Bonjour
Je voudrais savoir si la Karakoram Highway (partie chinoise) est praticable toute l'année en transport public ou si elle fermée certains mois de l'année
Merci d'avance
Bernard
Bonjour à tous,
Je voudrais savoir si l'un d'entre vous aurait entendu parler d'un passage par voie de terre entre Inde et Chine, autre que celui via le Népal. Il y a quelques années, il était question d'un passage via le col de Nathula dans l'Etat indien du Sikkhim, pour entrer en Chine via la province du Tibet, auriez-vous des infos à ce sujet ? Sinon, avez-vous entendu parler d'autres voies d'accès existantes ou en projet ?
Merci à vous tous...
Je voudrais savoir si l'un d'entre vous aurait entendu parler d'un passage par voie de terre entre Inde et Chine, autre que celui via le Népal. Il y a quelques années, il était question d'un passage via le col de Nathula dans l'Etat indien du Sikkhim, pour entrer en Chine via la province du Tibet, auriez-vous des infos à ce sujet ? Sinon, avez-vous entendu parler d'autres voies d'accès existantes ou en projet ?
Merci à vous tous...
Bonjour,
Comment aller de Jinghong à Dali ? Le prix des billets d'avion vu de France me semble exhorbitant. En bus de nuit est-ce possible et sans danger ( état des routes )?
Merci pour vos réponses
Bonjour à tous,
j'envisage un voyage en Chine en janvier prochain et regarde donc les différentes possibilités. On aimerait voir des pandas, cependant à la lecture des récits je comprends que les pandas ne sont pas vraiment "à l'état sauvage" (je veux dire par là que la présence de l'homme se fait fort ressentir). Du coup ma question est: quelle est la différence entre voir des pandas en Chine et les voir dans des parcs animaliers chez nous, par ex pairi daiza en Belgique? Nous en avons également vu à l'Ocean park de Hong Kong.
Merci d'avance
j'envisage un voyage en Chine en janvier prochain et regarde donc les différentes possibilités. On aimerait voir des pandas, cependant à la lecture des récits je comprends que les pandas ne sont pas vraiment "à l'état sauvage" (je veux dire par là que la présence de l'homme se fait fort ressentir). Du coup ma question est: quelle est la différence entre voir des pandas en Chine et les voir dans des parcs animaliers chez nous, par ex pairi daiza en Belgique? Nous en avons également vu à l'Ocean park de Hong Kong.
Merci d'avance
Bonsoir,
Nous comptons partir au Vietnam nord et finir par le Yunnan au printemps prochain ou à l'automne ??!! à définir fonction météo et état des rizières. Quelques questions afin d'organiser ce voyage : 1/ pour ceux qui l'ont expérimenté, est il possible voire aisé de passer de la frontière vietnamienne (lao caî) par exemple, au Yunnan si nous sommes en voiture de location, ou est il préférable de se faire un vol Hanoï/Kunming ? 2/ Est il préférable d'organiser la visite des sites et view point par l'hôtel sur place ou vaut il mieux s'en préoccuper avant de partir ? 3/ Je recherche des photos de voyageurs sur les Terres rouges sans que ce soit des photos d'agence retouchées, voire des comptes rendus de voyage sur cette destination ainsi que celle de Yuanyang. Donc merci à ceux qui en reviennent de bien vouloir partager. 4/ la meilleure période et le temps qu'il faut consacrer à ces 2 étapes svp ! Merci par avance pour ceux qui auront la gentillesse de me répondre rapidement. Dan
Nous comptons partir au Vietnam nord et finir par le Yunnan au printemps prochain ou à l'automne ??!! à définir fonction météo et état des rizières. Quelques questions afin d'organiser ce voyage : 1/ pour ceux qui l'ont expérimenté, est il possible voire aisé de passer de la frontière vietnamienne (lao caî) par exemple, au Yunnan si nous sommes en voiture de location, ou est il préférable de se faire un vol Hanoï/Kunming ? 2/ Est il préférable d'organiser la visite des sites et view point par l'hôtel sur place ou vaut il mieux s'en préoccuper avant de partir ? 3/ Je recherche des photos de voyageurs sur les Terres rouges sans que ce soit des photos d'agence retouchées, voire des comptes rendus de voyage sur cette destination ainsi que celle de Yuanyang. Donc merci à ceux qui en reviennent de bien vouloir partager. 4/ la meilleure période et le temps qu'il faut consacrer à ces 2 étapes svp ! Merci par avance pour ceux qui auront la gentillesse de me répondre rapidement. Dan
Bonjour à tous! :)
Je m'envole pour Chengdu dans 5 jours et je comptais passer un mois dans les montagnes du Sichuan (au Nord ouest de Chengdu) pour découvrir les villages tibétains et le parc de Jiuzhaigou entre autres.
Avec l'annonce de terrible séisme, je ne sais plus trop quels coins sont encore accessibles et dans quel état sont les routes.
Est ce que l'un d'entre vous a plus d'informations sur la situation sur place? Me conseillez-vous d'y aller quand même ou plutôt me rabattre sur une autre province?
Merci d'avance pour vos retours...
Voyageusement,
Fany
Je m'envole pour Chengdu dans 5 jours et je comptais passer un mois dans les montagnes du Sichuan (au Nord ouest de Chengdu) pour découvrir les villages tibétains et le parc de Jiuzhaigou entre autres.
Avec l'annonce de terrible séisme, je ne sais plus trop quels coins sont encore accessibles et dans quel état sont les routes.
Est ce que l'un d'entre vous a plus d'informations sur la situation sur place? Me conseillez-vous d'y aller quand même ou plutôt me rabattre sur une autre province?
Merci d'avance pour vos retours...
Voyageusement,
Fany
Bonjour à tous
J'hésite furieusement sur ma destination pour cet été, et le Xinjiang est revenu à la surface, notamment suite à un livre magnifique que je viens de terminer (La croisière jaune, je vous le conseille). Mais voilà, je sais que la situation y est un peu particulière. Du coup, y aurait-il quelques personnes qui sont allées sur place récemment (disons depuis 2/3 ans) et qui pourraient me faire un petit état des lieux ?
Mon idée, non encore creusée véritablement, serait de faire une boucle à partir d'Urumqi autour du Taklamakan. Je précise que je connais bien la Chine et un peu le Xinjiang (mais ça remonte). Mais si c'est pour être refoulé de ville en ville ou contrôlé tous les 100 mètres...
Merci d'avance !
J'hésite furieusement sur ma destination pour cet été, et le Xinjiang est revenu à la surface, notamment suite à un livre magnifique que je viens de terminer (La croisière jaune, je vous le conseille). Mais voilà, je sais que la situation y est un peu particulière. Du coup, y aurait-il quelques personnes qui sont allées sur place récemment (disons depuis 2/3 ans) et qui pourraient me faire un petit état des lieux ?
Mon idée, non encore creusée véritablement, serait de faire une boucle à partir d'Urumqi autour du Taklamakan. Je précise que je connais bien la Chine et un peu le Xinjiang (mais ça remonte). Mais si c'est pour être refoulé de ville en ville ou contrôlé tous les 100 mètres...
Merci d'avance !
Bonjour,
Je suis allée en chine il y'a une vingtaine d'années (Pékin, Shanghai, Xian, Suzhou) et je souhaiterais découvrir une autre région, de préférence en voyage organisé. Je privilégie la beauté des paysages et l'authenticité. J'ai 76 ans, suis en bonne forme physique, mais crains les mauvaises routes. Quelle région me conseilleriez vous ? J'ai pensé également à Taiwan. Merci pour vos réponses et si vous avez un organisme à me recommander.
J'ai déjà contacté la maison de la Chine et Asia.
Je suis allée en chine il y'a une vingtaine d'années (Pékin, Shanghai, Xian, Suzhou) et je souhaiterais découvrir une autre région, de préférence en voyage organisé. Je privilégie la beauté des paysages et l'authenticité. J'ai 76 ans, suis en bonne forme physique, mais crains les mauvaises routes. Quelle région me conseilleriez vous ? J'ai pensé également à Taiwan. Merci pour vos réponses et si vous avez un organisme à me recommander.
J'ai déjà contacté la maison de la Chine et Asia.
Bonjour à tous,
Je suis passée il y a quelques jours admirer les rizières en terrasse de yuanyang dans le Yunnan et je me demandais à qui appartenaient aujourd'hui les terres agricoles en Chine. En particulier, les rizières et donc la production appartiennent-elles aux paysans qui les exploitent ou en sont-ils dès genre de fermiers, voire plus simplement salariés sur l'exploitation? Et s'ils n'en sont pas propriétaires, les terres sont-elles gérées en coopérative, appartiennent-elles a l'Etat ou à des sociétés privées? Je n'arrive pas à trouver la réponse et j'espère qu'un des bons connaisseurs du forum saura me renseigner.
Merci d'avance à ceux qui pourront me répondre.
Bardak
Je suis passée il y a quelques jours admirer les rizières en terrasse de yuanyang dans le Yunnan et je me demandais à qui appartenaient aujourd'hui les terres agricoles en Chine. En particulier, les rizières et donc la production appartiennent-elles aux paysans qui les exploitent ou en sont-ils dès genre de fermiers, voire plus simplement salariés sur l'exploitation? Et s'ils n'en sont pas propriétaires, les terres sont-elles gérées en coopérative, appartiennent-elles a l'Etat ou à des sociétés privées? Je n'arrive pas à trouver la réponse et j'espère qu'un des bons connaisseurs du forum saura me renseigner.
Merci d'avance à ceux qui pourront me répondre.
Bardak
Bonjour,
je m'adresse à vous car je pense réaliser cette année mon premier voyage en Chine (probablement seul). Je vais partir lors de la dernière semaine du mois d'aout (j'envisage 8 jours pleins), pour des raisons personnelles.
Et là se pose la première question : où aller ? Pour cette période de temps, j'hésite entre Pékin et Shanghai.
Pour Pékin, j'imagine rester sur place, avec des excursions pour les tombeaux des Ming et la grande muraille, et pourquoi pas une visite au dehors. Je pensais à Chengde. Niveau timing, est-ce bon ? Y a t-il des "meilleures" choses dans les environs de Pékin ?
J'ai pensé à Shanghai car j'aimerai bien voir à la fois le côté moderne, traditionnel et naturel de la Chine. Ainsi, voir un village d'eau et aller marcher au Montagnes jaunes. Seulement, est-ce que je ne vais pas m'ennuyer en 8 jours ? Y a t-il des destinations à ajouter ?
Je tiens à dire qu'étant un peu court financièrement, je n'envisage pas de vols internes.
Voilà l'état de mes réflexions. Quel serait votre avis, vos conseils ? Y a t-il des paramètres que je n'ai pas pris en compte à cette période ?
Merci beaucoup, dans l'attente de vous lire :)
je m'adresse à vous car je pense réaliser cette année mon premier voyage en Chine (probablement seul). Je vais partir lors de la dernière semaine du mois d'aout (j'envisage 8 jours pleins), pour des raisons personnelles.
Et là se pose la première question : où aller ? Pour cette période de temps, j'hésite entre Pékin et Shanghai.
Pour Pékin, j'imagine rester sur place, avec des excursions pour les tombeaux des Ming et la grande muraille, et pourquoi pas une visite au dehors. Je pensais à Chengde. Niveau timing, est-ce bon ? Y a t-il des "meilleures" choses dans les environs de Pékin ?
J'ai pensé à Shanghai car j'aimerai bien voir à la fois le côté moderne, traditionnel et naturel de la Chine. Ainsi, voir un village d'eau et aller marcher au Montagnes jaunes. Seulement, est-ce que je ne vais pas m'ennuyer en 8 jours ? Y a t-il des destinations à ajouter ?
Je tiens à dire qu'étant un peu court financièrement, je n'envisage pas de vols internes.
Voilà l'état de mes réflexions. Quel serait votre avis, vos conseils ? Y a t-il des paramètres que je n'ai pas pris en compte à cette période ?
Merci beaucoup, dans l'attente de vous lire :)

Hello, me voici de retour d'un mois de voyage au Yunnan - accompagnée d'un ami. Je suis revenue enchantée de ce séjour, que certains m'avaient prédit très compliqué...
Pas facile, facile de communiquer, certes, mais les Chinois étaient très cordiaux, souriants, souvent prêts à nous aider quand ils le pouvaient. Sentiment que je n'avais pas gardé il y a 2 ans, lors d'un petit voyage de 15 jours à Pékin, Pingyao, Xian. Peut-être était-ce dû à "l'urbanité" des habitants, un certain stress, conséquence de leur mode de vie... ou était-ce moi qui n'était pas aussi patiente, ou réceptive, ou... Toujours est-il que j'ai vraiment revu mon état d'esprit sur le sens de l'accueil des Chinois, j'insiste un peu là-dessus car j'ai entendu souvent des touristes le critiquer...
Je ne vais pas donner en détail les étapes de ce voyage, je ne sais pas si je saurais bien transcrire ce que j'ai vu. Mais si vous avez des questions, d'ordre pratique ou autres, n'hésitez pas.
SI, un souci inattendu m'attendait... Il faut dire que je suis un "dinosaure", question technologie, et que je voyage... les mains dans les poches... Pas de smartphone, même pas un portable... Jusqu'à présent, je n'ai jamais eu de souci, dans chaque pays traversé, j'allais de temps en temps dans un cybercafé pour garder le contact - "lointain" - avec mes proches ou éventuellement réserver... Je n'aime vraiment pas rester "connectée" durant mes voyages, je sais, c'est louche... ! mais non, j'ai envie simplement de profiter pleinement de ce que je vois et je vis, et couper avec le quotidien, le plus possible...
Je suppose que ce que je dis semble de... l'hébreu, à la plupart d'entre vous, car évidemment, je ne rencontre quasiment personne sans son smartphone... Bref, il m'a été quasi-impossible de me connecter sur internet - même avec l'aide de jeunes très sympas qui étaient désolés de ne pouvoir m'aider - sur ma messagerie où j'ai pu aller... une fois... mon mail était traduit... en chinois... !!! rageant sur le moment, rigolo après coup !
Le copain avait un smartphone, on a donc pu communiquer via WhatsApp, mais pour le reste, nous n'avions pas les applications nécessaires, bref... on s'est débrouillés... ! Pas de traducteur, pas de gps, pas de... tout ce dont se servent les voyageurs actuels... Changement radical de façon de voyager quand même, non ? Ceux qui ont mon âge comprendront... Je pense que les deux ont du bon, mais en utilisant tant de technologie, on réduit les échanges, il me semble, non ? la question reste ouverte !
Juste une idée rapide de l'itinéraire emprunté : Kunming - Jianshui - rizières en terrasses - Jinghong - Dali - Shaxi - Lijiang - Gorges du Saut du Tigre - Terres rouges...
Temps idéal - doux (plus tropical à Jinghong), un peu de pluie parfois - pas de ressenti de pollution (scooters électriques et éoliennes partout)
Trajets en bus le plus souvent, retour sur Kunming en train de nuit, et un vol intérieur de Jinghong à Dali. Routes impeccables... arrêts pour pause pipi lors de grands trajets... inoubliables...
Ce que j'ai le moins apprécié : Lijiang, trop touristique (eh oui, patrimoine mondial de l'Unesco), mais il y a toujours moyen de s'en évader), mes coups de cœur, les rizières en terrasses (alors que ce n'était pas "le bon moment", paraît-il), des paysages irréels de toute beauté - et les Terres Rouges, au nord-est de Kunming, pour les mêmes raisons
J'espère avoir donné envie d'aller y voir de près...
Bon je suis à Chengdu et je suis sérieusement en train de me motiver à rejoindre le Yunan en passant par le plateau tibétain. (Kangding, Tagong, Litang, Shangri la). Alors c'est l'hiver, le froid tout ça ... Du coup si y'en à qui connaissent ce coin qui savent comment ça peut être en cette saison niveau pratiquabilité des routes, les hébergements et tout.. Ou si c'est vraiment juste une idée stupide !
(désolé je n'ai pas de question très précise en fait je crois que je cherche surtout à me rassurer !)
Bonjour à tous !
Je débute sur ce forum en vu de mon prochain voyage et j'aurais aimé avoir des conseils / avis / bons plans ...
Je pars 6 jours à Pékin, pour 5 jours sur place. j'ai déjà repéré les principales activités de la capitale et me suis rendue compte que j'étais plutot large pour 5 jours. Ainsi, je voudrais en profiter pour voir la Muraille, mais en évitant au maximum les touristes (donc pas de section Badaling) et pourquoi pas même, vu que j'ai semble t il du temps, y dormir pas loin. Pour ce que j'ai vu c'est quand meme des arrivés en bus à 11h pour départ à 15h, meme pour les autres tronçons et je trouve ça dommage Ainsi j'ai vu sur diverses blog la section Simatei ou Mutianyu Qu'en pensez vous ? avez vous des bon plans itinéraires et auberges ? des recommandations ...
Si vous avez aussi des bon plans, spots, astuces, coup de coeur ... de Pékin à me faire partager ... je suis preneuse !
Merci d'avance ;)
Je débute sur ce forum en vu de mon prochain voyage et j'aurais aimé avoir des conseils / avis / bons plans ...
Je pars 6 jours à Pékin, pour 5 jours sur place. j'ai déjà repéré les principales activités de la capitale et me suis rendue compte que j'étais plutot large pour 5 jours. Ainsi, je voudrais en profiter pour voir la Muraille, mais en évitant au maximum les touristes (donc pas de section Badaling) et pourquoi pas même, vu que j'ai semble t il du temps, y dormir pas loin. Pour ce que j'ai vu c'est quand meme des arrivés en bus à 11h pour départ à 15h, meme pour les autres tronçons et je trouve ça dommage Ainsi j'ai vu sur diverses blog la section Simatei ou Mutianyu Qu'en pensez vous ? avez vous des bon plans itinéraires et auberges ? des recommandations ...
Si vous avez aussi des bon plans, spots, astuces, coup de coeur ... de Pékin à me faire partager ... je suis preneuse !
Merci d'avance ;)
Bonjour à tous,
j'envisage le road trip ci-dessous pour l'été prochain. J'aimerai avoir votre sentiment sur la faisabilité du parcours. Merci d'avance 🙂
J1 et 2: Toulouse -Pékin-Chengdu
J3: Chengdu
J4: Chengdu-Jiuzhaigou (éventuellement bus de nuit-10h de route)
J5: Jiuzhaigou
J6: Jiuzhaigou - départ le soir pour Langmusi via Songpan et Zoige (mini 5h de route)
J7: Langmusi
J8: Langmusi, départ l'aprèm pour Labrang (3h de route)
J9: départ après lever du soleil, à priori la plus grosse journée de route, Labrang à Jinchang (7h de route)
J10-11-12: Trek désert Badain Jaran
J13-14-15: Xi'An
J16-17-18-19-20: Pékin
C'est un peu tendu au début, mais la fin du séjour est plutôt très relax. Après, pour adoucir un peu la 1ère partie, je peux grignoter 1 jour sur Xi'An et/ou Pékin. Me conseilleriez-vous de prendre un chauffeur sur la portion Chengdu-Jinchang? ou si ça peut se faire en bus? Merci ++ Fred.
C'est un peu tendu au début, mais la fin du séjour est plutôt très relax. Après, pour adoucir un peu la 1ère partie, je peux grignoter 1 jour sur Xi'An et/ou Pékin. Me conseilleriez-vous de prendre un chauffeur sur la portion Chengdu-Jinchang? ou si ça peut se faire en bus? Merci ++ Fred.
Au gré de mes discussions avec mes amis, on me parle parfois de dates, de calendrier, de façon de compter les jours pour un visa etc...
Voici donc un petit florilège de choses dites et ce qu'il en est en réalité.
1. Nouvel An Chinois J'entends souvent que le calendrier chinois est lunaire, et que c'est pour ça qu'il change chaque année.
C'est à la fois en partie vrai, mais en aussi en partie faux.
En réalité, le calendrier chinois est luni-solaire (dépend à la fois de la lune et du soleil).
Explications : A la base, il est lunaire. un mois lunaire (de la nouvelle lune, c'est à dire pas de lune, à la nouvelle lune). La durée du mois luniare est de 29,5 jours. La durée de base d'une année lunaire de 12 mois lunaires est donc de 354 jours, c'est à dire en gros 11 jours de moins que l'année solaire. Donc une année purement lunaire, comme celle du calendrier musulman fait que chaque année, cela recule de 11 jours. Donc -par exemple- la date du Ramadan recule chaque année de 11 jours.
La Chine était un pays essentiellement agricole, l'empereur appelait par ses prières à une bonne récolte (le 15e jour du premier mois lunaire). C'est l'origine du Temple du Ciel construit sous les Ming en 1420, mais cette tradition existait bien avant. Et donc, il y a un problème potentiel de dates si les prières ne correspondait pas au début de l'année agricole. Le calendrier lunaire chinois a donc été adapté, et environ tous les 3 ans (33jours de retard) l'année lunaire chinoise compte un mois de plus (29,5jours) pour rattraper le calendrier solaire. On a donc une année *luni-solaire*, avec des années à 12 mois lunaires et des années à 13 mois lunaires. En France, il y a les années bissextiles avec un jour en plus, en Chine, il y a les années embolismiques avec un mois en plus. Ce type de calendrier existait en Europe (calendriers grecs), et aujourd'hui, en dehors de l'Asie, le calendrier juif est du même type luni-solaire, sauf que l'année embolismique juive n'est pas synchrone avec l'année embolismique chinoise.
2. Un chinois a tout de suite un an à sa naissance, car on compte à partir de la conception
Faux.
Explication : En chinois, quand on dit "j'ai un an" (wǒ yǒuyī nián), on dit en fait "je suis dans ma première année". Ce n'est pas si simple, car cela peut être traduit aussi par "j'ai un an" au sens français, sauf que ce n'est pas ce que l'usage exprime ...
3. Toute la Chine s'arrête de travailler au nouvel an
Vrai (ou à peu près).
La notion de "vacances" ou de "congés payés" n'existait pas en Chine jusqu'à très récemment. (remarquez, cela n'existait pas non plus en France, et la toute première fois, c'était en 1853, et encore, que pour les fonctionnaires).
Mais chaque année, les chinois devaient rendre hommage aux ancêtres (culte des ancêtres), une obligation de la pensée confucéenne (qui était une religion d'état sous les empereurs de Chine après le 1er empereur). Mao a esssayé de l'interdire, mais n'a pas vraiment réussi, et même si aujourd'hui, on estime qu'il n'y a plus que 20% de croayants en Chine, il s'agit d'une tradition importante qui fait que nombre de chinois de la grande ville repartent à cette occasion dans leur famille à la campagne. Je suis allé deux fois à Shanghai la dernière semaine avant le nouvel an et je n'ai jamais vu autant de monde prendre le train ou le bus pour partir en 4 jours !!! Cela devait faire des millions de personnes, et encore, rien que sur une gare (ferroviaire, et juste à côté, routière).
4. Quand on compte le nombre de jours pour le visa chinois, on commence à compter le lendemain.
Vrai.
En fait la règle est que l'on commence à compter à partir de minuit suivant le jour de l'arrivée. Donc, si vous avez une exemption de visa de 72h (3j) et que vous arrivez le lundi à 5h du matin, votre exemption est valide jusqu'au jeudi 23h59 et 59s.et non pas 72h (jeudi 5h du matin).
Votre visa de 30j est en fait valable 31jours selon la façon de compter en France (en France, on compte le jour d'arrivée et le jour de départ).
Toujours sur les visa, la date de validité de votre visa ne compte que pour votre date d'entrée (et pas la sortie) en Chine, et la durée que pour un séjour continu en Chine. Chaque fois que vous entrez en venant de l'étranger, votre compteur de 30 jours repart. Donc par exemple, si vous avez un visa de 30j à double entrée avec une date de validité jusqu'au 30 juillet, vous pouvez entrer en chine le 29 juin, puis ressortir de Chine le 29 juillet (ce qui fait 30 jours comme le compte les chinois), rerentrer en Chine le 30 juillet (votre visa est encore valide pour entrer) et rester jusqu'au 28 août (30 jours comme le comptent les chinois).. Et pour ce qui est du pays "étranger", Hong Kong est considéré comme pays étranger pour ce qui concerne le visa. En programmant judicieusement un séjour d'un jour à HK ou en Mongolie, ou tout autre pays distinct de la Chine, votre visa chinois double entrée est en fait valable 60 jours (2 fois 30), sachant que en général, un visa chinois est donné pour une durée de validité jusqu'à 3 mois après la date de l'émission, vous avez un peu de souplesse ...
5. Certains chinois ont 3 dates d'anniversaire Cela peut arriver (c'est le cas de mon père).
Mon père est né en Chine le 21e jour du 9e mois lunaire.
- Son anniversaire dans la tradition est donc chaque année le 21e jour du 9e mois lunaire, une date qui change (en 2018, ce sera le 29 octobre)
- Mais si on traduit sa date de naissance, en 1924, le 21e jour du 9e mois était le 19 octobre 1924. Et donc sa date d'anniversaire traduite devrait être le 19 octobre.
- lorsqu'il s'est présenté la première fois en 1940 au Lycée Aurore de la Concession française, on lui a demandé sa date de naissance pour faire ses papiers français, sachant que le 21 jour du 9e mois lunaire n'était pas acceptable sur des papiers français. Donc, l'employé à calculé la date en 1940 et a trouvé le 21 octobre.
En plus, quand on lui a demandé son âge, il a répondu j'ai 17 ans (étant né en 1924, il était dans sa 17e année). Et donc sa date officielle est devenue le 21 octobre 1923 (date fausse dans le jour et dans l'année).
6. La Chine se trouve sur 3 fuseaux horaires
Géographiquement vrai, administrativement faux.
Toute la Chine est à l'heure de Pékin, il n'y a aucun décalage horaire sur tout le territoire chinois.
Cela peut jouer des tours : par exemple, si on passe la frontière terrestre à Torugart (ancienne route de la soie, entre le Kirghizstan et la Chine, la frontière ferme à 15h (heure kirghize) car il est 17h heure chinoise. Et si c'est le vendredi soir, elle ne rouvre que le lundi matin
7. Dans toutes les villes chinoises il y a une tour du tambour et une tour de la cloche
Il y en avait dans toutes les grandes villes. Par exemple, Pékin, Xian, Nankin, Pingyao ... A ma connaissance, il n'y en avait pas à Shanghai qui était une petite bourgade d'un peu plus d'un km2
La tour de la Cloche sonnait pour signaler l'ouverture et la femeture des portes de la ville. A Pékin, la tour de la cloche abrite la plus grande cloche de Chine.
La tour du tambour, ou plutôt des tambours servait pour marquer les heures. Plus exactement toutes les deux heures
J'espère que ces inforamtions prises par le petit bout de la lorgnette vous ont amusé ...
Voici donc un petit florilège de choses dites et ce qu'il en est en réalité.
1. Nouvel An Chinois J'entends souvent que le calendrier chinois est lunaire, et que c'est pour ça qu'il change chaque année.
C'est à la fois en partie vrai, mais en aussi en partie faux.
En réalité, le calendrier chinois est luni-solaire (dépend à la fois de la lune et du soleil).
Explications : A la base, il est lunaire. un mois lunaire (de la nouvelle lune, c'est à dire pas de lune, à la nouvelle lune). La durée du mois luniare est de 29,5 jours. La durée de base d'une année lunaire de 12 mois lunaires est donc de 354 jours, c'est à dire en gros 11 jours de moins que l'année solaire. Donc une année purement lunaire, comme celle du calendrier musulman fait que chaque année, cela recule de 11 jours. Donc -par exemple- la date du Ramadan recule chaque année de 11 jours.
La Chine était un pays essentiellement agricole, l'empereur appelait par ses prières à une bonne récolte (le 15e jour du premier mois lunaire). C'est l'origine du Temple du Ciel construit sous les Ming en 1420, mais cette tradition existait bien avant. Et donc, il y a un problème potentiel de dates si les prières ne correspondait pas au début de l'année agricole. Le calendrier lunaire chinois a donc été adapté, et environ tous les 3 ans (33jours de retard) l'année lunaire chinoise compte un mois de plus (29,5jours) pour rattraper le calendrier solaire. On a donc une année *luni-solaire*, avec des années à 12 mois lunaires et des années à 13 mois lunaires. En France, il y a les années bissextiles avec un jour en plus, en Chine, il y a les années embolismiques avec un mois en plus. Ce type de calendrier existait en Europe (calendriers grecs), et aujourd'hui, en dehors de l'Asie, le calendrier juif est du même type luni-solaire, sauf que l'année embolismique juive n'est pas synchrone avec l'année embolismique chinoise.
2. Un chinois a tout de suite un an à sa naissance, car on compte à partir de la conception
Faux.
Explication : En chinois, quand on dit "j'ai un an" (wǒ yǒuyī nián), on dit en fait "je suis dans ma première année". Ce n'est pas si simple, car cela peut être traduit aussi par "j'ai un an" au sens français, sauf que ce n'est pas ce que l'usage exprime ...
3. Toute la Chine s'arrête de travailler au nouvel an
Vrai (ou à peu près).
La notion de "vacances" ou de "congés payés" n'existait pas en Chine jusqu'à très récemment. (remarquez, cela n'existait pas non plus en France, et la toute première fois, c'était en 1853, et encore, que pour les fonctionnaires).
Mais chaque année, les chinois devaient rendre hommage aux ancêtres (culte des ancêtres), une obligation de la pensée confucéenne (qui était une religion d'état sous les empereurs de Chine après le 1er empereur). Mao a esssayé de l'interdire, mais n'a pas vraiment réussi, et même si aujourd'hui, on estime qu'il n'y a plus que 20% de croayants en Chine, il s'agit d'une tradition importante qui fait que nombre de chinois de la grande ville repartent à cette occasion dans leur famille à la campagne. Je suis allé deux fois à Shanghai la dernière semaine avant le nouvel an et je n'ai jamais vu autant de monde prendre le train ou le bus pour partir en 4 jours !!! Cela devait faire des millions de personnes, et encore, rien que sur une gare (ferroviaire, et juste à côté, routière).
4. Quand on compte le nombre de jours pour le visa chinois, on commence à compter le lendemain.
Vrai.
