Bonjour, ce sujet est d'actualité mais je voudrais connaître les différents avis sur le tourisme qu'on appelle Tourisme du Souvenir... à savoir visite des Champs de Batailles, des anciens Camps de Concentration et d'Extermination, des Cimetières de Guerres ...
Quel est pour vous le devoir de mémoire... Quelles ont été vos réactions sur place.... Pensez vous qu'un Code de Conduite est à respecter dans chacun de ces lieux...? Et comment définiriez vous ce type de tourisme...
Je suis curieuse de connaître les avis sur le sujet...
"Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis." Oscar Wilde
Je me souviens de ma visite au Mémorial du Massacre de Nankin (300.000 civils massacrés en trois ou quatre semaines par les envahisseurs japonais), monument digne et sobre, qui présente des statues et stèles commémoratives, des fosses communes et un hall d'exposition.
Et bien j'y ai vu des touristes chinois cracher par terre, aller s'aventurer sur les statues pour se faire prendre en photo (au mépris des interdictions formelles), et il y en a même un qui a puissamment roté dans la salle principale, celle où sont exposées les photos et témoignages les plus durs.
Imagine-t-on des juifs faire la même chose à Auschwitz?????
Pour ma part, j'ai recemment visiter le camp du Strutohf, en Alsace. Ce camp d'extemrination nazi a vu mourir plus de 11 000 personnes de nationalités diverses, des hommes, des femmes, des prisonniers politiques, des tziganes, des prisonniers de droits communs, des "objecteurs de consciences", des personnes de confession juive ...
Quelle ne fut pas ma surprise, et plus précisemment mon malaise en voyant des dizaines de jeunes germanophones (je ne sais s'ils étaient allemands, autrichiens ou suisses... peu m'importe...), crier dans le camps, prendre des photos de tout en prenants des poses sourires aux lèvres, mitrailler de photos le four crématoire sous toute les coutures, la salle d'expérimentation médicale... et tout ça à coté de gens marchants en silence, certains avec des larmes plein les yeux...
Et que pensez de cette anecdote : en rentrant dans le bâtiments des cellules, une petite fille allemande d'environ 4 ans qui réclamait en pleurnichant des bonbons à son papa... celui ci lui fourra le paquet de pastilles VICHY dans les mains pour avoir la paix...
"Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis." Oscar Wilde
J'ai visité le Struthof il y a une vingtaine d'années en compagnie d'un groupe d'ados de 15 - 16 ans. Ils sont entrés dans le camp comme dans un autre endroit, en chahutant, plaisantant, et ceci malgré les mises en garde.... Mais très vite, leur comportement a changé, quand ils se sont rendus compte de la gravité du lieu. Des questions très pertinentes ont été posées, et dès le 2° baraquement, des filles sont sorties en pleurant, ne pouvant pas aller plus loin. Rétrospectivement, je me dis que leur réaction a peut-être été liée à leur attitude quelques minutes plus tôt. La vision du camp a été perçue comme une giffle brutale au moment où il s'y attendaient le moins. Je ne sais pas quelle serait la réaction d'un groupe du même âge aujourd'hui.
Habitant l'Alsace, je suis passée par ce camp un été lors d'une petite rando de 3/4 jours.
Que dire de plus que le site impose le silence en y arrivant. On était comme deux idiots avec mon ami, immobiles devant l'entrée, à ne pas trop savoir quoi se dire, quoi en dire. C'est tout simplement terrifiant....
Et personnellement, le fait que des germanophones ET des Allemands viennent visiter le site, je trouve ça très positif. Belle ouverture d'esprit.
Je ne crois juste pas qu'on puisse parler alors de tourisme....mais plutôt de pélerinage. Même si pour tout un chacun il ne s'agit pas exactement d'entreprendre ce "voyage" en souvenir de quelqu'un en particulier, je crois qu'il est important que les gens se rendent compte, de visu, de ce que l'on leur a raconté, de ce qu'ils ont entendu. Et d'autant plus ces jeunes qui ne se rendent aujourd'hui plus très compte des conséquences de certains actes ou de certains idées....
Après sur la conduite à adopter.....se pose-ton la question en entrant dans une église, dans une mosquée, dans un lieu saint? Certains oui, d'autres non, c'est un peu toujours pareil....
Le Struthof nous, on n'a pas réussi à y entrer, pas la force........
Au Struthof, la chambre à gaz est située dans une maisonnette séparée, à un kilomètre du camp. Elle n'est pa toujours ouverte à la visite mais chacun est obligé de savoir de quoi il s'agit: une pancarte informative y figure. Dans cette forêt éloignée de tout, et juste en face de la chambre à gaz, il y a ..... je vous le donne en mille: un petit hôtel coquet, visiblement très fréquenté.
Se "promener" dans un endroit comme le Struthof de manière anodine, c'est précisément ce type d'indifférence qui a permis les atrocités commises par des hommes sur d'autres hommes. Atrocités qui se reproduisent ailleurs, à l'heure-même où nous discourons ici. Edifiant, non?
