Ce voyage était tant attendu. Reporté l'an dernier pour graves raisons de santé, notre départ le 25 août était une belle fête dans nos têtes.
J'aurai mis un peu de temps pour rédiger ce carnet mais le retour a été bien chargé (tentative d'excuses). Il a fallu aussi trier les photos, poursuivre le voyage en lisant les magnifiques carnets des autres, et enfin reprendre les notes prises pendant ce beau voyage (et comme dirait mon épouse, les déchiffrer).
Je vais vous proposer très humblement mon retour d'expérience sur nos étapes (il n'y a pas selon moi de "circuit" meilleur que les autres : ce qui est important c'est d'assumer ses choix (car il est impossible de tout voir), ses impasses (car il faut faire des choix) et de profiter de chaque moment vécu (car nous aimons prendre notre temps à chaque étape).Et puis, c''est tellement bien de pouvoir voyager !
Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ?
Alors pourquoi la Colombie ?
C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.
Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.
Notre itinéraire :
· Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota
· Jours 2 à 6 : Rincon del Mar
· Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes
· Jours 8 à 10 : Medellin
· Jours 10 à 13 : Jardin
· Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia
· Jours 15 à 19 : Popayan et environs
· Jours 19 à 23 : San Agustin
· Jours 23 à 26 : Tierradentro
· Jours 26 à 29 : Bogota
· Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse
Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar
Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie).
Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires…
Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés.
Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard.
Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.
C’est comme cela que notre voyage a commencé !
Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post).
A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
Aéroport de Carthagène : après avoir essayé de prendre le metrocar dans une rue proche de l'aéroport pour rejoindre la gare routière, nous nous sommes repliés sur les taxis jaunes (après conseil de quelques personnes interrogées pur savoir où prendre le bus). Réservation via le guichet de l’aéroport. Du coup pas de souci sur le prix de la course, il est indiqué sur le ticket de « réservation », soit 26500 COP.
Déjeuner dans la gare routière avant de prendre le bus pour San Onofre.
A San Onofre, nos bagages ont quasiment été « kidnappés » par un colombien qui nous a quasi imposé le choix de son véhicule pour rejoindre Rincon del Mar. Je m’étais renseigné sur le prix de la course et bien m’en avait pris car ici, il faut négocier ferme et ne pas lâcher. Au final, j’ai bien payé le prix normal (30 000 COP) et non 40 000 comme il me le demandait au départ. A l'arrivée, il réessaiera quand même d'obtenir son prix de départ.
Environ 30 à 45 minutes plus tard, et notre première expérience de piste carrossable colombienne dans une antique Renault 9, nous sommes arrivés à Rincon et avons été déposés devant l’auberge de Rincon del Frances. Accueil chaleureux, formalités remplies et installation dans l’annexe encore en travaux. L’aménagement, notamment de la cuisine sera nécessaire avant la pleine saison, mais globalement nous avons disposé de tout ce qu’il nous fallait. Dommage que pour accéder à une connexion wifi il faille aller dans le bâtiment principal de l’auberge mais cela ne nous a pas gâché le séjour, et pris que quelques minutes en longeant la plage ! Et sitôt installé, sitôt dans l’eau ! Première baignade en eau chaude !
Rincon del Mar : on peut y faire plein d’activités (plongée, pêche, visite des îles, balade à cheval, …). Eh bien nous, nous n’avons quasi rien fait ! Repos, baignade, lecture dans chaise longue ou hamac, promenade sur la plage, le tout entrecoupé de siestes. Il faut dire que notre été avait été très chargé et qu’il fallait recharger les batteries avant de se lancer dans le périple (et bien profiter de la suite). C’est probablement dommage mais le coin est idéal pour ça : ne rien faire et récupérer ! Regarder partir (et/ou revenir) les pêcheurs dans leurs petites barques, regarder jouer les enfants sur la plage, discuter avec d’autres touristes, profiter des couchers de soleil.
Nous avons testé deux restaurants sur la plage dont le pizzaiolo basque repérable au drapeau basque peint sur une marche de son local. On dira qu’il débutait et que nous y avons mangé par solidarité (mon épouse est née à Bayonne), car ses pizzas ne resteront pas gravées dans nos mémoires… le cadre oui ! Tables sur la plage quasi les pieds dans l’eau. En revanche les plats de poisson au restau juste à côté sont savoureux. Pour le midi nous nous sommes préparés de belles et excellentes salades composées avec les tomates et avocats achetés soit à la petite épicerie du village, soit aux marchands ambulants sur la plage !
Notre étape à Rincon del Mar a bien rempli son objectif : récupération. Nous aurions pu y rester deux ou trois jours de plus sans problème mais la suite de notre périple nous attendait ! Et si j’étais écrivain, je pense que ce serait un endroit sympa pour y écrire mon nouveau bouquin… Mais ce n’est pas le cas, alors….
Avec plaisir.
Rincon del Frances.
Vous verrez qu'à Rincon vous aurez la possibilité de rencontrer juste à côté de l'auberge un basque originaire d'Ustaritz.
Ph.
Nous sommes partis de Rincon del Mar le matin vers 9h15 dans une magnifique Renault 9 rehaussée de l’arrière. A l’arrivée à San Onofre, nouvelle discussion sur le prix de la course car après l’orage de la veille au soir, la piste était en assez mauvais état et le chauffeur souhaitait être plus payé. Malgré ma fermeté, il nous a quand même aidés à décharger nos valises et à retenir le bus sur le départ (vers 10h00).
Environ deux heures plus tard nous sommes arrivés à la gare routière de Carthagène. Recherche du guichet de réservation des taxis (toujours pour éviter une mauvaise surprise sur le prix) et nous voilà en direction de notre hôtel dans le quartier de Getsemani. Notre chauffeur de taxi a un peu galéré pour nous déposer devant sa porte, calle del carretero à deux pas de la plaza de la Trinidad. Mais bon nous avons quand même fini par arriver et déposer nos bagages. Trop tôt pour procéder à l’enregistrement, l’employée nous conseille des restaurants à proximité, le gestionnaire étant absent. Notre choix, un peu dû au hasard deviendra notre cantine, à la grande satisfaction du propriétaire : El Buffet de la plazza (au tout début de la calle del Guerrero en partant de la place).
Aparté : pour les repas du soir, nous prendrons l’habitude d’acheter des brochettes au marchand à l’angle de la rue (quasi face au restaurant) et de les manger (accompagnées de fruits et/ou de yaourt achetés dans une épicerie un peu plus loin dans la rue) sur la terrasse de notre hôtel. De cette jolie terrasse nous avions une vue sur le Castillo San Felipe et pouvions entendre toute l’ambiance musicale aux alentours.
Je rembobine ! Donc, ce premier midi, une fois restaurés (menu du jour à 7000 COP : soupe (à la grande surprise de mon épouse, j’ai mangé des soupes (chaudes) le midi par 35 ou 40° alors qu’à la maison ce n’est pour moi qu’un plat d’hiver…), bandera (plusieurs choix, tous très bons dont en particulier celui composé de viande hachée) et limonade maison), nous sommes revenus à notre hôtel situé à environ 100m du restaurant. Après avoir dégusté le café offert par la maison et s’être un peu rafraîchis, nous sommes partis à la découverte du centre historique.
Il est possible de se balader dans cette ville la tête en permanence en l’air en appréciant les beaux balcons de bois et l’architecture coloniale. Mais les sollicitations permanentes nous ont un peu gâché le plaisir : les vendeurs ambulants sont omniprésents (boissons, glaces, fruits, chapeaux, bracelets, lunettes de soleil, photos, …). Le changement est brutal entre le coin paisible et sans bruit (Rincon) d’où nous arrivions et l’animation de Carthagène.
Très vite nous nous sommes réfugiés dans les musées (de l’or, d’art moderne) à la recherche de fraîcheur et de calme. Ces deux musées sont à voir. Le musée de l’or est petit. La présentation des oeuvres est moderne. Les pièces exposées sont belles. Et il est gratuit.
Le musée d’art moderne n’est pas grand (notez la différence !). Il est intéressant mais pas incontournable.
Devant le musée, de nombreuses ‘statues’ en fer de l’artiste Carmona : du barbier au pirate en passant par la partie de cartes. Nous en verrons également d’autres dans une rue à côté de notre hôtel représentant des scènes plus amusantes : homme et chien urinant contre un lampadaire, chien arrachant le fond de culote d’un gamin, guitariste avec un oiseau posé sur la tête de sa guitare, ….
Nous avons beaucoup marché dans les jolies rues cette belle vieille ville, mais aussi sur ses remparts en fin d’après-midi. Nous y avons profité de beaux couchers de soleil sur la mer des Caraïbes, de la brise rafraichissante en fin de journée, et vu des centaines de cerfs-volants pilotés par des petits et grands depuis les douves des fortifications. Les remparts sont également le lieu de rendez-vous des jeunes amoureux qui viennent flirter sur ou au pied des vieux canons ou dans les petites ouvertures. Jolis moments bien romantiques !
Le soir, n’hésitez pas à vous installer devant la porte de l’horloge pour assister au spectacle des danseurs folkloriques. C’est sympa à voir.
Le samedi après-midi, 2eme jour de nos balades dans le centre, nous avons pu également assister à l’arrivée d’un mariage devant la cathédrale. J’avais lu que les colombiennes assument complètement leurs formes (souvent tout en rondeurs…). Et n’hésitent pas à s’habiller très ‘moulant’. Eh bien je le confirme ! Certaines portent des robes longues scintillantes et très moulantes, d’autres des robes tout aussi longues dont le bas est quasi transparent jusqu’au bas des fesses et le haut tout aussi moulant avec des décolletés …. Montée de chaleur !
Côté mec, ce sont plutôt des costumes assez classiques façon smokings beiges. Pour l’époux, c’est surprenant, son pantalon est plutôt court et il ne porte pas de chaussette. Autre surprise quand nous avons vu arriver celle qui devait être sa mère, avec un petit chien arborant un nœud papillon et surtout lorsque nous avons vu que le futur époux rentrait dans la cathédrale, donnant le bras à sa mère (classique !) et portant le petit chien dans l’autre (moins classique !).
Pause fraîcheur chaque après-midi : direction la Geleteria Paradisio où nous dégusterons de bonnes glaces dans un décor de bonbonnière. C’est un peu cher mais bon, on est en vacances tout de même ! Et je ne peux que conseiller leur glace au caramel….
Je ne peux pas passer sous silence la visite du castillo de San Felipe de Barajas. Il est situé au sommet de la colline San Lazaro (et à moins de 30mn à pied de notre hôtel). Un conseil : n’y allez pas sans une bonne provision d’eau, il fait chaud sur le site (nous, nous les avons achetées dans une supérette située juste à côté du château).
En complément du ticket d’entrée (un peu cher : 25000 COP/pers.)), nous avons également pris l’audio guide (un peu cher aussi (18000/pers.)), et surtout le temps de visiter la citadelle (au rythme des commentaires et des étapes proposées par l’audio guide (en français)). Nous y apprendrons son histoire, mais aussi une partie de celle de la ville, les deux étant étroitement liées. En effet, situé aux portes de la cité coloniales, il s’agit d’un des plus formidables bastions jamais construit par l’armée espagnole. Son but était de protéger la ville des agresseurs arrivant par la mer ou par les terres. Lors de l’époque coloniale, les tentatives d’assaut furent nombreuses, mais sans succès, sauf celle des français qui se livrèrent alors au pillage de la ville et constituèrent le plus grand butin jamais réalisé. Cette prise, due en grande partie à la négligence des espagnols et par le fait qu’ils n’avaient pas pris au sérieux leurs préparatifs rapportés par des espions, a servi de leçon et quelques années plus tard, les anglais payèrent très cher leur tentative d’assaut et durent se retirer bredouilles. Bien que ce soit une armada qui se soit présentée (7 attaquants britanniques pour 1 défenseur), cette fois-ci tout était prêt. Les défenses extérieures ont permis de retenir les assaillants pendant 11 jours et de commencer à les affaiblir voire décimer par les maladies. La région étant marécageuse et infestée de moustiques, la fièvre jaune, la malaria et le paludisme (maladie importée avec la traite des esclaves) ont fortement réduit le nombre d’assaillants. Malgré ces difficultés, une fois forcé le barrage extérieur, l’amiral anglais (en toute modestie et sans aucun doute par excès d’optimisme) a alors fait transmettre un message à Londres pour annoncer la prise de Carthagène et qu’une nouvelle monnaie commémorative pouvait être frappée…Quelques semaines plus tard, les espagnols étaient triomphants et les anglais, laminés, obligés de se retirer.
