Thaïlande: histoire vécue d'une grosse galère sur une piste isolée
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Je vais vous raconter une de mes plus belle galère que j'ai vécu en Thaïlande sur une piste vraiment isolée. Me voici à Paï : un petit village entouré de montagne à 130 Km au nord ouest de Chiang Maï. Paï est très touristique et beaucoup d’ethnies montagnardes sont présentes. Ce sont des réfugiés venant de Chine, seulement 10 % seront régularisés, les autres seulement tolérés sur le sol Thaïlandais. Ce jour-là, je me suis fait une petite sortie d’entraînement avant les choses sérieuses, que je projette de faire le lendemain : me rendre à Mae-Hong-Son par la piste, via Bâan Wat Jan : un projet audacieux car très rarement parcourus en vélo surtout avec 15 kilos arrimé sur le vélo. Pour m’entraîner sans les sacoches, je ne trouve pas mieux de me rendre à Phang Ma Phaa ou Soppong (deux noms pour le même village) à 45 Km de Paï. Comme d’habitude, la route est superbe, je monte un col à environs 1400 mètres d’altitude pour cela, je dois franchir des passages très raides, de vrais mur ! Une fois arrivée au sommet du col, le panorama est superbe avec une vue imprenable sur les montagnes encore recouverte de brûme. Puis je redescends de l’autre côté sur Soppong, bucolique petit hameau perdu dans montagne avec un courant d'air frais en permanance ( pendants l'hiver, isn't it.) Puis après bu un petit coca et bavarder avec les locaux, je remonte le col pour redescendre sur Paï tous en admirant les cultures en flanc de montagnes, cette montée est superbe, soit 90 Km pour 1810 mètres de déni positif. Une bonne mise en jambe pour les choses sèrieuse. Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php À Paï, je loge à la Charlie’s guest house ou je loue un petit bungalows confortable pour seulement 6 euros la nuit avec eau chaude. En cette saison, les températures sont très fraîches le matin, il n'est pas rare qu'il gèle en altitude. Le lendemain matin, je me lève à 4 heures. J'en profite pour aller faire un petit tour au marché à deux mètres de là. Les montagnards viennent y vendre leurs fruits et légumes. Ambiance extraordinaire de voir tous ce petit monde s’agiter de si bonne heure dans la bonne humeur. J’en profite pour boire tranquillement un bon café Thaïlandais avec 3 tonnes de lait concentré: on aime ou l’on n’aime pas, accompagné de gâteau au riz avec du lait de coco (graisse de la chair de coco) : vraiment délicieux, mais bourré de calories. Encore mieux que les barres énergétiques, j’en profite pour en acheter en plus pour le parcours. Puis vient le moment d’aller préparer ses affaires, en retournant à la Charlie’s GH, je vais faire un petit tour au seven eleven ( épicerie ouverte 24h /24) pour acheter de l’eau minérale qu’on ne trouve pas au marché. Une fois mes affaires arrimées sur mon vélo, je m’élance sur la route plein d'enthousiasme. La brume matinale est bien présente et donne une sacrée ambiance fantasmagorique. Puis viens l’intersection ou je dois monter un col ou seulement le premier kilomètres est en goudron, puis c’est alternance piste, bitume … Photos : http://riton.travelblog.fr/11.php La route est vallonnée avec de petit ressaut très raide, très court sur un bitume à gros-grains pas très agréable à rouler, j'ai l'impression d'être sur une piste. Malgré la brume ambiante, les paysages qui disparaissent tantôt pour apparaître aussitôt avec le soleil qui essaient de la percer (la brume) donne un jeux de lumière fantastique, un peu comme la montée du col de la Croix de Fer tôt le matin un mois de juillet. Puis, je croise des engins de terrassements et autres bulldozers qui font la route afin de la goudronnée. Photos : http://riton.travelblog.fr/12.php A cet instant, show must go on, finis la rigolade, c’est de la piste pas trop caillouteuse, après seulement quelques kilomètres de plats, la piste monte droit dans la pente. Je dois me battre, je mets le rapport 22/ 32 car c’est vraiment raide. Au sommet du col, je vois un groupe de Thaïlandais à vélo évolué avec difficulté mais accompagné d’un gros véhicule tous terrains transportant