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Iles Gili: zone impaludée? (Indonésie)
Bonjour à tous,

C'est une question qui a déjà été traitée dans ce forum il y a un an mais qui n'a pas apporté de réponse ferme et définitive sur la présence ou non de palu sur les Iles GILI.

Depuis, quelqu'un à peut être des informations nouvelles sur la question ! (ou un source d'information à part l'institut Pasteur)

Nous partons en famille à Bali et je rêve de pouvoir passer quelques jours sur une des iles GILI mais suivre un traitement anti-paludien pour si peu de temps avec les désagréments que cela comporte me font hésitez surtout pour mes enfants.

J'aurais deux questions : est ce qu'il y a un risque de palu sur Gili Trawangan ? dans la positive est ce que les traitements anti-palu ont vraiment des effets secondaires et auquel cas quel est celui qui est le mieux à prendre pour une exposition de quelques jours seulement (2 enfants 10 ans et 4 ans). Notre voyage est prévu en juillet.

Merci sincèrement pour vos réponses.

Framboise
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"Touriste Français, Touriste Sasak" - ou 3000km en scooter en Indonésie (Sumbawa, Florès, Sumba)
Bon, je ne vais pas refaire les présentations...

Enfin, si, un peu quand même...

Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager, avec un pêcheur de l'île Lombok, qui est mon p'tit frère maintenant. J'ai pu raconter tout ça, les anciens de VF s'en souviendront, dans mon premier carnet "Sasak story".

Même tempérament, même passion pour la géographie, même rêves de voyages (sauf que moi j'ai la chance de pouvoir en réaliser pas mal!), même goûts pour les endroits isolés, même signe astrologique (j'y crois pas mais là quand même...), même philosophie de la vie permettant de se détacher pas mal du matériel pour se consacrer à l'Essentiel, évidemment deux têtes-en-l'air comme c'est pas permis, enfin plein de mêmes et j'en oublie !

Par contre pas du tout les mêmes vies. Lui, son bureau comme il dit, c'est la mer. Il est éleveur de langoustes et cultivateur d'algues.



Tour à tour, on se prête mutuellement à un jeu qu'on aime bien, une sorte de "Vis ma Vie" pour reprendre l'émission de télé...

En 2007, je lui ai fait découvrir un peu son île, Lombok, car il n'avait jamais pu sortir de son village, faute de moyens de transport dans cette région isolée du sud de Lombok. Faute de moyens tout court aussi...

La vie de touriste: il a trouvé ça pas mal ! C'était toujours très rigolo: des regards curieux du genre "qu'est ce qu'ils foutent ensemble ces 2 là?", et moi qui répondais à chaque fois, histoire de mettre un peu plus le trouble: "bah, touriste français, touriste sasak"! Et ça finissait immanquablement en éclats de rire, en "viens boire le café", "viens manger à la maison", etc...

Et puis ça a un petit peu démystifié ses idées sur les touristes, puisqu'il pensait jusque là que nous étions tous comme les milliardaires des séries B Indonésiennes qui passent à longueur de temps... Il a l'esprit naturellement grand ouvert, mais ces petites échappées l'ont certainement ouvert un peu plus.

Les mois ont passé... Je suis revenu dans son village en février 2008, où là j'ai fait le "vis ma vie" dans l'autre sens: 2 semaines au village, embourbé dans la saison des pluies, pour vivre avec les villageois, à leur rythme. Un voyage sans programme, sans réellement grand chose à visiter, je n'y allais pas pour ça. Mais juste pour vivre une vie qui m'est si lointaine... j'ai raconté ça dans mon autre carnet "hello Mister Loïc", puisque bien sûr maintenant on ne dit plus "Hello Mister", ou "Hello tourist", ou "Hello Bule"... je suis le français le plus connu du village 😉

Alors ben depuis, les liens se forcément tissés avec les habitants, particulièrement avec mon p'tit frère bien sûr, puisqu'on peut dire qu'on a gardé les vaches langoustes ensemble !

Ah, au fait, pour ceux qui connaissent pas, il s'appelle Rumaji mon petit frère.

De longs mois ont passé... et je suis revenu l'été 2008 tenir la promesse que j'avais faite un an avant: je lui avais proposé cette idée folle de voyager ensemble pendant 1 mois, de réaliser son rêve, ou plutôt notre rêve. Car moi aussi je rêve, c’est une nouvelle forme de Voyage pour moi : voyager avec un local, mais pas un guide professionnel, un simple pêcheur, un touriste Sasak qui baroude avec un touriste Français, comme 2 frères… voyager avec un Indonésien, c’est voyager comme je n’ai jamais voyagé auparavant, une découverte d’un pays qui va m’ouvrir ses portes encore plus facilement.

Le rêve du pêcheur.

Pendant un an, je lui ai téléphoné régulièrement, en lui posant à chaque fois la question : « Tu es toujours partant pour partir 1 mois ensemble en juin prochain ? » « Oui, bien sûr » me répondait-il à chaque fois

Mais j’avais toujours l’appréhension qu’il finisse par me dire non, car ce n’est pas facile de stopper son travail, de vivre sans sa famille, de changer de vie, pendant 1 mois. A plusieurs reprises, je lui ai dit de bien anticiper son absence, notamment confier la gestion des langoustes et des algues à son frère et à son père. Je craignais qu’il finisse par se rendre à l’évidence qu’il lui est impossible de partir si loin et si longtemps.

Lorsque je suis arrivé dans son village, oui, il était prêt, fin prêt, encore plus prêt que je ne pouvais l’espérer : dans sa maison, je retrouve mes photos accrochées au mur, le planisphère que je lui ai offert et j’ai même droit à un message de bienvenue :



Il a également pris soin de vendre toutes ses langoustes et toutes ses algues avant que j’arrive…

« Ainsi nous pouvons partir l’esprit libre. Je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour s’occuper de mes langoustes ! »

Tout vendre… Je n’y avais même pas pensé. Il ira loin ce petit.

Alors justement nous allons partir loin. En scooter de location, nous allons parcourir 3000km pendant 5 semaines, nous menant, à travers les routes défoncées et au gré des ferrys schedules, vers les îles de Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba.

A suivre....
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Îles Gili près de Lombok (Indonésie)
🙂 bonjour

je souhaite visiter Bali, une dizaine de jours et je voulais ensuite visiter LOMBOK, j'ai vu des photos de gili une ile apparament tres belle et pas loin de lombok .

je crois qu'il y as 3 iles?je n'en suis pas sur qui connait gili meno?

Donc je suis a la recherche d'infos pour me deplacer de kuta beach pour cette ile et reserver un hotel bungalow si possible sur l ile de GILI.

je recherche un bel hotel confortable.

qui connait des bons plans?

A BIENTOT CLAUDE
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Itinéraire à Kuta, Lombok puis aux îles Gili
Bonjour à tous!

Nous continuons à préparer notre voyage pour aout prochain et voici notre nouvelle interrogation :

Nous prévoyons de passer quelques jours dans le sud de Lombok puis de remonter vers iles les Gili...mais comment faire? par quels moyens de transport? Bemo, taxi ou autres...? et en combien de temps?

Est-il judicieux de ne pas réserver nos logements sur Lombok et de chercher sur place directement?

Merci beaucoup pour votre aide et à très bientot!

Lucie
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Choisir Gili Meno ou Gili Air (Lombok)?
bonjour!

je ne vous ai pas abandonnés, je suis de retour !

je suis maintenant en train de chercher les hôtels à réserver avant le départ (j'ai encore changé d'avis!) et je voulais savoir s'il valait mieux séjourner sur Gili Air ou sur Meno pendant nos 3 jours là bas ?

j'ai vu le coconut village sur Meno et le Villa nautilus sur Air... apparemment il n'y a pas énormément de choix sur l'une ou l'autre île.

qu'en pensez vous ?

merci beaucoup.
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Lombok, Gili Island et "speed boat"?
Bonjour à tous !

Je pars le 20 avril pour 19 jours sur Bali/ Gili/ Lombok. L'itinéraire est donc déjà bien établi mais il me reste quelques interrogations. Je me permets de poster ce message, car je n'ai pas trouvé réponse à mes questions en utilisant la fonction recherche du forum. Je souhaiterais aller d'Amed à Gili Trawagan en speed boat et ensuite des Ïles gili à Lombok pour ensuite revenir à Bali.

