mais imaginez qu'on fasse cela à votre fille de 5 ans. Cette torture tribale est indéfendable, au même titre que de nombreuses autres de part le monde. Et contrairement à ce qu'on a pu vous dire, c'est au Myanmar que ces colliers sont interdits.

L'UNICEF, la LDH et de nombreuses ong s' élèvent contre ces pratiques. Mais envoyez-leur votre post sur les talons-aiguille et sur les piercings, vous avez certainement bien plus raison qu'elles...!

http://www.childsrights.org/...nnelles_nefastes.pdf

http://www.djparadisetour.com/MaeHongSon/fsecret.html

http://www.hermaphrodite.fr/article461
Chacun possède la force créatrice de l'univers. Il crée sa réalité et se doit d'en assumer les conséquences. Le Bouddha Gautama, vers 500 av J.C.
TY Tyris Regular ·
mais leur as-tu demandé si ça les torturait ? On leur a justement posé la question. Une autre etnie (qui les mets aux mollets) nous a expliqué que celà faisait un peu mal, car çelà appuie en pliant. Par contre pour le cou, elles nous ont expliqué que celà tirait pendant 3/4 jours et qu'ensuite celà ne faisait plus mal. Mais que si elles l'enlevaient, elles etaient malades pendant environ 1 semaine. Combien de femmes portent ici des corsets, des piercing au teton, des string qui leur brulent les fesses, le talon aiguille qui défonce le dos, où personne ne leur demande pourquoi elles se torturent ? La souffrance pour etre beau, on la vit ici aussi à notre niveau et on la voit au quotidien.

Je pense que leur colier est une culture qui a commencé avant les touristes, et comme je te le disais certaines décident de l'enlever, nous en avons vu qui ne le portaient pas. Nous avons justement pris une photo d'une femme qui n'en portait pas, du village (on peut y voir un cou légèrement plus long mais le collier semble etre en majorité une illusion d'optique). Ce n'est pas comparable avec les femmes au long cou d'afrique qui si elles les enlèvent meurent directement.

Je ne remets pas en cause le coté nefaste pour la santé, mais en france nous avons aussi nos femmes pretes à choper un cancer de la peau en allant aux UV et pourtant l'unicef ne vient pas les embetter.

J'espère vivement qu'un jour l'unicef viendra s'insurger contre les 15kg de livres que nos ecoliers sont obligés de porter chaque jour.

Elles gagnent leur vie en restant assises toute la journée dans un coin, là ou ma soeur travaille à l'usine et se retrouve opérée du bras à 25 ans avec refus de l'entreprise d'adapter le poste à son handicap, tu trouves la situation mieux ?

Je veux juste dire par tout ça que ce qui choque les occidentaux est relatif à notre culture, la vie n'est pas manichéenne. Pour la question d'où va l'argent par contre, je doute qu'aucun de nous n'aie vécu assez de temps dans ces village pour connaitre la vérité entre un texte de 94 et ce que les thais racontent aujourd'hui.
FA Farang61 Globetrotter ·
Contrairement à ce que tu crois la situation à fameusement changé. Moi ce que je ne cautionne pas ce sont les touristes qui vont en Birmanie et soutiennent de cette manière une des dictatures les plus sanguinaires au monde.

...Il faut dire que vous payez vos impôts dans le pays de la Démocratie souriante!...Vous ne cuisinez pas au gaz birman, au moins?...
Chacun possède la force créatrice de l'univers. Il crée sa réalité et se doit d'en assumer les conséquences. Le Bouddha Gautama, vers 500 av J.C.
TH Thaiissan Regular ·
Tout comme je ne consomme aucun produit venant de la société pétrolière française "total-fina"
FA Farang61 Globetrotter ·
...et que vous n'achetez aucun produit "Made in China..."😎 (au fait! ...vous allez devoir vous éclairer à la bougie, parce que le gaz birman fait tourner aussi les centrales électriques en Thaïlande...!) ...Nous sommes tous sur la même barque de la mondialisation, alors descendez du mât...!
Chacun possède la force créatrice de l'univers. Il crée sa réalité et se doit d'en assumer les conséquences. Le Bouddha Gautama, vers 500 av J.C.
DO Doggybag ·
Tout simplement parce que vous ne voyagez pas où vous le désirez dans ce pays ni ne logez là où bon vous semble. En fait tout ce que vous ferez en Birmanie sera étroitement surveillé par la junte et chaque euro dépensé sur place sera une pierre de plus que vous porterez à leur édifice pour le blanchiment de l'argent. Visitez un pays ne soutient en généralement pas un gouvernement en place mais pas dans le cas de la Birmanie. J'aime beaucoup le jeu de mot involontaire de "amalgame stupéfiant" lorsque l'on parle de la Birmanie qui est le plus gros exportateur de drogues