bagages, nourriture et boisson, juste derrières eux, je ne les envies pas du tous, chacun son truc. J’en profite pour échanger quelques mots avec eux (je parle le Thaï couramment) ils me disent qu'ils viennent de Bangkok et que Bâan Wat Jan n’est plus très loin, à seulement 15 kilomètres. Les 14 derniers kilomètres sont d’une difficulté inouïe : les montées sont trop raides, je dois pousser mon vélo à plusieurs reprises et les descentes font vraiment peur car je dois jouer les équilibristes sur des cannelures très étroite avec des tranchées de 50 cm de profondeur creusée par la pluie: bonjour l'angoisse. Puis viens une intersection et après un bon kilomètre de plat, j’arrive enfin à Bâan Wat Jan, un joli petit hameau vraiment isolé ou seulement les 4/4 peuvent y accéder, encore moins les vélos. Pour se loger, il n’y a pas l’embarras du choix comme à Paï: je trouve néanmoins un petit bungalow pour seulement 4 euros la nuit. Bilan de la journée : 60 Km pour 1540 md+. L’après-midi, j’en profite pour laver mes vêtements et me restaurer dans un petit restaurant afin de causer avec les autochtones. Je décide de me coucher assez tôt car demain, un plus gros morceau va m’attendre : rejoindre Mae-Hong-Son par la piste et la jungle. Bienvenue dans l’enfer de Bâan Wat Jan où je vais vivre un enfer total et une aventure humaine avec des montagnards très gentil et honnête sur une piste vraiment isolée. Bâan Wat Jan est à 800 mètres d’altitude, Mae Hong Son ma destination convoitée est bien plus bas : 200 mètres. Comme d’habitude pour ne pas perdre de temps et profiter de la fraîcheur matinale, je pars dés l’aube à 6 heures du matin. Les premiers kilomètres ne sont pas difficiles, c’est relativement plat, la piste de couleur rouge est très roulante sans cailloux. Le soleil est légèrement voilé par une brume légère. Photo : http://riton.travelblog.fr/12.php ( en bas de la page). Puis j’arrive à un village très paisible où les coqs n’arrêtent pas de chanter, pas grand monde tous de même, il faut dire qu’il est encore très tôt. Juste après ce bucolique village, la route prend encore de l’altitude. Je dois me battre (je suis venu pour ça) comme un diable, la piste est un peu plus caillouteuse et les ornières sont plus marquées, impossibles de se mettre en danseuse car je dois viser juste la petite arête de terre, large d’une vingtaine de centimètre entourée de profonde cannelure creusée par la pluie. Impossible aussi de mouliner car vu la raideur de la pente, je risque de faire un wheeling et de me renverser en arrière, je dois plus passer en force. Tout un art. Je dois rouler un maximum car pousser le vélo prendrait trop de temps ! j’évite aussi de m’arrêter dans une montée, car il me sera très difficile de redémarrer en côte, vu l’état de la piste et le pourcentage très élevée de cette dernière. Malheureusement, un passage trop raide se présente à moi et je suis contraint de pousser le vélo jusqu’à une arête en altitude. La route fait la largeur de cette arête et la suit sur plusieurs kilomètres pour finalement redescendre sur une route en béton qui accède à un petit hameau composé de maisons en bambous dont les toits est de la feuille de bananier. La descente offre un panorama spectaculaire sur une grande rizière asséchée perdue dans un petit vallon. Photos : http://riton.travelblog.fr/14.php (en bas de la page). Les habitants me regardent avec de gros yeux exorbités et bouche bé de voir un cycliste dans cet endroit si reculé. Puis la piste remonte de plus belle, pour accéder à une très longue arete en altitude. Photos : http://riton.travelblog.fr/13.php Ce parcours est vraiment infernal, de véritables montagnes russes, pensant que c’est finis, je vois ce qui m’attends en face : un mur, je crois halluciner. Photos du mur : http://riton.travelblog.fr/14.php ( en haut de la page). Après avoirs franchis ce mur et laissé beaucoup de cartouches, je redescends à flanc de montagnes sur une piste très roulante et pas trop raide, ouf. Puis vient une intersection sur la gauche pensant que c’est la bonne route, je n’ai pas de carte fiable, tous au pif. La petite route en question