Mon premier voyage en Inde (en espérant que ce ne sera pas le dernier)
1er jour en Inde, Le 12 octobre 2006
Bombay.
Putain quel choc!! J’ai peur, j’appréhende, je suis tout excité, ouvert, fermé! Je ne sais plus du tout ce que je dois penser de tout ça.
J’ai une crainte, si notre chambre se faisait dépouiller durant notre absence. Sérieusement je n’ai jamais ressenti la peur à ce point, c’est vraiment bizarre, loin de tout repère, ce qui peut se passer dans la tête de quelqu’un. C’est incroyable!! En fait ce qui se passe, c’est qu’à notre arrivée dans Bombay, nous avons prit le taxi avec une anglaise, de l’aéroport jusqu’à Colaba. Nous avons donc décider de suivre cette anglaise dans un hôtel où elle avait réservée une chambre, on arrive là-bas, pas de chambre pour Marion et moi, le mec affiche complet, bref on repart non sans avoir dit au revoir, adieu même à notre anglaise qui a vraiment été très apeuré à l’idée de rester seule, bon bref. À ce moment y’à un vieux qui arrive et qui nous montre une carte de visite d’un hôtel. Avec Marion on se concerte, et c’est bon on accepte. On prend un taxi et on arrive devant l’hôtel. Déjà c’est un quartier de merde, dans une petite rue encore plus merdique, vraiment!! Sans déconner tout le monde nous regarde l’air un peu mauvais, comme nous sommes avec un indien, les enfants des rues n’osent pas nous assaillir, car la plupart du temps, ils se font dégager à coup de pieds aux cul par les indiens. Donc, on arrive, et dans ces moments tu fermes ta gueule, tu baisses les yeux et tu traces!! On rentre dans l’hôtel. Donc on visite la chambre, elle nous va. On se concerte avec Marion pour savoir combien on donne de backshish au vieux. Nous n’avons aucune notion de la valeur de la roupie à ça moment, nous sommes en Inde depuis à peine deux heures. On décide de lui donner 20 roupies (l’expérience de notre voyage nous apprendras plus tard que 20 roupies, c’est pas mal, enfin! Avec 20 roupies tu fais pas grand chose mais c’est un backshish raisonnable pour des fauchés comme nous, mais çà nous ne le savons pas encore). Nous donnons donc 20 roupies au mec qui fait un peu la gueule en voyant la couleur du bifton qu’on lui donne. Il nous remercie quand même le regard un peu mauvais et va voir le gérant de l’hôtel derrière son comptoir, et là, il lui deux trois mots en hindi, le gérant ne dit rien et approuve juste de la tête. Le vieux se barre. Putain mais qu’est ce qui se passe là?!! Que lui a-t-il dit bordel!!! À ce moment précis je suis prit de la montée d’angoisse la plus puissante que j’ai ressenti de toute ma vie. Qu’est ce qu’il se passe?!!
Je soupçonne les indiens présents dans le hall (ils squattent pour regarder la télé) de nous dépouiller notre chambre durant notre absence. Nous n’avons aucun repère culturel de ce pays, on est là que depuis deux heures!! Et là je flippe vraiment ma race comme jamais, Marion ne dit rien mais je la ressens tout aussi angoissé que moi. Dans la chambre c’est un peu la panique, au moment de bouger pour aller bouffer on planque tout sous le lit (à quoi bon?) et on prend le plus important, en gros pas grand chose, quelques médocs et surtout les thunes!! Et on part. En revenant le soir, je ne pense qu’à une chose, la chambre, comment va t-elle cette putain de chambre? En fait rien n’avait bougé, tout ça pour rien.
Bref, Bombay!! Vraiment, j’hallucine. En taxi, j’ai cru mourir pleins de fois. Ils roulent comme des cinglés. Ville surpeuplée…poussière…pollution…et surtout la misère.
