Après 2 premiers carnets de voyage publiés sur VF consacrés à des régions indonésiennes peu touristiques
"La traversée des Célèbes (Sulawesi) en photos"
ou même pas du tout touristique
"Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes
voici un nouveau récit abondamment illustré sur un voyage au Vietnam.
Même si de nombreux beaux carnets ont déjà été publiés sur le Vietnam, j’espère que ce voyage en images rappellera de bons souvenirs aux uns, fournira des renseignements utiles aux autres pour leur prochain voyage ou plus simplement vous fera passer un bon moment en parcourant ce magnifique pays.
Avant de partir, quelques rapides infos sur le contexte (certaines rubriques seront détaillées plus loin au fil du récit, par ex la météo à cette période) :
- voyage réalisé de mi-septembre à mi-octobre 2019
- onzième voyage en Asie du Sud Est- en couple comme chaque fois, c'est bp plus simple
- déplacement en bus, taxi, minibus (limousine) et avion (1 fois) réservés sur place 1 ou 2 jours avant, et en voiture particulière la 1ere semaine
- logements : du basique chez l'habitant à un très bel hôtel à Ho Chi Minh, avec une préférence pour les petits hôtels de charme
- bp de temps passé sur les forums et les guides avant le départ pour recenser les lieux qui nous intéressent, puis parcours modifié au jour le jour en fc de la météo, des envies, de la fatigue, des rencontres, etc .. Avant le départ, on a une superbe liste de lieux "à voir absolument", et sur place on s'aperçoit que ce magnifique programme est bien trop ambitieux. On supprime alors tel ou tels endroits pour ne pas transformer le voyage en une épuisante course de vitesse.
- on aime bien prendre notre temps, s’arrêter qqs jours si un lieu nous plait, sauter des visites "incontournables" si ça nous barbe (fatigue, chaleur, overdose de visites, ...).
- à la suite de très bons conseils de forumeurs qui se reconnaitront (un grand merci a eux), on a fait une entorse à notre façon de voyager (aucune réservation avant le départ, excepté l’hôtel le jour de l'arrivée) en réservant 8 jours avec une agence locale pour parcourir les montagnes du nord avec chauffeur et guide francophone. Partir avec une agence était en effet la meilleure solution pour découvrir cette région dépourvue de bus en de nombreux endroits, et le guide est bien utile pour ne pas se perdre en randonnée.
Allez, on y va 🙂
Nos étapes :
- Extrême nord (Ha Giang - Meo Vac) vers les ethnies montagnardes et rizières
- Baie de Lan Ha "la jumelle de la baie d'Halong"
- Hanoi
- Tam Coc, "la baie d'Halong terrestre"
- Hue
- Hoi An
- Delta du Mekong
- Ho Chi Minh
Episode 1 : A la rencontre des ethnies des montagnes du nord
Pour nous qui voyageons seuls d'habitude, nous apprécions d'être attendu à l'aéroport d'Hanoi à 6h30 par Vinh notre guide Vinh et Near notre chauffeur, direction le nord.
Aux 11h de vol, on ajoute donc 5-6h de voiture pour Bac Ha, dont la moité environ sur une belle autoroute déserte.
Bac Ha est une petite ville au milieu des montagnes, avec seulement qqs petits hotels de milieu de gamme et des guesthouse, ce qui fait qu'on y rencontre qqs touristes, mais sans excès.
2h après notre arrivée à Bac Ha, nous voila parti pour une 1ère randonnée au milieu des rizières qui dominent la ville.
Ce ne sont pas les plus belles de la région, mais on passe un très agréable moment à se dégourdir les jambes après le voyage dans un tel environnement.
Comme convenu avec l'agence, 2 à 3h de marche entre villages et rizières seront chaque jour au programme : nous découvriront des villages, rencontreront des habitants de plusieurs ethnies au hasard des chemins, et marcherons tout simplement dans de magnifiques paysages de rizières.
Ethnie Hmong bariolé
La région de Bac Ha est majoritairement habitée par de Hmong, ici Hmong à fleurs :
(par la suite, si des erreurs se sont malheureusement glissées sur les noms d'ethnies, je ne me vexerai pas si les spécialistes rectifient 😉)
La récolte va bientôt commencer, les rizières commencent à passer du vert vif au jaune, nous les verrons jaune d'or dès le lendemain.
Partout des paysans sont au travail : par l'intermédiaire de Vinh, nous échangeront à plusieurs reprises, eux qui sont aussi curieux sur nous que nous sur eux.
