Dans le cadre d'un voyage de deux mois en Inde, qui nous a conduit du Karnataka jusqu'à l'Himachal Pradesh, nous avons passé trois semaines au Gujarat, destination peu touristique et donc ne faisant pas l'objet d'autant de commentaires que d'autres. Pour préparer notre tour du Gujarat, je me suis beaucoup aidé des carnets de voyage postés sur ce forum et, à mon tour, j'ai envie de vous faire partager un peu de notre périple. Nous avons toujours utilisé les bus publics et je dois dire que, même si toutes les inscriptions sont faites en alphabet gujarati, nous n'avons jamais eu de mal à trouver le bon bus, les gens sont très serviables et toujours prêts à aider les étrangers même s'ils ne parlent souvent que quelques mots d'anglais. Nous n'avons rencontré que très peu de touristes étrangers et nous étions vraiment sujets de curiosité pour les locaux qui voulaient tous nous prendre en photo!
Voici donc, étape par étape, le déroulé de notre voyage
AHMEDABAD :
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!!
Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !"
Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur.
Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain...
Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.
Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.
dans les profondeurs du puits
derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.
PATAN :
-Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage.
Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.
Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux.
Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!!
Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...
comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage...
Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat.
Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là...
Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main.
Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie.
En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...
les nonnes jaïnes
cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !
LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps).
En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).
-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait.
Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre.
Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac.
Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.
Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail.
En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides.
On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux...
La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois)
En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil...
Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Dès que j'ai vu ce carnet en ligne, je me suis empressée de le lire! 😎
Ravie que vous ayez aimé, étonnée que vous trouvez le Gujarat plus sale, poussiéreux et bruyant que d'autres états de l'Inde, contente que ma bonne adresse (Supreme hotel) à Patan vous ai plu.
Je vous imaginais dans ces endroits ou j'ai été (à part Somnath et Diu), et j'ai pris beaucoup de plaisir à te lire! 🙂
Merci!
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!!
Même expérience le 18 avril à l'hôtel Alka d'Ahmedabad. Sans doute une demande de la Police locale.
A noter que la plupart des hôtels économiques du quartier de Lal Darwaja n'acceptent que des clients indiens.
Donc peu de concurrents à l'hôtel Cadillac qui en profite abusivement demandant 500 roupies pour une petite chambre simple avec ventilateur, sans télévision, d'une propreté douteuse et donnant sur une rue très très bruyante. Pas mieux pour une chambre sans salle de bains pour laquelle il demande 400 roupies. Strictement non négociable. Ailleurs en Inde, de telles offres ne méritent pas plus de 300 roupies, 200 roupies si sans salle de bains.
J'ai préféré la catégorie intermédiaire, avec l'hôtel Alka, qui demandait 750 roupies la nuitée, et que j'ai négociée à 650 roupies.
A signaler aussi l'hôtel Balwas à 740 roupies, d'une propreté irréprochable, avec une salle de bains état de l'art.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien)
En Inde du Sud, l'appellation "hotel" désigne un établissement de restauration. C'est même le cas quand l'enseigne annonce "hotel - restaurant - bar". Ce n'est qu'avec le terme "rooms" que l'on peut trouver un hébergement. Pour les seuls hébergements, l'enseigne affiche Lodge ou Inn, mais pas hotel (sauf si établissement 4 ou 5 étoiles qui reprend l'acceptation occidentale).
L'avantage d'un tel "hotel - restaurant - bar" serait que l'on peut y bénéficier de toilettes, mais je n'ai pas vérifié.
Si cette situation est assez claire en Inde du Sud, c'est plus compliqué dans un Etat comme le Gujarat où les usages sont hétérogènes : la plupart des hôtels n'y proposent que de la restauration, mais certains correspondent tout de même à l'acceptation occidentale.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Ce matin, nous attaquons l'ascension de Girnar Hill... (...) A 5h30, nous prenons un rickshaw(100rps) qui nous emmène au pied de la colline sacrée.
Là, ce rickshaw-wallah a été un peu gourmand en demandant 100 Rs, même si vous étiez 2. Sans trop négocier, j'ai obtenu la course pour 50 Rs depuis la gare routière, et le tarif normal serait de 40 Rs d'après ce que l'on m'avait annoncé.
Au retour, j'ai pris un shared rickshaw pour 10 Rs. Evidemment, certains rickshaw-wallahs demandaient 200 Rs.
A noter qu'en Inde, un rickshaw affrété coûte rarement plus de 10 Rs 2015 du km. Ce qui n'empêche évidemment pas d'avoir des propositions 2 à 3 fois plus onéreuses.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
la colline de Shatrunjaya. (...) L'atmosphère semble plus religieuse qu'à Girnar Hill, ici, pas de gargotes de nourriture tout le long du chemin... Beaucoup de pèlerins en tenue blanche et de moinesses s'adonnent à leurs rituels.
J'ai eu la même surprise, mais dans l'ordre inverse puisque j'ai découvert Shatrunjaya avant Girnar Hill.
En fait, Shatrunjaya est un site exclusivement jaïn. Pas la moindre gargotte en effet le long du chemin, lequel est d'une propreté quasi irréprochable.
Alors que Girnar Hill est une destination de pèlerinage surtout hindoue. L'itinéraire est bordée d'un amas de détritus tout le long du chemin, même en bord de falaise.
Redescendu au bas de la colline de Shatrunjaya, je me suis vu remettre un billet rose. Lequel donne droit à une collation offerte par un établissement jaïn situé sur le côté gauche. D'abord une boisson ambrée, légèrement sucrée. Puis une sorte de riz, et un prasada, mets sucré.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Pour pouvoir inclure les photos, il faut que je partage le texte en plusieurs, voici donc la suite de notre voyage au Gujarat :
JAMNAGAR :
-Vendredi 27/02/2015 : Après nos adieux à tout le personnel si gentil de l'Eco Camp, nous quittons le Little Rann of Kutch vers 8h en jeep (1000rps) jusqu'à la bus station de Dhangadhra. Le bus, prévu pour 9h30, n'arrivera qu'à 10h10 ! C'est le bus Ahmedabad-Dwarka. Tout le long de la route, depuis une centaine de kms avant Jamnagar, nous voyons des gens de tous âges qui marchent munis de bâtons, leur sac sur la tête, quelques-uns portent un drapeau roulé. De place en place, sont dressés des stands où ils peuvent se reposer et se restaurer. Il s'agit de pèlerins qui viennent de Rajkot et qui vont jusqu'à Dwarka, à plus de 200kms, ville sainte dédiée à Krishna, pour y célébrer la fête de Holi qui aura lieu dans quelques jours. Nous nous y rendrons nous aussi après-demain, mais en bus!
Nous arrivons à Jamnagar à environ 15h.
Nous avons mal choisi notre hôtel, cette fois. L'hôtel Ashiana, en effet, se trouve au New Supermarket (qui n'a pas l'air si New que ça), endroit labyrinthique aux allées bordées de petites boutiques de vêtements et où les motos ont le droit de circuler ! La chambre serait très bien si elle n'était pas si bruyante, malheureusement, elle donne sur une rue très animée d'un côté et sur le supermarché de l'autre. Elle n'est pas chère (500rps), vaste et propre mais nécessite de bons bouchons d'oreilles!
Non loin de l'hôtel, se trouve le lac, on peut s'y rendre à pied... Des nuées de mouettes viennent attraper au vol la nourriture que les gens s'amusent à leur donner. Au milieu du lac, se trouve un ancien palais que l'on peut atteindre par une jetée.
Face au lac, se trouve un temple où les récitants n'ont jamais arrêté de chanter depuis 1977, il est même inscrit au guide des records Guinness! (c'est son seul intérêt). Quelques instants de repos au calme du jardin qui l'entoure à regarder les gens qui viennent faire leurs dévotions sont les bienvenus après la fatigue de la journée ... Impossible de trouver un restaurant dans le coin, heureusement, il y en a un dans l'hôtel car nous avons passé une bonne partie de la journée dans le bus et nous n'avons mangé que des bananes et des biscuits. Nous serons d'ailleurs les seuls clients à dîner là, ambiance, ambiance !
-Samedi 28/02 : Aujourd'hui, balade dans les rues très animées et plutôt sales de Jamnagar. Beaucoup de vaches partout, et donc de bouses, des chèvres, des chiens et même un dromadaire "garé" le long d'un trottoir !
Le marché aux légumes se tient autour et à l'intérieur d'une vieille halle circulaire qui a du être un beau monument il y a longtemps.
En cherchant les temples jaïns, nous nous égarons un peu et des enfants nous invitent à entrer dans la cour d'un bâtiment (école?) où ils nous montrent un gros bonhomme qu'ils sont en train de fabriquer en paille et en chiffons. Ils nous expliquent que ce bonhomme monstrueux représente l'hiver qui sera brûlé le soir de Holi.
Quand nous trouvons le temple jaïn, il est 13h et il est fermé, il nous faudra revenir à 17h30 (presque tous les temples ferment en début d'après-midi). En attendant, nous allons déjeuner près de l'hôtel, au "Fresh Point restaurant", où nous sommes là encore les seuls clients ! Jamnagar n'est pas une ville touristique et il n'y a pas beaucoup de monde pour venir au restaurant, les gens préfèrent les petites gargotes de rue.
Il ne faut pas oublier de parler de ces femmes dont le costumes nous a intrigué : ce sont des "Dawoodi Bohras", musulmans ismaéliens, en grande partie originaire du Gujarat.
DWARKA :
- Dimanche 1/03/2015 : Cette nuit, il y a eu une gros orage et ce matin, il pleut encore...Un rickshaw nous conduit à la gare routière où nous prenons le bus pour Dwarka à 8h20. Par moment, le bus est ralenti par les foules de pèlerins qui marchent sur la route, plus nous approchons de Dwarka et plus il y a de monde...
Arrivés à la gare routière de Dwarka à 12h30, nous prenons un rickshaw pour aller au Gopal Hôtel où nous avions réservé une chambre par tél hier. L'hôtel est bien situé, dans une rue calme, non loin du petit centre ville et des ghâts.
Nous partons jusqu'aux ghâts en suivant les vieilles rues pleines de grandes flaques d'eau et de boue après l'orage de la nuit (Dwarka est une petite ville et toutes les rues ne sont pas goudronnées). Heureusement, le soleil est revenu...
Les ghâts s''étendent le long d'un bras de mer, au-dessus il y a une sorte de galerie couverte avec des bancs. Ouf, on se sent bien ici ! Ambiance décontractée et sympathique. Les pèlerins commencent à arriver de plus en plus nombreux, beaucoup sont en costumes tribaux. Ils s'amusent à se prendre en photo devant la mer et veulent aussi nous prendre !
-Lundi 2/03 : Balade le long des ghâts jusqu'au grand temple dédié à Krishna. La tour qui le surmonte est toute sculptée de motifs géométriques. La foule des pèlerins se masse jusqu'au sanctuaire où se trouve l'effigie de Krishna. Il y a des traces de poudre colorée dans les rues et sur le parvis du temple, les gens ont commencé à lancer de la poudre au moment de la puja, c'est l'avant Holi !
Ce matin, la mer est haute et remplit tout le bras qui longe les ghâts, hier après-midi, il était à moitié vide. Beaucoup de pèlerins arrivent, font leurs ablutions dans la mer, les enfants se baignent en riant... Un passeur fait traverser le bras de mer dans sa petite barque (20rps/pers). De l'autre côté, il y a une digue derrière laquelle s'étend une plage de sable. De ce côté, nous avons une belle vue sur les ghâts et le temple en face. Dans le bras de mer, nous apercevrons à plusieurs reprises une tortue marine, un indien nous avait dit qu'il y en avait mais nous n'en étions pas très convaincus jusqu'à ce que nous en voyions une...