Sur le site, ne pas rater le petit film dans la jolie petite salle au bout du castillo.
Dernière information sur la ville : c’est de Carthagène qu’est parti le mouvement d’indépendance colombien contre les espagnols. La ville a été libérée et les espagnols l’ont assiégée. Toute la population est restée solidaire face à ce siège, des plus pauvres au plus riches. Au bout de quelques mois, 300 personnes mourraient de faim tous les jours. Mais le 11 novembre 1868 l’indépendance était déclarée. Les autres villes colombiennes ont suivi le mouvement bien plus tard car elles voulaient voir comment le royaume espagnol allait réagir.
Quelques infos sur quelques monuments de la vieille ville que nous avons visités : · L’Horloge Puerto del Reloj
L’Horloge constitue l’entrée principale dans la ville fortifiée, et est ainsi un des lieux emblématiques de Carthagène. Après avoir passé cette entrée, accès à la Plaza de los Coches. · Les Remparts
Durant la période coloniale, la Couronne Espagnole a investi de fortes sommes d’argent dans la construction de remparts afin de protéger l’une des villes les plus riches. Aujourd’hui ces murs représentent au mieux l’architecture militaire alors utilisée. · Plaza Bolivar
Anciennement appelée Plaza de la Inquisicion, c’est aujourd’hui l’un des parcs les plus vivants de Carthagène. On peut s’y reposer à l’ombre des arbres lorsqu’il fait trop chaud, ou apprécier le chant matinal des oiseaux exotiques. · La cathédrale : située tout près du parc de Bolivar et de la place de la Proclamation.
Elle est majestueuse et d'une beauté saisissante. Sa construction a commencé en 1575, mais en 1586, lorsqu'il restait seulement la tour à édifier, le pirate Francis Drake l’a détruite partiellement. La reprise de la construction fut effectuée entre 1598 et 1612 avec l'ajout de la coupole de style florentin tout en haut et de marbre sur la façade principale. · « Las bóvedas », une série de magasins typiques de vente d’artisanat local. · Le temple de Santo Domingo (Saint Dominique) : c’est la plus vieille construction conservée de Cartagena (1550-1560). À l'intérieur une Vierge ornée d'une couronne en or et en émeraude et un Santo Cristo de la Expiración de grande taille. Une des places les plus animées de la ville se trouve en face de l'église (place de Santo Domingo) où l’on peut admirer la sculpture « Gertrudis » de l’artiste Fernando Botero.
Musée d’art moderne : le prolongement de l'édifice de la mairie nous amène sur la l'église de San Pedro Claver où est situé le musée des arts modernes. L'exposition des œuvres s'étend jusqu'au dehors de façon permanente (créations en fer l'artiste Carmona).
Musée de l’or Zenú : situé de l'autre côté du parc de Bolivar tout près de la Cathédrale. De construction coloniale il ressemble à un petit manoir. Il présente des bijoux en or et pierres précieuses de la région et représente très bien la culture Sinú, (indiens présents dans les États de Córdoba, Sucre, Bolivar et Antioquía).
Palais de l’inquisition et musée d’histoire : situé autour du parc de Bolivar, de style baroque et balcons en bois d'une grande splendeur. Cette importante construction fut terminée en 1776.
Jours 9 à 11 : Medellin
Deuxième ville du pays, Medellín est la grande rivale de Bogotá dans bien des domaines. Elle est aussi connue pour avoir été la ville la plus dangereuse au monde et la capitale de la cocaïne dans les années 80 avec Pablo Escobar.
La ville est aujourd’hui moderne (métro aérien, téléphérique, ...), propre et assez sûre (à condition de ne pas faire n’importe quoi !) et elle n’a rien à envier à d’autres grandes métropoles du monde. Elle est située dans une belle vallée et dispose d’un climat si clément, qu’on la surnomme la ville du printemps éternel.
Bon, nous sommes partis de notre hôtel carthaginois en taxi vers 9h00 et, petite arnaque du chauffeur, à l’arrivée à l'aéroport, il a ‘oublié’ de me rendre la monnaie (tout au moins il a fait semblant d’aller chercher le complément) et est parti à peine sorties les valises du coffre et déposées sur le trottoir.
A notre arrivée à Medellin vers 11h, nous prenons un autre taxi (mais que l’aéroport est loin de la ville !) pour rejoindre notre hôtel dans la Candelaria. A l’arrivée il propose de venir nous chercher pour notre départ et promet une remise de 15% sur la course du retour.
L’enregistrement fait, le réceptionniste nous prodigue quelques conseils de visites et nous indique le chemin pour accéder au métro. Car notre première visite à Medellin sera pour le musée d’Antioquia (pour Botero) et juste en face le parc Botero. Botero est non seulement l’artiste le plus célèbre de Colombie, mais c’était un homme d’une grande générosité, puisque tant à Bogota qu’à Medellín il y a des musées qui abritent une partie de ses œuvres et de sa collection personnelle, cédées par l’artiste au pays. Concrètement, en 2000, le Musée d’Antioquia a reçu une donation de 114 peintures (à l’huile, aquarelles et dessins) et 21 œuvres d’artistes internationaux de sa collection personnelle. Enfin, 23 sculptures composent aujourd’hui la Place Botero.
En fin de journée, de retour à notre guesthouse et nous préparons le programme du lendemain : matinée dans le parc botanique et pour l’après-midi le free walk tour Comuna 13.
Comme prévu donc le lendemain matin, nous partons à pied pour le parc botanique. Et comme de bien entendu, je nous embarque à l’opposé… nous finirons donc par prendre le métro. Malheureusement, arrivés sur place, nous trouverons les portes fermées car le site est en train d’être aménagé pour le prochain salon du livre et de la culture. Et bien sûr, tous les sites tout autour sont également fermés. Du coup, nous longeons le parc et prenons la direction du musée Cementario San Pedro. Tous les piliers du métro sont décorés de belles fresques. Plus loin, c’est le coin des laveurs de voiture le long des trottoirs.
Le cimetière, assez rapidement visité, nous repartons en direction du centre-ville et déjeunons tout près du parc Bolivar après avoir longé la rue Junin. Petite pause dans le parc, face à la cathédrale Métropolitana, avant de reprendre le métro et rejoindre notre point de rendez-vous à la station San Jorge. Là mon épouse choisit de partir avec le groupe dont la visite guidée se fera en anglais… Il va falloir que je m’accroche car mon anglais n’est pas au top et un peu rouillé !
Pendant que notre groupe se constitue (un second partira derrière nous pour une visite en espagnol), j’observe une patrouille de 6 ou 7 militaires qui prend position au pied de la colline.
Le ciel est menaçant et très vite après notre départ, l’orage gronde et les premières gouttes tombent. Ces gouttent se transforment rapidement en très gros orage et nous nous réfugions, après négociation de notre guide, dans l’amphithéâtre de la maison de la justice de quartier. Bien à l’abri, elle nous raconte l’histoire de la Comuna 13, de la période où Pablo Escobar y régnait en maître et de l’après. Des règlements de compte à sa mort, de la descente des militaires sur ordre du gouvernement pour pacifier le quartier (descente brutale car du sol et d’hélicoptères ils ont tiré sur tout ce qui bougeait mais aussi arrêtés tous les caïds), de la construction des escalators publics (financement chinois) qui ont permis de désenclaver ce quartier, mais aussi du street art et du développement du tourisme, source d’espoir pour les habitants. Elle nous a aussi demandé de ne rien donner aux enfants car les gains trop faciles n’incitent pas à aller à l’école, à travailler et entraînent inexorablement vers l’argent ‘facile’ et les trafics. Elle nous a parlé de toutes ces mères qui ont défilé dans le quartier pour réclamer la paix. Elle nous a également fait partager son espoir de paix et de développement pour son barrio grâce à l’art (street art, musique et danse), au tourisme et aux activités qu’il génère (petites boutiques d’art, cafés, glaciers…). Nous aurons droit à quelques minutes de danse quasi à mi-parcours par des jeunes assez doués. Elle nous dira aussi que malheureusement les trafics reprennent et que rien n’est définitivement acquis.
Anecdote : de retour en France, nous avons regardé une émission télé sur la Colombie (Echappées belles). A l’étape Medellin, une partie du reportage a été tournée dans la Comuna 13 et dans les escalators nous avons vu passer notre guide reconnaissable à son bob et tee-shirt bleus.
A la fin de la visite, après avoir admiré les peintures, suivi les explications de leur symbolique et profité de la vue panoramique, elle nous donne ses derniers conseils. Aucun souci ou problème de sécurité pour descendre de la colline. Prenez les escalators. En bas, près de la fresque aux éléphants, prenez-le bus qui vous déposera à la station de métro. N’essayez pas de descendre à pied, ce n’est pas la peine de prendre de risques inutiles.
Eh bien vous savez quoi ? On a suivi ses conseils avec tous les « petits » jeunes du groupe (car j’ai oublié de le dire mais nous étions, et de loin, les deux anciens de ce petit groupe sympathique constitué de plusieurs nationalités).
Retour en métro à notre guesthouse vers 19h30 après cette journée bien remplie. Nous mangerons (comme tous les soirs lors de notre étape à Medellin) au restaurant de la guesthouse. Il nous reste à boucler nos valises car demain nous partons pour Jardin.
Est-ce possible de mentionner les coordonnées des auberges, gites, chambres d'hôtes, etc. ou(accent) vous avez posé vos valises avec un bref commentaire?
Pierroro
Quand le moment est arrivé, l'heure est venue! (C.Bobin.)
- et je vous remercie par avance pour votre réponse.
Jours 11 au 14 : Jardin
D’après mes renseignements pris lors de ma préparation du voyage, nous devons pouvoir prendre un bus entre 9h15 et 9h30 et le trajet doit durer entre 3 et 4 heures.
Nous rejoignons la gare routière sud en taxi. Aucun souci pour trouver le guichet et après avoir passé le contrôle de sécurité pour accéder aux quais, notre bus part à l’heure un peu avant 9h30.
Le nom de El Jardín convient parfaitement à cette municipalité située dans le département d'Antioquia, à 134 kilomètres de Medellín. Fondé le 23 mai 1863, ce qui attire de prime abord l'attention dans ce village, c'est son parc principal, El Libertador, agrémenté de petits jardins En son centre il y a une fontaine entourée de huit petits jardins, disposés comme des pétales, où les roses sont abondantes. On y a aussi planté des gaïacs et des fromagers, pour ne mentionner qu’eux. Ce site, qui a été déclaré Monument National en 1985, est l’endroit où les habitants de ce village aiment à se retrouver.
A peine descendus du bus, nous prenons contact avec la jeune fille qui tient le bureau de tourisme (au pied de la ‘gare routière’), plaisantons avec elle, notamment sur la météo (l’orage menace et elle nous vend le soleil) puis prenons un taxi pour rejoindre notre joli hôtel un peu à l’extérieur.
Réception chaleureuse. Si on arrive à peu près à comprendre la propriétaire, c’est beaucoup plus compliqué avec son mari. Nous leur donnons notre linge à laver et partons à pied au village pour le déjeuner. Puis on s’installe sur la place du village et prenons notre premier café, histoire de bien s’imprégner de l’ambiance et du rythme de la localité. Nous déambulons ensuite dans les rues, admirons les façades, portes, et balcons. Nous repérons quelques commerces (en prévision du pique-nique du soir), visitons l’église et rentrons assez tôt à l’hôtel.
Après une bonne nuit de repos, une bonne douche chaude et un petit déjeuner consistant (café à volonté, fruits, omelette fromage/jambon, galette de maïs et petite viennoiserie), nous traversons le magnifique jardin de l’hôtel et prenons la direction de la Garucha, le téléphérique local. Cette cabine en bois ressemble plutôt à une caisse suspendue. La montée est rapide et on paye à l’arrivée. De là-haut nous avons une belle vue sur Jardin. Nous redescendons vers le village dans un cadre très champêtre. Juste avant le pont jaune, une petite réplique de ce même pont avec une vierge en son milieu. Et juste après le pont, un chemin descend vers la réserve (Parque natural Jardin de Rocas) où nous irons voir d’étonnants (et très bruyants) oiseaux au plumage orange/rouge avec une sorte de crête sur la tête, les rocas.