Je n'arrive pas à trouver de renseignement sur la faisabilité de ces transferts Bali/Gili/ Lombok.

Quelqu'un serait-il capable de me dire s'il existe bien des speed boats reliant directement Amed à Gili Trawagan (sans escale à Lombok) et si les bateaux quittant les îles Gili pour Lombok débarquent directement leurs passagers à Senggigi ?

Enfin, sur Lombok, je pense passer deux jours sur Senggigi pour explorer la région, puis descendre vers Kuta Lombok pour y passer deux à trois jours avant de repartir pour Bali afin de prendre l'avion pour Paris.

Mon problème est que, d'une part, je ne trouve nulle part d'indications sur des compagnies de speedboat effectuant le transfert vers Bali directement depuis Kuta Lombok. Savez-vous s'il est possible de prendre un speed boat directement depuis Kuta Lombok afin d'éviter de devoir remonter jusque Senggigi ?

D'autre part, pensez-vous qu'il est préférable de prendre un hôtel à Sengigi pour toute la durée de mon séjour sur Lombok, d'y laisser le gros de mes affaires, de descendre vers Kuta Lombok en scooter et de prendre un hôtel supplémentaire sur place, ou vaut-il mieux prendre un taxi à Senggigi pour aller jusque Kuta avec ma valise et ensuite louer un scooter sur place pour explorer les plages alentour ?

Merci d'avance à ceux qui auront la gentillesse de m'éclairer !
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Un mois en Indonésie
Bonjour à tous,

Je me suis déjà pas mal documenté sur ce forum où l'on trouve déjà pas mal de réponses.

On part avec un ami pendant 1 mois en Indonésie en Juillet. Une destination que je ne connais pas du tout.

J'ai déjà bien compris qu'on va devoir sélectionner les îles à visiter. Donc on partirai sur Bali et Lombok car il s'agirait pour un premier voyage d'une partie à voir absolument. Est-il possible de faire les deux en 15/20 jours (3 semaines) ? Après on aime beaucoup les beaux paysages, les treks , la marche et découvrir de nouvelles cultures mais aussi la plongée et le "calme". Pensez vous qu'il y aurait la possibilité de voir une autre île ? Flores (Komodo) pendant 5/6 jours ? Ou alors aller sur Java ? Je ne me rend pas vraiment compte des distances et du temps pour les trajets. Jakarta présente t-elle de l’intérêt où on peut l'enlever de l'itinéraire. Je suis en train de réserver mon billet d'avion de Nice ou de Marseille. Pour ceux qui sont déjà parti de ces endroits, avez vous privilégier un trajet pour Bali , ou pour KL et ensuite un vol KL-Bali ?

Je vous remercie d'avances,

Maxence
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Dans l'enfer de Kuta Lombok
Je voudrais signaler ici la mauvaise expérience vécue récemment à Kuta, au sud de Lombok. C’est une region, dit-on, promise au développement touristique. Mais cela ressemble plus à un Far-West sans foi ni loi qu’à la région vantée par les forums ou les guides.

Certes la beauté des sites est remarquable mais de la à supporter les comportements des habitants, très peu pour moi. Je préfère l’amabilité des balinais, des habitants de Sumba ou Florès.

Je logeais au Kuta Paradise, un établissement neuf, tout près de la plage de Kuta. Confortable et sympathique mais voilà que vers 16 heures et sans discontinuer jusque tard dans la nuit, un karaoké se met à déverser la voix criarde d’un chanteur amateur. J’irai voir un peu l’endroit. Trois bouts de planches et de bambous et une grosse sono, quelques prostituées plus toute fraîches et des jeunes gens s’époumonant à les séduire à travers un micro et des chansons approximatives. Au fur et à mesure que la nuit avancait, le son montait, les esprits embués par la bière s’excitaient sur le malheureux micro qui subissait leurs assauts. Impossible de dormir. Le lendemain, inutile de dire que j’ai déménagé. En demandant à droite et à gauche si cela ne les gènait pas. Au contraire, les Indonésiens adorent le bruit ! Mauvais point. D’ailleurs les tronçonneuses qui s’activent toute la journée pour décapiter le superbes et hauts cocotiers du bord de mer ne semblent pas non plus les déranger (ni la déforestation, ni le bruit infernal de ces machines).

Les jours qui ont suivi, nous avons vécu la plus angoissante des expériences. Les villages du centre de l’île venaient camper au bord de la mer, profitant des fortes marées pour venir, à leur tour, profiter de pêches dites miraculeuses. Cependant ces villageois ne sont pas les paisibles Sasak que l’on nous vante ici mais des hordes de bandits de grand chemin qui arrêtent les voitures ou les mobylettes sur les chemins creux (on se croirait revenu au Moyen-Age) pour dévaliser les passants. Vols de portables, de mobylettes, d’argent, que sais-je encore. Tout le monde est resté cloitré chez soi (sauf les chanteurs du karaoke, les mêmes que les assaillants qui se procuraiet ainsi le viatique nécessaire à leurs ablutions nocturnes) en attendant que la police veuille bien intervenir quelques jours plus tard. Les cas de vol à la tire, de racket de mobylette, de vol dans les chambres d’hôtel, sont fréquents ici mais le gouvernement semble bien peu pressé de faire respecter l’ordre. Tuot le monde s’en fout et semble s’accomoder de ces “traditions”.

Si vous comptez les coupures constantes d’électricite (faute de puissance) et la qualité de l’eau (sans parler des machines à laver l’or à coup de mercure, qui déversent l’eau ainsi utilisée dans les ruisseaux et la mer), les plages couvertes de plastiques, cela fait de Kuta Lombok une région bien peu accueillante pour les touristes ou les investisseurs. Un gouvernement local aveugle, incompétent et corrompu n’arrangeront pas les choses.

A bon entendeur !
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Voyage d'un mois seule à Bali
hello les travellers:) & bonne année à vous!

^^Attention je vais vous demandez un max d'infos qd même^^

Bon voila je viens de booker mon billet pour Bali, c'est donc mon 1er voyage seule!! Et malgré ce que j'ai pu lire, normalement ça craint pas pour une fille mais je souhaiterai avoir le témoignage d'autres nanas , à savoir aussi : les 1eres nuits passées ? guides? itineraire? etc .. Tout ce que vous me direz , astuces, infos seront trés intéressant... Sinon pour vous Hommes ou Femmes, quel budget moyen prévoyez- vous pour un mois de voyage ? 1000€/ 1500€/ ++? Et aussi pensez- vous que je vais avoir le temps en un mois, de faire une petite escapade sur Lombok? Des plans??

j'espère que j'aurai quelques réponses, je suis excitée par ce voyage mais en même temps un peu anxieuse !lol et il va falloir attendre 15 jours en + ^^ Sur ce @ trés bientôt...Au plaisir de vous lire.. ju*
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Lombok, Indonésie: un paradis oublié?
Lombok, Indonésie : un paradis oublié ?

Nous rentrons de 3 semaines (hé oui, seulement…) à Lombok, une île voisine et à quelques miles de Bali. Comme je n’ai trouvé que très peu d’information avant de partir hormis sur les Gili et le Rinjani en « organisé » j’ai essayé de rassembler qqs informations qui pourraient êtres utiles à un « Voyage Forumiste » désireux d’y promener son sac. Rien d’exhaustif donc, mais peut être qqs bon plans… Pour ceux qui voudrait prendre un Lonely Planet « Bali & Lombok », il faut savoir que les prix sont faux (compter + 30% notamment suite à l’augmentation du prix de l’essence), que de nombreuses infos ne sont pas à jour (en fait la dernière version doit au moins dater de 2 ans, voire 3 ans) et que les vrais bon plan n’y sont pas… Bref, inutile de charger votre sac (on avait déjà 17kg de bagage à 2, on s’embourgeoise…), une bonne carte sera bien plus utile.

Climat : nous sommes parti fin Août-mi Septembre, le climat est donc idéal dans cette région (idéal de Juin à Septembre), il fait bon, pas trop chaud, un petit vent souffle et tient la Bintang au frai le soir, pure bonheur !