En ville, les rues sont animées mais pas étouffantes ni bruyantes comme dans les grandes villes. Nous déjeunons au "Amrutras restaurant", pas loin du temple, où l'on déguste le meilleur thali que nous ayons mangé, vraiment excellent et copieux (servi à volonté)
Se promener sur les ghâts est quelque-chose dont on ne se lasse pas. C'est un vrai défilé de costumes et de bijoux traditionnels, hommes à boucles d'oreilles et aux belles moustaches, vendeurs de nourriture pour les poissons et de graines pour les pigeons, nombreuses vaches qui se faufilent partout, vendeurs d'offrandes... Des gens se baignent, nous prennent en photo, nous regardent avec de grands yeux (nous faisons sensation ici!) et admirent le coucher de soleil sur la mer d'Arabie... C'est un endroit vraiment agréable.
-Mardi 3/03 : Ce matin, tandis que nous marchions en faisant attention d'éviter les mares de boue qui subsistaient encore, nous voyons arriver en sens inverse, une foule d'hommes et de femmes avec une petite voiture à hauts parleurs, musiciens et chanteurs. Ils reviennent du temple et rentrent à leur hébergement en dansant. Nous les suivons, c'est super de les voir, jeunes ou vieux tous ont le même entrain et l'envie de danser...Ils occupent toute la rue, les véhicules doivent attendre pour pouvoir passer... mais tout le monde attend patiemment, c'est la fête...
Il y a maintenant beaucoup de monde ici, les rues près du temple sont envahies. Pour entrer dans le temple, c'est vraiment la cohue !
JUNAGADH :
-Mercredi 4/03/2015 : Dwarka est de plus en plus remplie de monde et il y a encore des pèlerins qui arrivent. Il est temps de partir. Nous prenons le bus à 9h30 et nous arrivons à Junagadh à 15h30, après 6heures dune route assez pénible pas toujours en bon état et beaucoup d'arrêts dans des gares routières.
Nous prenons une chambre à l'hôtel Relief, situé au coeur de la vieille ville. L'accueil y est très sympathique, la chambre est pour le moins vieillotte mais propre et pas trop bruyante par rapport à l'emplacement très central de l'hôtel. Il y a même une terrasse mais le restaurant n'existe plus... dommage car les restaurants ne courent pas les rues dans cette ville. Le gérant de l'hôtel nous en conseille un, très bien mais situé assez loin, le "Santoor restaurant" où nous prendrons tous nos repas. Malheureusement, pour le petit-déj, il faut se débrouiller : nous achetons des bananes et des pains ronds que nous mangeons sur l'unique table de la terrasse de l'hôtel, qui, par ailleurs a une belle vue sur des monuments anciens laissés à l'abandon, comme tous les monuments de cette ville qui a dû être belle autrefois. L'hôtel Relief, malgré sa décrépitude, semble héberger tous les touristes étrangers qui viennent ici, nous y croisons un groupe de jeunes allemands, un couple de français, un de russes, une japonaise! ça fait longtemps que l'on n'en avait pas vus autant en même temps !
Les rues commerçantes sont très animées et bruyantes, comme un peu partout au Gujarat.
Nous allons jusqu'au mausolée aux minarets torsadés, le Maqbara, qui a dû être très beau mais malheureusement laissé à l'abandon, entouré d'une cour jonchée de détritus.
-Jeudi 5/03 : Ce matin, nous attaquons l'ascension de Girnar Hill... Nous sommes sur pied dès 5h du matin. A 5h30, nous prenons un rickshaw(100rps) qui nous emmène au pied de la colline sacrée. Le temps de savourer un bon petit tchai avant le départ et nous nous joignons aux nombreux pèlerins qui s'attaquent aux 10 000marches qui serpentent le long de la montagne. En fait, il y a deux collines. A environ 6000 marches se dresse un bel ensemble de temples jaïns, beaucoup s'arrêtent là. Ensuite, il y a encore 2000 marches pour arriver à un terre-plein au sommet de la première colline, puis il faut descendre mille marches et en remonter mille le long de la deuxième colline pour arriver au sommet où se dresse juste une cahute en tôles où se trouve un sanctuaire avec un prêtre et où les gens viennent se faire bénir et déposer des offrandes. Partout, le long du parcours, il y a des échoppes et des petits sanctuaires, des sortes de grottes abritant des sadhus, des pierres peintes en orange représentant des idoles. Des porteurs montent les gens qui le désirent sur des petits sièges suspendus à des perches de bambou, les dolly ... On entend souvent proposer : "Hello, dolly" !!!
Nous nous arrêtons au beau temple jaïn où beaucoup de pèlerins sont en prière, nous pouvons observer les rituels, assez étranges pour nous.
Petit à petit, nous arriverons à bout de toutes les marches mais la descente nous semblera infinie ! Il est 14h quand nous arrivons à l'endroit où stationnent les rickshaws. Vite, au restaurant, on a faim et soif... et surtout mal aux jambes ! Nous aurons mal aux mollets encore pendant quatre jours...
Plus tard, dans la soirée, nous assistons à la mise à feu des bûchers qui sont dressés dans plusieurs endroits dans les rues pour fêter Holi. La fête commence ce soir pour célébrer la fin de l'hiver. Les gens tournent autour des bûchers en versant de l'eau par terre. Des jeunes mettent des noix de coco à griller et en offrent la chair à l'assistance, l'ambiance est sympathique et bon enfant. Les gens ici sont très amicaux.
-Vendredi 6/03 : Ce matin, c'est la fête des couleurs. Tous les magasins et les banques sont fermés, les rues n'ont jamais été aussi vides et calmes. Extraordinaire ! Nous qui nous attendions à un déchaînement de gens jetant des poudres et liquides colorés partout, c'est le calme plat. Seuls quelques groupes d'enfants s'amusent à se couvrir de couleurs...Heureusement, notre restaurant habituel est ouvert ! En se promenant dans les rues anormalement calmes ( ce qui parait vraiment bizarre, on n'a pas l'habitude de les voir comme ça!), on peut voir beaucoup de vestiges de belles demeures, églises, portes sculptées, etc... Malheureusement, tout est à l'abandon et dans un très mauvais état. Le fort, où nous allons nous balader dans l'après-midi, est lui aussi dans le même état. Beaucoup de familles s'y promènent en ce jour férié et s'amusent de nous voir, nous devons leur sembler très exotiques !
Dans la soirée, nous nous rendons à notre resto habituel et là, surprise... Le resto est plein ! Il y a une petite foule devant la porte et un gars qui note les noms et le nombre de convives sur un carnet. Ce soir, c'est la fête, tout le monde sort au resto en famille et il y a la queue ! Il nous propose d'aller attendre notre tour à l'étage... Nous y montons et nous nous retrouvons... dans une salle de classe où plusieurs personnes attendent déjà. Nous nous asseyons donc à un pupitre devant le tableau où un devoir d'anglais est écrit ! Comme nous ne sommes que deux, nous n'attendrons pas longtemps (juste le temps de nous faire prendre en photo par les gens amusés de nous voir là !)
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Comme je ne suis pas sûr de prendre le temps de rédiger un compte rendu comme le tien, je me suis permis quelques menus ajouts, style retour du front.
De tels retours pratiques sont toujours utiles sur le terrain pour le voyageur autonome.
Quant aux rickshaws, il y a les honnêtes qui annoncent d'emblée un tarif respectable (style tarif local + 10-20 roupies, à laisser en négociation) et les autres. Qui parfois sont excessivement gourmand quand ils sont face à un "visage pâle".
Une bonne précaution, c'est de demander à l'hôtel ou à un commerçant quel tarif prévoir. A défaut, le ratio de 10 roupies / km donne déjà l'ordre de grandeur. Dans le cas de Girnar Taleti, situé à 6 km du centre-ville de Junagadh, cela donne 60 roupies.
Les tarifs du Lonely Planet sont parfois excessivement généreux. Mais ce n'est pas la seule erreur du Lonely Planet concernant le Gujarat, visiblement exploré à la va-vite, et pas par quelqu'un de très expérimenté.
Ma plus grosse déconvenue avec le Lonely Planet a été à Girnar Taleti l'inexistence de la route supposée conduire jusqu'au niveau des 3000ème marches. D'après ce que j'ai pu comprendre sur place, il y a un chemin possible en motocyclette traversant la forêt, mais strictement interdit par la législation protégeant le parc. Lors de la montée et de la descente, je n'ai nulle part identifié à proximité un tel chemin. D'ailleurs, on se demande bien pourquoi certains manœuvres seraient payés pour transporter sur leur dos le ravitaillement vendu par les gargotes le long des marches. Dans son édition actuelle, le Lonely Planet s'est réfugié derrière une formulation assez lâche "une route ouverte ou non", alors qu'une telle route n'a jamais existé, juste une invention de l'auteur, qui ne semble pas avoir jamais gravi les marches, pas même les 3000 premières.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
oui, c'est vrai, nous aussi avions lu qu'il existait une route jusqu'aux 3000 marches... ce qui a encouragé mon mari, jusqu'à ce qu'on arrive là-bas!!! mais que nenni ! il faut tout monter!
A propos du tarif du rickshaw, nous avions demandé avant au patron de l'hôtel et il nous avait dit 100rps car c'est tarif de nuit...et, effet il faisait encore nuit !
Je continue le récit du voyage et j'ajouterai des photos prochainement...
SOMNATH (VERAVAL) :
-Samedi 7/03/2015 : Le bus pour Veraval, qui devait partir à 9h, démarre en fait à 9h20. Nous arrivons à 11h15 dans le flot de la circulation intense autour de la gare routière. Encore une petite ville poussiéreuse et bruyante... L'hôtel Kaveri est situé tout près, on peut y aller à pied (il est bien indiqué). Il se situe au premier étage d'une sorte de complexe commercial, il faut prendre l'ascenseur pour arriver à l'accueil. La chambre est moderne et pas trop bruyante (tout est relatif)
Nous déjeunons au restaurant Sagar, situé en face. Nous sommes les seuls clients, et , comme c'est souvent le cas, toute une kyrielle de serveurs nous regardent manger !
Nous prenons un rickshaw pour aller à Somnath (100rps). Sur le trajet, nous longeons de grands chantiers navals où de gros bateaux de pêche en bois sont en construction et un port rempli de bateaux serrés les uns contre les autres.
Nous arrivons aux abords du temple. Nous allons tout d'abord faire un tour sur la plage où sont installés plein de stands de souvenirs, coquillages, boissons, noix de coco, etc... Il y a aussi des petits manèges pour enfants, des dromadaires et des chevaux pour faire un tour sur leur dos... et plein de monde.
Nous allons visiter le temple qui se dresse au-dessus de la mer d'Arabie, après avoir laissé nos chaussures et appareil photo à la consigne.
Puis nous somme de retour sur la plage où les gens se baignent tout habillés, comme d'habitude en Inde.
Un groupe s'amuse à se jeter de la poudre colorée, c'est encore Holi ! D'ailleurs, les banques sont encore fermées, ce sont les "Holi days" !!!