Le lendemain direction le marché de Can Cau a 45 min de Bac Ha (18km) sur une route zigzaguant dans un beau paysage de montagne (ce sera le régime de la semaine a venir).
67 ans de présence française ont laissé ces beaux souvenirs le long des routes :
Notre parcours a été étudié avec l'agence pour être sur les marchés de Can Cau le samedi, de Bac Ha le dimanche et de Lun Phin le mercredi suivant
Le marché de Can Cau est situé en pleine nature, à flan de montagne.
Hmong des alentours viennent y vendre ou acheter toutes sortes de produits, vêtements, nourritures, animaux vivants, oiseaux, etc ... :
Hmong à fleurs(dessus et dessous)
Certains repartent avec des vêtements
d'autres avec un porc ou une chèvre (pour l'achat de buffle la mobylette n'est pas conseillée)
On est les seuls touristes.
Le jour du marché est aussi l'occasion pour tous les villageois des alentours de se retrouver
autour d'un thang cô (viande et intestins de bœuf dans un bouillon de sang, épices et herbes aromatiques) accompagné d’alcool de riz ou plus surprenant de Red Bull (!!) ... on n'arrête pas le progrès. On n'a pas gouté ce thang cô , le petit déjeuner n'étant pas loin .... excuse minable 😊
Bonjour, nous aimerions partir en couple pour ce voyage, mais plusieurs nous recommande un tour organisé. J'aimerais donc savoir de ceux qui l'on fait seul comment s'est passé votre voyage ? Les déplacements d'une ville à l'autre, les villes visitées, comment vous vous êtes débrouillé avec la langue etc. Nous pouvons prendre un mois complet pour ce voyage et la destination principale est le Vietnam. Pour le Cambodge ce serait un petit à côté ! Je pense que le meilleur temps est janvier n'est-ce pas ? Merci à l'avance de vos réponses.
Bonjour à tous,
Nous partons (2 femmes quinqua...) en octobre 2013 à Hanoi. Le but c'est de faire un tour dans le "grand nord", par exemple :
Hanoi,
Lang son,
Cao bang,
Ba Be,
Ha giang,
Sa Pa
La durée est flexible.... 10/15 jours...
Nous avons l'habitude de voyager en "routardes quinqua"
Pensez vous qu'il est possible (& raisonnable!) de faire ce trajet en bus locaux???
Ou vaut il mieux louer une voiture avec chauffeur? Dans ce cas , avez vous des recommandations? Avez vous un ordre de grandeur des prix de location?
toutes suggestions, recommandations, bons plans.. seront les bienvenus.
MERCI
Je dispose de 3 semaines cet été. Et après avoir longtemps hésitée entre l'indonésie et l'asie du sud-est, notre choix se tourne vers l'asie du sud-est.
Seulement voilà maintenant, il nous faut trancher entre le Cambodge et le Laos...
Les normes de sécurité non respectées et les abus commis envers les touristes entachent la réputation de ce lieu hautement touristique. Les autorités veulent réagir.
Lire la suite...
Je suis un habitué de ce forum, mais cette fois-ci je me retrouve à court d'idées et j'aurai besoin d'un coup de pouce!
J'explique ma situation: j'ai possibilité de partir 10j de fin Novembre à début Décembre avec un pote, dans l'idéal voir des choses nouvelles et dépaysantes et construire un parcours qui ne soit pas trop fatigant (habituellement, je fais partie de ceux qui "court" un peu sur leur itinéraire 😉), avec un peu de plages idéalement.
Vu la période, j'ai posé mon dévolu sur le trio Thailande, Cambodge et Vietnam du Nord.
Pour info, j'ai déjà fait la Thailande 2 fois et je connais donc BKK, Phuket, Chiang Mai, Koh Samui et Khao Lak, le reste m'est inconnu.
J'ai déjà fait quelques recherches. J'étais d'abord attiré par le Vietnam, mais j'ai le sentiment que ce pays nécessite plus de jours car il faut couvrir des distances pour en profiter donc 10j peut-être difficile. A confirmer?
Un combiné Thailande et Cambodge (avec Angkor)? Angkor en vaut-t-il le coup?
Bref, je suis preneur de tout idées.
Désolé, j'ai conscience que ma question est très ouverte, mais je suis aux abois, me reste peu de temps.
Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013.
Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).
Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.
Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre.
Nous passons la période du Têt au Laos.
Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.
voici donc le programme prévisionnel :
Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville
Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho
Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc
Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc
Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo
Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho
Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville
Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An
Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué
Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué
Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï
Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï
Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï
Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong
Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque
Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai
Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï
Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang
Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang
Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane
Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane
Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet
Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet
Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé
Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé
Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum
Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum
Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot
Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot
Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat
Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat
Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville
Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville
Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.
Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela.
Notamment :
Quelles compagnies de bus choisir?
Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas?
Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez?
Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard?
...
bonsoir à tous,
nous voulons partir au vietnam au debut d annee 2014 nous partons en mode routard
nous avons regardé les forums mais c est flou nous voulons arriver à hanoi et repartir de ho chi minh
si vous avez des endroit ou des villes un peu hors sentier touristique
merci
fabisa37
Nous sommes décidés à faire un circuit au Vietnam et au Cambodge. Il devrait avoir lieu dès le 25 mai prochain pour un retour le 12 juin.
Je sais que ce n'est pas la meilleure période mais qui peut m'en dire davantage sur les différents climats du nord au sud ?
Les pluies sont-elles aussi fréquentes qu'on ne le dit ? empêchent-elles réellement toute visite ou activité ?
Nous devons attérir à hanoï, puis baie d'halong, Hué, Hochi Minh, le sud puis le Cambodge vers Phnom Penh et Angkor...
merci de nous éclairer !😉
Bonjour
Je reviens de 6 semaines au Vietnam et j y ai vécu des choses formidables. Je suis parti vers ce pays avec un a priori très positif sur les gens car en plus c est le pays de ma mère.
J ai voyagé avec un petit budget avec des chambres entre 10 et 15 dollars Le pays m a beaucoup plu mais les gens m ont pas mal déçus. En effet, j ai rencontré beaucoup de gens qui essayent d arnaquer le touriste .
Exemples :taxi :tarif nuit à 7 h du matin…, moto-taxi :ne vous dépose pas à l endroit prévu, hôtel :accord d un prix après négociation et désaccord au moment de payer, agence de voyage : les prestations ne correspondent pas, restaurant : régulièrement l addition n’est pas bonne et jamais en sa défaveur .) et j en ai encore pleins d autres. J ai pas mal voyagé en Asie et Asie du Sud Est et je n avais jamais ressenti ce malaise.
Je trouve normal que le touriste paye plus cher pour se déplacer, se loger ou visiter, que les gens du pays, et là n est pas le problème. Je trouve normal que le vendeur tente sa chance et moi de marchander, ça fait partie des rituels, et en plus cela facilite les échanges, mais la malhonnêteté cela me dérange beaucoup.
J ai rencontré beaucoup de gens revenant du Cambodge et du Laos, et ils sont tous choqués par cette mentalité des vietnamiens. En aucun cas je veux descendre ce pays que j aime beaucoup (car c est aussi un peu le mien), mais les vietnamiens sont en train de tuer la poule aux œufs d or, car j ai parlé avec de nombreux touristes et malheureusement ils ont un peu la même impression que moi, et c’ est vraiment dommage.
Si vous avez quelques influences sur eux, dites leurs, je suis sûr qu ils comprendront car c’est un peuple très courageux et intelligent.
Salut
guy
J'ai une nouvelle fois besoin de votre aide pour planifier un voyage un peu spécial.
Heureux papa depuis un peu plus d'un an, nous avons un petit peu ralenti les voyages lointains en attendant que ce petit bout soit en mesure de venir avec nous.
Et voila ça y est c'est décidé l'an prochain nous posons 6 mois de congés pour voyager avec lui, pour juste profiter en famille et réaliser ce vieux rêve que nous n'avions pas pu réaliser avant!
Nous avons décidé de nous arrêter de juillet à décembre 2019 et me voila 1 an avant à préparer tout doucement ce voyage.
Ce voyage est spécial pour nous car nous n'avons jamais voyagé aussi longtemps tout d'abord et ensuite car ce sera en famille.
Les trois premiers mois seront une mise en route douce, ou nous allons nous balader dans notre beau pays et en Europe.
Les trois mois suivants nous avons décidé de nous diriger vers l’Asie du sud est, rien de très original mais cette partie du monde nous parait la plus approprié pour son coté zen, simple avec un enfant, dépaysant, et simplement car nous avions adoré lors de nos premiers voyages.
Mais voila un voyage comme celui ci ne s'improvise pas, j'ai commencé à regarder un petit peu pour le choix des pays mais j'aurais aimé des conseils ou des avis sur notre choix de destination.