Y aller : le moins couteux et de prendre un vol pour Kuala Lumpur (Malaysia Airlines) puis changer d’aéroport (rejoindre le LCC terminal coûte 1, 5 Rhinggit en bus) et prendre un vol Air Asia pour Bali (acheté au préalable sur Internet). Une fois à Bali, pour rejoindre Lombok : soit un nouvel avion -compter environ 30E- un petit Fokker à hélice (l’héritage des hollandais surement…) ; soit en bateau mais comme il faut rejoindre Pagangbay dans l’Est de Bali pour prendre le ferry on « perd » (notion très relative en voyage me direz vous) pas mal de temps (compter au moins 6 heures en tout) pour économiser qqs euros. Comme on est déjà en milieu d’après-midi et que l’on ne veut pas passer une nuit à Bali on opte pour le « Tuk Tuk à hélices » 😉. C’est la première fois qu’on me fait monter sur la balance avec mon sac avant de me faire monter dans un avion !!! Je sais que j’ai grossi ces derniers temps mais quand même… 😮

Arrivé en fin de journée à Mataram, Lombok, on décide de parer au plus presser et de trouver un lit pas trop loin. Direction donc Senggigi « la » station balnéaire de Lombok. On échoue dans la première GH « Lina Cottages », 75, 000R la nuit. Epuisé, on attque notre première destination : direct au pays des songes …. Je me réveille vers minuit, j’ai l’impression d’entendre Massimo !!??!! J’ai pourtant pas abusé de la Bintang, le décalage horaire donne t-il des hallucinations 🤪? Non j’entends bien Massimo chanter à tue-tête ! Au bout de qqs secondes « lost in translation » je comprends que le Marina, bar branché de Senggigi, a –comme tous les soir- un groupe qui joue live et que ces cons là reprennent ce standard de la grande musique française (sic) que vous avez surement malheureusement entendu un jour. Venir si loin pour s’entendre hurler dans les oreilles « Massiiiimooooo, Masssiimmoooo, Massiiimmooomooooo… » comme si on était au camping de la plage de Juan les pins : y a des quoi en déprimer plus d’un ! Bref, on met les voiles asap. Juste le temps de découvrir Senggigi, ses 4 ou 5 bars, ses 10 restaux, 3 ou 4 hôtels de luxe, on est encore très loin de Kuta Bali mais c’est pas notre tasse de thé quand même. On réalise assez vite qu’il n’y a que très peu de transports organisés (mis à part qqs liaisons bus de la Perama quasiment toutes avec passage obligatoire par Senggigi) à Lombok, et pour ne pas passer nos 3 semaines dans des Bemos on opte rapidement pour la location de voiture (trop vieux pour la moto à deux, on l’avait pourtant fait à Bali… D’ailleurs bien nous en à pris, les routes sont vraiment trop pourries à Lombok pour la moto). Senggigi est un des rares endroit de l’île ou l’on peut louer une voiture ainsi que retirer de l’argent liquide. Après une négo très ardue j’obtiens le Suzuki Katana à 120, 000R / j (au lieu de 200, 000R affiché partout), je suis un peu frustré, je trouve ça cher. Un local en vacance à Lombok (il vit en Australie depuis longtemps) me dira plus tard que lui même n’a pas réussir à obtenir ce tarif, que les prix on bcp augmentés avec l’augmentation du pétrole (de 2, 500R le litre il y à 2 ans à 5, 000R aujourd’hui).

Bref, on laisse Massimo à son succès interplanétaire et on met le cap plein Sud. Je suis curieux de voir si l’on peut loger sur une petite île de la péninsule du sud-ouest de Lombok. Après 60km et 1h30 nous arrivons à Taun où l’on trouve un « Cap’tain » prêt à nous emmener sur Gili Nanggu, il semble y avoir une GH sur l’île. Encore une nego vraiment ardue on obtient 150, 000R pour l’aller et retour 2 jours plus tard (un guide qui emmène des touristes sur l’île à la journée me dira plus tard sur l’île qu’il paye lui 185, 000RA/R le même jour). L’île fait à peine quelques centaines de mètres de diamètre et la seule GH « Gili Nanggu Cottages » (165, 000R la nuit) de l’île nous propose un sympathique bungalow d’architecture typique de Lombok. Impossible de négocier, on est de toute façon coincé sur l’île ! Vers le milieu d’après midi, les visiteurs à la journée (souvent depuis Senggigi) quittent l’île. On doit être une dizaine à y dormir. Le sable est blanc, l’eau transparente est peuplée de poissons, les couchés de soleil remarquables…mais les coraux sont assez abimés…

Nous décidons ensuite de filer plein Sud vers Kuta Lombok. La route la plus directe qui passe par Sepi est en « petit » sur la carte…mmmm… le Lonely Planet -c’est bien la seule fois où il nous sera « utile » (sic)- fait un avertissement spécial pour dire que de nombreux lecteurs se sont fait agresser dans le coin. Voulant éclaircir ce mystère pour mes collègues de Voyage Forum, nous nous y engouffrons tout droit ! La route est effectivement défoncées de chez défoncées, dans le genre –si l’on omet les ravines creusées par la pluie- un nid de poule au mètre carré ce qui n’est pas peut dire ! Je cherche le goudron pour poser mes roues ! Après 80km, 3 heures de tappe-cul et de magnifiques paysages sur la campagne aride du sud de Lombok ainsi que des baies turquoises et désertes, nous arrivons à Kuta Lombok. Sur la route, en guise d’agression et de voleurs, nous n’avons croisé que des enfants sur le chemin de l’école, de magnifiques sourires aux lèvres et nous lançant de joyeux « hellloooo ». Il faut dire que nous n’avons pas croisé une seule autre voiture durant tout le trajet.

Kuta est très loin de son homonyme Balinaise. Elle s’étend sur à peine quelques centaines de mètres au bord d’une très belle baie de sable rond (oui, rond. Il roule sous les pieds). Une dizaine de restaus (déserts) et autant de GH (5% d’occupation m’a t-on dit, on n’a croisé qu’une dizaine d’occidentaux en 3jours). Aucune GH ne donne sur la plage mais toutes sont de l’autre côté de la route sur un jardin intérieur. Un peu dommage. Par contre la baie est très belle et qqs familles de pêcheurs vivent dans des huttes vraiment sommaires sur la plage. On décide de pousser jusqu’au Novotel histoire de faire le tour du coin. La végétation luxuriante contraste avec l’aridité des alentours, 2 piscines…autant d’eau pure dépensée et le drapeau « Accor » finissent de me donner envie de retourner vers les cabanes de pêcheurs… Finalement, on trouve une GH sur la plage à l’extrémité Est de la baie de Kuta juste avant de filer vers le Novotel, le « Lombok Baru ». C’est la seule sur la plage. Bungalow nickel face à la mer pour 105, 000R la nuit. La famille d’origine Chinoise qui tient le lieu m’explique que cela ne fait que 3 ans qu’ils ont ouvert et qu’ils se développent doucement quand ils ont un peu d’argent. Un nouveau bungalow et d’ailleurs en construction et le « jardin » encore en devenir….

La baie Tajung Aan quelques km à l’Est de celle de Kuta est magnifique, immense, sable blanc, absolument personne hormis quelques vendeurs de sarong un peu collant…. La baie vaut vraiment le coup d’œil (à défaut du coup de soleil). Un vieux monsieur édenté essayera même de nous vendre une noix de coco en imaginant une chanson (improvisée totalement, suite à ma copine qui chantait pour ne pas les entendre ;-)) avec ses 3 mots de broken English « Coconut mist’errrr…. mister coconuttttee… If no coconut, no monyyyy… Coconut mister…etc » qu’il nous chantera pendant au moins 10 minutes ! Un instant rare, une belle rencontre… La chanson ne nous quittera pas du voyage, aujourd’hui encore je me la chante pour ne pas trop déprimer d’être rentré… Un soir, un serveur Balinais exilé à Lombok depuis 7 ans nous donnera bcp d’info sur le coin, la culture, les gens. Il nous parlera de ce problème de sécurité à Kuta. C’est vrai, il y a de fréquents vols, argent, voiture…etc Pour lui s’est la faute au manque d’éducation de nombreux habitants du coin, qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et que les touristes risquent de ne plus revenir (c’est d’ailleurs assez désert Kuta). Après y a voir passer qqs jours, on sent bien qu’il ne faut pas tenter le diable et exposer argent, bijoux au milieu de cette pauvreté du sud de Lombok. De là à en faire un coupe-gorge il y a un pas ! Cela ne m’empêchera pas d’y retourner en tous les cas !