"Le silence des pantoufles est plus inquiétant que le bruit des bottes"
Quelques livres à lire pour ceux que le sujet intéresse, ou qui se disent qu'ils n'en connaissent rien: Si c'est un homme (Primo Levi) Treblinka (Jean-François Steiner) Le coeur conscient (Bruno Bettelheim) La mort est mon métier (Robert Merle)
A voir: Shoah (de Lanzman, 9 heures de documentaire) Nuit et Brouillard De Nuremberg à Nuremberg
j'en oublie certainement.... outre le fait que je ne les connais pas tous!
Un Code de Conduite? S'il est nécessaire d'en établir un, s'il n'est pas ressenti dans notre coeur glacé par tout ça, alors on est mal barrés!
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
Il est vrai que ce site impose le silence... Déjà la route à prendre pour y arriver... Des kilometres d'ascension en voiture à travers un brouillards très épais... Une fois arrivé en haut... La vue sur le camp... Et le vent dans les hauts arbres qui entourent le camp font penser à des cris... On ne peut être insensible au lieu...
Moi aussi je me suis sentie idiote dans le camp... Les larmes me sont venues tres rapidement et sans même m'en rendre compte... Le silence...
Je me permets au travers de ce post-it de vous conseiller un livre, sur les Camps de Concentration Allemands en Afrique ... en Namibie et ailleurs... Ce livre s'intitule "Noirs dans les Camps Nazis" par Serge BILE... Un aspect peu connu de l'histoire du siècle dernier...
"Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis." Oscar Wilde
"Je me permets au travers de ce post-it de vous conseiller un livre, sur les Camps de Concentration Allemands en Afrique ... en Namibie et ailleurs... Ce livre s'intitule "Noirs dans les Camps Nazis" par Serge BILE... Un aspect peu connu de l'histoire du siècle dernier... "
Simple curiosité historique : les Allemands ont colonisé la Namibie, appelée alors Sud-Ouest Africain, mais après la guerre de 14-18, la SDN a confié ce territoire à l'Afrique du Sud pour l'administrer. Si les Allemands ont pu installer des camps en Afrique durant la 1° guerre, comment les Nazis ont-ils pu y installer des camps après cette date, comme ailleurs en Afrique puisqu'ils avaient perdu toutes leurs colonies?
Simple question avant peut-être de lire le livre que tu recommandes.
En effet tu as tout à fait raison... D'ailleurs je n'avais pas précisé ni les dates, ni le fait que c'était des nazis...
Je viens de regarder le journal de France 2 sur le net comme je le fais quasiment tous les jours depuis mon arrivée au Canada et j'ai été surprise de voir que l'auteur de ce livre en était l'invité des 5 dernières minutes pour parler justement de ce bouquin...
Je te conseille de regarder l'interview sur le site de France 2 dans le Journal de 13 heures en vidéo... Il ne pourra que mieux en parler que moi...
Tiens moi au courant...
"Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis." Oscar Wilde
Sauf erreur, c'est en 1920 qu'a été créé le parti national socialiste (abréviation: nazi).
Ainsi donc si le livre mentionné traite bien de camps où ont été testés, "dès 1904" les pratiques en vigueur dans les camps nazis, le titre -se voulant percutant- prend quelques libertés avec l'Histoire, mais on comprend bien le pourquoi de ce procédé.
Au passage, ce qui m'interpelle, c'est de voir le nombre de messages que suscite une discussion comme celle-ci au regard du nombre de messages engendrés par une discussion comme "c'est fatigant".....
Anecdotique?
Noooooooooooon. Révélateur!
Ho! Est-ce que quelqu'un ici se rend compte que les atrocités -quelles qu'elles soient- commises par des hommes sur d'autres hommes, c'est quelque chose que chacun de nous porte en germe en lui????
Il n'est plus question de paysages, de rencontres exotiques, de révolte et de compassion envers ce qui se passe AILLEURS ou AU-DEHORS, mais bien d'un truc bizarre, silencieux, balayé d'un geste agacé, qui est susceptible de renaître à chaque instant, et qui n'est rendu possible que si des dizaines de milliers de personnes choisissent mille bonnes raisons de penser à autre chose pendant que quelques dizaines d'autres personnes foncent dans leur bad trip.
Ho! Y reste quelqu'un au bout de la connexion??????????????
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
D'après ce que j'ai lu sur cette présentation du livre (lien cité sur le post d'hier), il n'y a pas d'ambigüité dans le titre : il y a bien eu des Noirs dans les camps, ce que beaucoup (dont je fais partie) ignoraient. La seule ambigüité, c'est de mélanger des faits qui se passent quand l'Allemagne était une puissance coloniale et qu'elle mettait aussi des populations dans des camps au Sud-Ouest Africain avec les déportations qui se produisent après 1933. Il est un peu risqué de mélanger les 2 époques, car certains peuvent être tentés de dédouaner ainsi les Nazis. J'ai déjà lu à plusieurs reprises que les Nazis n'ont fait que copier les Anglais qui sont les "inventeurs" du camp de concentration lors de la guerre des Boers.