J’ai l’impression de me retrouver dans un roman de Dominique Lapierre. Petit occidental qui débarque au pays de Gandhi avec ses euros et sa grande gueule. Sensations incroyables! Du monde de partout (à coté, Paris est une promenade de santé), des enfants qui dorment, se lavent, mendient sur les trottoirs. Les indiens nous voient arriver à 100 milles. Comment faire pour garder la face? Quand la pression est telle que tu n’a qu’une seule envie, c’est de repartir direct d’où tu viens, la queue entre les jambes et tes euros en poche. Comment faire confiance à des gens en manque de tout, enfin, surtout d’argent.
Petite ballade à Colaba, le quartier hyper touristique de Bombay:
C’est infernal, putain ça nous a pris le tête. Tous les dix mètres, un mendiant, un commerçant ou un dealer te sautent dessus pour te refourguer un truc, parfois sur deux cents mètres ils te suivent et te forcent à acheter. En même temps, c’est vraiment pénible mais ont-ils le choix? Quand un enfant de six ans te prends par la main et t’emmènes dans une épicerie pour que tu achètes du lait en poudre pour sa petite sœur en t’implorant, t’as juste à fermer ta gueule, être fort pour ne pas chialer et son lait en poudre tu lui achètes, si tu pouvais acheter le magasin entier tu le ferais dans ces moments. Son lait en poudre que je lui ai acheté, peut-être l’a-t-il vendu, mais peut être aussi que sa maman s’en sert encore à l’heure d’aujourd’hui pour nourrir sa petite fille. Alors? Que penser de tout ça?
Quoiqu’il en soit Colaba est quand même un quartier de merde où tu es continuellement emmerdé, mais ça fait parti du jeu (si on peut appeler ça un jeu). Nous restons à Bombay deux jours puis ensuite nous filons à Goa plus au sud.
Le jour du départ, on prend un taxi qui nous propose une ballade dans Bombay. Dans sa bagnole il a un petit prospectus avec les principales curiosités à voir, spécial routards pressés. Ça tombe bien on à un bus qui part dans 5 ou 6 heures. Et nous voilà partit dans Bombay. Temple jaïns ou nous restons à scotcher sur des chants splendides de femmes, vraiment magnifique…Ensuite un truc dédié au bouddha avec une sorte de petit lac crado (pour ne pas dire vraiment dégueulasse) où quelques enfants se baignent, se lavent et la boivent aussi. Ça paraît inconcevable pour moi, mais c’est comme ça, ils sont immunisés et beaucoup plus résistant que nous pauvres petits occidentaux aseptisés.
Les enfants sont ravis de nous voir, en nous voyant, ils enchaînent saltos, sauts périlleux et autres acrobaties. Ils hurlent « photos!! Take photos!! », Marion prends deux ou trois clichés, ils exhibent fièrement leurs biscotos et sautent dans l’eau avec toute leur joie d’avoir été photographié. Moi, je prends la tête à Marion de peur qu’ils ne nous demandent un backshish pour les photos. Finalement, ils ne demandent rien et nous retournons au taxi pour continuer notre tour « spécial touristes ».
Chauffeur de taxi à Bombay, c’est un truc de malade, ici pas de priorité à droite où je ne sais quelles règles à la française. Aucune règle de conduite (j’exagère mais c’est l’impression que ça donne), pas de cédez le passage, les voitures s’arrêtent en plein milieu de la route pour faire demi-tour. Il y en a de partout et pourtant tout se passe comme sur des roulettes, je ne sais pas comment c’est possible. Même les flics s’en contrefoutent, de toutes façon la plupart du temps où on les voit, c’est aux croisements surpeuplés où ils essayent de gérer le trafic et puis de toute façon, ils s’en foutent. Un exemple, à notre arrivée à Colaba le premier jour (avec l’anglaise), on était un peu (carrément) perdu, on dit au taxi de s’arrêter pour regarder tous ensemble le plan du quartier . Et là, le mec, il s’arrête, mais il s’arrête en plein milieu de la route, tout le monde gueule, klaxonne mais lui, il s’en fout, il attend qu’on est retrouvé notre chemin car lui aussi est perdu dans cette ville aux dimensions hallucinantes. Sur ce tu as un flic qui arrive, on croit qu’il va geuler, pas du tout, il prend notre plan et on se met à chercher tous ensemble. Il faudra un bus en colère pour que le taxi veuille bien se garer plus loin. Le flic lui, il s’en fout, il dit au chauffeur de bus de se calmer et on repart dans nos recherches. Hallucinant!!
