Bonjour
Je commence à regarder pour une croisière en Alaska
Un certain nombres partent ou arrivent à seward ou whitthier (en fonction des compagnie)
mais du coup comment revenir à la "civilisation" donc vancouver ou seattle.
Je me doute bien qu'il y a des transferts jusque Anchorage..mais ensuite c'est forcement un avion.. plutôt cher d'après mes recherches..
merci de vos avis et réponses/
bonsoir, nous pensons faire une croisière en Alaska de Vvancouver àSeward au mois de juin de cette année l'un de vous a t 'il déjà effectué cette croisière et avec qu'elle compagnie notre budget est limite car nous comptons passer 5 jours à Yellowstone juste avant l'Alaska est il possible des faire les excursions aux escales en allant aux office de tourisme locaux
merci de vos conseils
Bonjour à tous,
De retour depuis quelques jours j'espère vous faire partager un peu du bonheur qu'a été cette si belle croisière.
Itinéraire : Vancouver (Colombie Britanique), Ketchican (Alaska), Juneau (Alaska), Skagway (Alaska), Glacier Bay National Park (navigation touristique), College Fjord (navigation touristique), Whittier (Alaska), 6 jours de mer (Océan Pacifique), Muroran (Japon), Vladivostok (Russie), Busan (Corée du Sud), Qingdao (Chine), Dalian (Chine), Tianjin (Chine), Pékin (Chine)
11 septembre, Marseille-Vancouver : Le vol avec KLM s'est bien passé si ce n'est un siège inconfortable avec une boule dans le dossier qui a rendu les dernières heures de vol très pénibles. Mais à l'arrivée... une seule valise nous est livrée. Visiblement nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, la procédure est bien rodée. Ils nous assurent qu'ils nous livreront la valise le lendemain à l'hôtel.
Heureusement nous avons trois jours avant d'embarquer sur le bateau.
Nous empruntons la Canada Line pour rejoindre le down town. C'est une liaison ferroviaire rapide qui permet d’effectuer le trajet entre l’aéroport international de Vancouver (YVR) et le centre-ville de Vancouver en 26 minutes. Avec une seule valise c'est plus facile!. Pour 3 fois moins cher que le taxi c'est très pratique et notre hôtel se trouve à 750 m. Les citadins sont très sympathiques, dès que nous baissons le nez sur notre plan quelqu'un s'arrête pour nous proposer de l'aide. (Les Français feraient bien d'en prendre de la graine).
Nous posons rapidement nos affaires à l'hôtel. Très bien cet hôtel : l'Hermitage Hôtel, nous sommes même accueillis par une femme qui parle parfaitement le français. Nous choisissons comme à l'habitude d'ignorer le décalage horaire, c'est la meilleure façon de le circonscrire. Nous voilà donc partis à pieds, cela fait du bien de se dérouiller les jambes après toutes ces heures de vol, il fait un temps merveilleux et 27°C. Nous commençons par le quartier Gastown, le centre historique du vieux Vancouver, et l'horloge à vapeur qui produit un sifflement toutes les 15 minutes dans un nuage de vapeur.
Nous allons manger dans la quartier de Yaletown où l'on trouve une multitude de restaurants.

Le lendemain le réveil est difficile sans valise et sans affaires. Si on ne nous ramène pas la valise (comme c'est de plus en plus courant d'après ce que j'ai lu sur le net), faut-il partir sans vêtements (glagla en Alaska!), ou bien tout racheter en deux jours ? C'est difficile pour une croisière. Je suis petite et rien ne me va jamais, en plus ici c'est le pays des "géants", ce serait mieux en Asie pour ma taille... Il n'y a pas de bonne solution et je ne me vois pas rentrer en France, je l'ai tellement rêvée cette croisière. Bon on essaie de ne pas y penser...
Ce matin direction False Creek, le temps est toujours magnifique, et il fait chaud. Nous allons prendre l'Aquabus (petit ferry qui remonte la creek) à Hornby pour traverser jusque Granville Island.

Nous visitons le Public Market, ce sont des halles "de luxe" en quelque sorte où l'on trouve des produits bio et de l'artisanat avec des prix en conséquence! 46$ le kilo de saumon! Heureux sont les ours, ils ont leur propre filière! Nous continuons le parcours de l'aquabus...


Et rejoignons ensuite le Waterfront


Le soir nous nous régalons d'un plat de pâtes dans un restaurant Italien, les meilleures que j'ai mangées. Mais.... les plus chères aussi!!! 116$ !!! Wow! l'arnaque! Si vous voulez l'éviter c'est :

Bonne surprise, la valise est de retour ! Les vacances peuvent commencer ! Ce matin nous partons (le cœur léger) vers Stanley Park pour faire la promenade Seawall qui fait le tour du parc en longeant la mer.



Au nord du parc, Le Lions Gate Bridge, un pont suspendu construit en 1938. Nous passerons bientôt dessous...
Tiens, un petit clin d'œil pour notre ministre de la délinquance qui veut libérer les détenus...
Au cœur du parc, le Beaver Lake, on ne se croirait pas si proche de la ville

Nous traversons le parc et rejoignons Canada Place à pieds par le water front. La promenade est longue mais très belle sous ce si beau soleil.

Le Radiance OTS est à quai, demain ce sera le nôtre.
Nous allons jusque Chinatown mais nous sommes très déçu, il est 17 h et c'est visiblement l'heure de la fermeture. Tout est fermé et sans vie.
Nous avons beaucoup aimé Vancouver, c'est un ville très agréable qui nous a fait penser à Sydney. Les habitants semblent calmes, détendus, courtois et serviables. Mêmes les voitures ne sont pas agressives et respectent les piétons avec le sourire... Ca fait rêver...
De retour depuis quelques jours j'espère vous faire partager un peu du bonheur qu'a été cette si belle croisière.
Itinéraire : Vancouver (Colombie Britanique), Ketchican (Alaska), Juneau (Alaska), Skagway (Alaska), Glacier Bay National Park (navigation touristique), College Fjord (navigation touristique), Whittier (Alaska), 6 jours de mer (Océan Pacifique), Muroran (Japon), Vladivostok (Russie), Busan (Corée du Sud), Qingdao (Chine), Dalian (Chine), Tianjin (Chine), Pékin (Chine)
11 septembre, Marseille-Vancouver : Le vol avec KLM s'est bien passé si ce n'est un siège inconfortable avec une boule dans le dossier qui a rendu les dernières heures de vol très pénibles. Mais à l'arrivée... une seule valise nous est livrée. Visiblement nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, la procédure est bien rodée. Ils nous assurent qu'ils nous livreront la valise le lendemain à l'hôtel.
Heureusement nous avons trois jours avant d'embarquer sur le bateau.
Nous empruntons la Canada Line pour rejoindre le down town. C'est une liaison ferroviaire rapide qui permet d’effectuer le trajet entre l’aéroport international de Vancouver (YVR) et le centre-ville de Vancouver en 26 minutes. Avec une seule valise c'est plus facile!. Pour 3 fois moins cher que le taxi c'est très pratique et notre hôtel se trouve à 750 m. Les citadins sont très sympathiques, dès que nous baissons le nez sur notre plan quelqu'un s'arrête pour nous proposer de l'aide. (Les Français feraient bien d'en prendre de la graine).
Nous posons rapidement nos affaires à l'hôtel. Très bien cet hôtel : l'Hermitage Hôtel, nous sommes même accueillis par une femme qui parle parfaitement le français. Nous choisissons comme à l'habitude d'ignorer le décalage horaire, c'est la meilleure façon de le circonscrire. Nous voilà donc partis à pieds, cela fait du bien de se dérouiller les jambes après toutes ces heures de vol, il fait un temps merveilleux et 27°C. Nous commençons par le quartier Gastown, le centre historique du vieux Vancouver, et l'horloge à vapeur qui produit un sifflement toutes les 15 minutes dans un nuage de vapeur.
Nous allons manger dans la quartier de Yaletown où l'on trouve une multitude de restaurants.
Le lendemain le réveil est difficile sans valise et sans affaires. Si on ne nous ramène pas la valise (comme c'est de plus en plus courant d'après ce que j'ai lu sur le net), faut-il partir sans vêtements (glagla en Alaska!), ou bien tout racheter en deux jours ? C'est difficile pour une croisière. Je suis petite et rien ne me va jamais, en plus ici c'est le pays des "géants", ce serait mieux en Asie pour ma taille... Il n'y a pas de bonne solution et je ne me vois pas rentrer en France, je l'ai tellement rêvée cette croisière. Bon on essaie de ne pas y penser...
Ce matin direction False Creek, le temps est toujours magnifique, et il fait chaud. Nous allons prendre l'Aquabus (petit ferry qui remonte la creek) à Hornby pour traverser jusque Granville Island.

Nous visitons le Public Market, ce sont des halles "de luxe" en quelque sorte où l'on trouve des produits bio et de l'artisanat avec des prix en conséquence! 46$ le kilo de saumon! Heureux sont les ours, ils ont leur propre filière! Nous continuons le parcours de l'aquabus...


Et rejoignons ensuite le Waterfront


Le soir nous nous régalons d'un plat de pâtes dans un restaurant Italien, les meilleures que j'ai mangées. Mais.... les plus chères aussi!!! 116$ !!! Wow! l'arnaque! Si vous voulez l'éviter c'est :

Bonne surprise, la valise est de retour ! Les vacances peuvent commencer ! Ce matin nous partons (le cœur léger) vers Stanley Park pour faire la promenade Seawall qui fait le tour du parc en longeant la mer.



Au nord du parc, Le Lions Gate Bridge, un pont suspendu construit en 1938. Nous passerons bientôt dessous...
Tiens, un petit clin d'œil pour notre ministre de la délinquance qui veut libérer les détenus...
Au cœur du parc, le Beaver Lake, on ne se croirait pas si proche de la ville
Nous traversons le parc et rejoignons Canada Place à pieds par le water front. La promenade est longue mais très belle sous ce si beau soleil.

Le Radiance OTS est à quai, demain ce sera le nôtre.
Nous allons jusque Chinatown mais nous sommes très déçu, il est 17 h et c'est visiblement l'heure de la fermeture. Tout est fermé et sans vie.
Nous avons beaucoup aimé Vancouver, c'est un ville très agréable qui nous a fait penser à Sydney. Les habitants semblent calmes, détendus, courtois et serviables. Mêmes les voitures ne sont pas agressives et respectent les piétons avec le sourire... Ca fait rêver...
préambule
L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.
Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.
La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.
Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.
Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================
Notre trajet a été le suivant :
(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :
- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.
===================================================
Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue).
Vol AF CDG-LAX
A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier.
Huntington Beach
Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !
Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle.
Mount Rainier
La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.
Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.
Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska.
On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).
Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.
En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.
Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle
Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.
Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !
Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.
Seattle waterfront
Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito).
Lake Union
Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !
Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).
Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.
la transcanadienne
pont flottant de Kelowna
des cultures à perte de vue
vallée de l'Okanagan
Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.
Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.
Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.
La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.
Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.
Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================
Notre trajet a été le suivant :
(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :
- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.
===================================================
Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue).
Vol AF CDG-LAXA l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier.
Huntington BeachVol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !
Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle.
Mount RainierLa réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.
Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.
Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska.
On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.
En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.
Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, SeattleNous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !
Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.
Seattle waterfrontNotre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito).
Lake UnionMais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !
Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).
Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.
la transcanadienne
pont flottant de Kelowna
des cultures à perte de vue
vallée de l'OkanaganNous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.
Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
Bonjour les aventuriers du nord,
J'attaque (enfin me direz vous...) la préparation de notre road-trip de cet été. Et c'est le 49ème état des Etats-Unis qui a été élu destination 2018 ! 🙂 Suite, somme toute, assez logique de nos précédents voyages et de notre gout de plus en plus prononcé pour l'observation de la faune sauvage, les grands espaces sauvages et les beaux paysages.
Nous allons donc, à priori, délaisser l'Afrique (en attendant l'année prochaine ! 😛) et nous lancer à la découverte du continent Américain... en commençant par le Nord et par le moins peuplé ! 😇
Nous pensons partir les 3 premières semaines de Juillet, un peu à l'arrache, avec location de berline et dodo dans la voiture et en tente de sol. Pour l'aller nous passerons surement par Keflavic pour faire une escale au Blue Lagoon que nous n'avions pas pu faire l'été dernier, et pour le retour ce sera retour sur la Guadeloupe via Miami avec la compagnie la moins chère.
J'ai lu la plupart des très jolis carnets sur VF et j'ai cru comprendre que l'Alaska n'était pas une destination facilement abordable, que ce soit au niveau des tarifs ou des réservations. Cela participe très certainement à son charme et à sa préservation... mais du coup !! JE SUIS DANS LE CACA ! 😄
Si nous voulons découvrir l'Alaska c'est avant tout pour sa faune exceptionnelle. Les dauphins, phoques, loutres, orques, baleines, caribous, rennes, loup mais surtout LES OURS !! Ours bruns et grizzly seront définitivement les must du voyage. 🙂 (l'observation d'ours polaires étant à priori très compliquée et très chère...).
J'ai lu que l'on pouvait observer des ours un peu partout mais cela parait difficile d'aller à l'autre bout du monde et de résister à la tentation d'un bear watching. Cette activité est vraisemblablement la plus onéreuse et la plus compliquée, aussi je pense que notre voyage s'articulera autour de cette date.
J'ai noté 3 endroits principaux où il était possible de réaliser un bear watching : Katmai NP, l'ile de Kodiak et Anan Creek... (j'exclue humbement Admiralty Island 😇). A la lecture des différents carnets je pense opter pour les Brook Falls de Katmai. Ca m'a l'air beaucoup plus cher d'aller faire un bear watching sur l'ile de Kodiak (ferry+hydravion) et plus compliqué de descendre au sud à Anan Creek où le climat est, en plus, plus pluvieux. Est-ce que je me trompe ? 🙂
Voici donc mes premières questions ! 😊 Quelle compagnie et quelle date conseillez vous pour un bear watching à Brook falls ? Quel loueur de voiture et assurances recommandez vous ?
Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider et participer à la préparation de ce voyage ! 🙂
J'attaque (enfin me direz vous...) la préparation de notre road-trip de cet été. Et c'est le 49ème état des Etats-Unis qui a été élu destination 2018 ! 🙂 Suite, somme toute, assez logique de nos précédents voyages et de notre gout de plus en plus prononcé pour l'observation de la faune sauvage, les grands espaces sauvages et les beaux paysages.
Nous allons donc, à priori, délaisser l'Afrique (en attendant l'année prochaine ! 😛) et nous lancer à la découverte du continent Américain... en commençant par le Nord et par le moins peuplé ! 😇
Nous pensons partir les 3 premières semaines de Juillet, un peu à l'arrache, avec location de berline et dodo dans la voiture et en tente de sol. Pour l'aller nous passerons surement par Keflavic pour faire une escale au Blue Lagoon que nous n'avions pas pu faire l'été dernier, et pour le retour ce sera retour sur la Guadeloupe via Miami avec la compagnie la moins chère.
J'ai lu la plupart des très jolis carnets sur VF et j'ai cru comprendre que l'Alaska n'était pas une destination facilement abordable, que ce soit au niveau des tarifs ou des réservations. Cela participe très certainement à son charme et à sa préservation... mais du coup !! JE SUIS DANS LE CACA ! 😄
Si nous voulons découvrir l'Alaska c'est avant tout pour sa faune exceptionnelle. Les dauphins, phoques, loutres, orques, baleines, caribous, rennes, loup mais surtout LES OURS !! Ours bruns et grizzly seront définitivement les must du voyage. 🙂 (l'observation d'ours polaires étant à priori très compliquée et très chère...).
J'ai lu que l'on pouvait observer des ours un peu partout mais cela parait difficile d'aller à l'autre bout du monde et de résister à la tentation d'un bear watching. Cette activité est vraisemblablement la plus onéreuse et la plus compliquée, aussi je pense que notre voyage s'articulera autour de cette date.
J'ai noté 3 endroits principaux où il était possible de réaliser un bear watching : Katmai NP, l'ile de Kodiak et Anan Creek... (j'exclue humbement Admiralty Island 😇). A la lecture des différents carnets je pense opter pour les Brook Falls de Katmai. Ca m'a l'air beaucoup plus cher d'aller faire un bear watching sur l'ile de Kodiak (ferry+hydravion) et plus compliqué de descendre au sud à Anan Creek où le climat est, en plus, plus pluvieux. Est-ce que je me trompe ? 🙂
Voici donc mes premières questions ! 😊 Quelle compagnie et quelle date conseillez vous pour un bear watching à Brook falls ? Quel loueur de voiture et assurances recommandez vous ?
Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider et participer à la préparation de ce voyage ! 🙂
Bonjour, nous allons faire une croisière de Vancouver à Seward avec Norwegian Cruise Line et des escales à Ketchikan, Juneau, Skagway. Les excursions proposées sont assez chères. Est il possible de prendre une excursion sur le quai ? Quelles excursions me conseillez vous ? Merci pour votre réponse.
Bonjour, nous sommes un couple de 2 personnes (ho et fe) et une petite fille de 7 ans, nous partons pour la 7e fois aux Etats-Unis, mais cette fois ce sera pour visiter l'Alaska. Nous partons de Vancouver en croisière pour 7 jours, avec dernière destination Seward. Il nous restera encore 6 jours de libre pour visiter (un peu ) l'Alaska, en voiture de location. Mes questions sont nombreuses, et je remercie d'ailleurs tous les forumeurs qui m'ont donnée l'envie de cette destination. Je ne sais pas vraiment quoi choisir en 6 jours, et mes choix ne sont pas limités, seul le temps est le facteur à tenir en compte. Le sud ou le Nord, nous serons en Alaska fin juillet, après 15 jours au Canada et une croisière. Pouvez-vous m'aider? D'avance, je vous remercie.
Hello,
Me voilà à reformuler de façon plus précise mon projet, n'ayant pas eu de réponse à une discussion précédente.
Après un roadtrip dans l'ouest américain comme beaucoup, me voilà en train de préparer un roadtrip en Alaska pour Juin 2020 pour les 50 ans de mon mari. C'est véritablement l'occasion il me semble et du coup avec l'intention d'y mettre un peu de budget...mais pas trop...🤪 Ce serait sur 17 jours environ et en camping car à priori; en effet j'ai lu que vu le rare nombre d'hébergement proposé, il était conseillé de circuler en camping car, le camping sauvage étant plutôt autorisé. Après avoir parcouru quelques blogs, j'ai déjà pour projet d’atterrir à Anchorage (depuis Bordeaux....c'est un début) et de faire le Denali et Richardson Highway en comptant près d'1 semaine. Cela vous parait il laaaargement suffisant? Et ensuite....je ne sais pas... 😕 Mon mari voudrait observer la migration des saumons (!!!). Bon il s'agit pas de le faire sur 3/4 jours 🙁 mais peut être sur 1 journée. Quelqu'un connaîtrait il un spot ou des passes pour les voir? Et selon.... on irait soit vers Katmai (mais il semblerait que je m'y prenne un peu tard à la lecture des discussions sur ce forum), soit Kenai soit Kodiak ou carrément Juneau!! Que me conseillez vous? Et si c'était Juneau, il faudrait alors prendre un vol interne depuis anchorage? Quelles y sont les possibilités de circulation, de visites et d'hébergements? Serait il pertinent d'envisager 1 semaine à Juneau? Merciiiiiiii de vos conseils, impressions, bons plans et tout ce que vous souhaitez 🙂 😄
Au plaisir de vous lire!
Bon week-end à vous, 😉
Christelle
Me voilà à reformuler de façon plus précise mon projet, n'ayant pas eu de réponse à une discussion précédente.
Après un roadtrip dans l'ouest américain comme beaucoup, me voilà en train de préparer un roadtrip en Alaska pour Juin 2020 pour les 50 ans de mon mari. C'est véritablement l'occasion il me semble et du coup avec l'intention d'y mettre un peu de budget...mais pas trop...🤪 Ce serait sur 17 jours environ et en camping car à priori; en effet j'ai lu que vu le rare nombre d'hébergement proposé, il était conseillé de circuler en camping car, le camping sauvage étant plutôt autorisé. Après avoir parcouru quelques blogs, j'ai déjà pour projet d’atterrir à Anchorage (depuis Bordeaux....c'est un début) et de faire le Denali et Richardson Highway en comptant près d'1 semaine. Cela vous parait il laaaargement suffisant? Et ensuite....je ne sais pas... 😕 Mon mari voudrait observer la migration des saumons (!!!). Bon il s'agit pas de le faire sur 3/4 jours 🙁 mais peut être sur 1 journée. Quelqu'un connaîtrait il un spot ou des passes pour les voir? Et selon.... on irait soit vers Katmai (mais il semblerait que je m'y prenne un peu tard à la lecture des discussions sur ce forum), soit Kenai soit Kodiak ou carrément Juneau!! Que me conseillez vous? Et si c'était Juneau, il faudrait alors prendre un vol interne depuis anchorage? Quelles y sont les possibilités de circulation, de visites et d'hébergements? Serait il pertinent d'envisager 1 semaine à Juneau? Merciiiiiiii de vos conseils, impressions, bons plans et tout ce que vous souhaitez 🙂 😄
Au plaisir de vous lire!
Bon week-end à vous, 😉
Christelle
Bonjour à tous,
Je parcours le forum depuis quelques années et je me suis dis : si j'écrivais un carnet de voyage!
Nous sommes allés plusieurs fois en Amérique du Nord, la quatrième fois dans l' Ouest USA en 2017.
Mon épouse me dit : et si l'on allait voir ailleurs: Moi 😕.
En été 2018 nous sommes en chambre d'hôte en Dordogne et partageons le repas du soir avec un couple d'Américain et de Néo Zélandais. Bien sur, le thème de la discussion est " les voyages".
Les 2 couples nous disent: pourquoi pas l'Alaska ? Vous qui aimez les paysages vous ne seriez pas déçus.
L'Alaska??? mais il fait froid. Pas en été! OK pour l'Alaska en plus c'est le 49ème état des USA. 😛
C'est comme cela que nous sommes allés en Alaska du 12 Juin au 1er Juillet 2019.
Un road trip de 20 jours en CAMPING CAR ou RV pour véhicule récréatif.
Notre choix s'est porté sur le RV, car après bien des infos sur le forum et autres, il ns semblait judicieux et intéressant d'opter pour ce moyen de transport, bien que ce soit la 1ère fois.
Donc, départ de RDC le 12 Juin avec une escale de 1h30 à Reykjavif en Islande avec Icelandair.
Au total un vol de 10h00 pour arriver à Anchorage en Alaska en début d'APM.

En sortant de l'aéroport, nous sommes surpris par la chaleur qu'il fait. Mais ns sommes en été !! oui mais en Alaska 😐! Il faut savoir que la température peut monter jusqu'à 30° dans certains endroits. Bon d'accord, ce n'est pas les 40 voir 50° de l'Utah ou du Névada 😎 Pour des raisons de sécurité Cruises América qui est le loueur du RV, impose une nuit de repos avant la prise en charge du véhicule. Ns avons donc réservé un chambre au Guest house inn à l'est de la ville. Et là 1ère surprise ns sommes à côté d'un magasin de vente de cannabis (vente libre en Alaska) ça sent la beuh!!! et tout ce qui va avec (les fumeurs un peu désœuvrés) Pendant la nuit ns entendrons des cris car en plus l'hôtel est situé à côté d'un foyer d'hébergement. Bonjour l'ambiance. Sandrine mon épouse n'est pas bien rassurée.Ns ne sommes pas bien loin du centre et allons faire un tour pour prendre la température des lieux. Anchorage = 300.000 habitants pour une population de 700.000 personnes sur le territoire Aléoutien et une superficie de 3 fois la France.



Jeudi 13 Juin. Ns prenons en charge notre RV avec un RDV à 9h00 du matin. L'employée de Cruises América ns fait faire le tour du propriétaire avec les explications d'usage. Sandrine a également imprimé le manuel en français qui ns sera bien utile. L'avantage réel du RV est que ns rangeons nos affaires une fois pour tout le voyage.

Après 2 heures de préparation, ns roulons enfin en direction du premier supermarché pour faire le plein de courses . Ce sera un Fred Meyers (à notre avis supérieur au Walmart, mais plus cher). Ns prenons enfin la route, direction Talkeetna au nord d'Anchorage à 184 kms pour notre 1ère étape. Ns avons réservé un vol chez Talkeetna air taxi pour survoler les montagnes et atterrir sur un glacier , qui est en fait le camp de base des alpinistes (c'est le vrai nom que l'on donne aux personnes qui gravissent les montagnes). Ns allons découvrir également les versants du Dénali qui est le plus haut sommet de l'Amérique du Nord (6.190m)





le sommet du Dénali.

Suite à ce vol extraordinaire, ns prenons nos quartiers sur le camping de Talkeetna pour une nuit.