Personnellement, je trouve très positif que sur un forum comme celui-là, il y ait aussi des conversations sur des sujets aussi graves. Mais il ne faut pas s'étonner qu'il y ait peu de réactions, car cette rubrique "divers" n'est peut-être pas la plus visitée
... si tu veux t'en prendre ici à toutes les discussions qui n'atteignent pas selon toi le niveau de profondeur requis, tu n'as pas fini ! ... ton allusion à une autre discussion ne s'imposait donc pas à mes yeux ...
... pour ma part, je pense que nous sommes assez grands pour prendre conscience de ce qu'ont été les horreurs d'un passé pas si lointain, et savoir qu'elles ne seront (sont ?) pas les dernières ... mais également qu'il nous sera toujours impossible d'imaginer en totalité ce qui s'est passsé, ... et se passerait si nous étions confrontés à un tel bégaiement de l'Histoire (et encore ... : qu'avons-nous fait pour l'ex-Yougoslavie ?)
... mais excuse-moi si j'avoue être un de ceux qui aujourd'hui ne se sentent pas obligés de ne penser qu'à cela, malgré la stérilité d'une partie du battage médiatique de ces derniers jours et la succession d'allocutions compassées, et de ceux (ils sont nombreux, je pense) qui ne se considèrent pas comme "pertinents" sur un tel sujet, ou en tout cas dont les idées n'apporteraient rien à cette discussion ...
... prenons garde d'être trop graves, de cette gravité dont je ne sais plus qui a dit qu'elle "est l'intelligence des sots", (ou quelque chose d'approchant) : la mémoire ne doit pas éteindre l'espoir ...
Bonsoir Pataugas,
Il est souvent plus facile d'aborder des sujets dits "sujets faciles ou légers". Non pas que l'on ne soit pas concernés par les sujets graves, mais la pudeur, le manque de mots font que souvent on s'abstient... Pour ma part je dirai seulement que les mots Tourisme et Camps de concentration sont à mon sens complètement antinomiques, voire choquants assemblés dans une même phrase...
Je n'ai ni le souhait ni le courage de "déambuler" dans ce genre de sites (très nombreux hélas de par le monde) quelque soit mon attitude, appropriée ou pas au lieu. J'ajoute que cela n'est ni une négation du passé (et des atrocités commises), ou du futur de ma part... Un choix personnel par respect.
Tout ça pour dire, que d'autres sujets sur VF, sont restés sans réponses soit par pudeur et décence, ou trop personnels. On peut ne pas avoir un avis sur tout et libre à chacun de s'exprimer ou pas ! Je suis sûre que tu es d'accord avec moi.
Nawal.
" En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle..." Amadou Hampaté Bâ.
réponse à Nawal et a Maitaroa:
OK pour la réaction au tapage médiatique. Sauf que le même procédé de tapage médiatique fait recette quand ça nous arrange (ciné, par exemple). Pour ma part, ça fait plus de vingt ans que j'ai lu les premiers bouquins sur le sujet du nazisme.
Pas envie de "déambuler" dans les restes (bien aseptisés, rassure-toi Nawal, presque aussi bien que n'importe quelles plate-bandes autour de musées touristiques) d'un camp de concentration, par "respect"?
Mais alors, Nawal, tu ne vas jamais sur la tombe d'un être cher, tu ne penses jamais à quelqu'un qui n'est plus vivant et même: tu ne portes même pas ton regard sur une toile de Van Gogh ou de Cézanne, tu te refuses à écouter la musique de Mozart.... par respect pour la souffrance et le dénuement dont ces derniers ont eu à souffrir de leur vivant... c'est bien ça?
Et non, mes paroles ne sont pas de la "profondeur" mais simplement une faible manifestation de conscience, de faiblesse, d'interrogation, d'être humain.
"Le silence des pantoufles est plus inquiétant que le bruit des bottes."
Pour l'ex-Yougoslavie, oui, entièrement d'accord. Et d'autres actualités qui ne sont distantes de nous que par la géographie (bien commode!). Voir mon message un peu plus haut.
Gravité? On peut être grave, et léger, et dramatique et gai, et confiant et pessimiste TOUT à la fois. c'est bien une de nos forces. Nous réduire à une expression à la fois serait perdre une grosse partie de notre potentiel fertile.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
- Pas envie de "déambuler" dans les restes (bien aseptisés, rassure-toi Nawal, presque aussi bien que n'importe quelles plate-bandes autour de musées touristiques) d'un camp de concentration, par "respect"?
Mais alors, Nawal, tu ne vas jamais sur la tombe d'un être cher, tu ne penses jamais à quelqu'un qui n'est plus vivant et même: tu ne portes même pas ton regard sur une toile de Van Gogh ou de Cézanne, tu te refuses à écouter la musique de Mozart.... par respect pour la souffrance et le dénuement dont ces derniers ont eu à souffrir de leur vivant... c'est bien ça?--
Alors ma Chère, je trouve la notion "d'asepsie" déplacée et imméritée en ce qui me concerne, sauf si comme je le crois tu n'a rien compris à mon post. Comme quoi je faisais bien de me la fermer pour une fois. Relis le !!!
Quant à l'Amour que je porte aux membres défunts de ma famille c'est strictement personnel et cela ne te regarde en rien et que tu puisses en douter est complètement déplacé et insultant...