De retour au village on s’installe à la terrasse d’un café et entamons une discussion avec une dame assez âgée qui brodait en compagnie de deux copines. Questions habituelles : vous venez d’où, étiez-vous déjà venus en Colombie ou dans un autre pays d’Amérique du Sud, pourquoi la Colombie, combien de temps, est ce que la Colombie vous plaît et les colombiens, où étiez-vous avant de venir à Jardin et après où allez-vous…. Et enfin, vous savez ici, c’est très tranquille, il ne se passe jamais rien !
Pendant toute la discussion, une de ses amies répétait en permanence : mais arrête, ils ne comprennent rien à ce que tu leur dis…
Et nous nous étions bien là, assis sur ces petites chaises, derrière cette petite table, dos au mur, à discuter avec cette vieille dame, à regarder passer les gens et siroter ce bon petit café servi dans d’adorables petites tasses en porcelaine.
Elle est très belle cette place, cernée de cafés tous plus colorés les uns que les autres, avec tous ces gens qui circulent à vélo, en tuck tuck, à cheval, en voiture ou à pied tout simplement. Avec ces enfants qui jouent autour du bassin central, ces pigeons et tout ce monde qui s’installe sur les bancs pour discuter, et regarder passer le temps…
Nous arrivons quand même à décoller et par hasard prenons la calle 10. Tout au bout, nous découvrons un endroit où des oiseaux de toutes les couleurs (bleus, verts, rouges, noirs, marrons) viennent boire et picorer des fruits bien mûrs.
Puis avant que la pluie menaçante ne nous tombe dessus (ici nous aurons une belle averse tous les jours vers 13h), nous nous réfugions dans un restaurant proche de la place. Le hasard fait encore bien les choses car nous nous régalons.
Justine a un petit coup de fatigue et nous décidons de rentrer à l’hôtel pour qu’elle puisse se reposer un peu. Nous prenons même un tuck-tuck pour rentrer.
Sur place nous réservons pour le lendemain la visite d’une finca de café. Le propriétaire, que nous avons toujours autant de mal à comprendre m’indique ensuite le chemin à suivre pour aller voir une cascade située à une quarantaine de minutes à pied de l’hôtel.
Je laisse donc Justine se reposer et part me promener avec ce que j’avais pu ou cru comprendre de ses explications. J’ai dû louper quelque chose car je n’ai jamais trouvé la cascade…. En revanche au bout du chemin (mais après plus d’une heure de marche) je suis arrivé au Cristo Rei qui domine le village. Du coup je peux profiter d’une très belle vue sur les montagnes tout autour, sur le village et la belle place pavée en son milieu.
De retour à l’hôtel, nous repartons pour faire quelques courses pour le pique-nique du soir. Avant de rentrer à l’hôtel nous faisons une pause à la terrasse d’un des bars de la place. Nous souhaitions boire une sorte de limonade locale et finissons par commander une boisson soit disant à la pomme vraiment pas bonne…. Raté pour la boisson mais ce n’est pas grave, nous profitons de ces doux moments sur la place de Jardin.
Soirée très sage passée entre une partie de carte (rami) et à regarder un jeu télévisé (c’est certain en France nous aurions changé de chaîne….).
Le lendemain nous avons rendez-vous à 9h00 pour la visite de la Finca. Départ dans un minibus relativement déglingué et après une vingtaine de minutes de route le chauffeur nous dépose en bas d’une petite côte que son véhicule est incapable de gravir. La finca ( La Florida) est juste au bout de ce chemin. Le propriétaire nous y attend. Et là commence une matinée mémorable, riche en échanges, rires et découvertes.
Ce propriétaire est étonnant, passionné et passionnant. Son café, dégusté sur place, fait partie des meilleurs que je n’ai jamais bu ! Sa préparation est tout un rituel qui nous rappelle la préparation du thé au Maroc. Ici il ne faut surtout pas parler café instantané ou capsules… Ses explications sont claires et précises. Des voisins, à cheval, viennent le voir et partagent avec nous une tasse de café. Nous discutons tous ensemble de beaucoup de choses. Le propriétaire a réalisé des missions pour l’ONU en Egypte et Israël. Son voisin a un de ses fils qui poursuit ses études à Montpellier. Nous les étonnons, alors qu’ils nous parlent équitation, quand nous leur disons, et montrons (photos à l’appui sur ma tablette) que nous sommes montés sur des éléphants avec des bûcherons dans la jungle birmane. Justine les dégoûte quand elle leur montre une photo où je suis en train de croquer un grillon grillé. Non, ce n’est pas pour eux car ici rien ne vaut un beau morceau de viande !
Au cours de la visite, le propriétaire nous explique tout sur la culture du café, la taille des caféiers à 4 ans (à environ 40 à 60 cm du sol) et l’arrachage entre 8 et 10 ans, les cueillettes plusieurs fois par an. Bien sûr ici le café est le meilleur de Colombie grâce au merveilleux climat autour de Jardin et à l’altitude parfaite pour le cultiver…
Il nous équipe (paniers d’osier attachés à notre taille, chapeau) et nous fait cueillir quelques grains. Puis nous les passons dans l’antique machine manuelle à égrainer. Ensuite, il nous explique tout le processus d’extraction, séchage (petite démonstration), et torréfaction. Tout cela vient compléter ce que nous avions appris au Nicaragua.
Nous en moudrons un peu et finirons pat en acheter beaucoup…
Il nous montre aussi tout ce qu’il cultive dans sa finca et s’arrête pour nous montrer un avocat grand comme…deux ou trois grosses mangues. Il nous fait voir, au loin, des nids suspendus immenses, mais aussi de magnifiques oiseaux.
Vers la fin de la visite, sa maman nous a offert un joli et délicieux morceau de gâteau maison accompagné d’une sorte de savoureux milk shake.
Et au moment de partir, il nous fera cadeau à chacun d’un vieux billet porte-bonheur de 1 COP.
Quelle belle matinée !
Le retour au village se fait en tuck-tuck car a priori le minibus est tombé en panne. Nous nous faisons déposer sur la place et partons réserver nos places pour le bus du lendemain à 14h15. Puis nouvelle balade dans les rues du village, où nous faisons le tour de quelques boutiques (Justine est à la recherche de magnets et de souvenirs). Comme tous les jours la pluie menace et nous rentrons à l’hôtel en attendant 16h00 car nous voulons visiter le parc naturel pour y voir ces drôles d’oiseaux, les rocas.
En fin d’après-midi, nous partons pour cette réserve. Nous pensions y voir plein d’espèces d’oiseaux mais en fait il n’y a que des rocas (une bonne douzaine). Ils sont vraiment étonnants mais cette ‘réserve’ est décevante car pas elle n’est ni grande, ni bien entretenue. Bon nous aurons quand même pu voir et entendre ces drôles d’oiseaux.
Au retour nous nous arrêtons pour manger dans un restaurant donnant sur la place. Mauvaise pioche, pas terrible et un peu cher. Sur le chemin de l’hôtel, je suis attiré par les cris et encouragements que nous entendons dans les tribunes du stade. Je convaincs Justine et nous allons nous installer au milieu des villageois. Le match n’a pas beaucoup d’intérêt. Ce sont les commentaires dans les tribunes qui nous amusent. Un supporter d’une des deux équipes vient nous voir, intrigué par notre présence. On échange quelques mots et il repart faire son travail de supporter…. Deux gamins à côté de nous sont tout excités et crient, commentent…. Trop marrants ! Justine finit par se lasser et nous repartons. Au portail de l’hôtel nous sommes attendus par le propriétaire équipé d’une torche qui tient absolument à nous faire voir un roca qui niche dans son jardin. Trop gentil !
Jours 14 à 16 : Medellin / Santa Fé de Antioquia
Dernière matinée à Jardin : petit déjeuner, règlement du séjour et réservation d’une moto taxi pour 11h qui n’arrivera jamais. Du coup le propriétaire a demandé à son fils de nous conduire au village. Nous allons déposer nos valises au comptoir du transporteur et finalement ils nous proposent de partir plus tôt. Nous changeons nos billets, faisons un dernier tour sur la place et nous voilà repartis pour Medellin.
Au départ j’avais prévu que nous irions passer la journée à Guatape. Et finalement, nous irons à Santa Fé (moins de bus à faire dans la journée).
Nous retournons à la même guesthouse et nous aurons même droit à la même chambre.
Pour notre quinzième jour de voyage, nous nous levons relativement tôt pour prendre un bus vers 8h45. Métro jusqu’à la gare routière et guichet N°19 pour aller à Santa Fé (N° 09 pour Guatape).
Arrivés à Santa Fé environ 2 heures plus tard, nous sommes accueillis sur la place du village par un défilé militaire. Bon, ce n’est pas tout à fait notre truc, aussi nous contournons la place et nous baladons dans les jolies petites rues. Nous sommes moyennement emballés par ce village. Il est joli. La place, une fois les militaires partis est belle avec sa jolie fontaine face à l’église.
Nous avons pris un tuck-tuck pour aller voir le pont de l’occident. Ce pont suspendu en bois est sympa. Le chauffeur du tuck-tuck s’arrête un peu avant le pont pour nous prendre en photo puis nous dépose entre les deux premières tours en nous disant qu’il nous attendra de l’autre côté. Là il est possible de monter derrière les deux tours pour accéder à un promontoire / belvédère qui permet de dominer l’œuvre d’art. La vue est sympa.
Ce pont suspendu est composé d’une voie de circulation centrale et de deux accès piétonniers de chaque côté.
Comme prévu nous sommes attendus (il faut bien car nous n’avons encore rien payé) de l’autre côté et nous retraversons le pont en tuck tuck cette fois. Retour au village. Le chauffeur nous dépose devant le musée municipal (entrée gratuite) et nous le libérons (en payant la somme convenue au départ). J’avais essayé de négocier au même prix, en vain, un prolongement de notre balade vers une cascade toute proche. Tant pis.
Déjeuner dans un petit restaurant sur la place, et café un peu plus loin. Là, je me fais interroger par deux jeunes étudiants qui font une enquête auprès des touristes. On s’amuse bien car ils me posent des questions soit que je ne comprends pas, soit pour lesquelles il m’est difficile de répondre du style : sur quelle échelle de revenus vous situez vous de 1 à 7 ? A quoi correspond l’échelle ? Pas de réponse ? En COP, en Dollars ou en Euros ? Ben en COP ! D’autres questions portent sur la ville, sur ce que nous avons visité, etc.
Un peu plus tard nous finissons de faire le tour du village, admirons des scelles de tout prix dans une boutique. Puis nous nous dirigeons vers la gare routière où nous prendrons un minibus qui démarre. Le retour sera plus cher mais plus rapide (1h30).
Et comme nous sommes rentrés plus tôt que prévu à Medellin, on en profite pour faire un tour dans le jardin botanique. La fête du livre et de la culture y bat son plein. Beaucoup de monde. Beaucoup de familles. Beaucoup de stands pour les enfants avec de nombreuses activités : théâtre, contes, travaux manuels de découpage, pliage, collage, … Mais aussi beaucoup de stands de nourriture, boissons, café (bien sûr !), glaces, … Comme quoi la nourriture et la gourmandise sont des valeurs universelles !
En fin de journée nous rentrons à l’hôtel à 2 stations de métro du jardin botanique. J’y fais réserver le taxi pour le lendemain matin à 7h00 (le même qu’à l’aller, on va voir si on a bien droit aux 15% de remise !) car on envisage de prendre le petit déjeuner à l’aéroport.
Jours 16 à 20 : Popayan
Les meilleurs architectes et artisans de l'époque coloniale sont intervenus à Popayán, qui est, avec Carthagène des Indes, l'une des villes les plus importantes de Colombie pour son architecture.
Depuis la période espagnole, de nombreuses communautés religieuses telles que les jésuites, les dominicains, les franciscains, les carmélites et les Augustins ont fait bâtir à Popayán leurs églises ou temples devenus des édifices historiques.
Le mot Popayán provient des dialectes indigènes américains. Il existe plusieurs théories quant à son étymologie. La première affirme que Popayán viendrait de Po (deux), Pa (paille), et Yan (rivière), soit « deux villages aux toits de paille près de la rivière ». Une autre théorie dit que le mot Popayán vient du nom du chef des indigènes Payán, qui aurait vécu sur la Colline des trois Croix. Une troisième théorie, émise par l'historien Arcecio Aragón, attribue l'origine du mot Popayán au langage Quechua : pampa (vallée) et yan (rivière). Cela formerait « le chemin de la rivière » (allusion à la rivière Cauca).