Demain départ pour le parc du Dénali.

En sortant de l'aéroport, nous sommes surpris par la chaleur qu'il fait. Mais ns sommes en été !! oui mais en Alaska 😐! Il faut savoir que la température peut monter jusqu'à 30° dans certains endroits. Bon d'accord, ce n'est pas les 40 voir 50° de l'Utah ou du Névada 😎 Pour des raisons de sécurité Cruises América qui est le loueur du RV, impose une nuit de repos avant la prise en charge du véhicule. Ns avons donc réservé un chambre au Guest house inn à l'est de la ville. Et là 1ère surprise ns sommes à côté d'un magasin de vente de cannabis (vente libre en Alaska) ça sent la beuh!!! et tout ce qui va avec (les fumeurs un peu désœuvrés) Pendant la nuit ns entendrons des cris car en plus l'hôtel est situé à côté d'un foyer d'hébergement. Bonjour l'ambiance. Sandrine mon épouse n'est pas bien rassurée.Ns ne sommes pas bien loin du centre et allons faire un tour pour prendre la température des lieux. Anchorage = 300.000 habitants pour une population de 700.000 personnes sur le territoire Aléoutien et une superficie de 3 fois la France.



Jeudi 13 Juin. Ns prenons en charge notre RV avec un RDV à 9h00 du matin. L'employée de Cruises América ns fait faire le tour du propriétaire avec les explications d'usage. Sandrine a également imprimé le manuel en français qui ns sera bien utile. L'avantage réel du RV est que ns rangeons nos affaires une fois pour tout le voyage.

Après 2 heures de préparation, ns roulons enfin en direction du premier supermarché pour faire le plein de courses . Ce sera un Fred Meyers (à notre avis supérieur au Walmart, mais plus cher). Ns prenons enfin la route, direction Talkeetna au nord d'Anchorage à 184 kms pour notre 1ère étape. Ns avons réservé un vol chez Talkeetna air taxi pour survoler les montagnes et atterrir sur un glacier , qui est en fait le camp de base des alpinistes (c'est le vrai nom que l'on donne aux personnes qui gravissent les montagnes). Ns allons découvrir également les versants du Dénali qui est le plus haut sommet de l'Amérique du Nord (6.190m)





le sommet du Dénali.

Suite à ce vol extraordinaire, ns prenons nos quartiers sur le camping de Talkeetna pour une nuit.