Comment gérer le trafic dans ce monstre?!
Parfois sur ce que l’on pourrait appeler la périph de Bombay, t’as un mec qui tire une charrette! Mais qu’est ce qu’il fout là au beau milieu des innombrables voitures qui filent sans même le voir?!! Je suis perdu! Qu’est ce que c’est que ce pays de fous.
Notre guide chauffeur de taxi nous emmène voir les Tours du Silence (tant convoitée par Charles Duchaussois dans son roman « Flash« ), c’est un sanctuaire où les parsis (une minorité religieuse ultra-riche) ont fait construire quatre tours auxquelles ils accrochent les dépouillent des cadavres pour les offrir aux vautours. Le site est extrêmement bien gardé et nous ne voyons qu’un petit bout de tour, cachés derrière de hauts murs. Bon nous prenons le bus ce soir pour Goa, l’épisode Bombay fut bref mais intense. Nous devons revenir ici pour notre départ le 19 décembre.
C’est simple, plus jamais je ne prendrais un bus long trajet en Inde. C’est un truc de malade!! Le chauffeur est complètement taré, ils roulent à des vitesses, comment dire? C’est un malade! Leur conduite ressemble au trafic de Bombay, en gros ils font n’importe quoi mais ils savent ce qu’ils font. Ils doublent dans les virages à des vitesses vertigineuses en déboîtant la plupart du temps au dernier moment et se rabattent de la même façon, parfois si il y a dix cm d’écart entre nous et le camion qui arrive en face c’est le maximum. Marion, elle, elle s’en fout, elle est cool. Je ne sais pas comment elle fait, elle est toute tranquille. En même temps le chauffeur roule comme un fou mais il sait ce qu’il fait. Dans le siège à coté du notre, il y avait un indien qui était raide comme un piquet sur son siège et qui enchaînait les prières et les signes de croix, avec le recul, j’en rigole mais sur le moment je ne faisais pas le fier.
13h de route plu tard on est enfin à Goa. Les indiens sont en plein développement économique. Des maisons sont construites de partout pour accueillir le touriste. C’est bizarre mais, pour certains indiens, c’est comme si l’occident était un idéal. Le salaire moyen d’un indien est de 1100 roupie soit 20 euros. 20 euros…
Parfois quand ils nous voient arriver, ils semblent dire « voilà! C’est à ça que je veux ressembler ». Alors toi, t’arrives de France où tu « galères » un peu et tu es confronté à ça, ben sérieusement ça fait bizarre. Comme si tu était un exemple en quelque sorte. À Bombay, notre ami guide chauffeur de taxi m’ouvrait et me fermait la porte, il était à notre entière disposition. C’est trop bizarre comme sensation. Ce sentiment d’être riche, très très riche même.
Parfois aussi, leurs regards se ferment à nous (les anciens surtout), comme si ils pensaient que l’occident venait les pervertir, quelque part ils n’ont pas tort. La société de consommation, le capitalisme, l’argent. L’inde a trouvé son but et dans quelques décennies ce sera sûrement une des grandes puissances de ce monde.
Peut-être leur niveau de vie sera plus confortable, comme cette famille qui vit à six ou sept dans cette petite hutte au dessous de mon balcon à l’heure où je suis en train d’écrire ces quelques lignes. L’inde trouvera sa voie, mais à quel prix? La perte de leur innocence? Leur regard est tellement pur, profond, beau.
Comment peuvent-ils envier l’occident à ce point?