Lorsque nous descendons de notre chambre à la réception, vers 6h50, le taxi est déjà là. Du coup nous partons plus tôt que prévu. En ce dimanche matin, nous sommes surpris, sur la route de l’aéroport, toute en montée, par le nombre de cyclistes. Un voie leur est complétement réservée avec de-ci de-là des toiles de tente aménagées en atelier de réparation ou stand de ravitaillement. A chaque intersection, des volontaires assurent la sécurité des cyclistes. Le vélo est sans conteste un des sports les plus populaires en Colombie !
Arrivés à l’aéroport, pas de mauvaise surprise et sans que je n’ai rien à demander le chauffeur de taxi nous applique bien la ristourne promise.
Finalement nous n’aurons pas le temps de prendre notre petit déjeuner, car comme nous sommes arrivés assez tôt, la personne au comptoir d’enregistrement nous enregistre, sans rien nous demander, sur un vol qui part plus tôt. Notre escale à Bogota va donc être plus longue car il n’y a ensuite qu’un vol pour Popayan à 12h30.
Sur le trajet le chauffeur de taxi a un peu discuté avec nous. Qu’avez-vous visité à Medellin et dans la région. Ah, vous n’êtes pas allés à Guatape ! La prochaine fois ! La route n’est pas bonne pour y aller, elle est bien meilleure pour aller à Santa Fé. Vous allez à Popayan ? Vous allez avoir froid dans le sud en cette saison…
Tous les vols sont à l’heure et on atterrit comme prévu dans le petit aéroport de Popayan vers 14h00. Nous rejoignons notre hôtel en taxi. Formalités d’enregistrement habituelles, installation rapide dans la chambre et direction un petit restaurant conseillé par le propriétaire car nous commençons à avoir faim (car au final nous n’avons pas pris de petit-déjeuner.
Nous gagnons ensuite le centre de Popayan et surprise ! C’est le dernier jour de la fête de la gastronomie ! Il y a des stands de nourriture tout autour de la grande place sous d’immenses chapiteaux. Dans un coin de la place des musiciens et une chanteuse. Nous venons de rater des groupes folkloriques qui se prennent en photo sous les arbres au milieu de la place. Dommage que nous ayons ‘déjà’ mangé, il y a des spécialités locales qui semblent bizarres et que j’aurai bien goûtées.
Le bruit et les odeurs indisposent un peu Justine. On s’arrête à l’office du tourisme pour prendre quelques informations sur la ville et on découvre la possibilité d’y faire un free walk tour. Du coup on s’inscrit pour le lendemain matin à 10h.
Nous nous promenons ensuite tranquillement dans la vieille ville et rentrons à notre hôtel. J’avais repéré une bonne adresse de restaurant lors de ma préparation de cette étape. Et nous y allons pour le repas du soir. Super cadre. Service parfait. Repas excellent mais un peu au-delà de notre budget. Tant pis, pour une fois ! Mais c’est tellement copieux que nous ne prendrons pas de dessert ! La réputation de ce restaurant (La Cosecha Parilla) est méritée même si c’est un peu cher et la salle bruyante (il faut dire qu’elle était bien pleine avec notamment un groupe d’allemands d’une vingtaine de personnes pas discret du tout !).
Premier matin à Popayan. En attendant notre rendez-vous de 10h00, j’avais décidé d’aller changer un peu d’argent. Mais ici une seule banque fait du change, et uniquement des dollars. Nous finissons par trouver le discret bureau de change de la Western Union et j’y change quelques euros. Le taux est quasi identique à celui de l’aéroport de Bogota lors de notre arrivée, donc pas terrible. Tant pis ! La prochaine fois, je retirerai de l’argent à un distributeur !
A 10h nous sommes à notre rendez-vous. Nous avons la chance de pouvoir faire la visite avec une jeune étudiante en français. Elle est adorable. Son français est bon et quand elle hésite, elle nous demande confirmation ou le mot en espagnol. Elle aimerait bien venir terminer l’année prochaine ses études en France mais le coût de la vie la bloque. En fin de matinée, au moment de nous séparer, nous lui laisserons mon adresse mail au cas où le hasard la conduirait vers Toulouse, en lui promettant, si cela lui convient, de l’héberger le temps qu’elle se trouve un logement ou tout au moins pour l’accueillir à son arrivée. Elle semble émue et ravie de notre proposition.
La visite guidée sera très intéressante. Nous visiterons avec elle quelques bâtiments publics, pourrons entrer dans différentes universités (dont la sienne), car ici les universités sont dans le centre-ville et occupent d’anciens édifices coloniaux. Elle nous parlera de la colonisation, de l’esclavagisme (très fort ici), du quasi génocide des « nativos », du racisme qui persiste encore ici des descendants des colons envers les descendants des esclaves ou des indiens natifs. Elle nous évoquera aussi le bonheur de tous de la paix retrouvée dans la région et dans le pays et l’espoir que cela suscite. Elle nous racontera avec beaucoup d’amour et de fierté l’histoire de sa ville blanche, la Jérusalem des Andes. Elle nous expliquera la crise du catholicisme qui s’est accrue ici après le dernier tremblement de terre survenu pendant une messe de la semaine sainte. Ce jour-là la cathédrale était pleine. Et son dôme s’est effondré sur les fidèles faisant 43 morts. Ici les gens n’ont pas compris pourquoi cela était arrivé à ce moment-là et pourquoi Dieu les avait abandonné et même puni de la plus terrible des façons.
Face à cette crise le pape Jean-Paul II est venu à Popayan, y a même fait un cadeau (un énième morceau de la croix du Christ comme nous a dit cette jeune étudiante assez ironique). Rien n’y a fait et le catholicisme est toujours en perte de vitesse au profit des prédicateurs et du protestantisme.
Popayan est également célèbre pour ses processions lors de la semaine sainte, tout comme celles de Timbio, petit village juste à côté. Elles sont, a pirori, tout aussi réputées que celles de Séville. Nous avons visité le musée des arts religieux. Lors de cette visite notre jeune guide nous a expliqué les différences entre les processions andalouses et celles d’ici. Chaque châsse est portée à Séville par environ 50 personnes qui peuvent se remplacer tout au long de la procession. Ici ce ne sont que 8 porteurs et les remplacements ne sont pas possibles. C’est un honneur d’être porteur et ce droit est héréditaire. Un porteur ne peut l’être « que » pendant 32 ans. C’est vers l’âge environ de 50 ans qu’il doit céder sa place à son fils ou à la personne qu’il proposera pour le remplacer. Pour obtenir une place sans être un descendant ou membre de la famille, il faut rendre beaucoup, beaucoup de services. Notre guide nous dira que pour elle cela ressemble quasi à une relation de maître à esclave….
Elle nous parlera aussi du Morro de Tulcan et de la statue qui domine la ville. Drôle d’histoire !
Cette ‘colline’ est en fait une sorte de pyramide mais que les espagnols n’ont jamais voulu « fouiller ». C’est sans doute un tombeau d’un chef indien. A son sommet, initialement, c’est la statue du chef indien qui avait été installé. Celle du colon espagnol fondateur de Popayan était quant à elle installée dans la cathédrale. Mais les descendants des colons espagnols ne supportaient pas qu’un indien puisse dominer un colon. Aussi, une expédition un jour a été montée pour enlever la statue du chef indien qui à ce jour n’a jamais été retrouvée. Et pour combler la place libérée au sommet de cette pyramide pré colombienne, les notables de la ville ont proposé de déplacer la statue équestre du colon fondateur… Notre jeune étudiante était très émue lorsqu’elle nous a raconté cette histoire contemporaine (car cela ne s’est pas passée il y a 100 ans ou plus…). Elle nous a quand même conseillé de monter au sommet en fin de journée pour y admirer un coucher de soleil sur la ville, ce que nous ferons le soir même.
Popayan est également une ville qui a « donné » plusieurs présidents à la Colombie. Plusieurs rues portent leur nom et plusieurs musées/maisons natales peuvent se visiter.
Cette visite guidée aura duré plus de deux heures que nous n’avons pas vu passer. L’après-midi nous poursuivrons l’exploration de la ville (et de ses boutiques…) et en soirée, après le coucher de soleil (nous en avons vu des plus beaux en toute honnêteté) admiré du haut du Morro de Tulcan en compagnie de touristes et de colombiens (cet endroit semble être également un lieu de rendez-vous pour les jeunes amoureux romantiques) nous flânerons autour de la place où les chapiteaux de la fête de la gastronomie sont quasiment tous déjà démontés.
J’allais oublier, en milieu d’après-midi, notre pause goûter chez Mora Castilla. Nous y dégusterons de très bonnes glaces (adresse conseillée par notre jeune guide). Bonne adresse ! Et juste à côté une ‘biscuiterie ‘ traditionnelle, elle aussi réputée. J’y ai acheté une boîte de biscuits… j’ai connu mieux… je n’ai pas dû choisir les meilleurs !
Le lendemain matin, c’est mardi : jour du marché à Silvia.
Nous rejoignons la gare routière en taxi et réservons nos places dans le prochain minibus. Ici l’heure de départ est approximative, il faut que le minibus soit plein… Vite rempli quand même à la fois de touristes (dont un français bavard croisé la veille sur la pyramide) et de colombiens.
Le trajet est assez rapide, environ 1h30 (pour la trentaine de kilomètres à parcourir), et une fois sur place, le dépaysement est très fort. L’émotion aussi. Les indiens sont majoritairement en tenue traditionnelle. Les hommes et les femmes portent une sorte de jupe en laine bleue, un poncho bleu également avec un liseré rouge pour les femmes et de couleur plus sombre pour les hommes, et sont coiffés soit d’un chapeau noir (qui me fait penser de loin aux chapeaux melon), soit, pour les femmes uniquement, d’un chapeau de paille assez plat en forme de galette. Les hommes portent également une écharpe où le rouge est bien présent, en mémoire de leurs anciens (rouge sang) exterminés par les colons espagnols. Dans leur tenue traditionnelle, la couleur bleue est toujours présente car elle symbolise l’eau (les indiens Guambianos étant les « enfants de l’eau »).
Le marché par lui-même est magnifique. Nous y verrons de nombreuses espèces de pommes de terre, des fruits en veux-tu en voilà, des ‘pains’ de panela. Le coin des bouchers est remarquable avec cette tête d’agneau posée sur une table. Le coin des pâtissiers / boulangers est tentant. Plus loin ce sont des vêtements (nous y achèterons un chaud poncho). A l’extérieur ce sont de l’outillage, des chaussures, des chapeaux, des selles qui sont à vendre. Et un peu plus loin des télés et des motos….
Cette matinée au marché passera trop vite ! Quel plaisir de se promener dans ses allées, de regarder les indiens faire leurs achats en essayant de ne pas trop les déranger. Le propriétaire de l’hôtel nous avait demandé de respecter leur croyance : pas de photo sans demander l’autorisation aux personnes car les indiens Guambianos croient qu’en prenant une photo d’eux, on leur enlève leur âme.
Nous sommes rentrés en début d’après-midi à Popayan. La circulation dans la ville est infernale et gâche le plaisir de se promener dans les rues. Aussi nous nous réfugions après déjeuner à côté de l’office du tourisme dans un « Juan Valdez », sorte de Starbuck local. L’avantage, c’est que l’on peut s’installer dans un patio au calme. L’inconvénient est que c’est assez cher et que le café n’est vraiment pas à notre goût….
Nous terminerons la journée en faisant quelques courses pour notre repas du soir et en achetant de bons petits pains chez un boulanger repéré la veille, et que nous avions étonné par nos achats et commentaires gourmands.
Après une nouvelle bonne nuit de repos (l’hôtel est très calme), nous repartons tranquillement pour la gare routière. Aujourd’hui nous allons à Timbio à environ 15 km de Popayan à la rencontre des femmes qui travaillent et gèrent une coopérative de soie, Colteseda.