Pour le moment nous avions imaginé:
Octobre: Arrivée Singapour (4/5j)
puis l’Indonésie (principalement java et bali)
Novembre : La Thaïlande
Décembre : le Vietnam (nord principalement)
Ces trois pays ont bien sur été choisi en fonction de la période plus ou moins favorable, mais également pour voyager facilement avec notre petit bout (qui aura alors 2 ans et demi), en limitant au maximum les contraintes de santé.
Le but de ce voyage n'est pas de courir en permanence d'un point d’intérêt à un autre, bien au contraire nous voulons voyager lentement en restant plusieurs jours sur chaque étape de notre voyage.
Donc première chose, est-ce que ce parcours vous parait cohérent en terme de période (climat)? Mais aussi de facilité d'accès avec un enfant?
Le second questionnement concerne le budget... c'est une question qui ne nous chiffonne en général pas trop sur des voyages plus courts, mais la pour 3 mois il faut clairement y réfléchir et commencer dès maintenant à économiser :-)
Est-ce que à votre avis un budget de 2500-3000E par mois est suffisant? (hors billets d'avions)
Nous ne sommes pas du style à voyage grand luxe du tout, mais la avec un enfant nous allons quand même privilégier des logements adaptés.
Bon ce projet est une ébauche vous aurez bien compris, il me reste à me plonger dans les livres et sur les forums pour le détailler mais j'avais besoin de premiers avis.
Merci, merci et merci d'avance!
Et je reviendrai vers vous pour les milliers de questions qui vont pointer tout au long de l'année ^^
je suis nouveau sur ce forum. je prépare actuellement un voyage au Vietnam et aux temples d'Angkor en janvier 2011. j'ai fait des recherches déjà.
ma question est la suivante :
- je me suis renseigné auprès de l'agence Voyageurs Du Monde, leur prix serait aux alentours de 2700 euros pour 16 jours sur place environ.
est-ce cher ? est-ce une agence sérieuse ?
- est-ce facile de s'y rendre directement et de trouver l'hebergement au jour le jour ainsi que des guides ?
nous partons à 3 jeunes (25-30 ans) dans le Nord du Vietnam en août, j'ai suivi avec intérêt un certain nombre de discussions sur le forum, et souhaite proposer notre programme à vos esprits incisifs ....
L'idée générale c'est une marche de 3 à 5h par jour, et éviter de prendre la voiture tout le temps (par exemple, que 5h à pieds évite 1 ou 2 h en voiture, si on peut éviter les boucles c'est bien aussi !). Nous pensons prendre un chauffeur pour une partie, peut-être un guide francophone aussi, par exemple entre Lao Cai et Ba Be ou entre Ha Giang et Ba Be.
le trajet envisagé :
- Hanoi - Lao Cai de nuit
- jour 1 Lao Cai - Bac Ha, on va sur 1 marché et on fait une balade
- jour 2 Bac-Ha - Ha Giang, on peut se faire un autre marché et on dort vers Ha Giang
- jour 3 Ha giang - Dong Van - Meo Vac, on se fait une belle balade dans les montagnes
- jour 4 Meo Vac - Bao Lac, de nouveau une belle balade à pied
- jour 5 Bao-Lac - Ba Be (Pac Ngoi), avec qq haltes mais le trajet dure déja 6-8h ?
- jour 6 Ba Be, tour du lac, etc...
- jour 7 Ba be - Hanoi
_ Il nous semble qu'il faut intégrer une journée supplémentaire dans ce programme mais dans quel coin nous conseillez-vous ?
_ Nous pensons louer une voiture avec chauffeur, est-ce utile d'avoir un guide ? A quoi s'attendre : le 4x4 est -il nécessaire et exigible ?
_ Une agence nous propose ce programme sur 6 jours, à 1362 dollars pour 3 personnes logements, guide, chauffeur, nourriture inclu, est-ce intéressant ?
_ Quelles agences proposent t-elles des guides capables de nous balader sur les chemins à pied pendant que le chauffeur fait le tour pour nous récupérer un peu plus loin, est-ce envisageable ?
_ Existe t-il des parties faisables en bus, comme par exemple Lao Cai - Ha Giang ou Ba be - Hanoi, au mois d'aout sans (trop) de souci ?