En fait la règle est que l'on commence à compter à partir de minuit suivant le jour de l'arrivée. Donc, si vous avez une exemption de visa de 72h (3j) et que vous arrivez le lundi à 5h du matin, votre exemption est valide jusqu'au jeudi 23h59 et 59s.et non pas 72h (jeudi 5h du matin).
Votre visa de 30j est en fait valable 31jours selon la façon de compter en France (en France, on compte le jour d'arrivée et le jour de départ).
Toujours sur les visa, la date de validité de votre visa ne compte que pour votre date d'entrée (et pas la sortie) en Chine, et la durée que pour un séjour continu en Chine. Chaque fois que vous entrez en venant de l'étranger, votre compteur de 30 jours repart. Donc par exemple, si vous avez un visa de 30j à double entrée avec une date de validité jusqu'au 30 juillet, vous pouvez entrer en chine le 29 juin, puis ressortir de Chine le 29 juillet (ce qui fait 30 jours comme le compte les chinois), rerentrer en Chine le 30 juillet (votre visa est encore valide pour entrer) et rester jusqu'au 28 août (30 jours comme le comptent les chinois).. Et pour ce qui est du pays "étranger", Hong Kong est considéré comme pays étranger pour ce qui concerne le visa. En programmant judicieusement un séjour d'un jour à HK ou en Mongolie, ou tout autre pays distinct de la Chine, votre visa chinois double entrée est en fait valable 60 jours (2 fois 30), sachant que en général, un visa chinois est donné pour une durée de validité jusqu'à 3 mois après la date de l'émission, vous avez un peu de souplesse ...
5. Certains chinois ont 3 dates d'anniversaire Cela peut arriver (c'est le cas de mon père).
Mon père est né en Chine le 21e jour du 9e mois lunaire.
- Son anniversaire dans la tradition est donc chaque année le 21e jour du 9e mois lunaire, une date qui change (en 2018, ce sera le 29 octobre)
- Mais si on traduit sa date de naissance, en 1924, le 21e jour du 9e mois était le 19 octobre 1924. Et donc sa date d'anniversaire traduite devrait être le 19 octobre.
- lorsqu'il s'est présenté la première fois en 1940 au Lycée Aurore de la Concession française, on lui a demandé sa date de naissance pour faire ses papiers français, sachant que le 21 jour du 9e mois lunaire n'était pas acceptable sur des papiers français. Donc, l'employé à calculé la date en 1940 et a trouvé le 21 octobre.
En plus, quand on lui a demandé son âge, il a répondu j'ai 17 ans (étant né en 1924, il était dans sa 17e année). Et donc sa date officielle est devenue le 21 octobre 1923 (date fausse dans le jour et dans l'année).
6. La Chine se trouve sur 3 fuseaux horaires
Géographiquement vrai, administrativement faux.
Toute la Chine est à l'heure de Pékin, il n'y a aucun décalage horaire sur tout le territoire chinois.
Cela peut jouer des tours : par exemple, si on passe la frontière terrestre à Torugart (ancienne route de la soie, entre le Kirghizstan et la Chine, la frontière ferme à 15h (heure kirghize) car il est 17h heure chinoise. Et si c'est le vendredi soir, elle ne rouvre que le lundi matin
7. Dans toutes les villes chinoises il y a une tour du tambour et une tour de la cloche
Il y en avait dans toutes les grandes villes. Par exemple, Pékin, Xian, Nankin, Pingyao ... A ma connaissance, il n'y en avait pas à Shanghai qui était une petite bourgade d'un peu plus d'un km2
La tour de la Cloche sonnait pour signaler l'ouverture et la femeture des portes de la ville. A Pékin, la tour de la cloche abrite la plus grande cloche de Chine.
La tour du tambour, ou plutôt des tambours servait pour marquer les heures. Plus exactement toutes les deux heures
J'espère que ces inforamtions prises par le petit bout de la lorgnette vous ont amusé ...
Bonjour à tous,
Je cherche des informations sur la Chine du Nord-Est, c'est à dire autours de Pekin et au nord-est de Pekin, la Mongolie intérieur. Je ne trouve que très peu de chose sur ces lieux, est-ce parce qu'il n'y a rien à voir?
Pour le moment dans cette zone géographique je n'ai trouvé que, la muraille de Chine, Pekin elle-même, Harbin, Datong, autre chose à me proposer?
N'y aurait-il pas de petits villages? De beaux paysages? Temples?
Je cherche des informations sur la Chine du Nord-Est, c'est à dire autours de Pekin et au nord-est de Pekin, la Mongolie intérieur. Je ne trouve que très peu de chose sur ces lieux, est-ce parce qu'il n'y a rien à voir?
Pour le moment dans cette zone géographique je n'ai trouvé que, la muraille de Chine, Pekin elle-même, Harbin, Datong, autre chose à me proposer?
N'y aurait-il pas de petits villages? De beaux paysages? Temples?
Bonjour à tous,
Je commence à élaborer un programme pour un séjour de 15 jours en avril prochain dans les provinces du Guizhou et du Guangxi. A ce jour, nous sommes 3 participants... Nous arrivons à l'aéroport de Guiyang le 4 avril et repartons de Guilin le 18 avril.
Le 4 avril, c’est la fête de Qingming « le jour des balayages des tombes ». Question : Pensez vous que nous allons rencontrer des difficultés à trouver un bus ou taxi, de l’aéroport à notre hébergement à Guiyang ?
Hébergement à Guiyang : Rien n’est réservé à ce jour. Sachant, que nous allons favoriser pendant ce séjour des hébergements « Bien et pas trop cher », et que nous tenterons d’effectuer nos déplacements en transport en commun. Auriez-vous une adresse sympa et pratique d’accès à nous conseiller ?
A partir de Guiyang, l’objectif initial était de se diriger vers l’Est pour rejoindre tranquillement Guilin.
Mais, selon ma documentation, parmi les immanquables du Guizhou, figure les chutes de Huangguoshu. Mais, cela nous éloigne latéralement de notre trajectoire…
Quelles sont vos impressions sur les chutes de Huangguoshu ?
Dans la positive, il semble possible de faire l'aller retour dans la journée au départ du Guiyang… Avez-vous une méthode pratique à nous conseiller, avec une idée de coût de revient ?
Est-il possible de se procurer en amont un plan détaillé du site afin d’étudier un itinéraire pédestre à effectuer sur place ?
Voila, toute mes questions à ce jour.
Je vous remercie par avance de l’attention que vous allez porter à mon message.
Geneviève
Je commence à élaborer un programme pour un séjour de 15 jours en avril prochain dans les provinces du Guizhou et du Guangxi. A ce jour, nous sommes 3 participants... Nous arrivons à l'aéroport de Guiyang le 4 avril et repartons de Guilin le 18 avril.
Le 4 avril, c’est la fête de Qingming « le jour des balayages des tombes ». Question : Pensez vous que nous allons rencontrer des difficultés à trouver un bus ou taxi, de l’aéroport à notre hébergement à Guiyang ?
Hébergement à Guiyang : Rien n’est réservé à ce jour. Sachant, que nous allons favoriser pendant ce séjour des hébergements « Bien et pas trop cher », et que nous tenterons d’effectuer nos déplacements en transport en commun. Auriez-vous une adresse sympa et pratique d’accès à nous conseiller ?
A partir de Guiyang, l’objectif initial était de se diriger vers l’Est pour rejoindre tranquillement Guilin.
Mais, selon ma documentation, parmi les immanquables du Guizhou, figure les chutes de Huangguoshu. Mais, cela nous éloigne latéralement de notre trajectoire…
Quelles sont vos impressions sur les chutes de Huangguoshu ?
Dans la positive, il semble possible de faire l'aller retour dans la journée au départ du Guiyang… Avez-vous une méthode pratique à nous conseiller, avec une idée de coût de revient ?
Est-il possible de se procurer en amont un plan détaillé du site afin d’étudier un itinéraire pédestre à effectuer sur place ?
Voila, toute mes questions à ce jour.
Je vous remercie par avance de l’attention que vous allez porter à mon message.
Geneviève
Bonjour,
Nous projetons un séjour dans le Yunnan en février prochain. Les guides et les blogs que nous avons pu lire suggèrent plus ou moins toujours les mêmes itinéraires, tous bons plans ou tuyaux qui nous permettraient de voir autre chose, seraient les bienvenus !
Nous avons cependant quelques questions précises:
- La région de Baoshan et ses environs ( Tengchong, Luxi, Ruili etc ..) vu le détour, vaut-elle le déplacement ?
- Comment est la route entre Jinghong et Baoshan ? Je précise que nous disposons d'un véhicule. Peut-on trouver des endroits où dormir car la distance est importante ?
- Nous aimerions suivre la vallée de la Nu river, mais apparemment c'est un cul de sac si l'on remonte jusqu'à Bingzhonghuo ... alors à quel niveau pourrat-on trouver une route pour rejoindre Lijiang et éviter une aller-retour / perte de temps ?
Voilà, c'est tout pour le moment ;-)
Merci beaucoup pour tous renseignements, itinéraires ( nous avons à peu près un mois pour visiter le Yunnan), endroits inconnus des touristes etc ... Bonne journée à tous.
Nous projetons un séjour dans le Yunnan en février prochain. Les guides et les blogs que nous avons pu lire suggèrent plus ou moins toujours les mêmes itinéraires, tous bons plans ou tuyaux qui nous permettraient de voir autre chose, seraient les bienvenus !
Nous avons cependant quelques questions précises:
- La région de Baoshan et ses environs ( Tengchong, Luxi, Ruili etc ..) vu le détour, vaut-elle le déplacement ?
- Comment est la route entre Jinghong et Baoshan ? Je précise que nous disposons d'un véhicule. Peut-on trouver des endroits où dormir car la distance est importante ?
- Nous aimerions suivre la vallée de la Nu river, mais apparemment c'est un cul de sac si l'on remonte jusqu'à Bingzhonghuo ... alors à quel niveau pourrat-on trouver une route pour rejoindre Lijiang et éviter une aller-retour / perte de temps ?
Voilà, c'est tout pour le moment ;-)
Merci beaucoup pour tous renseignements, itinéraires ( nous avons à peu près un mois pour visiter le Yunnan), endroits inconnus des touristes etc ... Bonne journée à tous.
We just spent three weeks in Yunnan.
I’ve started writing up a travel journal about the trip.
Bonjour à tous,
Mon fils compte se rendre à Hong Kong et ensuite aller en Chine. Je voudrais vous demander si la situation à Hong Kong n'est pas un peu risquée, avec tout ce qu'on entend. Et pour la Chine, est-ce qu'il pourra facilement utiliser sa messagerie (il a un compte gmail).
Merci de vos réponses,
Momo
Mon fils compte se rendre à Hong Kong et ensuite aller en Chine. Je voudrais vous demander si la situation à Hong Kong n'est pas un peu risquée, avec tout ce qu'on entend. Et pour la Chine, est-ce qu'il pourra facilement utiliser sa messagerie (il a un compte gmail).
Merci de vos réponses,
Momo
Bonjour à tous
Voici le récit d'un voyage de 15 jours au Xinjiang, une région très particulière en raison de la très forte pression mise depuis quelques années par le pouvoir chinois sur la population locale ouïghoure, et la très forte présence policière qui l'accompagne. J'avais trouvé assez peu d'informations sur cette région au moment de préparer mon voyage. Il me semble donc intéressant de raconter ce que moi j'en ai vu, et ce que j'y ai ressenti.
J'avais fait le choix d'arriver à Urumqi en avion depuis le Kazakhstan, où je me trouvais. L'idée consistait à éviter les contrôles poussées aux frontières terrestres avec le Xinjiang. Pendant un certain temps, les policiers chinois installaient des logiciels espions sur les téléphones des voyageurs qui s'y présentaient... Je ne sais donc pas ce qu'aurait donné un passage à la frontière terrestre Kazakhstan-Chine. En revanche, à l'aéroport, tout s'est super bien passé, et très vite : j'ai passé à peine 5mn à la douane, où je n'ai eu besoin que de montrer ma réservation d'hôtel et de répondre à une ou deux questions basiques. Outre que les douaniers n'ont probablement pas le temps de passer une demi-heure par étranger à l'aéroport, le fait qu'il ne s'agissait pas de mon premier voyage en Chine a peut-être joué. Le douanier m'a bien posé la question "how long do you plan to stay this time ?". Je suppose que si, pour un premier voyage en Chine, vous choisissez le Xinjiang, ils seront un peu plus suspicieux. Quoiqu'il en soit, c'est donc allé vite, et j'ai ensuite rejoint mon hôtel en taxi (pour 38 yuans) : le Bestay Hotel Express (149 yuans). Très peu d'hôtels acceptent les étrangers à Urumqi, et je n'avais pas trop le choix si je ne voulais pas dépenser beaucoup d'argent. J'étais un peu méfiant en arrivant, craignant le truc vraiment pourri, mais en fait pas du tout : ce n'était évidemment pas du grand luxe, mais c'était tout à fait acceptable, suffisamment propre et très bien situé. Si vous voulez éviter les hôtels à 400 yuans la nuit, je recommande.
J'étais déjà venu à Urumqi il y a 6 ans, à une époque où on pouvait se balader partout tranquillement. On peut encore se balader partout, mais les contrôles sont très nombreux (à l'entrée des parcs, des centres commerciaux, des gares, du bazar...) et les policiers très présents. Parfaite introduction pour le reste du Xinjiang. Je suis allé me balader dans les quartiers ouïghours du sud-ouest : si le bazar est toujours là, il est évidemment très surveillé, et les quartiers alentours sont en voie de disparition. Des tours d'habitation "à la chinoise" (c'est-à-dire immenses) prennent peu à peu la place des quartiers plus traditionnels. Urumqi était déjà une ville han depuis très longtemps, et cela se renforce.
D'Urumqi, je me suis rendu à Turpan en train. Attention, il y a deux gares à Urumqi et deux à Turpan. A Urumqi, il y a la gare sud (urumqinan) et la gare plus moderne, simplement appelée Urumqi. A Turpan, il y a la gare moderne (turpanbei pour Turpan north) et une autre très lointain, à des dizaines de kilomètres. Il ne faut donc surtout pas se tromper et prendre un billet pour Turpan north. A mon arrivée, j'ai eu droit à ma première interception par la police locale.C'est une chose commune à toutes les gares du Xinjiang : des policiers scrutent les passagers qui arrivent et en arrêtent quelques-uns pour des vérifications. Si vous êtes étranger, il n'y a aucune chance que vous y échappiez. En l'occurrence, le policier était tout jeune et bredouillait à peine quelques mots d'anglais. C'est passé en 5mn. De la gare à mon hostel, j'ai pris le taxi (pour environ 30 yuans je crois). La gare est au milieu de nulle part, il n'y a donc pas d'autre option (peut-être un bus, mais je n'ai pas cherché). J'ai logé au Dap Youth Hostel, qui est très bien, dans une jolie chambre bien décorée avec matelas posé au sol (façon Asie centrale). Turpan est certainement l'une des rares possibilités de rencontrer d'autres voyageurs au Xinjiang dans un cadre agréable. Il n'y avait pas pléthore d'étrangers, mais suffisamment pour organiser des visites groupées en taxi.
Le premier jour je suis allé seul aux ruines de Jiahoé, un site très intéressant. J'ai d'abord tenté le coup en bus avec le 101, mais après plus de 40mn à l'attendre, j'ai arrêté un taxi (pour une trentaine de yuans). Le site est très exposé au soleil et il n'y a pas quasiment pas un coin à l'ombre. Prenez donc de l'eau, beaucoup d'eau, surtout si vous aimez vous balader et prendre votre temps. N'oubliez jamais qu'avec les Chinois, même s'ils sont nombreux à l'entrée, vous en verrez de moins en moins à mesure que vous vous éloignerez dans les ruines. Pour rentrer, comme j'en avais marre de toujours payer (le taxi, l'entrée, la petite voiture pour arriver aux ruines, etc.), j'ai d'abord commencé à pied pour profiter des alentours, puis j'ai commencé le stop. Un premier tuk-tuk (ou l'équivalent) s'arrêta, m'amena sur quelques kilomètres, pareil avec un second... qui m'arrêta juste devant le fameux bus 101, qui existe donc bel et bien !
Le second jour, avec d'autres étrangers de l'hostel, on a organisé un taxi (100 euros par tête pour la journée) pour un tour des environs, avec notamment les grottes de Bezeklik et les ruines de Gaochang. L'intérêt est inégal, à chacun de se faire son idée.
Entre Urumqi et Turpan, même si les contrôles sont assez fréquents et la police bien visible, ça reste supportable. La suite s'annonçait plus corsée puisque mon plan consistait à traverser le Xinjiang vers le sud jusqu'à la frontière avec le Tadjikistan.
Mon arrêt suivant était Korla. Je n'avais aucune idée de ce que je pouvais y trouver, mon intention consistait simplement à y dormir une nuit pour casser le trajet vers Kuqa. Comme attendu, les contrôles ont été plus longs. J'avais sympathisé avec un Chinois dans le train. Je me demande ce qu'il a pensé lorsqu'il a vu un policier me demander de le suivre à l'arrivée en gare... J'avais essayé de lui expliquer que les contrôles étaient longs pour les étrangers au Xinjiang, mais je ne suis pas sûr qu'il s'attendait à ça ! Bref, je me suis retrouvé avec 7 ou 8 policiers dans une petite salle, dont aucun qui parlait vraiment anglais. Heureusement que le chef est arrivé avec son appli de traduction. Après 15mn j'ai pu sortir de la gare et rejoindre mon hôtel : le Korla Xin Lv Super 8, pour 148 yuans (chambre sans fenêtre). L'une des membres du staff parlait un peu anglais, ce qui a facilité les échanges. Il n'y a pas grand chose à faire en une soirée à Korla. Je suis allé déambuler dans la partie animée de la ville, autour de Renmin dong lu (accessible par le bus 9 depuis mon hôtel) et sur les rives du fleuve Kongque. La présence policière n'était pas particulièrement pesante. Le lendemain, après avoir récupéré mon billet de train en 5mn chrono, je partais pour Kuqa, qui s'annonçait un peu plus délicat... et je n'ai pas été déçu.
Pourtant, le premier contact avec la police à la descente du train s'est très bien passé, mais je me doutais que ce n'était pas terminé. Un autre contrôle m'attendait, un peu plus long car le responsable n'était pas là (preuve que les informations ne circulent pas entre les polices des différentes villes). J'ai donc patienté dans le cagibi qui sert à la fois de point de contrôle et de chambre aux policiers : un petit réduit pour deux de peut-être 5 mètres carrés, avec des lits hors d'âge superposés, des cendriers pleins à ras bord... et la clim' ! Les policiers étaient très sympas, le chef (car il parlait quelques mots d'anglais) encore plus, et en quelques minutes c'était plié, je pouvais me lancer.
N'ayant rien pu réserver par avance (ni sur Booking, ni sur Trip), je suis allé au Kuche Binguan, sur Jiefang North Roard. J'ai eu une superbe chambre pour 230 yuans, avec salle de bains et petit déjeuner (100% chinois évidemment). Je n'ai pas cherché à négocier, mais il y a certainement moyen d'obtenir moins cher. L'hôtel est très bien entretenu (malgré la façade qui n'inspire pas confiance) et très bien situé, car il faut savoir que Kuqa est une ville assez étendue, en tout cas plus que je ne l'imaginais. Du Kuche Binguan, il est possible d'aller à pied vers la ville ancienne (= ouïghoure) comme vers la ville nouvelle (= han), qui mort de plus en plus sur les quartiers ouïghours.
Comme attendu, la police était omniprésente, bien plus que dans mes étapes précédentes : à chaque carrefour, devant chaque hôtel, chaque centre commercial, chaque station service, chaque bâtiment officiel, en voiture ou à deux sur une moto. J'ai même vu des femmes avec casques, boucliers... et d'immenses battes de baseball (!).
Le premier soir, je me suis rendu au marché ouïghour, à l'angle de tianshan zhong lu et de youyi lu : c'est une cage. On y entre par des portiques de sécurité et on y déambule entouré de barrières et de caméras. Il faut le voir pour le croire. Malgré cela, il y a du monde, et les étals donnent envie. Il suffit juste de se lancer. J'ai opté pour des brochettes avec du pain cuit sur les braises : excellent ! Pour la première fois depuis mon arrivée au Xinjiang, j'ai été accosté par un type, ouïghour parlant un peu anglais. On n'est évidemment resté très superficiels dans nos échanges, d'une part en raison de la barrière de la langue, d'autre part en raison de la barrière mentale : je ne serais jamais le premier à aborder des sujets politiques là-bas.
Après ce bon repas, je me suis décidé à marcher un peu en direction de la vieille ville ouïghoure (ou ce qu'il en reste), qui s'étend au nord de renmin lu, puis au-delà de la rivière qui traverse la ville. La vieille ville est évidemment quadrillée par la police. Je suis entré en passant un petit barrage où le policier de faction ne m'a rien demandé et avait l'air de s'ennuyer profondément. J'ai ensuite déambulé tranquillement, pris quelques photos et été suivi par des enfants, puis en arrivant vers la sortie j'ai aperçu une mosquée assez ancienne. Je m'en suis approché, ai sorti mon téléphone... ERREUR FATALE !! Un type circulant à moto m'a fait signe que c'était interdit. J'ai donc rangé mon téléphone et me suis tourné vers la sortie toute proche... où un groupe de policiers marchait déjà dans ma direction. C'était parti pour le premier contrôle. Passeport, hôtel, téléphone. Ils ont effacé toutes les photos que j'avais faites de la vieille ville. J'ai tout de même demandé au chef "mosque photo no ?" Il m'a montré fermement la sortie et je n'ai pas insisté. Chose amusante (ou pas) : sur toute la route jusqu'à mon hôtel, que j'ai faite à pied, j'ai été suivi par une voiture de police.
Le lendemain matin, retour dans la vieille ville ouïghoure, cette fois pour visiter la mosquée, censée être la plus importante du Xinjiang après l'Id Kah de Kasghar. Il n'est pas interdit de s'y rendre. Par contre, quel choc : cette mosquée est totalement vide, elle ressemble maintenant à un hangar désaffecté. Il n'y a plus de musée, plus de tapis de prière, plus rien. Une famille gère les entrées, qui se résument à des touristes hans venus faire des selfies. Cette négation de l'histoire par les autorités chinoises est absolument scandaleuse. Cette mosquée, et le quartier qui l'entoure, finira probablement comme le quartier qui entourait jadis le marché ouïghour : rasée pour laisser place à des tours de 50 étages. A noter que je ne suis pas non plus reparti de la mosquée seul puisqu'un faux touriste han me suivait à mesure que je me baladais dans la vieille ville. Je me demande ce qu'il faisait là : il y a tellement de policiers dans les parages que je n'allais pas me risquer à une photo interdite. Conseil d'ami : si vous voulez un café et ce qui ressemble le plus à une pâtisserie à Kuqa, fuyez le Xintian Coffee, mentionné par le LP, car le service y est déplorable. Allez plutôt chez Aili, juste en face. Sur le chemin du retour vers mon hôtel, voyant un carrefour assez marrant avec un monument très étrange au milieu, je me décide à le prendre en photo... SECONDE ERREUR FATALE !! 2 mn plus tard, alors que je ne me doutais de rien, une voiture de police m'a fait signe de m'arrêter et m'a conduit au poste le plus proche pour de nouvelles vérifications. Passeport, hôtel, téléphone. Ouf, ils n'ont rien effacé, même pas la photo du fameux carrefour (que j'ai effacée moi-même tellement elle n'avait aucun intérêt).
J'ai passé l'après-midi aux grottes de Kizil (250 yuans en taxi depuis mon hôtel). Très peu de grottes sont ouvertes, mais la visite reste intéressante. Dommage que les informations données en anglais soient si sommaires, mais je n'avais qu'à me documenter moi-même avant d'y aller. En tout cas, la route qui mène au site est magnifique (et bien évidemment parsemée de checkpoints).
Un long trajet en train plus tard (avec une bonne heure de retard, comme quasiment chacun de mes trajets en train au Xinjiang), j'arrivais à Kashgar, une ville que je connaissais pour m'y être déjà arrêté en 2013. La ville est évidemment quadrillée par la police, mais moins que ce que j'attendais. La vieille ville a gagné en propreté (ce qu'elle a perdu en authenticité ? à chacun de juger). La mosquée Id Kah ressemble davantage à un jardin qu'on visite qu'à un lieu de prières, même si elle est théoriquement encore en activité. Un pakistanais rencontré un peu plus tard m'a affirmé qu'on lui avait interdit l'accès à l'Id Kah au motif qu'il est... musulman.
A Kashgar, j'ai séjourné au Lihao, qui est très bien situé, pour environ 210 yuans par nuit. C'était tout juste passable, mais une réceptionniste parlait un excellent anglais et m'a été d'une grande aide pour organiser la suite de mon voyage, notamment en appelant des hôtels à Hotan. Si je conseille cet hôtel, c'est vraiment juste pour ça, et certainement pas pour le rat que j'ai vu gentiment gambader à mon étage le soir de mon arrivée. De plus, comme partout ailleurs au Xinjiang, peu d'hôtels acceptent les étrangers à Kashgar. Pour rejoindre le Lihao depuis la gare, c'est 20 yuans en taxi, et les taxis remplissent leurs voitures avant de partir. J'ai vérifié : tout le monde a bien payé 20 yuans dans mon taxi. J'ai fait le trajet ville-gare un autre jour en pleine journée, ça m'a coûté 19 yuans au compteur, donc les 20 yuans sont corrects. Détail amusant : l'arrivée en gare de Kasghar a été très rapide : un simple contrôle de mon passeport, pas de questions en plus et pas de détour par le poste le plus proche pour des vérifications supplémentaires.
Je me suis pas mal baladé dans la ville. En fin de journée il faut aller au parc renmin (derrière la statue de Mao) pour admirer les danses ouïghoures. Evidemment le parc est grillagé et l'accès contrôlé, ce qui n'était pas le cas il y a 6 ans. Le marché de nuit dans la vieille ville est une bonne occasion de tester plein de choses (après avoir là aussi passé les barrages). A propos de nourriture, j'ai essayé le Altun Orda, mis en avant dans mon vieux LP. C'est à fuir !! Je n'ai pas trouvé la nourriture excellente, mais on ne peut pas juger un restaurant sur un repas. En revanche, l'attitude du personnel justifie à elle seule de ne pas y aller : service minable, dédain prononcé... Si j'étais dans la restauration, j'aurais vraiment honte pour eux.
Après Kashgar, qui malgré les patrouilles bruyantes du soir ne s'est pas révélé si horrible d'un point de vue sécuritaire, Hotan promettait d'être différente. J'ai longuement hésité avant d'y aller, ne sachant pas si les étrangers étaient autorisés, et j'ai même demandé à une réceptionniste de mon hôtel de Kashgar d'appeler quelques hôtels à Hotan pour savoir s'ils m'accepteraient. Avec deux noms en poche, je pouvais y aller. A ma descente du train, j'ai évidemment été intercepté par la police, qui m'a amené vers son poste de garde. Après une demi-heure d'attente à l'extérieur et sans qu'aucune question ne me soit posée, j'étais autorisé à me rendre en ville. J'ai logé au Xi Ju pour 230 yuans la nuit avec petit déjeuner (chinois). Il existe au moins une autre solution pour les étrangers : le Muztag Hôtel.
Certes, j'ai été assez surpris qu'on me demande mon passeport le premier soir quand je suis allé au... restaurant, mais à part ça la pression sécuritaire n'a pas été très intense à Hotan, et tant mieux. J'ai pu me balader tranquillement dans le très moderne (donc très chinois) centre-ville, ainsi que dans les quartiers ouïghours périphériques, probablement promis à une démolition imminente. Une partie de la vieille ville a déjà été reconstruite, avec devant chaque bâtiment une photo de ce qu'il était avant et de ce qu'il est maintenant, histoire de convaincre tout le monde du bienfait de ces démolitions. Je ne peux pas dire que le résultat soit déplaisant, mais quel est l'avis de la population locale ? Sont-ils ravis que l'on puisse à présent manger un burger et des frites dans leur quartier historique ? En parlant de manger, le marché de nuit est une expérience sympa, même s'il a pour lieu un hangar surcontrôlé et qu'il n'a franchement plus grand chose de ouïghour. Pour finir avec Hotan, je n'ai pas essayé de me rendre au mausolée d'Imam Asim. Je n'étais pas très motivé pour me retrouver une nouvelle fois fois confronté à la police, et de toute manière ce mausolée a été grandement détruit.
Après un bref passage par Kashgar et un long trajet en bus, j'arrivais à Tashkurgan, dernière étape de mon voyage au Xinjiang. Je suis allé au K2 Youth International Hostel (198 yuans la double), principalement dans l'espoir de trouver d'autres voyageurs pour franchir la frontière Chine/Tadjikistan avec moi. L'endroit est pas mal, notamment le super lobby avec une table de billard, mais alors le staff... Le gars qui tenait l'accueil quand je suis arrivé m'a d'abord affirmé que tout était plein, jusqu'à ce que je lui mette sous le nez l'état des réservations sur Trip.com. Il a alors consenti à nous filer une double (j'étais avec un pakistanais rencontré dans le bus). Peut-être qu'il n'avait pas envie de se taper la paperasse qui accompagne l'hébergement d'étrangers... Je suis resté 2 nuits sur place, le temps de faire une lessive, de me poser un peu et de faire le tour de la très sympathique ville de Tashkurgan, seul endroit où quelqu'un d'une ethnie « minoritaire » s'est ouvert à moi des restrictions qu'il subit...
Il était ensuite temps de quitter la Chine pour rejoindre le Tadjikistan. De Tashkurgan, j'ai pris le bus de 10h pour Kashgar... qui est parti à 11h15. Même si je descendais 1h30 plus loin au poste frontière, j'ai dû payer plein pot (65 yuans je crois). Le poste frontière est extrêmement moderne côté chinois, et grand. Sauf que personne n'y passe. Quand je m'y suis présenté, j'avais donc tous les policiers pour moi ! Concrètement, j'ai d'abord passé un premier contrôle assez sommaire de mes bagages, puis un second plus poussé, agrémenté d'un contrôle de chacun de mes appareils électroniques : toutes les photos ont été vérifiées (aucune n'a été effacée, j'avais pris mes précautions) et tous mes films aussi (heureusement que je n'avais rien de trop embarrassant !!). J'ai également eu droit à un petit entretien privé avec une policière : où êtes-vous allé, pourquoi, blabla... Tout ça m'a bien pris 45mn. Les policiers m'ont ensuite invité à patienter dans un petit local... dans l'attente qu'un poids lourd passe la frontière pour m'installer dedans ! En effet, la frontière proprement dit est située 10km plus loin, en haut d'un col d'où la vue sur le Muztag Ata est absolument sublime, et il est interdit de les parcourir à pied ou en vélo. C'est poids lourd obligatoire pour tout le monde ! Une fois arrivés en haut du col, il a fallu attendre que les douaniers chinois finissent leur pause déjeuner. Après une ultime vérification de leur part, je m'avançais vers le poste tadjik, beaucoup plus modeste et beaucoup plus détendu également !