L’histoire de cette coopérative est étonnante. Des investisseurs coréens ont tenté d’implanter à Timbio un élevage de vers à soie ayant découvert qu’ils appréciaient beaucoup les feuilles d’une plante locale. Au bout de quelques années, ils se sont retirés (pas assez de rendement). En partant ils ont laissé les vers, quelques cocons et un peu de savoir–faire entre les mains de quelques femmes du village. Celles-ci ont alors décidé de relever le défi, se sont organisées en coopérative et ont tout appris : l’élevage des vers, le dévidage des cocons, le filage de la matière brute, le lavage du fil, sa teinture, son tissage. Les foulards, chemises et autres tissus de Colteseda, aujourd’hui, se vendent bien. Ce petit groupe de femmes de la classe populaire d'un village perdu colombien a même atteint une certaine reconnaissance au niveau international.
Alors ayant appris cette histoire, comment ne pas aller à leur rencontre !
Arrivés dans le village, nous nous faisons déposer par le chauffeur du minibus sur la place centrale. Là nous entrons dans plusieurs commerces pour demander la direction de la fabrique de soie. Et nous finissons par trouver leur boutique atelier de l’autre côté de la Panamerica (pour info quasi en face de la station-service d’où repartent les bus pour Popayan).
A l’entrée, une armoire aux portes vitrées dans laquelle est stockée une partie de leur production. Un bureau sert de comptoir. Et juste derrière deux métiers à tisser.
A peine entrés, deux dames se mettent en quatre pour nous présenter leur production nous questionnent. Comment les avons-nous connues, d’où venons-nous, etc etc.
Quand je leur montre mon guide de voyage personnel avec une photo de l’étole exposée sur leur présentoir, je vous laisse imaginer leur surprise et leur fierté. Et quand je leur dis que je leur ai écrit plusieurs fois sans obtenir de réponse, que nous sommes venus sans savoir si nous pourrions les rencontrer, elles se sont excusées et m’ont dit que les ordinateurs, ce n’était pas leur truc. Leur truc à elle c’est le dur travail manuel : cultiver les plantes, élever les vers, filer, teinter, tisser….
Et lorsque je leur demande s’il serait possible visiter leur finca où elles élèvent les vers à soie… Elles sont surprises. Commencent par nous dire qu’il n’y a rien à voir, que ce n’est pas le bon moment car il n’y a plus de cocon, les vers, en cette période sont juste en train de manger les feuilles. Qu’à cela ne tienne ! J’insiste ! Et elles finissent par accepter.
Comme nous n’avons pas de voiture, un coup de fil et elles réservent un taxi. Avant cela nous procédons à quelques achats, ce qui ne manque pas de les enchanter (il faut dire que Justine se lâche un peu ! et c’est l’endroit idéal pour acheter des cadeaux originaux de Colombie pour notre famille et quelques amis !).
Nos achats mis de côté, nous partons avec deux femmes qui nous racontent plein de choses. La finca est à moins de 10 mn du village. Un bout de terre où cette plante est cultivée par ces femmes courageuses. Une cabane en bois où les vers sont élevés. Elles nous parlent de leur projet d’extension (construction d’une deuxième cabane), de leur fierté d’être propriétaire de cette finca, mais aussi de celle de vivre et d’avoir fait vivre leur famille grâce à leur travail depuis trente ans, d’avoir pu envoyer leurs enfants à l’université. Leur fierté aussi d’avoir pu surmonter et traverser de nombreuses épreuves dont celles liées à la difficile récente histoire du pays avec les FARC installées autour du village.
Puis nous rentrons à la boutique avec le même taxi qui nous avait attendus devant la ferme. Nous réglons la course. Elles nous offrent quelques cocons. Derniers échanges. Beaucoup d’émotion dans leurs propos et dans leur posture. Nous finissons par les laisser à leur travail (une dame n’aura jamais quitté son métier à tisser pendant toute notre visite), nous aussi très heureux d’avoir pu les rencontrer.
De retour à Popayan, après déjeuner, nous décidons de monter au monastère de Belen. A peine arrivée devant la chapelle, la pluie se met à tomber. Nous nous réfugions sous un abri alors que l’orage grossi. C’est le déluge. Nous resterons presque une heure sous cet abri de fortune.
Retour à l’hôtel puis repas du soir dans une sorte de fast food où tout est fait maison. Les plats sont très copieux et heureusement nous avons commandé un petit format. Dernière soirée à Popayan avant le départ demain pour San Agustin
Jours 20 à 24 : San Agustin
Cette étape est prévue pour visiter les richesses naturelles et historiques de San Agustin et de sa région.
Le village de San Agustin, connu pour son parc archéologique inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995, est l'une des zones archéologiques les plus importantes en Colombie.
Nous partons de Popayan en début de matinée (vers 8h20). Une piste caillouteuse a très vite succédé à la route goudronnée. Et la piste caillouteuse est rapidement devenue une piste très boueuse, résultat sans aucun doute du gros orage de la veille au soir.
Très vite nous sommes bloqués, la circulation étant arrêtée dans les deux sens. La file de véhicules devant nous semble très longue. Dans notre minibus, tout le monde attend patiemment. Nous sortons avec les autres passagers pour nous dégourdir les jambes pendant que le chauffeur est parti se renseigner. Un jeune couple à côté de nous voyage avec un chiot installé dans un carton. Ils finissent par le sortir pour que lui aussi se dégourdisse les pattes. Et environ deux heures plus tard, la circulation commence à reprendre dans l’autre sens pour commencer. C’est alors un défilé de camions, semi-remorques, voitures, motos et même vélos ainsi qu’une succession de camions transportant des bovins. Des passagers de notre minibus nous souffleront que tous ces animaux sont conduits à l’abattoir.
Finalement nous allons pouvoir repartir. Nous comprendrons que nous sommes restés bloqués sur cette piste parce que deux semi-remorques n’arrivaient pas à se croiser sur cette piste en très mauvais état. C’est pourtant l’axe de communication principal reliant Popayan au sud du pays. A peine avons-nous repris la route qu’une passagère demande gentiment au chauffeur, compte-tenu de l’heure, s’il ne serait pas possible de s’arrêter quelque part pour déjeuner.
Nous franchissons le col et pouvons voir le paramo (plaine de haute montagne) et sa végétation atypique. Nous nous arrêtons dans le ‘routier’ du coin et chacun se restaure. Une bonne soupe chaude fait du bien !
8h30 après notre départ de Popayan, le chauffeur nous dépose enfin au croisement entre San Agustin et Pitalito. Il ne nous reste plus que quelques kilomètres à parcourir. Une voiture nous attend avec un guide local à son bord. Nous rejoignons le village et sommes déposés devant le bureau du guide qui nous ‘vend’ les activités que j’avais prévu de faire ici : sortie à cheval le lendemain matin pour aller visiter les sites autour du village (El Tablon, La Chaquira, La Pelota, El Purutal) et pour le surlendemain un circuit en voiture aux alentours de San Agustin pour voir des sites naturels comme l’estrecho del Magdalena, des cascades et les parcs archéologiques autour du village d’Isnos.
Nous rejoignons ensuite notre hôtel à l’extérieur du village avec le chauffeur qui nous attendait à l’arrêt de bus et qui nous fera visiter la région sur le circuit d’une soixantaine de kilomètres.
Nous remplissons les formalités d’enregistrement habituelles, et nous installons dans notre chambre. Puis nous donnons notre linge à laver et commandons le repas du soir et notre petit déjeuner. Nous sommes les seuls clients.
Le repas sera délicieux mais nous aurons froid car il n’y a pas de salle de restaurant, juste un espace couvert ouvert. Et ici les soirées sont fraîches !
Nous espérons une bonne nuit de repos qui sera perturbée au milieu de la nuit par des grosses averses mais surtout par une alarme de voiture que les propriétaires mettront beaucoup de temps à stopper.
Première matinée à San Agustin : à l’heure prévue, nous sommes attendus par un guide avec ses chevaux attachés près du portail de l’hôtel. Nous voilà partis pour une belle matinée et 4h30 environ d’équitation au rythme endiablé… du pas….
Premier arrêt, non prévu au programme, pour assister à la préparation des pains de panela. Je goutte au sirop de cannes à sucre fraîchement pressées. Dans les bacs chauffés, deux hommes remuent en permanence le jus de canne bouillonnant. Le guide nous explique qu’ils doivent remuer ce jus sans arrêt pendant 48 heures à l’aide de grandes ‘louches’ en bois. Lorsque le sirop est prêt, il est alors versé dans un autre bac puis le sucre est moulé, ce qui donnera enfin les sortes de pains de sucre une fois la panela refroidie.
Nous poursuivons ensuite notre tranquille balade équestre au milieu de beaux paysages, de plantations de café, et en observant de beaux oiseaux. Au site del Tablon succèdera celui de la Chaquira. En approchant de ce site, notre guide nous dira qu’ici nous atteindrons le Paradis. Pour lui en effet, à cet endroit, on peut ‘sentir’ un équilibre parfait entre la terre, l’air et l’eau (on peut voir des cascades juste en face). Et la Chaquira, gravée dans la roche fait face à la vallée. C’est vrai, cet endroit est très agréable et je m’y trouve très bien.
Nous rejoignons ensuite nos montures pour aller voir sur les sites de La Pelota et del Purutal les statues précolombiennes ayant conservé leurs couleurs d’origine. C’est superbe !
Il est alors temps de redescendre vers le village pour aller déjeuner après cette magnifique matinée.
Notre guide nous indique un bon restaurant à proximité (el Fogon). Une fois notre repas pris, nous partons visiter le village. Cette visite nous conduit par hasard devant une étonnante sculpture (le Christ aux dents cassées) située devant une basilique en cours de restauration. Puis nous traversons le marché couvert où tout est presque fermé et cherchons notre chemin pour retourner à l’hôtel. On demande, redemande pour finir par se trouver sur la bonne route. Nous ratons finalement le chemin le plus court et prenons la route du parc archéologique sous le soleil. Nous finissons par nous arrêter dans un troquet au bord de la route pour y boire un café (qualité moyenne mais prix assez élevé !). Nous y demandons le chemin de l’hôtel. Après cette dernière indication, nous reprenons notre marche et comprenons que nous avons dû faire un détour de plusieurs kilomètres. Mais tout est bien qui finit bien. Nous retrouvons notre hôtel. Nous entamons des discussions avec la réceptionniste (notamment je cherche à savoir comment nous allons pouvoir rejoindre Tierradentro en transports en commun, le transport privé proposé me paraissant trop cher). Nous nous faisons offrir un café que nous dégustons sur la terrasse devant notre chambre. Il est excellent. Nous commandons également le repas du soir. Et nous serons même servis à la table devant notre chambre ! Comme la veille j’ai commandé une truite. Et comme la veille, je me régale !
Deuxième jour à San Agustin : aujourd’hui c’est le circuit en voiture. N’ayant pas choisi l’option de la visite privée, nous passerons la journée avec une jeune étudiante anglaise et une famille colombienne (un couple et leur bébé accompagnés des grands-parents maternels). La famille colombienne nous expliquera un peu plus tard dans la journée que les colombiens ne voyagent quasi qu’en famille ! Et que la jeune anglaise soit toute seule dépasse largement leur entendement !
La journée nous permettra de visiter quelques beaux sites naturels mais aussi de très beaux parcs archéologiques dont ceux de Alto de los idolos et alto de las Piedras.
Ces parcs archéologiques sont très bien entretenus. L’herbe y est tellement rase qu’on se croirait presque sur un parcours de golf.
Un peu avant d’atteindre le village d’Isnos, nous avons trouvé des personnes (hommes et femmes) en train de nettoyer les bas-côtés de la piste. Au sommet de la côte, juste à l’entrée du village, une dame a arrêté notre voiture en tendant une corde en travers du passage. Péage ! Le chauffeur a été mis à contribution. L’argent récolté permettra ainsi de rémunérer les personnes que nous avons vues en montant au village.
Avec la famille colombienne, nous avons échangé sur la conduite en Colombie. Je leur ai demandé s’il y avait un équivalent à nos auto-écoles et à notre permis de conduire. Aussi surprenant que cela puisse paraître, compte-tenu du non-respect systématique du code de la route, eh bien oui ! Sauf que, le sourire au coin des lèvres, le ‘grand-père’ (qui devait approximativement avoir mon âge) m’a répondu que sitôt obtenu (le permis) les colombiens s’empressent de tout oublier… je leur ai alors parlé de notre permis à point et des contrôles (vitesse, état véhicule, alcoolémie, ..) qui pouvaient générer des pertes de point voire de perdre complètement son permis. Il a trouvé l’idée intéressante mais non applicable en Colombie…
A l’entrée de San Agustin en fin de journée, nous sommes arrêtés par des militaires. Ce mini barrage est mis en place pour que des volontaires d’une association puissent collecter des fonds pour les enfants victimes de mines anti personnel.
