Visiter Cuba en voilier

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
TH
Cuba est une destination magnifique.



Ile des Caraïbes, elle dispose de côtes superbes, poissonneuses, chaudes... Voici donc le récit de 2 semaines passées la-bas, loin du tourisme de masse... Plus de photos sur mon blog www.1plus1blog.com

Prise de contact avec Christian que je ne connaissais pas encore, propriétaire et skipper de 1+1, un catamaran de 59ft: il embarque régulièrement des équipiers/passagers. Un déjeuner et l’accord est passé: Nouvel an se passera sous le soleil des Antilles sur un bateau incroyable avec un skipper super sympa et expérimenté (plusieurs tour du monde, propriétaire de plusieurs bateaux, des années sur les mers). Quelle chance, on en revient pas…



Dès notre arivée sur le bateau, on commence à déconnecter de nos vies métropolitaines. Christian a commandé du mojito pour nous souhaiter la bienvenue.

Lendemain matin : Visite de Cienfuegos Les vieilles voitures cubanaises ne sont pas une légende. On a l’impression d’un saut dans le temps, 60 ans en arrière… Passage chez le coiffeur d’un autre temps pour Cyril. Le local semble faire double emploi : salon de coiffure et horlogerie…

Idem pour le marché, les rues… C’est dépaysant. Cuba c’est cool. On flane tranquillement dans les rues à l’atmosphère bon enfant.

Retour à bord, nous n’avons pas encore pris nos habitudes. Au matin, nous quittons la baie de Cienfuegos vers Cayo de Dios. La sortie de la baie est magnifique, il fait beau et chaud.

Le bateau est impressionnant. Faire une sieste sur un taud: admettez que ce n’est pas courant… Premières manoeuvres: nous réalisons que 1+1 n’est vraiment pas un voilier comme les autres. Christian est habitué à manoeuvrer le catamaran seul. Cela dit, étant là et un peu voileux, pas question de rester les bras croisés: ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de naviguer sur des bateaux pareils, nous voilà à sortir les voiles, régler les écoutes… On s’amuse comme des enfants.

Navigation sans souci, mouillage sans souci, la vie à bord est ponctuée d’apéros, de rencontres, de parties de cartes, de sieste…

A Cayo Largo, Au mouillage, nous sommes rejoins par Nicolas et ses 3 garçons.

Nicolas et son épouse ont embarqué il y a 2 ans avec leur 4 enfants sur leur catamaran, un Outremer 55, pour vivre un rêve pas ordinaire. Ils se sont rencontrés avec Christian en Colombie deux mois auparavant et comme ils ont un début de programme commun, les équipages des 2 bateaux se retrouvent régulièrement. Le début de leur histoire est raconté par BFM: vidéo sur BFM Une très belle rencontre quoi. Les mouillages sont tous aussi beaux les uns que les autres, eau turquoise, plages de sables fin et blanc. On perd la notion du temps et on vit au rythme de nos envies.

On nage tous les jours, il y a de jolies raies, des conques, des langoustes.



Un peu plus loin, gloups, un catamaran de 50 pied échoué… quelle misère. Résultat d’un mouillage qui n’a pas tenu.

Poursuite vers Cayo Largos ou nous fêtons le passage en 2016 avec Nicolas et sa famille: Paté, vin, champagne… histoire de leur rappeller quelques bonnes saveur du pays



La preuve que Christian ne fait pas que manoeuvrer des poulies et des winchs : il sert régulièrement le rouge au motif de « sécuriser le mouillage »…

A part ça, il y a aussi de belles plages désertes… encore mieux que dans les magazines



Restaurant à langoustes en musique & salsa cubaine… bien sûr

On se promène entre le bateau et la plage en annexe, en kayak (embarqué à bord du voilier) ou tout simplement à la nage (l’eau est si chaude et belle…)

Ce jour là, Nicolas occupe les enfants. Olympiades pour les enfants sur la plage…

Pourquoi pas un petit apéro sur la plage, entre amis?

Pour (re) fêter le 1er janvier, rendez vous sur la plage. Chacun vient avec son annexe. Ils ont quitté la France depuis près de 2 ans. On s’est dit qu’ils apprécieraient quelques mets venus de métropole: foie gras, champagne manifestement, on a vu juste! Les enfants se régalent avec le « paté ». On a même amené de la musique… le bonheur

1+1 au fond… Nos routes (martimes) se séparent là avec Nicolas, son épouse et leurs magnifiques enfants, mais le contact est pris… On se reverra peut être en métropole…

Les enfants se souviendront-ils de ces moments privilégiés? Nous oui, sans aucun doute!

En route vers les îles Rosario, un repaire à langoustes…

Et hop, un mouillage magnifique de plus.