Et même si je vais jusqu'à Amsterdam pour voir une expo de Van Gogh et Gauguin, que j'adore Mozart mais que je préfère Dvorak ou Moussorgski... je n'ai pas besoin de l'étaler sur Voyage Forum pour m'en convaincre, et je ne vois pas en quoi cela à un rapport avec le sujet initial, je te trouve peu cohérente et mélangeant tout... Dois-je faire de la surenchère en citant toutes mes lectures sur le sujet, ou compter les déportés de ma connaissance ? Je m y refuse.
Si tu cherches un bouc émissaire, ce n'est pas moi, il y a erreur sur la personne. Et j'ai la conscience tranquille. Merci.
J'ajoute tout en essayant de rester polie, mais j'ai du mal, que tu es agressive et irrespectueuse, ne t'étonne pas de ne pas trouver d'écho à tes "histoires"...
Nawal qui n'aime pas les faux donneurs de leçon, ça me rappelle les gugus qui font leur tapage médiatique à la télé depuis une semaine pour être vus...
" En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle..." Amadou Hampaté Bâ.
Ca me fait plaisir de voir que mon sujet engendre des réactions... donc merci à vous tous de vos divers points de vue... Je suis nouvelle sur le Forum mais déjà totalement accro... Rien que la lecture de certains sujet, même si je n'interviens pas dessus m'en apprennent bcp...
Je me suis grâce à vous tous déjà constitué une liste de livre a me procurer de toute urgence... mais bon, il me faudr attendre mon retour en France malgré l'important rayon francophone de la biblio de Vancouver...
Je me permets de me présenter à vous. J'ai recemment finis mes études dans le tourisme et la je suis en PVT à Vancouver pour bosser mon anglais, chose très très utile pour mon futur métier... En quelquel sorte je peux vous remercier car vous complétez ma formation... En effet... écouter (enfin lire, les aspirations et les ressentiments des voyageurs c qd meme ce qu'il y a de plus important dans le métier, non?).
M'enfin... J'ai qlq trucs à rajouter sur les différents post-it du forum...
A toi Pataugas... tout d'abord merci d'avoir penser à déplacer la question de forum...et je voulais rajouter aussi qlq chose sur le livre de Primo Levi... Et bah malgré le fait que celui soit devenu un "classique" (on l'étudie à l'école désormais...) et bah j'ai été vraiment, mais vraiment déçu par la fin... Tu vas me dire comment être déçu par une autobiographie certes... mais en fait c'est par les réactions de l'auteur même... qd celui ci devient égoiste... qu'il n'aide pas les gens en souffrances pires que la sienne, qui frappent à son baraquement... quand lui a à manger mais qu'il ne partage tjs qu'avec son baraquement... je sais, on aurait surement fait tous la même chose... mais bon c comme ça... je n'admets pas la vérité... c nul je sais... ça m'a profondemment choquée... pourtant c'est ce qu'on aurait tous fait je pense... je n'arrive pas à admettre la vérité...
Pour Crousseaud (désolée je n'ai plus ton nom sous les yeux et je suis sure d'avoir commis une erreur quant à l'orthographe de ton pseudo...). En effet, le titre du livre est plus commercial qu'il ne reflete la vérité quant au contenu du bouquin... il ne parle en effet que de la dernière partie de celui ci qd les descendants et fils "batards" des anciens interné se retrouvent eux même dans les camps "nazi"... mais l'important c le passé de ces gens... dans les camps du début du siècle...
Pour Maitairoa... en effet le battage médiatique doit être énorme en France... moi de mon Canada lointain je n'ai comme média français sous le coude que le journal de France2... donc je ne me suis pas sentie submergée par ce battage médiatique... pourtant je suis sure que comme d'habitude on ne parle pas de toutes les "catégories" de personnes qui ont péries dans ces camps... c'est pour ça que je me suis permise de conseiller le livre de S. Bilé... même si je n ai pas encore trouvé de bouquin, ou site net qui parle en profondeur du sorts des Tsiganes ou des Homosexuels, ou même des handicapés durant cette période...
Enfin deriner commentaire pour Nawal. Je ne pense pas que Tourisme & Camps soient antinomique... En effet, la définition du Tourisme (telle qu'elle est définie par le Ministère Delegué au Tourisme) est un déplacement d'au moins 24 heures... dans un lieux qui n'est pas celui on l'on habite (j'ai plus la def exacte mais c ça en gros...)... Bon après ça ne vas peut être pas avec la conception du tourisme que tu as et que chacun a mais voila...
Désolée pour la longueur du post...
"Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis." Oscar Wilde
Suite de ma réponse à Pataugas :.. Quant à parler de "restes bien aseptisés" (tes termes à toi) quand il est question de Camps de concentration avec chambres à gaz, ou de comparer la visite du Musée d'Orsay à celle d'Auschwitz, tu me laisses sans voix devant une telle indécence.
Tu dois être ravie, le sujet s'allonge de post hélas pas très glorieux... Désolée mais je vous laisse à votre "tourisme" entre good girls, puisque en effet nous n'en avons pas la même conception.