DIU :
-Dimanche 8/03/2015 : A la gare routière de Veraval, le bus pour Diu doit arriver à 9h30. Comme d'habitude au Gujarat, tout est écrit en alphabet gujarati, rien en anglais... On nous a indiqué l'emplacement où doit arriver le bus mais nous y voyons se succéder plusieurs bus et l'on nous dit toujours que ce n'est pas encore celui-là... A 9h 45, ça y est, c'est le bus pour Diu, nous nous apprêtons à monter dedans quand un monsieur et son épouse qui veulent aussi le prendre se ravisent et nous disent qu'il vaut mieux attendre le suivant qui doit arriver dans quelques minutes et qui est plus direct ... Bon, nous regardons le bus partir avec un peu d'inquiétude, pourvu qu'ils disent vrai. A 10h, en effet, le voilà, ouf !
Nous arrivons à Diu à 13h. Un rickshaw nous conduit à l'hôtel Samrat, très central, derrière le marché aux légumes. Très bon hôtel, confortable, pas trop cher par rapport à son standing (chambre double avec sdb : 1250rps) Et, surprise! La grande fenêtre de notre chambre donne sur la piscine ! Et oui, il y a même une piscine dans cet hôtel et elle est très bien entretenue.... Chouette ! Il y a aussi un restaurant dans l'hôtel mais il est assez cher et nous n'y mangerons qu'une fois. Nous nous apercevons d'ailleurs qu'il y a une taxe à rajouter au prix des plats et nous nous inquiétons de savoir s'il y a aussi une taxe en plus pour la chambre. Comme c'est le cas, nous négocions le prix avec taxe incluse : 1250rps net. Bon, comme ça, ça va ! Mais il vaut mieux le savoir avant d'avoir la note sinon on peut être surpris, ça augmente pas mal le prix. C'est la première fois que nous voyons ce système de taxes en Inde mais ça nous arrivera encore à certains endroits.
Sur le port de Diu, il y a plein de boutiques qui vendent de l'alcool et il y a aussi beaucoup d'acheteurs mais ce n'est que sur le port car dans les rues derrière, tout est calme et il est agréable de marcher le long des rues propres et tranquilles jusqu'aux belles façades blanches des églises St Paul et St Thomas et jusqu'à la mer.
Dans une rue non loin de notre hôtel, Farangiwada Road, il y a un très sympathique et agréable petit restaurant dont les tables sont disposées dans un jardin sous une tonnelle, le restaurant "O Coqueiro", nous irons y prendre presque tous nos repas durant notre séjour ici.
Pour aller au fort, il suffit de suivre le port et de traverser un beau jardin public qui longe la mer. Le fort qui trône au bout de l'île est un bien bel endroit mais aujourd'hui, dimanche, il y a trop de monde et ils veulent tous nous prendre en photo... Demain, ce sera plus tranquille !
-Lundi 9/03 : Après le petit déjeuner dans le jardin du "O Coqueiro", nous allons le long des rues calmes jusqu'à la plage Jallandhar. Il fait bon se promener sur le chemin côtier qui surplombe la mer...
Un peu après, se trouve le départ d'un énorme rempart qui domine la cime des palmiers sur lequel on peut marcher. Il continue vers l'intérieur et doit arriver en ville mais on ne peut pas continuer très longtemps car il est en travaux.
En fin d'après-midi, nous retournons au fort qui est très étendu et que nous n'avions pas eu le temps de visiter entièrement hier. Plusieurs bastions dominent la mer ainsi que le phare et, au centre s'étendent des roches couvertes d'une jungle habitée par tout un tas de jolies petites perruches vertes. Depuis le bastion qui domine la mer à l'entrée du fort, on a une belle vue sur le village de Ghoghla qui s'étire le long de la côte en face (c'est une enclave de l'île de Diu).
Ce soir, nous dînons sur le port, sur une terrasse devant la mer, au "Apana Foodland", bon resto, service sympathique.
-Mardi 10/03 : A la gare routière, nous prenons un bus pour aller à Nagoa beach (20rps/pers). Cette plage, réputée comme la plus belle de l'île, ne nous charme pas vraiment. Elle est bordée de plusieurs gargotes et de resorts.Vers 13h, le bus nous ramène à Diu Town.
Après avoir bien profité de la piscine de l'hôtel, nous allons nous promener du côté de Jallandhar beach, coin que nous aimons bien. En suivant la côte, nous arrivons à un endroit appelé "Sunset point", surplombant une jolie plage. Il y a aussi un petit temple et la maquette d'une frégate torpillée lors de la guerre indo-pakistanaise, plus loin on arrive au temple de Gangeshwar, situé dans une grotte au ras des flots... La mer fait de gros rouleaux et la côte est très belle par là. Plusieurs belles plages longent la côte de ce côté... Il fait bon s'y asseoir pour admirer le coucher de soleil... Diu est un endroit vraiment agréable et reposant.
Nous revenons vers l'hôtel en passant dans les ruelles du bazar bordées de maisons de style portugais aux balcons de bois, aux linteaux de portes moulurés et peints, d'un temple très orné de sujets naïfs et colorés et plein de petites boutiques.
-Mercredi 11/03 : Pour aller à Ghoghla beach, la plage située de l'autre côté du pont, face à Diu Town, à la frontière avec le Gujarat, nous prenons un rickshaw (60rps) mais pour en revenir, nous prendrons le bus municipal vraiment pas cher (5rps/pers). La plage est belle et assez sauvage, il n'y a presque personne.
Une fois revenus à Diu Town, nous profitons encore du jardin de "O Coqueiro", de la piscine de l'hôtel et du coucher de soleil sur la mer... Un amoureux de l'île nous fait découvrir quelques belles maisons et un petit temple coloré dans un vallon à la végétation sauvage abritant toutes sortes d'animaux... Le soir descend doucement sur Diu... Demain, nous quitterons cet endroit paisible pour retrouver la frénésie des villes.
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
A propos du tarif du rickshaw, nous avions demandé avant au patron de l'hôtel et il nous avait dit 100rps car c'est tarif de nuit...et, effet il faisait encore nuit !
Ceci explique le tarif.
Pour ma part, j'ai fait grasse matinée, ne décollant qu'à 07h00 de mon hôtel (Raj Hotel, un peu pouilleux, 300 Rs pour la chambre 16, mais bien situé face à la mosquée, près de l'embranchement pour la gare ferroviaire d'où je repartais le lendemain soir).
Pour les 10 000 marches de Girnar Hill, je suis quand même très très dubitatif.
Entièrement d'accord pour les 3 000 marches jusqu'aux premiers temples, dont les temples jaïns. D'ailleurs, le nombre de marches est régulièrement affiché à ce stade. De plus, j'y suis arrivé vers 09h30, soit 2 h après mon départ de Girnar Taleti, ce qui est cohérent avec le temps mis pour parvenir au sommet de Shatrunjaya (3 500 à 3 750 marches selon le temple destination).
Par contre, je vois mal où caser les supposées 7 000 autres marches pour parvenir au dernier temple hindou, le Guru Dattatreya Paduka Mandir. A mon avis, 10 000 marches correspond au cumul de marches aller-et-retour, soit un aller à 5 000 marches environ, donc 2 000 marches de plus après les temples jaïns. En courte montée jusqu'au point culminant (environ 1500 m, soit un dénivelé positif de l'ordre de 1 300 m à monter), puis en descente abrupte, avant montée à nouveau vers le dernier temple hindou perché sur son piton. Ce qui serait cohérent avec les 1h30 que j'ai mis depuis les temples jains pour atteindre le dernier temple hindou.
De quoi relativiser l'effort par rapport à l'ascension de Shatrunjaya à Palitana, dont le nombre de marches annoncé correspond à un aller simple.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Les tarifs du Lonely Planet sont parfois excessivement généreux. Mais ce n'est pas la seule erreur du Lonely Planet concernant le Gujarat, visiblement exploré à la va-vite, et pas par quelqu'un de très expérimenté
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Tout à fait d'accord. C'est aussi le cas pour le Punjab et l'Haryana, où la contributrice (accessoirement la rédactrice en chef) n'a pas l'air d'avoir visité grand chose et paraît donner beaucoup de renseignements de seconde main. Il est clair qu'en général, Çles tarifs annoncés pour les rickshaws ne sont pas les tarifs locaux... Comme les chauffeurs connaissent les prix donnés dans le Lonely, c'est souvent très difficile à négocier.
Pour le Gujarat, il y a heureusement l'India Guide Gujarat, moins informatif sur les infos pratiques que Lonely Planet, mais plus complet sur le reste. Les deux sont complètent bien. Il coûte seulement 6€ en format numérique.
Merci beaucoup pour ce retour passionnant. Je bave d'avance à l'idée de voir tes photos surement remplies de couleurs et de sourires (c'est comme ça que je les imagine en tout cas).
J'attends la suite alors 😉
Christelle
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
merci Anne pour ce retour et ces belles photos qui me font revivre mon voyage de 2011
j'avais beaucoup aimé cet état
j'attends la suite des photos !!!!
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Merci...un beau carnet et de très belles photos du Gujurat...un avant gout de voyage qui fait du bien en ces temps pluvieux... mon prochain voyage en Inde se passera pour l'essentiel dans le gujurat...5 semaines chez Mother India en octobre prochain...que du bonheur en perspective !
-Jeudi 12/03/2015 : Nous prenons le bus qui part à 9h de la gare routière de Diu à destination de Bhavnagar. A la sortie de Diu, il y a un contrôle des douaniers qui vérifient que les bagages ne contiennent pas de bouteilles d'alcool car au Gujarat, c'est absolument interdit !
Il fait très chaud et lourd et le bus se traîne, il faut dire que la route n'est pas en très bon état, non plus.Nous arrivons enfin à Talaja vers 14h où nous devons changer de bus pour aller à Palitana. Après une demi-heure d'attente, nous repartons pour arriver à Palitana vers 15h45.
Le choix d'hôtel est très réduit en fait, il n'y en a qu'un, c'est l'hôtel Shravak ! le Sumeru est fermé et l'autre figurant dans le Routard, le Patel n'accepte plus les touristes étrangers ! Notre chambre au Shravak est vraiment la plus pourrie que nous ayons eue en Inde ! ça ne vaut même pas les 550rps que le gérant en demande... En fait, nous nous apercevrons plus tard qu'il n'y a que deux chambres à peu près correctes dans l'hôtel et elles sont déjà prises. Heureusement, leurs occupants s'en vont demain et nous pourrons changer pour la nuit prochaine, ouf !
Nous occupons le reste de l'après-midi à nous promener le long la rue principale (à la recherche de papier toilette, en autre, chose impossible à trouver) et à déguster du bon tchai dans une gargote près de l'hôtel... Il n'y a pas grand-chose à faire ici mais la ville n'est pas si désagréable que je l'avais entendu dire...
Nous réussissons à trouver un bon restaurant (ce qui n'est pas évident), le "Shree Avadh restaurant", pas facile à trouver car il est placé dans un renfoncement le long de la grande rue (sur la gauche de la rue qui fait face à l'hôtel, après le Sonali) et pas d'enseigne en alphabet latin donnant sur la rue. Là encore, nous avons tout un tas de serveurs empressés à notre service exclusif (nous sommes les seuls clients)...
-Vendredi 13/03 : A 6h30, un rickshaw nous conduit au pied de la colline de Shatrunjaya. Il y a eu de l'orage dans la nuit et, ce matin, il pleut légèrement. Le temps frais est le bienvenu au moment de gravir les 3500 marches qui mènent au sommet (de la gnognotte après les 10 000 marches de Girnar Hill !). De là-haut, nous dominons toute une forêt de temples jaïns qui couvre la colline. C'est très beau.