L’inde est en plein apprentissage on dirait. Ne serait-ce que les vendeurs d’objets d’arts, de frous-frous, de colliers et autres. Putain, mais ils ne te lâchent pas d’une semelle, parfois t’aurais envie de les envoyer balader, mais c’est leur gagne pain mais leur technique n’est pas très lucrative, ils te prennent la tête plus qu’autre chose, mais comment doivent-ils faire? Où est la solution? Le tourisme en est une et pas des moindres. Elle va y arriver!! J’espère que l’inde va s’en sortir. Elle doit s’en sortir bordel!!
Ah comme j’aime ce pays. Ça fait que quatre jours que l’on est ici mais je les aime ces indiens, leur vice me gêne, me prend la tête, leurs apriorie sur les occidentaux aussi mais je les aime. 4 jours, j’ai l’impression que c’est une éternité….c’est dans ces moments que l’on se rend compte que le temps n’est qu’une simple notion et qu’il n’existe pas.
Aujourd’hui 4ème jour, on s’est baigné dans la mer d’Oman, l’eau était au moins à 30°, de supers vagues et le truc de fou, des transats, gratos en plus. On est la parfaite panoplie du couple d’occidentaux qui vient faire le beau au milieu de la misère. Des transats quoi!! Un peu plus et on croirait qu’on est milliardaire. C’est une sensation vraiment étrange que celle d’être riche. Sur la plage, toute la journée on croise des femmes indiennes: « hello, how are you? Where do you from.? Do you want massaze? No massaze? Are you sure? Really, no expensive. »
Et c’est partit, toi tu décroches pas un mot mais elles, elles enchaînent. Toujours le même pitch, c’est leur gagne pain. Peut-être qu’il y a dix ans elles arrivaient à amadouer le touristes mais là, ça ne marche plus trop. Marion commence à être agacer de leurs méthodes un peu gênantes et assez encombrantes, c’est clair. Déjà Bombay nous avait prit la tête.
Ah Bombay! C’est…c’est comment dire? J’en sais rien en fait. Des immeubles sans façades sur des dizaines d’étages, sans eau ni électricité sûrement. Des familles entières s’entassent la dedans. Aux alentours de Victoria Station, les trottoirs sont encombrés de tôles disposées de façon à faire des petites maisons, sur des dizaines et des dizaines de km, les familles vivent ici, les enfants se douchent là.
Le plus frappant ce sont les bidon-villes, en arrivant à l’aéroport on les survole. C’est incroyables de voir ces toits de tôles s’étendrent sur des vingtaine de kilomètre (le plus grands bidon-villes d’Asie est à Bombay). C’est assez hallucinant!
Les bidon-villes, qu’est ce qu’elle en fait l’ Inde de ses bidon-villes, elle les ignore, les rejette, les laisse crever . Vision d’horreur. Je connais mal l’Inde. J’aimerais apprendre à la connaître mieux, m’acceptera t-elle?
Je les aime ces indiens, ils sont trop rigolos parfois. Notre premier soir à Goa, on a été bouffer dans un petit resto, on arrive et là il y a quatre indiens assis à une table, en nous voyant arriver ils se sont affolé d’un coup, tout les quatre à nos petits soins genre un qui nous installe, un autre qui part tout affolé chercher les menus, un autre qui nous observe et un autre qui file en cuisine. C’était vraiment très marrant comme scène de vie. Ensuite, quand on avait la carte en main, ils étaient plantés devant notre table droit comme des I, tout gêné et nous aussi avec Marion on ne savait pas quoi faire, on se sentait vraiment con. Je les aime ces indiens, tellement de touristes doivent les prendre pour de la merde, des moins que rien. Rien que d’y penser, ça me fout le bourdon. Putain ce sont des êtres humains bordel!! L’occident est grand, bon, très bon même mais alors qu’est ce qu’il est con, cet occident qui pète plus haut que son cul!
8ème jour, le 20 octobre 2006
C’est bien cool, on a vraiment l’impression d’être des vacanciers. Demain, nous partons pour Calicut pour deux ou trois jours. Si on veut rester un peu plus longtemps dans le nord, il nous faut pas trop nous attarder dans les villes du sud et faire des choix.