Nawal.
" En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle..." Amadou Hampaté Bâ.
"j'ai été vraiment, mais vraiment déçu par la fin... Tu vas me dire comment être déçu par une autobiographie certes... mais en fait c'est par les réactions de l'auteur même... qd celui ci devient égoiste... qu'il n'aide pas les gens en souffrances pires que la sienne, qui frappent à son baraquement... quand lui a à manger mais qu'il ne partage tjs qu'avec son baraquement... je sais, on aurait surement fait tous la même chose... mais bon c comme ça... je n'admets pas la vérité... c nul je sais... ça m'a profondemment choquée..."
C'est celà-même qui est l'essence du livre, la déshumanisation. C'est à celà que le mécanisme est arrivé. Et c'est glaçant.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
Merde... Nawal... Ce n'étais en rien contre toi ma remarque... C'étais juste une question de vocabulaire... Dans le sens langue française, ces deux mots ne sont en aucun cas antinomiques... Je suis d'accord que même pour moi, je n'associerai pas spontanement ces deux mots... je l'ai peut être fait dans un précédent post-it mais en effet ça ne rejoins pas ma conception du tourisme... Chacun à sa conception du tourisme... certains préfereront parler de voyages... tout cela est une question de vocabulaire...
Je suis vraiment confuse si tu as pris mon dernier post contre toi mais ce n'était pas du tout le cas... Et sache que je suis ravie d'avoir pu te lire au sujet de cette question... les avis de chacun m'interressent...
"Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis." Oscar Wilde
Bien, j'ai relu ton post... et je retire l'allusion à ton refus de "déambuler" mais je maintiens la réaction à "par respect", n'en déplaise à tes grands chevaux.
Tu aurais pu dire beaucoup plus simplement que les choses sont complexes, que le même respect se...euh.... ben s'accomode d'une forme et pas d'une autre...
(oui, j'essaie d'entrer dans ton qualificatif de donneuse de leçons😉)
rien -sinon toi- ne t'obligeait à te détourner de cette manière-là.
Je ne te demandais pas non plus de réagir à mon post, j'indiquais qu'il était édifiant que peu de gens se frottent à la part d'ombre quand elle est à ce point inconfortable.
Mon agressivité ne t'est pas destinée et ne justifie en rien ce "Ma Chère" (je ne te suis pas "chère" que je sache?) de distance ironique, et je n'en appelais pas non plus à la tranquillité ou à l'intranquillité de ta conscicence!
Si tu me réponds de la sorte, fais-le également aux auteurs des livres que j'ai cités plus haut, mais avec un peu plus de conséquence dans ta réponse, parce que EUX sont balaises!
Ceci dit, et encore une fois: il n'y a rien de personnel dans mon post, je ne t'ai pas cherchée pour avoir un bouc émissaire (si j'étais un tant soit peu manipulatrice - je dirais que c'est TOI qui as répondu, et que c'est TOI qui as utilisé de terme) je réfléchissais simplement à ce petit rien qui fait partie de nous (et je me suis précisée concernée!), qui est inavouable, qui nous fait fuir plutôt que de le considérer, et qui laisse ainsi s'accomplir des atrocités.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
Vous avez l'injure bien rapide sur ce topic je trouve. Après Mozart voilà Cambronne. Je me retire avant qu'il soit question de Paranoïa... Je sens que tout va être de ma faute !
Et dire que ma première intervention partait d'un bon sentiment, et comme j'avais fait un commentaire dans la discussion "C'est fatigant" citée par Pataugas... Nawal.
" En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle..." Amadou Hampaté Bâ.
Je tenais juste à me justifier quant à la mise en place de ce débat...
Si celui ci me tenait particulièrement à coeur c'est que moi même j'ai eu deux personnes de ma famille proche qui ont été envoyées à Dachau durant la Seconde Guerre... même s'ils y ont été envoyé en tant que resistants et qu'ils n'ont pas vu l'horreur vécues par les Juifs, Tsiganes et autres populations vouées au sort que l'on connaît dans ces même camps...
De plus, j'ai travaillé durant qlq tps dans une agence de voyage dont la clientèle était majoritairement de confession hébraique et/ou Israélienne et que j'ai pu participer à l'organisation de pélerinages dans ce genre...
Voilà pourquoi le sujet m'interressait...
"Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis." Oscar Wilde
Tout d'abord, petit message a l'intention de certaines personnes qui ont répondu sur ce forum : Je trouve que c'est un sujet qui doit être dominé par la TOLERANCE. Je trouve assez déplacé des attaques personnelles sur un sujet aussi grave... Surtout que chacun a une façon différente de vivre le sujet et se rendre sur place n'est pas l'unique façon de montrer que l'on est sensible à ce sujet.
Au Cambodge, j'ai visité le Tuol Sleng, ancienne prison du régime Khmer Rouge. Cette visite m'a prfondément touché : j'ai pris conscience de la réalité des évènements, bien mieux qu'à travers un livre ou un documentaire. Ca m'a choqué et ça m'a fait réagir.