En synthèse, je ne regrette absolument pas ces 2 semaines au Xinjiang, où j'ai vu que ce que je voulais voir. La police chinoise a toujours été très aimable, même si je les ai vus beaucoup plus que ce que j'aurais aimé. En revanche, s'il y a des gens que je n'ai pas vus, ce sont bien les Ouïghours : alors qu'il y a 6 ans, il n'était pas rare que des gens viennent me parler, y compris de politique, cette fois-ci ce fût le néant total. Les gens ne me retournaient même pas mes regards ou mes tentatives de sourire. On a vraiment l'impression qu'une chape de plomb règne sur cette région. Est-ce durable ? Peut-être. Qu'en pense la majorité de la population ? Je n'en ai strictement aucune idée, et c'est bien dommage.
Voici le récit d'un voyage de 15 jours au Xinjiang, une région très particulière en raison de la très forte pression mise depuis quelques années par le pouvoir chinois sur la population locale ouïghoure, et la très forte présence policière qui l'accompagne. J'avais trouvé assez peu d'informations sur cette région au moment de préparer mon voyage. Il me semble donc intéressant de raconter ce que moi j'en ai vu, et ce que j'y ai ressenti.
J'avais fait le choix d'arriver à Urumqi en avion depuis le Kazakhstan, où je me trouvais. L'idée consistait à éviter les contrôles poussées aux frontières terrestres avec le Xinjiang. Pendant un certain temps, les policiers chinois installaient des logiciels espions sur les téléphones des voyageurs qui s'y présentaient... Je ne sais donc pas ce qu'aurait donné un passage à la frontière terrestre Kazakhstan-Chine. En revanche, à l'aéroport, tout s'est super bien passé, et très vite : j'ai passé à peine 5mn à la douane, où je n'ai eu besoin que de montrer ma réservation d'hôtel et de répondre à une ou deux questions basiques. Outre que les douaniers n'ont probablement pas le temps de passer une demi-heure par étranger à l'aéroport, le fait qu'il ne s'agissait pas de mon premier voyage en Chine a peut-être joué. Le douanier m'a bien posé la question "how long do you plan to stay this time ?". Je suppose que si, pour un premier voyage en Chine, vous choisissez le Xinjiang, ils seront un peu plus suspicieux. Quoiqu'il en soit, c'est donc allé vite, et j'ai ensuite rejoint mon hôtel en taxi (pour 38 yuans) : le Bestay Hotel Express (149 yuans). Très peu d'hôtels acceptent les étrangers à Urumqi, et je n'avais pas trop le choix si je ne voulais pas dépenser beaucoup d'argent. J'étais un peu méfiant en arrivant, craignant le truc vraiment pourri, mais en fait pas du tout : ce n'était évidemment pas du grand luxe, mais c'était tout à fait acceptable, suffisamment propre et très bien situé. Si vous voulez éviter les hôtels à 400 yuans la nuit, je recommande.
J'étais déjà venu à Urumqi il y a 6 ans, à une époque où on pouvait se balader partout tranquillement. On peut encore se balader partout, mais les contrôles sont très nombreux (à l'entrée des parcs, des centres commerciaux, des gares, du bazar...) et les policiers très présents. Parfaite introduction pour le reste du Xinjiang. Je suis allé me balader dans les quartiers ouïghours du sud-ouest : si le bazar est toujours là, il est évidemment très surveillé, et les quartiers alentours sont en voie de disparition. Des tours d'habitation "à la chinoise" (c'est-à-dire immenses) prennent peu à peu la place des quartiers plus traditionnels. Urumqi était déjà une ville han depuis très longtemps, et cela se renforce.
D'Urumqi, je me suis rendu à Turpan en train. Attention, il y a deux gares à Urumqi et deux à Turpan. A Urumqi, il y a la gare sud (urumqinan) et la gare plus moderne, simplement appelée Urumqi. A Turpan, il y a la gare moderne (turpanbei pour Turpan north) et une autre très lointain, à des dizaines de kilomètres. Il ne faut donc surtout pas se tromper et prendre un billet pour Turpan north. A mon arrivée, j'ai eu droit à ma première interception par la police locale.C'est une chose commune à toutes les gares du Xinjiang : des policiers scrutent les passagers qui arrivent et en arrêtent quelques-uns pour des vérifications. Si vous êtes étranger, il n'y a aucune chance que vous y échappiez. En l'occurrence, le policier était tout jeune et bredouillait à peine quelques mots d'anglais. C'est passé en 5mn. De la gare à mon hostel, j'ai pris le taxi (pour environ 30 yuans je crois). La gare est au milieu de nulle part, il n'y a donc pas d'autre option (peut-être un bus, mais je n'ai pas cherché). J'ai logé au Dap Youth Hostel, qui est très bien, dans une jolie chambre bien décorée avec matelas posé au sol (façon Asie centrale). Turpan est certainement l'une des rares possibilités de rencontrer d'autres voyageurs au Xinjiang dans un cadre agréable. Il n'y avait pas pléthore d'étrangers, mais suffisamment pour organiser des visites groupées en taxi.
Le premier jour je suis allé seul aux ruines de Jiahoé, un site très intéressant. J'ai d'abord tenté le coup en bus avec le 101, mais après plus de 40mn à l'attendre, j'ai arrêté un taxi (pour une trentaine de yuans). Le site est très exposé au soleil et il n'y a pas quasiment pas un coin à l'ombre. Prenez donc de l'eau, beaucoup d'eau, surtout si vous aimez vous balader et prendre votre temps. N'oubliez jamais qu'avec les Chinois, même s'ils sont nombreux à l'entrée, vous en verrez de moins en moins à mesure que vous vous éloignerez dans les ruines. Pour rentrer, comme j'en avais marre de toujours payer (le taxi, l'entrée, la petite voiture pour arriver aux ruines, etc.), j'ai d'abord commencé à pied pour profiter des alentours, puis j'ai commencé le stop. Un premier tuk-tuk (ou l'équivalent) s'arrêta, m'amena sur quelques kilomètres, pareil avec un second... qui m'arrêta juste devant le fameux bus 101, qui existe donc bel et bien !
Le second jour, avec d'autres étrangers de l'hostel, on a organisé un taxi (100 euros par tête pour la journée) pour un tour des environs, avec notamment les grottes de Bezeklik et les ruines de Gaochang. L'intérêt est inégal, à chacun de se faire son idée.
Entre Urumqi et Turpan, même si les contrôles sont assez fréquents et la police bien visible, ça reste supportable. La suite s'annonçait plus corsée puisque mon plan consistait à traverser le Xinjiang vers le sud jusqu'à la frontière avec le Tadjikistan.
Mon arrêt suivant était Korla. Je n'avais aucune idée de ce que je pouvais y trouver, mon intention consistait simplement à y dormir une nuit pour casser le trajet vers Kuqa. Comme attendu, les contrôles ont été plus longs. J'avais sympathisé avec un Chinois dans le train. Je me demande ce qu'il a pensé lorsqu'il a vu un policier me demander de le suivre à l'arrivée en gare... J'avais essayé de lui expliquer que les contrôles étaient longs pour les étrangers au Xinjiang, mais je ne suis pas sûr qu'il s'attendait à ça ! Bref, je me suis retrouvé avec 7 ou 8 policiers dans une petite salle, dont aucun qui parlait vraiment anglais. Heureusement que le chef est arrivé avec son appli de traduction. Après 15mn j'ai pu sortir de la gare et rejoindre mon hôtel : le Korla Xin Lv Super 8, pour 148 yuans (chambre sans fenêtre). L'une des membres du staff parlait un peu anglais, ce qui a facilité les échanges. Il n'y a pas grand chose à faire en une soirée à Korla. Je suis allé déambuler dans la partie animée de la ville, autour de Renmin dong lu (accessible par le bus 9 depuis mon hôtel) et sur les rives du fleuve Kongque. La présence policière n'était pas particulièrement pesante. Le lendemain, après avoir récupéré mon billet de train en 5mn chrono, je partais pour Kuqa, qui s'annonçait un peu plus délicat... et je n'ai pas été déçu.
Pourtant, le premier contact avec la police à la descente du train s'est très bien passé, mais je me doutais que ce n'était pas terminé. Un autre contrôle m'attendait, un peu plus long car le responsable n'était pas là (preuve que les informations ne circulent pas entre les polices des différentes villes). J'ai donc patienté dans le cagibi qui sert à la fois de point de contrôle et de chambre aux policiers : un petit réduit pour deux de peut-être 5 mètres carrés, avec des lits hors d'âge superposés, des cendriers pleins à ras bord... et la clim' ! Les policiers étaient très sympas, le chef (car il parlait quelques mots d'anglais) encore plus, et en quelques minutes c'était plié, je pouvais me lancer.
N'ayant rien pu réserver par avance (ni sur Booking, ni sur Trip), je suis allé au Kuche Binguan, sur Jiefang North Roard. J'ai eu une superbe chambre pour 230 yuans, avec salle de bains et petit déjeuner (100% chinois évidemment). Je n'ai pas cherché à négocier, mais il y a certainement moyen d'obtenir moins cher. L'hôtel est très bien entretenu (malgré la façade qui n'inspire pas confiance) et très bien situé, car il faut savoir que Kuqa est une ville assez étendue, en tout cas plus que je ne l'imaginais. Du Kuche Binguan, il est possible d'aller à pied vers la ville ancienne (= ouïghoure) comme vers la ville nouvelle (= han), qui mort de plus en plus sur les quartiers ouïghours.
Comme attendu, la police était omniprésente, bien plus que dans mes étapes précédentes : à chaque carrefour, devant chaque hôtel, chaque centre commercial, chaque station service, chaque bâtiment officiel, en voiture ou à deux sur une moto. J'ai même vu des femmes avec casques, boucliers... et d'immenses battes de baseball (!).
Le premier soir, je me suis rendu au marché ouïghour, à l'angle de tianshan zhong lu et de youyi lu : c'est une cage. On y entre par des portiques de sécurité et on y déambule entouré de barrières et de caméras. Il faut le voir pour le croire. Malgré cela, il y a du monde, et les étals donnent envie. Il suffit juste de se lancer. J'ai opté pour des brochettes avec du pain cuit sur les braises : excellent ! Pour la première fois depuis mon arrivée au Xinjiang, j'ai été accosté par un type, ouïghour parlant un peu anglais. On n'est évidemment resté très superficiels dans nos échanges, d'une part en raison de la barrière de la langue, d'autre part en raison de la barrière mentale : je ne serais jamais le premier à aborder des sujets politiques là-bas.
Après ce bon repas, je me suis décidé à marcher un peu en direction de la vieille ville ouïghoure (ou ce qu'il en reste), qui s'étend au nord de renmin lu, puis au-delà de la rivière qui traverse la ville. La vieille ville est évidemment quadrillée par la police. Je suis entré en passant un petit barrage où le policier de faction ne m'a rien demandé et avait l'air de s'ennuyer profondément. J'ai ensuite déambulé tranquillement, pris quelques photos et été suivi par des enfants, puis en arrivant vers la sortie j'ai aperçu une mosquée assez ancienne. Je m'en suis approché, ai sorti mon téléphone... ERREUR FATALE !! Un type circulant à moto m'a fait signe que c'était interdit. J'ai donc rangé mon téléphone et me suis tourné vers la sortie toute proche... où un groupe de policiers marchait déjà dans ma direction. C'était parti pour le premier contrôle. Passeport, hôtel, téléphone. Ils ont effacé toutes les photos que j'avais faites de la vieille ville. J'ai tout de même demandé au chef "mosque photo no ?" Il m'a montré fermement la sortie et je n'ai pas insisté. Chose amusante (ou pas) : sur toute la route jusqu'à mon hôtel, que j'ai faite à pied, j'ai été suivi par une voiture de police.
Le lendemain matin, retour dans la vieille ville ouïghoure, cette fois pour visiter la mosquée, censée être la plus importante du Xinjiang après l'Id Kah de Kasghar. Il n'est pas interdit de s'y rendre. Par contre, quel choc : cette mosquée est totalement vide, elle ressemble maintenant à un hangar désaffecté. Il n'y a plus de musée, plus de tapis de prière, plus rien. Une famille gère les entrées, qui se résument à des touristes hans venus faire des selfies. Cette négation de l'histoire par les autorités chinoises est absolument scandaleuse. Cette mosquée, et le quartier qui l'entoure, finira probablement comme le quartier qui entourait jadis le marché ouïghour : rasée pour laisser place à des tours de 50 étages. A noter que je ne suis pas non plus reparti de la mosquée seul puisqu'un faux touriste han me suivait à mesure que je me baladais dans la vieille ville. Je me demande ce qu'il faisait là : il y a tellement de policiers dans les parages que je n'allais pas me risquer à une photo interdite. Conseil d'ami : si vous voulez un café et ce qui ressemble le plus à une pâtisserie à Kuqa, fuyez le Xintian Coffee, mentionné par le LP, car le service y est déplorable. Allez plutôt chez Aili, juste en face. Sur le chemin du retour vers mon hôtel, voyant un carrefour assez marrant avec un monument très étrange au milieu, je me décide à le prendre en photo... SECONDE ERREUR FATALE !! 2 mn plus tard, alors que je ne me doutais de rien, une voiture de police m'a fait signe de m'arrêter et m'a conduit au poste le plus proche pour de nouvelles vérifications. Passeport, hôtel, téléphone. Ouf, ils n'ont rien effacé, même pas la photo du fameux carrefour (que j'ai effacée moi-même tellement elle n'avait aucun intérêt).
J'ai passé l'après-midi aux grottes de Kizil (250 yuans en taxi depuis mon hôtel). Très peu de grottes sont ouvertes, mais la visite reste intéressante. Dommage que les informations données en anglais soient si sommaires, mais je n'avais qu'à me documenter moi-même avant d'y aller. En tout cas, la route qui mène au site est magnifique (et bien évidemment parsemée de checkpoints).
Un long trajet en train plus tard (avec une bonne heure de retard, comme quasiment chacun de mes trajets en train au Xinjiang), j'arrivais à Kashgar, une ville que je connaissais pour m'y être déjà arrêté en 2013. La ville est évidemment quadrillée par la police, mais moins que ce que j'attendais. La vieille ville a gagné en propreté (ce qu'elle a perdu en authenticité ? à chacun de juger). La mosquée Id Kah ressemble davantage à un jardin qu'on visite qu'à un lieu de prières, même si elle est théoriquement encore en activité. Un pakistanais rencontré un peu plus tard m'a affirmé qu'on lui avait interdit l'accès à l'Id Kah au motif qu'il est... musulman.
A Kashgar, j'ai séjourné au Lihao, qui est très bien situé, pour environ 210 yuans par nuit. C'était tout juste passable, mais une réceptionniste parlait un excellent anglais et m'a été d'une grande aide pour organiser la suite de mon voyage, notamment en appelant des hôtels à Hotan. Si je conseille cet hôtel, c'est vraiment juste pour ça, et certainement pas pour le rat que j'ai vu gentiment gambader à mon étage le soir de mon arrivée. De plus, comme partout ailleurs au Xinjiang, peu d'hôtels acceptent les étrangers à Kashgar. Pour rejoindre le Lihao depuis la gare, c'est 20 yuans en taxi, et les taxis remplissent leurs voitures avant de partir. J'ai vérifié : tout le monde a bien payé 20 yuans dans mon taxi. J'ai fait le trajet ville-gare un autre jour en pleine journée, ça m'a coûté 19 yuans au compteur, donc les 20 yuans sont corrects. Détail amusant : l'arrivée en gare de Kasghar a été très rapide : un simple contrôle de mon passeport, pas de questions en plus et pas de détour par le poste le plus proche pour des vérifications supplémentaires.
Je me suis pas mal baladé dans la ville. En fin de journée il faut aller au parc renmin (derrière la statue de Mao) pour admirer les danses ouïghoures. Evidemment le parc est grillagé et l'accès contrôlé, ce qui n'était pas le cas il y a 6 ans. Le marché de nuit dans la vieille ville est une bonne occasion de tester plein de choses (après avoir là aussi passé les barrages). A propos de nourriture, j'ai essayé le Altun Orda, mis en avant dans mon vieux LP. C'est à fuir !! Je n'ai pas trouvé la nourriture excellente, mais on ne peut pas juger un restaurant sur un repas. En revanche, l'attitude du personnel justifie à elle seule de ne pas y aller : service minable, dédain prononcé... Si j'étais dans la restauration, j'aurais vraiment honte pour eux.
Après Kashgar, qui malgré les patrouilles bruyantes du soir ne s'est pas révélé si horrible d'un point de vue sécuritaire, Hotan promettait d'être différente. J'ai longuement hésité avant d'y aller, ne sachant pas si les étrangers étaient autorisés, et j'ai même demandé à une réceptionniste de mon hôtel de Kashgar d'appeler quelques hôtels à Hotan pour savoir s'ils m'accepteraient. Avec deux noms en poche, je pouvais y aller. A ma descente du train, j'ai évidemment été intercepté par la police, qui m'a amené vers son poste de garde. Après une demi-heure d'attente à l'extérieur et sans qu'aucune question ne me soit posée, j'étais autorisé à me rendre en ville. J'ai logé au Xi Ju pour 230 yuans la nuit avec petit déjeuner (chinois). Il existe au moins une autre solution pour les étrangers : le Muztag Hôtel.
Certes, j'ai été assez surpris qu'on me demande mon passeport le premier soir quand je suis allé au... restaurant, mais à part ça la pression sécuritaire n'a pas été très intense à Hotan, et tant mieux. J'ai pu me balader tranquillement dans le très moderne (donc très chinois) centre-ville, ainsi que dans les quartiers ouïghours périphériques, probablement promis à une démolition imminente. Une partie de la vieille ville a déjà été reconstruite, avec devant chaque bâtiment une photo de ce qu'il était avant et de ce qu'il est maintenant, histoire de convaincre tout le monde du bienfait de ces démolitions. Je ne peux pas dire que le résultat soit déplaisant, mais quel est l'avis de la population locale ? Sont-ils ravis que l'on puisse à présent manger un burger et des frites dans leur quartier historique ? En parlant de manger, le marché de nuit est une expérience sympa, même s'il a pour lieu un hangar surcontrôlé et qu'il n'a franchement plus grand chose de ouïghour. Pour finir avec Hotan, je n'ai pas essayé de me rendre au mausolée d'Imam Asim. Je n'étais pas très motivé pour me retrouver une nouvelle fois fois confronté à la police, et de toute manière ce mausolée a été grandement détruit.
Après un bref passage par Kashgar et un long trajet en bus, j'arrivais à Tashkurgan, dernière étape de mon voyage au Xinjiang. Je suis allé au K2 Youth International Hostel (198 yuans la double), principalement dans l'espoir de trouver d'autres voyageurs pour franchir la frontière Chine/Tadjikistan avec moi. L'endroit est pas mal, notamment le super lobby avec une table de billard, mais alors le staff... Le gars qui tenait l'accueil quand je suis arrivé m'a d'abord affirmé que tout était plein, jusqu'à ce que je lui mette sous le nez l'état des réservations sur Trip.com. Il a alors consenti à nous filer une double (j'étais avec un pakistanais rencontré dans le bus). Peut-être qu'il n'avait pas envie de se taper la paperasse qui accompagne l'hébergement d'étrangers... Je suis resté 2 nuits sur place, le temps de faire une lessive, de me poser un peu et de faire le tour de la très sympathique ville de Tashkurgan, seul endroit où quelqu'un d'une ethnie « minoritaire » s'est ouvert à moi des restrictions qu'il subit...
Il était ensuite temps de quitter la Chine pour rejoindre le Tadjikistan. De Tashkurgan, j'ai pris le bus de 10h pour Kashgar... qui est parti à 11h15. Même si je descendais 1h30 plus loin au poste frontière, j'ai dû payer plein pot (65 yuans je crois). Le poste frontière est extrêmement moderne côté chinois, et grand. Sauf que personne n'y passe. Quand je m'y suis présenté, j'avais donc tous les policiers pour moi ! Concrètement, j'ai d'abord passé un premier contrôle assez sommaire de mes bagages, puis un second plus poussé, agrémenté d'un contrôle de chacun de mes appareils électroniques : toutes les photos ont été vérifiées (aucune n'a été effacée, j'avais pris mes précautions) et tous mes films aussi (heureusement que je n'avais rien de trop embarrassant !!). J'ai également eu droit à un petit entretien privé avec une policière : où êtes-vous allé, pourquoi, blabla... Tout ça m'a bien pris 45mn. Les policiers m'ont ensuite invité à patienter dans un petit local... dans l'attente qu'un poids lourd passe la frontière pour m'installer dedans ! En effet, la frontière proprement dit est située 10km plus loin, en haut d'un col d'où la vue sur le Muztag Ata est absolument sublime, et il est interdit de les parcourir à pied ou en vélo. C'est poids lourd obligatoire pour tout le monde ! Une fois arrivés en haut du col, il a fallu attendre que les douaniers chinois finissent leur pause déjeuner. Après une ultime vérification de leur part, je m'avançais vers le poste tadjik, beaucoup plus modeste et beaucoup plus détendu également !
En synthèse, je ne regrette absolument pas ces 2 semaines au Xinjiang, où j'ai vu que ce que je voulais voir. La police chinoise a toujours été très aimable, même si je les ai vus beaucoup plus que ce que j'aurais aimé. En revanche, s'il y a des gens que je n'ai pas vus, ce sont bien les Ouïghours : alors qu'il y a 6 ans, il n'était pas rare que des gens viennent me parler, y compris de politique, cette fois-ci ce fût le néant total. Les gens ne me retournaient même pas mes regards ou mes tentatives de sourire. On a vraiment l'impression qu'une chape de plomb règne sur cette région. Est-ce durable ? Peut-être. Qu'en pense la majorité de la population ? Je n'en ai strictement aucune idée, et c'est bien dommage.
Bonjour à tous, premier voyage en Chine en Septembre pour 20 j. Nous arriverons à Pékin avec retour Pekin. Je connais bien l'Asie du Sud Est que j'adore, ayant déjà visité le laos, cambodge, Myanmar et l'été dernier le Vietnam Nord.
A ce jour je me questionne sur un itinéraire de 3 semaines entre : -Pékin + Muraille de Chine et Yunan ou bien Pekin-Muraille-XIAN-PARC NATIONAL De ZHANGJIAJIE+ GUilin et Yang Shuo.
pOUR VOTRE information, nous n'aimons pas trop les mégalopoles et sommes plus intéressés par les endroits "cool" et ruraux.
Pouvez vous me venir en aide ?
En attendant vos réponses.
Cordialement
A ce jour je me questionne sur un itinéraire de 3 semaines entre : -Pékin + Muraille de Chine et Yunan ou bien Pekin-Muraille-XIAN-PARC NATIONAL De ZHANGJIAJIE+ GUilin et Yang Shuo.
pOUR VOTRE information, nous n'aimons pas trop les mégalopoles et sommes plus intéressés par les endroits "cool" et ruraux.
Pouvez vous me venir en aide ?
En attendant vos réponses.
Cordialement
Bonjour, deux-trois réflexions sur l'argent en Chine. Je suis actuellement au Yunnan, c'est peut-être faux ailleurs. Je me pose la question pour l'an prochain ou je veux aller au Gansu et au Xinjiang...
Tout d'abord, avoir des euros, c'est moyen. Pas de change possible hors des agences officielles de la Bank of China. Il y en a peu et pas dans toutes les villes. Les horaires d'ouverture sont assez contraignants et surtout c'est terriblement long....... Hier à Shangri-La, un seul guichet et une dizaine de personnes à attendre. Puis vient la paperasse... Scrutage de passeport approfondi, photos avec leur smartphone + scan + photocopie.... Bref 1 heure pour changer 300€. 🤪
Alternative, des distributeurs partout, certains (Bank of China, agricultural Bank) acceptant la Visa. Temps de retrait : 3'
Par contre, aucun hôtel jusqu'à présent n'accepte les paiements en Visa.
Du coup, dans des contrées plus éloignées des zones touristiques, comment ça marche ? Y-A-T-IL des distributeurs Visa partout en Chine ? Est-ce que ça vaut le coup d'ouvrir un compte à la Bank of China et de demander la carte bleue locale ? Merci
Tout d'abord, avoir des euros, c'est moyen. Pas de change possible hors des agences officielles de la Bank of China. Il y en a peu et pas dans toutes les villes. Les horaires d'ouverture sont assez contraignants et surtout c'est terriblement long....... Hier à Shangri-La, un seul guichet et une dizaine de personnes à attendre. Puis vient la paperasse... Scrutage de passeport approfondi, photos avec leur smartphone + scan + photocopie.... Bref 1 heure pour changer 300€. 🤪
Alternative, des distributeurs partout, certains (Bank of China, agricultural Bank) acceptant la Visa. Temps de retrait : 3'
Par contre, aucun hôtel jusqu'à présent n'accepte les paiements en Visa.
Du coup, dans des contrées plus éloignées des zones touristiques, comment ça marche ? Y-A-T-IL des distributeurs Visa partout en Chine ? Est-ce que ça vaut le coup d'ouvrir un compte à la Bank of China et de demander la carte bleue locale ? Merci
Bonjour, avant de partir j'ai eu la chance de consulter de nombreux forums et blogs de voyage. Cela m'a aidé à préparer mon voyage.
Alors à mon tour d'aider les futurs voyageurs et aussi répondre à certaines questions auxquelles je n'ai jamais trouvé de réponse avant de partir.
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Mon voyage s'est déroulé en solo sur 3 semaines, en organisation libre.
L'essentiel des journées étaient de la randonnée urbaine, l'appareil photo en bandoulière.
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Visite de 6 villes et déplacements en train ou avion.
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Dates : du 23 mars au 13 avril 2019
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*Shanghai : 3 jours / Grande, moderne et historique à la fois.
*Suzhou : 1 jour / Historique avec ses jardins. / Industriel en périphérie, Logitech y fabrique la majorité de ses souris d'ordinateur.
*Hangzhou : 2 jours / Coup de coeur. Ville touristique pour les chinois, peu pour les occidentaux. Lac superbe et surtout plantation de thé LongJing à la sortie de la ville. J'ai adoré. Je ne boirai plus jamais le thé comme avant.
*Linfen : 2 jours / Ville lambda sur la carte, pas un touriste en vue. Intéressante pour son aspect vierge de tourisme. Encore que, il y a des choses à voir en ville et aussi dans les environs. J'ai apprécié d'y être allé.
*Pingyao : 2 jours / Ultra touristique dans la rue centrale. Surtout lors d'un jour férié. Plus typique dès que l'on s'éloigne du centre.
*Pékin : 3 jours / Connue et classique. Historique et touristique. C'était bien pour voir le centre historique et être proche de la grande muraille. Sinon beaucoup trop de touristes pour moi.
*Grande muraille : 1 jour / J'ai hésité à y aller, mais ce fût finalement un bonheur à Mutianyu sans trop de monde un jour de semaine
*Transferts : 5 jours en Chine
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*Avion : aller-retour avec Emirates via Dubaï, dont une escale d'une journée complète à l'aller : donc visite de la ville en bonus. J'ai adoré.
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*Visa : soyez patient et méthodique. Il est demandé une tonne de justificatifs. Je me suis déplacé au consulat, ils ne m'ont toutefois pas demandé les justificatifs de travail et salaire. Je n'ai pas compris. Sinon, ils demandent les adresses d'hébergement et impérativement une adresse d'hôtel, et rien d'autres (Sauf si vous allez chez un ami). J'avais réservé sur Booking.com des hôtels (Annulable gratuitement), puis une fois le visa en poche j'ai tout annulé. * * * * * *Trains : réseau dense et pratique. Réservation indispensable 2 à 3 jours minimum sur certaines lignes à certaines dates. Voir plusieurs semaines avant. Pour ma part j'ai réservé avec satisfaction sur TRIP.COM. Fonctionnement simple et pratique. Une taxe est prélevée par billet, mais ils réservent pour vous. Ensuite avec un code vous retirez votre billet au guichet "réservation en ligne" d'une gare. Si vous réservez votre billet très tôt, TRIP.COM le réservera dès que les réservations seront ouvertes et possibles auprès de la "SNCF" chinoise (Les réservations sont ouvertes quelques semaines avant le départ du train). * * * * * *Avion : en Chine, j'ai fait un trajet en avion. Réservation avec TRIP.COM également. Il y a eu un changement d'horaires. TRIP.COM m'a contacté pour être sûr que j'avais bien eu l'information et voir si cela me convenait. Je conseille cet intermédiaire. * * * * * *Arrivé à Shanghai à l'aéroport : Bien préparer le petit « papier d'entrée » avant le contrôle aux frontières et impérativement noter dessus une adresse d'hôtel où vous loger dès le premier soir. Je logeais en Airbnb, cela à bloquer le contrôleur, il a fallu négocier. Je pense qu'une adresse au hasard d'un hôtel lui ferait « plaisir » et vous laisserai passer. J'ai eu le droit aussi au contrôle de santé aléatoire avec un embout dans la bouche et un appareil qui m'a désigné comme "sain". Youpi ! Ensuite récupérer votre valise. Avec mon retard, la mienne avait été mise de côté dans un des bureaux de réclamation devant les tapis. Faire du change de suite pour prendre le métro ou le Maglev+métro. J'espérai utiliser ma carte bleue, juste en rêve ... Pour ma part change 10 € contre 50 Y au black auprès d'un membre du personnel (Taux pas terrible). Maglev = 50 Y+ métro = 2 à 4 Y suivant la destination. Payable en billets ou pièces. Pas de gros billets, si besoin allez voir le personnel présent dans les stations de métro pour changer les billets. * * * * * *Argent Utilisé 2 fois un distributeur : taux classique et taxe de 5 € de ma banque. Soit 100€ = 700 Y Sinon 2 changes de billets en d'euro dans une banque : 100€ = 730Y. Pas de taxe. Mais dossier à remplir, passeport à présenter et attente, prévoir 30 minutes. * * * * * *Applications téléphone : Cartographie GPS : OSMand et MAPS.ME, chacune à ses avantages. Mais les deux permettent de télécharger les cartes et les utiliser hors connexion internet. MAPS.ME permet aussi de faire des itinéraires hors connexion, j'adore. Google Maps : connais pas. C'est quoi ? En Chine cela ne fonctionne pas et la carte est décalée de la réalité ! Je vous invite à comparer la carte de base avec la photo satellite en Chine, vous verrez ! Télécharger des cartes Google Maps hors connexion est impossible. Comme par hasard ... Aussi méfiez-vous des applications et sites qui utilisent les cartes Google Maps, cela ne fonctionne pas ou mal. Exemples : Airbnb, Flightradar24, ... * * * * * Internet : technologie très présente en Chine. WIFI possible dans les lieux publics ... avec un numéro de téléphone chinois en général. Le moteur de recherche américain BING fonctionne. * * * * * *Internet libre : dans tes rêves seulement. L'utilisation d'une application VPN permet de se connecter librement. J'ai utilisé des VPN gratuit Android. Ceux utilisés : SECURE VPN, THUNDER VPN, MELON VPN, TURBO VPN. Ils fonctionnent tous plus ou moins bien suivant le moment. Les déconnections sont fréquentes. Mais ils sont gratuits. Est-ce qu'un VPN payant (NORD VPN, EXPRESS VPN? ...) ferait mieux ? Je n'ai pas testé.