Enfin le chauffeur nous dépose vers 18h30 à notre hôtel.
Ce fut une très belle journée. Ma crainte, au moment de la réservation, de se faire un peu ‘avoir’ était infondée car, tant la balade à cheval que cette excursion autour de San Agustin ont été très intéressantes et conformes à nos attentes.
La nuit (week-end) sera un peu agitée. L’hôtel s’est rempli de familles colombiennes. Mais ce sont, aux alentours de l’hôtel, la musique, les claquements de portière et discussions qui nous empêcheront de nous endormir rapidement.
Le lendemain (dimanche), dernier jour ici, nous avons prévu de visiter le parc archéologique. Il se situe à proximité de l’hôtel et nous nous y rendons à pied.
Le Parc Archéologique de San Agustin (500 km2) est un lieu hors du commun avec ces centaines de statues dressées, appelées Chinas, la plus impressionnante dépassant les 6 mètres de haut. La visite s’articule autour des principaux sites :
· « Las Mesitas », esplanades artificielles abritant des cryptes, figurines et dolmens funéraires
· le « Bosque de la Estatuas » peuplé de statues représentant pour la plupart des figures masculines anthropomorphes, avec parfois des traits félins
· le « Fuente de Lavapatas », monument religieux gravé dans le lit d’une rivière est considéré comme un site sacré réservé à des cérémonies religieuses.
· El « Alto de Lavapatas » : site le plus ancien de San Agustin (3300 av JC), gardé par d’impressionnantes statues (faisant référence au Double Moi), avec une vue unique sur toute la vallée ainsi que sur les différents sites archéologiques.
Peu de monde sur le site où nous croiserons la famille colombienne de la veille. L’endroit est magnifique, voire magique. Le musée à l’entrée est intéressant. Puis on se promène, en passant par des allées dallées au milieu d’une belle végétation, sur de beaux espaces. Les statues sont souvent très belles avec une mention spéciale pour celle représentant la fécondité et le savoir (oiseau avec dans son bec un serpent) ou celle en forme d’épi de maïs avec des dents de jaguar.
La fontaine de Lavapatas est splendide. Ne pas rater la grenouille qui monte la garde juste avant d’arriver sur le site. Et sur place, sur le très beau pont en bambous (on se croirait presque en Asie), restez tranquillement à observer le site pour y découvrir les différentes gravures.
Au moment de partir nous nous sommes aperçus que nous avons raté le bosquet de las estatuas. Cela aurait été dommage tant nous avons apprécié cette promenade au milieu de végétation.
Nous sommes restés entre 5 et 6 heures dans le parc sans jamais trouver le temps long. Il faut dire que nous aimons prendre notre temps et parfois revenir voir certaines statues qui nous ont particulièrement plu. De retour à l’hôtel nous y dégusterons un bon café (offert par l’hôtel) et nous reposerons en prévision d’une longue journée de transport pour le lendemain.
Jours 24 à 27 : San Andres de Pisimbala (Tierradentro)
Le nom de Tierradentro, qui signifie en espagnol “à l’intérieur des terres”, évoque ce territoire niché au fond d’une vallée isolée située dans les profondeurs de la cordillère des Andes. Dans cette région au paysage exceptionnel de montagnes culminant à plus de 4000 mètres d’altitude, ont évolué des peuples depuis environ 3000 ans.
Tierradentro est un site archéologique unique, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1995, comprenant des objets mobiliers, des pièces de céramique, des outils en pierre, des sculptures monumentales et les nombreux et extraordinaires hypogées, des cavités souterraines creusées dans le sol volcanique pour y abriter un tombeau. Certaines chambres mortuaires peuvent atteindre 12 m de large.
En ce qui concerne la civilisation de Tierradentro, aucune trace d’écriture n’a été retrouvée ni dans les tombes, ni dans les sites environnants. Avant l’arrivée des Espagnols, cette zone était peuplée de près d’une dizaine de cultures indigènes mais les uniques survivants au massacre des Espagnols sont les indigènes Paez. Ils assurent ne pas être les auteurs de ces magnifiques vestiges. Dans tous les cas, les tombes sont datées d’entre le 1er et le 9ème siècle après JC. C’est donc une civilisation mystérieuse, dont on connaît très peu de choses. Qui étaient-ils ? Pourquoi ont-ils disparu ? Ce sont ces questions que n’a pas manqué de nous répéter Leonardo lors de son accueil dans son auberge.
C’est une longue journée de transport avec plusieurs changements qui nous attend au départ de notre hôtel de San Agustin pour rejoindre San Andres de Pisimbila via Pitalito et La Plata. Le plus long sera l’attente de la camioneta à la Plata (environ 3 heures). Nous finirons par arriver à San Andres après 9 heures de trajet et d’attentes. La piste entre La Plata et San Andres est par endroit en très mauvais état. Aucun pont n’est terminé, ce qui fait que nous empruntons des voies de contournement qui descendent vers les rivières. Nous ne le savons pas encore, mais le retour nous paraîtra long, très long et notre connaissance de l’état de la piste nous le fera redouter…
L’arrêt de la camioneta à San Andres est à deux pas de notre auberge. Nous y sommes accueillis chaleureusement par Maria et Leonardo. J’ai réservé à cet endroit pour l’accueil, la réputation du restaurant (domaine de Maria) et pour le confort simple des chambres. Tout bon sur toute la ligne avec en complément l’extrême gentillesse de Maria et Leonardo que nous apprécierons particulièrement le lendemain.
Une fois installés, Leonardo nous a expliqué ce que nous pourrions visiter durant les deux jours pleins que nous avons prévu de passer ici. Nous en ‘salivons’ d’avance. Il nous parle bien sûr des sites du village, mais aussi des sortes de tunnels creusés dans une montagne en forme de pyramide par les colons espagnols sans que personne n’aient compris à quoi ils étaient destinés (car ne débouchant sur rien, n’étant pas terminés). Et il termine sa présentation par le ‘règlement intérieur’ de l’auberge. On mange tôt (vers 18h30, maximum 19h00). Ici la nuit tombe très vite, et il fait assez frais sur la terrasse du restaurant (et les moustiques deviennent en plus vite très envahissants). Mais surtout Maria prépare le repas pour ce créneau horaire. Alors…
Nous nous coucherons donc très tôt et serons d’attaque le lendemain matin pour aller visiter le site de Segovia. L’entrée du parc archéologique se situe à environ 1,5km de l’auberge. A l’entrée du parc nous devons patienter un peu car nous sommes les premiers touristes et il n’y a personne pour nous remette les passeports. Nous visitons ensuite le petit musée (très intéressant). Le jeune gardien nous accompagne dans toutes les salles et répond à nos questions. Une fille d’amis nous a demandé de tourner un film original pour souhaiter les 60 ans de sa mère. C’est décidé, c’est dans le musée que nous le ferons. Nous demandons l’autorisation au gardien. Etonné il nous dit oui du bout des lèvres, puis se prend au jeu et nous conseille. Car tant qu’à faire original nous avons décidé de parler en espagnol. Et il nous corrige sur les expressions, nous propose certaines tournures de phrase… un vrai travail d’équipe. Plusieurs prises seront nécessaires mais nous finissons par valider un mini film pour chacun de nous deux, caché derrière des mannequins en tenue traditionnelle.
Nous retrouverons ce jeune guide plus tard dans la matinée dans d’autres circonstances moins réjouissantes….
Puis nous attaquons la montée, sous un beau et chaud soleil, vers le site de Segovia. Arrivés sur place, nous sommes toujours les seuls touristes. Un gardien se précipite pour nous accueillir et nous ouvre la première tombe. Descente prudente car les marches sont très hautes et un peu glissantes. Deuxième tombe : les marches sont toutes aussi hautes mais se présentent en « pas japonais ». La descente est un peu plus facile. Troisième tombe : les marches sont positionnées le long de la paroi du puits, puits beaucoup plus large que pour la première, du coup il est plus difficile de se retenir aux parois. Je descends le premier avec beaucoup de précaution et une fois en bas, je suis émerveillé par les gravures et couleurs d’origine. Mais je n’ai pas le temps de beaucoup apprécier car j’entends un cri et le temps de me retourner je ne peux que voir Justine tomber lourdement sur la dernière marche… Elle a glissé sur la deuxième marche et est tombée directement en bas du puits, soit une chute d’environ 2 à 3 mètres. Frayeur, douleur ! Elle se relève doucement, un peu sonnée. Le gardien qui s’est précipité et moi l’aidons comme nous pouvons à remonter tant que le coup est chaud (et après avoir contrôlé rapidement son état général et constaté avec soulagement que sa tête n’avait pas cogné contre la paroi ou le sol). Une fois en haut, Justine demande à attendre, fait quelques pas, réalise son autodiagnostic et m’envoie visiter les autres tombes en attendant quelques minutes pour voir comment sa douleur évolue.
Pas vraiment la tête à ça, mais j’obéis. Je crois que toutes les tombes du site sont fantastiques. J’ai fait des photos mécaniquement sans rien vraiment regarder.
Entre temps, le gardien a appelé les secours et d’autres gardiens sont en train de monter avec une civière. Car pour la descente vers l’entrée du parc, Justine aura droit à des porteurs, la pauvre étant incapable de marcher.
La descente sera longue…. En bas (je vous passe sa petite frayeur quand il a fallu passer sur le petit pont à l’entrée duquel il est écrit « une personne à la fois »), la directrice du site nous attend. Elle fait installer Justine dans une chambre du site d’hébergement du parc, le temps que son époux vienne nous chercher avec leur voiture. Ils vont nous accompagner à l’hôpital d’urgence le plus proche.
La ½ heure de piste sera un calvaire, le moindre cahot lui provoquant de fortes douleurs.
En fait d’hôpital d’urgence, nous entrons dans une sorte de dispensaire : un comptoir d’accueil pour l’infirmière, 4 chaises dans un coin pour la salle d’attente, 3 lits dont deux occupés par des personnes perfusées, et un cabinet de consultation pour le médecin. L’équipement est sommaire : un pèse personne et un tensiomètre….
La directrice du parc nous accompagne et nous expliquons à l’infirmière et au médecin la raison de notre venue. Après quelques minutes d’explications et de tracasseries administratives (comment vont-ils bien pouvoir nous enregistrer, leurs documents administratifs ne sont pas prévus pour des touristes sans carte maladie colombienne…). Le médecin procède assez rapidement à une auscultation très sérieuse et professionnelle. Puis administre des piqûres qui devraient calmer la douleur en diagnostiquant : «vous vous en sortez bien, soyez rassurée, ce n’est qu’un coup. Vous allez avoir mal pendant 5 jours environ mais ensuite cela ira mieux ». Il garde toutefois Justine en observation (sans le dire) et nous resterons plusieurs heures dans la salle d’attente. Il voulait sans aucun doute s’assurer que Justine ne fasse pas de malaise, symptôme d’une hémorragie ou commotion pas facilement détectable.
Pendant cette longue attente nous aurons une longue discussion avec un monsieur accompagnant son épouse. Je suis très surpris car il est très au fait des affaires et situations politiques, économiques et sportives de la France et de l’Europe. Il me dira toute son inquiétude de la montée de l’extrême droite en France, cette vieille démocratie, nous demandera si notre président est de droite ou de gauche, nous parlera immigration et des problèmes que cela génère notamment en France et en Allemagne. Et fera le parallèle avec les événements au Venezuela. Il complétera son tour d’horizon par le Brexit. Et bien sûr nous parlerons sport : football, vélo et tour de France. Il nous demandera quel sport nous apprécions, et nous lui avouerons notre préférence pour le rugby et le stade toulousain….
Finalement, en fin d’après-midi, le médecin prescrit des médicaments que j’irai acheter à la droguerie à côté de l’hôpital. Je peux ensuite aller régler les soins et le personnel est embêté car leur système informatique est en panne et ils ne peuvent pas me délivrer de reçu. Ce n’est vraiment pas mon souci aussi nous convenons que si l’informatique est réparée le lendemain, ils n’auront qu’à téléphoner au parc archéologique où je passerai dans la journée.