Quelque soit le débat autour de la médiatisation, moi qu'il est important de ne pas oublier ces atrocités, quelque soit le peuple concerné... Et visiter ces lieux fait partie de ce devoir de mémoire mais ce n'est certainement pas l'unique moyen.
Dans mon travail, je côtoie un Serbe, des Kosovars, un Kurde, des Bosniaques, des gens de confession juive, bref, des gens de partout. Tous m'ont parlé de ce dont a été victime leur groupe, mais pas de ce que leur groupe a fait subir aux autres.
Il y a donc un monument aux victimes de Nankin, mais en Chine il n'y a pas de monument aux victimes tibétaines. Il y a un monument aux victimes des 2 tours é New York, mais il n'y en a pas à la mémoire des Indiens exterminés par les maladies (les Blancs leur ont donné des couvertures provenant d'hôpitaux où étaient présentes des maldies auxquelles les Indiens ne résistent pas), par les armes à feu ou affamés, etc.
Mais il y a plus grave. La justification de ces exterminations, de ces massacres, est généralement la souffrance vécue précédemment par les oppresseurs (les Serbes ont été victimes des camps d'extermination croates, les puritains du Mayflowers victimes des anglicans, les Allemands de 1939 victimes de l'humiliation de l'armistice de 1918, les Turcs de 1915 ont massacré les Arméniens car victimes de l'humiliation de la déchéance de leur empire, la liste est longue. Regardez ce qui se passe au Moyen Orient lorqu'on sait que des groupe fondamentalistes juifs veulent faire porter un signe distinctif aux Arabes, c'est le comble!
Le plus urgent, c'est de mettre en place des mesures préventives pour que le Kosovars n'agressent pas les X dans 50 ans, ni les Tibétains les Y dans un siècle. Il y a quelque chose qui fonctionne, c'est ce qu'a proposé Nelson Mandela pour que la vengeance des Noirs contre les Blancs ne se manifeste pas, les tribunaux de paix et de réconciliation.
Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
Je viens de lire toute cette conversation et elle m'a glacé! Pourquoi toujours vouloir avoir raison au détriment de l'autre? Ne peut-il pas y avoir plusieurs façons de voir la même chose avec le même respect mais simplement différemment? Pour ce dernier post, je te donne raison Philippe, les causes d'un mal sont souvent un autre mal, et celui qu'on subi est forcement (et honnêtement) le pire! rison de plus pour arrêter cet engrenage! La démarche faite en Afriquedu Sud mettra des années à porter ses fruits mais ils ne seront pas pourris! La base de celle-ci et donc de la fin de ce cycle est le pardon. (Pardonner n'est surtout pas oublier, pour pardonner, il faut se souvenir!!!).
Excusez ce post peut-être hors de propos, mais toute cette colère me met très mal à l'aise.
Comment voulez-vous parlez de tolérance si vous le dites en hurlant?
😊 désolée pour le "tolérance" qui crie ! Je ne voulais pas crier mais il n'est pas toujours facile d'exprimer un ton par écrit. En tout cas, je rejoins ton avis.
Il est peut-être utile de préciser à cet endroit que la prise de bec entre Nawal et moi, à laquelle tu fais allusion, a été spontanément suivie d'un échange de messages privés.
Et quoi que tu en penses, une "prise de bec" n'est pas forcément exempte de tolérance, pour peu qu'un caractère -ou deux caractères- un peu "chaud(s)" s'exprime ou se rencontrent!
Lorsqu'on est emporté dans la discussion il arrive que l'on s'emporte, ce qui n'est pas grave si les parties ont l'intelligence de ne pas en rester là.
Et j'ajouterai qu'être "glacé" sera davantage de mise devant une réflexion soigneusement construite, voire devant les affirmations empreintes de tolérance des politiciens de tous poils. Ne crois-tu pas?
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
"J'ai déjà lu à plusieurs reprises que les Nazis n'ont fait que copier les Anglais qui sont les "inventeurs" du camp de concentration lors de la guerre des Boers. "
Je l'ai déjà lu aussi, dont dans Libération, si mes souvenirs sont exacts. C'est faux? Exagéré?
A la guerre, les Grecs tuaient les prisonniers qui ne pouvaient pas être réduits en esclavage, une habitude qui a duré assez longtemps, jusqu'au début du moyen-âge.