Nous mettons ensuite cap vers l’Est, le Nord-Est même. Ça m’intrigue, il y a des petites îles sur ma carte et je n’ai trouvé absolument personne qui avait été dans ce coin pour me renseigner. On file donc vers Labu Pandan (115km, 3 heures - j’ai un peu fait fumer le Katana…). Ce qui semblait être un petit village est en fait une GH toute seule et quelques bateaux de pêche sur la plage. La GH « Pondok Gili Lampu » vend aussi des produits de base aux locaux ainsi qu’un vieux restau basic avec 5 ou 6 bungalow au confort sommaire (60, 000R la nuit), une belle plage de sable noir déserte. Ils nous proposent d’aller faire du snorkeling sur Gili Lampu ainsi que d’y camper (organisé par la GH). Mais aucune infrastructure, ni eau sur l’île. Le vent qui souffle assez fort nous invitera à rester sur la plage, la visibilité pour le snorkeling et le sable dans le duvet ne nous motivant pas plus que ça... Le patron des lieux, Yanto, ne parle pas un mot d’Anglais mais est un homme absolument adorable. Encore une rencontre du cœur qui fait tellement de bien. La vie est douce, on se laisse aller au rythme du farniente du bout du monde…

On file ensuite vers Sembalun Lawang, le point de départ le moins fréquenté pour le trek du Rinjani (la plupart partent de Senaru). La route par le sud se passe sans problème, on franchi un col a 1700m, la seule personne que l’on croise est un vendeur de glaces ambulant qui nous double avec sa moto dans la montée, il doit avoir le feu aux fesses, pour un vendeur de glaces c’est un comble ! Après 65km et 1h15 de virages nous arrivons à Sembalun Lawang et garons notre fidèle Katana à la GH « Sembalun Nauli » qui se compose de 4 bungalow indépendants (90, 000R la nuit), au milieu de nul-part. Il n’y a rien autour, devant nous se dresse le Rinjani, notre objectif des 3 jours à venir. La GH se charge de nous trouver le matos (sac de couchage, tente), d’embaucher deux porteur et acheter la nourriture. J’obtiens le prix de 1, 400, 000 R pour 2 personnes et 3 jours. En faisant cela soit même je pense que l’on peut tirer 1, 000, 000 ou 1, 200, 000 mais nous n’avons croisé tellement personne à SL (pas un restaurant, même le Rinjani Trekking Center est fermé (le monsieur faisait la sieste soit disant…) que j’ai pas envie de me prendre plus la tête que ça. On est bien loin des 170 USD / personne annoncés à Senggigi !

Les 3 jours de trekk au Rinjani sont une expérience unique et pas uniquement pour le paysage mais aussi pour le « partage » (relatif j’en convient) avec les porteurs : Mister Adi (qui parlote Anglais) et Mister An (qui ne parle que Sasak et Indo). Le premier jour on relie Sembalun au camp de base. 1700m de dénivelé sous le soleil, 6 bonnes heures de marche sans compter les pauses. Mon sac à dos commun, qui doit faire ses 10kg pèse lourd dans la montée. On profite des pauses pour boire, nos porteurs pour fumer !! Je ne sais pas comment ils font ! Le lendemain départ 2h30 du matin pour atteindre le sommet (1500m de dénivelé) à 6h pour le levé de soleil. Les 300 derniers mètres sont terribles, une pente à 35/40°, toute droite, dans du sable avec des petites pierres… Ceux qui disent avancer d’un mètre et reculer de 50cm n’ont pas bien vu la pente ! Les pas font plutôt 20cm max pour reculer de…parfois 20 cm… dure dure… Mais on arrive quand même au sommet (3726m tout de même) ce qui n’est pas le cas de tout le monde… Avis aux amateurs, mieux vaut être bien en forme et surtout avoir le moral ! Plus beau que le levé de soleil, le couché de la lune, quasiment pleine et rousse, vers 4h du matin, était splendide ! Question vertige, c’est vrai que l’on marche sur une espèce d’arrête, mais même pour moi qui n’aime pas trop le vide, ça a été. Retour au camp de base, Mister An nous a préparé de bonnes banana pancakes, un rituel ici paraît-il, un régal pour nous ! Puis descente vers le lac Segara Anak au milieu du cratère, c’est raide et avec nos poteaux téléphoniques à la place des jambes ça n’est pas une mince affaire : « adeng adeng mister An !!! ». Nos profitons des sources d’eau chaude (40° !) et je me baigne même dans le lac lui même, l’eau doit être à 20°, elle est d’une pureté incroyable, je suis seul face au Gunung Baru le cône volcanique actif : inoubliable ! Le 3eme jour, on remonte pour sortir du cratère puis 2000m de dénivelé négatif vers Senaru où des Ojek (moto taxi) nous attendent pour repartir vers Sembalun afin de retrouver notre voiture toujours au Sembalun Nauli. Puis route vers Senggigi (2h, au taquet) où cette fois nous dormirons au Dharmarie (150, 000R au lieu de 300, 000R), chambre nickel, belle salle de bain, bcp moins bruyant que le Lina ! On rend notre Susuki Katana avec 3 jours de retard (j’ai cru qu’ils allaient faire une syncope, ils nous on cherché partout et sont même aller jusqu’à Kuta !), bref, je paye 2 jours de plus sur le 3 et nous filons prendre le bateau de la Perama qui rejoint directement Gili Air depuis Senggigi (70, 000R / personne).

Nous avons choisi Gili Air suite aux différents posts que j’ai pu lire sur Voyage Forum (merci ;-)). On se retrouve je ne sais comment avec un ami français au Hotel Gili Air (oui, je sais, après notre aventure Rinjanienne on c’est fait plaisir…) au Nord de l’île, où l’on négocie la chambre à 225, 000R la nuit au lieu des 38$ affichés. Le petit déjeuner inclue est gargantuesque et la piscine d’eau de mer bien sympa (à défaut du personnel de l’hôtel…). L’île est assez sympa, sable blanc, jolis poissons, tortues, mais les coraux sont abimés à de nombreux endroits…. Hamac, snorkeling, poisson grillé et Bintang, un bonheur simple 😇

Au bout de 3j le démon de la bougeotte nous reprend. Nous voulons rejoindre Komodo en bateau. 2 organismes propose ce voyage de 4j aller simple jusqu’à Flores : la Perama (1, 400, 000R / pers pour nuit sur le pont) et une autre dont j’ai oublié le nom pour 850, 000 R. Impossible de négocier avec la Perama, le prochain départ est dans 5j (tous les 6 jours je crois), on se rabat sur l’autre. Tout à l’air de bien fonctionner (le bateau part en fait de Labuhan Lombok à l’Est de Lombok que l’on rejoint en bus depuis Gili Air) jusqu’à ce que l’agence nous dise qu’il n’y a que 2 vols dans la semaine pour rejoindre Bali depuis Labuan Banjo à Flores pour le retour, ce qui nous coince 3j à Flores et nous fait rater notre vol retour vers Kuala Lumpur. Comme pour finir de nous convaincre la dame de l’agence nous dit que nous ne sommes que 6 inscrits et que le bateau ne part pas à moins de 8 personnes… ça tombe à l’eau…. On décide donc de finir notre périple par quelques jours à Bali histoire de voire l’évolution de l’île depuis notre dernier passage en 2003.

Je ne vais pas m’étendre sur Bali bcp plus connu que Lombok, seulement 3 bonnes adresses : - Ubud : qu’est ce que ça s’est construit depuis 03 ! On se croirait presque devant les boutiques d’un centre ville français ! : « Nick’s Pension », vers le haut de la monkey forest, descendre une petite allée à gauche en remontant jusqu’au bout, un paradis de verdure, au milieu des rizières, au calme, à 50m de la monkey forest. Piscine très sympa. 300, 000R la nuit négocié à 150, 000R. - Amed : « Wa Wa We We II » (120, 000R la nuit) magnifique piscine à débordement, bungalow très sympa, ambiance « relax »… - Jimbaran : « Villa Puri Royan » (à partir de 120, 000R) comme une hacienda sur 3 étages avec une piscine au milieu. Juste à côté des Warung de plage. LE bon plan de Jimbaran.