Nous rentrons ensuite avec la directrice du parc qui nous fait déposer à notre auberge. Là elle raconte tout à Maria. Elle se précipite dans sa cuisine après avoir bien pris soin de Justine pour aller nous chercher une part de gâteau et un très bon jus de fruits maison.
Le soir, elle nous apportera une bassine d’eau chaude salée pour que je puisse passer une compresse humide sur les côtes et la hanche de Justine dont la couleur vire doucement du bleu au noir. L’effet apaisant sera provisoire mais réel.
Après une nuit difficile, le lever est compliqué. Il est urgent de prendre les médicaments prescrits par le médecin pour calmer la douleur. Le petit déjeuner pris, Justine insiste pour que je puisse aller voir les autres sites dans la montagne ne pouvant rien faire pour elle en restant à ses côtés et Maria apportant toute son attention sur elle.
Je pars donc pour une randonnée de 5 heures environ. Le point de départ est au ras de la terrasse du restaurant de l’auberge. Environ une demi-heure plus tard j’arrive sur le premier site. Un gardien attend les visiteurs. Je suis le premier de la journée, il est environ 9h30. Comme la veille, il m’ouvre les tombes et je m’émerveille face à la finesse des gravures et aux couleurs de certaines d’entre elles.
Puis je pars vers les tombes situées tout en haut de la montagne. Avant de me laisser partir, le gardien s’est assuré que j’avais prévu une provision d’eau suffisante. La montée, parfois difficile, est assez longue (entre 1h30 et 2 heures). Les paysages traversés sont très beaux. Et je ne croiserai personne tout au long de cette randonnée, sauf un cheval en travers d’un chemin. J’apercevrai au loin, à flanc de montagne, un paysan dans son champ de cannes à sucre et bananiers, remonter la pente un régime de bananes sur l’épaule. A un autre endroit c’est un chien qui m’accompagnera sur une dizaine de mètres. Et puis c’est tout….
Tout en haut, sur la crête la vue est splendide. Une petite brise s’est levée et il fait bon (après la chaleur de la montée). Je prends mon temps et récupère un peu. Je profite au maximum de ces beaux paysages tout en pensant en permanence à Justine qui malheureusement ne peut pas profiter de tout ça. Le site de tombe est à peine aménagé. Pas de gardien ici. Certaines tombes ne sont pas accessibles, les marches pour y descendre étant trop raides ou d’accès trop difficiles pour moi. Celles où je peux descendre ne contiennent rien de particulier sauf de gros insectes noirs accrochés aux voutes. Je ne les ai pas vus dans les premières tombes visitées mais ensuite, à chaque fois que j’y ai prêté attention, il y en avait… ce n’est pas mon truc et n’étant pas Indiana Jones, je suis du coup très prudent. Les dernières tombes sont couvertes et aménagées. L’intérieur est à voir : alternance croissants de lune rouge et noir, salamandres également rouges et noires que l’on peut distinguer. Leonardo m’avait parlé de cette tombe, unique dans sa décoration dans la région.
En sortant de cette tombe, je vois arriver par l’autre chemin d’accès (celui que je vais prendre pour la descente) un touriste, qui se met à hurler en me voyant. Je suis la première personne qu’il croise de la matinée. Nous commençons à échanger en anglais (c’est un anglais vivant à Miami qui traverse la Colombie en moto). Il s’aperçoit assez vite que cette langue est un peu compliquée pour moi (même si j’avais l’impression de plutôt bien m’en sortir…) et du coup il me propose de poursuivre notre conversation en espagnol. Il me parle de son voyage (6 mois). Nous comparons nos itinéraires et nous apercevons que nous sommes passés tous les deux à Silvia. Il me montre alors sur son téléphone un montage vidéo qu’il y a fait en moto et à pied avec sa GoPro. Le résultat est vraiment très sympa.
Au terme de ces échanges, il part à la visite des tombes du site. De mon côté j’attaque la descente. Le paysage de ce côté est tout aussi beau. La descente durera quasi autant que la montée. Je ferai une petite pause pique-nique (barres de céréales et oranges sauvages cueillies en chemin) avant d’atteindre l’entrée du parc archéologique, point de départ dans l’autre sens de cette belle randonnée.
Il faut être en assez bonne condition physique pour la faire car c’est long et par endroit c’est un peu difficile.
A l’entrée du parc je retrouve notre jeune gardien de la veille qui bien sûr me reconnaît et me demande immédiatement des nouvelles de Justine. Il me propose ensuite d’aller visiter le deuxième site que nous n’avions pas pu voir la veille, au-dessus de celui de Segovia. Mais là j’en ai plein les pattes et lui dit que c’est sûrement dommage mai que non, je vais rentrer à San Andrès voir mon épouse. En rentrant je fais tout de même un petit crochet (après avoir refusé une proposition d’un jeune motard de me remonter au village) pour aller voir le petit site des statues. Bon après avoir vu ceux de San Agustin, ici cela ne vaut pas le détour. Mais ça, on le sait après !
Je prends un autre chemin pour rentrer. Du coup je me trouve face à l’église en restauration. J’en fais le tour. La place est animée avec plein d’anciens qui discutent. Un peu plus loin c’est la sortie de l’école avec la camionnette de ramassage scolaire qui se remplit (dedans et dehors, certaines gamines s’installant sur les marches pieds).
A l’auberge, je retrouve Justine installée sur la terrasse du restaurant qui m’attend en bouquinant. Elle souhaite partir marcher un peu et du coup nous visitons le petit atelier artisanal de l’autre côté de la rue et partons faire le tour de l’église. Les vieux sont toujours là et nous saluent gaiement.
En rentrant je pars à la recherche de Maria pour lui offrir quelques sachets de pruneaux d’Agen pour la remercier de sa gentillesse. Le cadeau l’émeut. Sans savoir ce que c’est car elle ne connaît pas cette spécialité régionale.
Puis Leonardo rentre de sa journée de travail et nous nous mettons à papoter avec lui. Après avoir pris des nouvelles de Justine, il nous raconte son histoire, celle de Maria, celle de l’auberge et du restaurant. Il nous parle de la période des FARC installées tout autour du village dans la montagne, des fois où ils venaient manger chez lui. Mais aussi des affrontements avec l’armée quand elle se rapprochait du village.
Puis la nuit est tombée assez vite et comme d’habitude nous mangeons de bonne heure. Avant de regagner doucement notre chambre de l’autre côté de la rue.
Nouvelle nuit difficile. Peu de temps avant de prendre la camioneta, Maria appelle la société de transport pour savoir si nous pourrons (ou tout au moins Justine) s’installer dans la cabine. Impossible. La camioneta est pleine et au mieux nous aurons une place sur une banquette du plateau à l’arrière. Ou alors il faut attendre la suivante, celle de 11h00. Nous demandons alors s’il n’est pas possible de partir avec un chauffeur privé. Maria appelle. Et la voiture arrive assez rapidement.
Il nous faudra deux heures pour rejoindre la gare routière de La Plata. Le chauffeur fera très doucement pour éviter des cahots trop violents. Mais cela reste une piste en mauvais état… et donc ce sera un vrai calvaire pour Justine.
Pendant ce trajet nous apprendrons qu’aucun pont n’est terminé car l’entreprise de travaux publics qui a gagné le marché n’a pas eu assez d’argent pour les terminer, une partie s’étant évaporée… mais pas pour tout le monde… Il nous dira aussi que l’étant s’est engagé à goudronner la route entre San Agustin et San Andrès, mais sur 20 ans….
Arrivés à la gare routière, il nous aidera à porter nos bagages et nous conduira au guichet de bus pour Neiva. Là nous prendrons un billet avec la même compagnie jusqu’à Bogota.
Minibus jusqu’à Neiva puis bus tout confort pour les 300 derniers kilomètres. Justine appréciera moyennement le tout confort, non pas à cause du bus, ni des 6 heures de trajet, mais plutôt à cause de l’état des routes, notamment les derniers kilomètres dans Bogota.
Malheureusement à Bogota nous tomberons sur un chauffeur de taxi pas très dégourdi. Infoutu de trouver notre hôtel, il faudra que je le guide (merci Google Maps). Et infoutu de prendre correctement la bonne rue à sens unique, il nous déposera au croisement le plus proche à une vingtaine de mètres de l’hôtel.
Enfin arrivés, nous sommes accueillis chaleureusement et n’avons qu’une hâte c’est de nous installer dans notre chambre que j’avais fort heureusement réservée au rez-de-chaussée. Nous demandons de l’eau chaude pour nous faire une tisane et le réceptionniste de nuit s’empresse pour satisfaire notre demande.
Salut Philippe!
..et merci pour ce retour qui nous remet en tête de bien beaux souvenirs!
"Tout bon sur toute la ligne avec en complément l’extrême gentillesse de Maria et Leonardo que nous apprécierons particulièrement le lendemain."
Nous aussi avons particulièrement apprécié la générosité des gérants de "la Portada":
Une grande disponibilité, un accueil tout en sourire et une bonne cuisine...J'imagine leur bienveillance auprès de Justine après sa malheureuse glissade!
J'ai une question: tu évoques Maria et Léonardo. Nous n'avons pas de souvenir de Maria, mais de l'épouse de Leonardo qui se nomme Eva.
s'agit-il de deux personnes différentes ou y-a-t il confusion sur le prénom?
En consultant la publication de commentaires relatifs à la Portada c'est le prénom d'Eva qui revient.
"Leonardo Valencia and his wife Eva treat you like family. They are both exceptionally nice and friendly."
En pièce jointe, deux photos : Eva et Léonardo.
Tu sauras me dire s'il s'agit de la même personne.
Bonjour, il s'agit bien des mêmes personnes. Soit Eva a deux prénoms, soit Leonardo est taquin car au dos du plan de Tierradentro où il nous avait dessiné la colline en forme de pyramide percée de deux tunnels par les espagnols, il nous avait écrit son prénom et celui de Maria...
Eva, Maria, ... va savoir ! Ce qui est sûr c'est qu'elle est très gentille et la renommée de sa cuisine méritée !
Bon dimanche.
Ph.
Dernière étape et dernier post pour ce carnet de voyage 2018
Jours 27 à 30 : Bogota
Capitale politique, économique et culturelle de la Colombie, Santa Fé de Bogota, se situe à 2 625 mètres d’altitude en moyenne, au pied de la chaîne orientale de la Cordillère des Andes. C’est aujourd’hui une vaste métropole de près de 7 millions d’habitants, dotée d’un riche patrimoine culturel et historique.
La ville offre de nombreuses possibilités de sorties : quartiers historiques, musées, architecture, shopping (artisanat, centres commerciaux, marchés aux puces), restaurants, city-tours thématiques...
Compte-tenu des circonstances, il est évident que nous ne visiterons pas tout ce que j’avais prévu dans et autour de Bogota.
Après un très bon petit déjeuner, Justine n’est pas en forme pour entreprendre quoique ce soit. Nous décidons qu’elle restera au repos dans la chambre ou dans le patio intérieur pendant que je monterai au Monserrate.
Je fais réserver un taxi par la jeune réceptionniste. Déposé près du funiculaire, je m’aperçois que je n’ai pas de monnaie et uniquement des billets de 50 000 COP. Le chauffeur de taxi me propose de m’attendre et d’aller acheter mon billet de funiculaire puis de revenir le payer. Belle confiance ! Je fais donc ce qu’il m’a dit. Il m‘attend très patiemment car il y avait beaucoup de monde devant moi pour acheter le ticket.
Une fois ma dette réglée, je rejoins la file d’attente puis monte dans le funiculaire. Lente montée au cours de laquelle on découvre progressivement une belle vue de la capitale.
En haut, il y a beaucoup de monde : de nombreux groupes scolaires et de tout aussi nombreux touristes. Cela me change de San Andrès ! Je ne peux manquer de faire un rapprochement entre ce site de pèlerinage et Notre Dame de la Garde à Marseille : une vue sur toute la ville et une basilique lieu de ferveur et croyance religieuse. La grande différence entre les deux est l’espace de boutiques ‘artisanales’ pour touristes ici à Bogota.
Je ferai la descente en téléphérique avec une vue plongeante sur la ville.
Une fois en bas je cherche un taxi et tombe sur un Uber. Je négocie le prix de la course et il me dépose près de la place centrale. Au moment de payer, il refuse mon billet de 50000 (oui je sais encore un !). C’est un faux ! Je ne sais pas où j’ai bien pu me le faire refiler… Probablement un commerçant qui a refusé mon billet (un bon) et qui m’a rendu, sans que je fasse attention, une fausse coupure à la place. Assez classique je crois comme arnaque !