L'atmosphère semble plus religieuse qu'à Girnar Hill, ici, pas de gargotes de nourriture tout le long du chemin... Beaucoup de pèlerins en tenue blanche et de moinesses s'adonnent à leurs rituels. Toutes les générations semblent animées d'une même ferveur.
Autour des temples, des gerbes de fleurs sont disposées et des portiques sont érigés de place en place en travers des marches tout le long de la montée. Nous apprenons que demain aura lieu la cérémonie anniversaire de la création du premier temple. Des pujas sont célébrées partout. Les marchands d'offrandes présentent leurs plateaux de fleurs à qui mieux mieux et s'époumonent pour attirer les pèlerins. Les porteurs de dollys ne chôment pas, les pauvres !
Il y a même des porteurs femmes...
Quand nous redescendons, le soleil est revenu et, comme d'habitude, la descente semble plus longue que la montée.
RETOUR A AHMEDABAD :
-Samedi 14/03/2015 : De l'hôtel Shravak à Palitana, pour aller à la gare routière, il n'y a qu'à traverser la rue, c'est pratique. Le bus qui part à 8h pour Ahmedabad est direct et il fonce! Le plus long est de traverser la ville pour arriver à la gare routière, surtout qu'il est 13h et que la circulation est démentielle.
Nous retournons à l'hôtel Safar Inn, comme il y a trois semaines...
Et c'est de nouveau la poussière, le trafic et la chaleur des rues d'Ahmedabad... Nous remontons en haut du fort (on ne s'en lasse pas)...
C'est notre dernier jour dans le Gujarat, demain, nous partons pour Udaipur.
Le Gujarat, c'est sale, c'est poussiéreux et c'est bruyant mais les gens y sont très gentils et serviables ! Nous ne regrettons pas d'y être venus, c'est une autre vision de l'Inde, plus proche de l'Inde profonde et de ce qui en est le quotidien.
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Après avoir passé 3 semaines à faire le tour du Gujarat (qui fait l'objet des précédents articles de ce carnet), je continue le récit de notre voyage en Inde. Notre périple continue donc par Udaipur, Jodhpur, Jaisalmer, Delhi, Amritsar, Mac Leod Ganj et Haridwar.
-Du dimanche 15/03/2015 au lundi 23 : Départ de la gare routière d'Ahmedabad à 7h, (500rps pour 2), c'est un bus direct. Après plusieurs arrêts dans les alentours de la ville pour monter des voyageurs, nous filons rapidement et arrivons à Udaipur à 13h. La route est bordée de collines et de champs cultivés, de petits villages avec des murets de pierres et des cactus. Paysage verdoyant qui tranche avec le paysage désertique du Gujarat (sauf dans le sud où il y avait beaucoup de cultures de coton, de canne à sucre et de cocotiers).
Nous logeons au "Kumbha Palace"qui nous a été conseillé par des amis et qui est vraiment agréable. Il est situé au pied de la muraille du City Palace. Un jardin avec pelouse où l'on peut prendre le frais, une terrasse sur le toit pour déjeuner ou dîner, un accueil vraiment sympathique en font un havre de paix. La chambre est simple mais agréable et pas chère ( 600rps).
Les rues autour du City Palace et du temple sont bordées de boutiques pour touristes et où tout semble bien apprêté... ça nous fait un gros changement par rapport aux trois semaines passées au Gujarat où tout était purement indien...
Visite du City Palace, demeure du maharana d'Udaipur (du moins visite du Museum, la partie ouverte au public). Très beau et intéressant, ça vaut le coup...
Les rues autour du quartier de la Clock Tower sont plus populaires, les boutiques moins touristiques et nous retrouvons l'ambiance indienne, ouf!
Il y a, entre autre, une belle pâtisserie devant laquelle sont en train de cuire dans une bassine de sirop sucré des "goulab jamum", boulettes au lait, dorées et imbibées comme des petits babas (mais sans rhum, bien sûr). C'est délicieux, on en trouve souvent en dessert dans les thalis. Nous viendrons souvent en déguster ici à l'heure du goûter...
Après ça, on a soif... il fait bon siroter un petit thé au bord du lac, au "Jasmine" ou au"Little Prince" qui ont tous deux leur terrasse au bord de l'eau, près du pont piétonnier. Nous aimons bien y passer du temps à regarder les lavandières et les joueurs de cartes. Le midi, il y fait bon pour déjeuner car les roof-tops des restaurants sont trop chauds à cette heure, en revanche, le soir, c'est vraiment un délice de profiter de la vue magnifique du City Palace illuminé depuis la terrasse haut perchée d'un des nombreux restos qui donnent sur le lac.
Les jours suivants, nous visitons le Bagore Ki Haveli Museum, d'où l'on a une très belle vue sur le lac et les ghâts et où l'on pourra assister le soir à un spectacle de danse et de marionnettes...
Le Jagdish Temple, très beau et placé en plein centre accueille beaucoup de fidèles et l'on y assistera à des prières avec des chants plein d'entrain et de ferveur...
La ville indienne, le marché aux légumes, les ghâts, le lac que l'on va parcourir de tous les côtés et d'un bout à l'autre, la colline du "Sunset Point", le beau parc "Rose Garden"... On ne s'ennuie pas ici.
Samedi 21, nous partons en excursion en taxi affrété par notre guest-house, en compagnie d'un couple de français, pour le fort de Kumbalgarh et le magnifique temple de Ranakpur (1900rps aller/retour). Nous partons vers 9h, au bout de 2heures d'une route bordée par les paysages des monts Aravelli alternant avec des champs de céréales ou canne à sucre et avec un arrêt pour déguster un petit tchai dans un village, nous apercevons les impressionnantes murailles et tours du fort de Kumbalgarh... Après la visite du fort, nous partons pour Ranakpur. Malheureusement, quand nous y arrivons, la cantine pour les pèlerins est fermée (elle ferme à 13h !), nous devons nous contenter de petits beignets, de sortes de chips et de tchai qu'ils vendent a toute heure...Le temple jaïn dédié à Adinath est vraiment magnifique, une pure merveille ! (200rps/pers + 100rps pour photos mais audioguide gratuit). Visite et explications très intéressantes.
Sur la route du retour, nous nous arrêtons pour observer une noria qui remonte l'eau servant à l'irrigation des champs activée par des boeufs qui tournent menés par un vieux paysan...
Dimanche 22, c'est le jour du Gangaur Festival (ou Merwar Festival). Il fait très, très chaud ! La fête commence en début d'après-midi par des danses devant le Jagdish Temple puis, sur le Gangaur ghât, la foule se presse pour voir arriver le défilé des femmes qui portent sur leur tête des figurines. De 16h30 à 18h30, les groupes de femmes des différents quartiers arrivent, vêtues de saris colorés. Elles déposent les figurines le long du lac, les arrosent un peu, chantent. A 18h30, arrive un grand bateau avec des danseuses et des musiciens. Il fait un petit tour et repart, ainsi que les femmes qui remmènent les figurines...et voilà ! Il y a encore quelques danses sur un podium (les mêmes que nous avions vues au Bagore Ki Haveli) et bientôt la foule se répartit dans les rues autour du lac pour grignoter des petits encas achetés au nombreuses échoppes ambulantes qui se sont installées pour l'occasion.
Au-dessus du lac, est tiré un feu d'artifice...
Udaipur est vraiment une ville agréable où l'on peut passer plusieurs jours (une semaine pour nous !) sans s'ennuyer, en prenant le temps de flâner et de profiter des terrasses et de la vie au bord du lac.
-Lundi 23/03/2015 : Le bus pour Jodhpur part de la gare routière d'Udaipur à 6h45. Il est bourré de monde, heureusement, nous sommes arrivés tôt ! Nous arrivons à Jodhpur à 12h30. Il y fait une chaleur infernale...
Pour arriver à avoir un prix correct entre la gare routière et le centre ancien, il a fallu négocier dur! Au Rajasthan, les chauffeurs de rickshaw n'y vont pas de main morte. Nous avons réussi à obtenir de payer 50rps au lieu des 150 qu'ils demandaient au départ (ce qui était vraiment excessif)...
Nous logeons au Kesar Heritage Hôtel (chambre double avec balcon : 700rps) L'hôtel est situé dans une des toutes petites ruelles de la vieille ville, au pied du fort, donc très calme (pas de trafic routier). Sur la terrasse où se tient le restaurant, on a une vue magnifique sur la ville bleue et le fort aux murailles impressionnantes.
Autour de la Clock Tower, le bazar est très animé. Beaucoup de boutiques d'épices, de vêtements, de poteries. Les marchandes de tissus ont étalé leur marchandise au sol et proposent des prix défiant toute concurrence.
Du haut de la Clock Tower (30rps), on a une belle vue sur tout ce petit monde affairé...
-Mardi 24/03 : Nous nous rendons au fort en passant par les minuscules ruelles derrière l'hôtel, jonchées d'ordures et de bouses de vache. Le fort est très grand et sa visite intéressante (quoique très chère : 400rps/pers avec audioguide + 100rps pour l'appareil photo).
Vers 12h30, nous redescendons en ville pour trouver un endroit pas trop écrasé de chaleur pour déjeuner. Très difficile à trouver... Etonnamment, dans cette ville surnommée "sun city", les restaurants ne possèdent pas de ventilos ! Nous finissons par déjeuner au Café Namasté, assis sur des coussins au sol avec un pauvre petit ventilo de rien du tout qui brasse tant bien que mal l'air brûlant de la salle en plein soleil...
Dans la soirée, nous dégustons la spécialité de Jodhpur : un "makkania lassi" (très onctueux et parfumé au safran) dans un café situé dans la grosse porte d'entrée du Sardar Market (près de la Clock Tower), le Shri Mishrilal, endroit très sympathique et accueillant.
-Mercredi 25/03/2015 : Dès 4h45, nous sommes prêts et le rickshaw (100rps, tarif de nuit) commandé à l'hôtel est là pour nous emmener à travers les rues encore endormies de Jodhpur jusqu'à la gare ferroviaire ... où nous attendrons le train qui n'arrivera qu'à 6h ! Nous sommes en AC2Tier et nous essayons de dormir un peu. Jusqu'à 8h, moment où la famille nombreuse qui partage notre compartiment ainsi que ceux d'à côté vienne s'installer et papoter sur nos couchettes! A 12h30, nous arrivons à Jaisalmer où le patron du Mirage hôtel nous attend avec un rickshaw. Son hôtel est situé dans la forteresse, face au Rajmahal Palace. Il n'est pas cher du tout et est rempli de jeunes routards. La chambre double avec salle de bain ne coûte que 250rps ! elle est tout à fait correcte mais le hic c'est que le ventilo est plutôt paresseux et que la fenêtre donne sur le couloir. Il n'y a pas du tout d'air(ni de vue) et il y fait une chaleur de four !
Dans la forteresse, tous les bâtiments sont en pierre blonde, beaucoup ont des balcons ciselés en dentelles de pierre. C'est très beau...et très tranquille, pas de circulation.
-Jeudi 26/03 : Après une nuit passée au Mirage, nous décidons de changer d'hôtel car il y fait vraiment trop étouffant. Nous déménageons donc nos affaires un tout petit peu plus loin, à la Surja guest-house. Nous y avons une grande chambre climatisée avec un petit balcon garni de coussins d'où nous avons une superbe vue sur la ville basse (1000rps), évidemment c'est beaucoup plus cher mais nous ne regretterons pas une seconde d'avoir changé!... Au-dessus de notre chambre, il y a une agréable terrasse (au-dessus de la muraille du fort) où se trouve le restaurant.