_ au niveau des logements, à quoi ressemble les bungalows Truong Xuan à Ha Giang, l'hotel Hoang Ngoc à Dong Van, et l'hôtel Thuy Duong à Bao lac ? Est-ce authentique ou est-ce un nid à touristes en mode 25 chambres ?
Merci mille fois pour vos réponses ou morceaux de réponse !!
Autant le dire tout de suite, notre projet de voyage n'en est encore qu'à ses balbutiements. Avant de me lancer pleinement dans la préparation de ce voyage, j'ai besoin de vos conseils avisés. Je précise tout de même avoir déjà regardé les messages précédents sur le sujet mais comme notre projet est encore assez flou, cela ne m'a pas beaucoup aidée. Alors j'ai plein de questions à vous poser.
Déjà ce que je peux vous dire :
Participantes : 4 nanas de 29-30 ans, une est sportive, les autres pas vraiment...
Date : vacances d'Avril 2014 (les deux dernières semaines).
Il s'agit de notre première rencontre avec le Vietnam alors on aimerait le parcourir du Nord au Sud ou l'inverse.
Intérêts : A quatre, les intérêts sont variés, mais de façon générale ce que l'on recherche sont de beaux paysages, quelques visites de temples et bâtiments historiques et du typique, même si ça fait cliché (ex : tester un onsen ou essayer un yukata au Japon). On aimerait également finir notre circuit sur du balnéaire, si cela est possible. On ne cherche pas forcément, pour cette première expérience, à nous enfoncer dans le "Vietnam sauvage". Je suppose, en effet, qu'en 15j on ne peut voir que les incontournables et qu'il est très difficile de s'approcher du Vietnam authentique, si on ne veut pas avoir l'œil rivé sur la montre en permanence.
De plus, comme je le disais plus haut, en majorité, nous ne sommes pas trop sportives, en plus j'ai les genoux fragiles (2 entorses et 1 luxation en 4 ans 😕), donc les treks ne sont pas vraiment une priorité. Mais, les balades à pieds de quelques heures (aller le matin, retour l'après-midi) sont ok, du moment que le terrain n'est pas trop dur pour les genoux.
Maintenant préparez-vous à une pluie de questions. 🙂
1) Quel temps fait-il au Vietnam, fin avril ? Est-ce une période propice à un circuit ?
2) Est-il possible, sans trop courir, de visiter le Vietnam du Nord au Sud en 15 jours ?
3) Quel est le meilleur sens ? N-S ou S-N ? Je pensais finir par la baie d'Halong, pour terminer "en beauté", mais peut-être y a-t-il une autre logique d'itinéraire ?!
4) Quelles villes / sites recommanderiez-vous ? Je pensais aux classiques Ha Noi, Halong, Hoi An, Hue, Ho Chi Minh, ... J'ai lu dans certains messages que la baie d'Halong terrestre était aussi à faire.
5) Combien de temps consacré à chacune des villes ?
Ne vous inquiétez pas, je ne vous demande pas de faire agence de voyage et d'organiser mon séjour, je voudrais juste avoir les bases pour commencer à faire le squelette de l'itinéraire.
J'ai également quelques questions "pratiques". J'ai pu lire qu'il était assez difficile d'organiser complètement soi-même son voyage là-bas. Certains le font à la roots, d'autres font appel à des agences de voyages, d'autres encore à des organisateurs locaux pour tout ou une partie de leur voyage. Au départ, je voulais tout organiser moi-même (question de budget), mais j'ai l'impression, en lisant les différents messages à ce sujet, qu'il est plus judicieux de faire appel à des organisateurs locaux pour certaines parties du circuit (comme la baie d'Halong, par ex.)
6) Est-il facile de réserver des billets de train sur place (ou même à distance) ? Faut-il s'y prendre à l'avance ou le jour même est-il suffisant ?
7) Quel est le prix moyen d'un hôtel au confort simple (pas d'auberge de jeunesse avec lits superposés mais pas d'hôtel 5* non plus) ? Peut-on réserver la plupart des hôtels sur internet (avec site en anglais ?) ?
Il est possible que nous envisagions d'avoir recours à un guide / chauffeur privé (enfin si les prix ne sont pas trop exorbitants). Comme je le disais au début, j'explore toutes les pistes, pour me faire une idée.
8) Recommanderiez-vous de prendre un guide privé sur tout le parcours ou sur une partie seulement ou même de ne pas en prendre du tout ?
Enfin, la question la plus importante dans un voyage, le prix.