Quand on passe de Lombok à Bali, on sent une nette différence. Au niveau du développement tout d’abord. A Lombok les voitures sont rares en dehors de Mataram / Senggigi. Le développement est loin d’être celui de Bali ; surement Bali il y a 20 ans ! J’ai eu vent du démarrage le 1er Aout 2006 des travaux de construction d’un aéroport international à Praya au centre de Lombok… Même si la construction devrait durer 5 ou 10 ans, il est peut être temps d’y aller… Ensuite au niveau des « gens », la culture ou la religion influents, il est vrai que c’est moins facile qu’à Bali (c’est d’ailleurs si particulier à Bali…), que les relations peuvent être plus hardues, voire tendues parfois ; peut être moins facile d’accès pour les « voyageurs-en-coup-de-vent » que nous sommes tout simplement… La voiture nous a aussi évité de nombreux problèmes (négo pour les bemos, arrivée du ferry…etc). En tous les cas nous y avons fait de très belles rencontres et ne nous sommes jamais senti agressé. J’imagine que d’autres expériences peuvent être différentes surtout si l’on est facilement impressionnable.

J’espère que vous trouverez dans ce post quelques infos utiles… Lorsque vous vous rendrez dans ce coin du monde, essayez de quitter les sentiers trop battus des Gili ou de Senggigi. Lombok et ses habitants vaut bien un petit tour d’horizon…

Selamat Jalan
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Prendre un traitement contre le paludisme pour un voyage à Lombok?
Bonjour,

Nous partons à Lombok début Juin pour y séjourner 15 jours en bord de mer. Nous ferons eventuellement une rando dans la foret. Est il nécessaire de prendre un traitement contre le paludisme (type Malarone) ? Mon médecin me conseille de prendre le traitement et mon pharmacien me dit qu'il suffit de partir avec une boite de médicaments au cas ou l'on contracterais le palu. Que faire ?

Merci de vos conseils
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Trek Rinjani
Bonjour,

Dans 1 mois, je compte faire le mont Rinjani ( 3j/2nuits) et je voulais savoir à combien on peut le négocier? histoire de me faire une idée, je compte le prendre au départ de Kuta Lombok, mais si d'autres l'ont fait au départ de senggigi par exemple, ca ne doit pas changer grand chose j'imagine

Merci
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Avis sur itinéraire en Indonésie du 10 juillet au 3 août?
Bonjour !

L'an dernier on a fait 3 semaines en Malaisie et on a adoré... Cette année rebelote, cette fois ci en Indonésie, ça y est, on a pris nos aller-retours pour Denpasar !!! Ce qui est un peu compliqué c'est qu'on part à 5 et qu'une de mes copines arrive une semaine après nous... Je voulais vous demander conseil sur notre itinéraire sachant qu'on ne souhaite pas faire de vols intérieurs (même si je pense qu'objectivement on prend plus de risques en bus !!!!). Voilà ce que j'imagine pour le moment : 1ère semaine Bali : 3-4 jours à Ubud en rayonnant dans le coin, 3 jours dans le parc national à l'ouest avec un peu de plongée puis on récupère notre pote à Denpasar et on part directement... à Java ! ce que j'aimerais y voir : Yodjakarta, le Borodubur + lever du soleil sur le mont Bromo... puis dernière semaine à Lombok : iles Gilli (peut-être Gilli Air) et l'ascension du mont Rinjani.

Que pensez-vous de cet itinéraire ? On veut faire un truc assez complet avec à la fois des plages, de la rando, de la culture... J'appréhende un peu les longs trajets en bus pour aller de Denpasar à Yodja et du Bromo à Lombok... Est-il possible de prendre plutôt un train à l'arrivée à Java et jusqu'à Yodja ?

Merci d'avance pour votre aide ! Florine
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Vos coins préférés à Bali?
Hello tout le monde!

Je vais partir 10jours à Bali et je voulais vous demander quel ont été vos coin préféré?

Sinon je pensais aller a:

1)Donc je pense faire un peu de snorkeling, vaut-il mieux que j'achète les palmes et le tuba en France ou là bas? Et surtout quel plage son a visiter. Peut t on voir les poisson sans faire appel à un guide ? ou si forcement a chaque fois ? Notre hotel sera à Kuta. Apparament au nord-ouest, sur les bords d'une île il y a une réserve naturelle a visiter PAr contre les guides de plongée arnaque apparemment les personnes "Le jour où nous sommes arrivés, le prix pour la location du matériel et du bateau avait doublé, soi-disant en raison de la hausse du pétrole et du prix du carburant pour le bateau."

2) Ubud normamelement c'est très sympa (traversée Sacred Monkey Forest, où l'on croise des singes en liberté. danse traditionnelle au palais du roi local)

3) Une randonnée au pied d'un volcan également .comment savoir ou aller sur l'ile ? Par contre on nous a dis qu'il y a des probleme de securité. Est ce vrai ? Eviter les ascensions ?

4) Faire une balade à dos d'éléphant. Vous savez ou je peux aller le faire? Combien cela coute t il ?

5) Amed sur la côte est pour faire un peu de plongée et admirer les plages de sable noir

6) Connaissez vous les villes: Mundunk, Permuteran et Sanur ? je sais vraiment pas comment cree mon agenda pour les 10 jours

Le probleme est que mon hotel est a Kuta est possible de traverser facilement l ile?

D'avance 1000 merci car je suis un peu perdu
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Quelques informations en vrac au retour d'Indonésie
Bonjour,

Voici quelques infos utiles pour ceux qui ont y aller :

Budget tout compris pour 4 semaines à 4 :

2108euros de vols (4A/R) 2180euros (soit environ 20euros par jour et par personne) 160euros (4 billets Jakarta-YogyaKarta par Lion Air) 385euros (4 billets Mataram(Lombock)-Jakarta par Lion Air)

Numéro Malaysian Airlines à Jakarta pour ceux qui l'utilise pour reconfirmer le retour (c'est marrant, il faut toujours reconfirmer mais le numéro n'est jamais communiqué à l'achat du billet) donc por Malaysian : 0215229690

Taxe Aeroport vols domestics : 40000rps soit 2, 85euros/billet Taxe Aéroport vols internationaux : 150000Rps soit environ 10euros/billet Visa "on arrival" : 25$ valable 30jours

Location d'un Scooter automatic 103cc à la journée : 40000 a 50000Rps (environ 3euros)🙂 Prix du litre d'essence : 4500Rps (environ 30cts)🙂

Guide de voyage Petit Futé : Il est difficile de faire plus erronné au niveau des tarifs (a multiplier au moins par 2)🤪 Pas assez d'infos mais il est vrai que c'est le moins cher.

Quelques hotels méritant de la pub :🙂 A jakarta : Gondia International Guesthouse, 22 JL Gondia Kencil (Incroyable, hotel Calme, de plus, p'tit dej très correct) 180000Rps la double avec sdb A Bogor : Homestay Puri Bali, c'est vraiment pas le luxe mais ambiance sympathique et super bien placé. 100000Rps la chambre A YogyaKarta : Prambanan Guesthouse, rien à dire, très agréable avec piscine et p'tit dej délicieux pour 190000Rps la nuit. A Kuta(DE LOMBOCK) : Segara Anak, face à la mer, super agreable aussi, super honnête, bon resto, bungalow de 80000Rps a 135000Rps, petite piscine, beau jardin.

Quelques hotels méritant de ne plus avoir de clients :🙁 A Kuta(DE LOMBOCK) : Anda (a coté du Segara Anak), bungalows miteux, avec odeurs de chiottes et presque sans eau dans un jardin miteux pour 2 fois plus cher que son super voisin le segara anak. En fait il loue ses chambres le soir lorsque tous les autres sont complets (forcement il lui reste quelques bungalows pourris qu'il peut louer 4 fois le prix au pov touriste qui arrive trop tard en haute saison)

Le Mont Bromo : Superbe, même en étant 3500derrière la balustrade en attendant le lever du soleil, finalement, ne vaudrait-il pas mieux y monter vers 10h du mat plutot que 4h ? Bon, sinon le matin il fait 5° la-haut mais des vestes bien chaudes sont à louer dans les hotels ou sur place pour 10000 a 20000Rps donc pas la peine de se charger des polaires🙂 Le Kawa Ijen : Superbe et belle balade, très impressionnant de descendre dans le cratere voir les porteurs de souffre (facile)🙂

Trawagan (Gili's LOMBOCK) : Mieux vaut réserver son hotel sinon c'es 4 fois le prix assuré. A partir de 17h le soir, tout est complet. Il reste encore sur cette ile quelques rares endroits vraiment très beaux mais plus pour très longtemps, les betonneuse tournent. Comparé à la région de KUTA a LOmbock, cette île ne vaut rien, je pense que ces voisines sont plus interessantes car moins frequentées mais sans plus, Aucun intérêt d'y aller donc, a part pour ceux qui font de la plongée et encore.