est cimentée, plus confortable que la piste, elle évolue dans un vallon très étroit pour finalement atteindre un petit village. J’en profite pour me restaurer chez l’habitant qui m’invite si gentiment, mais ces derniers me disent que Mae Hong Son n’est pas dans cette direction. Je dois faire demi-tours, soit 30 Km de rab. Du village à Mae Hong Son, d’après les habitants, il y a seulement 40 Km et il est 13 heures: j’ai largement le temps ! Je retrouve mon intersection et je tourne à gauche, la piste est bonne et une fois de plus: je dois remonter un affreux col. La descente de ce col est assez raide et bien technique avec de gros cailloux, mon vélo vibre de partout, et soudainement j’entends un bruit bizarre comme si mon pneu arrière frottait sur quelque chose. Je descends de mon vélo et je fais le premier constat : mon porte-bagages s’est brisé, je tombe des nues ; je blêmis, pas de colère car ça ne sert à rien mieux vaut garder la tête froide. Photo du porte bagage brisé : http://riton.travelblog.fr/15.php Pas le choix, je mets mon sac à dos sur mon dos et j’essaie de rouler : impossible, trop lourd et ça me flingue les trapèzes. Par chance, deux montagnard sur une 125 cm2 complètement naze passe à côté de moi et s’arrêtent intrigués, je leur explique mon cas. Je leur demande s’ils peuvent prendre mon sac à dos (pas le choix) et l’emmener à Mae Hong Son. Ces derniers acceptent et partent en premier. Très gentiment, ils s’arrêtent au sommet des bosses pour m’attendre. Ils auraient très bien pus prendre le large et disparaîtrent définitivement avec mes affaires. Mais au bout d’un moment, en ayant marre de m’attendre ( je les comprends) ils me disent qu’ils vont prévenir les secours à Mae Hong Son donc me voilà seul dans la montagne sans vêtements de rechanges et passer une nuit dans cet endroit isolé serait désastreux car il peut geler à cette altitude. Me voilà dans de beau drap. Je ne pense pas à m’arrêter et à attendre calmement les secours qui de toute façon ont de faible chance de venir, un instinct me dit que je dois continuer, je dois continuer coûte que coûte. Puis s’enchaîne une succession de montées incroyablement dur et techniques : bienvenue en enfer. Pour gagner du temps dans les descentes, je prends des risques incroyables, je me prépare aux éventuels chutes, je tombe plusieurs fois tout en les anticipants, je suis dans un état de fatigue physique et psychologique déjà très avancé au bord de la crise de nerf et du dégoût. Puis je croise une autre motocyclette avec un Thaï dessus qui me dit que Mae Hong Son n’est plus qu’à 15 Km et que la route va bientôt redescendre. Mais, je suis à bout de nerf, j’essaie de me calmer, je continue malgré tous, pour finalement craquer un kilomètre plus loin. Je descends de mon vélo et, j’attends ! je ne sais pas quoi ! mais je suis figé sans penser à rien, le regard vide. Soudainement, j’entends un bruit de moteur de voiture, je regarde derrière moi, oh ! surprise : deux gros Toyota arrivent. Je les arrête et je leur explique ma galère. Ce sont des Thaï en vacances, et ils vont à Mae Hong Son et me proposent de m’emmener la bas, il était temps car il est déjà 17 heures 30, dans 1 /2 heures, il fera nuit. J’ai une chance incroyable car les véhicules sont très rares sur cette piste. Finallement, il me restait seulement un misérable kilomètre de montée puis une vertigineuse descente de plus de mille mètres de dénivelés avec une vue imprenable sur Mae-Hong-Son qui me nargue. Photo : http://riton.travelblog.fr/14.php ( avant dernière photos). Pendant la descente, j’entends des bruits de klaxon. Intrigué mon sauveur Thaï arrête le 4/4. Mais qui est-ce ??? Un des deux montagnards avec mon sac à dos et le reste de mon pauvre porte bagages mutilé.Ce dernier me rend mes affaires, il semble très content de me revoir et refuse la récompense que je veux lui donner. Puis, après des adieux, je rentre à Mae Hong Son tous en remerciant mes sauveurs. Ce parcours ( Ban Wat Jan -- Mae Hong Son ) fait 90 Km pour 3000 mètres de dénivellés positif.
On ne désire pas ce qu'on ne connaît pas. On écrit pour raconter, non pour prouver.