Sinon il est possible d'utiliser librement WECHAT (Qui remplace WhatsApp, Twitter, Facebook, Instagram, Carte de paiement Visa ou Mastercard. Et qui permet même d'avoir du papier WC dans certaines toilettes publiques !) Wechat le grand fait-tout... avec ses limites tout de même. Perso je l'ai utilisé pour des "Skype" avec la famille. Wechat avec Alipay sont deux applications qui permettent de payer quasiment partout (Même un paysan qui vends des pommes de terre sur le marché) et remplacent nos cartes bleues. Il est possible d'y connecter une carte de paiement, mais il me semble qu'ils n'acceptent que les cartes chinoises. Je n’ai pas essayé.
Sinon payer avec des billets de banque, fonctionne très bien partout ! * * * * * *Circulation dans les villes : caméra de vidéo-surveillance et contrôle des bagages aux rayons X partout. N'oubliez pas votre passeport dans votre chambre.
* * * * *
*Visa : soyez patient et méthodique. Il est demandé une tonne de justificatifs. Je me suis déplacé au consulat, ils ne m'ont toutefois pas demandé les justificatifs de travail et salaire. Je n'ai pas compris. Sinon, ils demandent les adresses d'hébergement et impérativement une adresse d'hôtel, et rien d'autres (Sauf si vous allez chez un ami). J'avais réservé sur Booking.com des hôtels (Annulable gratuitement), puis une fois le visa en poche j'ai tout annulé. * * * * * *Trains : réseau dense et pratique. Réservation indispensable 2 à 3 jours minimum sur certaines lignes à certaines dates. Voir plusieurs semaines avant. Pour ma part j'ai réservé avec satisfaction sur TRIP.COM. Fonctionnement simple et pratique. Une taxe est prélevée par billet, mais ils réservent pour vous. Ensuite avec un code vous retirez votre billet au guichet "réservation en ligne" d'une gare. Si vous réservez votre billet très tôt, TRIP.COM le réservera dès que les réservations seront ouvertes et possibles auprès de la "SNCF" chinoise (Les réservations sont ouvertes quelques semaines avant le départ du train). * * * * * *Avion : en Chine, j'ai fait un trajet en avion. Réservation avec TRIP.COM également. Il y a eu un changement d'horaires. TRIP.COM m'a contacté pour être sûr que j'avais bien eu l'information et voir si cela me convenait. Je conseille cet intermédiaire. * * * * * *Arrivé à Shanghai à l'aéroport : Bien préparer le petit « papier d'entrée » avant le contrôle aux frontières et impérativement noter dessus une adresse d'hôtel où vous loger dès le premier soir. Je logeais en Airbnb, cela à bloquer le contrôleur, il a fallu négocier. Je pense qu'une adresse au hasard d'un hôtel lui ferait « plaisir » et vous laisserai passer. J'ai eu le droit aussi au contrôle de santé aléatoire avec un embout dans la bouche et un appareil qui m'a désigné comme "sain". Youpi ! Ensuite récupérer votre valise. Avec mon retard, la mienne avait été mise de côté dans un des bureaux de réclamation devant les tapis. Faire du change de suite pour prendre le métro ou le Maglev+métro. J'espérai utiliser ma carte bleue, juste en rêve ... Pour ma part change 10 € contre 50 Y au black auprès d'un membre du personnel (Taux pas terrible). Maglev = 50 Y+ métro = 2 à 4 Y suivant la destination. Payable en billets ou pièces. Pas de gros billets, si besoin allez voir le personnel présent dans les stations de métro pour changer les billets. * * * * * *Argent Utilisé 2 fois un distributeur : taux classique et taxe de 5 € de ma banque. Soit 100€ = 700 Y Sinon 2 changes de billets en d'euro dans une banque : 100€ = 730Y. Pas de taxe. Mais dossier à remplir, passeport à présenter et attente, prévoir 30 minutes. * * * * * *Applications téléphone : Cartographie GPS : OSMand et MAPS.ME, chacune à ses avantages. Mais les deux permettent de télécharger les cartes et les utiliser hors connexion internet. MAPS.ME permet aussi de faire des itinéraires hors connexion, j'adore. Google Maps : connais pas. C'est quoi ? En Chine cela ne fonctionne pas et la carte est décalée de la réalité ! Je vous invite à comparer la carte de base avec la photo satellite en Chine, vous verrez ! Télécharger des cartes Google Maps hors connexion est impossible. Comme par hasard ... Aussi méfiez-vous des applications et sites qui utilisent les cartes Google Maps, cela ne fonctionne pas ou mal. Exemples : Airbnb, Flightradar24, ... * * * * * Internet : technologie très présente en Chine. WIFI possible dans les lieux publics ... avec un numéro de téléphone chinois en général. Le moteur de recherche américain BING fonctionne. * * * * * *Internet libre : dans tes rêves seulement. L'utilisation d'une application VPN permet de se connecter librement. J'ai utilisé des VPN gratuit Android. Ceux utilisés : SECURE VPN, THUNDER VPN, MELON VPN, TURBO VPN. Ils fonctionnent tous plus ou moins bien suivant le moment. Les déconnections sont fréquentes. Mais ils sont gratuits. Est-ce qu'un VPN payant (NORD VPN, EXPRESS VPN? ...) ferait mieux ? Je n'ai pas testé.
Sinon il est possible d'utiliser librement WECHAT (Qui remplace WhatsApp, Twitter, Facebook, Instagram, Carte de paiement Visa ou Mastercard. Et qui permet même d'avoir du papier WC dans certaines toilettes publiques !) Wechat le grand fait-tout... avec ses limites tout de même. Perso je l'ai utilisé pour des "Skype" avec la famille. Wechat avec Alipay sont deux applications qui permettent de payer quasiment partout (Même un paysan qui vends des pommes de terre sur le marché) et remplacent nos cartes bleues. Il est possible d'y connecter une carte de paiement, mais il me semble qu'ils n'acceptent que les cartes chinoises. Je n’ai pas essayé.
Sinon payer avec des billets de banque, fonctionne très bien partout ! * * * * * *Circulation dans les villes : caméra de vidéo-surveillance et contrôle des bagages aux rayons X partout. N'oubliez pas votre passeport dans votre chambre.
Je suis tombé sur un vieux post de début septembre avec 8 pages de réponses dont la quasi totalité était plutôt favorable à un voyage en Chine, mais malheureusement toujours sous le titre chapeau : "Non, je ne retournerai pas en Chine".
Donc du coup j'ai créé ce sujet pour continuer la dscussion mais sous un titre plus positif, même si cela n'interdit pas à ceux qui sont contre la Chine ou plus exactement contre le tourisme en Chine de s'y exprimer ...
Tout d'abord, j'ai éclaté de rire devant cette diatribe de Ericdu38 contre les chinois et leurs comportement en Chine contre les étrangers. C'était tellement caricatural que j'ai vraiment rigolé ... mais il y a quand même parfois un vrai fond de vérité. En tout cas, c'est exactement similaire à ce que disaient la plupart des étrangers qui visitaient la France dans les années 90 concernant les francais ...
- la nourriture : trop trop pimentée. Pas de saveurs, peu de gôut.
Tout d'abord, dans le monde entier, on fait référence à la Chine et la France (sans d'ailleurs classer entre les deux) quand on parle de grande cuisine. Il y a peut être une raison à ça ...
Mais si je fais le lien avec ce qu'un touriste qui n'en connaît pas plus que ça sur la restauration en France, je crains fort que son opinion ne soit pas très positive s'il doit juger avec ce qu'on va lui servir dans les restaus pris au hasard ou qu'on lui a sélectionné pour un voyage en groupe.
- le comportement du chinois : irrespectueux, pressé, agité,
La plupart des chinois ne savent effectivement pas se comporter. C'était d'ailleurs le cas en France et cela continue encore parfois, même s'il y a un gros progrès. Tout le monde fait des progrès, et j'ai même été étonné de voir qu'on ne se bousculait pas autant qu'avant en Italie.
D'ailleurs, le problème augmente et risque de ne pas s'arrêter de sitôt vu le comportement des chinois en tant que touristes !!! Ericdu38 parlait du tourisme en Thaïlande , mais il va sans doute bientôt renoncer à y aller vu l'envahissement par les chinois souvent primo-voyageurs et leurs comportements à problème (voir par exemple article dans France Info)
Dans la plupart des pays du monde 80% des touristes viennent de la région à portée de court courrier. C'est un peu moins en France, car la France reste une destination prisée au niveau international. Mais en Chine, ce sont 90% de chinois de Chine !!! Et souvent, ils voyagent depuis peu et tous en même temps (ils n'ont quasiment pas de congés payés et tous en même temps ...) ce qui provoque de vrais problèmes quand on tombe dedans, avec une difficulté de préparation de son voyage qui est que la plupart des dates de mouvements de foule massifs changent chaque année car basées sur l'année traditionnelle chinoise (normal pour des fêtes traditionnelles). Sauf le 1er mai, mais les congés pour tout le monde au 1er mai ont été supprimés au profit de nouvelles dates autres.
Cette manne relance à la fois la consommation intérieure et les scandales de malversations envers le touriste chinois par les agences chinoises. Elles deviennent préoccupantes (voir par exemple l'article du Monde) Il n'y a pas tellement de Français qui vont en Chine (cent mille par an environ) Il y avait 2,2 millions de Chinois venus visiter la France en 2015 et cette année (2018) les prévisions sont une augmentation entre 5 et 7%. Mais les touristes chinois qui viennent en France sont plus aisés et souvent plus éduqués (c'est quand même assez cher pour la grande majorité des Chinois) et il y a probablement plus d'incivilités de français vis à vis des chinois (en particulier arnaques et attaques) que des incivilités de chinois contre des français en France
- la communication : dans tous les pays que nous avons fait, Asie ou Europe, on se débrouille toujours, avec l'anglais, quelques mots d'italien, de français ou d'espagnol.
Même si les choses vont désormais beaucoup beaucoup mieux en France, je crains que le Français ne parle pas autre chose que le français. (voir article de BFM TV) Et donc, pour un étranger à la Chine et à la France, ce n'est pas plus évident dans un des pays que dans l'autre.
Pour comparer l'anglais en Chine et l'anglais en France, la France est 36e avec un indice EF EPI de 54,39 (ce n'est pas un pourcentage de gens qui parlent anglais) et la Chine est 40e avec un indice de 52,45 (étude de EF Efficency Frist Limited qu ipublie chaque année le classement de l'English Efficiency Index) le prochain classement sera publié le 30 octobre
- la compréhension : la règle est la suivante. Même si votre interlocuteur parle quelques mot d'anglais et vous dit qu'il vous a compris... assurez vous qu'il a vraiment bien compris car 9 fois sur 10 ce n'est pas le cas. Par fierté ou béatitude, il va vous faire un grand sourire avec un hochement de tête mais dans les faits, il n'a pas compris ce que vous vouliez lui dire.
A plusieurs reprises, avec le groupe, le soir, dans un restaurant, si nous n'avions pas été aidés par une personne d'une autre table qui elle parle un peu l'anglais, nous y serions encore.
Là, je ne peux rien ajouter de plus : si vous parlez à quelqu'un qui ne vous comprend pas qui vous fait un hochement de tête, il est à peu près certain qu'il n'a pas compris. Et cela ne sert à rien de parler en détachant les syllabes en parlant plus fort et lentement. S'il vous fait ça en mandarin que vous ne parlez pas, cela ne pas certainement pas aider à votre compréhension. Dans certains pays les hochements de tête n'a d'ailleurs pas la même signification. Ainsi, un hochement de tête latéral exprime le doute en France alors qu'en Inde, c'est au contraire une aprobabtion san réserve ... Il en est de même avec les signes. une grande partie des Français indique le chiffre deux avec l'index et le pouce déplié, alors qu'en Chine cela veut dire huit. Si vous êtes en train de commander des bieres et qu'il arrive à comprendre "beer", vous en aurez sans doute huit, et cela risque de vous remettre en colère et une raison supplémentaire de ne pas retourner en Chine 😄
Et puis, il y a un bien un voisin de table qui vous a dépanné, non ? Et plusieurs fois en plus !
Ils ne savent pas parler, ils crient... en bus, à l'hôtel...
J'avoue qu'avant les Chinois, c'étaient les Français qui avaient ce redoutable privilège. Mais les Chinois sont passés en tête sur ce sujet. Mais ils font des progrès : avant, dans l'avion, ils se parlaient en criant d'un côté à l'autre de la carlingue en rigolant, heureux de leur premier voyage aérien, ils se levaient pour récupérer leurs bagages dès que les roues touchaient le sol avant l'arrêt etc ... choses que je ne vois plus aujourd'hui sur les compagnies chinoises. Au passage, j'ai trouvé que le service à bord d'Air China, China Southern et Cathay n'étaient pas pire que celui à bord d'Air France ... y compris pour les plateaux repas qui, il est vrai, sont plutôt des plats chinois quand ils servent des repas en partant de Chine.
On a eu aussi la surprise de voir que les laveries automatiques étaient quasi inexistantes;
Dans certains quartiers en France, en particulier là où il y a des hôtels pour touristes, ce n'est pas beaucoup mieux. Et le pressing dans les hotels en Chine, de mon expérience, sont à peu près du prix des pressings en France et bien moins chers que les hotels en France.
Bon, maintenant que j'ai répondu aux différents points, il reste quand même un truc à dire sur le tourisme des chinois en Chine et les choses à voir
D'abord, les Chinois sont presque toujours sur les lieux qui sont très renommés et en particulier tous les sites Unesco. Avant (début des années 90), il n'y avait pas de touriste chinois dans ces sites (comme le guerriers en terre cuite de Xi'An ou la Cité Interdite de Pékin : il n'y avait que des touristes occidentaux. Aujourd'hui, il y a un peu plus de touristes occidentaux que dans ce temps là, mais en plus, il y a presque 10 fois plus de touristes chinois en supplément. Evidemment, ça se bouscule ...
Il reste en Chine des merveilles que peu de monde connait, et en tout cas que les chinois ne semblent pas connaitre comme les Danxia de Zhangye, le site de Bilingsi (Lanzhou, enfin dans la région) ou celui de Matisi (Zhangye) ou les lacs du désert du Badain Jaran (faites un coup de google ...). Actuellement, c'est là qu'il faut aller ! Et pour ce qui est de la nourriture, essayez les "nouilles par dessus le pont" (vieille légende confucianiste) que l'on trouve sur toute la région sud ouest de la Chine et qui n'est absolument pas pimentée ou la fondue de champignons, une spécialité du Yunnan que tous ceux que j'ai été amené à faite goûter ont trouvé fantastique (et ce n'est pas piquant non plus). A Pékin, il est possible d'aller gouter des plats de cuisine familiale dans les hutong (il en reste encore quelques unes), etc ....
Je ne suis pas allé aussi souvent en Chine que dans certains pays, mais il me reste encore à visiter des choses que je n'ai jamais vu malgré la dizaine de voyages que j'y ai déjà effectué. et oui, j'y retournerai avec plaisir ...
Donc du coup j'ai créé ce sujet pour continuer la dscussion mais sous un titre plus positif, même si cela n'interdit pas à ceux qui sont contre la Chine ou plus exactement contre le tourisme en Chine de s'y exprimer ...
Tout d'abord, j'ai éclaté de rire devant cette diatribe de Ericdu38 contre les chinois et leurs comportement en Chine contre les étrangers. C'était tellement caricatural que j'ai vraiment rigolé ... mais il y a quand même parfois un vrai fond de vérité. En tout cas, c'est exactement similaire à ce que disaient la plupart des étrangers qui visitaient la France dans les années 90 concernant les francais ...
- la nourriture : trop trop pimentée. Pas de saveurs, peu de gôut.
Tout d'abord, dans le monde entier, on fait référence à la Chine et la France (sans d'ailleurs classer entre les deux) quand on parle de grande cuisine. Il y a peut être une raison à ça ...
Mais si je fais le lien avec ce qu'un touriste qui n'en connaît pas plus que ça sur la restauration en France, je crains fort que son opinion ne soit pas très positive s'il doit juger avec ce qu'on va lui servir dans les restaus pris au hasard ou qu'on lui a sélectionné pour un voyage en groupe.
- le comportement du chinois : irrespectueux, pressé, agité,
La plupart des chinois ne savent effectivement pas se comporter. C'était d'ailleurs le cas en France et cela continue encore parfois, même s'il y a un gros progrès. Tout le monde fait des progrès, et j'ai même été étonné de voir qu'on ne se bousculait pas autant qu'avant en Italie.
D'ailleurs, le problème augmente et risque de ne pas s'arrêter de sitôt vu le comportement des chinois en tant que touristes !!! Ericdu38 parlait du tourisme en Thaïlande , mais il va sans doute bientôt renoncer à y aller vu l'envahissement par les chinois souvent primo-voyageurs et leurs comportements à problème (voir par exemple article dans France Info)
Dans la plupart des pays du monde 80% des touristes viennent de la région à portée de court courrier. C'est un peu moins en France, car la France reste une destination prisée au niveau international. Mais en Chine, ce sont 90% de chinois de Chine !!! Et souvent, ils voyagent depuis peu et tous en même temps (ils n'ont quasiment pas de congés payés et tous en même temps ...) ce qui provoque de vrais problèmes quand on tombe dedans, avec une difficulté de préparation de son voyage qui est que la plupart des dates de mouvements de foule massifs changent chaque année car basées sur l'année traditionnelle chinoise (normal pour des fêtes traditionnelles). Sauf le 1er mai, mais les congés pour tout le monde au 1er mai ont été supprimés au profit de nouvelles dates autres.
Cette manne relance à la fois la consommation intérieure et les scandales de malversations envers le touriste chinois par les agences chinoises. Elles deviennent préoccupantes (voir par exemple l'article du Monde) Il n'y a pas tellement de Français qui vont en Chine (cent mille par an environ) Il y avait 2,2 millions de Chinois venus visiter la France en 2015 et cette année (2018) les prévisions sont une augmentation entre 5 et 7%. Mais les touristes chinois qui viennent en France sont plus aisés et souvent plus éduqués (c'est quand même assez cher pour la grande majorité des Chinois) et il y a probablement plus d'incivilités de français vis à vis des chinois (en particulier arnaques et attaques) que des incivilités de chinois contre des français en France
- la communication : dans tous les pays que nous avons fait, Asie ou Europe, on se débrouille toujours, avec l'anglais, quelques mots d'italien, de français ou d'espagnol.
Même si les choses vont désormais beaucoup beaucoup mieux en France, je crains que le Français ne parle pas autre chose que le français. (voir article de BFM TV) Et donc, pour un étranger à la Chine et à la France, ce n'est pas plus évident dans un des pays que dans l'autre.
Pour comparer l'anglais en Chine et l'anglais en France, la France est 36e avec un indice EF EPI de 54,39 (ce n'est pas un pourcentage de gens qui parlent anglais) et la Chine est 40e avec un indice de 52,45 (étude de EF Efficency Frist Limited qu ipublie chaque année le classement de l'English Efficiency Index) le prochain classement sera publié le 30 octobre
- la compréhension : la règle est la suivante. Même si votre interlocuteur parle quelques mot d'anglais et vous dit qu'il vous a compris... assurez vous qu'il a vraiment bien compris car 9 fois sur 10 ce n'est pas le cas. Par fierté ou béatitude, il va vous faire un grand sourire avec un hochement de tête mais dans les faits, il n'a pas compris ce que vous vouliez lui dire.
A plusieurs reprises, avec le groupe, le soir, dans un restaurant, si nous n'avions pas été aidés par une personne d'une autre table qui elle parle un peu l'anglais, nous y serions encore.
Là, je ne peux rien ajouter de plus : si vous parlez à quelqu'un qui ne vous comprend pas qui vous fait un hochement de tête, il est à peu près certain qu'il n'a pas compris. Et cela ne sert à rien de parler en détachant les syllabes en parlant plus fort et lentement. S'il vous fait ça en mandarin que vous ne parlez pas, cela ne pas certainement pas aider à votre compréhension. Dans certains pays les hochements de tête n'a d'ailleurs pas la même signification. Ainsi, un hochement de tête latéral exprime le doute en France alors qu'en Inde, c'est au contraire une aprobabtion san réserve ... Il en est de même avec les signes. une grande partie des Français indique le chiffre deux avec l'index et le pouce déplié, alors qu'en Chine cela veut dire huit. Si vous êtes en train de commander des bieres et qu'il arrive à comprendre "beer", vous en aurez sans doute huit, et cela risque de vous remettre en colère et une raison supplémentaire de ne pas retourner en Chine 😄
Et puis, il y a un bien un voisin de table qui vous a dépanné, non ? Et plusieurs fois en plus !
Ils ne savent pas parler, ils crient... en bus, à l'hôtel...
J'avoue qu'avant les Chinois, c'étaient les Français qui avaient ce redoutable privilège. Mais les Chinois sont passés en tête sur ce sujet. Mais ils font des progrès : avant, dans l'avion, ils se parlaient en criant d'un côté à l'autre de la carlingue en rigolant, heureux de leur premier voyage aérien, ils se levaient pour récupérer leurs bagages dès que les roues touchaient le sol avant l'arrêt etc ... choses que je ne vois plus aujourd'hui sur les compagnies chinoises. Au passage, j'ai trouvé que le service à bord d'Air China, China Southern et Cathay n'étaient pas pire que celui à bord d'Air France ... y compris pour les plateaux repas qui, il est vrai, sont plutôt des plats chinois quand ils servent des repas en partant de Chine.
On a eu aussi la surprise de voir que les laveries automatiques étaient quasi inexistantes;
Dans certains quartiers en France, en particulier là où il y a des hôtels pour touristes, ce n'est pas beaucoup mieux. Et le pressing dans les hotels en Chine, de mon expérience, sont à peu près du prix des pressings en France et bien moins chers que les hotels en France.
Bon, maintenant que j'ai répondu aux différents points, il reste quand même un truc à dire sur le tourisme des chinois en Chine et les choses à voir
D'abord, les Chinois sont presque toujours sur les lieux qui sont très renommés et en particulier tous les sites Unesco. Avant (début des années 90), il n'y avait pas de touriste chinois dans ces sites (comme le guerriers en terre cuite de Xi'An ou la Cité Interdite de Pékin : il n'y avait que des touristes occidentaux. Aujourd'hui, il y a un peu plus de touristes occidentaux que dans ce temps là, mais en plus, il y a presque 10 fois plus de touristes chinois en supplément. Evidemment, ça se bouscule ...
Il reste en Chine des merveilles que peu de monde connait, et en tout cas que les chinois ne semblent pas connaitre comme les Danxia de Zhangye, le site de Bilingsi (Lanzhou, enfin dans la région) ou celui de Matisi (Zhangye) ou les lacs du désert du Badain Jaran (faites un coup de google ...). Actuellement, c'est là qu'il faut aller ! Et pour ce qui est de la nourriture, essayez les "nouilles par dessus le pont" (vieille légende confucianiste) que l'on trouve sur toute la région sud ouest de la Chine et qui n'est absolument pas pimentée ou la fondue de champignons, une spécialité du Yunnan que tous ceux que j'ai été amené à faite goûter ont trouvé fantastique (et ce n'est pas piquant non plus). A Pékin, il est possible d'aller gouter des plats de cuisine familiale dans les hutong (il en reste encore quelques unes), etc ....
Je ne suis pas allé aussi souvent en Chine que dans certains pays, mais il me reste encore à visiter des choses que je n'ai jamais vu malgré la dizaine de voyages que j'y ai déjà effectué. et oui, j'y retournerai avec plaisir ...
Un an après avoir voyagé un mois en Chine (le compte-rendu se trouve ici https://voyageforum.com/discussion/retour-chine-hebei-mongolie-interieure-gansu-sichuan-d8245845/ et il fourmille d'infos pratiques très utiles 😎), je reviens d'un nouveau voyage en Chine qui m'aura cette fois conduit jusqu'aux contreforts de l'Everest. En voici le compte-rendu. Je précise encore que je ne recherche pas forcément l'hôtel ou le moyen de déplacement le moins cher. Je fais avec ce qu'il y a, mais quand j'ai le choix je m'accorde un minimum de confort. Je ne recherche pas le défi du truc le plus roots.
KUNMING Première chose très importante : loger à proximité d'une station de métro, ça facilite grandement les déplacements. J'avais pris un Airbnb, il était un peu à l'écart du métro et c'était franchement galère. Point positif : ça m'a permis de tester les scooters-taxi ! N'importe quel scooter arrêté sur un trottoir avec quelqu'un qui scrute les alentours est un taxi potentiel. C'est plus cher que la voiture, mais plus rapide aussi. Pour se faire une idée du prix, il suffit de demander à un premier, de décliner poliment, puis de demander à un autre un peu plus loin. Depuis l'aéroport, le métro permet de gagner facilement le centre-ville. Je me suis surtout servi de Kunming (où j'ai passé 3 nuits) pour digérer le décalage horaire et me mettre tranquillement dans le rythme. Il y a un bon après-midi à passer entre le temple Yuantong et le parc d'émeraude à proximité. Je suis également allé à la forêt de pierres de Kunming : les bus partent de la gare routière est, accessible en métro. Quelque chose comme 40 yuans le trajet + 175 pour l'accès au site. 175 yuans !! Et encore, je n'ai pas pris l'option petite voiturette qui conduit à l'entrée pour 25 yuans supplémentaires. J'ai préféré faire les 2km à pied (les panneaux indiquent 3km, mais c'est bien 2). Le parc est sympa, certes, mais rien d'extraordinaire. J'ai vu des choses bien plus impressionnantes que ça en Chine, et pour un prix moins prohibitif. Bref, une visite pas indispensable. De même (mais ça c'est entièrement ma faute) que la fête de la bière de Kunming ! Ca dure 2 semaines environ au mois d'août, et c'était juste au moment de ma présence dans la ville. La manie des Chinois de copier ce qui se passe ailleurs touche à son paroxysme : tout est fait pour se croire à Munich (bières, nourriture, costumes, décorations, grande tente, alignement des tables) ; il manque une seule chose : les gens ! A Munich, pour avoir une place sous un chapiteau, il faut arriver à 11h du matin. A Kunming, je suis arrivé un soir de semaine vers 20h, il devait y avoir 100 personnes à tout casser. Ceci dit ils avaient l'air contents d'être là et tout le monde a repris YMCA en chinois, avec la chorégraphie !
DALI J'ai fait le trajet en train depuis Kunming, mais attention, la vieille ville de Dali est très loin de la gare. Je suppose que la plupart des hôtels proposent un service de taxi, mais ça n'est pas donné (60 yuans pour le mien, heureusement on était 2). Suite à une légère incompréhension, j'ai dormi au Guanshan Jiayuan Boutique Hostel. Endroit très sympa situé en dehors de la vieille ville, mais bon, 200 yuans quand même (pour une double où j'étais seul, et sans petit déjeuner). Je suis évidemment allé visiter les Trois Pagodes et l'enfilade de temples qui se cachent derrière. 121 yuans l'entrée, mais de mon point de vue ça les vaut carrément. L'endroit est facilement accessible à pied depuis la vieille ville. Je me suis trouvé à Dali un samedi soir du mois d'août, les ruelles de la vieille ville étaient archi blindées, je ne me suis donc pas trop attardé. Mais pour ceux qui veulent des bars et manger à l'occidental, y a de quoi faire.
LIJIANG J'ai fait le trajet en train une nouvelle fois, mais cette fois la ville n'est pas trop loin de la gare. Le bus 18 fait le trajet pour une poignée de yuans. J'ai dormi chez l'incontournable Mama Naxi (40 yuans en dortoir). J'ai pas été emballé : lers dortoirs sont pas spécialement propres ou spacieux, et l'ensemble donne surtout l'impression d'un gros truc sans âme. Bon, je dis ça mais je n'y ai passé qu'une nuit. Je m'en suis surtout servi de base pour organiser le trek de la gorge du saut du tigre. Excellente nouvelle : l'entrée dans la vieille ville de Lijiang n'est plus payante !! C'est toujours ça en moins à débourser. En revanche, l'accès au parc du Dragon Noir l'est (80 yuans). Toutefois, en allant plus à l'est que l'entrée officielle, il est possible d'accéder au parc par des petits sentiers pas surveillés et de monter jusqu'au promontoire qui offre une belle vue sur l'ensemble. Mais dans ce cas, il faut redescendre par le même chemin, sinon vous allez croiser un gardien et il vous demandera ce que vous faites là. Si vous prenez une entrée officielle et souhaitez monter jusqu'au promontoire, il faut se présenter à 4 et passer avant 16h. En attendant un peu, vous finirez bien par constituer un petit groupe.