Un restaurant qui mérite lui aussi de la pub : Le balina Lagoon a Ubud, petit restaurant vraiment très très bon, très acceuillant et 2 fois moins chers que les autres, l'essayer c'est l'adopter.

Voili, voila, a part cela, une dernière réflexion faite avec le recul : L'indonésie est un pays qui se visite en chaussant ses chaussures de randonnées, il ne faut pas hésiter à s'enfoncer dans la nature de ce pays magnifique sous peine de revenir légèrement déçu. En effet, sans un minimum d'effort physique, on ne voit à mon avis, pas grand chose, les grands axes étant une fois pour toute sacrifiés au dieu touriste.

Bon.. mais ce n'est que mon avis.
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Sasak Story (île de Lombok, Indonésie)
Cher Alan

A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂

1 mois chez les Sasaks, à Lombok Préambule C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.

Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !

J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂

Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏

J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.

Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂

Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)

La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉 Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.

J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.

Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.

J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛

A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…

J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !

A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…

J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.

Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »

Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »

Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…

Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement. Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n��ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »

Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.

Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.

Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛

La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte. Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun.

Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎

Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.

Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕

La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés et ses habitants qui adorent se faire photographier ! Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère. « Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle » « M’en fous ! »

C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !

En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐

« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪

Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…

Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »

C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »

Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !

Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »

Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…

Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…

Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.

Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».

En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »

Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…

Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪

Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.

Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? » « T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »

Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏

En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…

Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…

Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »

Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique

Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂

Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…



et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.

Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂



Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !

Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…

J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »

En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂

Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)

La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation



Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet



Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂

Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...



Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!



Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂

Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »

Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂

Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...

Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪

Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !



Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...

Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »

Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴‍☠️

Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)

J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏

Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »

Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉

Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪

C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂

Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…

Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »

Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂

Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac



et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !



Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...

Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"

Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂

Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...

Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...

Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !

Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…

En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.

Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪

Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…

Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »

Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂

Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴‍☠️

Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎

Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.

En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »

Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…

Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »

Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.

« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»

Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…

Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…

En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂

Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…

A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪

Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛

Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…

Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.

Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.

Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...

Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
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Visiter Bali et Lombok en deux semaines: est-ce que ça vaut la peine?
Bonjour à tous, Je vais partir à la découverte de Bali et Lombok une durée de 2 semaines. Je n'ai pas encore prévu d'itinéraire exacte. Je ne sais pas non plus comment voyager, louer une voiture ou un scooter ou en Bus s'il y en a. Vu que je n'ai pas beaucoup de temps, je me demandai si ca vallai la peine d'écourter la visite de Bali pour aller quelques jours à Lombok? Où si j'ai meilleur temps de faire le tour complet de Bali?

Bref, je ne sais pas quoi faire donc vos conseils seront les bien venus.🙂 Merci d'avance
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Trois semaines à Java, Bali et Lombok (1ère partie: Java)
Bonjour à tous, Malgré la quantité d'informations relatives à l'Indonésie, je vous propose ici un carnet de nos 3 semaines à Java/Bali/Lombok cet été (mi-juillet, mi-aout).

Java-Bali-Lombok 15/07/09 - 09/08/09 24 jours

Taux de change : 1 € ~ 11300 Rp Budget global par personne tout inclus (matériel, vaccins, spray, transport, hébergement, visites, souvenirs, frais bancaires…) : 1500 € dont vols internationaux : Lyon-Londres avec Easyjet, un seule bagage de soute : 91 € Londres-Jakarta via Dubai avec Emirates : 555 € et vol domestique : Denpasar-Jakarta avec Air Asia : 38 €

La répartition du budget n’est pas précise car nous (ou plutôt je) avons oublié le guide dans un DAB à Lovina. Le petit déjeuner est tout le temps inclus sauf au Citra à Bandung.

Le voyage aller entre Lyon et Jakarta

Hormis que l’escale à Londres Gatwick d’une dizaine d’heures ait été longue, pas grand-chose à signaler. L’aéroport de Londres Gatwick est composé de deux terminaux, Nord et Sud, relié par une navette aérienne en quelques minutes.

Le voyage avec Emirates jusqu’à Jakarta via Dubai s’est bien passé, la nourriture est de qualité tout comme les avions (Boeing 777). A l’arrivée à Jakarta vers minuit, il faut payer le « visa on arrival » de 25 $ avant de passer les douanes. Et là c’est long ! Quasiment 2 heures je pense.

Ensuite, nous avons pris un taxi BlueBird pour aller jusqu’à Jalan Jaksa moyennant 120 000 Rp tout inclus (autoroute notamment).

L’arrivée et les premiers jours jusqu’à Yogyakarta

J1 : Nous sommes donc arrivés vers 2h30 dans une Jalan Jaksa plus qu’animée ! Cela nous rassure car nous n’avons pas réservé d’hôtel et devons en chercher un en pleine nuit. Nous commençons à avancer et tombons rapidement sur 2 touristes nous indiquant que tout est complet… Ça commence bien. Nous continuons, faisons le tour du block en s’arrêtant notamment aux 2 Ibis mais ça ne sourit pas. Nous croisons au passage quelques rats mais sinon. Cependant, il ne règne pas de climat d’insécurité. Nous finissons par trouver à l’Istana Ratu dans Jalan Jaksa (350 000 Rp, eau chaude, clim).



Couchés à 3 heures du matin, la nuit est courte. Le lendemain, nous quittons la chambre pour la gare de Gambir pour aller à Bandung le jour même. Nous trouvons une place mais il ne reste que l’executive avec clim (3h, ~ 50 000 Rp ? voir le site de Kereta Api).



Le voyage est confortable et agréable, nous arrivons à Bandung vers 17h. Et là, la galère continue ! Deux heures de marche pour trouver un hôtel qui n’est pas « full ». Nous n’avons pas vraiment compris comment tous ces hôtels/auberges étaient remplis à Bandung. Même le Moritz, repaire connu des backpackers était plein. Si quelqu’un a une réponse, je suis preneur. Ceci dit, nous atterrissons au Citra (130 000 Rp, eau froide, ni ventilo ni clim) pour passer la pire nuit de ce voyage, notre chambre donnant sur la rue. Pour couronner le tout, nous allons dîner dans un resto pas loin et nous faisons arnaquer en beauté. Il y a beaucoup de gens et plutôt des grandes tables. Les prix ne sont pas indiqués sur la carte mais vu le standing, on ne s’affole pas trop et commandons 2 plats. La nourriture est bonne mais au moment de payer, la note affiche 150 000 Rp ! On a clairement l’impression de se faire pigeonner. Je demande la carte avec les prix et en effet les plats sont à 70 000 Rp. Je demande les notes de autres tables et elles sont également salées sauf que le prix du plat ne dépend pas du nombre de personnes qui le mange. Finalement, après de longs pourparlers, nous payons et abandonnons. Nous n’avons même pas pu nous balader dans Bandung ce qui nous laisse un souvenir plutôt négatif de la ville, dommage.

J2 : Après une « bonne » nuit de sommeil, nous allons à la gare pour prendre un train classe moyenne en direction de Yogyakarta acheté la veille (8h, 120 000 Rp, ventilo). Le voyage vaut à mes yeux vraiment la peine, les paysages sont magnifiques et nous voyageons avec bon nombre de locaux. Le ventilo est suffisant et moins « coup de froid » que la clim et le train s’avère, avec le recul, être le moyen de transport le plus confortable. Le voyage passe relativement vite étant donné le spectacle aux fenêtres.

Yogyakarta et ses environs

Nous arrivons à Yogya vers 16h et il y a beaucoup de places disponibles dans les hôtels de Sosrowijayan. Nous choisissons finalement le Merapi (200 000 Rp, clim, eau chaude) où nous resterons 4 nuits. Le soir, nous dînons au Bladock, de bonne qualité mais plutôt cher (~70 000 Rp pour 2 jus de fruits, un plat et un dessert pour deux).