Demain départ pour le parc du Dénali.
Bonjour à tous,
Cela fait quelques heures que je magasine une croisière en Alaska pour mes parents comme je sais que ç'est un de leur rêve et que ça ferait un beau cadeau. Le problème ç'est que je n'ai moi même jamais fait de croisière et que je ne recherches pas les mêmes éléments que mes parents lorsque je penses à un voyage. Je demandes donc de l'aide aux habitués des croisières afin d'éclairer mon choix.
Je vais mettre quelques éléments en point form pour donner une idée de la situation pour vous aider à me conseiller.
- La croisière serait en fin août et de préférence environ 7 jours ( croyez vous que ç'est trop long / court ) - J'ai l'impression que puisqu'ils habitent Montréal un départ de Vancouver serait bien puisqu'il n'ont jamais vu cette belle ville en plus. - Les candidats sont 2 personnes début 50 aine qui n'ont jamais fait de croisières. Ils aiment le calme et la nature et ne recherche pas particulièrement un excès de confort ou de luxe. Ce que je veux dire ç'est que je crois qu'ils préfère quelque chose de confortable mais simple et plus en contact avec la nature que quelquechose de flamboyant un peu tappe à l'œil et attrape touriste. Pas particulièrement friand des foules non plus ... - Ce qui je crois serait intéressant pour eux sur cette croisière : Avoir la possibilité de passer du temps ensemble tranquille ( loin de mes jeunes sœurs hahaha ), Respirer l'air frais et admirer les vastes territoires, observer la faute ( je sais que ç'est un coup de chance par exemple pour des baleines, etc. ), voir des glaciers, avoir la possibilités de voir un ciel étoilé comme ils n'en n'ont jamais vu et peu être un aurore boréal, Visiter un village minier pourrait être intéressant ( historique rué vers l'or ), j'ai cru comprendre qu'il y avait moyen de se promener en train sur le continent ce qui pourrait être bien aussi. - pour ce qui est des chambres j'hésite entre une chambre avec oceanview ou bien le balcon. Sur ce point j'aurais besoin de votre aide à savoir si la différence de prix vaut la peine pour le balcon. Dans le sens que s'il y a possibilité de juste prendre une marche dehors et d'aller sur un genre de balcon commun pour aller lire un livre en ayant une belle vue peut-être que ça n'en vaut pas tant la peine ... - Le meilleur prix serait apprécié mais dans les environs de 1500 $ chacun sans le billet d'avion je crois que ça serait bien ( Qu'en pensez vous ? )
Je crois que j'ai fait le tour des éléments à prendre en compte. En ayant connaissance de cause quel serait selon vous la croisière la plus adapté à ce que je recherches ? Est-ce que j'ai oublié quelque chose ? Avez vous des conseils ?
Merci d'avance, Mathieu
Cela fait quelques heures que je magasine une croisière en Alaska pour mes parents comme je sais que ç'est un de leur rêve et que ça ferait un beau cadeau. Le problème ç'est que je n'ai moi même jamais fait de croisière et que je ne recherches pas les mêmes éléments que mes parents lorsque je penses à un voyage. Je demandes donc de l'aide aux habitués des croisières afin d'éclairer mon choix.
Je vais mettre quelques éléments en point form pour donner une idée de la situation pour vous aider à me conseiller.
- La croisière serait en fin août et de préférence environ 7 jours ( croyez vous que ç'est trop long / court ) - J'ai l'impression que puisqu'ils habitent Montréal un départ de Vancouver serait bien puisqu'il n'ont jamais vu cette belle ville en plus. - Les candidats sont 2 personnes début 50 aine qui n'ont jamais fait de croisières. Ils aiment le calme et la nature et ne recherche pas particulièrement un excès de confort ou de luxe. Ce que je veux dire ç'est que je crois qu'ils préfère quelque chose de confortable mais simple et plus en contact avec la nature que quelquechose de flamboyant un peu tappe à l'œil et attrape touriste. Pas particulièrement friand des foules non plus ... - Ce qui je crois serait intéressant pour eux sur cette croisière : Avoir la possibilité de passer du temps ensemble tranquille ( loin de mes jeunes sœurs hahaha ), Respirer l'air frais et admirer les vastes territoires, observer la faute ( je sais que ç'est un coup de chance par exemple pour des baleines, etc. ), voir des glaciers, avoir la possibilités de voir un ciel étoilé comme ils n'en n'ont jamais vu et peu être un aurore boréal, Visiter un village minier pourrait être intéressant ( historique rué vers l'or ), j'ai cru comprendre qu'il y avait moyen de se promener en train sur le continent ce qui pourrait être bien aussi. - pour ce qui est des chambres j'hésite entre une chambre avec oceanview ou bien le balcon. Sur ce point j'aurais besoin de votre aide à savoir si la différence de prix vaut la peine pour le balcon. Dans le sens que s'il y a possibilité de juste prendre une marche dehors et d'aller sur un genre de balcon commun pour aller lire un livre en ayant une belle vue peut-être que ça n'en vaut pas tant la peine ... - Le meilleur prix serait apprécié mais dans les environs de 1500 $ chacun sans le billet d'avion je crois que ça serait bien ( Qu'en pensez vous ? )
Je crois que j'ai fait le tour des éléments à prendre en compte. En ayant connaissance de cause quel serait selon vous la croisière la plus adapté à ce que je recherches ? Est-ce que j'ai oublié quelque chose ? Avez vous des conseils ?
Merci d'avance, Mathieu
J'aimerais avoir de l'information pour une croisière en Alaska.
Plus de 10 jours serait idéal.
Port Fort Lauderdale, paquebot:Célébrity.Vous qui voyagez beaucoup, pouvez m'informer,
J'aimerais savoir quel mois il est préférable d'y aller, mai ou juillet.Et la température....
Si vous avez comparez et que vous préférez un autre paquebot, je voudrais le savoir.
Je peux me rendre disponible pour un mois ou l'autre.
J'ai regardé aussi pour l'Amérique du Sud mais je suis indécise.
Ce sera ma première croisìère et je voudrais en profiter pleinement.
Je demeure au Québec et prendre l'avion à Fort Lauderdale coûterait moins cher qu'ailleurs.
Merci pour vos réponses et j'ai hâte de vous lire.
bonjour, a vous je reviendrai de croisiere a 7 hrs le matin le 14 juin avec celebrity ai je assez de temps pour prendre mon vol vers montreal a 10.15 am.cela me stresse un peu .comment se passe le debarquement .merci .jean marion
Bonjour,
Nous sommes une famille de 2 adultes et 2 ados de 18 et 19 ans. Nous partons en Alaska du 13 au 28 juillet. Nous souhaitons faire un autotour en autonomes de Anchorage a Juneau
D'après vos post, il y a possibilité de faire une croisière pour GLacier Bay a partir de Juneau. Mais c´est par quelle compagnie? Et cela part d où? Nous aimerions bien avoir par ailleurs votre avis sur notre projet d itinéraire Jour 1 Anchorage 2 jours Jour 3 Talkeena Jour 4 Denali parc 2 jours Jour 6 Fairbanks Jour 7 Whitehorse Jour 8 carcross. Y prendre le train White pass and yukon rail road. Arrivée SKagway. Jour 9 Ferry. Arrivée Juneau Jour 10 Juneau Jour 11 Maidenhall glacier Jour 12 et 13 eventuelle croisiere vers Glacier BAy Nous avons cru comprendre que le ferry est obligatoire pour aller de Skayway a Juneau. Est ce bien cela?- PAr ailleurs nous conseillez vous le train W hite pass and yukon rail road? Cela se passe comment? On reloue ensuite une voiture a Juneau? Merci à tous pour vos conseils Bonne soirée Odile
D'après vos post, il y a possibilité de faire une croisière pour GLacier Bay a partir de Juneau. Mais c´est par quelle compagnie? Et cela part d où? Nous aimerions bien avoir par ailleurs votre avis sur notre projet d itinéraire Jour 1 Anchorage 2 jours Jour 3 Talkeena Jour 4 Denali parc 2 jours Jour 6 Fairbanks Jour 7 Whitehorse Jour 8 carcross. Y prendre le train White pass and yukon rail road. Arrivée SKagway. Jour 9 Ferry. Arrivée Juneau Jour 10 Juneau Jour 11 Maidenhall glacier Jour 12 et 13 eventuelle croisiere vers Glacier BAy Nous avons cru comprendre que le ferry est obligatoire pour aller de Skayway a Juneau. Est ce bien cela?- PAr ailleurs nous conseillez vous le train W hite pass and yukon rail road? Cela se passe comment? On reloue ensuite une voiture a Juneau? Merci à tous pour vos conseils Bonne soirée Odile
Nota : M. le Modérateur :
Est-t-il possible de laisser cette discussion dans le forum « destination Amérique du Nord» plutôt que dans "carnet de voyage" ou autres, car je sais que de nombreuses personnes fréquentent ce même forum afin de préparer quelque chose de ressemblant, et me poseront probablement des questions auxquelles je tenterai de répondre. Merci.
Bonjour
Plus disponible qu’auparavant (privilège de l'age), j’ai pu passé, en compagnie de mon épouse, deux mois et demi à me balader en voiture dans ces régions, uniquement pour le plaisir (pas de travail, pas de réunion, pas de RV formel, pas de Laptop, …), de Juin à Août 2007. Le retour sur terre à Lyon, qui ne date que du WE dernier, est encore difficile. Que suis-je donc revenu faire ici ?
Nous avons conduit en tout plus de 20000 Km. Voitures standards, non 4-4, de catégorie Moyenne et Full Size. Le maximum de conduite pour une journée (ce n’était pas prévu, mais il a fallu faire face aux évènements contraires, glissements de terrain entraînant une modification de trajet, et un gros détour, avec un avion à prendre 3 jours plus tard) a été de 1300 Km sur une route à peine moyenne. Deux autres journées, nous ont vu faire près de 1000 Km (dont une pour réservation de logement non honorée à Liard Hot Springs !). A bien plus de 60 ans, je trouve que ce n’est pas si mal que ça (on dit que les voyages forment la jeunesse !).
Plus de 2000 photos numériques prises (3 chips de mémoire SD de 2 Giga chacun), non encore visionnées. D'ailleurs il demeure une réelle incertitude concernant l'une des cartes qui a décidé de vivre sa propre vie sans nous : en la remplaçant, je l'avais oubliée dans une cabine en rondin en Alaska. Heureusement j'en ai retrouvée la trace par téléphone, et elle a été découverte sous le lit une semaine plus tard (heureusement que le ménage n'avait pas été fait avec soin, entre temps). En principe elle m'a été postée pour la France il y a plus de trois semaines, mais je l'attends toujours. Si je devrais ne pas la revoir, j'en serais très malheureux, car elle comporte les souvenirs les plus marquants de ce voyage.
Températures : de 1°C (Nord du Yukon sur la Dempster Hwy, mais aussi au Sud de la BC en altitude entre Lilloet et Penberton), jusqu' à 115°F (Phoenix et Palm Springs). Mais temps globalement beau, souvent plus chaud dans le Grand Nord qu'en France à la même période !
Trois parties bien distinctes pour ces vacances : 1/ le hors d'oeuvre : Vols LYS-CDG-SFO Une dizaine de jours en Californie, principalement dans la région de San Francisco (et de Monterey). Cela fait longtemps que je n’ai plus grand-chose à découvrir autour de la Baie (j’y ai déjà fait ces 15 dernières années une centaine de voyages, le plus souvent pour raisons professionnelles), mais j’y ai gardé beaucoup d’amis et cela faisait plus d’un an que je n’y étais plus retourné. En fait j’étais en manque de San Francisco ! J’ai ensuite rejoint Los Angeles par la "San Joaquin Valley", en passant par Sequoias NP que j’avais envie de revoir. Environ 1500 miles d’auto.
2/ le plat de résistance, le cœur de mes vacances : Vols LGB (Long Beach) - SEA Un mois et demi à visiter, depuis le Sud de la Colombie Britannique, le Yukon et l’Alaska, et retour sur Vancouver. Presque 9000 miles en auto (sans compter bateaux, ferries, avions, hydravions, marche, …). J’avais fait un road trip un peu similaire il y a quelques années en famille, mais plus sommaire (4 semaines seulement) et avec mes enfants, qui se plaignaient sans cesse des trop longs trajets. J’ai ainsi revu ce qui m’avait enchanté, et ai découvert ce que je n’avais pas pu faire et dont je revais. Beaucoup de galères (voir par exemple ci-dessus, le coup des éboulements), mais surtout, beaucoup de souvenirs merveilleux. Mon trajet : Seattle, Vancouver, Hope, Cariboo Hwy, Dawson Creek, Alaska Hwy, Whitehorse, Klondike Hwy, Dempster Hwy (en partie seulement ; j'ai rebroussé chemin sur le fleuve Mackenzie devant le mauvais temps, et la probable impossibilité, arrivé à Inuvik, de décoller pour Tuk, sur la mer de Beaufort dans l'Océan Arctique, véritable but de cette escapade), Dawson City, Top of the World Hwy, Anchorage, Katmai NP, Brooks Camp et ses ours (le meilleur de mon voyage), Anchorage à nouveau, péninsule de Kenai, Homer, Ninilchick (village très actif de pêcheurs d'origine russe, on s'y sent bien), Seward, croisière de la journée au Kenai Fjords NP, (baleines, glaciers majestueux (Aialik), Denali NP, Fairbanks, Wrangell-St Ellias NP (Kennicott), Tok, Haines Junction et Kluane Park ( mais grosse déception : impossible de survoler le fameux Kaskawulch Glacier pour raison météo), Haines, petite bourgade en dehors des circuits traditionnels, très attachante (survol de Glacier Bay NP également impossible, car temps bouché), AR de la journée à Juneau en bateau rapide (baleines, orques), glacier, ferry pour Skagway (baleine), Alaska Hwy à nouveau sur une courte portion, Stewart-Cassiar Hwy(avec l'intention de rejoindre Hyder et ses ours, puis Vancouver par ferry depuis Prince Ruppert, mais en fait j'avais déjà renoncé à la solution "ferry", car j'avais entendu parler d' un méga glissement de terrain à Terrace rendait l'accès à Prince Ruppert non garanti ; dans l'incertitude et ne pouvant me permettre un tel contretemps, j'avais déjà pris la décision de continuer par la route vers Vancouver depuis Hyder) ; mais catastrophe : route bloquée juste avant mon passage à Iskut, 100 Km au-delà de Dease Lake par un important glissement de terrain, bien réel cette fois, et non hypothétique ; route fermée pour une longue période, impossible donc de rejoindre Hyder, retour donc à marche forcée vers l'Alaska Hwy, Watson Lake, Fort St John, Prince Georges, Lilloet et Vancouver.
3/ le dessert enfin, pour satisfaire un besoin naturel de soleil et de chaleur, mais aussi pour le plaisir de retrainer dans ces contrées attachantes. Vol BLI (Bellingham, Sud de Vancouver) - SEA - LAS, et ballade 10 jours dans les grands parcs de l’Utah et de l’Arizona, sans chercher à tout revoir (j’y suis déjà passé des dizaines de fois), avec une voiture non 4-4, pénard, en me limitant aux endroits faciles d'accès que j’aime bien, et sans forcer la mécanique. Pour le plaisir. Enfin 6 jours de repos, piscine et surtout récupération au Sheraton de Tucson. Là, aucune visite au programme, excepté 2h à Tombstone, et 2h au Saguaro NP Ouest (je ne pouvais pas faire moins). Mon itinéraire : Las Vegas (2 nuits de repos, de soleil et de piscine dans un (relativement) petit hotel sympa et pas cher, pas un centime d' "investi" dans les machines à sous), Valley of Fire, Zion (rapide), Bryce (boucle Navaro trail - Queens garden), Torrey (pour la fête annuelle de la musique western), Dead Horse Pt, Canyonlands (visite expresse, limitée à Island in the Sky), Arches (limité à montée à Delicate Arch, Devil garden jusquà Lanscape A., Double A. et Balanced Rock), Monument Valley (circuit au coucher et au lever du soleil, avec John Ford Pt pour moi tout seul), Gooseneck, Page (Horseshoe, et Antelope C. à midi), Grand Canyon Village (coucher de soleil à Hopi Pt, nuit au Bright Angel Lodge, lever de soleil sur le GC, quasiment face à ma cabine), Flagstaff, Phoenix, Tucson (repos), Palm Springs (derniers HA à Cabazon, outlet factory) et LAX, juste à temps pour attraper le vol Air France LAX-CDG-LYS. 3500 miles au compteur quand même !
Je compte raconter pendant quelque temps, dans les posts à venir de cette discussion, mes coups de cœur, mes meilleurs souvenirs, mais aussi ce que je n'ai pas trop (ou pas du tout) aimé, les difficultés que j'ai rencontrées, les surprises que j'ai connues ; faire part de mon expérience. Cela pourra peut-être être utile aux collègues de ce forum qui préparent pour l'an prochain quelque chose de ressemblant (je sais qu'il y en a un certain nombre). Dans un souci de centralisation, je reprendrai probablement quelques interventions que je n'ai pas pu me retenir de faire sur le sujet depuis mon retour, dans d'autres discussions. J'essayerai de répondre aux questions intéressantes, éventuellement par le moyen de messages privés. Mais je ne garanti rien. De toute façon, les jugements, les points de vue, ne concernent que moi, et je conçois tout à fait que certains soient d'un avis différent ou même opposé. Je me bornerai sauf exception à mon séjour en Alaska, Yukon et BC, car pour l'Ouest des Etats-Unis, les conseils éclairés ne manquent pas sur ce forum (il m'arrive néanmoins parfois d'y rajouter mon grain de sel !).
🤪 Seul regret de ce voyage, je ne suis pas repassé à Carrizozo ! 😉
Bonjour
Plus disponible qu’auparavant (privilège de l'age), j’ai pu passé, en compagnie de mon épouse, deux mois et demi à me balader en voiture dans ces régions, uniquement pour le plaisir (pas de travail, pas de réunion, pas de RV formel, pas de Laptop, …), de Juin à Août 2007. Le retour sur terre à Lyon, qui ne date que du WE dernier, est encore difficile. Que suis-je donc revenu faire ici ?
Nous avons conduit en tout plus de 20000 Km. Voitures standards, non 4-4, de catégorie Moyenne et Full Size. Le maximum de conduite pour une journée (ce n’était pas prévu, mais il a fallu faire face aux évènements contraires, glissements de terrain entraînant une modification de trajet, et un gros détour, avec un avion à prendre 3 jours plus tard) a été de 1300 Km sur une route à peine moyenne. Deux autres journées, nous ont vu faire près de 1000 Km (dont une pour réservation de logement non honorée à Liard Hot Springs !). A bien plus de 60 ans, je trouve que ce n’est pas si mal que ça (on dit que les voyages forment la jeunesse !).
Plus de 2000 photos numériques prises (3 chips de mémoire SD de 2 Giga chacun), non encore visionnées. D'ailleurs il demeure une réelle incertitude concernant l'une des cartes qui a décidé de vivre sa propre vie sans nous : en la remplaçant, je l'avais oubliée dans une cabine en rondin en Alaska. Heureusement j'en ai retrouvée la trace par téléphone, et elle a été découverte sous le lit une semaine plus tard (heureusement que le ménage n'avait pas été fait avec soin, entre temps). En principe elle m'a été postée pour la France il y a plus de trois semaines, mais je l'attends toujours. Si je devrais ne pas la revoir, j'en serais très malheureux, car elle comporte les souvenirs les plus marquants de ce voyage.
Températures : de 1°C (Nord du Yukon sur la Dempster Hwy, mais aussi au Sud de la BC en altitude entre Lilloet et Penberton), jusqu' à 115°F (Phoenix et Palm Springs). Mais temps globalement beau, souvent plus chaud dans le Grand Nord qu'en France à la même période !
Trois parties bien distinctes pour ces vacances : 1/ le hors d'oeuvre : Vols LYS-CDG-SFO Une dizaine de jours en Californie, principalement dans la région de San Francisco (et de Monterey). Cela fait longtemps que je n’ai plus grand-chose à découvrir autour de la Baie (j’y ai déjà fait ces 15 dernières années une centaine de voyages, le plus souvent pour raisons professionnelles), mais j’y ai gardé beaucoup d’amis et cela faisait plus d’un an que je n’y étais plus retourné. En fait j’étais en manque de San Francisco ! J’ai ensuite rejoint Los Angeles par la "San Joaquin Valley", en passant par Sequoias NP que j’avais envie de revoir. Environ 1500 miles d’auto.
2/ le plat de résistance, le cœur de mes vacances : Vols LGB (Long Beach) - SEA Un mois et demi à visiter, depuis le Sud de la Colombie Britannique, le Yukon et l’Alaska, et retour sur Vancouver. Presque 9000 miles en auto (sans compter bateaux, ferries, avions, hydravions, marche, …). J’avais fait un road trip un peu similaire il y a quelques années en famille, mais plus sommaire (4 semaines seulement) et avec mes enfants, qui se plaignaient sans cesse des trop longs trajets. J’ai ainsi revu ce qui m’avait enchanté, et ai découvert ce que je n’avais pas pu faire et dont je revais. Beaucoup de galères (voir par exemple ci-dessus, le coup des éboulements), mais surtout, beaucoup de souvenirs merveilleux. Mon trajet : Seattle, Vancouver, Hope, Cariboo Hwy, Dawson Creek, Alaska Hwy, Whitehorse, Klondike Hwy, Dempster Hwy (en partie seulement ; j'ai rebroussé chemin sur le fleuve Mackenzie devant le mauvais temps, et la probable impossibilité, arrivé à Inuvik, de décoller pour Tuk, sur la mer de Beaufort dans l'Océan Arctique, véritable but de cette escapade), Dawson City, Top of the World Hwy, Anchorage, Katmai NP, Brooks Camp et ses ours (le meilleur de mon voyage), Anchorage à nouveau, péninsule de Kenai, Homer, Ninilchick (village très actif de pêcheurs d'origine russe, on s'y sent bien), Seward, croisière de la journée au Kenai Fjords NP, (baleines, glaciers majestueux (Aialik), Denali NP, Fairbanks, Wrangell-St Ellias NP (Kennicott), Tok, Haines Junction et Kluane Park ( mais grosse déception : impossible de survoler le fameux Kaskawulch Glacier pour raison météo), Haines, petite bourgade en dehors des circuits traditionnels, très attachante (survol de Glacier Bay NP également impossible, car temps bouché), AR de la journée à Juneau en bateau rapide (baleines, orques), glacier, ferry pour Skagway (baleine), Alaska Hwy à nouveau sur une courte portion, Stewart-Cassiar Hwy(avec l'intention de rejoindre Hyder et ses ours, puis Vancouver par ferry depuis Prince Ruppert, mais en fait j'avais déjà renoncé à la solution "ferry", car j'avais entendu parler d' un méga glissement de terrain à Terrace rendait l'accès à Prince Ruppert non garanti ; dans l'incertitude et ne pouvant me permettre un tel contretemps, j'avais déjà pris la décision de continuer par la route vers Vancouver depuis Hyder) ; mais catastrophe : route bloquée juste avant mon passage à Iskut, 100 Km au-delà de Dease Lake par un important glissement de terrain, bien réel cette fois, et non hypothétique ; route fermée pour une longue période, impossible donc de rejoindre Hyder, retour donc à marche forcée vers l'Alaska Hwy, Watson Lake, Fort St John, Prince Georges, Lilloet et Vancouver.
3/ le dessert enfin, pour satisfaire un besoin naturel de soleil et de chaleur, mais aussi pour le plaisir de retrainer dans ces contrées attachantes. Vol BLI (Bellingham, Sud de Vancouver) - SEA - LAS, et ballade 10 jours dans les grands parcs de l’Utah et de l’Arizona, sans chercher à tout revoir (j’y suis déjà passé des dizaines de fois), avec une voiture non 4-4, pénard, en me limitant aux endroits faciles d'accès que j’aime bien, et sans forcer la mécanique. Pour le plaisir. Enfin 6 jours de repos, piscine et surtout récupération au Sheraton de Tucson. Là, aucune visite au programme, excepté 2h à Tombstone, et 2h au Saguaro NP Ouest (je ne pouvais pas faire moins). Mon itinéraire : Las Vegas (2 nuits de repos, de soleil et de piscine dans un (relativement) petit hotel sympa et pas cher, pas un centime d' "investi" dans les machines à sous), Valley of Fire, Zion (rapide), Bryce (boucle Navaro trail - Queens garden), Torrey (pour la fête annuelle de la musique western), Dead Horse Pt, Canyonlands (visite expresse, limitée à Island in the Sky), Arches (limité à montée à Delicate Arch, Devil garden jusquà Lanscape A., Double A. et Balanced Rock), Monument Valley (circuit au coucher et au lever du soleil, avec John Ford Pt pour moi tout seul), Gooseneck, Page (Horseshoe, et Antelope C. à midi), Grand Canyon Village (coucher de soleil à Hopi Pt, nuit au Bright Angel Lodge, lever de soleil sur le GC, quasiment face à ma cabine), Flagstaff, Phoenix, Tucson (repos), Palm Springs (derniers HA à Cabazon, outlet factory) et LAX, juste à temps pour attraper le vol Air France LAX-CDG-LYS. 3500 miles au compteur quand même !
Je compte raconter pendant quelque temps, dans les posts à venir de cette discussion, mes coups de cœur, mes meilleurs souvenirs, mais aussi ce que je n'ai pas trop (ou pas du tout) aimé, les difficultés que j'ai rencontrées, les surprises que j'ai connues ; faire part de mon expérience. Cela pourra peut-être être utile aux collègues de ce forum qui préparent pour l'an prochain quelque chose de ressemblant (je sais qu'il y en a un certain nombre). Dans un souci de centralisation, je reprendrai probablement quelques interventions que je n'ai pas pu me retenir de faire sur le sujet depuis mon retour, dans d'autres discussions. J'essayerai de répondre aux questions intéressantes, éventuellement par le moyen de messages privés. Mais je ne garanti rien. De toute façon, les jugements, les points de vue, ne concernent que moi, et je conçois tout à fait que certains soient d'un avis différent ou même opposé. Je me bornerai sauf exception à mon séjour en Alaska, Yukon et BC, car pour l'Ouest des Etats-Unis, les conseils éclairés ne manquent pas sur ce forum (il m'arrive néanmoins parfois d'y rajouter mon grain de sel !).
🤪 Seul regret de ce voyage, je ne suis pas repassé à Carrizozo ! 😉
Bonjour,
Je suis à la recherche d'un "bon" prix pour une location de voiture pendant 3 semaines en Alaska en juillet 2018.
J'ai effectué une résa. sur le site happytours.usa (sans carte bancaire), j'ai reçu par mail la confirmation de résa. :
Description du véhicule: SFAR HYUNDAI SANTA FE OU SIMILAIRE HP) Votre réservation comprend:CDW - couverture complète des véhicules e.p - Assurance responsabilité civile - 1 million $ AD - Un pilote supplémentaire admis KM - Kilométrage illimité TAX - Taxes et frais locaux VÉHICULE ASSISTANCE - Défaut mécanique , Total à payer: 1,423.00 $ USD
le prix est vraiment très attractif (trop attractif ?!) par rapport aux autres sites visités !
Je souhaiterai connaître vos expériences et avis sur www.happytours.usa
Merci d'avance,
Bon week-end,
Fanny
Je suis à la recherche d'un "bon" prix pour une location de voiture pendant 3 semaines en Alaska en juillet 2018.
J'ai effectué une résa. sur le site happytours.usa (sans carte bancaire), j'ai reçu par mail la confirmation de résa. :
Description du véhicule: SFAR HYUNDAI SANTA FE OU SIMILAIRE HP) Votre réservation comprend:CDW - couverture complète des véhicules e.p - Assurance responsabilité civile - 1 million $ AD - Un pilote supplémentaire admis KM - Kilométrage illimité TAX - Taxes et frais locaux VÉHICULE ASSISTANCE - Défaut mécanique , Total à payer: 1,423.00 $ USD
le prix est vraiment très attractif (trop attractif ?!) par rapport aux autres sites visités !
Je souhaiterai connaître vos expériences et avis sur www.happytours.usa
Merci d'avance,
Bon week-end,
Fanny
Nous voila de retour d'un trip en Alaska de 17 jours à trois
Le vol : Amsterdam -Reykjavik-Anchorage vol réservé en septembre de l'année dernière à 700euros durée du vol 12h avec une escale de 2h , rien à redire d'islandair sauf qu'il faut acheter la nourriture à bord , pour nous vu le prix pas un problème pour ceux qui ont payé 1400euros le dernier prix trouvé avant le départ sur internet , pas top. FIlm en anglais seulement et gros problème au retour nos valises étaient détrempées , et c'était seulement à l'escale de reykjavik qu'il pleuvait. Voiture réservée à Anchorage chez Hertz par l'intermédiaire de Bsp auto , un gros 4x4 , on aura un gros chevrolet Tahoe avec 3200 miles au compteur.
La météo , la météo est très changeante en Alaska , on peut commencer la journée sous la pluie et le brouillard pour continuer en tshirt et finir avec le polar. Parfois d'une vallée à l'autre cela change et les prévisions à la tv ou net ne sont pas exceptionnelles , dans l'ensemble à part le dernier jour , la météo sera de notre côté et ne pertubera pas trop le voyage .
Les prix , si la nourriture dans les supermarchés ou les vetements dans anchorage sont au prix des usa , les resto et autres sont assez chers , en quelques semaines d'été ils doivent être rentable.
Le trajet Anchorage Valdez Fairbanks Denali Girdwood Homer Seward Anchorage
trois mille cinq cents km au compteur .
les habits recommandés à mon sens , le tshirt longue manche (moustiques) , le pull , la veste imperméable respirante et le pantalon de pluie respirant , le pantalon normal
température de 15 à 22 ° , mais sur l'eau ou près des glaciers ça descent vite surtout avec un peu de vent si le soleil n'est pas au rendez-vous
Jour 1 Anchorage matin Eagle park , balade sympa , premier ours et orignaux mais en final pas spécialement dépaysante
après midi Coastal park, plus intéressant que le précedant , de nombreux orignaux sont présents
attention les orignaux sont responsables de plus d'accidents que les ours en alaska, ils chargent et ils piétinnent
en soirée , ben oui le soleil se couchent à minuit donc on fait de très longues journées , et comme le soleil se lèvent vers 3h30 j'ai dû acheter un masque pour dormir plus longtemps.
Le vol : Amsterdam -Reykjavik-Anchorage vol réservé en septembre de l'année dernière à 700euros durée du vol 12h avec une escale de 2h , rien à redire d'islandair sauf qu'il faut acheter la nourriture à bord , pour nous vu le prix pas un problème pour ceux qui ont payé 1400euros le dernier prix trouvé avant le départ sur internet , pas top. FIlm en anglais seulement et gros problème au retour nos valises étaient détrempées , et c'était seulement à l'escale de reykjavik qu'il pleuvait. Voiture réservée à Anchorage chez Hertz par l'intermédiaire de Bsp auto , un gros 4x4 , on aura un gros chevrolet Tahoe avec 3200 miles au compteur.
La météo , la météo est très changeante en Alaska , on peut commencer la journée sous la pluie et le brouillard pour continuer en tshirt et finir avec le polar. Parfois d'une vallée à l'autre cela change et les prévisions à la tv ou net ne sont pas exceptionnelles , dans l'ensemble à part le dernier jour , la météo sera de notre côté et ne pertubera pas trop le voyage .
Les prix , si la nourriture dans les supermarchés ou les vetements dans anchorage sont au prix des usa , les resto et autres sont assez chers , en quelques semaines d'été ils doivent être rentable.
Le trajet Anchorage Valdez Fairbanks Denali Girdwood Homer Seward Anchorage
trois mille cinq cents km au compteur .
les habits recommandés à mon sens , le tshirt longue manche (moustiques) , le pull , la veste imperméable respirante et le pantalon de pluie respirant , le pantalon normal
température de 15 à 22 ° , mais sur l'eau ou près des glaciers ça descent vite surtout avec un peu de vent si le soleil n'est pas au rendez-vous
Jour 1 Anchorage matin Eagle park , balade sympa , premier ours et orignaux mais en final pas spécialement dépaysante
après midi Coastal park, plus intéressant que le précedant , de nombreux orignaux sont présents
attention les orignaux sont responsables de plus d'accidents que les ours en alaska, ils chargent et ils piétinnent
en soirée , ben oui le soleil se couchent à minuit donc on fait de très longues journées , et comme le soleil se lèvent vers 3h30 j'ai dû acheter un masque pour dormir plus longtemps.
bien beau voyage (effectué du 6 au 23 juin) 🙂
début difficile.17 heures d'avion + 10 heures de décallage horaire.anchorage grande ville avec beaucoup de circulation.pas top quand on a un plan peu précis et pas conduit depuis fort longtemps.j'arrive quand même à trouver le parking wood où j'avais réservé une chambre pour la nuit. 2è jour:achat de cartes au public land (on y passe de superbes documentaires), produits moustiques au magasin outdoor de la 5è avenue.le responsable (très sympa), n'ayant pas ma cartouche de gaz, téléphone et m'envoie chez REI.le plein de vivres au grand supermarché, tout est prêt pour commencer l'aventure avec ma dodge caliber et mon matériel de camping 😎 (2 nuits au centennial campground)
lundi 09 - direction seward.superbe vue le long de la côte (arrêt au beluga point).un papy en autostop (d'habitude, c'est le contraire).arrivée dans la ville et vu le froid (ayant eu des gelures aux mains par le passé), je préfère prendre deux nuits au marina hôtel. 3 heures de kayak le lendemain le long de resurection bay avant d'aller faire un tour au sealife center (centre de soin et aquarium) mercredi 11 - départ de seward avec arrêt en chemin au dog sled pour un petit tour de chiens de traineaux (et visite des nouveaux nés, chiots et la future maman).arrivé à cooper landing au kenai riverside campground (2 nuits) le lendemain, petite rando au resurection pass trail jusqu'au juneau falls.
vendredi 13 - direction anchorage pour un peu de hiking au flattop (superbe vue à 360 degrés). camping RV (où on accepte quelques tentes) ship creek landing pas très loin de downtown le long de la voie ferrée.j'en profite pour faire une machine. samedi 14 - un ourson qui se ballade dans le camping juste devant moi 🙂 (j'ai été un peu lent pour la photo)
dimanche 15 - départ pour le denali state park.re auto stoppeurs (des natifs ce coup ci) byers lake campground, superbe.(confort minimum par contre) hiking le lendemain avec une vue sur le denali 😎
mardi 17 - départ pour le south rolly lake. une rando au passage, toujours au denali state park, écourtée du fait du terrain, impraticable. une douche au passage (tarif non campeur) au Rv de talkeetna. le lendemain kayak + red shirt trail (2é ourson en ballade dans le camping).
jeudi 19 - etlukna lake campground. tour du lac (20 km).dommage, j'ai manqué de temps pour continuer la marche jusqu'au glacier vendredi 20 - hiking au twin peak pass.
samedi 21 - retour à anchorage pour mon dernier week end 😕 j'en ai prodité pour faire quelques bars, de bons repas et faire une petite visite au zoo d'alaska (animaux blessés ou orphelins).
lundi 23 - dodo dans la voiture avant de la rapporter chez alamo, à l'aéroport.
en définitive, quelques regrêts au niveau de la faune.2 oursons (surement orphelins), 2 élans qui traversent la route, quelques balt eagles et pas mal d'écureuils. (ça ne me branchait pas vraiment la journée en shuttle au denali national et la croisière de 8 heures dans les fjords de kenai, même on est sur de voir toute la faune avec ces excursions) des paysages magnifiques, un grande boufée d'oxygène loin de tout 🙂 un voyage différent personnellement (plutôt habitué à transporter mes 15 kilos à pieds).mais sans la voiture, ça me parraissait un peu trop galère ce coup ci (transport-froid etc...), cela dit, j'ai bien apprécié conduire sur les grandes routes américaines surtout avec un traffic plutôt réduit. bonne période le mois de juin.pareil pour les moustiques (pas trop été dérangé) mouches et cie inexistantes. les gens très sympas (même si apparemment, il faut rester prudent.on entend souvent les sirènes de police à anchorage)
conclusion j'y retournerai c'est certain 😎
(sinon, pour le reste des photos, je mettrai ça sur un blog prochainement)
début difficile.17 heures d'avion + 10 heures de décallage horaire.anchorage grande ville avec beaucoup de circulation.pas top quand on a un plan peu précis et pas conduit depuis fort longtemps.j'arrive quand même à trouver le parking wood où j'avais réservé une chambre pour la nuit. 2è jour:achat de cartes au public land (on y passe de superbes documentaires), produits moustiques au magasin outdoor de la 5è avenue.le responsable (très sympa), n'ayant pas ma cartouche de gaz, téléphone et m'envoie chez REI.le plein de vivres au grand supermarché, tout est prêt pour commencer l'aventure avec ma dodge caliber et mon matériel de camping 😎 (2 nuits au centennial campground)
lundi 09 - direction seward.superbe vue le long de la côte (arrêt au beluga point).un papy en autostop (d'habitude, c'est le contraire).arrivée dans la ville et vu le froid (ayant eu des gelures aux mains par le passé), je préfère prendre deux nuits au marina hôtel. 3 heures de kayak le lendemain le long de resurection bay avant d'aller faire un tour au sealife center (centre de soin et aquarium) mercredi 11 - départ de seward avec arrêt en chemin au dog sled pour un petit tour de chiens de traineaux (et visite des nouveaux nés, chiots et la future maman).arrivé à cooper landing au kenai riverside campground (2 nuits) le lendemain, petite rando au resurection pass trail jusqu'au juneau falls.
vendredi 13 - direction anchorage pour un peu de hiking au flattop (superbe vue à 360 degrés). camping RV (où on accepte quelques tentes) ship creek landing pas très loin de downtown le long de la voie ferrée.j'en profite pour faire une machine. samedi 14 - un ourson qui se ballade dans le camping juste devant moi 🙂 (j'ai été un peu lent pour la photo)
dimanche 15 - départ pour le denali state park.re auto stoppeurs (des natifs ce coup ci) byers lake campground, superbe.(confort minimum par contre) hiking le lendemain avec une vue sur le denali 😎
mardi 17 - départ pour le south rolly lake. une rando au passage, toujours au denali state park, écourtée du fait du terrain, impraticable. une douche au passage (tarif non campeur) au Rv de talkeetna. le lendemain kayak + red shirt trail (2é ourson en ballade dans le camping).
jeudi 19 - etlukna lake campground. tour du lac (20 km).dommage, j'ai manqué de temps pour continuer la marche jusqu'au glacier vendredi 20 - hiking au twin peak pass.
samedi 21 - retour à anchorage pour mon dernier week end 😕 j'en ai prodité pour faire quelques bars, de bons repas et faire une petite visite au zoo d'alaska (animaux blessés ou orphelins).
lundi 23 - dodo dans la voiture avant de la rapporter chez alamo, à l'aéroport.
en définitive, quelques regrêts au niveau de la faune.2 oursons (surement orphelins), 2 élans qui traversent la route, quelques balt eagles et pas mal d'écureuils. (ça ne me branchait pas vraiment la journée en shuttle au denali national et la croisière de 8 heures dans les fjords de kenai, même on est sur de voir toute la faune avec ces excursions) des paysages magnifiques, un grande boufée d'oxygène loin de tout 🙂 un voyage différent personnellement (plutôt habitué à transporter mes 15 kilos à pieds).mais sans la voiture, ça me parraissait un peu trop galère ce coup ci (transport-froid etc...), cela dit, j'ai bien apprécié conduire sur les grandes routes américaines surtout avec un traffic plutôt réduit. bonne période le mois de juin.pareil pour les moustiques (pas trop été dérangé) mouches et cie inexistantes. les gens très sympas (même si apparemment, il faut rester prudent.on entend souvent les sirènes de police à anchorage)
conclusion j'y retournerai c'est certain 😎
(sinon, pour le reste des photos, je mettrai ça sur un blog prochainement)
Bonjour,
Nous désirons faire un road trip Alaska Yukon au mois de juin prochain.
Nous possédons un westfalia. Mon chum retraité partira du Québec seul jusqu'à Vancouver.
Puisque je travaille, j'irai le rejoindre à Vancouver en avion.
Nous commençons à planifier un circuit. Durée 5 semaines. Destination: Alaska-Yukon. Retour Vancouver puisque je reviendrai seule en avion.
Est-ce possible de faire une boucle? Le point le plus au nord serait Fairbanks. Nous sommes des amants de la nature sauvage.
Est-ce que la route de Vancouver à Whitehorse en vaut la peine?
Vancouver est-elle la meilleure destination pour notre point de rencontre?
Merci de nous éclairer😏
Nous désirons faire un road trip Alaska Yukon au mois de juin prochain.
Nous possédons un westfalia. Mon chum retraité partira du Québec seul jusqu'à Vancouver.
Puisque je travaille, j'irai le rejoindre à Vancouver en avion.
Nous commençons à planifier un circuit. Durée 5 semaines. Destination: Alaska-Yukon. Retour Vancouver puisque je reviendrai seule en avion.
Est-ce possible de faire une boucle? Le point le plus au nord serait Fairbanks. Nous sommes des amants de la nature sauvage.
Est-ce que la route de Vancouver à Whitehorse en vaut la peine?
Vancouver est-elle la meilleure destination pour notre point de rencontre?
Merci de nous éclairer😏
De retour sur VF après plusieurs mois d'errance entre un road-trip en Afrique du Sud, un contrat en Guadeloupe, un voyage en Tanzanie et un déménagement surprise en Guyane... Je commence, enfin et parallèlement à la préparation de notre prochain voyage en Patagonie, le récit de notre voyage de 3 semaines en Alaska réalisé en Juillet 2018. 🙂
C'est un voyage que nous avons organisé 6 mois en avance.
Après deux longs voyages en Afrique australe nous aurions adoré remettre ça, mais cette année je ne pouvais pas partir plus de 3 semaines et nous nous sommes laissés dire que ce serait bien aussi de voir autre chose et de visiter de nouveaux continents. Qu'a cela ne tienne !
Passionnés de faune sauvage et de grands espaces nous n'avons pas mit longtemps à nous décider et c'est tout naturellement vers le 49ème état des Etats Unis que nous nous sommes tournés. L'Alaska ! L'Alaska et sa faune exceptionnelle qui font rêver bien des amoureux de nature.
Nous avons rapidement prit nos billets d'avions pour Anchorage et en avons profiter pour organiser une escale de 2 jours en Islande afin de visiter la péninsule de Reykjanes que nous n'avions pas pu explorer l'année passée pour cause de tempête de neige.
Nous avons décidé de partir en Juillet plutot qu'en Aout car c'est la période qui semblait la plus sèche (tout est relatif) et la plus propice à l'observation des célèbres grizzlys.
En entamant la préparation de notre voyage, nous nous sommes vite rendu compte qu'organiser un road-trip en Alaska serait très différent de ce que nous connaissions.
Tout d'abord l'Alaska est une destination réputée pour être peu abordable, les locations de voitures via les agences internationales habituelles sont très chères, il y a peu de solution d’hébergement donc il faut réserver longtemps en avance et le rapport qualité prix varie entre mauvais et moyen.
En somme, la façon la plus simple d'y voyager est de louer un camping-car, ce qui n'est pas donné non plus.
En 2017 nous nous étions vraiment beaucoup investis dans l'organisation de notre road-trip de 2 mois en Afrique australe que nous avions commencé à préparer presque 1 an en avance. Cette année nous ne voulions pas nous prendre la tête, nous louerons donc un gros SUV et dormirons dedans pendant 3 semaines comme nous l'avions fait lors de notre tour d'Islande.
C'est une option qui peut paraitre peu confortable mais nous aimons beaucoup la liberté qu'elle offre et cela permet de faire de grosses économies sur l'hébergement pour pouvoir faire plus d'activités ou simplement partir plus longtemps...
Nous nous sommes dépechés de louer un Hyundai Sante Fe (or similar) à Alamo via Happytour et de réserver une journée de bear watching (activité phare et très chère qui s'organise des mois en avance).
Puis, pour des raisons d'hygiènes et de repos obligatoire, nous nous sommes également offert 4 nuits en dur et nous avons acheté quelques guide de voyage, dont The Millepost pour attendre patiemment (ou pas) le jour du départ. 🙂
Au final le seul impératif de notre road-trip était d’être à Homer le 14 Juillet pour le bear watching à Katmai NP et c'est autour de cette date que nous avons élaboré notre programme.
J1 (03/07/18) : Islande, Blue Lagoon
J2 (04/07/18) : Islande, Péninsule de Reykjanes, Reykjavic -> Anchorage
J3 (05/07/18) : Anchorage -> Denali NP
J4 (06/07/18) : Denali NP
J5 (07/07/18) : Denali NP
J6 (08/08/18) : Denali NP
J7 (09/07/18) : Denali NP -> Talkeetna
J8 (10/07/18) : Talkeetna -> Anchorage
J9 (11/07/18) : Anchorage -> Girdwood
J10 (12/07/18) : Girdwood -> Russian River
J11 (13/0718) : Russian River -> Homer
J12 (14/07/18) : Brooks Falls - Katmai NP
J13 (15/07/18) : Homer - Kachemak Bay
J14 (16/07/18) : Homer -> Seward
J15 (17/07/18) : Seward
J16 (18/07/18) : Seward -> Whittiez
J17 (19/07/18) : Whittier -> Valdez
J18 (20/07/18) : Valdez
J19 (21/07/18) : Valdez -> Kenicott
J20 (22/07/18) : Kenicott
J21 (23/07/18) : Kenicott -> Anchorage
J22 (24/07/18) : Départ à 8h pour moi destination Pointe à Pitre et à 16h pour Alison destination Paris.
N'ayant que 19 jours sur place, nous avons fait le choix de nous concentrer sur l'Alaska "continentale" en particulier la très belle péninsule de Kenai et le Denali NP qui était une des principales raisons de notre voyage. 🙂 Le Yukon, et l'Alaska maritime seront donc les destinations de prochains voyages, si la vie le permet !
Le cout total de ce voyage a été d'environ 9000€ à deux et je détaillerai nos différentes dépenses à la fin de ce carnet.
Après ce petit texte d'introduction dont tout le monde se fout, place au récit et aux photos !! 😎