a la lecture de votre argumentaire digne d'un eleve de cm2, j'imagine que vous n'avez jamais mis les pieds en Birmanie. si la dictature en place attendait du tourisme pour se remplir les poches, elle serait sdf depuis toujours. le Pib de la birmanie provient essentiellement de la richesse incroyable de son sol. et voyager en birmanie ce n'est pas donner de l'argent à la junte, c'est au contraire aider les populations qui vivent bien peniblement du tourisme. et sans aucuns voyageurs je n'ose imaginer la detresse de sa population sans ouverture sur l'exterieur.
TH Thaiissan Regular ·
Chacun fait selon ses convictions profondes et je n'impose rien à qui que ce soit. Faites comme bon vous semble. Si le sujet vous intéresse libre à vous d'ouvrir un sujet sur le bien fondé du tourisme en Birmanie, sujet qui est ici bien éloigné du compte rendu que nous propose Tyris
TH Thaiissan Regular ·
Tout simplement parce que vous ne voyagez pas où vous le désirez dans ce pays ni ne logez là où bon vous semble. En fait tout ce que vous ferez en Birmanie sera étroitement surveillé par la junte et chaque euro dépensé sur place sera une pierre de plus que vous porterez à leur édifice pour le blanchiment de l'argent. Visitez un pays ne soutient en généralement pas un gouvernement en place mais pas dans le cas de la Birmanie. J'aime beaucoup le jeu de mot involontaire de "amalgame stupéfiant" lorsque l'on parle de la Birmanie qui est le plus gros exportateur de drogues

a la lecture de votre argumentaire digne d'un eleve de cm2, j'imagine que vous n'avez jamais mis les pieds en Birmanie. si la dictature en place attendait du tourisme pour se remplir les poches, elle serait sdf depuis toujours. le Pib de la birmanie provient essentiellement de la richesse incroyable de son sol. et voyager en birmanie ce n'est pas donner de l'argent à la junte, c'est au contraire aider les populations qui vivent bien peniblement du tourisme. et sans aucuns voyageurs je n'ose imaginer la detresse de sa population sans ouverture sur l'exterieur.

Excuse moi de ne pas t'avoir répondu doggybag, j'avais zappé ta répartie. Voici un lien très instructif qui devrait t'ouvrir un peu les yeux sur certaines réalités malheureusement encore trop occultées : http://www.novethic.fr/..._dictature/79478.jsp
BO Boumbastic Globetrotter ·
Contrairement à ce que tu crois la situation à fameusement changé. Moi ce que je ne cautionne pas ce sont les touristes qui vont en Birmanie et soutiennent de cette manière une des dictatures les plus sanguinaires au monde.

changé peut-être, fameusement j'y crois pas, je n'y suis pas allé pour vérifier mais j'y crois pas même s'y j'espère avoir tort 😕 Si j'ai tort tant mieux mais j'en doute et d'autres avec moi 🙁 J'espère juste le bonheur pour eux et pas l'esclavage actuel, c'est tout 😕
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
VI Vie1984 ·
Salut tyris,

Je me demandais si vous aviez toujours les coordonnées de la guest house de Manu et Ludovic à Chiang Mai?

La journée passée avec les éléphants m'intéresse particulièrement!

Merci à l'avance!
TY Tyris Regular ·
bonsoir biensur ! Voici le lien vers leur site : http://bungalowsgh.com/
VI Vie1984 ·
Merci infiniment tyris! C'est super apprécié!

Je suis en train de planifier mon voyage et je me demandais si vous aviez des coups de coeur que je ne devrais pas manquer (régions à visiter, activités, restaurants, guesthouse, etc.)?

Je compte partir 4 semaines. Je souhaite débuter mon voyage en visitant les villes au nord, puis le terminer par les îles du sud et BKK.

Merci une fois de plus! 🙂

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