Gorge du saut du tigre Un grand moment !! Toutes les infos pratiques sont données dans le récit qu'en a fait Denis007 (https://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=8102904;page=2;search_string=mama%20naxi;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=20;, page 2). Rien n'a changé : on part de son hôtel (Mama Naxi guest house pour moi), le bus nous laisse à la "Jane Tibetan Guest House", et de là c'est parti pour 2 jours de marche. Par contre, je nuancerais quand même la description qu'en a fait Denis : ça n'est pas un trek facile ! Si vous n'avez pas une bonne condition physique, ne vous lancez pas. Les deux premières heures en montée sont par moment assez dures. Elles sont certes suivies d'une descente jusqu'au village naxi où il est possible de déjeuner (bien et pour pas cher), mais les 28 virages qui suivent se font pour une large partie sur d'énormes cailloux. Mangez le matin (ça paraît évident, mais en quittant Lijiang à 7h ça n'est pas si simple) et emportez de l'eau car vous allez transpirer. Sinon, il y a pas mal de petits "stands" en route pour se ravitailler. En weed aussi, mais ça je crois qu'il vaut mieux éviter. Une fois les 28 virages terminés, la suite est assez simple (mais longue) jusqu'à la Tea Horse, puis la Half Way GH. Je suis allé jusqu'à la seconde, et franchement elle est très bien. Avec 2 voyageurs rencontrés sur le chemin, on s'est pris une triple avec salle de bains pour 80 yuans par personne. La nourriture y est bonne et pas trop chère alors qu'ils pourraient carrément se faire plaisir (tout le monde arrive bien essoré). Le lendemain, la descente jusqu'à la Tina's n'est pas très dure, même s'il y a des passages assez étroits à flanc de montagne. Une fois arrivé, deux possibilités : attendre le bus de 15h30 (pour Lijiang ou Shangri la) ou descendre au fond de la gorge. J'ai opté pour la seconde option, et là aussi j'insiste : c'est dur ! L'idéal c'est d'arriver vers 11h/11h30 (donc de partir de la Half Way vers 9h) pour se donner le temps de faire la montée et la descente "tranquilllement". Je me suis lancé dans la descente vers 12h15, et franchement le retour a été très dur. La montée en bus vers Shangri la prend environ 3h. Elle est ultra agréable car enfin on peut reposer ses jambes !
SHANGRI LA J'ai logé dans un endroit super sympa : le Dragoncloud guesthouse. Une petite chambre individuelle pour 80 yuans par nuit avec salle de bains et toilettes à l'intérieur, plus une couverture chauffante pour les nuits fraîches. Certes c'est petit, mais j'ai trouvé ça très bien. Possibilité de faire une lessive pour 10 yuans, petit déj avec café et toasts et excellent emplacement dans la vieille ville. D'ailleurs, si vous arrivez en bus et logez dans la vieille ville, n'hésitez pas à demander au chauffer de vous déposer en route. C'est mieux que d'aller jusqu'au terminal pour ensuite revenir en arrière. La vieille ville est évidemment très animée le soir, avec les danses et les lumières. Il y a pléthore d'endroits où manger, suffit juste d'oser franchir la porte. Le monastère situé au nord de la ville est très facilement accessible avec le bus numéro 3 (pour la gare de bus, c'est le numéro 1). L'entrée coûte 115 yuans, un autre bus conduit ensuite au pied du monastère. Sur la place principale (après le long escalier), un des trois temples permet de monter sur le toit, d'où la vue est absolument magnifique. C'est celui du milieu ou le plus à droite, je ne sais plus. Suffit de regarder sur les côtés dès que vous entrez : s'il y a des escaliers, prenez-les et aller jusqu'en haut. La promenade autour du lac est aussi très agréable et offre de belles perspectives sur le monastère. Tant qu'à faire, autant rentrer à pied jusqu'à l'entrée (où vous avez acheté les billets) !
XIANGCHENG Je suis arrivé en bus depuis Shangri la (85 yuans, départ à 8h). Pourquoi Xiangcheng et pas Daocheng, par exemple ? Parce que je n'aime pas les longs trajets en bus et que mon objectif était surtout Litang. Donc Shangri la-Xiangcheng le premier jour puis Xiangcheng-Litang le second, ça m'a paru assez bien équilibré. Et il faut bien reconnaître qu'il n'y a quasiment aucun étranger à Xiangcheng, ce qui est une sensation très agréable. Parti de Shangri la à 8h, je suis arrivé à 13h30, ce qui est beaucoup moins que les 8h annoncés à la guest house. Pourtant la route n'est pas goudronnée en totalité, et certains passages ont été rendus très difficiles par des éboulements récents. Quoiqu'il en soit, ça m'a donné davantage de temps que prévu pour me balader à Xiangcheng. J'en ai profité pour aller au monastère qui domine la ville. Ambiance paisible, absolument personne (sauf les moines évidemment), c'était magnifique. J'ai pu en profiter pour entendre les prières. A part ça, il n'y a rien de spécial à faire dans Xiangcheng même, si ce n'est déambuler. La présence policière commence à se faire très visible, on sent qu'on est entré en territoire tibétain. Pour se loger, Booking ne dit absolument rien. J'avais relevé le nom d'une guest house, mais je ne l'ai pas trouvée. Aucun souci, la rue principale est bordée d'hôtels. Le Qihu Binguan propose des doubles à 80 yuans qui semblent plutôt propres, mais avec toilettes à la turque. Ca m'a pas trop emballé. Un peu plus loin j'ai trouvé le Dele grand hôtel, qui est l'exact opposé puisqu'il est super classe et propose des chambres tout confort. 200 yuans la nuit pour une chambre avec deux lits. Et le petit déjeuner (chinois) est compris.
LITANG J'avais profité de mon après-midi à Xiangcheng pour repérer où se trouvaient les chauffeurs de taxis collectifs pour Litang (je ne crois pas qu'il y ait de bus direct) et m'enquérir du prix : 100 yuans, pas moyen de le faire baisser, mais ça correspond à peu près à ce que j'avais recueilli comme information. Je me suis donc tranquillement pointé devant la gare routière vers 9h45, où un chauffeur m'attendait. Je suis monté seul, je m'attendais évidemment à ce qu'il récupère d'autres personnes, mais à part deux femmes tibétaines montées entre deux villages reculés, absolument personne. J'ai donc quasiment eu le droit à un chauffeur privé pour 100 yuans, bon plan ! Les 80 premiers kilomètres, jusqu'à une petite ville qui sert d'embranchement entre Litang d'un côté et Daocheng de l'autre, sont absolument horribles. Ce sont des petites routes de montagne somptueuses, en majeure partie non goudronnées (même si des travaux sont en cours un peu partout) et très tape-fesses. Je suis bien content de ne pas avoir vécu ça dans un bus ! A partir de la petite ville en question, c'est une route parfaitement goudronnée jusqu'à Litang, où je suis arrivé environ 5h plus tard. Je m'attendais à ce que mon chauffeur me demande un petit supplément vu que j'avais voyagé seul, mais en fait pas du tout. Il m'a déposé devant la gare routière, à deux pas du Potala Inn, où je suis resté. J'ai eu une chambre individuelle avec grand lit et salle de bains à l'intérieur pour 100 yuans par nuit. Pour ce prix là, il ne faut pas s'attendre à du luxe. La chambre était pleine de petits défauts et manquait clairement d'entretien, mais au moins j'étais tranquille. La salle de bains se résumait à un wc assis, une douche juste au-dessus et un évier qui fuyait. Cet hôtel manque clairement d'un vrai lobby où les voyageurs pourraient discuter et échanger des infos. D'ailleurs, j'ai été assez surpris du peu de voyageurs rencontrés dans les rues de Litang. Shangri la est vraiment un terminus pour beaucoup de monde, ce qui est bien dommage car les paysages plus au nord sont grandioses. Litang n'est pas une ville très passionnante, mais ça vaut toujours le coup de déambuler dans les rues. Je ne sais pas si le M. Zheng que le LP décrivait (dans une vieille édition) comme une mine d'informations pour tous les voyageurs est toujours en exercice, mais en tout cas il a ajouté "Lonely Planet" à son enseigne ! Sinon, le monastère situé au nord de la ville et les collines qui l'entourent sont un lieu de balade intéressant, de même que le lieu de naissance du 7ème Dalaï Lama et un temple situé à l'ouest de la ville. Attention, Litang est à 4000 mètres et les soirées peuvent être très fraîches, y compris au mois d'août.
GANZI (GARZE) Pour me rendre à Ganzi depuis Litang, j'avais réservé une place (oralement) la veille dans un taxi collectif. Départ prévu à 8h30, le mec est venu frapper à ma porte au Potala Inn 10mn avant ! Autant j'avais pu faire le trajet Xiangcheng-Litang très tranquillement, autant là y avait du monde dans la voiture. Et beaucoup de marchandises aussi ! Entre les arrêts vomis des uns et des autres et le changement de chauffeur, je suis arrivé à Ganzi environ 5h plus tard. La route est parfaitement goudronnée, malgré quelques pierres sur la chaussée de temps en temps. Le chemin se fait en deux temps : de Litang à Xinlong avec le premier chauffeur (qui prend 70 yuans), puis de Xinlong à Ganzi avec un second (50 yuans). A Ganzi, j'ai logé au Dzachusama dans le quartier tibétain. Endroit superbe, calme, de l'espace, ultra propre, avec wc assis, douche chaude et bonne restauration. C'est un petit peu excentré au nord de la ville : avec les bagages un taxi s'impose (8 à 10 yuans). Sans, c'est une belle petite balade de 25mn. La guesthouse est située au pied d'un monastère. J'y suis monté en fin de journée, et je me suis retrouvé entouré d'une centaine de moines très curieux. Dommage que la barrière de la langue nous ait empêché d'échanger. En tout cas, ils m'ont laissé entrer dans le temple où ils allaient prendre leur repas. Je me suis mis dans un coin et j'ai observé : très rigolo ! Au moment de la distribution du repas, il y a ceux qui récitent des prières, mais aussi ceux (souvent les plus jeunes) qui chahutent. En revanche, dès que tout le monde est servi, c'est le silence le plus total. C'est le moment que j'ai choisi pour sortir. Le lendemain, je suis allé à Darjay Gompa, un monastère situé à une trentaine de kilomètres de Ganzi. Plusieurs possibilités : le bus numéro 12 qui passe pas loin du Dzachusama, une place dans une voiture partagée (ce qui suppose de se rendre au point de rencontre des chauffeurs) ou le stop. Ayant raté le bus et les chauffeurs m'ayant légèrement saoûlé, j'ai choisi la troisième option. Au bout de 5mn, j'étais dans une voiture ! Au-delà du monastère en lui-même, il y a de magnifiques balades à faire entre les villlages tibétains à proximité. Avec à chaque fois, comme dans Ganzi, des sourires de tout le monde, des plus petits aux plus anciens, et des "hello" ou des "tashi délé" à profusion. Le jour d'après, c'est à Yarchen gar que je suis allé, une sorte de ville monastique. Je me suis rendu tranquillement au point de rencontre des chauffeurs en milieu de matinée et je n'ai pas mis longtemps à décoller. 45 yuans pour environ 2h de route, et un petit contrôle de la police chinoise en arrivant sur les lieux (mais rien de méchant). La vue sur le villlage des nonnes depuis la colline où trône une statue géante est saisissante : ce n'est rien d'autre qu'un immense bidonville qu'on a sous les yeux. Il est possible de s'en approcher et de traverser le pont, mais les hommes ne peuvent pas entrer dans le bidonville. Ils sont simplement autorisés à longer la "promenade" le long de la rivière. Ceci dit, c'est largement suffisant pour constater qu'il s'agit d'un amas de tôle et de plastique sans aucune hygiène. La rivière sert aussi bien à faire ses besoins qu'à laver son linge. Pour rentrer à Ganzi, même principe que pour venir : attendre qu'une voiture se remplisse.
KANGDING Ne voulant pas faire d'une traite la route entre Ganzi et Chengdu, je me suis arrêté à Kangding pour la nuit. Connaissant déjà cette ville, je n'y ai absolument rien fait, si ce n'est manger et dormir. De Ganzi, le trajet dure quasiment 8h en voiture partagée (150 yuans), mais avec quelques arrêts car les paysages sont absolument magnifiques, notamment à partir de Bamei et autour de Tagong. Chose amusante : ma voiture était composée de trois tibétains (le chauffeur, son acolyte et une fille absolument sublime) et quatre chinois, et lorsque les tibétains se sont arrêtés pour déjeuner, les chinois sont restés dehors à attendre. Moi aussi parce que j'avais à manger, mais je suis certain qu'ils m'auraient accepté avec eux. J'en suis moins certain pour les chinois. Ah les relations sino-tibétaines, si seulement je pouvais échanger avec les gens sur place pour en savoir plus...
CHENGDU Pour le trajet Kangding-Chengdu, prévu pour durer quelques heures, deux options : le bus ou le taxi collectif. Le premier est très long (8h l'an dernier), donc je me suis immédiatement intéressé au second. Et j'ai découvert que le taxi collectif ne coûtait pas beaucoup plus cher (150 yuans, contre 135 pour le bus) pour un temps de parcours évidemment plus court ; je n'ai donc pas hésité. Et effectivement, en partant vers 9h15 de Kangding, je suis arrivé peu après 14h à Chengdu. Seule contrariété : la beauté des paysages, que j'avais tant appréciés l'an dernier, m'a totalement échappé cette année car à un certain moment, on a emprunté des tunnels que le bus de l'an dernier n'avait pas utilisés (travaux pas terminés ou pas d'autorisation ? je ne sais pas). A Chengdu, j'ai logé chez Mrs Panda (pour 133 yuans/nuit dans une chambe individuelle avec salle de bains + toilettes). Cet hostel présente l'avantage d'être juste à côté de la gare de bus Xiannamen, avec en plus des chambres propres, un personnel anglophone très réactif et un lobby très sympa. La clientèle est évidemment jeune et très majoritairement occidentale. J'ai passé davantage de temps que j'aurais dû à Chengdu, mais j'en ai profité pour me reposer car les deux premières semaines, et plus spécifiquement la traversée du Sichuan tibétain, m'avaient pas mal fatigué. A part me balader un peu en ville et retourner au centre de recherche sur les pandas, je n'ai pas fait grand chose. En plus, en raison de la chaleur écrasante, les pandas sont restés dans leurs salles climatisées (les veinards !). On ne pouvait les voir qu'à travers les vitres, sauf les pandas roux qui se promenaient tranquillement dehors. Peut-être le fait qu'ils aient une fourrure moins imposante explique qu'ils sont moins sensibles à la chaleur ? Pour aller au centre, je n'ai pas cherché à savoir si l'hostel organisait quelque chose car j'étais trop crevé pour me lever à 6h du matin, et j'avais déjà assisté au nourrissage matinal l'an dernier. J'ai donc pris le métro jusqu'à la gare du nord, puis un taxi (environ 40 yuans). Pour le retour, les taxis ne veulent pas mettre le compteur, mais négocier un tarif. Ils ont commencé à 100 yuans (les comiques), puis ont rapidement accepter 50 yuans pour aller cette fois à la gare de l'est, plus lointaine que la gare du nord. Autre épisode amusant : le change. Je suis allé dans une agence de Bank of China, j'y ai été accueilli par un employé de le banque, sauf qu'il ne m'a pas dirigé vers un comptoir... mais vers un agent de sécurité qui a effectué le change de manière totalement officieuse. Dans une agence de Bank of China ! On s'est retrouvé planqué dans un coin de l'agence à compter nos billets. Ce n'est pas la première fois que je fais du change au marché noir dans une agence de Bank of China, mais d'habitude ça ne se fait pas avec des officiers des sécurité. Dans un pays comme la Chine, ça ne cessera jamais de m'étonner.
XINING J'y suis allé en train depuis Chengdu. Pour info, on est arrivés avec 5h de retard. Pas de processus d'indemnisation, même pas une bouteille d'eau ou un peu de nourriture (perso je n'avais plus rien). Quand je pense à ce que prend la SNCF au moindre retard... Xining était mon point de départ pour le Tibet. Il n'empêche que j'ai trouvé cette ville plutôt agréable pour se balader. Elle est à 2500 mètres, donc le climat y est bon, surtout que j'ai eu droit à un très beau soleil, et c'est un bon point d'acclimatation avant d'aller plus haut. Xining a également marqué, d'une certaine manière, la fin de mon voyage puisque la suite au Tibet était entièrement organisée. Avant cela, il y a tout de même eu le voyage en train Xining-Lhassa. Je suis parti à 14h, arrivé à 11h30 le lendemain. Je n'ai réellement pu profiter des paysages que durant les dernières heures. Au départ de Xining, le temps était gris et pluvieux.
TIBET Je suis parti (en tout cas je le pensais) avec Tibet Highland Tours pour un séjour de 8 jours qui devait m'amener jusqu'au camp de base de l'Everest, à 5200 mètres. A l'arrivée du train de Xining, toutes les personnes venues avec des agences (les occidentaux, mais pas seulement) ont été regroupées pour un dispatch dans les hôtels et quelques infos. Honnêtement, l'organisation frôlait le zéro. Il a fallu qu'un guide vienne jusqu'à l'hôtel où on m'avait débarqué pour régler ma situation. Sans compter qu'une erreur avait été commise dans mon permis Tibet, qui prévoyait une sortie par le Népal alors que depuis le début j'avais bien précisé que je repartirai en avion pour Chengdu. Ce point sera solutionné par la suite, mais de toute façon le permis Tibet n'est pas contrôlé à la sortie par l'aéroport de Lhassa. Le jour de mon arrivée, une fois toutes les formalités passées, j'ai pu me balader seul dans Lhassa. Ma première impression : c'est vraiment la Chine ! Même autour des lieux tibétains les plus sacrés, on voit profusion de drapeaux et de touristes chinois, ce qui n'est pas autant le cas dans les régions du Kham et de l'Amdo. Le tour proprement dit a commencé le deuxième jour, avec d'abord la visite des monastères de Drepung et de Sera sur une journée, puis le Potala et le Jokhang le lendemain. Tout cela aurait pu être très intéressant, mais la foule a rendu ces visites bien chiantes, surtout le second jour. Je ne rêvais que d'une chose : qu'on me laisse seul et que je puisse déambuler à ma guise où je le voulais. C'est malheureusement impossible au Tibet, et je le savais évidemment en arrivant. Ces 3 jours à Lhassa m'ont tout de même permis de régler mon problème de permis Tibet, et d'enfin rencontrer (le 3ème jour) quelqu'un de THT. En fait, comme THT n'avait pas suffisamment de monde pour constituer un groupe, ils m'ont reversé à une autre agence (Tibet Vista). En soi je peux le comprendre, j'aurais juste aimé qu'ils me préviennent, ce qu'ils n'ont pas fait. Communication zéro. Si les voyages THT se déroulent avec Tibet Vista, autant s'inscrire directement chez Tibet Vista. C'est en tout cas ce que je ferai si je retourne au Tibet. Après Lhassa, de longues journées en mini-bus (très confortable, c'est déjà ça) nous attendaient avec Lhassa-Shigatsé, puis Shigatsé-Everest, Everest-Shigasté et Shigasté-Lhassa. Que d'heures passées dans le mini-bus : quasiment 10 par jour ! Alors certes on s'est beaucoup arrêté sur la route, on a pu voir des paysages absolument superbes, mais c'est fatigant de passer 4 journées d'affilée dans un mini-bus. Je ne m'attendais pas à ça. Le programme communiqué au préalable par THT (qui aura donc eu quasiment tout faux) parlait de 5 à 6h de trajet quotidien. Au-delà de ça, ce programme a fait que toute interaction avec les Tibétains était impossible. Bien sûr, ne parlant ni tibétain, ni chinois, ça aurait forcément été compliqué, mais dans les régions du Kham et de l'Amdo on peut tout de même échangé des sourires, voire quelques mots. Au Tibet on est juste dans un bus, on s'arrête quand le programme nous dit qu'on peut s'arrêter, on fait quelques photos au milieu des autres groupes et c'est tout. Très frustrant. Les Tibétains que l'on croise sont juste là pour essayer de nous vendre quelques babioles sans intérêt. Bien sûr, il reste la possibilité de se promener le soir, mais quand vous arrivez à Shigatsé après 10h de bus, vous êtes surtout complètement crevés. Pour autant, je me suis retrouvé dans un groupe très hétéroclite et très sympa, et la vision de l'Everest en arrivant au camp de base était absolument sublime. On n'a pas dormi dans les grosses tentes, mais dans une guest house située quelques centaines de mètres plus bas. 7 lits par chambre (mais 5 occupés dans ma chambre) , pas de douche et des toilettes comme vous pouvez les imaginer si vous connaissez la Chine. L'Everest mérite bien ces quelques contrariétés !
CHENGDU Le dernier jour, une navette a fait le tour des hôtels pour amener tout le monde à l'aéroport de Lhassa. De là, j'ai rejoint Chengdu pour une petite demi-journée de balade. Il existe des consignes à l'aéroport de Chengdu (aux T1 et T2) et le métro permet ensuite de rejoindre le centre-ville pour 5 yuans. C'était le point final d'un nouveau voyage en Chine, puisque le soir-même je prenais un vol direct pour Paris. Voyager en Chine ça n'est pas toujours simple, c'est parfois un vrai challenge, mais c'est aussi un vrai plaisir. A suivre donc !
KUNMING Première chose très importante : loger à proximité d'une station de métro, ça facilite grandement les déplacements. J'avais pris un Airbnb, il était un peu à l'écart du métro et c'était franchement galère. Point positif : ça m'a permis de tester les scooters-taxi ! N'importe quel scooter arrêté sur un trottoir avec quelqu'un qui scrute les alentours est un taxi potentiel. C'est plus cher que la voiture, mais plus rapide aussi. Pour se faire une idée du prix, il suffit de demander à un premier, de décliner poliment, puis de demander à un autre un peu plus loin. Depuis l'aéroport, le métro permet de gagner facilement le centre-ville. Je me suis surtout servi de Kunming (où j'ai passé 3 nuits) pour digérer le décalage horaire et me mettre tranquillement dans le rythme. Il y a un bon après-midi à passer entre le temple Yuantong et le parc d'émeraude à proximité. Je suis également allé à la forêt de pierres de Kunming : les bus partent de la gare routière est, accessible en métro. Quelque chose comme 40 yuans le trajet + 175 pour l'accès au site. 175 yuans !! Et encore, je n'ai pas pris l'option petite voiturette qui conduit à l'entrée pour 25 yuans supplémentaires. J'ai préféré faire les 2km à pied (les panneaux indiquent 3km, mais c'est bien 2). Le parc est sympa, certes, mais rien d'extraordinaire. J'ai vu des choses bien plus impressionnantes que ça en Chine, et pour un prix moins prohibitif. Bref, une visite pas indispensable. De même (mais ça c'est entièrement ma faute) que la fête de la bière de Kunming ! Ca dure 2 semaines environ au mois d'août, et c'était juste au moment de ma présence dans la ville. La manie des Chinois de copier ce qui se passe ailleurs touche à son paroxysme : tout est fait pour se croire à Munich (bières, nourriture, costumes, décorations, grande tente, alignement des tables) ; il manque une seule chose : les gens ! A Munich, pour avoir une place sous un chapiteau, il faut arriver à 11h du matin. A Kunming, je suis arrivé un soir de semaine vers 20h, il devait y avoir 100 personnes à tout casser. Ceci dit ils avaient l'air contents d'être là et tout le monde a repris YMCA en chinois, avec la chorégraphie !
DALI J'ai fait le trajet en train depuis Kunming, mais attention, la vieille ville de Dali est très loin de la gare. Je suppose que la plupart des hôtels proposent un service de taxi, mais ça n'est pas donné (60 yuans pour le mien, heureusement on était 2). Suite à une légère incompréhension, j'ai dormi au Guanshan Jiayuan Boutique Hostel. Endroit très sympa situé en dehors de la vieille ville, mais bon, 200 yuans quand même (pour une double où j'étais seul, et sans petit déjeuner). Je suis évidemment allé visiter les Trois Pagodes et l'enfilade de temples qui se cachent derrière. 121 yuans l'entrée, mais de mon point de vue ça les vaut carrément. L'endroit est facilement accessible à pied depuis la vieille ville. Je me suis trouvé à Dali un samedi soir du mois d'août, les ruelles de la vieille ville étaient archi blindées, je ne me suis donc pas trop attardé. Mais pour ceux qui veulent des bars et manger à l'occidental, y a de quoi faire.
LIJIANG J'ai fait le trajet en train une nouvelle fois, mais cette fois la ville n'est pas trop loin de la gare. Le bus 18 fait le trajet pour une poignée de yuans. J'ai dormi chez l'incontournable Mama Naxi (40 yuans en dortoir). J'ai pas été emballé : lers dortoirs sont pas spécialement propres ou spacieux, et l'ensemble donne surtout l'impression d'un gros truc sans âme. Bon, je dis ça mais je n'y ai passé qu'une nuit. Je m'en suis surtout servi de base pour organiser le trek de la gorge du saut du tigre. Excellente nouvelle : l'entrée dans la vieille ville de Lijiang n'est plus payante !! C'est toujours ça en moins à débourser. En revanche, l'accès au parc du Dragon Noir l'est (80 yuans). Toutefois, en allant plus à l'est que l'entrée officielle, il est possible d'accéder au parc par des petits sentiers pas surveillés et de monter jusqu'au promontoire qui offre une belle vue sur l'ensemble. Mais dans ce cas, il faut redescendre par le même chemin, sinon vous allez croiser un gardien et il vous demandera ce que vous faites là. Si vous prenez une entrée officielle et souhaitez monter jusqu'au promontoire, il faut se présenter à 4 et passer avant 16h. En attendant un peu, vous finirez bien par constituer un petit groupe.
Gorge du saut du tigre Un grand moment !! Toutes les infos pratiques sont données dans le récit qu'en a fait Denis007 (https://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=8102904;page=2;search_string=mama%20naxi;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=20;, page 2). Rien n'a changé : on part de son hôtel (Mama Naxi guest house pour moi), le bus nous laisse à la "Jane Tibetan Guest House", et de là c'est parti pour 2 jours de marche. Par contre, je nuancerais quand même la description qu'en a fait Denis : ça n'est pas un trek facile ! Si vous n'avez pas une bonne condition physique, ne vous lancez pas. Les deux premières heures en montée sont par moment assez dures. Elles sont certes suivies d'une descente jusqu'au village naxi où il est possible de déjeuner (bien et pour pas cher), mais les 28 virages qui suivent se font pour une large partie sur d'énormes cailloux. Mangez le matin (ça paraît évident, mais en quittant Lijiang à 7h ça n'est pas si simple) et emportez de l'eau car vous allez transpirer. Sinon, il y a pas mal de petits "stands" en route pour se ravitailler. En weed aussi, mais ça je crois qu'il vaut mieux éviter. Une fois les 28 virages terminés, la suite est assez simple (mais longue) jusqu'à la Tea Horse, puis la Half Way GH. Je suis allé jusqu'à la seconde, et franchement elle est très bien. Avec 2 voyageurs rencontrés sur le chemin, on s'est pris une triple avec salle de bains pour 80 yuans par personne. La nourriture y est bonne et pas trop chère alors qu'ils pourraient carrément se faire plaisir (tout le monde arrive bien essoré). Le lendemain, la descente jusqu'à la Tina's n'est pas très dure, même s'il y a des passages assez étroits à flanc de montagne. Une fois arrivé, deux possibilités : attendre le bus de 15h30 (pour Lijiang ou Shangri la) ou descendre au fond de la gorge. J'ai opté pour la seconde option, et là aussi j'insiste : c'est dur ! L'idéal c'est d'arriver vers 11h/11h30 (donc de partir de la Half Way vers 9h) pour se donner le temps de faire la montée et la descente "tranquilllement". Je me suis lancé dans la descente vers 12h15, et franchement le retour a été très dur. La montée en bus vers Shangri la prend environ 3h. Elle est ultra agréable car enfin on peut reposer ses jambes !
SHANGRI LA J'ai logé dans un endroit super sympa : le Dragoncloud guesthouse. Une petite chambre individuelle pour 80 yuans par nuit avec salle de bains et toilettes à l'intérieur, plus une couverture chauffante pour les nuits fraîches. Certes c'est petit, mais j'ai trouvé ça très bien. Possibilité de faire une lessive pour 10 yuans, petit déj avec café et toasts et excellent emplacement dans la vieille ville. D'ailleurs, si vous arrivez en bus et logez dans la vieille ville, n'hésitez pas à demander au chauffer de vous déposer en route. C'est mieux que d'aller jusqu'au terminal pour ensuite revenir en arrière. La vieille ville est évidemment très animée le soir, avec les danses et les lumières. Il y a pléthore d'endroits où manger, suffit juste d'oser franchir la porte. Le monastère situé au nord de la ville est très facilement accessible avec le bus numéro 3 (pour la gare de bus, c'est le numéro 1). L'entrée coûte 115 yuans, un autre bus conduit ensuite au pied du monastère. Sur la place principale (après le long escalier), un des trois temples permet de monter sur le toit, d'où la vue est absolument magnifique. C'est celui du milieu ou le plus à droite, je ne sais plus. Suffit de regarder sur les côtés dès que vous entrez : s'il y a des escaliers, prenez-les et aller jusqu'en haut. La promenade autour du lac est aussi très agréable et offre de belles perspectives sur le monastère. Tant qu'à faire, autant rentrer à pied jusqu'à l'entrée (où vous avez acheté les billets) !