Ahh le train en Inde! C’est simple je suis installé à l’endroit où on met les bagages normalement, tellement il y a de monde, pour un peu il doit y en avoir sur le toit. Je n’ai jamais vu un truc pareil, des gens partout, sur les portes bagages, à 8 ou 9 sur des sièges qui en tiennent normalement 4, la chaleur mais surtout les odeurs, il faut dire que les chiottes sont juste à coté. Marion comate en dessous de moi. Ça fait bientôt 20 minutes que l’on est arrêté, pourquoi? Pas la moindre idée. Parfois les trains s’arrêtent 1h pour laisser passer un autre train. Un voyage qui devait durer 4h, finalement on mettra 2h de plus. Quand je pense que je suis le premier à gueuler après la SNCF…Il faudrait que les gueulards comme moi prennent au moins une fois le train en Inde, je pense qu’après ça ils seraient plus calme.
Putain j’ai chaud, il fait au moins 40° la dedans, sinon plus. Quand est-ce qu’on repart? Marion dort par à coups, la pauvre. Remarque sur mon perchoir, j’ai peut-être plus les odeurs de pisse que les autres en bas, mais au moins je suis à mon aise, vautré sur les sacs. Tiens? Les indiens me regardent bizarrement, de toute façon, ils nous regardent toujours bizarrement. L’autre fois on fumait une clope dehors avec Marion en train de discuter alors que le train était arrêter en pleine cambrousse, et là t’as un indien qui se met avec nous, alors on le regarde, croyant qu’il va nous parler, non non il se poste en face de nous les yeux grands ouverts et nous observe. On le regarde, on lui sourit et lui ne cille pas d’un poil, il nous regarde toujours. Trop bizarre, il y’en a des occidentaux par ici pourtant, bon il n’y en a pas beaucoup c’est vrai, mais il y’en a. Peut-être que c’est le fait de voir une femme fumer, ça choque les indiens, tu peux pas savoir à quel point, c’est hallucinant.
Bon on repart? Oui ou merde!! Y’ en a marre là!!
Tout ça pour dire qu’ils me regardent bizarrement. Merde j’ai compris, mes tatanes, j’ai pas enlevé mes tatanes avant de monter sur le porte bagages. Tiens? Marion se réveille, elle est un peu agacée. Qu’est ce que je suis bien là haut. Avachi, seul avec les valises. Bon c’est un peu inconfortable comme position car je suis un peu tordu dans tous les sens mais alors qu’est ce que je suis bien.
Ça y est on repart! Normalement, nous arrivons dans 2h30.
Marion est vraiment agacée.
Moi je trouve ça cool, je suis en train d’écrire ces quelques lignes, c’est cool.
Les indiens aussi commencent à s’agacer, tu m’étonnes, ils sont les uns contre les autres.
Moi je boirais bien un thé. C’est vraiment excellent ça dans les trains indiens. Les vendeurs (de thé, de café, de frous-frous, de fruits…) naviguent dans les wagons, en faisant l’aller-retour et en psalmodiant toujours la même chose. Au début j’étais étonné et je me demandais ce qu’il se passait. En fait, ils vendent leurs produits. On dirait vraiment qu’ils récitent un mantra.
Le train en Inde c’est un sacré bordel! D’ailleurs l’ Inde c’est un sacré bordel, mais c’est trop bon!!