J3 : En ce 3ème jour, nous décidons d’aller visiter le Kraton le matin (~15 000 Rp). Le prix n’est pas excessif mais nous regrettons de ne pas avoir prix de guide car nous sommes peut être passés à côté de pas mal de choses tout seuls. Nous avons assisté à un spectacle musical d’un Gamelan (orchestre Indonésien).



L’après-midi, nous avons prix un bus climatisé sur Malioboro (le personnel de la compagnie est très sympathique et nous indique la marche à suivre) pour seulement 3000 Rp afin de se rendre aux temples Hindous de Prambanan. Le site est intéressant mais peut se parcourir assez rapidement.





En conséquence, le prix de 13 $ semble élevé à mes yeux concernant ce site qui vaut néanmoins le détour. Au retour, nous rencontrons un groupe d’écolières particulièrement intriguées par notre apparence (ceci est une remarque globale, les gens sont très intrigués par les touristes que nous étions, moins sur Bali).



L’une d’entre elles se charge de la traduction auprès de ses camarades dans un très bon anglais. Le soir, nous dînons au Superman qui affiche un excellent rapport qualité-prix (65 000 Rp pour 2 jus de fruits, 2 plats et un dessert).

J4 : Aujourd’hui, nous partons pour Borobodur. Pour cela, nous prenons un bus sur Malioboro pour aller à la gare routière où partent des bus pour Borobudur (1h30, 20 000 Rp mais le prix normal semble être de 10 000 Rp). Nous passons le temps en discutant avec un couple de Français d’une cinquantaine d’années habitués de l’Asie.

Depuis la gare de Borobudur, le site principal se situe à 1/4h à pied et l’entrée vaut 15 $, ce qui est encore assez cher mais plus en adéquation avec l’intérêt du site en comparaison avec Prambanan. J’ai été vraiment ébloui par ce site Bouddhiste grandiose par sa taille et son état général. Nous restons quelques heures avant de rentrer tranquillement vers Yogyakarta en bus.







J5 : En ce 5ème jour, nous décidons d’aller aux marché aux oiseaux qui a déménagé et se situe à présent assez loin plus au sud (se méfier car les plans de la ville ne sont pas du tout à l’échelle). Nous avançons donc en bus avant de finir à pied. Le marché est relativement vide mais la visite reste intéressante. On voit beaucoup d’oiseaux mais aussi des singes et des reptiles donc un énorme serpent enroulé dans une caisse en bois ouverte et dont le diamètre faisait largement 10 cm. Au retour, pour la première fois, la personne du bus nous a mal conseillés (il faut dire que plusieurs bus avec le même numéro n’ont pas forcément le même parcours) et nous avons voyagé une bonne heure avant de retomber sur Malioboro. Pour finir la journée, nous avons flâné un peu au marché central ainsi que dans les boutiques le long de l’avenue.

Gunung Bromo et Kawa Ijen

J6 : Après notre 4ème nuit au Merapi, nous sommes partis dans le cadre d’un tour de 3 jours organisé par Sosro Tour en direction du Bromo puis du Kawa Ijen (530 000 Rp sans négociation). Je déconseille cette agence pour sa piètre organisation. Le trajet en minibus est interminable et dure presque 12 h jusqu’à Sukapura, 10 kms avant Cemoro Lawang (nous devions dormir à Cemoro Lawang théoriquement). Nous avons changé 2 fois de minibus et poirauté à chaque fois. Nous avons subi leur organisation pendant ces 3 jours à regret et nous n’aurions pas fait pire tout seul. Par contre, pour le Kawa Ijen, ça semble compliqué en routard. Toujours est-il que nous arrivons vers 22 h au Sukapura Hotel (inclus dans le tour, eau chaude, ni ventilo ni clim) pour se lever le lendemain à 2h45 au lieu de 3h30 puisque nous ne sommes pas à Cemoro Lawang.



Le prix des Jeep pour le point de vue du Penanjakan annoncé à 70 000 Rp/personne à Yogyakarta est passé à 90 000 Rp. Un peu agacés et pas motivé pour faire partie de la file de Jeep, nous décidons d’aller au Bromo seulement à pied. Ce fut probablement un mauvais choix car la journée était belle et les photos à faire magnifiques. Nous avons un peu galéré pour trouver le chemin du Bromo de nuit et le lever du soleil n’était pas fantastique. Nous avons quand même eu le temps de se balader aux bords du cratère fumant, seul intérêt à nos yeux. De plus, je ne comprends pas qu’on puisse appeler un lieu parc national alors qu’il y a Jeeps, voitures, scooters et motos partout. En clair, nous avons été plutôt déçus du Bromo.





Ensuite, retour à l’hôtel pour prendre le petit-déjeuner avant de partir. Là encore, nous devions arriver à Pos Paltuding vers 15 h pour profiter de la piscine de l’hôtel Cartimore (inclus dans le tour, eau chaude, ni ventilo ni clim) et finalement nous sommes arrivés vers 19h. Les chambres n’étaient vraiment pas terribles de notre côté de l’hôtel mais le repas correct et bon marché (~15 000 Rp/plat)

J7 : Nouveau lever à 3h30 pour être prêt à 4h. Bien sûr, nous partons encore en retard, à bord d'un minibus pas du tout adapté à la route. L’environnement forestier est vraiment agréable et nous arrivons au lever du soleil au pied du Kawa Ijen. Après un peu plus d’une heure de marche, nous approchons le cratère, magnifique ! Ce site est vraiment grandiose et beaucoup mieux préservé que le Bromo à mon sens. Nous rencontrons tout au long du parcours les porteurs de souffre ramenant plusieurs de dizaines de kilos dans des paniers en bambous. C’est vraiment impressionnant et force le respect. Pour l’anecdote, une Française s’est particulièrement illustrée. Elle n’a pas voulu donné un centime pour acheter les morceaux de souffre des porteurs, ce qui peut se comprendre, et s’est ensuite empressée de ramasser des petits morceaux par terre. Pathétique… Je suis ensuite descendu dans le cratère afin de m’approcher des émanations. Il y avait du monde mais cela n’enlevait tien à la beauté de l’endroit. Je ne suis pas resté longtemps car le vent tournait et les fumées ne sont pas très agréables, que ce soit pour les voies respiratoires ou les yeux. Après être remonté du cratère puis redescendus aux minibus, nous avons repris la route en direction de Ketapang après s’être arrêtés dans une plantation de café.









A suivre...
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Itinéraire conseillé en Indonésie?
Bonjour,

On est un jeune couple sourd, on va partir en voyage sac à dos pour la première fois en Indonésie du 18 juin au 18 juillet 2010 (donc un mois…) Mais cela me parait si grand que le choix du trajet est compliqué à mettre en forme. Nos centres d’intérêts sont : - Découvrir la culture indonésienne (Temples, volcans, animaux, rizières...) - Rencontrer des gens (plutôt les sourds, existe-t-il une école pour jeunes sourds ?) - Plages (détente, avec snorkeling)

Parcours proposé : Jakarta (aéroport) – Yogyakarta – Région de Java ? – Bali (Ubud, Lembongan ? plages) – Lovina ? (pour voir les dauphins) - Lombok (iles Gili) – Retour à l’aéroport à Jakarta

Besoin de vos conseils… Merci d’avance 😏
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3 weeks in Bali in 2025
We’ve read it all about Bali: mass tourism, non-stop parties, ferry disasters, the kingdom of “Instagrammers,” pollution, “Bali belly”... But luckily, this island isn’t just about Kuta’s beaches and the Lempuyang Temple.

Sure, it’s not as exotic or off-the-beaten-path as other Indonesian islands (the Moluccas, Timor, Flores...), but we spent 3 weeks there and loved it!

Our (planned) itinerary in 7 stops: - Ubud (4 nights) - Sidemen (2 nights) - Gili Meno (3 nights) - Amed (2 nights) - Pemuteran (4 nights) - Munduk (2 nights) - Jatiluwih (2 nights)



We booked our accommodations in advance, and for the rest (drivers, activities...), we took it day by day with help from the homestays (making sure to contact them a few days ahead via WhatsApp).

In the end, it’s an “easy” destination, very affordable, and one that’s managed to keep a certain authenticity.