http://velo-thailand.over-blog.com/
HY Hyponeros Veteran ·
Très beau récit !

Et Respect pour tes performances !!!!

Mais comment trouve t’on les photos ???
"The reasonable man adapts himself to the world; the unreasonable one persists in trying to adapt the world to himself. Therefore, all progress depends on the unreasonable man." - George Bernard Shaw

http://www.soidog.org/
LU Lumpini Veteran ·
salut Hyponeros. Pour sélectionner les photos, c'est très facile : tu fais un copier-coller du lien dans une nouvelle fenêtre. exemple d'un lien : http://riton.travelblog.fr/14.php A plus.
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DU DUC Veteran ·
A lumpini je suis toujours aussi médusé de tes exploits en vélo. Je t'avoue ne pas comprendre le plaisir à se faire souffrir comme ça sur des pistes Thaïlandaises. Mais tu forces le respect, surtout pour quelqu'un comme moi qui est plus plongeur que montagnard. As-tu déja parcouru l'Isan ou le sud en vélo?
DUC
BO Boumbastic Globetrotter ·
Respect total...mais quelle idée de faire du vélo dans ces conditions? 😉
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
LU Lumpini Veteran ·
Salut Fabrice. Merci d'avoir lu mon post. Pour ma part, j'ai essayé de faire du masque et du tuba à Koh Waï pres de Koh Chang, et bien c'est une catastrophe : je n'arrive pas a respirer ni a avancer avec les palmes 🏴‍☠️ la honte total. Je n'imagine même pas avec les bouteilles. Sinon, j'ai pas mal parcouru l'Isan et le sud, pour voir des cartes de mes parcours, c'est sur ces lien: http://riton.travelblog.fr/index.php http://riton.travelblog.fr/53.php ( en bas de la page). Voila A plus.
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LU Lumpini Veteran ·
salut Olivier. "mais quelle idée de faire du vélo dans ces conditions?" c'est un tempérament 😊
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BO Boumbastic Globetrotter ·
Tu devrais en parler avec pumpui, il envisage de tels parcours....si je lui dis de te lire il risque de changer d'avis 😉 je plaisante, of course 🙂 ....moi je suis trop fainéant, je loue une moto 😛
Khun maa jak nai krap?

"être loin d'ailleurs, c'est être ici" (P. Geluk)
FR Franca Veteran ·
Bonjour, beau récit, sentir ces jambes vivre au travers des montées, quand les muscles brulent encore et encore, challenge, le coeur qui va exploser, les paysages a couper le souffle, le fait de se dire je l'ai fait, j'en ai baver mais c'était trop bon... la montée d'adrénaline.... oulala..... Bonne journée d'une toute petite cycliste, mais qui aime ca Franca
<< .....notre soif de survie dans le futur nous rend incapables de vivre dans le présent .....>>. Chuang TZU
SI Similan Globetrotter ·
Quand je lis ce récit je me dis que Coluche avait raison...😛
"There is no way to happiness, happiness is the way" Buddha "Le vrai voyageur n'a pas de plan établi et n'a pas l'intention d'arriver" Lao Tseu
TI Tintina Veteran ·
BRAVO, c'etait merveilleux ton recit, et tu ecris vachement bien. comment tu as fait pour apprendre le thai, des cours ou tout seul, ou autres techniques.