XIANGCHENG Je suis arrivé en bus depuis Shangri la (85 yuans, départ à 8h). Pourquoi Xiangcheng et pas Daocheng, par exemple ? Parce que je n'aime pas les longs trajets en bus et que mon objectif était surtout Litang. Donc Shangri la-Xiangcheng le premier jour puis Xiangcheng-Litang le second, ça m'a paru assez bien équilibré. Et il faut bien reconnaître qu'il n'y a quasiment aucun étranger à Xiangcheng, ce qui est une sensation très agréable. Parti de Shangri la à 8h, je suis arrivé à 13h30, ce qui est beaucoup moins que les 8h annoncés à la guest house. Pourtant la route n'est pas goudronnée en totalité, et certains passages ont été rendus très difficiles par des éboulements récents. Quoiqu'il en soit, ça m'a donné davantage de temps que prévu pour me balader à Xiangcheng. J'en ai profité pour aller au monastère qui domine la ville. Ambiance paisible, absolument personne (sauf les moines évidemment), c'était magnifique. J'ai pu en profiter pour entendre les prières. A part ça, il n'y a rien de spécial à faire dans Xiangcheng même, si ce n'est déambuler. La présence policière commence à se faire très visible, on sent qu'on est entré en territoire tibétain. Pour se loger, Booking ne dit absolument rien. J'avais relevé le nom d'une guest house, mais je ne l'ai pas trouvée. Aucun souci, la rue principale est bordée d'hôtels. Le Qihu Binguan propose des doubles à 80 yuans qui semblent plutôt propres, mais avec toilettes à la turque. Ca m'a pas trop emballé. Un peu plus loin j'ai trouvé le Dele grand hôtel, qui est l'exact opposé puisqu'il est super classe et propose des chambres tout confort. 200 yuans la nuit pour une chambre avec deux lits. Et le petit déjeuner (chinois) est compris.
LITANG J'avais profité de mon après-midi à Xiangcheng pour repérer où se trouvaient les chauffeurs de taxis collectifs pour Litang (je ne crois pas qu'il y ait de bus direct) et m'enquérir du prix : 100 yuans, pas moyen de le faire baisser, mais ça correspond à peu près à ce que j'avais recueilli comme information. Je me suis donc tranquillement pointé devant la gare routière vers 9h45, où un chauffeur m'attendait. Je suis monté seul, je m'attendais évidemment à ce qu'il récupère d'autres personnes, mais à part deux femmes tibétaines montées entre deux villages reculés, absolument personne. J'ai donc quasiment eu le droit à un chauffeur privé pour 100 yuans, bon plan ! Les 80 premiers kilomètres, jusqu'à une petite ville qui sert d'embranchement entre Litang d'un côté et Daocheng de l'autre, sont absolument horribles. Ce sont des petites routes de montagne somptueuses, en majeure partie non goudronnées (même si des travaux sont en cours un peu partout) et très tape-fesses. Je suis bien content de ne pas avoir vécu ça dans un bus ! A partir de la petite ville en question, c'est une route parfaitement goudronnée jusqu'à Litang, où je suis arrivé environ 5h plus tard. Je m'attendais à ce que mon chauffeur me demande un petit supplément vu que j'avais voyagé seul, mais en fait pas du tout. Il m'a déposé devant la gare routière, à deux pas du Potala Inn, où je suis resté. J'ai eu une chambre individuelle avec grand lit et salle de bains à l'intérieur pour 100 yuans par nuit. Pour ce prix là, il ne faut pas s'attendre à du luxe. La chambre était pleine de petits défauts et manquait clairement d'entretien, mais au moins j'étais tranquille. La salle de bains se résumait à un wc assis, une douche juste au-dessus et un évier qui fuyait. Cet hôtel manque clairement d'un vrai lobby où les voyageurs pourraient discuter et échanger des infos. D'ailleurs, j'ai été assez surpris du peu de voyageurs rencontrés dans les rues de Litang. Shangri la est vraiment un terminus pour beaucoup de monde, ce qui est bien dommage car les paysages plus au nord sont grandioses. Litang n'est pas une ville très passionnante, mais ça vaut toujours le coup de déambuler dans les rues. Je ne sais pas si le M. Zheng que le LP décrivait (dans une vieille édition) comme une mine d'informations pour tous les voyageurs est toujours en exercice, mais en tout cas il a ajouté "Lonely Planet" à son enseigne ! Sinon, le monastère situé au nord de la ville et les collines qui l'entourent sont un lieu de balade intéressant, de même que le lieu de naissance du 7ème Dalaï Lama et un temple situé à l'ouest de la ville. Attention, Litang est à 4000 mètres et les soirées peuvent être très fraîches, y compris au mois d'août.
GANZI (GARZE) Pour me rendre à Ganzi depuis Litang, j'avais réservé une place (oralement) la veille dans un taxi collectif. Départ prévu à 8h30, le mec est venu frapper à ma porte au Potala Inn 10mn avant ! Autant j'avais pu faire le trajet Xiangcheng-Litang très tranquillement, autant là y avait du monde dans la voiture. Et beaucoup de marchandises aussi ! Entre les arrêts vomis des uns et des autres et le changement de chauffeur, je suis arrivé à Ganzi environ 5h plus tard. La route est parfaitement goudronnée, malgré quelques pierres sur la chaussée de temps en temps. Le chemin se fait en deux temps : de Litang à Xinlong avec le premier chauffeur (qui prend 70 yuans), puis de Xinlong à Ganzi avec un second (50 yuans). A Ganzi, j'ai logé au Dzachusama dans le quartier tibétain. Endroit superbe, calme, de l'espace, ultra propre, avec wc assis, douche chaude et bonne restauration. C'est un petit peu excentré au nord de la ville : avec les bagages un taxi s'impose (8 à 10 yuans). Sans, c'est une belle petite balade de 25mn. La guesthouse est située au pied d'un monastère. J'y suis monté en fin de journée, et je me suis retrouvé entouré d'une centaine de moines très curieux. Dommage que la barrière de la langue nous ait empêché d'échanger. En tout cas, ils m'ont laissé entrer dans le temple où ils allaient prendre leur repas. Je me suis mis dans un coin et j'ai observé : très rigolo ! Au moment de la distribution du repas, il y a ceux qui récitent des prières, mais aussi ceux (souvent les plus jeunes) qui chahutent. En revanche, dès que tout le monde est servi, c'est le silence le plus total. C'est le moment que j'ai choisi pour sortir. Le lendemain, je suis allé à Darjay Gompa, un monastère situé à une trentaine de kilomètres de Ganzi. Plusieurs possibilités : le bus numéro 12 qui passe pas loin du Dzachusama, une place dans une voiture partagée (ce qui suppose de se rendre au point de rencontre des chauffeurs) ou le stop. Ayant raté le bus et les chauffeurs m'ayant légèrement saoûlé, j'ai choisi la troisième option. Au bout de 5mn, j'étais dans une voiture ! Au-delà du monastère en lui-même, il y a de magnifiques balades à faire entre les villlages tibétains à proximité. Avec à chaque fois, comme dans Ganzi, des sourires de tout le monde, des plus petits aux plus anciens, et des "hello" ou des "tashi délé" à profusion. Le jour d'après, c'est à Yarchen gar que je suis allé, une sorte de ville monastique. Je me suis rendu tranquillement au point de rencontre des chauffeurs en milieu de matinée et je n'ai pas mis longtemps à décoller. 45 yuans pour environ 2h de route, et un petit contrôle de la police chinoise en arrivant sur les lieux (mais rien de méchant). La vue sur le villlage des nonnes depuis la colline où trône une statue géante est saisissante : ce n'est rien d'autre qu'un immense bidonville qu'on a sous les yeux. Il est possible de s'en approcher et de traverser le pont, mais les hommes ne peuvent pas entrer dans le bidonville. Ils sont simplement autorisés à longer la "promenade" le long de la rivière. Ceci dit, c'est largement suffisant pour constater qu'il s'agit d'un amas de tôle et de plastique sans aucune hygiène. La rivière sert aussi bien à faire ses besoins qu'à laver son linge. Pour rentrer à Ganzi, même principe que pour venir : attendre qu'une voiture se remplisse.
KANGDING Ne voulant pas faire d'une traite la route entre Ganzi et Chengdu, je me suis arrêté à Kangding pour la nuit. Connaissant déjà cette ville, je n'y ai absolument rien fait, si ce n'est manger et dormir. De Ganzi, le trajet dure quasiment 8h en voiture partagée (150 yuans), mais avec quelques arrêts car les paysages sont absolument magnifiques, notamment à partir de Bamei et autour de Tagong. Chose amusante : ma voiture était composée de trois tibétains (le chauffeur, son acolyte et une fille absolument sublime) et quatre chinois, et lorsque les tibétains se sont arrêtés pour déjeuner, les chinois sont restés dehors à attendre. Moi aussi parce que j'avais à manger, mais je suis certain qu'ils m'auraient accepté avec eux. J'en suis moins certain pour les chinois. Ah les relations sino-tibétaines, si seulement je pouvais échanger avec les gens sur place pour en savoir plus...
CHENGDU Pour le trajet Kangding-Chengdu, prévu pour durer quelques heures, deux options : le bus ou le taxi collectif. Le premier est très long (8h l'an dernier), donc je me suis immédiatement intéressé au second. Et j'ai découvert que le taxi collectif ne coûtait pas beaucoup plus cher (150 yuans, contre 135 pour le bus) pour un temps de parcours évidemment plus court ; je n'ai donc pas hésité. Et effectivement, en partant vers 9h15 de Kangding, je suis arrivé peu après 14h à Chengdu. Seule contrariété : la beauté des paysages, que j'avais tant appréciés l'an dernier, m'a totalement échappé cette année car à un certain moment, on a emprunté des tunnels que le bus de l'an dernier n'avait pas utilisés (travaux pas terminés ou pas d'autorisation ? je ne sais pas). A Chengdu, j'ai logé chez Mrs Panda (pour 133 yuans/nuit dans une chambe individuelle avec salle de bains + toilettes). Cet hostel présente l'avantage d'être juste à côté de la gare de bus Xiannamen, avec en plus des chambres propres, un personnel anglophone très réactif et un lobby très sympa. La clientèle est évidemment jeune et très majoritairement occidentale. J'ai passé davantage de temps que j'aurais dû à Chengdu, mais j'en ai profité pour me reposer car les deux premières semaines, et plus spécifiquement la traversée du Sichuan tibétain, m'avaient pas mal fatigué. A part me balader un peu en ville et retourner au centre de recherche sur les pandas, je n'ai pas fait grand chose. En plus, en raison de la chaleur écrasante, les pandas sont restés dans leurs salles climatisées (les veinards !). On ne pouvait les voir qu'à travers les vitres, sauf les pandas roux qui se promenaient tranquillement dehors. Peut-être le fait qu'ils aient une fourrure moins imposante explique qu'ils sont moins sensibles à la chaleur ? Pour aller au centre, je n'ai pas cherché à savoir si l'hostel organisait quelque chose car j'étais trop crevé pour me lever à 6h du matin, et j'avais déjà assisté au nourrissage matinal l'an dernier. J'ai donc pris le métro jusqu'à la gare du nord, puis un taxi (environ 40 yuans). Pour le retour, les taxis ne veulent pas mettre le compteur, mais négocier un tarif. Ils ont commencé à 100 yuans (les comiques), puis ont rapidement accepter 50 yuans pour aller cette fois à la gare de l'est, plus lointaine que la gare du nord. Autre épisode amusant : le change. Je suis allé dans une agence de Bank of China, j'y ai été accueilli par un employé de le banque, sauf qu'il ne m'a pas dirigé vers un comptoir... mais vers un agent de sécurité qui a effectué le change de manière totalement officieuse. Dans une agence de Bank of China ! On s'est retrouvé planqué dans un coin de l'agence à compter nos billets. Ce n'est pas la première fois que je fais du change au marché noir dans une agence de Bank of China, mais d'habitude ça ne se fait pas avec des officiers des sécurité. Dans un pays comme la Chine, ça ne cessera jamais de m'étonner.
XINING J'y suis allé en train depuis Chengdu. Pour info, on est arrivés avec 5h de retard. Pas de processus d'indemnisation, même pas une bouteille d'eau ou un peu de nourriture (perso je n'avais plus rien). Quand je pense à ce que prend la SNCF au moindre retard... Xining était mon point de départ pour le Tibet. Il n'empêche que j'ai trouvé cette ville plutôt agréable pour se balader. Elle est à 2500 mètres, donc le climat y est bon, surtout que j'ai eu droit à un très beau soleil, et c'est un bon point d'acclimatation avant d'aller plus haut. Xining a également marqué, d'une certaine manière, la fin de mon voyage puisque la suite au Tibet était entièrement organisée. Avant cela, il y a tout de même eu le voyage en train Xining-Lhassa. Je suis parti à 14h, arrivé à 11h30 le lendemain. Je n'ai réellement pu profiter des paysages que durant les dernières heures. Au départ de Xining, le temps était gris et pluvieux.
TIBET Je suis parti (en tout cas je le pensais) avec Tibet Highland Tours pour un séjour de 8 jours qui devait m'amener jusqu'au camp de base de l'Everest, à 5200 mètres. A l'arrivée du train de Xining, toutes les personnes venues avec des agences (les occidentaux, mais pas seulement) ont été regroupées pour un dispatch dans les hôtels et quelques infos. Honnêtement, l'organisation frôlait le zéro. Il a fallu qu'un guide vienne jusqu'à l'hôtel où on m'avait débarqué pour régler ma situation. Sans compter qu'une erreur avait été commise dans mon permis Tibet, qui prévoyait une sortie par le Népal alors que depuis le début j'avais bien précisé que je repartirai en avion pour Chengdu. Ce point sera solutionné par la suite, mais de toute façon le permis Tibet n'est pas contrôlé à la sortie par l'aéroport de Lhassa. Le jour de mon arrivée, une fois toutes les formalités passées, j'ai pu me balader seul dans Lhassa. Ma première impression : c'est vraiment la Chine ! Même autour des lieux tibétains les plus sacrés, on voit profusion de drapeaux et de touristes chinois, ce qui n'est pas autant le cas dans les régions du Kham et de l'Amdo. Le tour proprement dit a commencé le deuxième jour, avec d'abord la visite des monastères de Drepung et de Sera sur une journée, puis le Potala et le Jokhang le lendemain. Tout cela aurait pu être très intéressant, mais la foule a rendu ces visites bien chiantes, surtout le second jour. Je ne rêvais que d'une chose : qu'on me laisse seul et que je puisse déambuler à ma guise où je le voulais. C'est malheureusement impossible au Tibet, et je le savais évidemment en arrivant. Ces 3 jours à Lhassa m'ont tout de même permis de régler mon problème de permis Tibet, et d'enfin rencontrer (le 3ème jour) quelqu'un de THT. En fait, comme THT n'avait pas suffisamment de monde pour constituer un groupe, ils m'ont reversé à une autre agence (Tibet Vista). En soi je peux le comprendre, j'aurais juste aimé qu'ils me préviennent, ce qu'ils n'ont pas fait. Communication zéro. Si les voyages THT se déroulent avec Tibet Vista, autant s'inscrire directement chez Tibet Vista. C'est en tout cas ce que je ferai si je retourne au Tibet. Après Lhassa, de longues journées en mini-bus (très confortable, c'est déjà ça) nous attendaient avec Lhassa-Shigatsé, puis Shigatsé-Everest, Everest-Shigasté et Shigasté-Lhassa. Que d'heures passées dans le mini-bus : quasiment 10 par jour ! Alors certes on s'est beaucoup arrêté sur la route, on a pu voir des paysages absolument superbes, mais c'est fatigant de passer 4 journées d'affilée dans un mini-bus. Je ne m'attendais pas à ça. Le programme communiqué au préalable par THT (qui aura donc eu quasiment tout faux) parlait de 5 à 6h de trajet quotidien. Au-delà de ça, ce programme a fait que toute interaction avec les Tibétains était impossible. Bien sûr, ne parlant ni tibétain, ni chinois, ça aurait forcément été compliqué, mais dans les régions du Kham et de l'Amdo on peut tout de même échangé des sourires, voire quelques mots. Au Tibet on est juste dans un bus, on s'arrête quand le programme nous dit qu'on peut s'arrêter, on fait quelques photos au milieu des autres groupes et c'est tout. Très frustrant. Les Tibétains que l'on croise sont juste là pour essayer de nous vendre quelques babioles sans intérêt. Bien sûr, il reste la possibilité de se promener le soir, mais quand vous arrivez à Shigatsé après 10h de bus, vous êtes surtout complètement crevés. Pour autant, je me suis retrouvé dans un groupe très hétéroclite et très sympa, et la vision de l'Everest en arrivant au camp de base était absolument sublime. On n'a pas dormi dans les grosses tentes, mais dans une guest house située quelques centaines de mètres plus bas. 7 lits par chambre (mais 5 occupés dans ma chambre) , pas de douche et des toilettes comme vous pouvez les imaginer si vous connaissez la Chine. L'Everest mérite bien ces quelques contrariétés !
CHENGDU Le dernier jour, une navette a fait le tour des hôtels pour amener tout le monde à l'aéroport de Lhassa. De là, j'ai rejoint Chengdu pour une petite demi-journée de balade. Il existe des consignes à l'aéroport de Chengdu (aux T1 et T2) et le métro permet ensuite de rejoindre le centre-ville pour 5 yuans. C'était le point final d'un nouveau voyage en Chine, puisque le soir-même je prenais un vol direct pour Paris. Voyager en Chine ça n'est pas toujours simple, c'est parfois un vrai challenge, mais c'est aussi un vrai plaisir. A suivre donc !
Hello forum,
Did any of you feel the same things we did in China?
We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.
The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:
- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.
- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...
You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.
It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.
It’s honestly exhausting and draining...
- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)
- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.
Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...
In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.
They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...
We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!
As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.
I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
Did any of you feel the same things we did in China?
We spent a good twenty days there in August. First, we traveled solo around Chengdu, then joined an organized tour for 12 days (Beijing, Pingyao, Xi'an, Guilin, Xingping, Yangshuo, Shanghai, Wuzhen) and extended our stay by 4 extra days to visit Zhangjiajie.
The landscapes were stunning, and we have unforgettable memories... but we were really disappointed by the following points:
- The food: way too spicy. Lacking in flavor, not much taste. I’m speaking "in general" because we did enjoy some good steamed dumplings, smoked pork, and other dumplings... But compared to Thailand, Cambodia, or India, Chinese cuisine didn’t impress us at all.
- The behavior of the Chinese: disrespectful, rushed, agitated. You constantly have to fight—people push, crowd, and overwhelm you... At the entrance to the Terracotta Army (and other sites), it’s a human tidal wave... and I mean that literally. We were carried by the crowd without even touching the ground. It was like a situation where you have one bowl of rice and 20,000 starving people diving for it...
You’re at a ticket counter, and they cut in front of you. You’re in line for boarding, suitcase ready to go on the conveyor belt, and someone shows up out of nowhere to put THEIR suitcase down... even though they have a flight ticket with THEIR seat number and won’t be leaving before you!!!! You’re getting on the bus, and someone shoves past you just so they don’t end up behind you.
It’s like these people only think about themselves. I didn’t see a single person let someone else go first or even ask—it’s as if politeness and respect are completely foreign to them.
It’s honestly exhausting and draining...
- Communication: In every other country we’ve visited, whether in Asia or Europe, we always manage—with English, a few words of Italian, French, or Spanish. In China, I’ll be blunt: if you don’t speak Chinese, you’re screwed. And yet, a pair of kids around ten or twelve years old asked us in English where we were from :)
- Understanding: Here’s the rule. Even if the person you’re talking to speaks a little English and says they understand you... make sure they *really* do, because 9 times out of 10, they don’t. Out of pride or just cluelessness, they’ll give you a big smile and nod, but in reality, they didn’t get what you were saying.
Several times with our group, in the evening at a restaurant, if we hadn’t been helped by someone at another table who spoke a little English, we’d still be there. The classic example: the waiter brings one menu (for 10 people at the table), and we’re all trying to explain that we need 4 or more menus. Five minutes later, he’s still staring at us with that same blank smile...
In 3* or 4* hotels, you go to the front desk for a hot water or AC issue. Three or four staff members just stand there beaming at you. You try to explain with photos or a translator, but in the end, you leave with the problem unresolved.
They don’t speak—they shout... on buses, in hotels...
We were also surprised to find that self-service laundromats were almost nonexistent. We got scammed once at a hotel with an astronomical bill!
As for flights, we flew Air China on the way there and Austrian Airlines on the way back—no comparison. Air China had zero service and food that was "baby food" quality. Austrian Airlines had multiple services, a decent meal, and smiling flight attendants.
I don’t know if any of you had the same experience in this country, but I’m definitely not eager to go back. Whereas if someone offered me India, Thailand, or Vietnam tomorrow, I’d be there in a heartbeat!!!
Bonjour à tous,
De retour de trois mois de voyage en vélo en Chine, dans les provinces du Yunnan et du Sishuan, j'apporte ici des informations pratiques que j'aurais aimé trouver avant de partir.
Je vous livre sans ordre particulier ma propre expérience qui ne cherche à porter ombrage à personne, mais qui lève le voile sur des mécanismes introuvables ici ni ailleurs depuis notre réseau internet occidental.
* EN chine les cartes routières sont réservées à l'armée et la police. Les cartes vendues en occident n'ont qu'un intérêt informatif superficiel compte tenu des échelles de représentation.
* Les applications classiquement utilisées pour s'orienter telles que MAPS ME ne sont ni complètes ni à jour et de surcroit "accrochent " mal les balises chinoises. A cela s'ajoute les transcriptions très approximatives des noms de villes et des villages. L'outil le plus utiles que j'ai pu trouver sur ce chapitre est l'application OsmAnd qui présente l’avantage d'indiquer les noms en mandarin standard. C'est bien plus confortable pour demander son chemin.
* L'ensemble du réseau routier que j'ai emprunté est en travaux comme la plupart des villes d'ailleurs. Les anciennes routes sont pas ou peu entretenues et de nouvelles routes existent qui ne sont pas référencées sur GPS. De nombreux petits villages et hameaux n'apparaissent également pas sur les GPS. Mon meilleur allié a été un compas magnétique, la lecture des reliefs et le bon sens.
* N'ayez pas plus confiance sur les dénivelées calculés au préalable à la maison, ils seront faux en pratique (pas simple pour un déplacement en vélo chargé)
* N'oubliez surtout pas de prendre une carte SIM chinoise à votre descente de l'avion. En effet, hors de l'aéroport vous ne pourrez obtenir cet outil indispensable qu'en vous rendant dans un commissariat de police pour vous faire délivrer un numéro d'identification. Bien sûr ce sera à l'issu d'un interrogatoire en règle.
* Le logiciel indispensable pour la Chine est WECHAT. Cette messagerie outre les échanges textes audio et vidéo offre également un outil de positionnement géographique et un outil de paiement par code IRQ. Tous les chinois l'utilisent.
* Le réseau internet Chinois peut être qualifié de réseau Intranet. AUtrement dit vous ne pouvez ni y entrer depuis l'extérieur, ni en sortir pour aller sur vos applications favorites.
* L'utilisation d'un VPN est une solution technique à ce travers mais qui est loin d'être satisfaisante, même avec un logiciel payant. Le débit est quasi nul et les autorités chinoises traquent en permanence ces logiciels qui régulièrement se déconnectent.
* Il est inutile d'emporter avec vous des devises étrangères telles que Dollars américains ou Euros en espérant pouvoir les changer en cas de souci. Les banques chinoises n’achètent pas de devises.
* Vous ne pourrez pas plus compter sur le secours des services de Western Union en cas de souci. Malgré les discours rassurants de cet organisme, aucune banque ne vous remettra des Yuan. AU mieux elle acceptera de les verser sur un compte bancaire ... chinois..
* Les cartes de crédits de type MASTERCARD ne fonctionnent que dans les automates de type CRS . Les automates ATM ou UNION PAY nécessitent des codes Pin à six digit.
*Vous ne pourrez retirer des devises que dans les banques nationales telles que ACB ( AGricultura Bank of China). Parfois vos retraits seront limités par la banque chinoise elle même.
* Les services de la poste sont assez bien répartis, mais seules les bureaux des grandes villes procèdent à des envois internationaux. Pour envoyer un colis il est inutile de chercher un carton et des accessoires d'emballage. La poste chinoise démontera méticuleusement toutes les protections que vous aurez pris soin de rassembler autour de vos trésors. Elle vous vendra le carton, seul autorisé par le service d'expédition chinois. Cela permet également au passage de vérifier dans le moindre détail ce que vous envoyez. Les objets fragiles tels que la porcelaine peuvent être refusés sur la simple volonté de l'agent qui vous a pris en charge.
* Pour réduire les coûts d'expédition vous pouvez optez pour un envoi de type surface. Le colis arrivera au bout de deux mois pleins. Soyez patient.
* C'est à peu près le même délai que prend une simple lettre pour arriver dans la boite aux lettres de vos proches. A ce sujet préférez l'achat des enveloppes et des timbres à la poste elle même cela vous fera gagner du temps et de l'énergie sur la recherche d'une enveloppe.
* De nombreux hôtels refusent les clients étrangers. Par contre les palaces vous déroulent le tapis rouge pour des prix voisins de l'occident mais une qualité de service très souvent perfectible.
* Certains musées sont tout aussi fermés à nos yeux.
* Attendez vous, en tant qu'occidental, à être très souvent contrôlé aux chekpoints policiers d'entrée des villes et villages.
* Vous ne pourrez quasiment pas compter sur vos compétences en Anglais utilisables uniquement dans les très grosses villes et à l'aéroport. Un rudiment de chinois paraît incontournable pour se débrouiller en autonomie.
* Toutes les gares routières d'une même ville n'ont pas les mêmes destinations. Certaines villes sont accessibles en bus, d'autres en train.
* Votre passeport vous sera réclamé pour l'achat d'un billet de bus, de train ou une chambre d'hôtel.
* Dans la période de mars à juin, sur des altitudes entre 3 et 4000 mètres j'ai connu la pluie deux jours sur trois.... Pas top pour les photos, ni les feux de camps. Équipez vous en conséquence.
* Même si l'industrie chinoise inonde nos pays de productions High-tech vous trouverez difficilement de tels produits mis à part de la téléphonie. Prévoyez vos cartes mémoires, chargeurs, accumulateurs, piles et accessoires en conséquence.
* Pour que chacun trouve les réponses à ses propres question pratiques je vous invite à télécharger le logiciel WECHAT sur votre téléphone et à rechercher la communauté des expatriés français de la région où vous vous rendez. Les informations seront précises et concrètes.
* A titre d’anecdote j'ai connu dans ce voyage, des hôtels sans douche, ou sans lavabo, ou sans W-C, ou sans chauffage, ou sans couverture, ou sans électricité, ou sans rideaux, ou sans serrure, ou sans WI-FI, ou sans robinet sur le lavabo, ou sans poire de douche, ou avec des heures d'entrée imposées, ou avec des savonnettes et des rouleaux de papiers toilettes payants ... Mais aucun d'eux n'a jamais été gratuit...
Heureusement pour moi, j'ai bivouaquer très souvent dans un confort spartiate mais sans surprise...
Etant d'un naturel combatif et surtout positif, j'ajouterai que, comme dans tous voyages, j'ai pu faire de fabuleuses rencontres humaines qui à elles seules méritent de retourner explorer ce fantastique pays...
Bon voyage
De retour de trois mois de voyage en vélo en Chine, dans les provinces du Yunnan et du Sishuan, j'apporte ici des informations pratiques que j'aurais aimé trouver avant de partir.
Je vous livre sans ordre particulier ma propre expérience qui ne cherche à porter ombrage à personne, mais qui lève le voile sur des mécanismes introuvables ici ni ailleurs depuis notre réseau internet occidental.
* EN chine les cartes routières sont réservées à l'armée et la police. Les cartes vendues en occident n'ont qu'un intérêt informatif superficiel compte tenu des échelles de représentation.
* Les applications classiquement utilisées pour s'orienter telles que MAPS ME ne sont ni complètes ni à jour et de surcroit "accrochent " mal les balises chinoises. A cela s'ajoute les transcriptions très approximatives des noms de villes et des villages. L'outil le plus utiles que j'ai pu trouver sur ce chapitre est l'application OsmAnd qui présente l’avantage d'indiquer les noms en mandarin standard. C'est bien plus confortable pour demander son chemin.
* L'ensemble du réseau routier que j'ai emprunté est en travaux comme la plupart des villes d'ailleurs. Les anciennes routes sont pas ou peu entretenues et de nouvelles routes existent qui ne sont pas référencées sur GPS. De nombreux petits villages et hameaux n'apparaissent également pas sur les GPS. Mon meilleur allié a été un compas magnétique, la lecture des reliefs et le bon sens.
* N'ayez pas plus confiance sur les dénivelées calculés au préalable à la maison, ils seront faux en pratique (pas simple pour un déplacement en vélo chargé)
* N'oubliez surtout pas de prendre une carte SIM chinoise à votre descente de l'avion. En effet, hors de l'aéroport vous ne pourrez obtenir cet outil indispensable qu'en vous rendant dans un commissariat de police pour vous faire délivrer un numéro d'identification. Bien sûr ce sera à l'issu d'un interrogatoire en règle.
* Le logiciel indispensable pour la Chine est WECHAT. Cette messagerie outre les échanges textes audio et vidéo offre également un outil de positionnement géographique et un outil de paiement par code IRQ. Tous les chinois l'utilisent.
* Le réseau internet Chinois peut être qualifié de réseau Intranet. AUtrement dit vous ne pouvez ni y entrer depuis l'extérieur, ni en sortir pour aller sur vos applications favorites.
* L'utilisation d'un VPN est une solution technique à ce travers mais qui est loin d'être satisfaisante, même avec un logiciel payant. Le débit est quasi nul et les autorités chinoises traquent en permanence ces logiciels qui régulièrement se déconnectent.
* Il est inutile d'emporter avec vous des devises étrangères telles que Dollars américains ou Euros en espérant pouvoir les changer en cas de souci. Les banques chinoises n’achètent pas de devises.
* Vous ne pourrez pas plus compter sur le secours des services de Western Union en cas de souci. Malgré les discours rassurants de cet organisme, aucune banque ne vous remettra des Yuan. AU mieux elle acceptera de les verser sur un compte bancaire ... chinois..
* Les cartes de crédits de type MASTERCARD ne fonctionnent que dans les automates de type CRS . Les automates ATM ou UNION PAY nécessitent des codes Pin à six digit.
*Vous ne pourrez retirer des devises que dans les banques nationales telles que ACB ( AGricultura Bank of China). Parfois vos retraits seront limités par la banque chinoise elle même.
* Les services de la poste sont assez bien répartis, mais seules les bureaux des grandes villes procèdent à des envois internationaux. Pour envoyer un colis il est inutile de chercher un carton et des accessoires d'emballage. La poste chinoise démontera méticuleusement toutes les protections que vous aurez pris soin de rassembler autour de vos trésors. Elle vous vendra le carton, seul autorisé par le service d'expédition chinois. Cela permet également au passage de vérifier dans le moindre détail ce que vous envoyez. Les objets fragiles tels que la porcelaine peuvent être refusés sur la simple volonté de l'agent qui vous a pris en charge.