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Photos de Bali
Voilà quelques photos de bali (petite selection parmi 1400 tofs) où j'ai passé 3 semaines en avril dernier... c'etait trop trop bon.. moi et un pote avons parcouru toute l'île avec un petit 4x4 de loc (Suzuki Katana 😎) pour 10 euros par jours avec l'assurance (à la balinaise l'assurance hehe).. je ne vais pas trop ecrire sur bali car je crois que tout a deja été dit.. mais si vous avez des questions je reste a disposition 😛

http://web.mac.com/tootafunk
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Feedback sur les îles Gili avec Gili Air: comment y aller, logement (mars 2012)
Bonjour, voici un feedback sur Gili Air fin Mars 2012. Beaucoup de réponses aux questions sur le forum donc voici notre propre expérience.



Comment y aller à partir de Bali?

Nous sommes partis de Ubud, nous avons choisi de partir par fast boat avec l'agence Ocen Star, première agence que nous avons trouvé sur Monkey Road. Le billet était de Rp 650.000 Aller/retour, comprenant la navette de notre hotel à Pandangbai, port d'embarcation pour Gili + les deux traversées A/R + la navette de retour de Padangbai à Kuta.

Départ 7h du matin à l'hotel pour arrivée à vers 11h30 sur Gili.







Logement:

Nous avons logé au Unzipp situé sur la côte Est en face de Lombok, même propriétaire que le "Zippbar". Il possède 5 ou 6 bungalows assez vastes, sauf les deux du fond. Nous avons payé Rp 250.000, petit déjeuner compris.







La plage:

Ca se passe de commentaires...





Voici un résumé plus complet: http://perjalanan.over-blog.com/article-les-iles-gili-avec-gili-air-102629028.html

A bientôt

John
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Comparaison entre les îles Perhentians (Malaisie) et les îles Gili (Indonésie)
Je suis allée en Malaisie au printemps dont une semaine aux iles Perhentians que j'ai adoré. J'entends des sons de cloches différents concerant Gilli à Lombok en Malaisie, comme koi c blindé de touristes et tout ce qui va avec un peu comme à Kho Lipeh en Thailande entre autre. Ceci dit à Kho Lipeh la journée de l'autre côté de l ile c super calme quand aux perhentians moi je ne me suis absolument pas plainte d'un surplus de touristes de restos et cie Qu'en est il vraiment des iles Gilli et de Trawanggan particulièrement car je compte bien y passer 5 bons jours (j'avais passé 10 jours aux perhentians rien que du bonheur)
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Quatorze jours à Bali: les îles Gili sont elles indispensables, avis sur notre circuit?
Coucou à tous Et merci d'avance pour vos réponses ce forum fait vraiment avancer...

Alors voici notre idée de circuit:

J1 Arrivée et nuit à Seminiak J 2 Ubud : boutiques / artisans aux alentours / Rizières J 3 Ubud: monkey forest et ...? J4 Ubud: ascension du volcan Batur J 5 Munduk: les lacs; les rizières alentour nuit à Munduk J 6 Munduk idem nuit à Ubud J 7 route vers Amed / ballades nuit à Amed J 8 Amed ballades et plages nuit à Sanur J 9 Départ en avion de Denpasar pour les iles gilli J 10 Iles Gilli J11 Iles Gilli J 12 Retour en avion nuit à Sanur J 13 SANUR J14 Départ

Alors voici mes multiples questions: 1°) On désirait faire ce circuit en moto pour plus de facilité ...est ce faisable ou est-il préférable de prendre d'autres moyens de transport? Où louer cette moto et que faire de nos bagages pendant le circuit ? 2°) 3 jours sont ils suffisants pour Ubud ? Comment organiser la journée vers le volcan Batur ? Je ne suis pas trop sportive pour l'ascension que proposez-vous? 3°) Combien de temps faut il en moto pour se rendre à Amed à partir de Ubud? et de Amed à Sanur ? 4°) On voudrait avoir quelques moments de farniente (plage/massages) on opte pour les îles Gilli est-ce intéressant ou vaut-il mieux rester à un endroit sur Bali ? A entendre, les plages sont magnifiques mais y'a-t-il d'aussi belles plages à Bali qui nous éviteraient de reprendre l'avion etc...surtout qu'il apparaît difficile de profiter de Lombok (Rinjani et kuta) en si peu de temps? 5°) Notre circuit semble-t-il réalisable ou faut-il oublier Gilli et passer plus de temps aux endroits cités avant? car nous n'avons pas envie de courir non plus!!!🤪

Grand merci pour toutes vos réponses...😛
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Itinéraire d'un mois en Indonésie: Bali - Lombok - Florès
Bonjour à tous les voyageurs !

Mon conjoint et moi partons pour un mois en Indonésie du 16 avril au 14 mai. Nous atterrirons à Bali. Nous voyageons en sac à dos et préférons les coins authentiques aux endroits touristiques. Mission pour ce voyage : nature, beaux paysages, ascension(s), temples, rencontre avec les locaux, un peu de repos ... ! Nous sommes assez flexibles car n'avons pas d'itinéraire fixe pour le moment mais il y a tellement de choses à faire en Indonésie qu'on ne sait pas où donner de la tête ... Dans l'idéal nous aimerions visiter : Bali (14j) > Iles Gilis (trop touristique ? Privilégier les belles plages à Lombok ?) > Villages : Muduk et/ou Ubud > Temples : Tanah Lot, Uluwatu > A voir : Danau Batur, Pura Besakih > les rizières Jatiluwih > Plongée à Amed > passage sur Java pour l'ascension du Kawah Ijen

Lombok (7j ou + ?) > Rinjani et vallée de Sembalun > séances de spa à Senggigi > Temple Pura Lingsar ou Gunung Pengsong > croisière en bateau jusqu'aux iles Flores

Flores (??j) > Lacs Kelimutu > Komodo Island

Ce circuit est-il réalisable ou doit-on faire l'impasse sur quelque chose ? Quelles sont les incontournables, pour vous, à Lombok et à Florès ? Que choisiriez vous entre les deux ? Sachant qu'on ne veut pas courir et prendre notre temps pour flâner, visiter, admirer ...

Merci pour votre aide, vos conseils ... :-)
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Itinéraire depuis les Gilis à Kuta (Lombok)?
Bonjour à tous,

Je suis en train de préparer mon voyage à destination de Bali pour mi-mars, nous partons 3 semaines et j'ai plus ou moins un itinéraire établi, et il me reste 2-3 jours libres.

J'hésite sur un point, faire l'aller-retour sur les Gilis depuis Padangbai avec les speed-boats sans passer par le reste de Lombok, ou alors faire seulement l'aller, puis revenir sur Lombok et aller du coté de Kuta (Lombok) pour 2 jours. Je me demandais si après c'était possible de prendre un vol depuis Lombok pour Denpasar et d'attendre sur place mon vol de retour direction Kuala-Lumpur.

Est-ce que ce n'est pas un peu le stress pour seulement 2 jours ? Comment faire pour le vol depuis Lombok, faut-il le reserver à l'avance pour être sur de pouvoir prendre son vol de retour depuis Denpasar, et dans ce cas est-il possible de reserver à l'avance et comment ?

Dernières questions, combien de temps en taxi depuis Bangsal jusqu'à Kuta ? Est-ce que Senggigi vaut aussi la peine (c'est plus près des Gilis et de Mataram)...

Bcp de questions lol... mais merci pour vos réponses !😏
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Comment se loger à Lombok?
Bonjour,

Dans l'idée de découvrir l'indonésie pour le mois de septembre ou octobre 2013, on aimerait aller en direction de l'île de Lombok, mais comme l'aéroport se situe à Bali, nous aimerions connaître le meilleur moyen de transport pour rejoindre Lombok et savoir comment s'y loger. Pour information notre séjour se résumerait à dix jours sur place entres découvertes de plages de sables blancs, paysages, rizières, villages typiques mais comme la superficie de l'île est assez grande quel coin nous conseillerez vous?

Merci pour vos réponses attendues avec impatience.

🙂
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Bali ou Lombok?
ma femme et moi arrivons en malaise le 9 mars et ensuite descendonc en indonésie vers le 23 mars jusqu au 12 avril env car ensuite nous repartons de kuala lumpur alors bali ou lombok a partir du 23 mars ?? ou les deux et si les deux plus a bali ou plus a lombok ??? nous sommes plus farniente, plage, decouverte a moto, sac a dos, ballades, plage plage et soleil !!!! merci et quel temps pour cette periode svp fait t il ??
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