Les rues de la forteresse sont bordées de petites boutiques pour touristes. Jaisalmer est une ville très touristique et on est sans arrêt sollicité quand on marche dans la rue, c'est un peu agaçant mais les marchands ne sont quand même pas trop insistants. Curieusement, malgré le grand nombre de restos, nous avons du mal à en trouver qui proposent une cuisine savoureuse. Le Sunset Palace n'est pas mal . Nous mangions mieux au Gujarat qu'au Rajasthan, les plats y avaient plus de goût...
Dans la forteresse, se trouve tout un bel ensemble de temples jaïns très sculptés et serrés les uns contre les autres (200rps avec le droit de photographier partout, ce qui est rare dans les temples)
Dans l'après-midi, nous partons à pied dans la ville basse voir du côté du "Patwah-ki-Haveli", ensemble de très belles demeures attenantes les unes aux autres. Bien sûr, dès que l'on s'en approche, plein de gars essaient de nous guider et de nous faire venir dans leurs boutiques. L'un d'eux nous fait monter jusqu'en haut d'une de ces maisons. A l'intérieur, on peut admirer de belles peintures murales, des plafonds sculptés, des escaliers en colimaçon, des patines anciennes... Nous lui donnons 30rps.
Nous admirons aussi la belle façade encadrée de deux éléphants de la Nathmal-ki-Haveli, et la Salam Singh-ki-Haveli, la maison du tyran, tout en nous promenant dans les rues commerçantes de la ville basse, souvent encombrées d'énormes bovins !
-Vendredi 27/03: Balade à pied jusqu'au lac où le niveau de l'eau est assez bas en cette saison. On y arrive en passant sous un beau porche et on peut y voir des ghâts et quelques temples hindous. Quelques personnes y font du pédalo... Ce qui m'énerve beaucoup, c'est de voir des gens acheter des paquets entiers de pain de mie et le donner aux énormes poissons-chats qui grouillent et s'entortillent au bord ! Superstition, superstition... Tsss...Tsss
-Samedi 28/03 : Dernier jour à Jaisalmer avant de prendre le train de nuit pour Delhi. Après avoir passé la journée à flâner une dernière fois dans les rues de la forteresse et de la ville basse, nous finissons l'après-midi à nous reposer sur la terrasse de l'hôtel avant de nous rendre à la gare. Le train part à 17h... Avant qu'il soit l'heure de dormir, nous pouvons admirer le beau paysage du désert où courent quelques antilopes et où s'étirent de grands troupeaux de moutons et de chèvres gardés par leurs bergers, des dromadaires et des paons sauvages. Cà et là, des champs irrigués et cultivés où les gens moissonnent des céréales (de l'orge ?)... Le train file à travers le paysage que la lumière du couchant dore doucement... Jaisalmer, c'est loin mais c'est vraiment très beau.
-Dimanche 29/03/2015 : Après une bonne nuit de sommeil dans le train (AC2Tier), nous arrivons à la gare de Old Delhi à 11h45. Nous essayons de négocier un rickshaw pour aller à Pahar Ganj mais ils en demandent tous un prix beaucoup trop élevé, nous prenons donc un cyclo-rickshaw dont le tarif est plus raisonnable(130rps).
Nous traversons avec peine les rues encombrées et nous arrivons à Main Bazar, où se trouve l' hôtel Rak International au fond d'une petite rue. Chambre double avec ventilo et salle de bain (propreté à l'indienne) : 750rps, il y a du bruit le jour car la fenêtre donne sur une cour avec des enfants qui jouent et un temple où des gens chantent et jouent du tambourin, mais la nuit, c'est très calme !
Nous retrouvons avec plaisir les bonnes adresses du coin que nous avions aimées l'an dernier (voir notre blog dont le lien est mentionné sur mon profil) : le Malhotra restaurant, dans Laxmi Narah street, où l'on déguste avec plaisir leur excellent poulet tandoori et notre gargote à lassis qui est toujours là aussi (sur Baba Namdev Mg)... et quelques autres sur Main Bazar aux roof-tops bien accueillants...
Ici, il fait beaucoup plus frais qu'à Jaisalmer, il pleut même un peu...
-Lundi 30/03/2015 : A la gare de New Delhi, nous prenons le train pour Amritsar qui part à 7h20. C'est un ACchair, train très confortable (avec journal, bouteilles d'eau et petit-déj gratuits, la Northern railway fait bien les choses!) Nous arrivons à Amritsar à 14h20.
Devant la gare, nous prenons un cyclo-rickshaw (80rps) qui nous conduit à la "Lucky guest-house", près du Temple d'Or des sikhs, pas facile d'y arriver à cette heure avec l'intensité du trafic. La chambre y est correcte et pas chère (650rps), relativement calme (par rapport au quartier extrêmement bruyant) car la fenêtre donne sur le jardin" Jalianwala Bagh." Dans ce jardin, où il y a toujours beaucoup de promeneurs dans les allées fleuries, les anglais ont tué, le 13 avril 1919, 379 personnes (et en ont blessé 1 200) qui y manifestaient pacifiquement. Une salle où sont exposées des coupures de journaux de l'époque et un mur où les impacts de balles ont été encadrés commémorent le souvenir de ce massacre.
Les rues de la vieille ville autour du temple sont assez défoncées, étroites et sombres, bordées d'anciens bâtiments vermoulus. Il y a beaucoup de boutiques de grossistes en tissus, couvertures, tissages, où les vendeurs sont assis sur des matelas en attendant le client.
Le grand ensemble qui entoure le Golden Temple est plein de monde. Aux abords du Temple d'Or, des marchands ambulants vendent des petits foulards oranges car les hommes aussi doivent se couvrir la tête pour entrer dans le temple ! Après avoir laissé nos chaussures à la consigne gratuite, nous pouvons enfin admirer le beau temple doré au milieu du bassin appelé "piscine de nectar" ! Ici, tout est très propre et immaculé...La foule se masse en rang serré pour arriver au sanctuaire...
Les sikh, grands et petits, hommes et femmes séparés, font leurs ablutions dans l'eau sacrée du bassin... Certains se baignent même avec leur poignard... serré par un lien autour de la tête!
Après le dîner dans un bon petit restaurant pas cher près de l'hôtel, le "Zaïka" (nous y prendrons tous nos repas sauf demain soir où nous irons dîner au Temple d'Or), nous retournons au temple qui est tout illuminé. Il est vraiment resplendissant le soir. Il y a toujours autant de monde, beaucoup de pèlerins dorment par terre sous les galeries qui entourent le bassin et il y a foule dans les diverses salles de réfectoire.
Vers 22h, nous assistons, au milieu des pèlerins, à la cérémonie qui a lieu tous les soirs : le livre sacré est transféré pour la nuit, sous un dais incrusté de diamants, du sanctuaire au Akal Takht (il fait le trajet dans l'autre sens à l'aube).
-Mardi 31/03 : Un cyclo-rickshaw nous conduit jusqu'au Durgiana Temple, le Temple d'or des hindous. Lui aussi est doré et entouré d'un bassin. Endroit bien calme, moins grandiose que le Temple sikh, bien sûr... Nous revenons à l'hôtel en cyclo-rickshaw à travers les ruelles défoncées (le dos en prend un coup) et très embouteillées (on reste bloqué pendant un bon moment).
Cet après-midi, nous allons assister à la cérémonie de clôture de la frontière indo-pakistanaise. Plein de rabatteurs proposent des taxis collectifs (140rps/pers taxes incluses). Nous devons être prêts à 14h30 devant l'hôtel. Le taxi collectif nous emmène, en compagnie d'une dizaine d'autre personnes à 30kms d'Amritsar, et nous dépose à environ 800 mètres de l'entrée du site, face à une gargote où nous devons laisser nos sacs en consigne: 30rps par sac (il faut garder son passeport et son argent dans ses poches. Appareils photo, tél. mobiles et cameras sont autorisés mais pas les sacs)... Nous passons plusieurs contrôles de sécurité, nous sommes maintenant dans une zone militaire.
On nous fait asseoir sur des gradins en ciment. Il y a énormément de monde du côté indien. Du côté pakistanais, il y en a beaucoup moins, les hommes et les femmes y sont sur des gradins séparés...
Les préparatifs sont assez longs. La musique est tonitruante...La cérémonie commence enfin. Les deux pays rivalisent à tour de rôle de voix et de démonstrations de force, dans leurs costumes de parade... Quelle mise en scène surréaliste ! Quand on pense que ce sont des pays ennemis ! On se croirait à un match de foot, chacun encourage et applaudit son camp. Puis, à la fin, on assiste à la descente des couleurs et à la fermeture pour la nuit de la grille séparant l'Inde et le Pakistan...
Il ne reste plus qu'à retourner à son véhicule et réussir à sortir du parking. Retour en ville vers 19h...
Ce soir, nous allons manger au Golden Temple. Tout le monde peut y manger gratuitement 24h/24 et il y a beaucoup de monde... Nous faisons la queue, on nous remet à chacun un bol, une assiette et une cuiller, puis on s'assied tous en rang en tailleur par terre. Il y a là des jeunes, des vieux, hommes, femmes, enfants, indiens, étrangers, de toutes classes sociales et religions... On nous sert du dhal, du riz au lait sucré, des légumes épicés et des chapatis tout chauds. Tout ça est très bon et l'ambiance très sympathique. Nous nous faisons encore prendre en photo ! En 15 à 20mn, tout est fini, il faut laisser la place aux autres personnes qui arrivent pour manger à leur tour...Chacun emmène son couvert à l'endroit où des bénévoles font la vaisselle... Encore une expérience inoubliable !
-Mercredi 1/04/2015 : De la gare routière d'Amritsar, nous prenons un bus pour Pathankot à 7h30. Nous y arrivons à 10h30 et nous avons juste le temps de monter dans le bus pour Dharamsala. La route entre Pathankot et Dharamsala est plutôt en mauvais état, c'est une route de montagne, en travaux à certains endroits, le chauffeurs du bus est un fou du volant et, en plus, il pleut! A la bus stand de Lower Dharamsala, nous prenons un taxi pour rallier Mac Leod Ganj (200rps). La route qu'il emprunte est pleine de trous et grimpe raide ! Nous sommes secoués comme des pruniers là-dedans et nous arrivons à Mac Leod plutôt cassés... et sous la pluie battante ! A la Kalsang guest-house, nous trouvons une chambre très agréable, avec une vue superbe sur la montagne, un balcon, une grande fenêtre, des fauteuils pour profiter du panorama... et eau chaude (heureusement car il fait plutôt frisquet) : 700rps... la chambre est au dernier étage et pour y arriver, il faut gravir plusieurs volées d'escaliers mais ça en vaut la peine ! A la Kalsang gh, dans la rue qui monte vers Dharamkot, il y a des chambres de toutes les tailles, de très spacieuses à minuscules !
Malheureusement, le temps est très mauvais aujourd'hui. Nous allons nous réchauffer avec une bonne soupe aux nouilles dans le tout petit resto tibétain "Yak" et nous rentrons sous la pluie battante à travers les rues pentues, transformées en bourbier par endroits.
