La situation sanitaire en Tanzanie n'est pas forcément des meilleures, à plus forte raison d'ailleurs lorsqu'on sort des sentiers battus.
Il y a déjà toutes ces maladies portées par les moustiques. Qu'il s'agisse de la dengue, du chikungunya, mais aussi du paludisme qui est bien présent en différents endroits du pays, notamment en saison des pluies, et qui nécessite un traitement adapté. Bref, comme toutes ces maladies proviennent donc de piqûres de moustiques, il sera indispensable de se protéger en prévoyant répulsifs et tenue adéquate, particulièrement en soirée, plus de dormir sous moustiquaire (imprégnée) ou dans des lieux climatisés.
Et puis il y a le "reste" avec, ponctuellement ou localement, des cas de fièvre de la vallée du Rift transmise par le bétail, de la bilharziose pour qui se baigne dans des eaux douces et stagnantes, sinon parfois du choléra dans les zones les plus insalubres du pays.
Enfin, il y a la fièvre jaune avec quelques rares cas toujours possibles dans le pays qui font que, même si le risque est très faible, les autorités restent un peu ambigües sur l'obligation ou pas d'être vacciné contre cette maladie. En théorie, il n'y a nécessité que si on vient d'une zone considérée à risques (ce qui inclut d'ailleurs le
Kenya voisin), mais dans les faits il arrive de temps à autres que les autorités fassent du zèle, notamment à
Zanzibar, et demandent cette preuve de vaccination à tout le monde, y compris si on arrive directement d'Europe, sous peine d'amende sinon d'une vaccination à faire sur place.
Dès lors, comme dans beaucoup d'endroits, une bonne hygiène corporelle et davantage alimentaire est nécessaire. Donc, évitez l'eau du robinet qui n'est pas potable, les glaçons et les plats ou aliments ne présentant pas toutes les garanties de fraîcheur, spécialement sur les marchés. Et cela pour au moins éviter déjà la turista, cette diarrhée bien connue qui, à l'occasion, guette le voyageur.
Autre chose: n'oubliez pas de bien vous hydrater et de vous protéger du soleil dans les périodes les plus chaudes.
Infrastructures sanitaires sur place
Même s'il y a du progrès, les infrastructures locales en matière de santé sont assez limitées et souvent peu équipées. À la limite, c'est juste à
Dar es Salam et à
Arusha, ville proche du Kilimandjaro et des zones de safaris, que vous trouverez un niveau satisfaisant dans le secteur privé avec les coûts qui vont avec. Ailleurs, y compris à Zanzibar, les choses sont bien plus aléatoires, sinon inexistantes, au niveau capacités de soin en cas de problèmes sérieux. Donc, dans tous les cas, outre une bonne assurance, prévoyez votre pharmacie personnelle et vos médicaments en quantités suffisantes.