Le 26 octobre 2006
Cette différence social entre ce pays et le mien est incroyable, j’y comprend plus rien. Comment peut vivre plus d’un milliards d’êtres humains de cette façon? C’est dingue!!Les conditions sanitaires sont lamentables. La pollution dans les zones urbaines est hallucinante, les villes sont surpeuplées. Comment les indiens supportent ça? Le pire dans les villes, c’est le bruit. C’est un truc de malade. Les voitures klaxonnent continuellement, les rickshaws, les bus même les vélos klaxonnent. Le trafic est tellement dense! Et les règles de conduites inexistantes (j’exagère un peu) mais tout se mélange, il roule à des vitesses qui feraient démissionner sur le champ un CRS français. Pour annoncer leur arrivée, à un carrefour par exemple, ils klaxonnent, pour avertir les piétons qui leur tournent le dos ils klaxonnent aussi, ou pour…..et merde, ils n’arrêtent pas de Klaxonner. À Cochin, l ‘autre jour. On se baladait avec Marion. Pour se parler, il fallait littéralement gueuler, comme en boite de nuit, tellement la pollution sonore était grande.
Même les trains klaxonnent. En fait les portes des trains restent ouvertes, ce qui est super agréable pour admirer le paysage, alors on peut s’asseoir et regarder. Le train pour t’avertir d’être vigilant parce qu’il y un poteau ou un tunnel ou je ne sais quoi, et bien le train klaxonne. Les voies sont truffées de poteaux!! Si tu veux dormir dans le train en Inde, mets toi le plus loin possible du wagon de tête!! Ce pays est super, mais putain qu’est ce qu’il est bruyant! C’est hallucinant! Autre truc qui me prends la tête: chercher quelque chose. Ça me fait péter les plombs! Hier, on a tourné une après midi pour trouver un centre d’information touristique, que l’on a même pas trouver même avec une boussole et un plan. C’est simple, depuis quelques jours, j’ai l’impression de faire que chercher. Alors tu cherches un hôtel bon marché qui soit pas trop crade, tu cherches un petit resto où dîner ce soir, tu cherches un site touristique, ou j’en sais rien moi, mais en tout cas tu perds une bonne partie de la journée à chercher. En gros tu prends une journée pour repérer l’endroit où tu veux aller et le lendemain tu y vas mais surtout très tôt!! Le plus rigolo là dedans, c’est que quand tu demandes à un indien un renseignement, la plupart du temps, soit il ne sait pas, soit il t’indique une mauvaise direction. La dernière fois à Margao, on a demandé à trois indiens différents où était la gare, on a eu trois réponses différentes, toutes opposées, ils se donnent le mot c’est pas possible!!!Je commence à me demander ce que je fais ici! Ça me prends la tête. Décidément ce pays n’est pas fait pour le tourisme, remarque c’est pas plus mal. Mais peut-être qu’une meilleure organisation serait la bienvenue.
Le 29 octobre 2006
Comment ne pas aimer ce pays?
C’est bizarre mais il suffit que je promène seul dans les rues, personne ne me calcule comme si j’étais un indien parmi les indiens, (je suis métisse indien et vietnamien à la peau assez mate), par contre il suffit qu’il y est Marion, alors là c’est la cata, tous les regards se tournent vers nous, enfin, surtout vers elle. Ils sont outrés de la voir habillées comme ça, alors que c’est pourtant assez simple comme tenue. Qu’est ce qu’ils penseraient en étant en France, les mini-jupes, les décolletés et tout, ils hallucineraient. Le pire, c’est quand ils voient Marion fumer, ça les choquent mais à un point. Au bout d’un moment on se sent obliger de se planquer pour fumer en paix.
J’aime profondément ce pays, mais il y a un truc qui me chiffonne, c’est l’hygiène, les indiens n’ont aucune notion du danger que peut représenter la pollution. Dans les villes, on peut voir des déchetteries à ciel ouvert, c’est pourri, mais eux s’en contentent.
Les indiens jettent tout par terre, un exemple, dans les trains les plateaux repas sont servies dans une grande barquette en plastique, le repas terminé, ils balancent ça par les fenêtres. Le long des voies est parsemée d’ordures en tout genre. Ils ne reçoivent aucune information sur le sujet, c’est pas possible, ou alors ils s’en foutent. Peut-être que dans quelques années les choses bougeront, mais en attendant c’est la merde et c’est vraiment dommage.