C'est un voyage que nous avons organisé 6 mois en avance.
Après deux longs voyages en Afrique australe nous aurions adoré remettre ça, mais cette année je ne pouvais pas partir plus de 3 semaines et nous nous sommes laissés dire que ce serait bien aussi de voir autre chose et de visiter de nouveaux continents. Qu'a cela ne tienne !
Passionnés de faune sauvage et de grands espaces nous n'avons pas mit longtemps à nous décider et c'est tout naturellement vers le 49ème état des Etats Unis que nous nous sommes tournés. L'Alaska ! L'Alaska et sa faune exceptionnelle qui font rêver bien des amoureux de nature.
Nous avons rapidement prit nos billets d'avions pour Anchorage et en avons profiter pour organiser une escale de 2 jours en Islande afin de visiter la péninsule de Reykjanes que nous n'avions pas pu explorer l'année passée pour cause de tempête de neige.
Nous avons décidé de partir en Juillet plutot qu'en Aout car c'est la période qui semblait la plus sèche (tout est relatif) et la plus propice à l'observation des célèbres grizzlys.
En entamant la préparation de notre voyage, nous nous sommes vite rendu compte qu'organiser un road-trip en Alaska serait très différent de ce que nous connaissions.
Tout d'abord l'Alaska est une destination réputée pour être peu abordable, les locations de voitures via les agences internationales habituelles sont très chères, il y a peu de solution d’hébergement donc il faut réserver longtemps en avance et le rapport qualité prix varie entre mauvais et moyen.
En somme, la façon la plus simple d'y voyager est de louer un camping-car, ce qui n'est pas donné non plus.
En 2017 nous nous étions vraiment beaucoup investis dans l'organisation de notre road-trip de 2 mois en Afrique australe que nous avions commencé à préparer presque 1 an en avance. Cette année nous ne voulions pas nous prendre la tête, nous louerons donc un gros SUV et dormirons dedans pendant 3 semaines comme nous l'avions fait lors de notre tour d'Islande.
C'est une option qui peut paraitre peu confortable mais nous aimons beaucoup la liberté qu'elle offre et cela permet de faire de grosses économies sur l'hébergement pour pouvoir faire plus d'activités ou simplement partir plus longtemps...
Nous nous sommes dépechés de louer un Hyundai Sante Fe (or similar) à Alamo via Happytour et de réserver une journée de bear watching (activité phare et très chère qui s'organise des mois en avance).
Puis, pour des raisons d'hygiènes et de repos obligatoire, nous nous sommes également offert 4 nuits en dur et nous avons acheté quelques guide de voyage, dont The Millepost pour attendre patiemment (ou pas) le jour du départ. 🙂
Au final le seul impératif de notre road-trip était d’être à Homer le 14 Juillet pour le bear watching à Katmai NP et c'est autour de cette date que nous avons élaboré notre programme.
J1 (03/07/18) : Islande, Blue Lagoon
J2 (04/07/18) : Islande, Péninsule de Reykjanes, Reykjavic -> Anchorage
J3 (05/07/18) : Anchorage -> Denali NP
J4 (06/07/18) : Denali NP
J5 (07/07/18) : Denali NP
J6 (08/08/18) : Denali NP
J7 (09/07/18) : Denali NP -> Talkeetna
J8 (10/07/18) : Talkeetna -> Anchorage
J9 (11/07/18) : Anchorage -> Girdwood
J10 (12/07/18) : Girdwood -> Russian River
J11 (13/0718) : Russian River -> Homer
J12 (14/07/18) : Brooks Falls - Katmai NP
J13 (15/07/18) : Homer - Kachemak Bay
J14 (16/07/18) : Homer -> Seward
J15 (17/07/18) : Seward
J16 (18/07/18) : Seward -> Whittiez
J17 (19/07/18) : Whittier -> Valdez
J18 (20/07/18) : Valdez
J19 (21/07/18) : Valdez -> Kenicott
J20 (22/07/18) : Kenicott
J21 (23/07/18) : Kenicott -> Anchorage
J22 (24/07/18) : Départ à 8h pour moi destination Pointe à Pitre et à 16h pour Alison destination Paris.
N'ayant que 19 jours sur place, nous avons fait le choix de nous concentrer sur l'Alaska "continentale" en particulier la très belle péninsule de Kenai et le Denali NP qui était une des principales raisons de notre voyage. 🙂 Le Yukon, et l'Alaska maritime seront donc les destinations de prochains voyages, si la vie le permet !
Le cout total de ce voyage a été d'environ 9000€ à deux et je détaillerai nos différentes dépenses à la fin de ce carnet.
Après ce petit texte d'introduction dont tout le monde se fout, place au récit et aux photos !! 😎