* Pour réduire les coûts d'expédition vous pouvez optez pour un envoi de type surface. Le colis arrivera au bout de deux mois pleins. Soyez patient.
* C'est à peu près le même délai que prend une simple lettre pour arriver dans la boite aux lettres de vos proches. A ce sujet préférez l'achat des enveloppes et des timbres à la poste elle même cela vous fera gagner du temps et de l'énergie sur la recherche d'une enveloppe.
* De nombreux hôtels refusent les clients étrangers. Par contre les palaces vous déroulent le tapis rouge pour des prix voisins de l'occident mais une qualité de service très souvent perfectible.
* Certains musées sont tout aussi fermés à nos yeux.
* Attendez vous, en tant qu'occidental, à être très souvent contrôlé aux chekpoints policiers d'entrée des villes et villages.
* Vous ne pourrez quasiment pas compter sur vos compétences en Anglais utilisables uniquement dans les très grosses villes et à l'aéroport. Un rudiment de chinois paraît incontournable pour se débrouiller en autonomie.
* Toutes les gares routières d'une même ville n'ont pas les mêmes destinations. Certaines villes sont accessibles en bus, d'autres en train.
* Votre passeport vous sera réclamé pour l'achat d'un billet de bus, de train ou une chambre d'hôtel.
* Dans la période de mars à juin, sur des altitudes entre 3 et 4000 mètres j'ai connu la pluie deux jours sur trois.... Pas top pour les photos, ni les feux de camps. Équipez vous en conséquence.
* Même si l'industrie chinoise inonde nos pays de productions High-tech vous trouverez difficilement de tels produits mis à part de la téléphonie. Prévoyez vos cartes mémoires, chargeurs, accumulateurs, piles et accessoires en conséquence.
* Pour que chacun trouve les réponses à ses propres question pratiques je vous invite à télécharger le logiciel WECHAT sur votre téléphone et à rechercher la communauté des expatriés français de la région où vous vous rendez. Les informations seront précises et concrètes.
* A titre d’anecdote j'ai connu dans ce voyage, des hôtels sans douche, ou sans lavabo, ou sans W-C, ou sans chauffage, ou sans couverture, ou sans électricité, ou sans rideaux, ou sans serrure, ou sans WI-FI, ou sans robinet sur le lavabo, ou sans poire de douche, ou avec des heures d'entrée imposées, ou avec des savonnettes et des rouleaux de papiers toilettes payants ... Mais aucun d'eux n'a jamais été gratuit...
Heureusement pour moi, j'ai bivouaquer très souvent dans un confort spartiate mais sans surprise...
Etant d'un naturel combatif et surtout positif, j'ajouterai que, comme dans tous voyages, j'ai pu faire de fabuleuses rencontres humaines qui à elles seules méritent de retourner explorer ce fantastique pays...
Bon voyage
Je rentre tout juste d'un voyage en Chine. Après avoir récolté quantités d'informations précieuses sur ce site, à mon tour d'en partager. Ce n'est pas un récit à proprement parler, plutôt une description des endroits que j'ai traversés, avec des infos aussi pratiques que possible. Je précise (mais vous le verrez en lisant) que je ne recherche pas forcément l'hôtel ou le moyen de déplacement le moins cher. Je fais avec ce qu'il y a, mais quand j'ai le choix je m'accorde un minimum de confort. Je ne recherche pas le défi du truc le plus roots. Mon parcours fût le suivant : Pékin, Qinhuangdao/Shanhaiguan, Tianjin, Hohhot, Baotou/Gengis Khan, Jiayuguan, Zhangye, Lanzhou, LInxia, Xiahe, Chengdu, Emeishan/Leishan, Kangding, Tagong. Prenez ce qui vous intéresse !
J'ai d'abord commencé par passer deux jours et demi �� Pékin. C'est peu, mais ça n'était pas ma première visite dans cette ville. C'était juste histoire de digérer le décalage horaire et de me mettre tranquillement dans le bain. J'ai logé au Happy Dragon RJ Brown (137€ la double pour 3 nuits), petit hôtel très sympathique à mi-chemin entre le repère de baroudeurs et l'hôtel de moyenne gamme, fréquenté autant par des occidentaux que par des chinois. Bar très pratique au rez-de-chaussée pour le petit déjeuner, qui n'est pas inclus dans le prix (30 yuans pour un american breakfast par exemple). Vous ne trouverez rien de moins cher aux alentours. L'immense avantage de cet hôtel est qu'il est situé à 5mn à pied de la porte ouest du merveilleux Temple du ciel et pas très loin de la gare ferroviaire sud. Son inconvénient c'est qu'il n'a pas de station de métro à proximité : la plus proche est à 10 bonnes minutes de marche. Pas très pratique avec des bagages ; il reste la solution taxi, pas cher du tout (prise en charge de 13 yuans à Pékin).
J'ai ensuite pris le train pour Qinhuangdao avec l'objectif de visiter Shanhaiguan. J'avais réservé deux nuits dans un hôtel de Qinhuangdao par booking, mais l'hôtel a finalement annulé ma réservation. Booking m'a proposé une solution de repli assez chère, mais en s'engageant à me rembourser la différence (ce qu'ils ont fait dans un délai assez rapide). J'ai donc accepté leur offre (Bowei Great Hotel, 76€ pour deux nuits) en me disant que j'aurai un truc pas mal. Tu parles ! Hôtel assez mal situé, chambre complètement quelconque et pleine de défauts. Le lit était large et l'air conditionné fonctionnait bien (après avoir fait intervenir quelqu'un quand même), c'est tout ce qu'il y à retenir. Anglais évidemment inexistant, mais une fille de l'accueil était très avenante et m'a patiemment expliqué comment me rendre à Shanhaiguan le lendemain. Il faut donc prendre le bus 31, puis le 25, pour environ 1h15 au total, embouteillages compris. J'étais à Shanhaiguan un samedi du mois d'août. Je laisse les connaisseurs imaginer la foule... Le site en lui-même sonne assez faux vu que tout a été reconstruit, mais ça reste saisissant de se dire qu'il s'agit de la fin de la Grande Muraille. C'est juste pour ça que j'y suis allé. La balade sur les remparts est plutôt sympa. Le soir, retour à Qinhuangdao où j'ai assisté à un... match du championnat de football chinois ! Ambiance bon enfant, le foot ne les prend pas aux tripes comme ça peut être le cas en Europe ou en Amérique du sud.
Après deux nuits à Q inhuangdao, j'ai fait une halte à Tianjin. Tous ces trajets sont assez rapides en train. A Tianjin, j'ai logé au Time Rabbit Hostel pour 31,50 yuans. A ce prix là, j'avais évidemment juste un lit dans un dortoir. L'endroit est très difficile à trouver (au 28ème étage d'un immeuble). Le dortoir en lui-même est propre (on était 4 pour 8 places, j'imagine mal la vie sur place quand il est plein), mais la salle commune... quel bordel ! C'est pas que c'est sale, mais il y a des affaires partout, l'évier déborde de vaisselle pas faite et la « proprio » (une jeune chinoise qui parle bien anglais) n'y prête pas attention. Pour une simple nuit sur place ça fait l'affaire ; pour plusieurs jours, je ne pourrais pas. Sinon, la ville en elle-même est assez sympa pour une balade d'une demi-journée, avec quelques quartiers à l'européenne (les restos de la concession italienne sont quand même une belle arnaque). Surtout, elle est très joliment éclairée le soir.
Le lendemain, journée déplacement avec d'abord Tianjin-Pékin (à peine une demi-heure), puis Pékin-Hohhot (6h30). Dernière occasion pour moi de me mêler à la grande foule pékinoise dans le métro et les gares. Clairement, c'est pas ce qui me manquera le plus ! Détail amusant du trajet Pékin-Hohhot : il y avait deux personnes de mon compartiment (hard sleeper) et une du compartiment d'à côté qui parlaient un bon anglais. Je crois qu'on appelle ça un strike. A Hohhot, j'ai passé deux nuits au Hanting Express pour 48€ au total. Excellente chambre, salle de bains très classe, lit hyper confortable : le top. La ville en elle-même présente quelques temples et un quartier musulman assez intéressants. Malheureusement, il a plu le premier jour. En tout cas, quand vous arrivez à Hohhot, vous êtes clairement une curiosité : il y a très peu d'étrangers sur place.
Mais c'était encore mieux à ma destination suivante : Baotou. Là je n'ai pas jamais vu autant de visages étonnés de me voir (enfin, pas moi mais ma qualité de « laowai »). C'est encore plus parlant quand ça vient d'enfants, car eux ne calculent pas et ne se retiennent pas. J'ai donc souvent été montré du doigt, mais sans que ça soit désagréable. Ceci dit, je ne suis pas allé à Baotou pour le regard des enfants, mais pour le mausolée Gengis Khan. Si certains souhaitent s'y rendre, voilà les dernières informations : il y a un train rapide qui part de Baotou à 9h30 et arrive à Ordos à 10h41 (un autre train part vers 11h). De là, la solution la plus simple est de prendre un taxi : en 20mn vous êtes sur le site. Etant seul, je n'ai utilisé le taxi que pour le retour (90 yuans, impossible de descendre en-dessous). Pour l'aller, j'ai d'abord pris le bus numéro 3 depuis la gare d'Ordos, qui m'a déposé à Ejin Horo Qi , d'où j'ai pris un autre bus qui m'a amené dans une espèce de petite ville à 3/4km du site. Le total m'a bien pris 2h, et ça n'était pas fini : j'ai ensuite commencé à marcher vers le site, avant qu'un gars ne s'arrête et m'amène jusqu'à l'entrée. Où je suis arrivé vers 13h je crois, soit plus de 2h après l'arrivée du train. Je ne crois pas qu'il existe un moyen plus rapide, donc clairement le taxi est la meilleure solution. Sans compter que je ne suis descendu à la gare routière d'Ejin Horo Qi que parce que j'ai trouvé un type très sympa dans le bus qui parlait bien anglais. Sinon, je ne sais pas comment je l'aurais trouvée. La gare ferroviaire d'Ordos est complètement neuve et située à l'écart de la ville (elle-même en plein boom avec des nouvelles constructions partout). Pour le retour, je me suis adressé au centre d'informations touristiques du site, où les filles très sympas m'ont fait venir un taxi. A noter que le gars qui m'avait déposé à l'aller rodait autour, je me demande bien pourquoi. Quant au site en lui-même, il est certes intéressant, même s'il s'agit d'un gros fake : Gengis Khan n'est pas enterré là, d'ailleurs personne ne le prétend, par contres ses vieilles affaires y avaient été conservées, d'où le « mausolée ». Le problème c'est son prix : 180 yuans, c'est exorbitant ! Pour retourner à Baotou, il y a un train vers 14h, puis un autre vers 19h15. J'ai pris le second, ce qui m'a valu une longue attente. La nouvelle gare est tellement loin de la ville que j'ai rebroussé chemin alors que je comptais m'y rendre pour la voir de plus près.
Niveau logement à Baotou, j'avais choisi un hostel plutôt qu'un hôtel, en me disant que je pourrais obtenir des infos intéressantes pour le site, ce qui fût le cas. L'établissement en question est le A'erding Wenzhao Youth Hostel, extrêmement difficile à trouver. Comme à Tianjin, il s'agit d'un appartement transformé en auberge de jeunesse, avec la mère et son fils qui gèrent. 70 yuans pour deux nuits, ça les valait. Literie hyper dure, salle de bains/toilettes très loin de nos standards, même pas une bouilloire pour faire chauffer de l'eau. A côté de ça, la famille est très sympa (seul le fils parle anglais) et fait de son mieux pour aider. Il faut juste être conscient de là où on va.
De Baotou, je suis allé à Jiayuguan en deux temps : d'abord Baotou-Lanzhou, puis Lanzhou West-Jiayuguan. Pour faire le trajet de la gare centrale de Lanzhou jusqu'à Lanzhou ouest (une gare toute neuve légèrement excentrée), j'ai payé 30 yuans à un taxi « pirate ». Je n'ai pas trouvé plus bas (les autres m'ont demandé jusqu'à 80 yuans) et je n'avais de toute façon pas beaucoup de temps. Je voulais arriver le plus vite possible à Lanzhou West pour me poser et prendre un petit déjeuner.
À Jiayuguan, j'ai logé au Jinjiang Inn pour environ 25€ la nuit. A ce prix, chambre très spacieuse, lit souple et salle de bains impeccable. Le petit déj n'est pas inclus, j'y suis allé une fois pour voir, c'était très moyen. Autant le faire soi-même : il y a toujours une bouilloire dans les chambres d'hôtel en Chine et je ne voyage jamais sans quelques sachets de thé. En plus, il y a une sympathique street food juste avant le croisement entre Jian She Dong Lu et Xin Hua Nan Lu.
Jiayuguan présente trois sites intéressants : le fort, le surplomb de la grande muraille et la première tour de guet. Comme ma version du LP n'était pas très claire, il s'agit bien de trois sites éloignés les uns des autres. Pour se rendre au fort, aucun souci : les bus 4 et 6 y vont depuis la ville pour 1 yuan. L'entrée coûte 120 yuans et donne accès aux deux autres sites. Le fort est sympa à visiter. Il est juste dommage que les Chinois en aient fait un parc à thèmes avec des animations un peu ridicules au milieu. Pour se rendre sur les deux autres sites, il n'y a pas de bus, il faut donc prendre un taxi. Le mien m'aura coûté 100 yuans pour le trajet fort-surplomb-tour de guet-fort. Au début elle me demandait 150 yuans, mais j'avais en tête une info comme quoi l'A/R fort-surplomb valait 50 yuans, donc je me suis dit que deux A/R valaient 100 yuans. Je n'ai pas dérogé une seconde, elle a fini par dire ok. Je ne sais pas si les autres taxis font pareil, mais celle-ci avait tendance à me presser : au surplomb elle voulait que je reste 45mn et à la tour de guet à peine 1h. Comme je n'ai payé qu'à la fin, j'ai fait comme je le sentais. Je n'ai pas passé 3h sur chaque site, mais le temps que j'estimais nécessaire. Elle a un peu râlé, mais c'est tout. Les deux sites sont très bien : le surplomb propose une montée courte, mais assez raide. Quant à la tour de guet (un gros tas de pierres en fait), elle est surtout intéressante pour son musée (avec une superbe comparaison en photos de la grande muraille entre 1907 et les années 80) et la traversée d'un pont suspendu qui permet d'avoir un joli point de vue. La visite de ces trois sites tient largement sur une journée. La meilleure vue sur le fort, vous l'avez lors du trajet final tour de guet-fort, avec le fort qui apparaît vraiment au milieu du désert. Jiayuguan est une ville en pleine construction (comme beaucoup d'autres en Chine), donc son aspect aura certainement beaucoup changé d'ici quelques années. Pour l'instant, les sites sont encore agréables à visiter.
De Jiayuguan, j'ai ensuite filé à Zhangye en à peine 1h15 avec le train à grande vitesse. Ce train se prend à la gare Jiayuguan sud, qui n'était pas répertoriée sur maps.me. Ca a valu à ma pauvre chauffeuse de taxi de se faire engueuler car je pensais qu'elle me baladait. Quand j'ai compris qu'elle m'avait amené à la bonne gare, je l'ai jouée à la chinoise : pour ne pas perdre la face, j'ai continué à gueuler. Bref, Zhangye est une ville bien sympa, avec sa tour du tambour, sa pagode et surtout son Bouddha couché. C'est aussi le point de départ pour se rendre au parc Danxia, ce que je conseille vivement tellement ce site est magnifique sous le soleil. Il y a des bus qui relient directement la gare de bus ouest de Zhangye au site, pour 10 yuans. J'ai pris celui de 10h, pour une petite heure de trajet. Une fois dans le parc (70 yuans l'entrée je crois), il y a des bus qui circulent entre les différents points de vue. Tous valent le coup d'oeil. Pour repartir vers Zhangye, des bus partent de l'entrée ouest du site chaque heure jusqu'à 18h. Vous pouvez acheter le ticket retour dès le matin à Zhangye (si vous parvenez à vous faire comprendre) ou dans le bus. A Zhangye, j'ai logé au Liangmao pour 30€ les deux nuits. Hôtel très bien situé, chambre double basique qui fait très bien l'affaire. Quelques boulangeries à proximité pour faire ses emplettes en vue du petit déjeuner.
De Zhangye ouest, j'ai pris le train rapide pour Lanzhou ouest (3h15 environ), où j'ai logé au Yellow River Homestay (100 yuans), qui est en fait une chambre chez l'habitant. Endroit pas facile à trouver, il est vraiment plus simple de demander au fils de venir vous chercher à la gare (ce qu'il fait pour 20 yuans). La chambre est hyper propre, les parents très discrets. C'est vraiment un endroit tranquille, mais pour une nuit seulement tellement c'est excentré par rapport au centre-ville (mais bien situé pour une transition gare ferroviaire ouest-gare routière sud). Le bus 139 amène jusqu'au temple de la pagode blanche, un endroit très sympa qui offre une vue magnifique sur la ville. Surtout que j'ai vu le soleil à Lanzhou, oui !!
De Lanzhou, les bus pour Linxia partent de la gare routière sud sur la G212. J'ai eu celui de 9h30, mais ce n'est évidemment pas le seul. En moins de 2h, j'étais déjà à Lanxia, où j'ai logé au Xuehe Manbo Hotel pour 159 yuans (hôtel réservé sur ctrip, booking ne proposait rien). C'est un hôtel tout neuf (il n'apparaît pas sur MAPS.ME) et super classe. Pour le prix que j'ai payé, c'était une super affaire. Chambre hyper classe, lit large et confortable, petit déjeuner (principalement pour les chinois, mais il y a de quoi satisfaire les estomacs fragiles). Linxia est une ville majoritairement musulmane, et j'y suis arrivé la veille de l'Aïd. Je vous laisse imaginer l'effervescence en ville, avec les camions chargés de moutons. C'est une ville très sympa pour s'y balader une demi-journée, avec le centre musulman et les « excroissance » han aux extrémités.
Dès le lendemain, je prenais le bus pour Xiahe, fameux pour le monastère tibétain de Labrang. Si j'ai mis moins de 2h pour aller de Lanzhou à Linxia, il m'a fallu plus de 3h30 pour faire les 80km qui séparent Linxia de Xiahe (j'ai pris le bus de 10h30, il y en a d'autres). Certes, les routes ne sont pas larges, mais elles sont en bon état. Non, c'est surtout qu'il nous a fallu 1h rien que pour sortir de Linxia. Le bus n'était pas très rempli, donc l'assistant du chauffeur (celui qui vend les billets) s'est mis sur les marches, pendant qu'on roulait à 10km/h maximum, pour tenter de rameuter des gens. Sauf qu'on était le jour de l'Aïd et que les rues étaient vides. Ca ne l'a pas empêché de gueuler « chiarreu, chiarreur » pendant que le chauffeur klaxonnait. Assez surréaliste, voire gonflant. Sur la route, on a ensuite fait de nombreux arrêts pour embarquer/débarquer des gens, mais ça c'est plus normal. Bref, je suis arrivé à Xiahé un peu saoûlé, et affamé. J'avais réservé un lit dans un dortoir au Nirvana pour 60 yuans par nuit. L'endroit est proche du monastère, extrêmement propre (dortoir, douche et toilettes comprises) et sert une nourriture correcte. Deux bémols : il faut oublier le petit déjeuner, qui est une arnaque, et ne pas trop espérer avoir de l'eau chaude sous la douche. Mais ça reste un excellent choix quand on n'a pas trop envie/les moyens de beaucoup dépenser. Quant au monastère en lui-même, il propose deux visites en anglais, à 10h et 15h. L'entrée coûte 40 yuans. Pour s'imprégner un peu des lieux, il est préférable de suivre le kora (chemin des fidèles autour du monastère) avant de visiter. Je n'ai pas trouvé l'autre kora, plus éloigné du monastère, mais il y a une petite butte assez simple à gravir au sud qui offre une très belle vue.
Pour retourner à Lanzhou, il y a des bus à 7h30, 8h30 et 12h10 (ainsi que dans l'après-midi je crois). J'ai préféré acheter mon tickets (76 yuans) la veille pour le bus de 8h30. Même si le démarrage a été un peu lent (toujours pour récupérer des passagers), on était à Lanzhou avant midi. Certes c'était un dimanche matin, mais le trajet Xiahé-Lanzhou se fait essentiellement sur autoroute, ce qui est bien pratique avouons-le, mais défigure quand même pas mal le paysage. Je n'ai pas fait grand chose d'autre de la journée, ayant un avion Lanzhou-Chengdu le soir. Pour aller à l'aéroport de Lanzhou (situé à 70km de la ville!), il y a certes un bus, mais il y a aussi et surtout un train à prendre à la gare centrale ou ouest qui fait le trajet en une petite demi-heure pour 18,5 yuans. Ultra pratique, il faut juste bien se renseigner sur les horaires car il n'y a pas un train par heure. Coup de chance, mon vol Lanzhou-Chengdu par China Eastern était parfaitement à l'heure. Il était quand même 21h passées et j'ai donc pris un taxi pour rejoindre mon hôtel, qui était en fait un studio loué par « Chengdu Panda Apartment » (40€ pour 2 nuits, ultra propre et assez simple à trouver grâce aux infos très précises données par le proprio). Le taxi ne m'a coûté que 50 yuans (un dimanche soir, donc pas trop de bouchons) quand Chengdu Panda Apartment proposait de venir me chercher pour 150 yuans. Je suis resté une journée à Chengdu, je n'y ai pas fait grand chose (me réservant les pandas pour la semaine d'après). De toute manière, à part les pandas, y a-t-il quelque chose d'autre à faire que se balader un peu au hasard ?
De Chengdu, un train m'a amené en 1h15 à Emeishan, où se trouve l'un des quatre monts vénérés par les bouddhistes. J'ai passé deux nuits à l'Happy Hotel de Baoguo pour 34€. Bon hôtel, une fille du staff parle un anglais parfait. Par contre le petit déjeuner est 100% chinois... ah non, y a moyen d'avoir du café ! Pour rejoindre Baoguo depuis la gare ferroviaire, il suffit de prendre le bus 12 pour 1 yuan. La première demi-journée, je me suis rendu à Leishan pour voir le Bouddha géant : d'abord un bus à partir de la gare routière de Baoguo (à 2mn de l'hôtel) jusqu'à Leishan Xioba, puis soit le bus numéro 13, soit un taxi pour environ 10 yuans. Ceux qui pensent que Leishan est un village ou une petite ville vont être déçus : c'est une grosse ville en fait, donc pour le côté bucolique il faudra repasser. Ceci dit, le Bouddha géant est très impressionnant. J'y suis allé un lundi après-midi de septembre, il n'y avait pas trop de monde. Heureusement car les escaliers sont très étroits. J'imagine la cohue d'un week-end en pleines vacances. Si vous envisagez une visite à tel moment, franchement réfléchissez-y à deux fois.
Le second jour, je me suis rendu au sommet de l'Emeishan. Sur les conseils de la fille anglophone de mon hôtel, j'ai d'abord pris un bus pour Leidongping (2h, 90 yuans A/R), puis j'ai fait l'ascension à pied (185 yuans l'entrée dans le domaine, le billet s'achète à la gare ferroviaire de Baoguo). En fait, là où elle m'avait dit que l'ascension prendrait 2 heures et demie, j'ai mis... 1h30, pause déjeuner comprise ! Certes, j'ai une bonne condition physique (il y a des passages bien raides, surtout au début) mais quand même... Sachant cela, j'aurais pu commencer plus bas, mais en même temps ça m'a permis de flâner longuement au sommet, qui est magnifique. Surtout que j'ai eu droit à un grand ciel bleu. La descente m'a pris 1h15 environ, puis le temps de rentrer en bus jusqu'à Baoguo, je sirotais une bière sous le soleil à 17h30. A chacun de s'organiser en conséquence : si vous voulez faire une bonne journée de trek, commencez plus bas que Leidongping. Sinon, vous marcherez moins (même si encore une fois, le début de la montée est bien raide), mais vous pourrez longuement profiter du sommet.
Pour aller d'Emeishan à Kangding, un bus part de la gare routière nord (une demi-heure en taxi, probablement le double en bus) à 10h50. Je suis arrivé à Kangding à 17h15 avec une pause déjeuner rapide et... rien d'autre. La route G318 que suit le bus est ultra fréquenté, avec de nombreux poids lourds, donc des ralentissements. Tout au long du chemin, et encore à Kangding, on peut constater la fièvre constructrice chinoise. A Kanding, le Zilham est vraiment bien : dortoirs, toilettes et douches impeccables pour 45 yuans par nuit. Bon, ils se rattrapent sur le prix de la nourriture, mais elle est vraiment bonne, notamment le petit déjeuner où j'ai enfin retrouvé des œufs brouillés, des toasts et du vrai café. Le Zilham est situé sur une petite colline assez loin de la gare routière, donc il n'est pas forcément très indiqué pour une halte d'une nuit. En revanche il offre de belles possibilités de balades (avec la chienne du propriétaire, qui connaît parfaitement les sentiers et saura vous guider!). Les propriétaires sont un couple d'américains qui se sont installés dans le coin depuis plusieurs années.
Pour aller de Kangding à Tagong, il ne faut pas retourner à la gare routière. Le départ s'effectue depuis une petite place appelée BuXinJie, que tout le monde saura vous indiquer. Les véhicules partent quand ils sont pleins. Je n'ai eu à attendre qu'un quart d'heure que ma voiture se remplisse. Le trajet a duré à peine 2h, pour 50 yuans. Plus on s'éloigne de Kangding, plus on entre dans des paysages absolument magnifiques. J'ai eu la "chance" qu'une personne de ma voiture soit malade (et qu'il fasse grand soleil aussi), du coup on s'est arrêté pour la laisser se remettre. ça m'a permis d'observer mes premiers paysages tibétains, avec une alternance de collines et de prairies à perte de vue, des sommets enneigés au loin, des drapeaux de prières accrochés aux collines... sublime ! Une fois à Tagong, il y a trois possibilités de logement, toutes situées sur la place principales où s'arrêtent les voitures, mini vans et bus. J'ai opté pour le Khampa Café, tenu par un couple tchéco(monsieur)-tibétain(madame), parents d'un petit garçon adorable. Les chambres sont très correctes : il doit être possible d'avoir sa chambre à soi, perso j'avais un lit dans une chambre de deux lits (pour 40 yuans), ce qui signifie qu'une personne que je ne connaissais pas était susceptible de prendre l'autre. C'est ce qu'il s'est (très bien) passé : on peut supposer que très peu de gros cons insupportables font la route jusqu'à Tagong. Mes deux jours sur place se sont très bien passés, conjugaison de paysages splendides (le trek jusqu'à Ani Gompa est à faire), d'une belle bande de voyageurs présents au même moment et de l'accueil du Khampa. Certes, la salle de bains et les toilettes y sont un peu "rustiques", mais à côté de ça les proprios sont très avenants (ils ne se contentent pas de louer des lits, ils s'assoient et discutent avec tout le monde) et la nourriture y est excellente. D'ailleurs les gens qui logeaient aux deux autres hostels venaient régulièrement y faire un tour. Après une première journée maussade, le soleil a fait son apparition la seconde... et là les collines et les temples prennent une tournure magnifique. Définitivement une région à visiter ! Concernant l'altitude (on est à 4 000 mètres), mes deux nuits et mon premier trek à Kangding m'ont permis de bien m'habituer, si bien que je n'ai eu aucun problème à Tagong. D'autres personnes ont dû faire une croix sur leur première journée, le temps de s'habituer.
Tagong étant mon "étape finale", je suis ensuite revenu en arrière avec une nouvelle nuit à Kangding, cette fois au Shambhala pour 169 yuans. Ne passant qu'une nuit sur place, je ne suis pas remonté au Zilham. Le Shambhala (trouvé sur ctrip) est situé plus près du centre, et permet de s'y balader le soir. La chambre était très bien, très propre, et j'ai enfin pu prendre une bonne douche bien chaude. Le jour d'après, j'ai pris le bus de 10h (mais il y en a d'autres) pour Chengdu, 135 yuans. C'est clairement un prix élevé, du coup je me demande si c'est le même pour tous les bus. En tout cas le mien était très confortable, et tant mieux parce que le trajet est insupportable ! C'est très long car il faut d'abord slalomer entre tous les poids lourds qui sillonnent la route (et il y en a énormément). Certes, les paysages sont sublimes au début, mais ensuite on trouve rapidement le temps long. Je suis arrivé à Chengdu vers 18h15. J'ai logé au Sam Cozy pour 168 yuans. Bof bof... Hôtel bien défraîchi, petit déjeuner 100% chinois (allez, 98 % car il y a des tranches de pain). Je m'en fous, je n'y étais que pour une nuit, mais clairement je ne recommande pas pour davantage. De même, je ne recommande pas leur excursion au parc des pandas. Je m'y suis inscrit par fainéantise, surtout qu'il s'agissait de ma dernièe journée en Chine, mais j'aurais mieux fait d'y aller seul. C'est très cher (160 euros) et trop rapide (on ne peut rester que 2h30 sur place). Sachant que le prix d'entrée est de 58 yuans (assez dingue quand on pense aux 180 yuans du mausolée Gengis Khan), un trajet en taxi reviendra moins cher dès lors que vous serez au moins deux, et vous pourrez rester aussi longtemps que vous le voudrez sur place. Pour les voyageurs individuels, il faut soit trouver des compagnons, soit prendre les transports en commun. Un peu plus contraignant qu'une voiture qui vient vous chercher et vous ramène, mais tellement mieux pour profiter du parc. Clairement c'est une erreur de ma part. Ceci dit, le parc en lui-même est top, et regarder les pandas manger leurs tiges de bambou, chahuter ou s'accrocher aux arbres est un spectacle génial.
C'est ainsi que se termine mon voyage. J'ai ensuite pris un bus pour l'aéroport de Chengdu ; il existe 5 lignes différentes, à vous de voir celle qui vous arrange le plus. Chengdu-Pékin, puis Pékin-Paris et c'en était fini.