Je fais le tour de la place, repère le musée Botero et rentre à l’hôtel. Justine m’y attend, un peu reposée. Nous partons déjeuner puis visiter le musée (entrée gratuite). Il est très beau (de très belles œuvres léguées par Botero à son pays tirées de sa collection privée). Mais Justine n’est pas en forme pour tout apprécier. Nous partons ensuite sur la place, puis attirés par de la musique nous longeons la rue du palais présidentiel. A un moment je ne fais pas attention. Je monte sur un trottoir et continue à avancer tout en lui parlant mais aussi intrigué par cette musique militaire. Sauf que Justine est restée bloquée devant le trottoir, car elle n’arrivait pas toute seule à y monter dessus…. Et quand je me suis aperçu qu’elle n’était plus à côté de moi, lorsque je me suis retourné, j’ai vu un militaire (garde devant le palais présidentiel) qui avait repoussé son fusil mitrailleur dans le dos et qui l’aidait à franchir l’obstacle. Je me suis vraiment senti bête et me suis excusé auprès de Justine et du militaire que nous avons beaucoup remercié (et lui souriait).
Au final nous verrons la fin de la relève de la garde présidentielle (a priori tous les jours vers 16h, donc rien d'exceptionnel !) et ferons le tour du palais. Nous visiterons une église en face du palais. L’intérieur est splendide.
Là Justine demande grâce et nous rentrons à l’hôtel.
Nous pique-niquerons dans le patio. Justine ne se sentait pas le courage de ressortir le soir.
Après une nuit de relatif repos, le lendemain matin nous partons à la recherche d’une pharmacie pour lui acheter une ceinture qui lui permettrait de serrer ses côtes. Mais il n’y a pas de pharmacie autour de l’hôtel. On demande ‘un cinturon por las costas’ sans succès auprès de plusieurs drogueries. A l’une d’entre elle, le droguiste finit par me dire que nous ne trouverons pas ça dans une droguerie mais plutôt dans une « farmatodo ». Il m’indique où trouver la plus proche. Je raccompagne alors Justine à l’hôtel. Grâce à ses indications, je trouve assez facilement. La pharmacienne m’oriente vers des ceintures abdominales en rayon. Puis je rentre à l’hôtel et repère au passage comment rejoindre le musée de l’or depuis l’hôtel par le chemin le plus court.
Justine m’attend. Elle refuse que je la conduise à l’hôpital de la ville et essaie de supporter la ceinture. Elle n’y arrivera pas car trop large. Si elle lui soulage un peu le mal aux côtes, en revanche cela lui procure une trop forte douleur au niveau des hanches. Dur !
La matinée est passée et nous partons déjeuner au même petit restaurant que la veille. Puis nous prenons la direction de ce merveilleux musée de l’or. C’est sans aucun doute un des plus beaux musées que nous ayons visité. Les poteries et les pièces en or sont splendides. La présentation de l’ensemble est moderne. Les explications sont claires. Nous y resterons plusieurs heures. Le final dans la salle des offrandes est exceptionnel !
A la sortie du musée, nous nous arrêtons à la terrasse d’un café. Juste à côté une guitariste (plus très jeune) joue quelques morceaux avec plus ou moins de talent et beaucoup de grimaces à chaque accord. Puis nous passons par une rue commerçante et animée où nous voyons passer une bande de jeunes percussionnistes suivie par une foule assez nombreuse qui les filme et/ou danse. Sympa. Plus loin nous voyons une enfilade de joueurs d’échecs.
Puis Justine commence à fatiguer et il est temps de rentrer.
En passant devant une boulangerie proche de l’hôtel, elle souhaite s’acheter une petite « douceur ». A l’intérieur, nous voyons un étalage de viennoiseries. La jeune vendeuse nous propose un pan con chocolate. Alors là, ni une ni deux, je la reprends et lui dit qu’en France on dit « chocolatine’ (n'en déplaise aux "gens du nord"). Et la voilà en train d’essayer de dire « chocolatine » et moi de la reprendre et de l’aider dans de grands éclats de rire (elle finira par dire un acceptable ‘tchocolatiné’. Nous lui en achèterons une et quelques pâtisseries pour notre pique-nique du soir que nous prendrons dans le patio de l’hôtel, au calme et au repos (mais aussi au froid car les soirées et les nuits sont fraîches à Bogota).
Comme il est encore tôt, Justine souhaitant se reposer, je suis parti faire un tour dans le quartier pour voir les jolies rues de la Candelaria et notamment celles couvertes de fresques murales. Je pourrai ainsi découvrir, au hasard de ma balade, la fameuse place del Chorro de Quevedo et la petite rue pavée qui en descend. J’y verrai le non moins célèbre petit café El Gato Gris et un peu plus loin ces petites boutiques installées dans des conteneurs aux parois recouvertes de fresques. Tout ce quartier (comme beaucoup d’autres en fait dans Bogota) est couvert de fresques murales dont certaines sont de vraies bandes dessinées !
De retour à l’hôtel, je dis à Justine que le lendemain, avant de partir pour l’aéroport, il faudra que je l’amène voir cette très sympa place del Chorro de Quevedo et cette non moins étrange toute petite rue pavée qui en descend.
Le lendemain matin, pour notre dernier jour à Bogota, je convaincs Justine de m’accompagner au marché aux puces d’Usaquen. En fait de marché aux puces, il s’agit d’un très grand marché artisanal. Nous sommes séduits par la qualité, l’originalité et la beauté de nombreux stands. Et bien sûr nous craquerons encore un peu et ferons quelques achats.
En ce dimanche, nous verrons, comme à Medellin, des voies de grandes artères réservées aux cyclistes. Et la même organisation : des bénévoles aux croisements assurant la sécurité, des stands de ravitaillement et d'autres organisés en atelier de réparation.
Au retour, je demande au taxi de nous déposer à côté de la place del Chorro de Quevedo. Nous déjeunerons dans un restaurant à côté del Gato Gris puis descendrons cette fameuse rue pavée. Mais Justine n’a qu’une hâte : récupérer nos bagages à l'hôtel et rejoindre l’aéroport pour que je tente de changer nos billets pour le vol de retour dans une classe plus confortable.
C’est ce que nous ferons. Nous y arriverons quasiment 8 heures avant notre vol. Mais comme notre compagnie aérienne ne dispose pas de comptoir permanent, il faudra attendre l’ouverture des enregistrements 3 heures avant le vol pour pouvoir changer nos billets.
En attendant, nous dégusterons de bonnes gaufres, et testerons plusieurs sièges des espaces d’attente du hall des départs. Nous aurons aussi droit à une colombienne très désagréable qui refusera de se déplacer d’un siège pour que je puisse m’asseoir à côté de Justine (elle restera même sourde aux reproches d’autres colombiens qui n’apprécieront pas son comportement).
Puis nous pourrons enfin nous enregistrer et nous installer confortablement pour les dernières heures dans le salon d’attente de la compagnie.
Au moment d’embarquer, Justine est appelée par une hôtesse… Allons bon ! Que se passe-t-il encore ?!
Son bagage a été tiré au sort et il faut se rendre dans la salle de fouille à l’autre bout de l’aéroport. Bien sûr je l’accompagne. Nous rejoignons une dizaine de passagers. Et nous attendons. Le temps passe et la porte devant laquelle tout le monde patiente reste toujours fermée. Finalement, un militaire (ou douanier) finit par appeler le premier passager à contrôler. De longues minutes plus tard, les contrôles s’enchaînent et quasiment à l’heure où nous aurions dû décoller, c’est le tour de Justine. Je ne peux pas l’accompagner au-delà de la porte d’entrée de la salle de contrôle. Nous avons beau leur expliquer qu’elle ne peut pas se baisser, qu’elle ne pourra pas ouvrir seule sa valise, rien n’y fait. Ils nous expliquent qu’eux l’aideront. Ouverture de la valise, vidage. Ouverture des paquets de souvenir. Tout y passe ! Au moment de tout remballer, Justine leur rappelle qu’elle ne peut pas les aider. Alors, tant bien que mal, ils remettent tout dedans et s’assoient dessus pour la fermer….
Pendant ce temps, j’attends de l’autre côté de la porte et note que l’heure de départ est passée. Un steward de la compagnie est venu aux nouvelles puis est reparti m’assurant que le vol nous attendra mais qu’il faudra se dépêcher pour revenir à la porte d’embarquement.
Une fois Justine sortie, nous rejoignons donc cette porte le plus vite possible mais Justine n’en peut plus et avance comme elle peut...
Nous embarquerons les derniers et le vol décollera avec près de 45 minutes de retard.
Retard qui sera comblé à notre arrivée à Roissy.
De retour à la maison, le lendemain Justine ira chez notre médecin et le surlendemain passera des radios (côtes et hanches). Diagnostic : 3 côtes cassées….
Aujourd’hui, tout cela ne sont que de douloureux souvenirs pour elle (même si la douleur est encore là selon les mouvements qu’elle doit faire).
Ce voyage restera quand même un très beau souvenir tant pour ce que nous avons pu visiter que pour toutes les rencontres que nous avons pu faire à chaque étape. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix de destination. Nous ne pouvons qu’encourager tous ceux qui hésitent encore à aller visiter ce pays, à franchir le cap tant les colombiens veulent montrer que la réalité de leur pays n’est pas celle de sa réputation. Le pays est beau, sûr et les colombiens très accueillants. Et ils font tout ce qu’ils peuvent pour que notre séjour chez eux soit agréable et donne envie aux visiteurs de transmettre cette réalité autour d’eux.
Le plus gros risque de venir en Colombie, c'est de vouloir y rester (slogan du ministère colombien du tourisme)
Merci pour ce carnet détaillé...
J'ai visité la Colombie voici presque deux ans. Un circuit différent (pas de Medellin ni de Tierradento ni de Rincon) mais avec des étapes communes (San Agustin, Carthagène, Popayan et fatalement Bogota) et des étapes que je conseille vivement comme Mompox et le parc de Tayrona mais aussi Cali - moche mais chaleureuse).
De tous les pays d'amérique latine que j'ai eu la chance de visiter, c'est en Colombie que je me suis senti le mieux accueilli.
Les infrastructures sont plutôt bonnes, l'offre d'hôtels ou de restos est intéressante, seules certaines routes sont vraiment en mauvais état... Vu les distances, les vols intérieurs sont pertinents et assez bon marché (il y a des low costs).
Ce pays est immense et très varié, même si tout n'est pas encore accessible et donc que des secrets semblent encore bien gardés, et je le recommande vivement.
Quant à la sécurité, il faut évidemment être prudent (on ne se balade pas seul au milieu de la nuit à Bogota ou Cali...) mais je n'ai pas eu de sentiment d'insécurité.
Le climat est capricieux. Les averses et orages sont fréquents partout. Mais cela ne dure pas longtemps.
Bonjour Philippe
Merci pour ton journal de voyage, tellement détaillé.
J'ai vraiment apprécié... Quelle inspiration !
Ma femme et moi envisageons un voyage de 4 semaines en Colombie l'hiver prochain ( février/marts 2020 ).
Il me reste à la convaincre qu'il n'est pas dangereux d'y voyager, si toutefois nous prenons nos précautions ( en évitant entre autre, de se balader la nuit dans les villes ).
Moi aussi, comme d'autres membres de ce forum, j'apprécierai si tu avais la possibilité de m'envoyer les coordonnées des auberges, gites, chambres d'hôtes, hotels etc., avec éventuellement le prix des chambres où tu as résidé pendant ton périple en Colombie.
Merci d'avance
Sincères salutations du Danemark
Jeannot
P.S. je me suis permis de te tutoyer. Ici, au Danemark, on tutoie tout le monde.... sauf les membres de la famille royale....
bonjour Philippe,
Merci beaucoup pour votre récit riche de détails qui vont bien m'aider pour notre voyage en février prochain . je n'ai pas encore tout finalisé au niveau hébergements. pourriez vous m'envoyer vos contacts ? je vous remercie. cathy
Bonjour,
avec plaisir mais quels contacts souhaites tu que je t'envoie ?
Et pour quelles étapes ?
L'echange pourra ensuite se faire par mrssages privés car pas de 'pub' sur le forum.
Bonne préparation,
Ph.
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June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.