Bonjour à tous,
Après avoir effectué un magnifique road-trip dans l'ouest canadien en juin 2016 et après avoir sélectionné la Mongolie pour notre road-trip de l'été 2017 en juillet prochain, nous nous intéressons à présent à notre destination pour l'été 2018 : l'Alaska ! 🙂 Trois semaines en juin 2018. Fans de grands espaces et de nature, cet endroit du globe nous a toujours fait rêver et nous nous sommes dit qu'il serait temps de sauter le pas.
Certes c'est encore loin, mais au vue des nombreux carnets de voyages que nous avons lu sur cette destination, une chose est souvent revenu : s'y prendre le plus tôt possible surtout à cause des prix qui peuvent vite exploser.
Notre but est donc de commencer les réservations pour ce trip en aout 2017, soit après notre retour de Mongolie. Les réservations seront donc effectué 10 mois avant le départ ce qui, nous pensons, est pas mal pour avoir des prix plus intéressants.
Étant donné que les hébergements sur place sont bien souvent hors de prix, nous souhaitons réaliser ce voyage en louant un genre de truck camper ou même un van aménagé. Le fait de ne pas avoir de douche à l'intérieur ne nous dérange pas, car nous avons vu qu'il était possible de se doucher dans les stations services ou encore dans les nombreux "campground" présents un peu partout. Le coté un peu "roots" ne nous fait pas peur.
Au début, nous voulions arriver et repartir d'Anchorage avec la compagnie Condor qui propose les tarifs les moins chères cependant les prix des van ou truck camper pour 3 semaines au départ d'Anchorage, nous ont fait bondir! On a souvent lu par exemple que Go North permettait d'aller sur les routes de graviers mais entre la taxe du pays, le kilométrage illimité, l'assurance, le GPS etc cela nous revenait à plus de 6000€ pour 2 personnes ce qui nous a clairement fait halluciné! Le seul loueur que nous avons trouvé qui propose des prix corrects à Anchorage est Northwest Van Campers. Ce dernier autorise également les routes de gravier mais ce qui nous dérange ici c'est qu'il y a dans l'ensemble très peu d'avis. On ne sait donc pas trop ce qu'il vaut, surtout que c'est une toute petite entreprise. Si certains sont déjà passés ce loueur, n'hésitez pas à nous donner votre retour d'expérience. 🙂
Nous avons donc trouvé une autre option pour avoir des prix plus avantageux : louer notre camion aménagé à Whitehorse au Canada (dans le Yukon) ville située à un peu plus de 5h de la frontière de l'Alaska en passant par la Alaska Highway. D'après nos recherches c'est Authentik Canada qui semble proposer les prix les plus intéressants et si vous réservez bien à l'avance, les frais de kilométrage illimité et le passage de la frontière aux USA sont offerts. En gros, pour tout compris (GPS, assurance etc) cela nous reviendrait pour un petit camion aménagé à environ 4000€ les 3 semaines (soit 2000€ mois chère qu'en Alaska). Bien sur ici, si vous avez des meilleurs plans nous sommes preneur d'infos 😎
Voici donc le parcours que nous nous sommes pour le moment fixé, ce dernier peut bien évidemment encore changer. Vos impressions, bons plans, avis, choses à voir en plus de celles mentionnées sont donc les bienvenus 🙂 Sachez avant de lire la suite que nous recherchons principalement le coté nature (montagne, lacs, glaciers etc) les randonnées, des sports pour voir la "wildlife". Nous adorons également les routes panoramiques : rouler, s'arrêter, profiter du moment pour prendre une photo, reprendre la route sont des choses qui nous tiennent particulièrement à cœur. Rouler une journée entière ne nous fait donc pas peur. Lors des journées de routes on se réveille en général très tôt pour arriver au plus tôt à notre future étape. Bien que nous arriverons et repartirons à Whitehorse, notre but à travers ce trip est de privilégier l'Alaska et non le Yukon car pour nous, en 3 semaines, difficile d'allier les 2 tant il y de choses à voir de chaque coté.
Jour 1 :
- Vol Paris/Whitehorse avec la compagnie Lufthansa pour environ 1000€/pers (ici le prix ne change pas trop par rapport à un vol Paris/Anchorage avec la compagnie Condor). Durée totale du voyage 22h avec deux escales, une à Francfort et une autre à Vancouver. Tout les vols Paris/Whitehorse avec Lufthansa arrive à Whitehorse à 23h06 heure locale. Connaissez vous ici des compagnies aériennes plus avantageuses?
- Nuit à Whitehorse
Jour 2 :
- Petit tour à Whitehorse le matin
- Récupération du camion aménagé à 15h
- Route de Whitehorse jusqu'à Beaver Creek (Yukon à la frontière) sur la Alaska Highway (5h et 446km). Savez vous si il y a des incontournables rapides à voir sur cette partie de la Alaska Highway?
- Nuit à Beaver Ceek
Jour 3 : - Route de Beaver Creek à Mc Carthy dans le Wrangell-St. Elias National Park (7h40 et 600km). Google map indique 2h pour faire la fameuse route de gravier entre Chitina et McCarthy. Pour ceux qui l'auraient déjà empruntée, combien de temps avez vous mis?
- Nuit à McCarthy sur la parking à l'entrée, nous avons lu qu'aucun véhicule n'était autorisé dans le village.
Jour 4 :
- Excursion à la journée sur le glacier Kennicott avec un guide. Pour ceux qui l'auraient déjà faite, savez vous si les crampons sont prêtés ?
- Fin de journée à visiter le village- Nuit sur place
Jour 5 :
- Route de McCarthy jusqu'à Valdez (4h15 et 290km)
- Différents arrêts sur la route : Worthington Glacier, Bridal Veil Falls Trail, Keyston Canyon, Horsetail falls
- Une fois arrivés sur Valdez : Solomon Gulch Trail (en espérant ici voir les ours chassez le saumon), petite pause au Valdez Glacier lake et à Crooked Creek
- Nuit à Valdez
Jour 6 :
- Journée en kayak avec l'organisme Anadyr Adventure pour aller voir le Columbia Glacier. Des avis pour ceux qui l'auraient déjà fait? C'est vrai que le prix est assez chère mais nous avons l'impression que c'est un peu monnaie courante en Alaska pour les activités...
- Nuit à Vadez
Jour 7 :
- Route de Valdez à Anchorage (5h10 et 480km)
- Nombreux arrêts en route : Matanuska Glacier, Lion's Head Trail, Eklutna Village, Thunderbird Falls trail, Eklutna Lake, Artic Scenic Road
- Si nous avons le temps : Eagle Center River avec le Rodak Trail et le Albert Loop Trail
- Nuit à Anchorage. Si vous connaissez ici un endroit au calme aux alentours de la ville pour passer la nuit, nous sommes preneur d'infos.
Jour 8 :
Journée sur Anchorage et ses alentours :- Le matin : Flattop Mountain Trail avec sa vue sur Anchorage
- L'après-midi : location de vélo pour faire le Tony Knowles Coastal Trail (28km)
- Si non fait la veille et si il nous reste du temps : Eagle Center River avec le Rodak Trail et le Albert Loop Trail
- Nuit à Anchorage
Jour 9 :
- Route d'Anchorage à Alyeska (50min et 65km)
- Journée Crow Pass Trail pour aller voir le Crystal lake et le Raven Glacier dans le Chugach State Park
- Nuit dans les alentours
Jour 10 :
- Route d'Alyeska jusqu'à Portage lake (30 min et 33km)
- Randonnée Byron Glacier
- Portage Pass Trail pour aller voir le Glacier Portage
- Nuit à Whittier (20min plus loin)
Jour 11 :
Ici nous sommes partagés, on hésite entre deux croisières dans le fjord Prince William.
Nous avons en tête celle des 26 glaciers qui apparemment est mythique et la Glacier Quest Cruise Cependant le point qui nous déplait c'est le fait de se retrouver une journée entière dans un bateau avec 300 personnes... ça fait un peu le truc attrape touriste qu'en pensez vous? Une des ces croisières vaut elle vraiment le coup?
- A la fin de la croisière (ou à 16h45 ou à 17h30 selon celle qu'on choisira si croisière il y a) route jusqu'au Skilak Lake ou nous passerons la nuit (1h50 et 135km)
Jour 12 :
- Route jusqu'à Homer (2h11 et 165km)
- A 10h30 croisière jusqu'à Seldovia en passant par Gull Island et ses 15000 oiseaux (nous aurions préféré aller voir les ours dans le Katmai mais la vue du prix nous a vite fait revenir à la réalité 😕)
- Retour à 17h30, balade à Homer Spit et Diamond Creek Trail pour atteindre la plage.
Jour 13 :
- Route Homer jusqu'à Seward (3h15 et 170 km) avec plusieurs arrêts : Kenai et son estuaire pour tenter d'observer les caribous, passage à nouveau au Skilak lake pour tenter de voir des animaux, Rainbow lake trail, Carter lake trail
- Nuit à Seward
Jour 14 :
- Harding Icefield trail sur le Exit Glacier (rando à la journée) Quels sont vos impressions sur ce trail? Est il vraiment difficile?
- Nuit à Seward
Jour 15 :
- Croisière Glacier and Whale Watching dans le Kenai Fjord National Park à la journée. Ici nous souhaitons privilégier un organisme à taille humaine (6 personnes par bateau) avec l'organisme Northern Latitude Adventure ou les avis ont l'air d'être tous excellents.
- Nuit à Seward
Jour 16 :
- Journée randonnée à Lost Lake
- Nuit à Seward
Jour 17 :
- Route de Seward à Hatcher Pass (3h22 et 292km)
- Journée dans les alentours : Scenic drive, Summit lake, Hatch Peak & April bow trail etc
- Nuit dans les alentours
Jour 18 :
- Route jusqu'au Denali National Park (3h45 et 315km) : sur la route petite pause à Talkeetna et à Healy (pour prendre une photo avec le bus d'Into the Wild).
- Une fois arrivés à McKinley Park : horseshoe lake trail
- Nuit sur place
Jour 19 et 20 :
- Deux jours dans le Denali National Park avec la navette à vadrouiller. Nous avons lu ici que la navette était pour la plupart du temps une contrainte, si jamais le temps est défavorable nous pensons n'y rester qu'une seule journée.
- Nuit sur place
Sur les 3 derniers jours nous avons envie de profiter de la route et de ses beaux panoramas, les arrêts nuits que nous avons indiqué par la suite sont susceptible de changer en fonction de si on a un coup de coeur pour un endroit ou non on va dire que c'est la partie du voyage qui va se faire le plus au feeling.
Jour 21 :
Journée sur la Denali Highway (route de gravier) de Cantwell à Paxson (217 km avec vitesse entre 33 et 55 mph soit entre 50 et 80km/h) Pour ceux qui auraient empruntés cette route est elle vraiment en mauvaise état? Combien de temps avez vous mis pour la faire?
Une fois arrivés à Paxson, nous souhaitons rejoindre les alentours de Tok (3h et 300km) pour y passer la nuit, nous remonterons donc la Richardons Highway jusqu'à Delta Jonction et nous reprendrons la Alaska Highway jusqu'à Tok (pour ainsi éviter de prendre la même route qu'à l'allée)- Nuit aux alentours de Tok Jour 22 : Grosse journée de route de Tok à Whitehorse en passant par Dawson City en prenant la Top of the World Highway. Pour ceux qui connaissent cette route, vos avis? En combien de temps l'avez vous faites? Vaut elle vraiment le coup? Pause déjeuner le midi à Dawson City (nous avons lu que cette ville est sans plus) et reprise de la route jusqu'à Whitehorse (5h30 et 533km)
- Nuit à Whitehorse ou sur la route en fonction de l'état de fatigue.
Jour 23 :
Se fera ou sur la route en fonction de la ou on se trouve ou sur Whitehorse
Si vous avez ici des spots incontournables à voir sur la route entre Dawson et Whitehorse et même sur Whitehorse même nous sommes preneur d'infos 🙂
Jour 24 :
Fin du voyage - Retour en France
- Remise du camion aménagé à 8h
- Décollage à 12h10 avec la compagnie Lufthansa pour Paris avec les mêmes escales qu'à l'allée.
Vous connaissez à présent tout dans les moindres détails 🙂 Dernière petites questions, comment se passe le passage de la frontière? Cela prend t il du temps? Dans le Yukon, pour ceux qui connaissent, faut il passer plus de temps à Whitehorse ou Dawson City? (on parle ici de choses rapides à voir) Oups nous avons écrit un roman, merci à ceux qui ont été au bout et merci à tout ceux qui ont partagé leurs carnets, certains sont de vrais perles. Nous attendons avec impatience vos avis et conseils.
Après avoir effectué un magnifique road-trip dans l'ouest canadien en juin 2016 et après avoir sélectionné la Mongolie pour notre road-trip de l'été 2017 en juillet prochain, nous nous intéressons à présent à notre destination pour l'été 2018 : l'Alaska ! 🙂 Trois semaines en juin 2018. Fans de grands espaces et de nature, cet endroit du globe nous a toujours fait rêver et nous nous sommes dit qu'il serait temps de sauter le pas.
Certes c'est encore loin, mais au vue des nombreux carnets de voyages que nous avons lu sur cette destination, une chose est souvent revenu : s'y prendre le plus tôt possible surtout à cause des prix qui peuvent vite exploser.
Notre but est donc de commencer les réservations pour ce trip en aout 2017, soit après notre retour de Mongolie. Les réservations seront donc effectué 10 mois avant le départ ce qui, nous pensons, est pas mal pour avoir des prix plus intéressants.
Étant donné que les hébergements sur place sont bien souvent hors de prix, nous souhaitons réaliser ce voyage en louant un genre de truck camper ou même un van aménagé. Le fait de ne pas avoir de douche à l'intérieur ne nous dérange pas, car nous avons vu qu'il était possible de se doucher dans les stations services ou encore dans les nombreux "campground" présents un peu partout. Le coté un peu "roots" ne nous fait pas peur.
Au début, nous voulions arriver et repartir d'Anchorage avec la compagnie Condor qui propose les tarifs les moins chères cependant les prix des van ou truck camper pour 3 semaines au départ d'Anchorage, nous ont fait bondir! On a souvent lu par exemple que Go North permettait d'aller sur les routes de graviers mais entre la taxe du pays, le kilométrage illimité, l'assurance, le GPS etc cela nous revenait à plus de 6000€ pour 2 personnes ce qui nous a clairement fait halluciné! Le seul loueur que nous avons trouvé qui propose des prix corrects à Anchorage est Northwest Van Campers. Ce dernier autorise également les routes de gravier mais ce qui nous dérange ici c'est qu'il y a dans l'ensemble très peu d'avis. On ne sait donc pas trop ce qu'il vaut, surtout que c'est une toute petite entreprise. Si certains sont déjà passés ce loueur, n'hésitez pas à nous donner votre retour d'expérience. 🙂
Nous avons donc trouvé une autre option pour avoir des prix plus avantageux : louer notre camion aménagé à Whitehorse au Canada (dans le Yukon) ville située à un peu plus de 5h de la frontière de l'Alaska en passant par la Alaska Highway. D'après nos recherches c'est Authentik Canada qui semble proposer les prix les plus intéressants et si vous réservez bien à l'avance, les frais de kilométrage illimité et le passage de la frontière aux USA sont offerts. En gros, pour tout compris (GPS, assurance etc) cela nous reviendrait pour un petit camion aménagé à environ 4000€ les 3 semaines (soit 2000€ mois chère qu'en Alaska). Bien sur ici, si vous avez des meilleurs plans nous sommes preneur d'infos 😎
Voici donc le parcours que nous nous sommes pour le moment fixé, ce dernier peut bien évidemment encore changer. Vos impressions, bons plans, avis, choses à voir en plus de celles mentionnées sont donc les bienvenus 🙂 Sachez avant de lire la suite que nous recherchons principalement le coté nature (montagne, lacs, glaciers etc) les randonnées, des sports pour voir la "wildlife". Nous adorons également les routes panoramiques : rouler, s'arrêter, profiter du moment pour prendre une photo, reprendre la route sont des choses qui nous tiennent particulièrement à cœur. Rouler une journée entière ne nous fait donc pas peur. Lors des journées de routes on se réveille en général très tôt pour arriver au plus tôt à notre future étape. Bien que nous arriverons et repartirons à Whitehorse, notre but à travers ce trip est de privilégier l'Alaska et non le Yukon car pour nous, en 3 semaines, difficile d'allier les 2 tant il y de choses à voir de chaque coté.
Jour 1 :
- Vol Paris/Whitehorse avec la compagnie Lufthansa pour environ 1000€/pers (ici le prix ne change pas trop par rapport à un vol Paris/Anchorage avec la compagnie Condor). Durée totale du voyage 22h avec deux escales, une à Francfort et une autre à Vancouver. Tout les vols Paris/Whitehorse avec Lufthansa arrive à Whitehorse à 23h06 heure locale. Connaissez vous ici des compagnies aériennes plus avantageuses?
- Nuit à Whitehorse
Jour 2 :
- Petit tour à Whitehorse le matin
- Récupération du camion aménagé à 15h
- Route de Whitehorse jusqu'à Beaver Creek (Yukon à la frontière) sur la Alaska Highway (5h et 446km). Savez vous si il y a des incontournables rapides à voir sur cette partie de la Alaska Highway?
- Nuit à Beaver Ceek
Jour 3 : - Route de Beaver Creek à Mc Carthy dans le Wrangell-St. Elias National Park (7h40 et 600km). Google map indique 2h pour faire la fameuse route de gravier entre Chitina et McCarthy. Pour ceux qui l'auraient déjà empruntée, combien de temps avez vous mis?
- Nuit à McCarthy sur la parking à l'entrée, nous avons lu qu'aucun véhicule n'était autorisé dans le village.
Jour 4 :
- Excursion à la journée sur le glacier Kennicott avec un guide. Pour ceux qui l'auraient déjà faite, savez vous si les crampons sont prêtés ?
- Fin de journée à visiter le village- Nuit sur place
Jour 5 :
- Route de McCarthy jusqu'à Valdez (4h15 et 290km)
- Différents arrêts sur la route : Worthington Glacier, Bridal Veil Falls Trail, Keyston Canyon, Horsetail falls
- Une fois arrivés sur Valdez : Solomon Gulch Trail (en espérant ici voir les ours chassez le saumon), petite pause au Valdez Glacier lake et à Crooked Creek
- Nuit à Valdez
Jour 6 :
- Journée en kayak avec l'organisme Anadyr Adventure pour aller voir le Columbia Glacier. Des avis pour ceux qui l'auraient déjà fait? C'est vrai que le prix est assez chère mais nous avons l'impression que c'est un peu monnaie courante en Alaska pour les activités...
- Nuit à Vadez
Jour 7 :
- Route de Valdez à Anchorage (5h10 et 480km)
- Nombreux arrêts en route : Matanuska Glacier, Lion's Head Trail, Eklutna Village, Thunderbird Falls trail, Eklutna Lake, Artic Scenic Road
- Si nous avons le temps : Eagle Center River avec le Rodak Trail et le Albert Loop Trail
- Nuit à Anchorage. Si vous connaissez ici un endroit au calme aux alentours de la ville pour passer la nuit, nous sommes preneur d'infos.
Jour 8 :
Journée sur Anchorage et ses alentours :- Le matin : Flattop Mountain Trail avec sa vue sur Anchorage
- L'après-midi : location de vélo pour faire le Tony Knowles Coastal Trail (28km)
- Si non fait la veille et si il nous reste du temps : Eagle Center River avec le Rodak Trail et le Albert Loop Trail
- Nuit à Anchorage
Jour 9 :
- Route d'Anchorage à Alyeska (50min et 65km)
- Journée Crow Pass Trail pour aller voir le Crystal lake et le Raven Glacier dans le Chugach State Park
- Nuit dans les alentours
Jour 10 :
- Route d'Alyeska jusqu'à Portage lake (30 min et 33km)
- Randonnée Byron Glacier
- Portage Pass Trail pour aller voir le Glacier Portage
- Nuit à Whittier (20min plus loin)
Jour 11 :
Ici nous sommes partagés, on hésite entre deux croisières dans le fjord Prince William.
Nous avons en tête celle des 26 glaciers qui apparemment est mythique et la Glacier Quest Cruise Cependant le point qui nous déplait c'est le fait de se retrouver une journée entière dans un bateau avec 300 personnes... ça fait un peu le truc attrape touriste qu'en pensez vous? Une des ces croisières vaut elle vraiment le coup?
- A la fin de la croisière (ou à 16h45 ou à 17h30 selon celle qu'on choisira si croisière il y a) route jusqu'au Skilak Lake ou nous passerons la nuit (1h50 et 135km)
Jour 12 :
- Route jusqu'à Homer (2h11 et 165km)
- A 10h30 croisière jusqu'à Seldovia en passant par Gull Island et ses 15000 oiseaux (nous aurions préféré aller voir les ours dans le Katmai mais la vue du prix nous a vite fait revenir à la réalité 😕)
- Retour à 17h30, balade à Homer Spit et Diamond Creek Trail pour atteindre la plage.
Jour 13 :
- Route Homer jusqu'à Seward (3h15 et 170 km) avec plusieurs arrêts : Kenai et son estuaire pour tenter d'observer les caribous, passage à nouveau au Skilak lake pour tenter de voir des animaux, Rainbow lake trail, Carter lake trail
- Nuit à Seward
Jour 14 :
- Harding Icefield trail sur le Exit Glacier (rando à la journée) Quels sont vos impressions sur ce trail? Est il vraiment difficile?
- Nuit à Seward
Jour 15 :
- Croisière Glacier and Whale Watching dans le Kenai Fjord National Park à la journée. Ici nous souhaitons privilégier un organisme à taille humaine (6 personnes par bateau) avec l'organisme Northern Latitude Adventure ou les avis ont l'air d'être tous excellents.
- Nuit à Seward
Jour 16 :
- Journée randonnée à Lost Lake
- Nuit à Seward
Jour 17 :
- Route de Seward à Hatcher Pass (3h22 et 292km)
- Journée dans les alentours : Scenic drive, Summit lake, Hatch Peak & April bow trail etc
- Nuit dans les alentours
Jour 18 :
- Route jusqu'au Denali National Park (3h45 et 315km) : sur la route petite pause à Talkeetna et à Healy (pour prendre une photo avec le bus d'Into the Wild).
- Une fois arrivés à McKinley Park : horseshoe lake trail
- Nuit sur place
Jour 19 et 20 :
- Deux jours dans le Denali National Park avec la navette à vadrouiller. Nous avons lu ici que la navette était pour la plupart du temps une contrainte, si jamais le temps est défavorable nous pensons n'y rester qu'une seule journée.
- Nuit sur place
Sur les 3 derniers jours nous avons envie de profiter de la route et de ses beaux panoramas, les arrêts nuits que nous avons indiqué par la suite sont susceptible de changer en fonction de si on a un coup de coeur pour un endroit ou non on va dire que c'est la partie du voyage qui va se faire le plus au feeling.
Jour 21 :
Journée sur la Denali Highway (route de gravier) de Cantwell à Paxson (217 km avec vitesse entre 33 et 55 mph soit entre 50 et 80km/h) Pour ceux qui auraient empruntés cette route est elle vraiment en mauvaise état? Combien de temps avez vous mis pour la faire?
Une fois arrivés à Paxson, nous souhaitons rejoindre les alentours de Tok (3h et 300km) pour y passer la nuit, nous remonterons donc la Richardons Highway jusqu'à Delta Jonction et nous reprendrons la Alaska Highway jusqu'à Tok (pour ainsi éviter de prendre la même route qu'à l'allée)- Nuit aux alentours de Tok Jour 22 : Grosse journée de route de Tok à Whitehorse en passant par Dawson City en prenant la Top of the World Highway. Pour ceux qui connaissent cette route, vos avis? En combien de temps l'avez vous faites? Vaut elle vraiment le coup? Pause déjeuner le midi à Dawson City (nous avons lu que cette ville est sans plus) et reprise de la route jusqu'à Whitehorse (5h30 et 533km)
- Nuit à Whitehorse ou sur la route en fonction de l'état de fatigue.
Jour 23 :
Se fera ou sur la route en fonction de la ou on se trouve ou sur Whitehorse
Si vous avez ici des spots incontournables à voir sur la route entre Dawson et Whitehorse et même sur Whitehorse même nous sommes preneur d'infos 🙂
Jour 24 :
Fin du voyage - Retour en France
- Remise du camion aménagé à 8h
- Décollage à 12h10 avec la compagnie Lufthansa pour Paris avec les mêmes escales qu'à l'allée.
Vous connaissez à présent tout dans les moindres détails 🙂 Dernière petites questions, comment se passe le passage de la frontière? Cela prend t il du temps? Dans le Yukon, pour ceux qui connaissent, faut il passer plus de temps à Whitehorse ou Dawson City? (on parle ici de choses rapides à voir) Oups nous avons écrit un roman, merci à ceux qui ont été au bout et merci à tout ceux qui ont partagé leurs carnets, certains sont de vrais perles. Nous attendons avec impatience vos avis et conseils.
Bonjour!
J'ai le choix entre deux croisières qui partent toutes les deux de Vancouver
1) Vancouver, tracy Arm Fjord, Juneau, Skagway, Whitehorse (YK), Dawson City (YK), Tok (AK), Fairbanks (AK) et Denali National Park (1 jour), Anchorage. Bateau : Volendam, Holland America 2) Vancouver, Kethican, Juneau, Skagway, Glacier Bay (AK), Mont McKinley (AK), Denali National Park (2 jours), Anchorage. Bateau : Diamond Princess, Princess Cruises.
Les deux sont presque le même prix.
Je ne connais rien aux croisières, sauf une superbe que j'ai faite aux Iles de la Madeleine, il y a dix ans, donc n'ai aucun point de repère.
Mon dilemne : le Yukon, est à visiter et c'est dans notre pays! Me semble aussi beau que l'Alaska. Par contre, je ne suis pas certaine de la réputation de Holland America. AI entendu dire que Princess est encore mieux.
Merci de votre avis, c'est apprécié!
J'ai le choix entre deux croisières qui partent toutes les deux de Vancouver
1) Vancouver, tracy Arm Fjord, Juneau, Skagway, Whitehorse (YK), Dawson City (YK), Tok (AK), Fairbanks (AK) et Denali National Park (1 jour), Anchorage. Bateau : Volendam, Holland America 2) Vancouver, Kethican, Juneau, Skagway, Glacier Bay (AK), Mont McKinley (AK), Denali National Park (2 jours), Anchorage. Bateau : Diamond Princess, Princess Cruises.
Les deux sont presque le même prix.
Je ne connais rien aux croisières, sauf une superbe que j'ai faite aux Iles de la Madeleine, il y a dix ans, donc n'ai aucun point de repère.
Mon dilemne : le Yukon, est à visiter et c'est dans notre pays! Me semble aussi beau que l'Alaska. Par contre, je ne suis pas certaine de la réputation de Holland America. AI entendu dire que Princess est encore mieux.
Merci de votre avis, c'est apprécié!
Bonjour ,
Nous aurons besoin de louer en juin 2020 un véhicule pendant 3 jours , avant d'embarquer pour une croisière de 2 semaines de Seward à Vancouver au Canada . Il m'a semblé lire ici que les véhicules disponibles à Anchorage en saison touristique sont en nombre limité par rapport à la demande (est-ce toujours vrai en 2019/2020 ?) . Par ailleurs en ayant fait plusieurs simulations ces dernières semaines chez Hertz (véhicule pris à l'aéroport , et restitué en ville pas loin de l'hôtel Hilton où nous serons logés pour notre dernière nuit à terre) pour une catégorie C type Mazda 3 4-portes , j' obtiens des tarifs très fluctuants , et bien sûr qui évoluent à la hausse 🤪 ... Ma question : vaut-il mieux réserver sans plus attendre (mais ça revient à payer le service 8 mois avant , le tarif "payer + tard" étant encore + élevé) ? Ou bien , il ne faut pas s'affoler et attendre 1 mois avant le départ pour s'en occuper ? * accessoirement , est-il + sage de prendre l'assurance complémentaire proposée pour du "sans franchise" , à environ 20 €/jour ?
Merci 🙂
Nous aurons besoin de louer en juin 2020 un véhicule pendant 3 jours , avant d'embarquer pour une croisière de 2 semaines de Seward à Vancouver au Canada . Il m'a semblé lire ici que les véhicules disponibles à Anchorage en saison touristique sont en nombre limité par rapport à la demande (est-ce toujours vrai en 2019/2020 ?) . Par ailleurs en ayant fait plusieurs simulations ces dernières semaines chez Hertz (véhicule pris à l'aéroport , et restitué en ville pas loin de l'hôtel Hilton où nous serons logés pour notre dernière nuit à terre) pour une catégorie C type Mazda 3 4-portes , j' obtiens des tarifs très fluctuants , et bien sûr qui évoluent à la hausse 🤪 ... Ma question : vaut-il mieux réserver sans plus attendre (mais ça revient à payer le service 8 mois avant , le tarif "payer + tard" étant encore + élevé) ? Ou bien , il ne faut pas s'affoler et attendre 1 mois avant le départ pour s'en occuper ? * accessoirement , est-il + sage de prendre l'assurance complémentaire proposée pour du "sans franchise" , à environ 20 €/jour ?
Merci 🙂
DU 22 AU 30 MAI 2014
Plusieurs vidéos sont insérées dans le présent texte. Il suffit de cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo. Pour un meilleur résultat, il est préférable de les visionner directement sur YouTube en cliquant sur le lien suivant: ALASKA .
Depuis le temps que nous entendions parler de cette fameuse croisière en Alaska, c'était maintenant notre tour de s'y rendre en mai 2014. Toutes les personnes qui nous ont parlé de cette croisière sont revenues enchantées de leur expérience. Nous ne faisons pas exception à la règle. Notre voyage a été mémorable et les magnifiques paysages que nous avons pu découvrir tout le long de notre parcours resteront gravés à tout jamais dans notre mémoire.
ANCHORAGE
Nous sommes partis de Québec sur un vol d'Air Canada. Nous avions deux escales: une à Toronto et l'autre à Vancouver. De Vancouver à Anchorage, notre vol était opéré par Air Canada Rouge. Excellent service offert par un personnel bilingue à bord de tous ces vols .
Nous sommes arrivés en début d'après-midi à l'aéroport d'Anchorage. A notre arrivée, nous avions déjà le plaisir de découvrir une ville entourée de belle montagnes dont les sommets étaient encore recouverts d'une couche de neige. A la sortie de l'aéroport, nous avons été surpris par la chaleur qui y régnait.
Nous avions réservé une chambre à l'hôtel Super 8 Anchorage. Cet hôtel offre un service de navette entre l'hôtel et l'aéroport et il est situé à quelques kilomètres du centre-ville d'Anchorage. Cet établissement offre un excellent rapport qualité-prix. Le petit déjeuner continental est inclus et le service internet sans fil est gratuit. Le personnel de cet hôtel est remarquable et vraiment serviable.
Nous avons eu le plaisir d'apprendre que la navette était également offerte entre l'hôtel et la station de train d'Anchorage. Et oui, le lendemain matin, nous allions prendre le train en direction de Seward pour ensuite monter à bord du bateau de croisière Radiance of the Seas. Une belle aventure débutait pour nous!
Étant donné que nous ne restions qu'une seule journée à Anchorage, j'avais déjà fait une recherche afin de planifier certaines activités. Il faut dire que les journées sont longues à Anchorage. En mai, Anchorage bénéficie d'une vingtaine d'heures d'ensoleillement.
Nous sommes donc allés sur le toit du Easy Park situé au 420 B Street afin d'avoir une superbe vue de la ville et des montagnes qui l'entourent.
Par la suite, nous nous sommes dirigés chez Pablo Bicycle Rentals au 501 L Street. Nous avons loué chacun un vélo afin d'entreprendre une randonnée sur la "Tony Coastal Trail". Ce sentier, d'une longueur de 12 milles, débute au centre-ville d'Anchorage et se rend jusqu'à Kincaid.
Nous nous sommes rendus jusqu'au Point Woronzof afin d'avoir une vue panoramique de Cook Inlet, du Mont McKinley et de la ville d'Anchorage (Anchorage skyline). J'étais un peu inquiète car je savais que l'on pouvait rencontrer des aigles, des ours, des orignaux et autres acabits de ce genre le long de notre parcours. Cependant, nous n'en avons rencontré aucun. Il faut dire qu'il y avait beaucoup de monde sur ce sentier. Alors, les bêtes devaient se tenir à l'écart...
Nous avions également prévu d'assister à un visionnement de "Alaska Naturally", un documentaire sur les aurores boréales. Cependant, nous avons appris que les séances ne débutaient que le lendemain de notre arrivée.
Il y a également un zoo à Anchorage. Nous aurions bien aimé le visiter, mais nous avons manqué de temps.
Vers minuit, j'ai jeté un coup d'oeil par la fenêtre et il faisait encore clair dehors. C'est vraiment tout un avantage lorsque l'on songe que l'on a plus de temps pour les activités ainsi que l'entretien extérieur...
ANCHORAGE A SEWARD A BORD DU GOLDSTAR DOME TRAIN
Nous nous sommes levés tôt et avons pris la navette qui nous a amenés à la station de train. Lors de notre arrivée, on nous a avisé que nous devions porter nos valises à un dépôt de bagages. Ils seront directement acheminés à notre chambre.
Nous avions réservé deux sièges dans la section "GoldStar Dome" et nous n'avons pas regretté notre décision. Les sièges étaient confortables et il y avait de grandes baies vitrées qui nous permettaient d'avoir une excellente vue du spectaculaire panorama qui défilait devant nos yeux et nous avions accès à une plate-forme extérieure.
Évidemment, malgré tout le confort qu'offrait le GoldStar Dome Train, je suis demeurée sur cette plate-forme tout le long du trajet qui dure 4h20. Je ne voulais rien manquer du spectacle et j'étais prête à immortaliser toutes les images qui se présentaient devant moi à un rythme effarant.
D'ailleurs, je m'étais préparée en conséquence: habit de neige, tuque, cache-col, gants. Heureusement, car il faisait froid et la plupart des gens n'étaient pas vêtus convenablement et ne demeuraient que quelques instants sur la plate-forme.
Quelle chance nous avons eue! Une belle journée ensoleillée qui nous a permis de profiter au maximum de ce magnifique paysage.
Le trajet entre Anchorage et Seward est considéré par plusieurs comme étant le plus pittoresque de l'État. Après avoir traversé Anchorage, nous avons atteint le "Anchorage Coastal Wildlife Refuge". C'est un bon endroit pour repérer les oiseaux migrateurs, les orignaux, les chèvres de montagne, etc.
Lorsqu'un oiseau ou un animal était repéré, le train ralentissait ou s'arrêtait complètement afin que l'on puisse l'observer.
Nous avons ensuite poursuivi notre voyage le long de la Turnagain Arm, un plan d'eau avec la deuxième plus haute marée du monde à plus de 30 pieds.
Après avoir traversé Girdwood et Portage, le paysage s'est transformé et nous sommes passés dans une partie de la région la plus sauvage et primitive de l'Alaska: Spencer Glacier, Glacier Bartlettt et Grandview Pass.
En descendant vers Seward, nous avons longé le Kenai Lake, un long lac dont l'eau est de couleur bleue turquoise.
Et puis nous avons atteint Seward et avons aperçu notre bateau de croisière.
Le trajet s'est déroulé trop rapidement à mon goût. J'aurais aimé poursuivre notre route et découvrir encore et encore cette belle région.
Les mots ne suffisent pas lorsque vient le temps de décrire ce voyage à bord de ce train. Ce fut une extraordinaire découverte et surtout un réel plaisir pour les yeux du coeur.
Dès notre arrivée à Seward, nous nous sommes dirigés à pied vers le quai où était accosté notre bateau de croisière, le Radiance of the Seas. Nous aurions pu prendre l'autobus, mais il y avait déjà beaucoup de monde qui attendait.
Nous avons procédé à l'enregistrement et nous nous sommes dirigés vers le bateau. Nous sommes allés prendre une bouchée dans un des restaurants et par la suite nous sommes retournés à Seward car nous avions prévu faire quelques activités avant le grand départ pour notre première croisière.
Un résumé complet de notre séjour sur le Radiance of the Seas suivra. Je préfère y aller étape par étape et débuter par les visites que nous avons effectuées tout le long de notre parcours.
SEWARD
Ce village est situé entre les montagnes de Kenai et les eaux du parc national Kenai Fjords. Il s'agit de l'une des plus anciennes communautés et des plus pittoresques de l'Alaska avec le Mont Marathon à l'arrière-plan de la ville.
On y retrouve un port animé, des boutiques et des galeries pittoresques, des bars, des restaurants ainsi que plusieurs agences qui offrent une panoplie d'excursions.