9) Pensez-vous qu'un budget de 2 000 €, par personne, billets d'avion compris, est correct / suffisant ?
Je vous remercie à l'avance pour toutes les réponses que vous pourriez m'apporter. Et je risque de vous embêter encore au fur et à mesure que notre voyage s'affinera.
J'avoue avoir été assez deçu. Je suis content d'avoir visité le pays mais je n'y reviendrai pas.
Notre voyage commence par Saigon: grande ville avec une circulation de motos hallucinantes. C'est ici que les arnaques ont commencé: les gars en moto qui nous ont fait visiter la ville se sont barés vite fait sans nous rendre la monaie du prix que nous avions convenu.
3 jours dans le delta , en croisière par l'agence Cochinchine : rien à dire. Que du bonheur. Nous avons pu voir la vie s'organise autour du fleuve, ponctué de quelques ballades à pied et en vélo, et une cuisine vraiment très bonne.
- déplacement en train. Je trouve cette double tarification "etranger" vraiment intorérable et discriminatoire.
3 jours à Nha trang, les arnaques continuent, on voulait voir jusqu'où ils pouvaient aller : sans limite. La plage, eau marron : remplie de déchets. Nous en sommes resortis les pieds engoudronnés: beurk..... les iles en face, sans grand interet. Peu de poissons et récif coralien en train de mourir et beaucoup de déchets au milieu des coraux. Heureusement quelques restos sympas , et les fruits de mer à deguster le soir sur le bord de mer. Heureusement nous avons visités les alentours en vélo ce qui nous a permi de découvrir des coins vraiment très jolis avec des gens qui nous disaient "hello" : ceux là avaient l'air sinceres.
- train, lors de la montée , on s'est fait carrement jetter par terre par les vietnamiens qui voulaient absolument monter avant nous et une fois dans le train , on s'est fait encore malmenés comme dans une emeute au stade de france....
3 jours Hue. Ville chargée d'histoire. Sympa à visiter et bons petits restos. Une étudiante, nous a demandé de l'aider à réviser son devoir d'anglais. Nous sommes restés plus d'une heure avec elle : ce fut la seule rencontre désinteressé que nous avons eu dans ce pays. comme d'habitude découverte des campagnes environnantes en vélo ce qui nous permi " comme d'habitude de découvir des gens sympas"
- train : toujours pareil
1 jour et demi. Dong hoi , ville sans interet ou personne ne parle anglais et méprise les occidendaux. Heureusement la visite de la grotte de Phong Nha est sympa et miracle nous avons rencontré une famille vietnamienne sympa avec qui nous avons passé toute la journée.
train pour ninh binh
3 jours à tam coc. paysage superbe. sinon meme climat : harcelement , arnaque, vente en force..... nourriture médiocre et plus chère que dans le sud. Vélo pendant 2 jours : les paysages sont vraiment magnifiques.
4 jours de trek dans la vallée de mai chau , organisé par l'agence Binh tours. organisation sans faille. nous avons passé 4 jours extraordinaires , tant par les paysages que la gentillesse des guides et des porteurs ainsi que l'accueil des gens chez qui nous avons dormi. c'est le guide local qui préparait à manger : nourriture vraiment merveilleuse et en grande quantié et bien sur alcool de riz tous les soirs. Pendant ces 4 jours, tous les enfants que nous avons croisés, criaient "hello, hello" et non pas "money , money" comme les autres endroits que nous avons visités.
2 jours à hanoi. Pollution énorme, atmosphére saturée de gaz d'echappement et son cortege de saloperie. Ici les vietnamiens ont atteint des sommets pour essayer de nous pomper notre argent. Le fameux lac de l'épée est tellement pollué qu'il ressemble à un bassin de décantation de station d'épuration. Nous avons détesté. Les restos où nous avons mangés étaient chers et la nourriture médiocre.
Ma femme a surtout craqué lorsqu'on lui rendait le linge. souvent mal lavé , tout juste sec, non repassé. le pire , à tam coc où le linge a été juste trempé dans la riviere mis en boule trempé dans un sac en plastic . tout ça pour 1 euros le kg
Sans parler de l'environnement, des tas d'immondices partout qui dénaturent des sites auparavant magnifiques.
Désolé pour ceux qui adore ce pays. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut.
Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions.
Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.
Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.
L'extinction de ce qui brûle
Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
I De l’art de plier bagages
Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.
Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.
Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins.
Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.
En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.
Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.
II La colline de Madame Penh
Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.
Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir...
Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.
Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…
Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.
Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.
Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.
Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine.
Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
je suis actuellement au vietnam et je reviens de hoi an(centre vietnam).lors de mon passage dans cette ville je suis alle a la vietcombank pour echanger 100 euros en cheque voyage.cette somme est equivalente a 2 000 000 de dong.la femme de la banque me compte rapidement les billets sous le nez, et me donne la somme que je m'enpresse de mettre dans mes poches pour eviter d'etaler une telle somme au nez de tout le monde.(celle ci me me donne pas le recu, mais machinalement je lui demande et je l'obtient).a mon retour immediat a l'hotel je decide de ranger correctement la somme mais a ma grande surprise je m'apercois qu'il manque 100 000 dong!!je recompte 3 fois(en l'etalant sur le lit), mon amie egalement, on y croit pas on s'est fait enfler !?degoute!!deja que dans ce pays il faut toujours etre vigilant..on se dit qu on la dans l'os mais on va tout de meme se plaindre pour le principe.a peine arrive la femme nous reconnais, je commence a lui parler et sa collegue(sans que je puisse finir ma phrase)me demande la somme que j'ai dans la main, la prend rapidement, la manipule et la repasse immediatement a la personne qui me fait face .embrouille!?!?elle me recompte les sous sous le nez, tranquillement, et on tombe sur le compte!!!!!!!!!!!!elle nous dit que les billets etaient colles.depuis quand les vieux billets ( il y avait que des vieux)se collent ensembles??pur elles tout est ok mais on comprend bien qu'elles ont ete tres malines, pour eviter le scandale, d'un tour de passe passe(on se croirait a st ouen!)elles ont remis deux billets de 50 000 milles..
alors attention!!!!!!!!!!!!!!!!!!on dois pas etre les seuls.recompter de suite ou demander lui de vous compter la somme doucement.la vigilance est de rigeur dans ce pays et j'en suis bien desole...
Nous projetons de faire un petit voyage de 2 semaine au Vietnam fin septembre jusqu a mi octobre avec notre fille de presque 2 ans (on en profite avant qu elle paye plein pot son billet d avion ;) )
On en est a nos débuts de réflexion et de recherches et d’après ce qu on peut lire un peu partout c est pas vraiment une bonne période pour y aller coté météo ? vous confirmez ? Quelles zones seraient les plus indiquées à cette période ?
Concernant notre itinéraire on ne sait pas encore trop. Donc si vous avez des idées pour pas faire trop de route, voir quand même différentes facettes de la culture locale et différentes zones. Tout en ayant un rythme cool pour se poser a chaque fois au moins 2-3 nuits au même endroit.
On est plutot voyageur sac a dos, bus/train local et location de petite moto d'habitude. Mais la avec la petite on ne sait pas encore trop comment on va gérer tout ça..
Bref on ne sait pas encore beaucoup de choses mais je suis sur que vous serez de bons conseils!
je pars au vietnam et cambodge, fin sept et rentre mi oct...
tout le monde me dit que c'est de la folie car c'est encore la mousson et qu'il y aura des zones inondées, voire innaccessibles ... que dois je prendre comme vetement, chaud - pas chaud, chaussure fermée ou ouverte ? même s'il pleut, fait il chaud ?
merci à vous tous amis voyageurs, Marie 🤪
Nous arrivons début février 2013 à Saigon pour en repartir 3 semaines aprés.
Quels endroits, villages, paysages vous nous conseilleriez de ne pas hésiter à découvrir pour leur dépaysement, beautée, calme, acceuil?
Nous privilégions les villages pour découvrir les va et viens de la population, la découverte de scénes du quotidien nous sortant de l'ordinaire, les paysages grandioses.
Voulons éviter les grandes villes et lieux bétonnés, la grande foule.
Nous avions pensé à quelques jours dans une des villes ou villages en bord du Mékong pour y observer quelques marchés flottants et découvrir la vie locale dans les arroyos, et ensuite nous diriger vers....?
Peut être finir par 3 jours en bord de mer calme et typique (pas de station balnéaire)
Un point important pour nous: le temps.
Souhaitons que le beau temps et températures agréables soient notre quotidien, nous privilégions des régions ou le climat sera notre "allié".
Nous ne voulons pas courrir, prendre le temps de nous poser dans des lieux qui en valent la peine.
Nous voyagerons à 2 adultes sans l'aide d'un guide et chauffeur.