amical
que la puissance de la jungle soit avec toi Mon site http://tintina.com
VI Vic09 Veteran ·
magnifique récit.... je m'en vais maintenant voir les photos. Enfin une fois que j'aurai récupéré de la fatigue 😏.

Je me suis tellement prise au jeu de te lire que j'en suis fatiguée, presque comme si c'était moi qui avait enfourché ce vélo pour ce dément tour.

Bravo en tout cas.
Victoria
HY Hysatis Veteran ·
je pense que dire "compliment" est insuffisant ! une expérience limite certes mais qui ne te quittera jamais 😉😉
LU Lumpini Veteran ·
Bonjour, beau récit, sentir ces jambes vivre au travers des montées, quand les muscles brulent encore et encore, challenge, le coeur qui va exploser, les paysages a couper le souffle, le fait de se dire je l'ai fait, j'en ai baver mais c'était trop bon... la montée d'adrénaline.... oulala..... Bonne journée d'une toute petite cycliste, mais qui aime ca Franca

Eh oui Franca, c'est ça le vélo. On en bave, mais on en redemande et quel que soit son niveau : on vas au bout de sois-même 😊 et c'est le plus important.
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LU Lumpini Veteran ·
BRAVO, c'etait merveilleux ton recit, et tu ecris vachement bien. comment tu as fait pour apprendre le thai, des cours ou tout seul, ou autres techniques.

amical

Merci Tintina 😊 Comme tu es passionés de la Thaïlande, je pense que tu as déjà de bonne notions de Thaï 😉 Mais comme tu es amoureuse de la Thaïlande, il te faut ma méthode radical et sans effets secondaire néfaste comme le Lariam 😏 ( j'voulais dire une co🏴‍☠️ rie, désolé). Alors le marèriel : Méthode Assimil Lire et écrire la langue Thaï de Charles Degnau ( on le trouve en Thaïlande) Dictionnaire Francais-Thaï, Thaï-Francais de Charles Degnau.

Pour se perfectionner ( mon niveau actuel😊). Pratique du Thaï de L'Asiathèque - Volume 1 et 2.

Comment étudier : Un peu d'Assimil tous les jours et en parallèle, étudier l'écriture et la lecture avec le très bon bouquin "Lire et écrire la langue Thaï de Charles Degnau" car il y a des exercices pédagogiques très bien fait. C'est un investissement en temps mais quel plaisir de pouvoir parler en Thaï on redécouvre un pays. Si tu as d'autre question, n'hésites pas. A plus
On ne désire pas ce qu'on ne connaît pas. On écrit pour raconter, non pour prouver.

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LU Lumpini Veteran ·
je pense que dire "compliment" est insuffisant ! une expérience limite certes mais qui ne te quittera jamais 😉😉

😮😊😊
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LU Lumpini Veteran ·
magnifique récit.... je m'en vais maintenant voir les photos. Enfin une fois que j'aurai récupéré de la fatigue 😏.

Je me suis tellement prise au jeu de te lire que j'en suis fatiguée, presque comme si c'était moi qui avait enfourché ce vélo pour ce dément tour.

Bravo en tout cas.

Tu as combien de tension 😉😉
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BR Brigandou ·
Bien sûr, moi aussi je suis bluffée par les exploits sportifs, mais aussi les qualités de plume de Lumpini ..... Mais ma curiosité (j'espère que tu ne la trouves pas malsaine) porte sur les raisons du choix du pays. Pourquoi te "limiter" à la Thaïlande? Je te verrai bien dans la cordillère des Andes!