On y retrouve même un terrain de camping qui est situé en bordure du lac. C'est un endroit magnifique!
Exit Glacier
Nous avons pris la navette qui nous amène du port vers le village de Seward et nous nous sommes rendus au bureau de la compagnie Exit Glacier Guides qui offre plusieurs activités à faire dans les environs.
Comme nous devions être à bord du bateau aux alentours de 17h30, nous avons opté pour la visite d'Exit Glacier qui est situé près du village de Seward. Exit Glacier Guides offre le service de navette jusqu'à ce glacier au coût de 10 $ par personne (aller-retour).
En cours de route, nous avons pu observer des balises qui ont été installées et qui indiquent jusqu'où se rendait le glacier dans les années antérieures. C'est fou comme il fond à une vitesse grand V.
A l'entrée du parc, il y a des indications qui nous informent de la présence d'animaux sauvages. Bien sûr, il s'agit de leur habitat naturel. Et moi, mon habitat naturel est en ville, c'est-à-dire bien loin de toutes ces petites bêtes que j'aime bien apercevoir à l'arrière d'un grillage au zoo, mais que je n'aimerais pas rencontrer sur mon chemin.
Je lis les informations de long en large. On apprend comment se comporter lors d'une rencontre avec un grizzly, un ours brun ou un ours noir. En cas de panique, ne pas courir. Facile à dire! La seule chose qui me vient à l'idée si j'en rencontre un, c'est bien de détaler en toute vitesse!!!
Et les actions à prendre sont différentes selon qu'il s'agisse d'un grizzly, d'un ours brun ou d'un ours noir. De quoi à me faire revirer de bord et d'aller plutôt prendre un petit café au restaurant.
Finalement, j'ai pris mon courage à deux mains et nous avons emprunté un petit sentier très bien aménagé qui mène à ce glacier. Nous avons accroché une petite clochette à notre sac à dos pour signaler notre présence afin d'éviter une rencontre du troisième type.
J'ai fait remarquer à Alain, qui est mon conjoint, qu'il y avait un groupe de jeunes devant nous. Et je lui ai dit que l'on pourrait accélérer le pas et les suivre de près. Ainsi, nous ne serions pas seuls pour entreprendre la route.
Donc, nous les avons suivi pas à pas sur une bonne distance pour enfin s'apercevoir que ce groupe ne se dirigeait pas vers le glacier. En marchant, nous avions pris un embranchement. Nous avons donc rebroussé chemin, cette fois-ci étant seuls sur ce sentier.
A un moment donné, nous avons entendu du bruit près de nous dans la forêt, comme si un animal se déplaçait. Nous avons accéléré le pas, parlé sans cesse à haute voix, étant à l'affût du moindre bruit autour de nous.
Nous avons finalement rejoint le sentier principal. Il y avait beaucoup plus de personnes qui s'y promenaient. J'y étais plus en confiance.
C'est vraiment impressionnant de se retrouver à proximité d'un glacier. C'est tout simplement majestueux. Cependant, il est dommage de constater que celui-ci diminue de 100 pieds à chaque année.
Alaska SeaLife Centre
Par la suite, nous avons décidé d'aller visiter le Alaska SeaLife Centre. Il s'agit d' un centre de recherche et de réadaptation qui soigne les animaux marins qui sont blessés, tels que les phoques, les loutres et les oiseaux et, si c'est possible, les retourne ensuite à l'état sauvage.
Je suis tombée littéralement en amour avec les macareux (puffins). Il s'agit d'un oiseau au plumage noir et blanc et au bec coloré.
En fin de journée, nous avons emprunté la promenade qui longe le lac Kenai pour retourner sur le bateau. Le paysage est tout simplement sublime: les eaux turquoises du lac Kenai et, en arrière-plan, les montagnes avec leurs flancs encore enneigés.
HUBBARD GLACIER
Le glacier Hubbard est à la fois le plus long fleuve de glace d'Amérique du Nord et l'un des glaciers les plus actifs d'Alaska. Il est tout simplement grandiose.
Nous sommes entrés dans la baie de Yakutat vers 14h00 et en sommes ressortis vers 18h00. Le bateau s'est déplacé tranquillement dans le Fjord Russell en direction de ce glacier.
Tout autour du bateau flottent de petits icebergs et parfois ceux-ci transportent des otaries ou des oiseaux de mer. Parfois, le fond du bateau touchait à un iceberg. On entendait alors un immense crépitement et tout le monde se regardait et retenait son souffle.
Le glacier Hubbard est une des attractions majeures en Alaska. Le meilleur endroit pour l'observer et prendre des photos est évidemment sur le pont 6 à l'avant du bateau. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait déjà plusieurs personnes. Difficile de se tailler une place de choix.
J'ai donc décidé de me mettre debout sur une espèce de promontoire à l'avant du bateau. De là, j'avais une vue panoramique du tonnerre! Quelle idée de génie! Personne n'y avait pensé? Je n'y suis pas restée longtemps. Un employé du bateau s'est approché et m'a informée que ce n'était pas possible de demeurer à cet endroit. Je suis donc descendue, toute penaude. Par la suite, plusieurs personnes ont eu la même idée que moi et ont dû descendre aussi rapidement de ce trône improvisé.
Comme je ne suis pas très grande, j'ai demandé la permission à un homme qui était accoudé à la balustrade du bateau s'il pouvait me faire une petite place. Il a acquiescé à ma demande. J'étais bien contente d'avoir le privilège d'être aux premières loges.
C'est vraiment impressionnant d'être si près de cet immense mur de glace bleue. Et ce l'est encore plus, lorsque l'on entend un craquement et que l'on s'aperçoit qu'un immense pan du glacier se détache, tombe dans l'eau et que ce mouvement déclenche une énorme vague. Nous l'avons vécu.
Voici une vidéo qui vous présente certaines photos que j'ai prises lors de cette journée au Glacier Hubbard.
JUNEAU
La ville de Juneau est la capitale de l'État de l'Alaska et elle est située au pied du mont Juneau et au bord du détroit de Gastineau. On y retrouve plusieurs boutiques ainsi que le célèbre Red Dog Saloon, un des plus vieux établissements de Juneau.
Nous sommes allés à l'extérieur sur le pont # 6 lors de l'approche du bateau au port de Juneau. Nous discutions avec d'autres passagers lorsqu'un aigle s'est pointé et s'est posé sur le toit d'un bâtiment, tout près du bateau. C'était la première fois que je voyais un aigle d'aussi près, alors pas question de le manquer. Il fallait que je le prenne en photo.
Je me suis dirigée rapidement vers lui tout en ne le lâchant pas des yeux. J'aurais mieux fait de regarder où je déposais mes pieds. Je me suis affalée de tout mon long par terre et la seule brillante idée qui m'est venue fût de protéger mon appareil photo. Je me suis déchirée un muscle de l'épaule et mon conjoint à dû m'aider à prendre des photos et vidéos le reste du voyage. Je n'étais plus capable d'élever mon bras droit.
Et le pire dans tout cela, c'est que j'étais contente d'avoir pu protéger mon appareil photo. Il faudrait peut-être que je pense à changer mes priorités dans ma vie!
Petit conseil: Ne faites pas comme moi et ne vous précipitez pas vers un aigle ou tout autre oiseau ou animal. Vous vous apercevrez assez rapidement qu'ils sont assez communs dans la région et vous aurez souvent l'opportunité d'en rencontrer plusieurs autres lors de vos déplacements.
Trois activités étaient prévues à notre programme.
Glacier Mendenhall en hélicoptère et tour guidé sur le glacier
Survol du glacier Mendenhall en hélicoptère et un tour guidé d'environ une vingtaine de minutes sur ce même glacier. Nous avons rencontré notre guide à la sortie du bateau et une fois que tous les membres de cette activité se sont présentés, nous avons pris un autobus en direction de l'héliport. Nous avons reçu les consignes de sécurité et nous avons enfilé des bottes à crampons fournies par le tour opérateur qui nous permettront de nous déplacer convenablement sur le glacier.
Les places sont assignées par le tour opérateur, et ce, en relation avec le poids de chacun des passagers. Nous étions six passagers ainsi que le pilote. Nous étions quatre passagers à l'arrière de l'appareil dans un espace assez restreint. En espérant que personne d'entre nous n'a le syndrome de la Tourette, on entreprend doucement notre montée.
La vue est tout simplement magnifique. Nous pouvons admirer des montagnes rocheuses aux pics enneigés, des lacs de glacier, des cours d'eau dans les vallées et surtout le glacier Mendenhall avec ses petites nappes d'eau d'un bleu électrisant.
Nous avons ensuite atterri sur le glacier Mendenhall. Et de là, nous avons entrepris un petit tour guidé sur ce glacier. Une immense crevasse s'était formée la semaine précédente.
Il est préférable d'être vêtus chaudement car nous sommes en haute altitude et le vent y est plutôt présent.
Cette activité est assez dispendieuse, mais je la recommande tout de même. La promenade en hélico est vraiment agréable et le moment passé sur ce glacier est mémorable. Du haut de ce glacier, on se sent comme un explorateur. Dommage que ce soit si court. Cependant, d'autres activités similaires sont offertes avec une présence plus longue sur le glacier.
Mendenhall Glacier Park
A proximité du quai où est accosté notre bateau se trouvent plusieurs petits kiosques où il est possible d'acheter des excursions. En ce qui nous concerne, nous nous sommes dirigés vers un de ces kiosques pour acheter deux billets aller-retour (20 $ US/passager) pour la navette qui nous conduit au parc de Mendenhall Glacier.
A notre arrivée, nous avons constaté que ce parc était vraiment fréquenté par les touristes. Il n'y a aucun frais d'entrée. Il y avait beaucoup de monde dans les sentiers. Il faut dire que nous avons eu le bénéfice d'une magnifique journée chaude et ensoleillée.
Nous avons emprunté le sentier surnommé "Nugget Falls Trail" pour nous rendre au pied de la chute et du glacier Mendenhall. Cela prend environ une vingtaine de minutes pour s'y rendre et le sentier est très bien aménagé.
Le paysage est vraiment féérique. On peut même faire du kayak et du canot à proximité du glacier. D'immenses icebergs flottent ici et là dans l'eau au pied du glacier. La chute, d'une hauteur impressionnante, est également magnifique.
Mt Robert Tramay
Le tramway est à proximité de l'embarcadère des bateaux de croisière. Il s'élève jusqu'à 1800 pieds dans les airs. Le trajet dure environ six minutes.
Au haut de la montagne, nous avons une vue panoramique de Juneau et du canal Gastineau. On y retrouve un restaurant, un centre d'interprétation de la nature ainsi que plusieurs sentiers où sont installées des plates-formes à certains endroits du parcours qui nous permettent d'avoir une magnifique vue des environs.
SKAGWAY
Nous nous sommes levés très tôt le matin car notre première activité (Skagway Glacier Wilderness Safari) était cédulée à 07h25. Nous devions être tout près d'une trentaine de personnes à participer à cette activité.
Nous avons monté à bord d'un bateau et avons quitté Skagway pour nous diriger vers le glacier Davidson. Le trajet en bateau dure environ 1 heure. Nous nous sommes arrêtés quelques instants tout près d'une belle grande chute pour une session de photos et sommes repartis en direction du glacier.
Le fjord dans lequel nous avons navigué est le Canal Lynn. C'est le fjord le plus profond en Amérique du Nord. Le paysage est constitué d'une succession de montagnes qui défilent rapidement sous nos yeux.
Nous avons accosté à Glacier Point sur le bord d'une petite plage. Le décor était tout simplement enchanteur. La nature sauvage dans toute sa splendeur. Nous avons embarqué à bord d'un autobus et avons entrepris un court trajet afin de nous rendre au camp de base.
D'autres guides nous ont accueilli dès notre arrivée et nous avons dû nous munir d'une veste de sauvetage ainsi que de bottes en caoutchouc. Nous avons ensuite emprunté à pied un petit sentier dans la forêt pour nous rendre sur le bord d'un cours d'eau duquel nous sommes partis en petits groupes dans des canots de 31 pieds en direction du glacier Davidson.
Chacun devait pagayer, sauf moi qui était dans l'impossibilité de le faire, étant donné que je m'étais blessée à l'épaule la journée précédente. Le canot était tout de même muni d'un moteur afin d'être prêt à toute éventualité.
Le plus extraordinaire dans tout cela, c'est que ce plan d'eau n'existait pas auparavant. Il a été formé par la fonte du glacier.
Nous avons accosté au pied du glacier et avons entrepris une marche en sa direction. Nous avions visité le glacier Mendenhall à Juneau ainsi que le glacier Exit à Seward, mais c'est durant cette activité que nous avons pu être autant à proximité d'un glacier. Nous avons pu nous rendre au pied du glacier et le toucher.
Sur la face avant du glacier, deux chutes se sont formées et l'eau y coule constamment. Le glacier fond à une vitesse incroyable! Nous avons pu admirer de belles grandes crevasses bleutées.
Nous sommes repartis ensuite en canot en direction inverse, avons entrepris la marche dans le sentier pour nous rendre en direction de l'autobus et nous sommes retournés en direction de la plage ou nous avons accosté au tout début de l'aventure.
Un lunch était prévu durant cette activité. Nous ne pouvions demander mieux comme endroit. Des tables de pique-nique étaient disposées ici et là dans un champ rempli de fleurs jaunes et les montagnes aux flancs argentés se dressaient devant nous. Un moment magique!
Nous avons ensuite repris le bateau pour revenir vers Skagway. Nous avons longé la côte. Des lions de mer se sont approchés de nous et nous ont tenu compagnie. Plusieurs autres se prélassaient au soleil sur des rochers. Nous avons également vu une baleine.
Dès notre arrivée à Skagway, nous avons pris l'autobus (Smart Autobus) pour nous rendre près de l'aéroport. Nous avons acheté un laissez-passer au coût de 5 $ US par personne, ce qui nous permettait d'utiliser à volonté ce moyen de transport durant toute la journée.
De l'aéroport, nous avons marché vers un pont qui surplombe la rivière Skagway. De part et d'autre de ce pont, la vue était vraiment magnifique. Nous nous sommes dirigés vers un sentier très bien aménagé dans la forêt qui mène à Yacutania Point. De cet endroit, nous pouvions apercevoir les bateaux de croisière accostés à Skagway et avions une superbe vue panoramique de la vallée.
Nous sommes revenus sur nos pas et avons repris l'autobus pour nous rendre cette fois-ci au Gold Rush Cimetery et à Lower Reid Falls. Nous avons entrepris une marche d'environ 1 km sur une route non pavée qui longe le chemin de fer pour enfin apercevoir à notre droite un cimetière qui a été érigé en 1898 lors de la ruée vers l'or.
Cent trente-trois pierres tombales ont été érigées dans ce cimetière, mais seulement une soixantaine ont été répertoriées. Certains sont morts dans des fusillades, d'autres atteints d'une maladie contagieuse ou sont tout simplement décédés dans des conditions extrêmement difficiles.
A proximité du cimetière, nous avons pris un petit sentier qui mène à Lower Reid Falls, une magnifique chute d'une hauteur de 300 pieds. Le temps de prendre quelques photos et nous sommes retournés à Skagway.
Nous nous sommes promenés sur la rue principale. Skagway ressemble à un petit village typique du Far West. . La ville a conservé ses bâtiments d'époque et ses trottoirs en bois. On y retrouve plusieurs bijouteries ainsi que des boutiques.
ICY STRAIT POINT
Icy Strait Point est une destination de croisière privée située à environ 1 km de Hoona sur l'île Chichagof. Hoona est le plus grand village des Tlingits (nation autochtone) en Alaska.
Le bateau n'est pas accosté directement au quai. On s'y rend plutôt avec une navette (tender boat) qui part du bateau à chaque 10-15 minutes. Chaque navette peut contenir une centaine de personnes.
Le port abrite un musée, des arts locaux, des boutiques d'artisanat, des restaurants et une ligne de conserverie de saumon des années 1930.
Nous avons été un des premiers groupes à prendre cette navette puisque notre départ était prévu à 07h30 car nous allions prendre l'autobus pour nous rendre tout au haut de la montagne afin de participer à notre activité: la tyrolienne (ziprider).
La route était sinueuse et cahoteuse. Nous étions assis à l'arrière de l'autobus scolaire. Durant le trajet, le conducteur, un membre de la tribu Tlingit, nous a donné de l'information sur la région et il a fait circulé un album de photos.
Dès notre arrivée au haut de la montagne, nous sommes descendus de l'autobus et le groupe s'est dirigé vers un sentier qui mène à la zone de lancement.Dès que nous y sommes arrivés, nous avons été vraiment impressionnés de constater la hauteur à laquelle nous étions.
En fait, la tyrolienne est considérée actuellement comme ayant la plus haute élévation au monde. Elle est plus haute que l'Empire State Building à New-York. La zone de lancement est située à 1300 pieds (396 mètres) au-dessus du niveau de la mer. Elle a une longueur de 5330 pieds (1624 mètres) et la vitesse maximum est aux alentours de 60 mph (100 km/hre). La descente dure environ 90 secondes.
Nous avons formé un groupe de 6 personnes et nous avons été appelés à nous rendre sur la plate-forme. Nous avons reçu les consignes et nous nous sommes installés chacun dans un siège, les deux pieds appuyés sur la portière. Le décompte a été effectué et la portière s'est ouverte.
Je n'ai pas eu vraiment le temps de savourer les premiers instants de la descente, étant trop occupée à remettre mon appareil photo en place afin de capturer ce moment magique. J'avais encore mal à mon épaule et j'avais de la difficulté à me remettre en bonne position. Finalement, j'ai réussi à me remettre face devant et à profiter du magnifique panorama.
J'aurais pensé que la descente m'aurait fourni un bonne dose d'adrénaline. Ce ne fut pas nécessairement le cas. La descente s'est effectuée tout en douceur. Des gens de tous les âges y ont participé.
Souriez! Des photos sont prises lors de la descente! A notre arrivée au sol, nous sommes dirigés vers une boutique où une préposée fait défiler sur un écran les photos qui ont été prises lors de notre descente.
Lorsque votre choix est fixé, la photo est immédiatement imprimée et il ne reste qu'à effectuer le paiement pour l'obtenir.
Si vous désirez voir la descente ainsi que l'arrivée des gens qui utilisent la tyrolienne, il y a une zone aménagée à cet effet. Vous n'avez qu'à vous rendre à l'extrémité de la promenade qui mène au restaurant "The Landing Zone Bar & Gril". Vous entrez dans le restaurant situé à votre droite et utilisez la sortie située de l'autre côté du restaurant afin d'accéder à la zone d'arrivée.
Par la suite, nous avons marché jusqu'à Hoona. C'est un petit village pittoresque. La plupart des habitants vivent de la pêche. Lors de notre randonnée, nous avons pu observer des pyguarges à tête blanche et nous avons même vu une loutre se dandiner sur les rochers.
Nous sommes retournés vers le port et nous nous sommes assis sur un billot de bois sur la plage et avons observé les baleines. Icy Strait Point est l'endroit idéal pour l'observation des baleines. Si vous prenez une excursion pour l'observation des baleines et que vous n'en apercevez aucune, l'on vous rembourse.
KETCHIKAN
Totem Bight State Park
Dès que nous sommes descendus du bateau, nous nous sommes dirigés vers un arrêt d'autobus pour nous rendre à ce parc. En partant tôt le matin, nous avions l'intention d'éviter la cohue.
Nous avons acheté une passe journalière au coût de 2 $ US qui nous a permis de prendre l'autobus autant de fois que nous le désirions.
Ce parc est situé à environ 6 km de Ketchikan. A l'entrée du parc, il y a de beaux jardins. Un sentier a été aménagé dans une forêt tropicale. Celui-ci mène vers une dizaine de totems aménagés dans un parc et on y retrouve également une habitation (House Clan).
C'est une attraction très populaire à Ketchikan.
Rainbird Trail
Nous nous sommes rendus en autobus au Campus de l'Université du Sud-Est de l'Alaska (UAS). La Rainbird Trail est située à gauche de l'édifice. Il y a une affiche qui indique le début du sentier.
Le parcours est plus facile en partant de ce point car si on entreprend ce sentier en sens inverse, il y a un centaine de marches à monter.
Le trajet, d'une longueur de 2 km, nous transporte dans une forêt ou nous côtoyons des arbres imposants, des arbustes et des fougères. Le sentier est très bien tracé, mais le terrain est tout de même accidenté à certains endroits.
Vers la fin du parcours, le sentier nous mène hors de la forêt et nous sommes tout au haut de la montagne. Nous avions une superbe vue de la Ville ainsi que du canal (Tongass Narrows) avec les bateaux de croisière, les hydravions, les bateaux de pêche, les traversiers et les barges.
Sur le chemin du retour, nous avons constaté que nous avions pris la bonne décision de débuter notre promenade à partir de l'Université. Nous avons dû descendre une longue côte très à pic.
Durant notre descente, nous avons rencontré une ou deux personnes qui montaient cette côte, la face toute rougie par les efforts, tandis que nous avions le vent dans les voiles.
Les environs
Nous nous sommes dirigés vers Creek Street. Il s'agit d'une promenade en bois érigée le long d'une petite rivière. On y retrouve des établissements colorés datant du siècle dernier. La plupart de ceux-ci abritent de belles boutiques artisanales.
A proximité de cette promenade, il y a un petit funiculaire. Nous l'avons pris et nous nous sommes retrouvés à l'entrée de l'hôtel Cape Fox Lodge situé tout au haut de la montagne. De cet endroit, nous avions une vue panoramique de Ketchikan.
Au lieu de prendre le funiculaire pour redescendre vers la ville, nous sommes sortis de cet hôtel et avons descendu un escalier qui comportait plusieurs marches. Tout près d'une centaine, je crois!
Au bas de cet escalier, nous avons pris le petit sentier (Married Man's Trail) qui longe la rivière et nous sommes revenus à Creek Street.
Nous avons pris une marche le long de Waterfront Promenade. On y retrouve également plusieurs boutiques, bars et restaurants. Les bâtiments multicolores ajoutent un charme particulier à cette promenade.
Plusieurs résidences sont bâties dans la montagne et de longs escaliers ont été érigés pour accéder à celles-ci. Je suis montée à quelques reprises tout au haut de certains de ces escaliers pour avoir une vue panoramique des environs de Ketchikan.
INSIDE PASSAGE
Nous avons passé une bonne partie de la journée à l'avant du bateau afin d'admirer la beauté du paysage. La dernière portion de notre itinéraire est composée de montagnes qui défilent les unes après les autres et nous avons pu observer des dauphins nager près du bateau.
RADIANCE OF THE SEAS
Il s'agissait de notre première croisière. Il faut dire que ce navire a été au-delà de toutes nos attentes. Il offre une vue panoramique sur la mer, un atrium vitré sur neuf étages, un confort assuré et un personnel compétent.
Notre cabine
Nous avions une cabine intérieure composée d'un grand lit, un coin salon avec canapé, une coiffeuse et une salle de bain. Nous avions également un téléviseur à écran plat, un petit réfrigérateur ainsi qu'un coffret de sûreté numérique.
Nous n'avons pas vu la nécessité de prendre une cabine avec balcon, étant donné que nous savions que nous passerions le plupart de notre temps sur un des ponts extérieurs du navire.
Il est étonnant de constater tous les espaces de rangement que peut comporter ce type de cabine. Nous avons eu suffisamment de place pour ranger tous nos vêtements et accessoires de voyage.
Restaurants
Ce navire comporte une quinzaine de restaurants. Certains restaurants sont offerts avec le forfait de base et d'autres sont offerts moyennant un supplément.
Pour le repas du soir, nous avions choisi la formule "Free Style" qui nous permettait d'aller manger dans la salle à manger principale à l'heure qui nous convenait. Nous n'y sommes allés qu'une seule fois. Le tout était impeccable, mais nous avons préféré le style décontracté du buffet.
Il faut dire que la diversité et la qualité de la nourriture offerte au buffet étaient vraiment extraordinaires. De plus, nous avions la possibilité de nous asseoir à une table tout près de la baie vitrée qui nous permettait d'avoir une vue panoramique du magnifique paysage qui défilait sous nos yeux.
Bars
Au total, il y a tout près de 16 bars, sinon plus. Il n'y a que l'eau, la limonade et le thé glacé offert dans le forfait de base. Cependant, vous pouvez vous procurer un forfait qui correspond à vos besoins moyennant un supplément.
En ce qui nous concerne, nous n'avons acheté aucun forfait. Nous passions toutes nos journées à l'extérieur du navire. Juste avant le souper, nous nous installions au bar du lobby et je dégustais un excellent pina colada tandis que mon conjoint s'enfilait deux bonnes bières!
Activités à bord
Il est impossible de s'ennuyer à bord de ce bateau. Des activités sont continuellement proposées.
A cet effet, un document nous était remis chaque soir et celui-ci nous donnait de l'information sur la destination que nous allions visiter le lendemain ainsi qu'une description de toutes les activités prévues à l'horaire.
A l'extérieur du navire, on y retrouve un mur d'escalade, un mini-golf, un terrain de sports (soccer, basket-ball), un jeu de shuffle board, une piste de jogging, des tables de ping-pong, etc.
Il y a trois piscines (extérieure, intérieure et une pour enfants avec des glissades), trois bains à remous, un solarium, un spa, un centre de remise en forme, un centre d'entraînement, etc.
Il y a une bibliothèque, une salle de cinéma, une salle de spectacle, un casino, des boutiques hors-taxes, un écran de cinéma sur le pont piscine ainsi qu'une salle d'arcade.
Des programmes d'activités sont établis pour les enfants, et ce, par catégories d'âges: bébés, enfants, adolescents.
Studio de photographie
Des photographes sont constamment présents et vous offrent la possibilité de faire différentes sessions de photo. La session est gratuite. Les photos sont affichées par la suite sur différents tableaux ou à l'ordinateur. Vous avez l'opportunité d'acheter la photo que vous désirez ou obtenir un forfait intéressant lorsque vous désirez vous procurer plusieurs photos.
CONCLUSION
Nous recommandons ce type de voyage à tous les amants de la nature. Les paysages sont à couper le souffle. Peu importe le type de transport utilisé, que ce soit en bateau, en avion, en hélicoptère, en train ou en voiture, vous découvrirez une nature sauvage, des glaciers imposants, des fjords majestueux, des cours d'eau offrant une vue spectaculaire, des petits villages où le temps semble s'être arrêté et surtout des gens vraiment accueillants.
Plusieurs vidéos sont insérées dans le présent texte. Il suffit de cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo. Pour un meilleur résultat, il est préférable de les visionner directement sur YouTube en cliquant sur le lien suivant: ALASKA .
Depuis le temps que nous entendions parler de cette fameuse croisière en Alaska, c'était maintenant notre tour de s'y rendre en mai 2014. Toutes les personnes qui nous ont parlé de cette croisière sont revenues enchantées de leur expérience. Nous ne faisons pas exception à la règle. Notre voyage a été mémorable et les magnifiques paysages que nous avons pu découvrir tout le long de notre parcours resteront gravés à tout jamais dans notre mémoire.
ANCHORAGE
Nous sommes partis de Québec sur un vol d'Air Canada. Nous avions deux escales: une à Toronto et l'autre à Vancouver. De Vancouver à Anchorage, notre vol était opéré par Air Canada Rouge. Excellent service offert par un personnel bilingue à bord de tous ces vols .
Nous sommes arrivés en début d'après-midi à l'aéroport d'Anchorage. A notre arrivée, nous avions déjà le plaisir de découvrir une ville entourée de belle montagnes dont les sommets étaient encore recouverts d'une couche de neige. A la sortie de l'aéroport, nous avons été surpris par la chaleur qui y régnait.
Nous avions réservé une chambre à l'hôtel Super 8 Anchorage. Cet hôtel offre un service de navette entre l'hôtel et l'aéroport et il est situé à quelques kilomètres du centre-ville d'Anchorage. Cet établissement offre un excellent rapport qualité-prix. Le petit déjeuner continental est inclus et le service internet sans fil est gratuit. Le personnel de cet hôtel est remarquable et vraiment serviable.
Nous avons eu le plaisir d'apprendre que la navette était également offerte entre l'hôtel et la station de train d'Anchorage. Et oui, le lendemain matin, nous allions prendre le train en direction de Seward pour ensuite monter à bord du bateau de croisière Radiance of the Seas. Une belle aventure débutait pour nous!
Étant donné que nous ne restions qu'une seule journée à Anchorage, j'avais déjà fait une recherche afin de planifier certaines activités. Il faut dire que les journées sont longues à Anchorage. En mai, Anchorage bénéficie d'une vingtaine d'heures d'ensoleillement.
Nous sommes donc allés sur le toit du Easy Park situé au 420 B Street afin d'avoir une superbe vue de la ville et des montagnes qui l'entourent.
Par la suite, nous nous sommes dirigés chez Pablo Bicycle Rentals au 501 L Street. Nous avons loué chacun un vélo afin d'entreprendre une randonnée sur la "Tony Coastal Trail". Ce sentier, d'une longueur de 12 milles, débute au centre-ville d'Anchorage et se rend jusqu'à Kincaid.
Nous nous sommes rendus jusqu'au Point Woronzof afin d'avoir une vue panoramique de Cook Inlet, du Mont McKinley et de la ville d'Anchorage (Anchorage skyline). J'étais un peu inquiète car je savais que l'on pouvait rencontrer des aigles, des ours, des orignaux et autres acabits de ce genre le long de notre parcours. Cependant, nous n'en avons rencontré aucun. Il faut dire qu'il y avait beaucoup de monde sur ce sentier. Alors, les bêtes devaient se tenir à l'écart...
Nous avions également prévu d'assister à un visionnement de "Alaska Naturally", un documentaire sur les aurores boréales. Cependant, nous avons appris que les séances ne débutaient que le lendemain de notre arrivée.
Il y a également un zoo à Anchorage. Nous aurions bien aimé le visiter, mais nous avons manqué de temps.
Vers minuit, j'ai jeté un coup d'oeil par la fenêtre et il faisait encore clair dehors. C'est vraiment tout un avantage lorsque l'on songe que l'on a plus de temps pour les activités ainsi que l'entretien extérieur...
ANCHORAGE A SEWARD A BORD DU GOLDSTAR DOME TRAIN
Nous nous sommes levés tôt et avons pris la navette qui nous a amenés à la station de train. Lors de notre arrivée, on nous a avisé que nous devions porter nos valises à un dépôt de bagages. Ils seront directement acheminés à notre chambre.
Nous avions réservé deux sièges dans la section "GoldStar Dome" et nous n'avons pas regretté notre décision. Les sièges étaient confortables et il y avait de grandes baies vitrées qui nous permettaient d'avoir une excellente vue du spectaculaire panorama qui défilait devant nos yeux et nous avions accès à une plate-forme extérieure.
Évidemment, malgré tout le confort qu'offrait le GoldStar Dome Train, je suis demeurée sur cette plate-forme tout le long du trajet qui dure 4h20. Je ne voulais rien manquer du spectacle et j'étais prête à immortaliser toutes les images qui se présentaient devant moi à un rythme effarant.
D'ailleurs, je m'étais préparée en conséquence: habit de neige, tuque, cache-col, gants. Heureusement, car il faisait froid et la plupart des gens n'étaient pas vêtus convenablement et ne demeuraient que quelques instants sur la plate-forme.
Quelle chance nous avons eue! Une belle journée ensoleillée qui nous a permis de profiter au maximum de ce magnifique paysage.
Le trajet entre Anchorage et Seward est considéré par plusieurs comme étant le plus pittoresque de l'État. Après avoir traversé Anchorage, nous avons atteint le "Anchorage Coastal Wildlife Refuge". C'est un bon endroit pour repérer les oiseaux migrateurs, les orignaux, les chèvres de montagne, etc.
Lorsqu'un oiseau ou un animal était repéré, le train ralentissait ou s'arrêtait complètement afin que l'on puisse l'observer.
Nous avons ensuite poursuivi notre voyage le long de la Turnagain Arm, un plan d'eau avec la deuxième plus haute marée du monde à plus de 30 pieds.
Après avoir traversé Girdwood et Portage, le paysage s'est transformé et nous sommes passés dans une partie de la région la plus sauvage et primitive de l'Alaska: Spencer Glacier, Glacier Bartlettt et Grandview Pass.
En descendant vers Seward, nous avons longé le Kenai Lake, un long lac dont l'eau est de couleur bleue turquoise.
Et puis nous avons atteint Seward et avons aperçu notre bateau de croisière.
Le trajet s'est déroulé trop rapidement à mon goût. J'aurais aimé poursuivre notre route et découvrir encore et encore cette belle région.
Les mots ne suffisent pas lorsque vient le temps de décrire ce voyage à bord de ce train. Ce fut une extraordinaire découverte et surtout un réel plaisir pour les yeux du coeur.
Dès notre arrivée à Seward, nous nous sommes dirigés à pied vers le quai où était accosté notre bateau de croisière, le Radiance of the Seas. Nous aurions pu prendre l'autobus, mais il y avait déjà beaucoup de monde qui attendait.
Nous avons procédé à l'enregistrement et nous nous sommes dirigés vers le bateau. Nous sommes allés prendre une bouchée dans un des restaurants et par la suite nous sommes retournés à Seward car nous avions prévu faire quelques activités avant le grand départ pour notre première croisière.
Un résumé complet de notre séjour sur le Radiance of the Seas suivra. Je préfère y aller étape par étape et débuter par les visites que nous avons effectuées tout le long de notre parcours.
SEWARD
Ce village est situé entre les montagnes de Kenai et les eaux du parc national Kenai Fjords. Il s'agit de l'une des plus anciennes communautés et des plus pittoresques de l'Alaska avec le Mont Marathon à l'arrière-plan de la ville.
On y retrouve un port animé, des boutiques et des galeries pittoresques, des bars, des restaurants ainsi que plusieurs agences qui offrent une panoplie d'excursions.
On y retrouve même un terrain de camping qui est situé en bordure du lac. C'est un endroit magnifique!
Exit Glacier
Nous avons pris la navette qui nous amène du port vers le village de Seward et nous nous sommes rendus au bureau de la compagnie Exit Glacier Guides qui offre plusieurs activités à faire dans les environs.
Comme nous devions être à bord du bateau aux alentours de 17h30, nous avons opté pour la visite d'Exit Glacier qui est situé près du village de Seward. Exit Glacier Guides offre le service de navette jusqu'à ce glacier au coût de 10 $ par personne (aller-retour).