A Mac Leod Ganj, il y a deux rues principales parallèles toutes deux bordées de petites échoppes d'artisanat tibétain (beaucoup de châles en laine de yak qui sont bien utiles pour se réchauffer le soir dans la chambre) et de restos et cafés. Nous irons souvent prendre nos repas au Kunga Restaurant (Nick's) Bhagsu Road, tout près de notre hôtel. Très agréable endroit avec une belle vue sur la montagne, ambiance chaleureuse, bonne cuisine, très propre et très fréquenté... ils ont même des bons gâteaux maison pour le goûter!
Sur le balcon devant notre chambre, il y a de gros singes qui s'amusent à faire du barouf ! Il faut faire attention à ce qu'ils n'entrent pas dans la chambre, ça a failli nous arriver !
-Jeudi 2/04 : Cette nuit, il y a eu un très gros orage avec des éclairs, du tonnerre et tout le tintouin! Mais ce matin, le temps est plus dégagé. Après être allés dans une des nombreuses agences réserver le bus de nuit pour partir à Delhi samedi soir (1000rps/pers), nous partons faire une promenade à pied jusqu'au lac Dal, en longeant une route bordée de cèdres de l'Himalaya. Au bout, il y a un village et le lac (qui est sacré, évidemment !), surmonté d'un temple hindou, est entouré de résidences hôtelières. A l'entrée du village, on peut admirer l'atelier boutique d'un fabricant d'instruments de musique tibétains. Il creuse avec une petite hache une pièce de bois qui a l'air assez dur. On peut voir des instruments à différents stades de leur fabrication. Joli travail...
L'après-midi, nous allons au monastère du Dalaï-lama, le Namgyal Temple où nous avons la surprise d'assister à une cérémonie bouddhiste avec les moines récitant les mantras, soufflant dans des conques et dans des grandes trompes, tapant le tambour... tout le cérémonial extraordinaire et même les masques grimaçants qui exécutent des danses rituelles... et ça dure longtemps tout ça... Très, très intéressant et impressionnant !
-Vendredi 3/04 : Encore beaucoup de pluie cette nuit. Nous partons en balade en suivant la route qui passe devant notre guest-house. Beaucoup de boue et d'embouteillages car les rues sont étroites et pentues et les véhicules se garent n'importe comment... Nous arrivons au "Tibetan Institute of Performing Arts" où il y a un opéra tibétain en cours de représentation. Nous savions qu'il y avait tous les ans un festival d'opéra mais nous ne pensions pas qu'il était déjà commencé... Quand nous arrivons, le spectacle est en cours. La salle est pleine. Sur scène, les chanteurs sont vêtus de beaux costumes et coiffés de chapeaux originaux mais l'action n'est pas trépidante !
Après le spectacle, nous continuons sur la route bordée de grands cèdres et de rhododendrons immenses jusqu'à Dharamkot, à 2 100mètres d'altitude. Il y a un centre de méditation et plein de guest-houses et hôtels (et il y en a encore tout un tas en cours de construction). Toute la montagne autour de Mac Leod Ganj est recouverte de bâtiments, resorts et guest-houses, imbriqués les uns dans les autres, accrochés aux flancs des versants.
Nous redescendons vers Mac Leod en empruntant une petite route tranquille qui passe au-dessous du centre de méditation. Très jolie route forestière...
Nous allons ensuite jusqu'à St John Church, petite église catholique sur la route de Dharamsala, à 1km de Mac Leod. L'église, encore en activité, et son cimetière, sont entourés d'un jardin fleuri et de grands arbres.. Sur la route du retour, nous devons slalomer entre les voitures, les motos et les bus complètement coincés dans un énorme embouteillage...
-Samedi 4/04 : Matinée à se prélasser au soleil sur le balcon. L'après-midi, le temps se couvre à nouveau. Nous retournons au Namgyal Temple. Dans la cour, des moines, deux par deux, l'un assis par terre, l'autre debout et tenant un chapelet, se livrent à une sorte de joute verbale. Celui qui est debout invective l'autre en frappant dans ses mains, celui qui est assis essaie de lui répondre... C'est très particulier et intéressant à voir.
A 17h30, nous nous rendons à la gare routière située au centre de Mac Leod Ganj car le bus de nuit doit partir à 18h. Il s'agit d'un bus dont les sièges s'inclinent presque à l'horizontale. Une couverture est fournie mais il n'y a pas de rideaux aux fenêtres et les lumières extérieures sont gênantes pour dormir. Heureusement que nous avons un masque pour nous couvrir les yeux et aussi des bouchons d'oreilles car il y a la télé dans le bus ! Vers 21h30, nous faisons arrêt dans un resto au bord de la route où ils servent de bons chapatis tout chauds sortis du four (entre autres choses).
Nous arrivons à Delhi à 6h30 dimanche matin...Nous n'avons tout de même pas trop mal dormi...
-Dimanche 5/04/2015 : Le bus de nuit qui nous amène de Mac Leod Ganj à Delhi arrive à 6h30 mais il s'arrête avant la bus station de Cashmere Gate, et ceci afin de favoriser les taxis et rickshaws avec qui les chauffeurs sont en cheville et qui sautent sur les voyageurs à leur descente du bus. Mais nous ne nous en laissons pas conter et nous allons à la bus station à pied. C'est tout près mais il faut traverser une route très large à grande circulation, sans aucun passage pour piétons. Heureusement, nous sommes dimanche et il est tôt, le trafic n'est pas encore très intense. Nous voilà donc à la bus station, très grande et hyper moderne de Cashmere Gate où nous sautons dans le bus pour Haridwar... Et nous voilà repartis pour 6heures de route plutôt cahoteuse, beaucoup d'embouteillages dans les villes traversées et il fait très chaud... Nous commençons à être assez fatigués mais nous n'avions pas envie de rester jusqu'à mardi dans le froid et la pluie à Mac Leod ni de passer trois jours à Delhi que nous avions déjà visitée l'an dernier. Alors, en route pour Haridwar !
Nous y arrivons à 13h30 environ et là, il fait chaud ! Fini les pulls, polaires et châle en laine de yak !
Nous allons d'abord à l'hôtel "City Heart", mentionné dans le guide du routard, mais la chambre qu'ils nous proposent ne nous plait pas ... En face, il y a un hôtel qui a l'air pas mal... Allons voir... La chambre que l'on nous montre a une fenêtre qui donne directement sur le Gange (et même au ras de l'eau...C'est un peu humide mais bon, l'hôtel a les pieds dans le Gange, ce n'est pas rien), elle est un peu vétuste avec un plafond vouté (comme dans une cave, d'ailleurs il faut descendre des escaliers pour y accéder), mais très calme et la salle de bain est très bien. Le prix demandé au départ étant largement surestimé (1 700rps), nous réussissons à négocier à 1000 rps net (il faut se méfier des taxes ajoutées au moment de payer). Après une bonne douche chaude, nous allons déjeuner dans un resto en ville pas loin de l'hôtel, le Chottiwala restaurant (très bien) (Upper Road)
Hôtel "Center Point, Heritage Ganga" 11, Jodhamal Road, Adjoining Birla Ghat tél : 01334 224008 / 224009
Le long des ghâts, il y a énormément de pèlerins, sadhus, gurus et prêtres en tous genres. C'est une ville sainte et vraiment une ville indienne avec le bazar regorgeant de gargotes et de boutiques d'articles religieux (offrandes, souvenirs et bidons de toutes tailles pour ramener de l'eau du Gange). Beaucoup de lassis et pâtisseries à base de lait et sucre. Pas de terrasses ni de roof-tops ici, ce n'est pas une ville touristique.
Sur les ghâts après le pont Shatabdi, nous assistons, en fin de journée, à la puja. Belle cérémonie avec les torches allumées et les petits radeaux illuminés flottant sur le Gange... La foule des fidèles est compacte, chacun veut toucher la flamme, quelle ferveur. Parmi tout ce monde, des hommes habillés en uniforme font la quête pour le temple et réclament à chaque personne une donation, les prêtres aussi profitent bien de la crédulité des gens pour se remplir les poches...Ils essaient aussi de nous demander de l'argent mais il suffit de leur répondre négativement et ils n'insistent pas (car nous sommes étrangers, les indiens, eux, sont obligés de se fendre de quelques roupies)
Ensuite, balade dans le bazar et dîner dans un petit resto populaire (dosa et uttapam pour nous rappeler le sud)
-Lundi 6/04 : Les ghâts sont très étendus, on peut s'y promener d'un bout à l'autre et il y en a sur les deux rives du Gange. Ceux face à la ville sont plus tranquilles. Les gens se baignent, font leur lessive, leurs ablutions et il y a aussi pas mal de personnes (adultes ou enfants) qui essaient de récupérer les offrandes jetées dans le fleuve (noix de coco, pièces) Ils attrapent les noix de coco qui flottent avec des sortes de nasses/épuisettes, les font sécher et les revendent... D'autres se servent d'une vitre pour voir le fond et trouver des pièces ou bijoux parmi les cailloux.
L'atmosphère est plutôt gaie. Sous le pont, il y a des chaines où les gens se balancent dans l'eau, hommes, femmes, enfants, tout le monde s'amuse...
Dans l'après-midi, nous prenons le téléphérique pour monter en haut de la colline où se trouve le Temple Mansa Devi. Belle vue sur le Gange et la ville pendant l'ascension mais, là-haut, tout est occupé par le temple et les boutiques de bondieuseries.
Le soir, nous assistons une nouvelle fois à la puja, mais vue de l'autre rive, cette fois...
-Mardi 7/04 : A 7h, nous prenons le bus pour Delhi où nous arrivons à 13h environ. Nous sommes à la Cachemere Gate et nous prenons le métro pour la New Delhi railway station. C'est l'heure de pointe et il y a foule pour monter dans le wagon, un gars sur le quai pousse et tasse les gens à l'intérieur pour pouvoir fermer la porte. A l'arrivée, tout le monde veut monter sans laisser les gens descendre ! quelle cohue ! Le métro parisien, c'est rien à côté !
De nouveau, l'hôtel Rak International nous accueille... Demain, nous nous envolons pour la France. L'hôtel propose le taxi pour l'aéroport à 400rps...Mercredi 8, l'avion sera à l'heure, nous serons à Paris dans l'après-midi...
L'Inde, une fois de plus, nous a étonnés par sa diversité, conquis et charmés... malgré son côté fatigant, énervant, bruyant, bordélique... On a encore envie d'y revenir...
Anne
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
coucou Anne merci pour ces belles photos et ton compte-rendu.
c'est curieux je suis allée plusieurs fois au Gujarat et je n'ai pas trouvé cet état plus sale qu'ailleurs
je joints quelques photos de Palitana!!
bonne soirée
aleph
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
nous prenons le métro pour la New Delhi railway station. C'est l'heure de pointe et il y a foule pour monter dans le wagon, un gars sur le quai pousse et tasse les gens à l'intérieur pour pouvoir fermer la porte.
J'ai aussi vécu l'heure de pointe, y compris sur cette ligne, et à plusieurs reprises.
C'est en effet impressionnant de voir la masse de passagers qu'arrivent à embarquer les wagons. Avant de pénétrer un compartiment, c'est un flux massif qui est descendu du compartiment pendant quelque 30 s. J'avais l'impression que cela n'allait jamais finir, puis cela s'est quand même tari. A l'intérieur, c'est pratique, pas besoin de se tenir dans cette masse compacte.