Comme je l'ai dit, il s'agissait de mon troisième voyage en Chine, et probablement pas du dernier (ah le Tibet...). Alors oui, il y a du monde, les Chinois n'ont pas les mêmes manières que nous : ils hurlent au téléphone, ils crachent, ils se bousculent dès qu'ils le peuvent, ils font du bruit en mangeant, j'en passe et des meilleures. Mais une fois qu'on est passé au-dessus de tout ça, on ne prend que les aspects positifs. Il y a tellement de choses sublimes à voir, d'aventures culinaires à tenter, et les gens sont très respectueux de vous et prêts à vous aider. D'ailleurs, il ne faut pas hésiter à se faire respecter, par exemple gueuler sur celui ou celle qui essaie de gruger une place dans la file d'attente, ça ne fâchera personne. Et si les gens vous regardent vraiment droit dans les yeux, comme ça arrive parfois dans les endroits où ils voient très peu d'étrangers, faites pareil et ça se finira pas deux beaux sourires.
J'ai d'abord commencé par passer deux jours et demi �� Pékin. C'est peu, mais ça n'était pas ma première visite dans cette ville. C'était juste histoire de digérer le décalage horaire et de me mettre tranquillement dans le bain. J'ai logé au Happy Dragon RJ Brown (137€ la double pour 3 nuits), petit hôtel très sympathique à mi-chemin entre le repère de baroudeurs et l'hôtel de moyenne gamme, fréquenté autant par des occidentaux que par des chinois. Bar très pratique au rez-de-chaussée pour le petit déjeuner, qui n'est pas inclus dans le prix (30 yuans pour un american breakfast par exemple). Vous ne trouverez rien de moins cher aux alentours. L'immense avantage de cet hôtel est qu'il est situé à 5mn à pied de la porte ouest du merveilleux Temple du ciel et pas très loin de la gare ferroviaire sud. Son inconvénient c'est qu'il n'a pas de station de métro à proximité : la plus proche est à 10 bonnes minutes de marche. Pas très pratique avec des bagages ; il reste la solution taxi, pas cher du tout (prise en charge de 13 yuans à Pékin).
J'ai ensuite pris le train pour Qinhuangdao avec l'objectif de visiter Shanhaiguan. J'avais réservé deux nuits dans un hôtel de Qinhuangdao par booking, mais l'hôtel a finalement annulé ma réservation. Booking m'a proposé une solution de repli assez chère, mais en s'engageant à me rembourser la différence (ce qu'ils ont fait dans un délai assez rapide). J'ai donc accepté leur offre (Bowei Great Hotel, 76€ pour deux nuits) en me disant que j'aurai un truc pas mal. Tu parles ! Hôtel assez mal situé, chambre complètement quelconque et pleine de défauts. Le lit était large et l'air conditionné fonctionnait bien (après avoir fait intervenir quelqu'un quand même), c'est tout ce qu'il y à retenir. Anglais évidemment inexistant, mais une fille de l'accueil était très avenante et m'a patiemment expliqué comment me rendre à Shanhaiguan le lendemain. Il faut donc prendre le bus 31, puis le 25, pour environ 1h15 au total, embouteillages compris. J'étais à Shanhaiguan un samedi du mois d'août. Je laisse les connaisseurs imaginer la foule... Le site en lui-même sonne assez faux vu que tout a été reconstruit, mais ça reste saisissant de se dire qu'il s'agit de la fin de la Grande Muraille. C'est juste pour ça que j'y suis allé. La balade sur les remparts est plutôt sympa. Le soir, retour à Qinhuangdao où j'ai assisté à un... match du championnat de football chinois ! Ambiance bon enfant, le foot ne les prend pas aux tripes comme ça peut être le cas en Europe ou en Amérique du sud.
Après deux nuits à Q inhuangdao, j'ai fait une halte à Tianjin. Tous ces trajets sont assez rapides en train. A Tianjin, j'ai logé au Time Rabbit Hostel pour 31,50 yuans. A ce prix là, j'avais évidemment juste un lit dans un dortoir. L'endroit est très difficile à trouver (au 28ème étage d'un immeuble). Le dortoir en lui-même est propre (on était 4 pour 8 places, j'imagine mal la vie sur place quand il est plein), mais la salle commune... quel bordel ! C'est pas que c'est sale, mais il y a des affaires partout, l'évier déborde de vaisselle pas faite et la « proprio » (une jeune chinoise qui parle bien anglais) n'y prête pas attention. Pour une simple nuit sur place ça fait l'affaire ; pour plusieurs jours, je ne pourrais pas. Sinon, la ville en elle-même est assez sympa pour une balade d'une demi-journée, avec quelques quartiers à l'européenne (les restos de la concession italienne sont quand même une belle arnaque). Surtout, elle est très joliment éclairée le soir.
Le lendemain, journée déplacement avec d'abord Tianjin-Pékin (à peine une demi-heure), puis Pékin-Hohhot (6h30). Dernière occasion pour moi de me mêler à la grande foule pékinoise dans le métro et les gares. Clairement, c'est pas ce qui me manquera le plus ! Détail amusant du trajet Pékin-Hohhot : il y avait deux personnes de mon compartiment (hard sleeper) et une du compartiment d'à côté qui parlaient un bon anglais. Je crois qu'on appelle ça un strike. A Hohhot, j'ai passé deux nuits au Hanting Express pour 48€ au total. Excellente chambre, salle de bains très classe, lit hyper confortable : le top. La ville en elle-même présente quelques temples et un quartier musulman assez intéressants. Malheureusement, il a plu le premier jour. En tout cas, quand vous arrivez à Hohhot, vous êtes clairement une curiosité : il y a très peu d'étrangers sur place.
Mais c'était encore mieux à ma destination suivante : Baotou. Là je n'ai pas jamais vu autant de visages étonnés de me voir (enfin, pas moi mais ma qualité de « laowai »). C'est encore plus parlant quand ça vient d'enfants, car eux ne calculent pas et ne se retiennent pas. J'ai donc souvent été montré du doigt, mais sans que ça soit désagréable. Ceci dit, je ne suis pas allé à Baotou pour le regard des enfants, mais pour le mausolée Gengis Khan. Si certains souhaitent s'y rendre, voilà les dernières informations : il y a un train rapide qui part de Baotou à 9h30 et arrive à Ordos à 10h41 (un autre train part vers 11h). De là, la solution la plus simple est de prendre un taxi : en 20mn vous êtes sur le site. Etant seul, je n'ai utilisé le taxi que pour le retour (90 yuans, impossible de descendre en-dessous). Pour l'aller, j'ai d'abord pris le bus numéro 3 depuis la gare d'Ordos, qui m'a déposé à Ejin Horo Qi , d'où j'ai pris un autre bus qui m'a amené dans une espèce de petite ville à 3/4km du site. Le total m'a bien pris 2h, et ça n'était pas fini : j'ai ensuite commencé à marcher vers le site, avant qu'un gars ne s'arrête et m'amène jusqu'à l'entrée. Où je suis arrivé vers 13h je crois, soit plus de 2h après l'arrivée du train. Je ne crois pas qu'il existe un moyen plus rapide, donc clairement le taxi est la meilleure solution. Sans compter que je ne suis descendu à la gare routière d'Ejin Horo Qi que parce que j'ai trouvé un type très sympa dans le bus qui parlait bien anglais. Sinon, je ne sais pas comment je l'aurais trouvée. La gare ferroviaire d'Ordos est complètement neuve et située à l'écart de la ville (elle-même en plein boom avec des nouvelles constructions partout). Pour le retour, je me suis adressé au centre d'informations touristiques du site, où les filles très sympas m'ont fait venir un taxi. A noter que le gars qui m'avait déposé à l'aller rodait autour, je me demande bien pourquoi. Quant au site en lui-même, il est certes intéressant, même s'il s'agit d'un gros fake : Gengis Khan n'est pas enterré là, d'ailleurs personne ne le prétend, par contres ses vieilles affaires y avaient été conservées, d'où le « mausolée ». Le problème c'est son prix : 180 yuans, c'est exorbitant ! Pour retourner à Baotou, il y a un train vers 14h, puis un autre vers 19h15. J'ai pris le second, ce qui m'a valu une longue attente. La nouvelle gare est tellement loin de la ville que j'ai rebroussé chemin alors que je comptais m'y rendre pour la voir de plus près.
Niveau logement à Baotou, j'avais choisi un hostel plutôt qu'un hôtel, en me disant que je pourrais obtenir des infos intéressantes pour le site, ce qui fût le cas. L'établissement en question est le A'erding Wenzhao Youth Hostel, extrêmement difficile à trouver. Comme à Tianjin, il s'agit d'un appartement transformé en auberge de jeunesse, avec la mère et son fils qui gèrent. 70 yuans pour deux nuits, ça les valait. Literie hyper dure, salle de bains/toilettes très loin de nos standards, même pas une bouilloire pour faire chauffer de l'eau. A côté de ça, la famille est très sympa (seul le fils parle anglais) et fait de son mieux pour aider. Il faut juste être conscient de là où on va.
De Baotou, je suis allé à Jiayuguan en deux temps : d'abord Baotou-Lanzhou, puis Lanzhou West-Jiayuguan. Pour faire le trajet de la gare centrale de Lanzhou jusqu'à Lanzhou ouest (une gare toute neuve légèrement excentrée), j'ai payé 30 yuans à un taxi « pirate ». Je n'ai pas trouvé plus bas (les autres m'ont demandé jusqu'à 80 yuans) et je n'avais de toute façon pas beaucoup de temps. Je voulais arriver le plus vite possible à Lanzhou West pour me poser et prendre un petit déjeuner.
À Jiayuguan, j'ai logé au Jinjiang Inn pour environ 25€ la nuit. A ce prix, chambre très spacieuse, lit souple et salle de bains impeccable. Le petit déj n'est pas inclus, j'y suis allé une fois pour voir, c'était très moyen. Autant le faire soi-même : il y a toujours une bouilloire dans les chambres d'hôtel en Chine et je ne voyage jamais sans quelques sachets de thé. En plus, il y a une sympathique street food juste avant le croisement entre Jian She Dong Lu et Xin Hua Nan Lu.
Jiayuguan présente trois sites intéressants : le fort, le surplomb de la grande muraille et la première tour de guet. Comme ma version du LP n'était pas très claire, il s'agit bien de trois sites éloignés les uns des autres. Pour se rendre au fort, aucun souci : les bus 4 et 6 y vont depuis la ville pour 1 yuan. L'entrée coûte 120 yuans et donne accès aux deux autres sites. Le fort est sympa à visiter. Il est juste dommage que les Chinois en aient fait un parc à thèmes avec des animations un peu ridicules au milieu. Pour se rendre sur les deux autres sites, il n'y a pas de bus, il faut donc prendre un taxi. Le mien m'aura coûté 100 yuans pour le trajet fort-surplomb-tour de guet-fort. Au début elle me demandait 150 yuans, mais j'avais en tête une info comme quoi l'A/R fort-surplomb valait 50 yuans, donc je me suis dit que deux A/R valaient 100 yuans. Je n'ai pas dérogé une seconde, elle a fini par dire ok. Je ne sais pas si les autres taxis font pareil, mais celle-ci avait tendance à me presser : au surplomb elle voulait que je reste 45mn et à la tour de guet à peine 1h. Comme je n'ai payé qu'à la fin, j'ai fait comme je le sentais. Je n'ai pas passé 3h sur chaque site, mais le temps que j'estimais nécessaire. Elle a un peu râlé, mais c'est tout. Les deux sites sont très bien : le surplomb propose une montée courte, mais assez raide. Quant à la tour de guet (un gros tas de pierres en fait), elle est surtout intéressante pour son musée (avec une superbe comparaison en photos de la grande muraille entre 1907 et les années 80) et la traversée d'un pont suspendu qui permet d'avoir un joli point de vue. La visite de ces trois sites tient largement sur une journée. La meilleure vue sur le fort, vous l'avez lors du trajet final tour de guet-fort, avec le fort qui apparaît vraiment au milieu du désert. Jiayuguan est une ville en pleine construction (comme beaucoup d'autres en Chine), donc son aspect aura certainement beaucoup changé d'ici quelques années. Pour l'instant, les sites sont encore agréables à visiter.
De Jiayuguan, j'ai ensuite filé à Zhangye en à peine 1h15 avec le train à grande vitesse. Ce train se prend à la gare Jiayuguan sud, qui n'était pas répertoriée sur maps.me. Ca a valu à ma pauvre chauffeuse de taxi de se faire engueuler car je pensais qu'elle me baladait. Quand j'ai compris qu'elle m'avait amené à la bonne gare, je l'ai jouée à la chinoise : pour ne pas perdre la face, j'ai continué à gueuler. Bref, Zhangye est une ville bien sympa, avec sa tour du tambour, sa pagode et surtout son Bouddha couché. C'est aussi le point de départ pour se rendre au parc Danxia, ce que je conseille vivement tellement ce site est magnifique sous le soleil. Il y a des bus qui relient directement la gare de bus ouest de Zhangye au site, pour 10 yuans. J'ai pris celui de 10h, pour une petite heure de trajet. Une fois dans le parc (70 yuans l'entrée je crois), il y a des bus qui circulent entre les différents points de vue. Tous valent le coup d'oeil. Pour repartir vers Zhangye, des bus partent de l'entrée ouest du site chaque heure jusqu'à 18h. Vous pouvez acheter le ticket retour dès le matin à Zhangye (si vous parvenez à vous faire comprendre) ou dans le bus. A Zhangye, j'ai logé au Liangmao pour 30€ les deux nuits. Hôtel très bien situé, chambre double basique qui fait très bien l'affaire. Quelques boulangeries à proximité pour faire ses emplettes en vue du petit déjeuner.
De Zhangye ouest, j'ai pris le train rapide pour Lanzhou ouest (3h15 environ), où j'ai logé au Yellow River Homestay (100 yuans), qui est en fait une chambre chez l'habitant. Endroit pas facile à trouver, il est vraiment plus simple de demander au fils de venir vous chercher à la gare (ce qu'il fait pour 20 yuans). La chambre est hyper propre, les parents très discrets. C'est vraiment un endroit tranquille, mais pour une nuit seulement tellement c'est excentré par rapport au centre-ville (mais bien situé pour une transition gare ferroviaire ouest-gare routière sud). Le bus 139 amène jusqu'au temple de la pagode blanche, un endroit très sympa qui offre une vue magnifique sur la ville. Surtout que j'ai vu le soleil à Lanzhou, oui !!
De Lanzhou, les bus pour Linxia partent de la gare routière sud sur la G212. J'ai eu celui de 9h30, mais ce n'est évidemment pas le seul. En moins de 2h, j'étais déjà à Lanxia, où j'ai logé au Xuehe Manbo Hotel pour 159 yuans (hôtel réservé sur ctrip, booking ne proposait rien). C'est un hôtel tout neuf (il n'apparaît pas sur MAPS.ME) et super classe. Pour le prix que j'ai payé, c'était une super affaire. Chambre hyper classe, lit large et confortable, petit déjeuner (principalement pour les chinois, mais il y a de quoi satisfaire les estomacs fragiles). Linxia est une ville majoritairement musulmane, et j'y suis arrivé la veille de l'Aïd. Je vous laisse imaginer l'effervescence en ville, avec les camions chargés de moutons. C'est une ville très sympa pour s'y balader une demi-journée, avec le centre musulman et les « excroissance » han aux extrémités.
Dès le lendemain, je prenais le bus pour Xiahe, fameux pour le monastère tibétain de Labrang. Si j'ai mis moins de 2h pour aller de Lanzhou à Linxia, il m'a fallu plus de 3h30 pour faire les 80km qui séparent Linxia de Xiahe (j'ai pris le bus de 10h30, il y en a d'autres). Certes, les routes ne sont pas larges, mais elles sont en bon état. Non, c'est surtout qu'il nous a fallu 1h rien que pour sortir de Linxia. Le bus n'était pas très rempli, donc l'assistant du chauffeur (celui qui vend les billets) s'est mis sur les marches, pendant qu'on roulait à 10km/h maximum, pour tenter de rameuter des gens. Sauf qu'on était le jour de l'Aïd et que les rues étaient vides. Ca ne l'a pas empêché de gueuler « chiarreu, chiarreur » pendant que le chauffeur klaxonnait. Assez surréaliste, voire gonflant. Sur la route, on a ensuite fait de nombreux arrêts pour embarquer/débarquer des gens, mais ça c'est plus normal. Bref, je suis arrivé à Xiahé un peu saoûlé, et affamé. J'avais réservé un lit dans un dortoir au Nirvana pour 60 yuans par nuit. L'endroit est proche du monastère, extrêmement propre (dortoir, douche et toilettes comprises) et sert une nourriture correcte. Deux bémols : il faut oublier le petit déjeuner, qui est une arnaque, et ne pas trop espérer avoir de l'eau chaude sous la douche. Mais ça reste un excellent choix quand on n'a pas trop envie/les moyens de beaucoup dépenser. Quant au monastère en lui-même, il propose deux visites en anglais, à 10h et 15h. L'entrée coûte 40 yuans. Pour s'imprégner un peu des lieux, il est préférable de suivre le kora (chemin des fidèles autour du monastère) avant de visiter. Je n'ai pas trouvé l'autre kora, plus éloigné du monastère, mais il y a une petite butte assez simple à gravir au sud qui offre une très belle vue.
Pour retourner à Lanzhou, il y a des bus à 7h30, 8h30 et 12h10 (ainsi que dans l'après-midi je crois). J'ai préféré acheter mon tickets (76 yuans) la veille pour le bus de 8h30. Même si le démarrage a été un peu lent (toujours pour récupérer des passagers), on était à Lanzhou avant midi. Certes c'était un dimanche matin, mais le trajet Xiahé-Lanzhou se fait essentiellement sur autoroute, ce qui est bien pratique avouons-le, mais défigure quand même pas mal le paysage. Je n'ai pas fait grand chose d'autre de la journée, ayant un avion Lanzhou-Chengdu le soir. Pour aller à l'aéroport de Lanzhou (situé à 70km de la ville!), il y a certes un bus, mais il y a aussi et surtout un train à prendre à la gare centrale ou ouest qui fait le trajet en une petite demi-heure pour 18,5 yuans. Ultra pratique, il faut juste bien se renseigner sur les horaires car il n'y a pas un train par heure. Coup de chance, mon vol Lanzhou-Chengdu par China Eastern était parfaitement à l'heure. Il était quand même 21h passées et j'ai donc pris un taxi pour rejoindre mon hôtel, qui était en fait un studio loué par « Chengdu Panda Apartment » (40€ pour 2 nuits, ultra propre et assez simple à trouver grâce aux infos très précises données par le proprio). Le taxi ne m'a coûté que 50 yuans (un dimanche soir, donc pas trop de bouchons) quand Chengdu Panda Apartment proposait de venir me chercher pour 150 yuans. Je suis resté une journée à Chengdu, je n'y ai pas fait grand chose (me réservant les pandas pour la semaine d'après). De toute manière, à part les pandas, y a-t-il quelque chose d'autre à faire que se balader un peu au hasard ?
De Chengdu, un train m'a amené en 1h15 à Emeishan, où se trouve l'un des quatre monts vénérés par les bouddhistes. J'ai passé deux nuits à l'Happy Hotel de Baoguo pour 34€. Bon hôtel, une fille du staff parle un anglais parfait. Par contre le petit déjeuner est 100% chinois... ah non, y a moyen d'avoir du café ! Pour rejoindre Baoguo depuis la gare ferroviaire, il suffit de prendre le bus 12 pour 1 yuan. La première demi-journée, je me suis rendu à Leishan pour voir le Bouddha géant : d'abord un bus à partir de la gare routière de Baoguo (à 2mn de l'hôtel) jusqu'à Leishan Xioba, puis soit le bus numéro 13, soit un taxi pour environ 10 yuans. Ceux qui pensent que Leishan est un village ou une petite ville vont être déçus : c'est une grosse ville en fait, donc pour le côté bucolique il faudra repasser. Ceci dit, le Bouddha géant est très impressionnant. J'y suis allé un lundi après-midi de septembre, il n'y avait pas trop de monde. Heureusement car les escaliers sont très étroits. J'imagine la cohue d'un week-end en pleines vacances. Si vous envisagez une visite à tel moment, franchement réfléchissez-y à deux fois.
Le second jour, je me suis rendu au sommet de l'Emeishan. Sur les conseils de la fille anglophone de mon hôtel, j'ai d'abord pris un bus pour Leidongping (2h, 90 yuans A/R), puis j'ai fait l'ascension à pied (185 yuans l'entrée dans le domaine, le billet s'achète à la gare ferroviaire de Baoguo). En fait, là où elle m'avait dit que l'ascension prendrait 2 heures et demie, j'ai mis... 1h30, pause déjeuner comprise ! Certes, j'ai une bonne condition physique (il y a des passages bien raides, surtout au début) mais quand même... Sachant cela, j'aurais pu commencer plus bas, mais en même temps ça m'a permis de flâner longuement au sommet, qui est magnifique. Surtout que j'ai eu droit à un grand ciel bleu. La descente m'a pris 1h15 environ, puis le temps de rentrer en bus jusqu'à Baoguo, je sirotais une bière sous le soleil à 17h30. A chacun de s'organiser en conséquence : si vous voulez faire une bonne journée de trek, commencez plus bas que Leidongping. Sinon, vous marcherez moins (même si encore une fois, le début de la montée est bien raide), mais vous pourrez longuement profiter du sommet.
Pour aller d'Emeishan à Kangding, un bus part de la gare routière nord (une demi-heure en taxi, probablement le double en bus) à 10h50. Je suis arrivé à Kangding à 17h15 avec une pause déjeuner rapide et... rien d'autre. La route G318 que suit le bus est ultra fréquenté, avec de nombreux poids lourds, donc des ralentissements. Tout au long du chemin, et encore à Kangding, on peut constater la fièvre constructrice chinoise. A Kanding, le Zilham est vraiment bien : dortoirs, toilettes et douches impeccables pour 45 yuans par nuit. Bon, ils se rattrapent sur le prix de la nourriture, mais elle est vraiment bonne, notamment le petit déjeuner où j'ai enfin retrouvé des œufs brouillés, des toasts et du vrai café. Le Zilham est situé sur une petite colline assez loin de la gare routière, donc il n'est pas forcément très indiqué pour une halte d'une nuit. En revanche il offre de belles possibilités de balades (avec la chienne du propriétaire, qui connaît parfaitement les sentiers et saura vous guider!). Les propriétaires sont un couple d'américains qui se sont installés dans le coin depuis plusieurs années.
Pour aller de Kangding à Tagong, il ne faut pas retourner à la gare routière. Le départ s'effectue depuis une petite place appelée BuXinJie, que tout le monde saura vous indiquer. Les véhicules partent quand ils sont pleins. Je n'ai eu à attendre qu'un quart d'heure que ma voiture se remplisse. Le trajet a duré à peine 2h, pour 50 yuans. Plus on s'éloigne de Kangding, plus on entre dans des paysages absolument magnifiques. J'ai eu la "chance" qu'une personne de ma voiture soit malade (et qu'il fasse grand soleil aussi), du coup on s'est arrêté pour la laisser se remettre. ça m'a permis d'observer mes premiers paysages tibétains, avec une alternance de collines et de prairies à perte de vue, des sommets enneigés au loin, des drapeaux de prières accrochés aux collines... sublime ! Une fois à Tagong, il y a trois possibilités de logement, toutes situées sur la place principales où s'arrêtent les voitures, mini vans et bus. J'ai opté pour le Khampa Café, tenu par un couple tchéco(monsieur)-tibétain(madame), parents d'un petit garçon adorable. Les chambres sont très correctes : il doit être possible d'avoir sa chambre à soi, perso j'avais un lit dans une chambre de deux lits (pour 40 yuans), ce qui signifie qu'une personne que je ne connaissais pas était susceptible de prendre l'autre. C'est ce qu'il s'est (très bien) passé : on peut supposer que très peu de gros cons insupportables font la route jusqu'à Tagong. Mes deux jours sur place se sont très bien passés, conjugaison de paysages splendides (le trek jusqu'à Ani Gompa est à faire), d'une belle bande de voyageurs présents au même moment et de l'accueil du Khampa. Certes, la salle de bains et les toilettes y sont un peu "rustiques", mais à côté de ça les proprios sont très avenants (ils ne se contentent pas de louer des lits, ils s'assoient et discutent avec tout le monde) et la nourriture y est excellente. D'ailleurs les gens qui logeaient aux deux autres hostels venaient régulièrement y faire un tour. Après une première journée maussade, le soleil a fait son apparition la seconde... et là les collines et les temples prennent une tournure magnifique. Définitivement une région à visiter ! Concernant l'altitude (on est à 4 000 mètres), mes deux nuits et mon premier trek à Kangding m'ont permis de bien m'habituer, si bien que je n'ai eu aucun problème à Tagong. D'autres personnes ont dû faire une croix sur leur première journée, le temps de s'habituer.
Tagong étant mon "étape finale", je suis ensuite revenu en arrière avec une nouvelle nuit à Kangding, cette fois au Shambhala pour 169 yuans. Ne passant qu'une nuit sur place, je ne suis pas remonté au Zilham. Le Shambhala (trouvé sur ctrip) est situé plus près du centre, et permet de s'y balader le soir. La chambre était très bien, très propre, et j'ai enfin pu prendre une bonne douche bien chaude. Le jour d'après, j'ai pris le bus de 10h (mais il y en a d'autres) pour Chengdu, 135 yuans. C'est clairement un prix élevé, du coup je me demande si c'est le même pour tous les bus. En tout cas le mien était très confortable, et tant mieux parce que le trajet est insupportable ! C'est très long car il faut d'abord slalomer entre tous les poids lourds qui sillonnent la route (et il y en a énormément). Certes, les paysages sont sublimes au début, mais ensuite on trouve rapidement le temps long. Je suis arrivé à Chengdu vers 18h15. J'ai logé au Sam Cozy pour 168 yuans. Bof bof... Hôtel bien défraîchi, petit déjeuner 100% chinois (allez, 98 % car il y a des tranches de pain). Je m'en fous, je n'y étais que pour une nuit, mais clairement je ne recommande pas pour davantage. De même, je ne recommande pas leur excursion au parc des pandas. Je m'y suis inscrit par fainéantise, surtout qu'il s'agissait de ma dernièe journée en Chine, mais j'aurais mieux fait d'y aller seul. C'est très cher (160 euros) et trop rapide (on ne peut rester que 2h30 sur place). Sachant que le prix d'entrée est de 58 yuans (assez dingue quand on pense aux 180 yuans du mausolée Gengis Khan), un trajet en taxi reviendra moins cher dès lors que vous serez au moins deux, et vous pourrez rester aussi longtemps que vous le voudrez sur place. Pour les voyageurs individuels, il faut soit trouver des compagnons, soit prendre les transports en commun. Un peu plus contraignant qu'une voiture qui vient vous chercher et vous ramène, mais tellement mieux pour profiter du parc. Clairement c'est une erreur de ma part. Ceci dit, le parc en lui-même est top, et regarder les pandas manger leurs tiges de bambou, chahuter ou s'accrocher aux arbres est un spectacle génial.
C'est ainsi que se termine mon voyage. J'ai ensuite pris un bus pour l'aéroport de Chengdu ; il existe 5 lignes différentes, à vous de voir celle qui vous arrange le plus. Chengdu-Pékin, puis Pékin-Paris et c'en était fini.
Comme je l'ai dit, il s'agissait de mon troisième voyage en Chine, et probablement pas du dernier (ah le Tibet...). Alors oui, il y a du monde, les Chinois n'ont pas les mêmes manières que nous : ils hurlent au téléphone, ils crachent, ils se bousculent dès qu'ils le peuvent, ils font du bruit en mangeant, j'en passe et des meilleures. Mais une fois qu'on est passé au-dessus de tout ça, on ne prend que les aspects positifs. Il y a tellement de choses sublimes à voir, d'aventures culinaires à tenter, et les gens sont très respectueux de vous et prêts à vous aider. D'ailleurs, il ne faut pas hésiter à se faire respecter, par exemple gueuler sur celui ou celle qui essaie de gruger une place dans la file d'attente, ça ne fâchera personne. Et si les gens vous regardent vraiment droit dans les yeux, comme ça arrive parfois dans les endroits où ils voient très peu d'étrangers, faites pareil et ça se finira pas deux beaux sourires.
bonjour ,
ça y est j'ai RV avec Shaolei pour prendre ma première leçon de Mandarin: en faite on va faire connaissance.
Je pars en juillet-aout 2018 sur 30 jours (à cause du visa sinon cela pourrait être 40 ou 50 jours)
avec un ami.
Mon but principal est de rencontrer les gens dans leur quotidien et plus particulièrement les ehtnies du sud ( Mao-Dong), car je pense qu'il ont su garder des valeurs ( accueil, solidarité) que la facilité de notre vie occidentale nous a fait oublié.
Je sais que l'échange avec les mots sera difficile voire impossible mais je pense aussi que tous ne passe pas par les mots ( il y a la musique, les sons, les odeurs, les émotions qui sont universels).
Par contre, je veux apprendre le minimun pour le premier pas qui est à mon avis le plus important et apprendre le minimum à faire pour ne pas blesser les gens que je vais rencontrer.
Mais là, je viens aussi vous faire part de mon désarroi pour que cela ne coûte pas trop cher.
J'ai demandé 1 devis à une agence de voyage car je n'ai pas forcément envie de me prendre la tête pour gagner 100€ mais si c'est pour en gagner 1000 là c'est autre chose.
Voilà mon programme ( pour 15 juillet-15 aout 2018 environ):
vol Montpellier-Pékin
visite cité interdite-grande muraille
nuit à Pékin
transfert en train vers Xi'an pour voir le mausolée de l'empereur Qin avec guide parlant français
nuit à Xi'an
transfert vers Guiyang
nuit à Guiyang
Et c'est là que ça commence vraiment pour moi, il nous restera au moins 20 jours pour partir à pied et en utilisant les transports locaux avec pour unique objectif de rencontrer les gens hors des sentiers touristiques.
vol retour Guiyang_Montpellier
Pour l'agence , pensez vous qu'elle peut me fournir cela pour 1000€.
Pensez vous possible de l'obtenir pour ce budget là.
Merci de vos réponses
Dominique