Je trouve super aussi d'avoir appris le thaï, tes conseils sur les méthodes sont les bienvenus car mon mari, un fou de l'apprentissage des langues, s'est mis au thaï en prévision de notre voyage de 4 semaines cet été!

Merci pour ton récit et ton blog, il m'aide à préparer notre voyage pour cet été ... et me fait voyager et rêver en attendant!

Bonne journée à tous. Brigitte.
Brigandou
TI Tintina Veteran ·
je commande tous les livres derechef merci bcp
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LU Lumpini Veteran ·
Salut Brigitte et Luc 🙂 C'est sympas ton parcours de prof d'Anglaise à travers le monde 😉 un bon pretexte pour voyager. J'aimerai visiter d'autres pays, mais je me suis aguiché d'une Thaïlandaise avec laquelle je vis depuis plus de deux ans 😊😊😊
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BR Brigandou ·
Alors si c'est l'amour qui te guide .... je comprends tout! Je te souhaite plein de kms sur des pistes bien ardues et plein de tendresse dans des situations plus confortables! A plus Brigitte
Brigandou
RE Rely23 Globetrotter ·
Alors le marèriel : Méthode Assimil Lire et écrire la langue Thaï de Charles Degnau ( on le trouve en Thaïlande) Dictionnaire Francais-Thaï, Thaï-Francais de Charles Degnau.

Pour se perfectionner ( mon niveau actuel). Pratique du Thaï de L'Asiathèque - Volume 1 et 2.

Comment étudier : Un peu d'Assimil tous les jours et en parallèle, étudier l'écriture et la lecture avec le très bon bouquin "Lire et écrire la langue Thaï de Charles Degnau" car il y a des exercices pédagogiques très bien fait. C'est un investissement en temps mais quel plaisir de pouvoir parler en Thaï on redécouvre un pays. Si tu as d'autre question, n'hésites pas. A plus

Et combien de temps il t'as fallu pour avoir un niveau correct ?

Je me joins à tous les autres en admiration devant ton exploit, chapeau, je n'aurais jamais le courage de faire ça, du moins tout seul (et encore...) Bravo ! 😏
"

Celui qui pose une question risque cinq minutes d'avoir l'air bête. Celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.

Paix et tranquillité, voilà le bonheur.
LU Lumpini Veteran ·
Salut Romain 🙂 Alors j'ai commencé à apprendre le Thaï en octobre 2002 avec la méthode Assimil, j'en faisais 1 à 2 heure par jour ( matin et soir), tous les jours et les week end : 4 heures voir plus. Ma méthode était simple : j'écoutais l'ensemble de la leçon dans un premier temps, puis je reécoutais un court passage, "pause". je répètais ."lecture" et ainsi de suite. Pour mieux mémoriser, j'écrivais la phonétique en même temps et je passais à la leçon suivante que si la leçon précédente était parfaitement assimilée. A chaque nouvelle leçon, je révisait la leçon de la veille. Dans un cahier spéciale, j'écrivais le vocabulaire nouveau. J'ai procédé de la sorte jusqu'au mois de décembre, ou je suis retourné en Thaïlande pour mes congés payé ( CDD de m...🤪 ) pendant 15 jours. Les résultats sont spectaculaire. De retour en France, je décide de passer la vitesse superieur, j'emprunte à la bibliothèque universitaire de Grenoble les excellents ouvrages de Charles Degnau et j'apprends l'écriture dans un premier temps, je recopie la méthode assimil avec l'écriture Thaï, j'apprends les deux alphabets Thaï par coeur - consonnes et syllabes ( indispensable pour chercher dans un dictionnaire Thaï-Francais) et toutes les règles liés à l'écriture... Un vrai travail de fourmis qui durera de janvier 2003 à aout 2003 soit 8 mois super intensif, début septembre, j'étais capable, de mémoire, écrire en Thaï toutes les leçons de la méthode Assimil. Septembre 2003, je pars de Hua-Hin et 5 mois plus tard, "Tour de la Thaïlande à vélo" ( 6000 Km) une bonne excuse pour pratiquer sur le terrain 😛 lien : http://riton.travelblog.fr/index.php