Puis on a emprisonné les prisonniers pour en tirer une rançon (là encore, on tuait ceux dont on ne pouvait rien tirer, rôle réservé aux coutillers qui achevaient les blessés sur les champs de bataille)
Ensuite, l'humanité a fait un grand pas en avant : on ne tuait plus les prisonniers, mais on les emprisonnait dans un camp. Il s'agissait de mettre hors circuit des soldats ennemis le temps de signer la paix, et c'étaient donc des soldats qu'on internait, et uniquement des soldats
La guerre des Boers a vu changer les choses : les Anglais ont interné des populations civiles boers car l'armée anglaise se battait contre un ennemi qui à leurs yeux ne respectait pas les lois de la guerre (comme s'il pouvait y avoir des lois dans une guerre que l'on cherche à gagner par tous les moyens) : ils ne portaient souvent pas d'uniforme et vivaient parmi la population dans laquelle ils trouvaient de l'aide. Il s'agissait dans un but stratégique de priver les Boers de leurs appuis arrières. Même si les camps mis en place par les Anglais sont à condamner, car ce sont bien des civils qui y ont été internés (et beaucoup y sont morts de mauvais traitements), ils n'ont rien à voir avec ceux ouverts par les Nazis dans lesquels on jetait tous les "indésirables" : communistes, catholiques, truands, homosexuels, Tsiganes, Juifs, mais aussi pendant la guerre, les prisonniers de l'armée rouge d'origine asiatique (appelés du nom générique de Mongols). Pour ceux qui avaient commis un délit, c'était un camp de travail, c'est à dire un bagne comme celui que la France exploitait en Guyane, et ils auraient subi le même sort dans n'importe quel autre pays à l'époque. Pour les autres, ils se retrouvaient là pour une seule raison : celle d'être nés
Les camps d'extermination sont encore une autre catégorie. Comme leur nom l'indique, on n'y allait pas pour travailler. Simone Weil a expliqué la semaine dernière très clairement en quelques phrases (de manière bien plus concise que moi) la façon dont on était choisi pour tel ou tel type de camp
Pour en revenir aux premiers camps de la guerre des Boers, ce ne sont peut etre pas les premiers du genre : il faudrait voir si durant la guerre de secession, ce genre de pratique n'a pas existé (nordistes emprisonnant les sudistes). Il me semble avoir lu quelque chose là-dessus il y a pas mal de temps, mais à vérifier
Les camps d'extermination sont bien sûr une autre catégorie: comme tu le montres, pour les Boers, c'était la concentration sans l'extermination. Autre catégorie aussi pour la méthode (froide, organisée, générale, administrative, etc), car la volonté de destruction de populations ou de catégories de populations n'a pas été inventée par les nazis: progroms d'Europe centrale, terre brûlée de Barbares, Saint-Barthélémy, Arméniens, etc. Elle n'a pas non plus disparu: Cambodge, Rwanda, Bosnie, etc. Et l'exemple du Rwanda montre qu'il n'y a même pas besoin d'une bonne infrastucture (chemins de fer, administration zélée et performante, etc) mais d'une hallucination collective et de machettes pour massacrer des voisins qu'on connaissait depuis l'enfance. Mais cela nécessitait l'implication totale de l'emsemble de la population masculine, et non plus la délégation à une partie des militaires, comme avec les SS.
Sinon, les conflits d'aujourd'hui ne font plus des soldats les premières victimes. Ce sont maintenant les civils, même pour des conflits non armés, comme l'embargo qu'il y a eu sur l'Irak. Et ça continue mais différemment.
Pour l'armée rouge et les "Mongols" j'ai vu effleurer le problème dans un roman que j'ai lu, récemment, "La Camarade nue". Ecrit pendant la perestroïka et censuré pendant 10 ans, il est critique sur le rôle de l'armée rouge en 39-45. C'est un texte souvent drôle.
Je voyage en Russie au mois d'avril prochain pour une durée de 3 semaines et le camp de Tambov, situé à 400 kms au sud de Moscou, est au programme. De mon point de vue, il n' y a aucune "antinomie", aucune incompatibilité, aucun paradoxe entre voyager et visiter des endroits tristement célèbres. C'est un "tourisme de mémoire" qui complète, enrichit, ajoute aux lectures effectuées sur le sujet. Il faut juste qu'un temps de deuil suffisant soit respecté. A titre d'exemple, la ville de New York refuse de communiquer autour de la fréquentation de Ground Zéro, le drame étant encore trop récent, mais c'est un secret de polichinelle que l'endroit est devenu une formidable et "successful" nouvelle attraction de la ville.
Bien plus répréhensibles sont ces quelques agences spécialisées, en majorité anglo-saxonnes, qui proposent des voyages au "coeur des conflits", Bosnie, Kosovo et Congo hier, Darfour et Irak aujourd'hui...Ce tourisme "cynique" a ses adeptes un peu partout...
Dans certains pays, des mercenaires travaillent main dans la main avec des chefs de guerre ou, du moins, arrosent suffisamment de monde pour se livrer à un surprenant business. Moyennant finances, on te balade sous bonne escorte au milieu de quartiers en ruine, de réfugiés en détresse ou de prisonniers parqués dans des camps. Le must, c'est la conférence d'un tortionnaire ou la démonstration d'un mortier dernier cri.
En Croatie, des touristes avaient pu prendre des photos de Vukovar, fraîchement bombardée et anéantie et dans le maquis de l'ex-Zaïre, c'est Feu Laurent Désiré Kabila himself qui accueillait les "amis" de ses amis mercenaires.