Je serai en Asie du sud est entre le 28 mai et fin septembre entre les pays suivant:
1mois au Laos, 1 mois et demi au Cambodge, 2mois au Vietnam.
Je souhaite "optimiser" mon parcours par rapport au climat. Je sais que quoi qu'il arrive, je serai dans la période des moussons mais en analysant un peu les données climatiques, ils semblent que des nuances existent entre certains mois.
- Fin mai-> fin juin: Laos
- Fin juin-> début Août: Cambodge
- Début août-> fin septembre: Vietnam
Nous souhaiterions partir au Vietnam début novembre pour 3 semaines. Je voudrais faire essentiellement le nord et les régions montagneuses (Sapa, bac ha, ha giang, meo vac..) puis une semaine-10 jrs dans le sud.
Je m'interroge sur le climat dans le nord : a priori c'est le début de la saison sêche, mais fait-il froid ??
les rizieres sont elles encore belles ?
je peux décaler mon voyage a fin septembre début octobre si les conditions météo sont plus agréables.
Qu'en pensez vous ?
Merci beaucoup !!
Bonjour,
Nous souhaitons partir avec mon amie 3 semaines au Vietnam (2 dernières semaines de septembre et une semaine en octobre).
Notre voyage initial devait être la Chine (côté Sud Est), mais la golden week nous a découragé.
Quel temps fait il au Vietnam durant cette période?
Merci d'avance
Nous préparons notre second voyage au Vietnam (avril 2013) avec nos enfants cette fois (13 et 15 ans). Nous privilégions 3 points de chutes car nous partons seulement 15 jours. Ayant déjà visité (superficiellement mais assez pour nous donner l'envie de revenir!) Hanoi, le Delta du mékong et Phu Qhoc, nous avons choisi de voir Huê et Hoi An l'année prochaine.
Là où j'ai besoin de votre aide c'est pour me conseiller sur notre 3ème point de chute. Nous voulons faire quelques jours au bord de la mer (plage, snorkelling, visite de villages...) mais les avis sur les différents lieux le long de la côte vietnamienne différent beaucoup ! Faut-il choisir l'île de Cham, faut-il aller plus bas pour trouver une eau plus chaude ? Nha Trang : on prefererai éviter mais peut-être qu'aux environs il y a des endroitss qui valent le coup !
j'attends vos avis...
Nous sommes plutôt maison d'hôte ou gîte qu'hôtel et nous cherchons réellement à nous éloigner des resorts !!! (pour exemple quand nous sommes allés à Phu Quoc, nous avons séjourné à Freedomland chez Peter et c'était génial). On recherche vraiment le contact avec la population locale et nous n'avons pas besoin d'un confort 3 étoiles (j'adore les douches à la vietnamienne !).
Merci d'avance pour votre aide.
nous souhaitons partir pour le nouvel an Vietnamien.
Nous aimerions avoir vos impressions conçernant le climat début Février au Vietnam et au Cambodge?
Précision nous irons à Hanoi, Danang, Hoi An, Hué, Ho Chi Minh, le delta du Mékong et
bien sur la baie d'Along (quel climat début Février?) mais aussi nous finirons au Cambodge (Angkor+ phnom penh)?
Merci à tous et à toutes pour vos informations qui nous serons utile et précieuse!!!
Nous sommes 2 amies partant en Asie du Sud-Est début septembre, le retour prévu fin novembre. On aimerait faire à peu près 1mois par pays. (Nous avons notre Visa multi entrées 90jours vietnamien)
Nous avons un itinéraire approximatif:
nous atterrissons à Hanoi au Vietnam, donc faire le nord du pays en 1er, puis descendre par la cote en train (avec les arrêts prévus dans certaines villes ou parc nationaux) jusqu'au delta du Mékong.
Passer la frontière Cambodgienne, rejoindre Kampot, Sihanoukville, remonter a Phnom Penh, Kampong Chang, Battambang, Siem Reap.
Ensuite Passer au Laos, Pakse, Savannakhet, Vientiane, Vang Vieng, Luang Prabang, pour l'instant c'est encore en prévision pour le nord du Laos.
Et donc repasser la frontière Vietnamienne fin novembre.
Nous n'avons pas réservé d’hôtels, croyez vous que c'est indispensable en basse saison?
Pensez vous que 3 mois c'est un peu court ou non?
Au niveau de la monnaie, j'ai lu que le dollar était très présent, comment cela se passe-t-il? On jongle avec 2 monnaies?