Je n'ai personnellement jamais vu de "tasseur" sur le quai. Alors que j'ai pratiqué le métro de Delhi sur un total de 6 journées disjointes. Mais c'était avant septembre 2014, donc peut-être d'introduction récente.
A l'arrivée, tout le monde veut monter sans laisser les gens descendre ! quelle cohue ! Le métro parisien, c'est rien à côté !
Le parisien que je suis est beaucoup plus compréhensif de Delhi.
Lors de mes voyages dans le métro de Delhi, j'ai trouvé que les passagers étaient relativement disciplinés, se postant aux endroits marqués sur le quai pour attendre de part et d'autre du passage faisant face à la porte du compartiment. Car le métro s'arrête à un endroit précis de telle sorte que les portes des compartiments soient en regard des marques sur le quai.
Certes, il y a bien quelques resquilleurs qui essaient de dépasser la file de ceux qui attendent, mais ils sont très minoritaires.
A mentionner aussi, il y a des wagons réservés aux femmes, comme le métro à Téhéran. D'ailleurs, l'Inde est un pays souvent aussi ségrégé que l'Iran, comme par exemple les autocars en Inde du Sud (ce que je n'avais pas remarqué en Inde du Nord). Sur le quai, l'emplacement des wagons réservés est explicitement indiqué par une signalétique rose au sol.
De manière générale, j'ai trouvé que les passagers restaient très calmes face aux annonces de retard ou d'arrêts entre stations. Très zens, aucune manifestation d'impatience ou de mécontentement. Beaucoup de gens, jeunes et moins jeunes, le nez sur leur smartphone (ce qui n'était encore pas le cas en 2012), ce qui peut aider à rester stoïque.
A la différence du métro parisien, le métro de Delhi est climatisé. Ce qui est bien appréciable en saison chaude. Ce dont j'ai bénéficié en août et septembre 2014. On sent vite la différence quand on sort du wagon.
A noter aussi que par bien des aspects (distances entre stations, accès aux stations) le métro de Delhi se compare plus au RER parisien qu'au métropolitain.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Notre chambre au Shravak est vraiment la plus pourrie que nous ayons eue en Inde ! ça ne vaut même pas les 550rps que le gérant en demande... En fait, nous nous apercevrons plus tard qu'il n'y a que deux chambres à peu près correctes dans l'hôtel et elles sont déjà prises.
Ma chambre 106 était correcte, à défaut d'être pimpante. Payée 400 Rs en simple, peut-être après un petit rabais, je ne me souviens plus. Mais c'était mi-avril, donc pas en période touristique, et pas de fête en préparation.
Je n'avais pas souvenir que l'accès à l'hôtel Shravak était si piteux, mais j'étais arrivé de nuit. La salle de réception et le couloir desservant les chambres sont sous contrôle par caméra. Sans doute y a-t-il eu des vols dans le passé.
L'atmosphère semble plus religieuse qu'à Girnar Hill, ici, pas de gargotes de nourriture tout le long du chemin... Beaucoup de pèlerins en tenue blanche et de moinesses s'adonnent à leurs rituels.
Pour moi, c'était le jour et la nuit, en particulier pour l'état de propreté :
- impeccablement propre à Shatrunjaya,
- détritus tout le long du chemin de Girnar Hill.
Y a-t-il un lien avec le fait que Shatrunjaya soit exclusivement jaïn, alors que je n'ai rencontré que des hindous à Girnar Hill, intéressés par les temples les plus élevés et non par les temples jaïns ?
Je ne me suis pas senti suffisamment à l'aise pour aborder ce point avec mes interlocuteurs, tous hindous.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Je n'avais pas souvenir que l'accès à l'hôtel Shravak était si piteux
Je ne me rappelle plus du numéro de la chambre que j'ai eue, mais elle est incontestablement dans mon top 3 des chambres les plus miteuses tout pays confondus.
La chambre était dans un état dégueulasse et le ménage n'avait pas été fait. Autres méfaits notables: eau de la salle de bain marron et sableuse, lucarne de la salle de bain squattée par les pigeons, mégot écrasé sur la couverture du lit, prises électriques à l'agonie...
À signaler que le gérant est particulièrement peu sympathique.
Je signale aussi une pratique pas très honnête de leur part. Le check-out est à 10h, et si vous avez prévu de faire l'ascension vers Shatrunjaya très tôt le matin, vous rentrerez au plus tôt vers 11h. Le gérant vous guette à votre retour, et quand vous lui annonçait que vous quittez la chambre dans l'heure, il vous montre une pancarte sur laquelle est écrit que le moindre dépassement d'heure coûtera une nuit en plus. Et pas moyen de négocier "l'amende".
Pour moi, c'était le jour et la nuit, en particulier pour l'état de propreté :
- impeccablement propre à Shatrunjaya,
- détritus tout le long du chemin de Girnar Hill.
Même constat.
Y a-t-il un lien avec le fait que Shatrunjaya soit exclusivement jaïn
C'est une piste sérieuse !
Je ne me suis pas senti suffisamment à l'aise pour aborder ce point avec mes interlocuteurs, tous hindous.
À Barmer, j'ai une fois fait la remarque à un dévot hindou qui jetait ses dechets sur le bord du chemin qui montait vers le temple que c'était quelque chose de mal vu chez nous. Il m'a répondu "kya fark hai?" (en gros, "qu'est-ce que ça change") avec une totale indifférence !
Je signale aussi une pratique pas très honnête de leur part. Le check-out est à 10h, et si vous avez prévu de faire l'ascension vers Shatrunjaya très tôt le matin, vous rentrerez au plus tôt vers 11h. Le gérant vous guette à votre retour, et quand vous lui annonçait que vous quittez la chambre dans l'heure, il vous montre une pancarte sur laquelle est écrit que le moindre dépassement d'heure coûtera une nuit en plus. Et pas moyen de négocier "l'amende".
Je n'avais pas conscience de ce check-out matinal.
Mais j'ai échappé à l'amende car j'ai quitté ma chambre AVANT l'ascension de Shatrunjaya, laissant toutefois mon sac-à-dos principal en garde. Ce qui n'a pas posé de difficultés.
Fabrice
P.S. : la chambre 106 du Shravak est au 1er étage (même étage que la réception) au fond du couloir à droite. Pas flambante, mais pas non plus repoussante (j'ai connu pire lors d'autres voyages). Il me semble avoir eu un souci avec l'alimentation en eau de la douche, mais j'avais pu le régler par moi-même. Une question de robinets en série si ma mémoire est fidèle.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Bonjour Fabrice,
C'est sympa de ta part de donner des précisions souvent utiles et de pouvoir ainsi échanger impressions et connaissances...
En ce qui concerne le métro de Delhi, il est vrai que ce n'est pas toujours la cohue... ça doit dépendre des lignes et des heures. Nous l'avions pris l'an dernier pour aller de Connaught Place à Qutb Minar et c'était très calme. Cette année, nous étions en pleine heure de pointe sur la ligne qui va de Cashmere Gate à New Delhi station et c'était vraiment autre chose, surtout que nous avions nos bagages ! Et je peux te confirmer qu'il y avait bien un "tasseur" pour pousser les gens afin de fermer la porte. Du coup, nous ne sommes pas montés, nous avons attendu la rame suivante et j'ai eu un peu de mal à monter dedans à cause des gens qui me bousculaient pour monter alors que les autres n'avaient pas fini de descendre... Je prends quelquefois le métro parisien malgré que je sois provinciale (j'ai tout de même habité à Paris plusieurs années), c'est vrai que c'est souvent la cohue aussi mais pas autant qu'à Delhi. Je trouve que les indiens ne sont quand même pas si disciplinés que ça quand il s'agit de prendre un transport en commun ou faire la queue dans une file( je les ai vus prendre d'assaut un bus et c'était vraiment la foire d'empoigne).
Il est vrai que le métro de Delhi est tout neuf et que les wagons sont très confortables (climatisés, vastes). Une fois que l'on a réussi à monter dedans, les gens sont tout à fait aimables et prêts à bavarder avec nous...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
En ce qui concerne le métro de Delhi, il est vrai que ce n'est pas toujours la cohue... ça doit dépendre des lignes et des heures. Nous l'avions pris l'an dernier pour aller de Connaught Place à Qutb Minar et c'était très calme. Cette année, nous étions en pleine heure de pointe sur la ligne qui va de Cashmere Gate à New Delhi station et c'était vraiment autre chose, surtout que nous avions nos bagages !
Logique, comme sur tout réseau (et pas que de transport).
Evidemment, en dehors des heures de pointe, c'est calme. Ce n'est pas à ces expériences que je faisais naturellement référence, mais bien aux heures de pointe. Que j'ai expérimenté à plusieurs reprises :
- en mars 2012 sur la ligne jaune, entre Chandni Chowk (station proche de Old Delhi Station) et New Delhi Station. Avec mon sac-à-dos principal.
- en septembre 2014, sur la ligne violette, entre Kalkaji Mandir et Central Secretariat, puis Mandi House.
Central Secretariat était vraiment saturée. Tant les quais que la station. Et évidemment les wagons.
C'est là que j'ai été impressionné de voir tout le monde que pouvait contenir un wagon. C'en était presque comique, un peu comme dans un film, sans sembler s'arrêter. Grosse différence perçue quant à la quantité de voyageurs dans un wagon entre Delhi et Paris. De fait, en consultant sur wikipedia la capacité d'une rame (ce que je viens de faire par curiosité) :
- Delhi : jusqu'à 1 500 passagers, pour 4 wagons.
- Paris (rame M01, la plus récente) : de 581 à 1 000 passagers, pour 5 wagons.
En situation de saturation, un wagon de Delhi contient donc près de 2 fois plus de passagers qu'un wagon parisien. Pas étonnant que cela ait impressionné le parisien que j'ai toujours été jusqu'à ce jour.
Et je peux te confirmer qu'il y avait bien un "tasseur" pour pousser les gens afin de fermer la porte.
Cela prouve que nos expériences ont été différentes, peut-être parce que c'est une pratique :
- récente (post septembre 2014).
- spécifique à certaines stations (Kashmere Gate est sans doute plus fréquentée que la plupart des autres du réseau).
- ponctuelle liée à certains événements (comme à Paris, cf. présence d'auxiliaires en station Porte de Saint-Cloud lors des matchs de foot au Parc des Princes).
Il nous faudra d'autres retours d'expérience...
De mon point de vue, le métro de Delhi a l'immense avantage de ne pas être soumis aux encombrements routiers. Car les boulevards et voies express de Delhi sont réputés intensément saturés en heure de pointe.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Je trouve que les indiens ne sont quand même pas si disciplinés que ça quand il s'agit de prendre un transport en commun ou faire la queue dans une file( je les ai vus prendre d'assaut un bus et c'était vraiment la foire d'empoigne).
Aucun rapport en effet avec le métro de Delhi.
Pour un autocar ou un autobus qui vient d'arriver, c'est un peu la "struggle for life". Amusant de voir les astucieux jetant qui un paquet, qui un vêtement, qui un journal par la fenêtre pour "réserver" un siège.
De même que pour prendre le train. Dès qu'il y a un espace entre 2 passagers descendant, des candidats se précipitent pour entrer. Que je n'ai pas hésité à repousser sur le quai. (ce n'était pas des armoires à glaces, je ne suis pas si intrépide ;-)
Je n'ai pas eu ce genre d'expérience dans le métro de Delhi, même si j'y ai vu quelques resquilleurs ne respectant pas les files d'attente peintes sur le quai.