Puis retour en Thaïlande plusieurs fois, ou je me perfectionne sans cesse. En ce moment, comme je suis en France, je reétudie : Pratique du thaï - volume 1 et 2. Voila, si tu as des questions...n'hésites pas.
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RE Rely23 Globetrotter ·
Merci beaucoup pour toutes ces indications, je pense que dans un premier temps je me contenterai de savoir le parler, à mes yeux pour l'instant savoir l'écrire et le lire me parait trop dur (c'est pourquoi là aussi je te tire mon chapeau!).
"

Celui qui pose une question risque cinq minutes d'avoir l'air bête. Celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.

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LU Lucbertrand Globetrotter ·
Superbe, on s'y croit sur les langues molles et raides de terre visqueuse, à tel point qu'à la fin de la lecture de ce très impressionnant récit j'ai regardé si j'avais de la boue sur les chaussons!!! merci luc
NO Nobrul Regular ·
Waouh ! et chapeau bas
LU Lumpini Veteran ·
Merci Luc 😉😊
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OT Ottlnpac Globetrotter ·
Très beau récit, très vivant. J'ai particulièrement apprécié le passage où tu te "sens" obligé de continuer ta route, coûte que coûte et "sans savoir pourquoi". Pour avoir été confrontée à une situation similaire (à pied dans la neige et la montagne), j'ai ressenti à nouveau les angoisses du moment et cet instinct de survie qui fait qu'on n'abandonne pas. Bravo pour l'exploit, surtout à vélo, je salue bien bas.
LU Lumpini Veteran ·
Très beau récit, très vivant. J'ai particulièrement apprécié le passage où tu te "sens" obligé de continuer ta route, coûte que coûte et "sans savoir pourquoi". Pour avoir été confrontée à une situation similaire (à pied dans la neige et la montagne), j'ai ressenti à nouveau les angoisses du moment et cet instinct de survie qui fait qu'on n'abandonne pas. Bravo pour l'exploit, surtout à vélo, je salue bien bas.

Bonjour Patricia 🙂 C'est vrai que dans ce genre de situation délicate, mieux vaut compter que sur sois-même 😐 apparement tu as déjà été confronté à une situation similaire 😮 mais dans quel circonstance ??? excuse moi de ma curiosité 😊 Mais dans ce genre de situation, la vie prends une autre dimension et on en ressort grandi 🙂 Sinon, je suis allé faire un petit tour sur ton site, très sympas. A plus.
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GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Eh bien je ne peux que te tirer mon chapeau!!! J' en ai la bouche bee! Pour le velo aussi bien que pour ton ta determination a apprendre le thai. Merci aussi pour tes superbes photos, ainsi que pour les methodes. Je vais faire comme Tintina et me les commander... et je te souhaite beaucoup de success dans tes excursions futures, et dans tes amours bien sur!
OT Ottlnpac Globetrotter ·
mais dans quel circonstance ???

Rien à voir avec la Thailande en fait, je te raconterai en MP tout à l'heure (puisque ce n'est pas le sujet du post), là j'ai un truc à faire... @+
LU Lumpini Veteran ·
Eh bien je ne peux que te tirer mon chapeau!!! J' en ai la bouche bee! Pour le velo aussi bien que pour ton ta determination a apprendre le thai. Merci aussi pour tes superbes photos, ainsi que pour les methodes. Je vais faire comme Tintina et me les commander... et je te souhaite beaucoup de success dans tes excursions futures, et dans tes amours bien sur!