Ce type de prestation a trouvé sa "niche" commerciale surtout en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
Puisque Dimanche est à la réflexion et que l’évasion est permis sur VF...désinhibons nous... Je sais, la discussion est peut être déjà entreprise, mais écrire…
Aujourd'hui je m'apprête à partir à Madagascar, en lisant le LP guide, je trouve un chapitre sur le tourisme sexuel et cela me rappelle un souvenir triste:…
Je viens de m'inscrire sur ce site par nostalgie de mes voyages...et je me suis rendue compte que je pourrais en meme temps faire appel a vos experiences et…
Je trouve un peu dommage que bon nombre de membres de ce forum critique le tourisme de masse qu'il faut à tout prix éviter pour des raisons qui ne sont pas…
Ben oui, on parle toujours sur ce forum du tourisme sexuel masculin et on ne se gene pas pour le descendre en flammes, ce qui ma foi est comprehensible. mais…
bonjour à tous les voyageurs qui ont les yeux grand ouverts sur le désert ...
je me suis toujours demandé ce que je "foutais" sur la terre. Et pourquoi mon père, mort quelques mois après ma naissance, ancien plus jeune résistant français, avait rejoint la Première Compagnie Sahariene motorisée d'Atar, et passé le reste de sa vie à réparer des moteurs de l'armée, en Algérie, en Mauritanie, au Sénégal, au Mali (qui n'existait pas sous ce nom), au Maroc et pour finir en Algérie où ma mère est née et a grandi. (croyez moi c 'est pas "cool" d'être enfant de militaire en pays occupé par la France et encore moins enfant de "pied noir").
Bien sûr, je n'ai jamais eu de réponse : les morts ne parlent pas, et l'armée ne parle pas.
Seulement, voilà, j'avais des photos...
Alors forcément, un jour j'ai pris la route. Je voulais voir, comprendre.
C'est grâce à VF que j 'ai pu me documenter, un peu, sur le passage de la frontière Maroc Mauritanie et j'en remercie ses membres, tout comme je remercie toutes celles et tous ceux qui m'ont accueillie, pendant 14 ans, sur la route.
Depuis quelques semaines, je me demande si je dois en parler ou pas..
Il se fait que les Mauritaniens ont transformé ma vie en me demandant de l'aide... Et cela, dès le mois de février 2012... (avais je une dette envers eux ? Question sans réponse)
Ah ah. La belle affaire, ils m'avaient vu venir. Mais quand on vous met des enfants malades dans les bras, en vous suppliant de faire quelque chose, qu'auriez vous fait ? J'avais travaillé dans un hôpital, je connaissais un peu les règles à suivre. Je ne me suis pas posé de question.
Et bien, toutes ces années J'ai rencontré des médecins, des chirurgiens, et ensemble, nous avons organisé des prises en charge, des évacuations d'enfant, des formations de chirurgiens, jusqu'à tenter de ne plus faire voyager les enfants hors de leur pays, et cela n'a jamais été simple. J'en profite pour remercier celles et ceux qui nous ont soutenus ainsi que la Chaine de l'Espoir, la Fondation Face au Monde et toutes celles et ceux qui ont tissé des liens entre nos deux pays.
Malheureusement, et malgré les efforts permanents des médecins et chirurgiens mauritaniens, certains enfants n'ont pas pu être pris en charge à temps. Aujourd'hui je voudrais parler de quatre frères et soeurs, orphelins de mère, atteints d'un glaucome congénital provoquant une cécité irréversible. Leur cas m'a été confié en 2020 quelques semaines avant le grand confinement. Nous n'avons rien pu faire pour eux alors, quand leur père m'a demandé un cadeau, je me suis jetée sur mon ordinateur et j'ai écrit une histoire.
A travers un conte, les enfants vont réaliser un grand voyage, explorer leur pays, réaliser un rêve. Jamais je ne pensais que ce livre serait publié, il l'a été, en 2023.
Ce livre rend hommage à la Mauritanie, il est un message pour celles et ceux qui ne se conaissent rien des difficultés de la vie là bas, il porte la dureté et la beauté d'un désert immense où il est possible de se ballader en 4X4, à vélo, à pied, à dos de dromadaire, en toute sécurité, il témoigne de la bienveillance des Mauritaniens pour le voyageur.
En tant que femme seule avec mon véhicule, un vieux Mercedes au chassis maintenant pourri et qui ne roule plus, j'y ai fait les plus belles rencontres de ma vie (j'ai vu d'autres coins du monde...).. Les enfants aveugles de Choum, d'Atar, de Nouadhibou et de Nouakchott sont à jamais dans mon coeur.
Des lectrices bénévoles ont transcrit le livre en versio audio gratuite pour les malvoyants, il est disponible dans les bibliothèques sonores de France, de la Fondation Valentin Hauy, dans la bibliothèque suisse romande.
J'ai effectué mon dernier voyage en Mauritanie avec mon vieux 4X4 afin d'offrir le livre un peu partout et surtout à ses héros et à l'école des malvoyants de Nouakchott.
Ensuite, j'ai pensé que la page devait se refermer parce que je n'ai plus ni les moyens ni la force de voyager.
Mes éditrices avaient choisi de lui donner ce titre : les yeux bleus du désert.
Cette publication a permis à une mission d'ophtalmologues bénévoles suisses de venir opérer les glaucomes en Mauritanie. Je m'en réjouis car chaque année, ils reviennent !
Cette aventure se termine, oui, car il faut une fin à tout, mais au final, elle est née ici, dans le site de VF !! Alors oui, il fallait que je le dise : MERCI !!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?