En cours de route, nous avons pu observer des balises qui ont été installées et qui indiquent jusqu'où se rendait le glacier dans les années antérieures. C'est fou comme il fond à une vitesse grand V.
A l'entrée du parc, il y a des indications qui nous informent de la présence d'animaux sauvages. Bien sûr, il s'agit de leur habitat naturel. Et moi, mon habitat naturel est en ville, c'est-à-dire bien loin de toutes ces petites bêtes que j'aime bien apercevoir à l'arrière d'un grillage au zoo, mais que je n'aimerais pas rencontrer sur mon chemin.
Je lis les informations de long en large. On apprend comment se comporter lors d'une rencontre avec un grizzly, un ours brun ou un ours noir. En cas de panique, ne pas courir. Facile à dire! La seule chose qui me vient à l'idée si j'en rencontre un, c'est bien de détaler en toute vitesse!!!
Et les actions à prendre sont différentes selon qu'il s'agisse d'un grizzly, d'un ours brun ou d'un ours noir. De quoi à me faire revirer de bord et d'aller plutôt prendre un petit café au restaurant.
Finalement, j'ai pris mon courage à deux mains et nous avons emprunté un petit sentier très bien aménagé qui mène à ce glacier. Nous avons accroché une petite clochette à notre sac à dos pour signaler notre présence afin d'éviter une rencontre du troisième type.
J'ai fait remarquer à Alain, qui est mon conjoint, qu'il y avait un groupe de jeunes devant nous. Et je lui ai dit que l'on pourrait accélérer le pas et les suivre de près. Ainsi, nous ne serions pas seuls pour entreprendre la route.
Donc, nous les avons suivi pas à pas sur une bonne distance pour enfin s'apercevoir que ce groupe ne se dirigeait pas vers le glacier. En marchant, nous avions pris un embranchement. Nous avons donc rebroussé chemin, cette fois-ci étant seuls sur ce sentier.
A un moment donné, nous avons entendu du bruit près de nous dans la forêt, comme si un animal se déplaçait. Nous avons accéléré le pas, parlé sans cesse à haute voix, étant à l'affût du moindre bruit autour de nous.
Nous avons finalement rejoint le sentier principal. Il y avait beaucoup plus de personnes qui s'y promenaient. J'y étais plus en confiance.
C'est vraiment impressionnant de se retrouver à proximité d'un glacier. C'est tout simplement majestueux. Cependant, il est dommage de constater que celui-ci diminue de 100 pieds à chaque année.
Alaska SeaLife Centre
Par la suite, nous avons décidé d'aller visiter le Alaska SeaLife Centre. Il s'agit d' un centre de recherche et de réadaptation qui soigne les animaux marins qui sont blessés, tels que les phoques, les loutres et les oiseaux et, si c'est possible, les retourne ensuite à l'état sauvage.
Je suis tombée littéralement en amour avec les macareux (puffins). Il s'agit d'un oiseau au plumage noir et blanc et au bec coloré.
En fin de journée, nous avons emprunté la promenade qui longe le lac Kenai pour retourner sur le bateau. Le paysage est tout simplement sublime: les eaux turquoises du lac Kenai et, en arrière-plan, les montagnes avec leurs flancs encore enneigés.
HUBBARD GLACIER
Le glacier Hubbard est à la fois le plus long fleuve de glace d'Amérique du Nord et l'un des glaciers les plus actifs d'Alaska. Il est tout simplement grandiose.
Nous sommes entrés dans la baie de Yakutat vers 14h00 et en sommes ressortis vers 18h00. Le bateau s'est déplacé tranquillement dans le Fjord Russell en direction de ce glacier.
Tout autour du bateau flottent de petits icebergs et parfois ceux-ci transportent des otaries ou des oiseaux de mer. Parfois, le fond du bateau touchait à un iceberg. On entendait alors un immense crépitement et tout le monde se regardait et retenait son souffle.
Le glacier Hubbard est une des attractions majeures en Alaska. Le meilleur endroit pour l'observer et prendre des photos est évidemment sur le pont 6 à l'avant du bateau. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait déjà plusieurs personnes. Difficile de se tailler une place de choix.
J'ai donc décidé de me mettre debout sur une espèce de promontoire à l'avant du bateau. De là, j'avais une vue panoramique du tonnerre! Quelle idée de génie! Personne n'y avait pensé? Je n'y suis pas restée longtemps. Un employé du bateau s'est approché et m'a informée que ce n'était pas possible de demeurer à cet endroit. Je suis donc descendue, toute penaude. Par la suite, plusieurs personnes ont eu la même idée que moi et ont dû descendre aussi rapidement de ce trône improvisé.
Comme je ne suis pas très grande, j'ai demandé la permission à un homme qui était accoudé à la balustrade du bateau s'il pouvait me faire une petite place. Il a acquiescé à ma demande. J'étais bien contente d'avoir le privilège d'être aux premières loges.
C'est vraiment impressionnant d'être si près de cet immense mur de glace bleue. Et ce l'est encore plus, lorsque l'on entend un craquement et que l'on s'aperçoit qu'un immense pan du glacier se détache, tombe dans l'eau et que ce mouvement déclenche une énorme vague. Nous l'avons vécu.
Voici une vidéo qui vous présente certaines photos que j'ai prises lors de cette journée au Glacier Hubbard.
JUNEAU
La ville de Juneau est la capitale de l'État de l'Alaska et elle est située au pied du mont Juneau et au bord du détroit de Gastineau. On y retrouve plusieurs boutiques ainsi que le célèbre Red Dog Saloon, un des plus vieux établissements de Juneau.
Nous sommes allés à l'extérieur sur le pont # 6 lors de l'approche du bateau au port de Juneau. Nous discutions avec d'autres passagers lorsqu'un aigle s'est pointé et s'est posé sur le toit d'un bâtiment, tout près du bateau. C'était la première fois que je voyais un aigle d'aussi près, alors pas question de le manquer. Il fallait que je le prenne en photo.
Je me suis dirigée rapidement vers lui tout en ne le lâchant pas des yeux. J'aurais mieux fait de regarder où je déposais mes pieds. Je me suis affalée de tout mon long par terre et la seule brillante idée qui m'est venue fût de protéger mon appareil photo. Je me suis déchirée un muscle de l'épaule et mon conjoint à dû m'aider à prendre des photos et vidéos le reste du voyage. Je n'étais plus capable d'élever mon bras droit.
Et le pire dans tout cela, c'est que j'étais contente d'avoir pu protéger mon appareil photo. Il faudrait peut-être que je pense à changer mes priorités dans ma vie!
Petit conseil: Ne faites pas comme moi et ne vous précipitez pas vers un aigle ou tout autre oiseau ou animal. Vous vous apercevrez assez rapidement qu'ils sont assez communs dans la région et vous aurez souvent l'opportunité d'en rencontrer plusieurs autres lors de vos déplacements.
Trois activités étaient prévues à notre programme.
Glacier Mendenhall en hélicoptère et tour guidé sur le glacier
Survol du glacier Mendenhall en hélicoptère et un tour guidé d'environ une vingtaine de minutes sur ce même glacier. Nous avons rencontré notre guide à la sortie du bateau et une fois que tous les membres de cette activité se sont présentés, nous avons pris un autobus en direction de l'héliport. Nous avons reçu les consignes de sécurité et nous avons enfilé des bottes à crampons fournies par le tour opérateur qui nous permettront de nous déplacer convenablement sur le glacier.
Les places sont assignées par le tour opérateur, et ce, en relation avec le poids de chacun des passagers. Nous étions six passagers ainsi que le pilote. Nous étions quatre passagers à l'arrière de l'appareil dans un espace assez restreint. En espérant que personne d'entre nous n'a le syndrome de la Tourette, on entreprend doucement notre montée.
La vue est tout simplement magnifique. Nous pouvons admirer des montagnes rocheuses aux pics enneigés, des lacs de glacier, des cours d'eau dans les vallées et surtout le glacier Mendenhall avec ses petites nappes d'eau d'un bleu électrisant.
Nous avons ensuite atterri sur le glacier Mendenhall. Et de là, nous avons entrepris un petit tour guidé sur ce glacier. Une immense crevasse s'était formée la semaine précédente.
Il est préférable d'être vêtus chaudement car nous sommes en haute altitude et le vent y est plutôt présent.
Cette activité est assez dispendieuse, mais je la recommande tout de même. La promenade en hélico est vraiment agréable et le moment passé sur ce glacier est mémorable. Du haut de ce glacier, on se sent comme un explorateur. Dommage que ce soit si court. Cependant, d'autres activités similaires sont offertes avec une présence plus longue sur le glacier.
Mendenhall Glacier Park
A proximité du quai où est accosté notre bateau se trouvent plusieurs petits kiosques où il est possible d'acheter des excursions. En ce qui nous concerne, nous nous sommes dirigés vers un de ces kiosques pour acheter deux billets aller-retour (20 $ US/passager) pour la navette qui nous conduit au parc de Mendenhall Glacier.
A notre arrivée, nous avons constaté que ce parc était vraiment fréquenté par les touristes. Il n'y a aucun frais d'entrée. Il y avait beaucoup de monde dans les sentiers. Il faut dire que nous avons eu le bénéfice d'une magnifique journée chaude et ensoleillée.
Nous avons emprunté le sentier surnommé "Nugget Falls Trail" pour nous rendre au pied de la chute et du glacier Mendenhall. Cela prend environ une vingtaine de minutes pour s'y rendre et le sentier est très bien aménagé.
Le paysage est vraiment féérique. On peut même faire du kayak et du canot à proximité du glacier. D'immenses icebergs flottent ici et là dans l'eau au pied du glacier. La chute, d'une hauteur impressionnante, est également magnifique.
Mt Robert Tramay
Le tramway est à proximité de l'embarcadère des bateaux de croisière. Il s'élève jusqu'à 1800 pieds dans les airs. Le trajet dure environ six minutes.
Au haut de la montagne, nous avons une vue panoramique de Juneau et du canal Gastineau. On y retrouve un restaurant, un centre d'interprétation de la nature ainsi que plusieurs sentiers où sont installées des plates-formes à certains endroits du parcours qui nous permettent d'avoir une magnifique vue des environs.
SKAGWAY
Nous nous sommes levés très tôt le matin car notre première activité (Skagway Glacier Wilderness Safari) était cédulée à 07h25. Nous devions être tout près d'une trentaine de personnes à participer à cette activité.
Nous avons monté à bord d'un bateau et avons quitté Skagway pour nous diriger vers le glacier Davidson. Le trajet en bateau dure environ 1 heure. Nous nous sommes arrêtés quelques instants tout près d'une belle grande chute pour une session de photos et sommes repartis en direction du glacier.
Le fjord dans lequel nous avons navigué est le Canal Lynn. C'est le fjord le plus profond en Amérique du Nord. Le paysage est constitué d'une succession de montagnes qui défilent rapidement sous nos yeux.
Nous avons accosté à Glacier Point sur le bord d'une petite plage. Le décor était tout simplement enchanteur. La nature sauvage dans toute sa splendeur. Nous avons embarqué à bord d'un autobus et avons entrepris un court trajet afin de nous rendre au camp de base.
D'autres guides nous ont accueilli dès notre arrivée et nous avons dû nous munir d'une veste de sauvetage ainsi que de bottes en caoutchouc. Nous avons ensuite emprunté à pied un petit sentier dans la forêt pour nous rendre sur le bord d'un cours d'eau duquel nous sommes partis en petits groupes dans des canots de 31 pieds en direction du glacier Davidson.
Chacun devait pagayer, sauf moi qui était dans l'impossibilité de le faire, étant donné que je m'étais blessée à l'épaule la journée précédente. Le canot était tout de même muni d'un moteur afin d'être prêt à toute éventualité.
Le plus extraordinaire dans tout cela, c'est que ce plan d'eau n'existait pas auparavant. Il a été formé par la fonte du glacier.
Nous avons accosté au pied du glacier et avons entrepris une marche en sa direction. Nous avions visité le glacier Mendenhall à Juneau ainsi que le glacier Exit à Seward, mais c'est durant cette activité que nous avons pu être autant à proximité d'un glacier. Nous avons pu nous rendre au pied du glacier et le toucher.
Sur la face avant du glacier, deux chutes se sont formées et l'eau y coule constamment. Le glacier fond à une vitesse incroyable! Nous avons pu admirer de belles grandes crevasses bleutées.
Nous sommes repartis ensuite en canot en direction inverse, avons entrepris la marche dans le sentier pour nous rendre en direction de l'autobus et nous sommes retournés en direction de la plage ou nous avons accosté au tout début de l'aventure.
Un lunch était prévu durant cette activité. Nous ne pouvions demander mieux comme endroit. Des tables de pique-nique étaient disposées ici et là dans un champ rempli de fleurs jaunes et les montagnes aux flancs argentés se dressaient devant nous. Un moment magique!
Nous avons ensuite repris le bateau pour revenir vers Skagway. Nous avons longé la côte. Des lions de mer se sont approchés de nous et nous ont tenu compagnie. Plusieurs autres se prélassaient au soleil sur des rochers. Nous avons également vu une baleine.
Dès notre arrivée à Skagway, nous avons pris l'autobus (Smart Autobus) pour nous rendre près de l'aéroport. Nous avons acheté un laissez-passer au coût de 5 $ US par personne, ce qui nous permettait d'utiliser à volonté ce moyen de transport durant toute la journée.
De l'aéroport, nous avons marché vers un pont qui surplombe la rivière Skagway. De part et d'autre de ce pont, la vue était vraiment magnifique. Nous nous sommes dirigés vers un sentier très bien aménagé dans la forêt qui mène à Yacutania Point. De cet endroit, nous pouvions apercevoir les bateaux de croisière accostés à Skagway et avions une superbe vue panoramique de la vallée.
Nous sommes revenus sur nos pas et avons repris l'autobus pour nous rendre cette fois-ci au Gold Rush Cimetery et à Lower Reid Falls. Nous avons entrepris une marche d'environ 1 km sur une route non pavée qui longe le chemin de fer pour enfin apercevoir à notre droite un cimetière qui a été érigé en 1898 lors de la ruée vers l'or.
Cent trente-trois pierres tombales ont été érigées dans ce cimetière, mais seulement une soixantaine ont été répertoriées. Certains sont morts dans des fusillades, d'autres atteints d'une maladie contagieuse ou sont tout simplement décédés dans des conditions extrêmement difficiles.
A proximité du cimetière, nous avons pris un petit sentier qui mène à Lower Reid Falls, une magnifique chute d'une hauteur de 300 pieds. Le temps de prendre quelques photos et nous sommes retournés à Skagway.
Nous nous sommes promenés sur la rue principale. Skagway ressemble à un petit village typique du Far West. . La ville a conservé ses bâtiments d'époque et ses trottoirs en bois. On y retrouve plusieurs bijouteries ainsi que des boutiques.
ICY STRAIT POINT
Icy Strait Point est une destination de croisière privée située à environ 1 km de Hoona sur l'île Chichagof. Hoona est le plus grand village des Tlingits (nation autochtone) en Alaska.
Le bateau n'est pas accosté directement au quai. On s'y rend plutôt avec une navette (tender boat) qui part du bateau à chaque 10-15 minutes. Chaque navette peut contenir une centaine de personnes.
Le port abrite un musée, des arts locaux, des boutiques d'artisanat, des restaurants et une ligne de conserverie de saumon des années 1930.
Nous avons été un des premiers groupes à prendre cette navette puisque notre départ était prévu à 07h30 car nous allions prendre l'autobus pour nous rendre tout au haut de la montagne afin de participer à notre activité: la tyrolienne (ziprider).
La route était sinueuse et cahoteuse. Nous étions assis à l'arrière de l'autobus scolaire. Durant le trajet, le conducteur, un membre de la tribu Tlingit, nous a donné de l'information sur la région et il a fait circulé un album de photos.
Dès notre arrivée au haut de la montagne, nous sommes descendus de l'autobus et le groupe s'est dirigé vers un sentier qui mène à la zone de lancement.Dès que nous y sommes arrivés, nous avons été vraiment impressionnés de constater la hauteur à laquelle nous étions.
En fait, la tyrolienne est considérée actuellement comme ayant la plus haute élévation au monde. Elle est plus haute que l'Empire State Building à New-York. La zone de lancement est située à 1300 pieds (396 mètres) au-dessus du niveau de la mer. Elle a une longueur de 5330 pieds (1624 mètres) et la vitesse maximum est aux alentours de 60 mph (100 km/hre). La descente dure environ 90 secondes.
Nous avons formé un groupe de 6 personnes et nous avons été appelés à nous rendre sur la plate-forme. Nous avons reçu les consignes et nous nous sommes installés chacun dans un siège, les deux pieds appuyés sur la portière. Le décompte a été effectué et la portière s'est ouverte.
Je n'ai pas eu vraiment le temps de savourer les premiers instants de la descente, étant trop occupée à remettre mon appareil photo en place afin de capturer ce moment magique. J'avais encore mal à mon épaule et j'avais de la difficulté à me remettre en bonne position. Finalement, j'ai réussi à me remettre face devant et à profiter du magnifique panorama.
J'aurais pensé que la descente m'aurait fourni un bonne dose d'adrénaline. Ce ne fut pas nécessairement le cas. La descente s'est effectuée tout en douceur. Des gens de tous les âges y ont participé.
Souriez! Des photos sont prises lors de la descente! A notre arrivée au sol, nous sommes dirigés vers une boutique où une préposée fait défiler sur un écran les photos qui ont été prises lors de notre descente.
Lorsque votre choix est fixé, la photo est immédiatement imprimée et il ne reste qu'à effectuer le paiement pour l'obtenir.
Si vous désirez voir la descente ainsi que l'arrivée des gens qui utilisent la tyrolienne, il y a une zone aménagée à cet effet. Vous n'avez qu'à vous rendre à l'extrémité de la promenade qui mène au restaurant "The Landing Zone Bar & Gril". Vous entrez dans le restaurant situé à votre droite et utilisez la sortie située de l'autre côté du restaurant afin d'accéder à la zone d'arrivée.
Par la suite, nous avons marché jusqu'à Hoona. C'est un petit village pittoresque. La plupart des habitants vivent de la pêche. Lors de notre randonnée, nous avons pu observer des pyguarges à tête blanche et nous avons même vu une loutre se dandiner sur les rochers.
Nous sommes retournés vers le port et nous nous sommes assis sur un billot de bois sur la plage et avons observé les baleines. Icy Strait Point est l'endroit idéal pour l'observation des baleines. Si vous prenez une excursion pour l'observation des baleines et que vous n'en apercevez aucune, l'on vous rembourse.
KETCHIKAN
Totem Bight State Park
Dès que nous sommes descendus du bateau, nous nous sommes dirigés vers un arrêt d'autobus pour nous rendre à ce parc. En partant tôt le matin, nous avions l'intention d'éviter la cohue.
Nous avons acheté une passe journalière au coût de 2 $ US qui nous a permis de prendre l'autobus autant de fois que nous le désirions.
Ce parc est situé à environ 6 km de Ketchikan. A l'entrée du parc, il y a de beaux jardins. Un sentier a été aménagé dans une forêt tropicale. Celui-ci mène vers une dizaine de totems aménagés dans un parc et on y retrouve également une habitation (House Clan).
C'est une attraction très populaire à Ketchikan.
Rainbird Trail
Nous nous sommes rendus en autobus au Campus de l'Université du Sud-Est de l'Alaska (UAS). La Rainbird Trail est située à gauche de l'édifice. Il y a une affiche qui indique le début du sentier.
Le parcours est plus facile en partant de ce point car si on entreprend ce sentier en sens inverse, il y a un centaine de marches à monter.
Le trajet, d'une longueur de 2 km, nous transporte dans une forêt ou nous côtoyons des arbres imposants, des arbustes et des fougères. Le sentier est très bien tracé, mais le terrain est tout de même accidenté à certains endroits.
Vers la fin du parcours, le sentier nous mène hors de la forêt et nous sommes tout au haut de la montagne. Nous avions une superbe vue de la Ville ainsi que du canal (Tongass Narrows) avec les bateaux de croisière, les hydravions, les bateaux de pêche, les traversiers et les barges.
Sur le chemin du retour, nous avons constaté que nous avions pris la bonne décision de débuter notre promenade à partir de l'Université. Nous avons dû descendre une longue côte très à pic.
Durant notre descente, nous avons rencontré une ou deux personnes qui montaient cette côte, la face toute rougie par les efforts, tandis que nous avions le vent dans les voiles.
Les environs
Nous nous sommes dirigés vers Creek Street. Il s'agit d'une promenade en bois érigée le long d'une petite rivière. On y retrouve des établissements colorés datant du siècle dernier. La plupart de ceux-ci abritent de belles boutiques artisanales.
A proximité de cette promenade, il y a un petit funiculaire. Nous l'avons pris et nous nous sommes retrouvés à l'entrée de l'hôtel Cape Fox Lodge situé tout au haut de la montagne. De cet endroit, nous avions une vue panoramique de Ketchikan.
Au lieu de prendre le funiculaire pour redescendre vers la ville, nous sommes sortis de cet hôtel et avons descendu un escalier qui comportait plusieurs marches. Tout près d'une centaine, je crois!
Au bas de cet escalier, nous avons pris le petit sentier (Married Man's Trail) qui longe la rivière et nous sommes revenus à Creek Street.
Nous avons pris une marche le long de Waterfront Promenade. On y retrouve également plusieurs boutiques, bars et restaurants. Les bâtiments multicolores ajoutent un charme particulier à cette promenade.
Plusieurs résidences sont bâties dans la montagne et de longs escaliers ont été érigés pour accéder à celles-ci. Je suis montée à quelques reprises tout au haut de certains de ces escaliers pour avoir une vue panoramique des environs de Ketchikan.
INSIDE PASSAGE
Nous avons passé une bonne partie de la journée à l'avant du bateau afin d'admirer la beauté du paysage. La dernière portion de notre itinéraire est composée de montagnes qui défilent les unes après les autres et nous avons pu observer des dauphins nager près du bateau.
RADIANCE OF THE SEAS
Il s'agissait de notre première croisière. Il faut dire que ce navire a été au-delà de toutes nos attentes. Il offre une vue panoramique sur la mer, un atrium vitré sur neuf étages, un confort assuré et un personnel compétent.
Notre cabine
Nous avions une cabine intérieure composée d'un grand lit, un coin salon avec canapé, une coiffeuse et une salle de bain. Nous avions également un téléviseur à écran plat, un petit réfrigérateur ainsi qu'un coffret de sûreté numérique.
Nous n'avons pas vu la nécessité de prendre une cabine avec balcon, étant donné que nous savions que nous passerions le plupart de notre temps sur un des ponts extérieurs du navire.
Il est étonnant de constater tous les espaces de rangement que peut comporter ce type de cabine. Nous avons eu suffisamment de place pour ranger tous nos vêtements et accessoires de voyage.
Restaurants
Ce navire comporte une quinzaine de restaurants. Certains restaurants sont offerts avec le forfait de base et d'autres sont offerts moyennant un supplément.
Pour le repas du soir, nous avions choisi la formule "Free Style" qui nous permettait d'aller manger dans la salle à manger principale à l'heure qui nous convenait. Nous n'y sommes allés qu'une seule fois. Le tout était impeccable, mais nous avons préféré le style décontracté du buffet.
Il faut dire que la diversité et la qualité de la nourriture offerte au buffet étaient vraiment extraordinaires. De plus, nous avions la possibilité de nous asseoir à une table tout près de la baie vitrée qui nous permettait d'avoir une vue panoramique du magnifique paysage qui défilait sous nos yeux.
Bars
Au total, il y a tout près de 16 bars, sinon plus. Il n'y a que l'eau, la limonade et le thé glacé offert dans le forfait de base. Cependant, vous pouvez vous procurer un forfait qui correspond à vos besoins moyennant un supplément.
En ce qui nous concerne, nous n'avons acheté aucun forfait. Nous passions toutes nos journées à l'extérieur du navire. Juste avant le souper, nous nous installions au bar du lobby et je dégustais un excellent pina colada tandis que mon conjoint s'enfilait deux bonnes bières!
Activités à bord
Il est impossible de s'ennuyer à bord de ce bateau. Des activités sont continuellement proposées.
A cet effet, un document nous était remis chaque soir et celui-ci nous donnait de l'information sur la destination que nous allions visiter le lendemain ainsi qu'une description de toutes les activités prévues à l'horaire.
A l'extérieur du navire, on y retrouve un mur d'escalade, un mini-golf, un terrain de sports (soccer, basket-ball), un jeu de shuffle board, une piste de jogging, des tables de ping-pong, etc.
Il y a trois piscines (extérieure, intérieure et une pour enfants avec des glissades), trois bains à remous, un solarium, un spa, un centre de remise en forme, un centre d'entraînement, etc.
Il y a une bibliothèque, une salle de cinéma, une salle de spectacle, un casino, des boutiques hors-taxes, un écran de cinéma sur le pont piscine ainsi qu'une salle d'arcade.
Des programmes d'activités sont établis pour les enfants, et ce, par catégories d'âges: bébés, enfants, adolescents.
Studio de photographie
Des photographes sont constamment présents et vous offrent la possibilité de faire différentes sessions de photo. La session est gratuite. Les photos sont affichées par la suite sur différents tableaux ou à l'ordinateur. Vous avez l'opportunité d'acheter la photo que vous désirez ou obtenir un forfait intéressant lorsque vous désirez vous procurer plusieurs photos.
CONCLUSION
Nous recommandons ce type de voyage à tous les amants de la nature. Les paysages sont à couper le souffle. Peu importe le type de transport utilisé, que ce soit en bateau, en avion, en hélicoptère, en train ou en voiture, vous découvrirez une nature sauvage, des glaciers imposants, des fjords majestueux, des cours d'eau offrant une vue spectaculaire, des petits villages où le temps semble s'être arrêté et surtout des gens vraiment accueillants.
Bonsoir à tous,
Voici le récit de notre voyage de cet été 2010 en Alaska.
Ce ne fut pas toujours un long fleuve tranquille!
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Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu���à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu���à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Bonjour!
Je quitte pour prendre un bateau à Vancouver le 4 juin. À la fin de ma croisière ( 11 juin) je passe la journée et la nuit à Seward. Le lendemain nous avons loué ( nous sommes 4 adultes) un RV à Anchorage chez ABC Motorhome. Nous serons alors le 12 juin....de là nous avons 6 jours pour visiter l'Alaska car nous repartons le 17 juin au soir d'Ancorage.
Donc la question, je veux visiter Denali, Homer, Prince William Sound et Anchorage (en 6 jours), dans quel ordre serait-il préférable de faire mon itinéraire?
Merci de vos informations!
Patricia
Donc la question, je veux visiter Denali, Homer, Prince William Sound et Anchorage (en 6 jours), dans quel ordre serait-il préférable de faire mon itinéraire?
Merci de vos informations!
Patricia
Bonjour,
Nous partons du Québec (fin mai) avec une caravane de 24 pieds (et une petite tente) pour traverser les provinces de l'ouest pour se rendre au Yukon et en Alaska, soit un périple de plus de 22,000 km.
J'aimerais avoir vos avis, suggestions et commentaires concernant notre projet d'itinéraire pour le Yukon et l'Alaska. J'ai pris beaucoup d'informations sur ce forum et Etrefal m'a donné beaucoup de renseignements (merci Luc!)
22 juillet (environ) départ de l'Ile de Vancouver pour Stewart (route 37 et 37A) puis Hyder Stewart et Hyder (AK) 3 jours: Fish Creek et Salmon Glacier (summit view point);
Route de Stewart à Skagway: Bear Glacier et mini désert à Carcross et peut-être le Emerald Lake Skagway: 3 jours Ville fantôme de Dyea aller voir le départ du sentier Chilkoot peut-être faire une excursion avec "Alaska excursions" "Glacier point wilderness safari" j'hésite à prendre le WPYR pour une promenade car nous ferons presque la même route en auto...
4 août Prendre le ferry pour Haines (je vais faire une réservation) Haines: 1 journée complète Battery Point Avez-vous d'autres suggestions?
Route de Haines à Tok (nous arrêterons à Whitehorse et au PN Kluane au retour) Tok au Parc National Denali par la Denali Highway (si l'état de la route le permet) ou par Fairbanks. Nous passerons 2 jours dans un camping privé pour recharger les batteries du VR, se promener sur la Denali Highway juste avec le camion (si pas déjà fait) et faire une randonnée à l'entrée du Parc National Denali (Savage River, Rocky Ridge trail) puis: Camping Teklanika River: 3 jours (je vais faire une réservation et acheter la Tek Pass) Marcher le long de la rivière au camping et prendre la navette pour se rendre le plus loin possible dans le parc, nous voulons descendre de la navette et marcher régulièrement dans le parc mais sans aller trop loin.
17 août Arrêter en chemin au Denali State Park pour faire une randonnée et se rendre à Anchorage Anchorage: 1 journée des suggestions?
Anchorage à Seward 2 jours Faire la randonnée "Harding Icefield trail" dans le Kenai Fjords N. P. Où peut-on voir des ours dans cette région?
Seward à Kenai 1 journée voir la remontée des saumons à plusieurs endroits
Kenai-Valdez En faisant plusieurs arrêts et pour voir le glacier Matanuska Valdez: 2 jours croisière pour voir le glacier Columbia
Retour Valdez à Parc National Kluane le "Wrangell St-Elias National Park & Réserve" vaut-il le détour?
31 août Parc National Kluane, camping Katleen Lake (ne prend pas les réservations) 3 jours Nous allons faire plusieurs sentiers bien balisés car nous n'avons pas les connaissances pour faire les "parcours" dans le parc.
Whitehorse 2 jours Miles Canyon Fish Lake d'autres suggestions?
7 septembre (environ) retour par l'Alaska Highway en passant par le centre des provinces de l'ouest pour se rendre au Québec car l'aller s'est fait plus par le sud des provinces. À peu près 15 jours de route sans arrêts mais on va prendre environ 3 semaines pour le retour au Québec. On devrait être dans le Bas St-Laurent vers la fin septembre (pas trop tard pour éviter la neige...)
Concernant le circuit en Alaska, devrait-on le faire à l'envers? commencer par Valdez....et finir par le parc national Denali ?(selon les dates, plus beau?)
Nous avons omis d'aller à Homer volontairement car on ne pouvait pas tout faire...et je ne voulais pas manquer Seward, Valdez et Kenai.
Si vous avez des arrêts incontournables à me suggérer le long du parcours, n'hésitez pas et toutes les suggestions seront regardées attentivement car plusieurs d'entre vous ont beaucoup d'expérience dans ces régions et pour nous, se sera la première fois à vie!!
Merci à l'avance pour tous vos conseils et bonne journée P.S. Hier, il a fait -26 au thermomètre chez-moi, on se prépare pour l'Alaska ah ah
Claudine
Nous partons du Québec (fin mai) avec une caravane de 24 pieds (et une petite tente) pour traverser les provinces de l'ouest pour se rendre au Yukon et en Alaska, soit un périple de plus de 22,000 km.
J'aimerais avoir vos avis, suggestions et commentaires concernant notre projet d'itinéraire pour le Yukon et l'Alaska. J'ai pris beaucoup d'informations sur ce forum et Etrefal m'a donné beaucoup de renseignements (merci Luc!)
22 juillet (environ) départ de l'Ile de Vancouver pour Stewart (route 37 et 37A) puis Hyder Stewart et Hyder (AK) 3 jours: Fish Creek et Salmon Glacier (summit view point);
Route de Stewart à Skagway: Bear Glacier et mini désert à Carcross et peut-être le Emerald Lake Skagway: 3 jours Ville fantôme de Dyea aller voir le départ du sentier Chilkoot peut-être faire une excursion avec "Alaska excursions" "Glacier point wilderness safari" j'hésite à prendre le WPYR pour une promenade car nous ferons presque la même route en auto...
4 août Prendre le ferry pour Haines (je vais faire une réservation) Haines: 1 journée complète Battery Point Avez-vous d'autres suggestions?
Route de Haines à Tok (nous arrêterons à Whitehorse et au PN Kluane au retour) Tok au Parc National Denali par la Denali Highway (si l'état de la route le permet) ou par Fairbanks. Nous passerons 2 jours dans un camping privé pour recharger les batteries du VR, se promener sur la Denali Highway juste avec le camion (si pas déjà fait) et faire une randonnée à l'entrée du Parc National Denali (Savage River, Rocky Ridge trail) puis: Camping Teklanika River: 3 jours (je vais faire une réservation et acheter la Tek Pass) Marcher le long de la rivière au camping et prendre la navette pour se rendre le plus loin possible dans le parc, nous voulons descendre de la navette et marcher régulièrement dans le parc mais sans aller trop loin.
17 août Arrêter en chemin au Denali State Park pour faire une randonnée et se rendre à Anchorage Anchorage: 1 journée des suggestions?
Anchorage à Seward 2 jours Faire la randonnée "Harding Icefield trail" dans le Kenai Fjords N. P. Où peut-on voir des ours dans cette région?
Seward à Kenai 1 journée voir la remontée des saumons à plusieurs endroits
Kenai-Valdez En faisant plusieurs arrêts et pour voir le glacier Matanuska Valdez: 2 jours croisière pour voir le glacier Columbia
Retour Valdez à Parc National Kluane le "Wrangell St-Elias National Park & Réserve" vaut-il le détour?
31 août Parc National Kluane, camping Katleen Lake (ne prend pas les réservations) 3 jours Nous allons faire plusieurs sentiers bien balisés car nous n'avons pas les connaissances pour faire les "parcours" dans le parc.
Whitehorse 2 jours Miles Canyon Fish Lake d'autres suggestions?
7 septembre (environ) retour par l'Alaska Highway en passant par le centre des provinces de l'ouest pour se rendre au Québec car l'aller s'est fait plus par le sud des provinces. À peu près 15 jours de route sans arrêts mais on va prendre environ 3 semaines pour le retour au Québec. On devrait être dans le Bas St-Laurent vers la fin septembre (pas trop tard pour éviter la neige...)
Concernant le circuit en Alaska, devrait-on le faire à l'envers? commencer par Valdez....et finir par le parc national Denali ?(selon les dates, plus beau?)
Nous avons omis d'aller à Homer volontairement car on ne pouvait pas tout faire...et je ne voulais pas manquer Seward, Valdez et Kenai.
Si vous avez des arrêts incontournables à me suggérer le long du parcours, n'hésitez pas et toutes les suggestions seront regardées attentivement car plusieurs d'entre vous ont beaucoup d'expérience dans ces régions et pour nous, se sera la première fois à vie!!
Merci à l'avance pour tous vos conseils et bonne journée P.S. Hier, il a fait -26 au thermomètre chez-moi, on se prépare pour l'Alaska ah ah
Claudine