Salut Georges 🙂 Faire de l'auto stop jusqu'a Kaboul 😮 il faut oser quand même. Si tu veux plus de renseignement pour les méthodes pour apprendre le Thaï: n'hésites pas à me contacter en MP, Tintina également. Allez bon week-end à chanter :

Il pleut, il pleut, bergère, Presse tes blancs moutons, Allons sous ma chaumière, Bergère, vite, allons ; J'entends sur le feuillage, L'eau qui tombe à grand bruit : Voici, voici l'orage ; Voilà l'éclair qui luit.

Entends-tu le tonnerre ? Il roule en approchant ; Prends un abri, bergère, A ma droite, en marchant. Je vois notre cabane... Et, tiens, voici venir Ma mère et ma soeur Anne, Qui vont l'étable ouvrir.

Bonsoir, bonsoir, ma mère ; Ma soeur Anne, bonsoir ; J'amène ma bergère Près de vous pour ce soir. Va te sécher, ma mie, Auprès de nos tisons. Soeur, fais-lui compagnie. Entrez, petits moutons.

Soignons bien, ô ma mère, Son tant joli troupeau ; Donnez plus de litière A son petit agneau. C'est fait. Allons près d'elle. Eh bien ! Donc te voilà ! En corset qu'elle est belle ! Ma mère voyez-la

Soupons, prends cette chaise Tu seras près de moi ; Ce flambeau de mélèze Brûlera devant toi ; Goûte de ce laitage ; Mais tu ne mange pas ? Tu te sens de l'orage. Il a lassé tes pas. Eh bien ! Voilà ta couche Dors-y jusques au jour ; Sur ton front pur, ma bouche Prend un baiser d'amour. Ne rougis pas, bergère, Ma mère et moi, demain, Nous irons chez ton père Lui demander ta main.
On ne désire pas ce qu'on ne connaît pas. On écrit pour raconter, non pour prouver.

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SI Similan Globetrotter ·
Salut Lumpini, quel plaisir de voir qu'il y a au moins un farang qui a fait l'effort (et quel effort!) d'apprendre la langue de ce magnifique pays. Qui plus est un farang qui ne vit pas dans le pays! ici j'ai rencontré une multitude de farangs installés de longue date incapables de prononcer 2 mots de thaï! Perso, je dois bien reconnaître que ma volonté est limitée... Si j'ai commencé comme toi (méthode Assimil + dico et bouquins de Degnau), que j'ai pris des cours de thaï dans mon pays, je me suis arrêté à la compréhesion orale. Et c'est vrai que vivant dans le pays, je suis frustré de ne pas être capable de lire les journaux locaux. Mais je me suis fixé comme objectif de m'y mettre sérieusement dès septembre. D'ailleurs si tu as des conseils d'apprentissage je suis preneur.
"There is no way to happiness, happiness is the way" Buddha "Le vrai voyageur n'a pas de plan établi et n'a pas l'intention d'arriver" Lao Tseu
LU Lumpini Veteran ·
Salut Similan 🙂 Vu l'engouement suscité pour apprendre le Thaï, je vais créer un post sur le sujet dans la rubrique approprié. A plus
On ne désire pas ce qu'on ne connaît pas. On écrit pour raconter, non pour prouver.

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GE GeorgesOZ Globetrotter ·
c' est ca que tu ecoutes sur ton MP3 quand tu es en selle? 🙁 😎

Kabul, c' etait cool, j' y avais rencontre une charmante jeune francaise avec qui etc.... 🙂😎😉 quant a certaines de mes autres aventures, elles ont passablement tourne au vinaigre: deleste de toutes mes affaires a Peshawar en 1975 😠 🤪, avoir traine 2 mois dans le nord du Pakistan avant de rentrer en France ... sans passeport (un tampon sur un A4 seulement) avec en prime hepatite virale 😕 ... sorti en toute vitesse du Guatemala, et perdu toutes mes affaires, en decembre 1981, sur fond de guerrilla en pleine reprise 🏴‍☠️.... mais j' en ai eu des plus heureuses bien sur 🙂.

Merci pour ton invite question les methodes, j' adore le thai, c' est a mon avis l' une des plus chouettes langues 😛.

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