Les routes tunisiennes sont généralement bonnes avec un petit réseau autoroutier (payant mais peu cher). La réglementation est la même qu'en France avec une signalisation bilingue arabe‑français. La vitesse est limitée à 50 km/h en ville, 90 km/h sur route (70 km/h à Djerba) et 110 km/h sur autoroute.Cependant, les normes locales de circulation interdisent de relâcher sa vigilance. Attention donc aux autres conducteurs et à tout ce qui peut circuler notamment à la tombée de la nuit (piétons, animaux, véhicules non éclairés). Les stations‑service sont nombreuses en ville, mais n'oubliez pas de faire le plein avant toute excursion en zone désertique.
La Tunisie possède un bon réseau de transports en commun qui fonctionne plutôt bien et permet de visiter le pays à peu de frais.
Bus
Le réseau de bus est vaste et intéressant avec une société nationale et plusieurs transporteurs régionaux. Il permet d'aller (presque) partout, notamment dans le nord, à des tarifs économiques et moindres que le train. De plus, plusieurs compagnies (mais pas toutes), dont la nationale, proposent des véhicules confortables et assez rapides sur certaines lignes. Généralement, il n'y a qu'une seule gare de bus dans les villes. Bref, le bus est un bon mode de locomotion pour découvrir le pays.Au niveau tarifs, comptez en gros 4 ou 5 dinars (env. 2 à 2,50 €) par tranches de 100 km parcourus selon les compagnies. En saison, sur les principaux axes touristiques, il peut être utile de réserver son siège au préalable.
Principales compagnies:
SNTRI: c'est la compagnie nationale de bus et la première du pays avec un bon réseau d'une cinquantaine de lignes.
SRTB: une compagnie de Bizerte pour un réseau sur la côte nord, de Tabarka à Tunis.
SRTGN: c'est la société des bus de la région de Nabeul avec une desserte du Cap Bon et de la côte entre Tunis et Monastir.
Ce sont des minibus ou de grosses voitures appelés "louages" faisant des liaisons entre villes généralement pas trop éloignées et où on s'entasse à 6 ou 7 passagers ou une quinzaine s'il s'agit d'un minibus. Très populaires, ils sont légèrement plus chers que le bus locaux mais en principe aussi plus rapides. On les trouve souvent pas loin des gares de bus et ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins. Ils ne disposent pas de compteur et la course doit toujours être négociée avant.
Les amateurs seront ravis, quoique bien moins qu'au Maroc quand même, notamment dans le sud tunisien où ceux qui aiment les pistes devraient y trouver leur compte.
Vélo
Voyager à vélo en Tunisie est possible et bien sûr nettement plus facile pour ce qui est de la partie nord ou la côte. Dans le sud, il faut prévoir ses réserves d'eau et son ravitaillement pour peu qu'on sorte des sentiers battus. D'ailleurs rien n'empêche à l'occasion de mettre aussi son vélo dans un bus pour les trajets trop longs ou fastidieux. Dans tous les cas, vu les températures, mieux vaut éviter de partir à vélo en été.
La pratique du stop n'est pas vraiment répandue en Tunisie pour les touristes, et le coût modique des transports enlève aussi de son intérêt. Reste que le long de la côté, de Tunis à Djerba, l'auto‑stop peut marcher du fait du trafic et des nombreux vacanciers véhiculés. Ailleurs c'est bien plus aléatoire, voire déconseillé pour le Sud. Déconseillé également, le stop pour les filles.
Le réseau ferré tunisien de la SNCFT est d'environ 2 000 km et couvre plutôt bien le pays en reliant la plupart des grandes villes. Les trains sont assez lents mais ponctuels et économiques, quoique un peu plus chers que le bus. Il existe différentes cartes de réduction et forfaits. Comme pour les bus, en saison et sur les principaux axes, il peut être utile de réserver son siège au préalable.Au départ de Tunis existe aussi un "RER" de banlieue (TGM) bien pratique et économique desservant les sites touristiques du nord de la capitale (Carthage, Sidi Bou Said...)A signaler également un train touristique, le Lézard rouge, qui permet de découvrir sur une quarantaine de kilomètres les Gorges de Selja.
Il existe une desserte intérieure entre Sfax et les Îles Kerkennah avec la compagnie Sonotrak. Quant à l'île de Djerba, elle est reliée au continent par une route de 7 kilomètres, ainsi qu'accessoirement par un bac entre Jorf et Ajim.
Le réseau intérieur est limité; juste quelques dessertes du groupe Tunisair de/vers la capitale pour les villes les plus éloignées ou Monastir. Les tarifs demeurent abordables. De toutes, c'est la liaison Tunis‑Djerba qui demeure la plus fréquentée (et intéressante) avec plusieurs vols quotidiens en saison.
Même s'il est agréable de se balader à pied dans les centres‑villes, ne pas hésiter à l'occasion d'utiliser les taxis (jaunes) qui sont très nombreux. Ils demeurent très économiques pour peu qu'ils fassent tourner leur compteur. Prévoir si possible l'appoint et un petit pourboire à l'arrivée d'en gros 10%. Comme toujours, on pourra demander à son hôtelier le prix moyen des courses pour se faire une idée, mais dans l'ensemble comptez dans les 3 € pour un trajet de 5 ou 6 km en ville de jour (et le double en tarif nuit).
Autres moyens
Transports publics:
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Deux roues:
Quelques loueurs en zones touristiques proposent des vélos en location. Comptez dans les 2 € de l'heure ou une dizaine à la journée.
Même si comme toujours avoir son propre véhicule offre plus de liberté et un gain de temps dans ses déplacements, circuler en bus et train demeure aussi une bonne option pour découvrir la Tunisie qui plus est à petit prix.