« Pas banal comme destination » me disait une connaissance juste avant notre départ. Et effectivement, quand je disais « Alaska », on me répondait « super … mais …. et les températures, les moustiques, la pluie, les ours…. ?? ».
Eh bien oui j’étais prête à tout ça (et heureusement !) et j’avais préparé mes troupes en conséquence (et heureusement aussi !). Mais j’étais surtout prête pour les paysages superbes, les montagnes enneigées, les rivières à saumon, les glaciers descendant dans la mer, cette nature que j’imaginais foisonnante et sauvage, cette wildlife que je pensais omniprésente.
Après avoir conçu à l’automne un séjour classique basé essentiellement sur la rando et quelques activités touristiques, j’ai cherché comment lui donner une tournure un peu différente. Il me semblait qu’il fallait autre chose pour 1 voyage en Alaska … Mais quoi ?
La rando itinérante étant exclue par nos garçons farouchement opposés à l’idée du bivouac, la solution est venue suite à notre inscription à un club de kayak en fin d’année dernière. Je tenais une idée… inclure une partie découverte par voie d’eau. Restait à la concrétiser....
Cette préparation-là m’a demandé un temps certain : déjà pour trouver le matériel adéquat. J’ai rapidement décidé d’investir dans des kayaks gonflables plutôt que de louer et ai jeté mon dévolu sur des Gumotex Twist 2, fiables, à gonflage / séchage rapide et pesant - de 10kg. Ensuite pour trouver les spots adéquats, qui ne mettent pas nos vies dans des situations que nous pourrions avoir à regretter. J’ai trouvé mon bonheur dans le livre Paddling Alaska qui recense, entre autres, des spots faciles faisables à la journée et adaptés aux débutants que nous sommes.
J’ai ensuite annulé mes 2 nuits à Fairbanks pour les remplacer par 2 nuits sur la Denali Hwy (ce qui m’en faisait 3 en tout), et ai glissé 4 paires de crampons dans nos sacs.
C’est sur ces bases que nous sommes en ce 14 juillet enfin en partance avec nos 4 énormes sacs en limite de poids autorisé et nos 2 garçons de 16 et 18 ans pas franchement emballés par ce qui les attend (les températures, les moustiques, la pluie, les ours, le kayak et …. 0 piscine !!!)
A suivre le programme et la carte du trajet mais avant, un grand merci à ceux qui m’ont aidée dans la préparation. Merci donc à Cheechako, Moruto, Willemspie, Etrefal, Olivier50, Galipote et Lilevis.
Une pensée spéciale à Mlefevre qui m’a prêté 2 paires de crampons, donné des tuyaux fort utiles sur le paddling et prêté l’excellent livre d’Ike Waits sur les randos dans le Denali.
Une autre pensée spéciale à Framboise95 qui partait aussi découvrir cette belle région presque en même temps et qui a fait aussi 1 merveilleux voyage….
Bonjour à tous,
Après pas mal d'années d'envie, ce projet plusieurs fois reporté, se précise pour 2010.
Je soumets ici à vos avis et critiques mon itinéraire prévisionnel. Il se déroulera probablement de mi mai à fin juin pour une durée d'environ 6 semaines.
J 1 - Vol Genève --> Vancouver Via Frankfurt - 15 h d'avion Nuit Vancouver - Days Inn Richmond J 2 - Vol Vancouver --> Prince Rupert - 2 h d'avion Nuit Prince Rupert - Moby Dick Inn Visite : Museum of Northern British Columbia . J 3 - Prince Rupert --> Ketchikan --> Juneau - En ferry : 1 jour 1/2 de croisière « Inside Passage » Nuit à bord Alaska Marine Highway System J 4 et J 5 - Arrivée en fin de matinée 2 Nuits à Juneau à The Historic Silverbow Inn Visites : Mendenhall Glacier (En shuttle) - Alaska State Museum et Mount Roberts Panorama (téléphérique) J 6 - Juneau --> Skagway - 5 h de ferry - Arrivée en fin de matinée Nuit à Skagway - Mile Zero B&B Visite : Gold Rush Cimetery J 7 - Skagway --> Carcross – En train : White Pass & Yukon Route Railway Nuit à Carcross - Spirit Lake Wilderness Resort J 8 à J 10 - Carcross --> Whitehorse - En bus (1 h 30) 3 nuits à Whitehorse (Riverdale) - Four Seasons B&B Prise en charge de la voiture Visites : Mc Bride Museum, Centre Béringia, Grey Mountain Lookout et Miles Canyon J 11 à J 14 - Whitehorse --> Haines Junction 3 Nuits à Haines Jct au Kluane Base Camp (Cabin) ou Alcan Motor Inn Visites : Parc Kluane : Survol en hélico du Kaskawulsh Glacier (60 mn) Randonnées : Dezadeash River Trail (2 h de marche) - Auriol Trail (5 à 6 h de marche) J 15 - Haines Junction --> Haines Nuit à Haines au Captain's Choice Motel Visite : Bald Eagle Preserve……… J 16 - Haines --> Haines Junction Nuit à Haines Jct au Kluane Base Camp (Cabin) ou Alcan Motor Inn J 17 - Haines Junction --> Tok Journée de route - Nuit à Tok au Caribou Cabins B&B J 18 et 19 - Tok --> Chitina 2 nuits à Chitina au Gilpatrick's Hotel ou au Chitina House B&B Visite : en shuttle : McCarthy Road et Kennecott J 20 - Chitina --> Valdez Nuit à Valdez au Totem Inn J 21 - Valdez --> Whittier --> Girdwood - En ferry + route 2 nuits à Girdwood au Girdwood Guest House ou Alta House Cabins Visites : Prince William Sound - Portage Glacier J 22 - Girdwood --> Seward A/R - En train : Coastal Classic Journée à Seward – Visite : Exit Glacier (en shuttle) J 23 - Girdwood --> Soldotna Nuit à Soldotna au Lou's Kenaï River B&B Activité : 1/2 journée de pêche à la mouche organisée dans la Kenaï River J 24 et 25 - Soldotna --> Kenaï --> Homer 2 nuits à Homer au Driftwood Inn ou au Pioneer Inn Activité : Les grizzlis de Katmaï - 2 x 1 h 15 d'hydravion A/R J 26 et 27 - Homer --> Anchorage 1 journée + 2 nuits à Anchorage au Eagle River Motel Visites : Alaska Native Heritage Center - Panorama à Beluga Point et Woronzof Point J 28 - Anchorage --> Palmer via Eklutna Nuit à Palmer au Hatcher Pass B&B Visites : Independence Mine Historical State Park et Musk Ox Farm J 29 - Palmer --> Talkeetna Nuit à Talkeetna au Roadhouse J 30 - Talkeetna --> Petersville Nuit à Petersville au Kenny Creek Lodge J 31 à J 33 - Petersville --> Denali National Park via Denali State Park 3 nuits à Healy au Denali Crow's Nest Log Cabin Visites et activités : Rando : Mount Healy Trail (4 à 5 h de marche) 1 journée complète : Bus Tour --> Wonder Lake Kantishna J 34 - Healy --> Paxson via la Denali Highway Nuit à Paxson au Denali Highway Cabins J 35 - Paxson --> Delta Junction --> Tok Nuit à Tok au Caribou Cabins B&B J 36 à 39 - Tok --> Dawson City Yukon via la Top of the World Hwy 3 nuits à Dawson au Whitehouse Cabins Journée de repos à Dawson – Visite : Musée du Klondike, etc Dawson--> Parc territorial Tombstone A/R via la Dempster Hwy Activité : Rando : Grizzly Valley (5 h de marche) J 40 - Dawson --> Mayo Nuit au Bedrock Motel Activité : 1/2 journée de pêche J 41 - Mayo --> Carmacks Nuit à l'Hôtel Carmacks Visite : Fort Selkirk à Pelly Crossing J 42 - Carmacks --> Whitehorse Nuit à Whitehorse au River View Hotel Restitution de la voiture Visite : Tagé Cho Hudän Interpretive Centre J 43 - Whitehorse --> Genève Via Francfurt
Alors ceux qui connaissent déjà, à vos claviers ! et merci d'avance ! Tatie
J 1 - Vol Genève --> Vancouver Via Frankfurt - 15 h d'avion Nuit Vancouver - Days Inn Richmond J 2 - Vol Vancouver --> Prince Rupert - 2 h d'avion Nuit Prince Rupert - Moby Dick Inn Visite : Museum of Northern British Columbia . J 3 - Prince Rupert --> Ketchikan --> Juneau - En ferry : 1 jour 1/2 de croisière « Inside Passage » Nuit à bord Alaska Marine Highway System J 4 et J 5 - Arrivée en fin de matinée 2 Nuits à Juneau à The Historic Silverbow Inn Visites : Mendenhall Glacier (En shuttle) - Alaska State Museum et Mount Roberts Panorama (téléphérique) J 6 - Juneau --> Skagway - 5 h de ferry - Arrivée en fin de matinée Nuit à Skagway - Mile Zero B&B Visite : Gold Rush Cimetery J 7 - Skagway --> Carcross – En train : White Pass & Yukon Route Railway Nuit à Carcross - Spirit Lake Wilderness Resort J 8 à J 10 - Carcross --> Whitehorse - En bus (1 h 30) 3 nuits à Whitehorse (Riverdale) - Four Seasons B&B Prise en charge de la voiture Visites : Mc Bride Museum, Centre Béringia, Grey Mountain Lookout et Miles Canyon J 11 à J 14 - Whitehorse --> Haines Junction 3 Nuits à Haines Jct au Kluane Base Camp (Cabin) ou Alcan Motor Inn Visites : Parc Kluane : Survol en hélico du Kaskawulsh Glacier (60 mn) Randonnées : Dezadeash River Trail (2 h de marche) - Auriol Trail (5 à 6 h de marche) J 15 - Haines Junction --> Haines Nuit à Haines au Captain's Choice Motel Visite : Bald Eagle Preserve……… J 16 - Haines --> Haines Junction Nuit à Haines Jct au Kluane Base Camp (Cabin) ou Alcan Motor Inn J 17 - Haines Junction --> Tok Journée de route - Nuit à Tok au Caribou Cabins B&B J 18 et 19 - Tok --> Chitina 2 nuits à Chitina au Gilpatrick's Hotel ou au Chitina House B&B Visite : en shuttle : McCarthy Road et Kennecott J 20 - Chitina --> Valdez Nuit à Valdez au Totem Inn J 21 - Valdez --> Whittier --> Girdwood - En ferry + route 2 nuits à Girdwood au Girdwood Guest House ou Alta House Cabins Visites : Prince William Sound - Portage Glacier J 22 - Girdwood --> Seward A/R - En train : Coastal Classic Journée à Seward – Visite : Exit Glacier (en shuttle) J 23 - Girdwood --> Soldotna Nuit à Soldotna au Lou's Kenaï River B&B Activité : 1/2 journée de pêche à la mouche organisée dans la Kenaï River J 24 et 25 - Soldotna --> Kenaï --> Homer 2 nuits à Homer au Driftwood Inn ou au Pioneer Inn Activité : Les grizzlis de Katmaï - 2 x 1 h 15 d'hydravion A/R J 26 et 27 - Homer --> Anchorage 1 journée + 2 nuits à Anchorage au Eagle River Motel Visites : Alaska Native Heritage Center - Panorama à Beluga Point et Woronzof Point J 28 - Anchorage --> Palmer via Eklutna Nuit à Palmer au Hatcher Pass B&B Visites : Independence Mine Historical State Park et Musk Ox Farm J 29 - Palmer --> Talkeetna Nuit à Talkeetna au Roadhouse J 30 - Talkeetna --> Petersville Nuit à Petersville au Kenny Creek Lodge J 31 à J 33 - Petersville --> Denali National Park via Denali State Park 3 nuits à Healy au Denali Crow's Nest Log Cabin Visites et activités : Rando : Mount Healy Trail (4 à 5 h de marche) 1 journée complète : Bus Tour --> Wonder Lake Kantishna J 34 - Healy --> Paxson via la Denali Highway Nuit à Paxson au Denali Highway Cabins J 35 - Paxson --> Delta Junction --> Tok Nuit à Tok au Caribou Cabins B&B J 36 à 39 - Tok --> Dawson City Yukon via la Top of the World Hwy 3 nuits à Dawson au Whitehouse Cabins Journée de repos à Dawson – Visite : Musée du Klondike, etc Dawson--> Parc territorial Tombstone A/R via la Dempster Hwy Activité : Rando : Grizzly Valley (5 h de marche) J 40 - Dawson --> Mayo Nuit au Bedrock Motel Activité : 1/2 journée de pêche J 41 - Mayo --> Carmacks Nuit à l'Hôtel Carmacks Visite : Fort Selkirk à Pelly Crossing J 42 - Carmacks --> Whitehorse Nuit à Whitehorse au River View Hotel Restitution de la voiture Visite : Tagé Cho Hudän Interpretive Centre J 43 - Whitehorse --> Genève Via Francfurt
Alors ceux qui connaissent déjà, à vos claviers ! et merci d'avance ! Tatie
Je me lance en croisant les doigts car je ne suis pas très douée ...surtout avec la loi de Murphy au-dessus de ma tête!!
Loi de Murphy
Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum. Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ? En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.
Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.
Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !

Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.
île du nord Oakland volcans invisibles

île du sud
Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit. Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible. Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit. « Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose » « Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »


ALORS LA LOI DE MURPHY = ???
Choix de l’Alaska
Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska. Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être… 2 questions arrivèrent immédiatement de ma part : Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ? Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.
Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !
Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.
Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.
J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!
J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud. Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !! Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !
Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…
Choix du circuit
J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive ! La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud) Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse. Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)
Loi de Murphy
Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum. Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ? En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.
Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.
Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !

Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.
île du nord Oakland volcans invisibles

île du sud
Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit. Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible. Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit. « Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose » « Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »


ALORS LA LOI DE MURPHY = ???
Choix de l’Alaska
Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska. Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être… 2 questions arrivèrent immédiatement de ma part : Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ? Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.
Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !
Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.
Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.
J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!
J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud. Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !! Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !
Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…
Choix du circuit
J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive ! La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud) Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse. Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)