On met pied à terre pour discuter avec les 3 locaux, gardes de l’île. On papote avec la compagnie du petit cochon, domestiqué, il vient , se met sur le dos et râle de plaisir quand on lui gratte le ventre… Tiens, c’est vrai qu’à Cuba, on a pas vu de chiens… les petits cochons c’est mieux! Zou, quelques langoustes et un poisson

Réalisation d’un premier pain à bord. Cyril va même jusqu’à marquer le pain « 1+1 » s’il vous plait! Son auteur est bon pour le service: un vrai marin!

Nous retournons à terre et nous voyons: iguane, crocodile et flamands roses et complétons le tout avec un jolie plongée dans un spot de 1m30 de profondeur. Christophe hallucine, il y a trop de poissons !

Lever du jour sur les îles Rosario et départ au petit matin pour un (re-mouillage) à Cayo Largo, puis poursuite vers Cienfuegos

Séance photo en cours de nav on fait des essais…

C’est déjà la fin des vacances pour quelques uns d’entre nous: au départ de Cienfuegos, ils regagnent La Havane puis retour Paris… 1+1 continue et je reste à bord: en route vers Trinidad avec mouillage à Cayo Blanco A force de naviguer, Christian connait du monde: il retrouve deux couples canadiens, deux voiliers, bientôt 10 ans sur l’eau, de vrais marins…Bref: apéro canadien

grasse matinée, puis départ pour une courte navigation et mouillage à Casilda

Visite de Trinidad qui est largement décrite dans les guides touristiques. Effectivement, Trinidad est une très jolie ville à l’ambiance tranquille. On décide de profiter de la visite pour faire quelques courses : 2 oignons, 3 carottes, quelques citrons et des oeufs. En se promenant, nous rencontrons Manuel qui circule avec sa cariole sa femme et son fils. Pour une modique somme, il nous propose de nous ballader et de nous aider à acheter nos courses. Nous voilà donc embarqué avec la petite famille. Nous bavardons avec Manuel, sa femme, leur fils Christiano de 9 ans sur leur vie, leurs emplois tout en visitant la zone au rythme du cheval qui tracte la cariole. La cariole doit servir à tout : transport de matériel, de personne… On est dans un pays où « économiquement » il est viable d’avoir des carioles tractées par un cheval qu’il faut nourrir, soigner et qui avance à 4 km/h… C’est bon non ? Pour les courses, il n’y a pas de magasin ou presque : les cubains trouvent des provisions quelques part et les revendent à qui veut. Nous entrons donc dans les maisons pour acheter 6 œufs par-ci 3 oignons par là. Pour les citrons, Manuel demande à une dizaine de personne… C’est la crise, y en a plus… Si finalement, on trouve une petite maison, il y a un pot avec 4 ou 5 citrons. Le « vendeur » assis dans son rocking chair dans le salon, nous fait signe de nous servir : on vide le pot dans notre sac a dos et on lui paye ce qu’il demande, trois fois rien quoi. Il n’y a pas d’abus, la loi de l’offre et de la demande ne semble pas avoir cours ici. Ca c’est du commerce de détail.

Dans la visite, nous visitons de vieilles loco vapeur

Allez l’heure du retour vers la Havane est venue pour moi aussi: je dis au revoir à tout le monde. Au port de Casilda, on fait connaissance avec André, un Corse cubanisé… Son bateau est à Cuba depuis des années, et lui vit avec son épouse selon ses envies entre la France et Cuba. D’ailleurs, quand je demande aux cubains ou je peux trouver ci ou ça, s’ils ne savent pas, ils me renvoient vers lui en rajoutant qu’il est quasiment cubain.

Arrivée à midi à La Havane, après midi et journée du lendemain sur La Havane: encore une petite piqûre d’ambiance cubanaise avec sa salsa…que c’est bon!

restau en musique, plaza di armas, écolières, Atlantique en colère sur le Malecon. Scènes de vie dont je ne me lasse pas

Je sympathise avec Antonio, il est tellement content de poser que voilà un bisou spontané pour la photo et faute de trouver sa soeur, il me présente sa tante (mais je ne sors pas mon appareil).



Allez, la prochaine fois, j’essayerai d’y repasser avec des vieux vêtements qu’il m’a demandé. Le vrai Cuba…

Bon, on rencontre aussi des toulousains pour lesquels on fait une course (affiche à ramener pour leur fils qui a un bistro juste en bas de mon ancienne adresse…)

Un dernier petit restau, où Cyril m’invite pour une danse au rythme des maracas et c’est fini pour ce coup çi
Thien An L'avenir il ne faut pas le prévoir, mais le permettre
NA Nawbae ·
Bonjour,

Avez-vous le contact pour séjourner quelques jours sur le bateau en mars 2016. Nous serions 4 personnes.

Cordialement,

Nawfal
Vivre ses rêves!
TH Thienan Regular ·
bonjour

vous pouvez me contacter en messagerie privée ou via le formulaire de contact sur mon blog www.1plus1blog.com

à bientôt peut être!
Thien An L'avenir il ne faut pas le prévoir, mais le permettre

You might also like