Le 11 avril 2015, 20h50 j'ai eu l'occasion de prendre un train urbain à Mumbai entre Churgate et Mumbai Central. Cela a été tranquille pour accéder au wagon, mais c'était déjà la foire d'empoigne à la station suivante. Pas aisé de m'extirpé du wagon lorsque je suis arrivé à Mumbai Central. Aucune signalétique de file d'attente sur le quai, il faut percer la foule pour sortir.
Le métro de Delhi semble quand même un peu particulier en Inde. Mais je ne connais pas celui de Calcutta, ni ceux à venir à Chennai et à Hyderabad.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
L'atmosphère semble plus religieuse qu'à Girnar Hill, ici, pas de gargotes de nourriture tout le long du chemin... Beaucoup de pèlerins en tenue blanche et de moinesses s'adonnent à leurs rituels.
Pour moi, c'était le jour et la nuit, en particulier pour l'état de propreté :
- impeccablement propre à Shatrunjaya,
- détritus tout le long du chemin de Girnar Hill.
Y a-t-il un lien avec le fait que Shatrunjaya soit exclusivement jaïn, alors que je n'ai rencontré que des hindous à Girnar Hill, intéressés par les temples les plus élevés et non par les temples jaïns ?
Je ne me suis pas senti suffisamment à l'aise pour aborder ce point avec mes interlocuteurs, tous hindous.
Fabrice
Bonjour Fabrice et aussi à l'initiatrice du carnet,
En dehors de la propreté, j'aimerais un avis sur ces 2 pélerinages car nous n'en ferons qu'un vu l'âge de nos mollets, vous me conseillez lequel?
Une autre question la petite ville de Junagadh semble plus sympa que Palitina mais si nous ne montons pas à Shatrunjaya, Junagadh vaut elle le détour?
Merci de vos réponses et une année 2017 avec de beaux voyages à vous
Anne
Si c'est une question de mollets, la question ne se pose même pas: ce sera Palitana!
Personnellement, j'ai largement préféré Junagadh (la ville comme le pèlerinage), mais il est autrement plus difficile physiquement. Donc, oui Junagadh vaut malgré tout le détour, même si sans le pèlerinage, elle n'est pas "indispensable". Tu y passeras quand même un bon moment.
Mais attention, je ne dis pas que le pèlerinage de Palitana ne mérite pas d'être fait. Ça vaut même carrément le détour. Je n'ai pas trop aimé la petite ville et l'accueil des habitants en revanche: c'est d'ailleurs le seul endroit où j'ai eu cette sensation au Gujarat.
Merci. Je suppose que dans les 2 cas on peut ne faire qu'une partie de la montée . Au final, c'est plus pour voir les "paysages" et un petit bout de vie des pélerins. Nous ne sommes pas trop mauvais marcheurs mais bon il faut ménager notre "jeunesse"...
En tout cas ce sera dur de choisir... comme toujours.
C��té mollet, Palitana présente bien moins de marches que le sommet de Girnar Hill. En termes objectifs de dénivelé :
- 470 m jusqu'aux temples de Palitana (570 d'altitude depuis une base à 100 m).
- 710 m jusqu'aux seuls temples jains de Girnar Hill (880 m d'altitude depuis une base à 170 m).
Pour les sanctuaires hindous, il faut rajouter presque 300 m de dénivelé avec montées et descentes (pas bon pour la motivation).
Ainsi, si l'on va jusqu'au temple hindou le plus éloigné, le dénivelé de Girnar Hill est plus du double de celui de Palitana.
En terme de pèlerinage, j'ai préféré Palitana, car j'ai été plus sensible aux manifestations jaines. D'autant que les mêmes temples jains de Girnar Hill étaient quasi désertés quand j'y suis passé.
Sur le plan artistique, et en l'absence de photos (perte de l'appareil photo), mon souvenir a du mal à départager les 2 sites. Beaucoup plus de temples à Palitana, avec quelques très belles architectures. Mais les temples jains de Girnar ne sont pas inintéressants. Les temples hindous n'ont pas retenu mon attention, d'autant que je venais d'Inde du Sud et donc avec l'expérience des temples Chalukya, Hoysala, Chola, etc.
En terme de cadre naturel, Girnar Hill a plus à offrir, notamment avec un début arboré et des passages le long de falaises.
En terme de paysage, j'ai préféré Palitana, principalement pour la vue jusqu'à la mer. Je n'ai pas réalisé la position de Girnar Hill au centre d'une caldera, pourtant évidente en consultant une carte en relief. Mais aucun des 2 n'est incontournable pour quiconque connait de beaux paysages de montagne.
Junagadh est une ville à l'animation indienne et présente quelques lieux d'intérêt. Mais je ne ferai pas un détour pour cela, même si le côté très kitsch du sanctuaire Mahabat Maqbara est amusant pour une photo. Reste le souvenir d'un excellent yaourt nature artisanal vendu en 21°31'23.2"N 70°27'32.4"E. Je n'ai pas consacré de temps à explorer Palitana, mais rien de ce que j'en ai vu n'a retenu mon intérêt.
Meilleurs voeux à toi aussi, notamment pour ton futur voyage au Gujarat.
Fabrice
Nota : les temples de Palitana sont au sommet. Sur le parcours, seulement des kiosques proposant de l'eau potable et de petits templions d'intérêt très réduit.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Je risque donc de faire des comparaisons avec les temples dans les magnifiques paysages birmans. Ce ne sont pas les mêmes bien sûr, toi qui est un puriste je te choque certainement, mais les photos que j'ai vu par ailleurs m'y ont immédiatement fait pensé. Je suis donc de plus en plus dubitative et me demande si je ne vais pas faire l'impasse et choisir de passer plus de temps ailleurs dans notre périple au Gujarat. Surtout si après ça, on a les jambes douloureuses pour plusieurs jours...
Que cette dernière journée de 2016 te soit belle.
Anne
Pour des temples jains plus accessibles, il y a déjà au Rajasthan ceux de Ranakpur et de Mt Abu (très proche du Gujarat, j'y ai été en train depuis Ahmedabad). Pas d'ascension pour ces temples.
A mon goût, le temple principal de Ranakpur reste un summum architectural.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
bonjour,
je me permets d'intervenir dans cette discussion
Pour moi Palitana est incontournable , si vous avez des problèmes pour monter vous avez les porteurs
Je ne connais pas la Birmanie mais à mon avis aucune ressemblance , rien à voir
Dwarka est à visiter également et pas de temples perchés
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Oui, les porteurs, les dolis? Je crois. En dehors du fait que je pense qu'ainsi ils gagnent leur vie et qu'on contribue au commerce local, je ne suis pas sure que même en oubliant mon orgueil d'occidentale cela soit si confortable. Je suis en plus de ça, bien incapable de rester assise stoïquement en tailleur plus de quelques minutes.
Bonne fête de fin d'année.
J'avais oublié de mentionner que l'accès au sommet de Palitana se fait par une voie large au parfait revêtement, bien dessinée et propre. Aucune difficulté autre que de monter marche après marche, quand ce n'est pas une pente légère ne requérant pas de marche. Ce qui m'a un peu gêné, c'est que l'espacement des marches ne correspondait pas à mon pas.
A Girnar Hill, l'approche se fait par un sentier pas irréprochable. La suite est souvent cimentée, mais pas toujours en bon état et les marches manquent de régularité. Une fois l'approche passée, cela monte plus sec.
Dans les 2 cas, des dolis proposent leur service.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Alors, le choix se porterait plutôt sur Palitina.
Tu m'as impressionée avec ta localisation géographique à Junagadh. Tu notes et conserves ainsi tous les lieux d'intérêt? Belle base de données à gérer car tes voyages sont fréquents et détaillés.
Bonjour Anne
La 2 ème fois que je suis allée sur le mont Girnar, je n'ai pas pu grimper jusqu'aux temples hindous comme 3 ans auparavant. Malade, les jambes en compote
Mais j'ai adoré les temples Jaïns, que j'ai préférés aux temples hindous, les rencontres avec les pèlerins.
D'une grande tolérance, un Jain m'a expliqué pourquoi je ne pouvais rester assise, le dos tourné à leur divinité, signe d'irrespect et a proposé de me guider dans un des temples. Je l'ai suivi dans une sorte de crypte où il m'a expliqué les rituels de leurs prières. Moment très fort.
Cette montée qu'il faut démarrer avant 6h du matin fait mal aux mollets bien sûr mais avec un bon massage cela n'est pas très gênant, l'ascension est magnifique et vaut vraiment cet effort physique. Personnellement j'ai trouvé la descente plus pénible que la grimpette.
Nombreux contacts avec des touristes indiens, nombreux échanges, et encore plus nombreuses les demandes de photos. Ce qui peut être gênant pour certains...
Ce qui m'a gênée la 2 ème fois c'est le bruit, dès les premiers pas, encore dans la nuit, le son strident de radios, de portables...et les détritus comme le dit Fab
Je n'étais pas retournée à Palitana faute de temps et avais choisi Girnar pour la ville de Junagadh. J'étais accompagnée d'un ami qui découvrait l'Inde.
J'aime cette ville malgré la poussière et le bruit, qui mérite qu'on s'y arrête.
Voilà, je ne peux que te conseiller d'y aller, à Girnar ou à Palitana, tu monteras à ton rythme et même si tu ne peux arriver jusqu'aux temples, l'expérience en vaut la peine. Paysages, rencontres, atmosphère, on croise également des moines jaïns.
D'en parler me donne envie d'y retourner
Bonne année, sous le signe des voyages
Bonjour Anne,
En effet, comme le dit Enrich, vous n'êtes pas du tout obligés de monter jusqu'au bout de la colline de Girnar Hill, les beaux temples jains se trouvent à une distance moins éprouvante pour les mollets, et d'ailleurs, en haut, le sanctuaire hindou ne vaut pas grand-chose, une cabane en tôle avec un prêtre qui bénit les courageux arrivés jusque là... Palitana est vraiment un endroit exceptionnel et vous pouvez aussi faire des haltes en chemin... je crois vraiment que les deux endroits valent le coup.
Bon voyage et bonne année 2017 à tous !
Anne et Yannick
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Merci pour votre carnet nous faisant découvrir d'autres horizons de l'Inde.
Je vais tenir compte de tous ces avis et je pense qu'au final on décidera sur place. Fonction d'humeur, du ressenti, de la forme. Les 2 "grimpettes" me paraissent un peu difficiles à enchaîner mais bon des demis pèlerinages...
Nous partons le 18 janvier, Ce sera vite là.
Bonjour,
Je viens juste de parcourir votre carnet de voyage. Je suis débordé en ce moment, j'ai donc lu en diagonale, voire sauté des articles, mais le peu que j'ai lu et surtout ces belles photos me stimulent pour prendre le temps de revenir dès que possible pour lire tout ça à tête reposée.
Merci
Les differentes sections de ce fil... sur le sejour a Jaisalmer et le depart pour Bikaner Attention la vache, attention le bouc! Encore un petit effort!…
13 juillet 2003 Paris Air India. 7h de retard, le réservoir s'est vidé sur le sol de Roissy 14 juillet 2003 Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je…
INDE DU 10 OCTOBRE au 3 DECEMBRE 2012 10 octobre: Me voilà repartie pour mon dernier périple en Inde qui comprendra: 1. Le MAHARESHTA (Mumbai, Aurangabad,…
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This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that dot city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the "vintage" vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a colorful mix of tourists, pilgrims (thanks to the nearby Asakusa Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, the Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.