Même si l'image du pays n'est pas vraiment associée à la plage et aux vacances balnéaires, la côte Pacifique de l'Équateur compte plusieurs stations plus ou moins réputées localement. Les plus connues sont ainsi Atacames, Manta, Esmeraldas ou encore Bahia de Caraquez.En attendant, même si celles‑ci accueillent du monde en saison, on est très loin de ce qu'on trouve ailleurs dans certains pays comme le Mexique. Ici pas de tout inclus ou de tourisme international de masse, mais plutôt de "petites" structures pour un tourisme avant tout local ainsi que des lieux encore parfois presque vierges. Attention cependant aux courants qui, dans certains endroits, peuvent s'avérer dangereux pour la baignade.
Activités aquatiques
Pêche: trois sites retiennent ici l'attention des adeptes de la pêche en mer avec Salinas et Manta sur le continent, plus les environs de l'île de San Cristobal aux Galapagos. Toute l'année, et encore plus entre juillet et octobre, on peut espérer pêcher le marlin, l'espadon et le thon pour ce qui est des grosses prises.Plongée: autant la côte Pacifique continentale est pauvre en sites, autant l'archipel des Galapagos regorge de spots de plongée ou de snorkeling au point d'être une référence et surtout une expérience exceptionnelle pour les amateurs du genre.Surf: c'est la principale activité nautique à pratiquer sur la côte. Moins connu du grand public que Hawaii ou autre, le littoral équatorien propose néanmoins de bonnes vagues, notamment autour de la ville de Manta.
C'est logiquement dans la partie andine du pays (entre juillet et septembre) et accessoirement en organisé en Amazonie (de décembre à février) qu'on trouvera le meilleur choix. Les environs de Banos, Latacunga, Mindo, Riobamba ou encore Vilcabamba sont ainsi riches en la matière.Reste que, de tous les parcours, la boucle de Quilotoa qui se fait en 3 ou 4 jours de village en village pour terminer au bord d'une lagune à l'eau turquoise nichée dans un cratère volcanique à presque 4 000 mètres est considérée comme le trek le plus intéressant pour le bon compromis qu'il offre entre durée, difficulté, altitude et découverte naturelle et "humaine".
Deux "trips" sont à faire pour les amateurs de sensations fortes, avec ces descentes depuis le volcan Cotopaxi et le Chimborazo pour des départs qui se font aux alentours de 5 000 mètres. Plus grand public, la Route des cascades, entre Banos et Puyo, offre une vingtaine de kilomètres le long de gorges et entre des cascades.Et puis si vous avez envie de longs périples, il y a la "Trans‑Ecuador" qui fait plus de 1 000 km sur des chemins de terre et des routes secondaires pour traverser les Andes via ce que l'on appelle "l'Avenue des Volcans". Bien plus plat et le long de l'Océan, la "Via del Pacifico" permet d'enchaîner en plusieurs jours les villages de pêcheurs et les spots de surf.
Le massif andin offre d'excellentes opportunités de treks, mais aussi d'escalade et d'ascensions de tous niveaux. D'ailleurs, l'Équateur compte parmi les meilleures destinations au monde pour les amateurs d'alpinisme ou de treks en altitude. L'aspect "plus facile et moins technique" qu'ailleurs, le large choix des sites, les facilités administratives d'accès, un budget nécessaire raisonnable, de même que le nombre de prestataires locaux qualifiés font que chaque année plusieurs centaines de visiteurs s'attaquent aux plus hauts sommets du pays, dont le Chimborazo et ses 6 268 mètres.
Quelles que soient les activités sport‑nature qu'on recherche, si elles existent, c'est autour de Banos, aux portes de l'Amazonie, qu'on les trouvera ou en tous cas que leur pratique sera la plus adaptée à l'attente des visiteurs. La petite ville est en effet la capitale des sports nature‑aventure de l'Équateur, voire de l'Amérique latine d'après certains. On peut y faire notamment du raft, du canyoning, du canoë, du saut à l'élastique, du parapente, de la canopée, du VTT ou encore de la randonnée équestre. Rien que ça... Sinon, d'autres lieux en région amazonienne comme Tena ou Puyo offrent également quelques bonnes opportunités en la matière, même si le choix est moindre.
Si le pays ne compte quasiment pas de vestiges précolombiens hormis le site d'Ingapirca, les témoignages de l'époque coloniale y sont relativement nombreux, à commencer dans des villes comme Quito ou Cuenca. Mais au‑delà de ce patrimoine, c'est aussi et surtout la vie et les traditions des diverses populations locales qui présentent pour beaucoup de visiteurs le principal intérêt culturel de la destination.
C'est vrai que ce n'est pas l'image donnée par l'Équateur et la raison de la venue des touristes. Ce qui n'empêche que sur la côte, là où il y a du surf, il y a généralement une certaine vie nocturne, tout comme à Banos la "capitale de l'outdoor". Des possibilités également de sorties à la capitale, à Guayaquil ainsi qu'à Cuenca.