Tiens! Marion dort les yeux ouverts, une photo vite!! Et merde, je ne trouve pas mon appareil! En plus elle se réveille! Ah non, elle se rendort aussitôt. On va attendre un peu. À titre informatif, nous sommes actuellement à la gare de Madras en train d’attendre notre train pour Bhubaneswar? On va se taper 22h de trajet, c’est chaud!
Il aura fallu que je vienne ici pour me rendre compte à quel point j’aime la France. Ce pays je vais le respecter désormais. L’occident est grand, peut-être trop même et j’ai peur que cette grandeur le conduise à sa perte…
J’ai plus l’impression de faire une étude sociologique que d’être en vacances.
C’est bon j’ai pris 2 clichés de Marion en train de dormir les yeux ouverts. Cool!!
Nous revoilà dans le train direction Calcutta. Nous quittons Bhubaneswar. On est posé entre les wagons par terre mais ce n’est pas inconfortable. Pour l’instant disons, on verra l’état de nos fesses demain matin, après 9h de trajet.
Aujourd’hui le 5 novembre, je ne me sens pas de très bonne humeur, j’ai pas arrêté de bougonner toute la journée. Pauvre Marion, elle est patiente quand même. Quand je suis dans cet état, je suis chiant comme la mort. Avec Marion, on pense que ce sont mes pauses respiratoires qui me mettent dans ces états de chacal. Parfois le matin, quand je me réveille je suis épuisé, essoufflé. Ça commence à m’inquiéter, mon cœur se fatigue. Il faut absolument que je fasse quelque chose. Aller voir un spécialiste ne me tente pas trop, il va falloir que je me démerde tout seul. J’ai une solution! La sophrologie.
J’ai envie de pleurer, une profonde tristesse m’envahit. C’est pas possible de traiter des êtres humains comme ça!!
La façon dont les parias sont traités me dégoûte. Le regard de ce petit garçon qui est en face de moi au moment où j’écris ceci parle pour tous ces opprimés.
Karma, mon cul ouais!!!
J’ai envie de chialer comme une madeleine. Je retiens mes larmes. Non seulement, les indiens se demanderaient ce qu’il m’arrive, et quant aux autres qui comprendront pourquoi, ben, j’ai tout simplement pas envie qu’ils sachent…
Ma claque dans la gueule, je viens de me la ramasser de plein fouet, à toute berzingue.
Ce petit garçon, qu’est ce qu’il va voir de son pays? Comment va t-il en sortir? Si il en sort vivant, ce serait déjà une très bonne chose. Il est né paria, il restera paria, point barre. Putain d’ Inde!! Ah elle est belle la classe moyenne, oh comme ils sont beaux les brahmanes avec leurs magnifiques colliers de brahmanes, quel mépris dans leurs regards à la vue de parias. Heureusement, il ne sont pas tous comme ça. Putain d’ Inde!!!!
Je suis dégoûté, dégoûté… Mais à un point.
Je n’oublierais jamais ce qu’il vient de se passer. Jamais!
Je viens de me prendre une grande, très grande leçon de compassion en pleine gueule.
Petit enfant esseulé dans la vie et laissé dans un océan de merde! Si encore il savait nager, à mon avis il va vite apprendre, de toute façon il n’a pas le choix. Aucun amour à son égard. Une chose? Un objet? Des bras pour porter? C’est ça cet enfant?!!
Karma!! Mon cul!!
Putain d’ Inde!!
« I have lost my country »(j’ai perdu mon pays)
À ces mots, l’émotion me submerge, mais je ne peux pas me permettre de pleurer devant cet homme qui a dut fuir son pays, sa nation, sa famille.
Selon lui, sa maman l’a emmener quand il était encore enfant à la frontière indienne pour le mettre en sécurité. À ce que j’ai compris, sa maman serait retourner au pays, le laissant seul.
Apparemment la révolution se fait discrètement dans le plus grand secret. Ce peuple a tout perdu, mais il se bat pour garder son identité. Ce peuple, c’est le peuple tibétain!
Dans les monastères restants, les moines enseignent la langue tibétaine aux enfants. Les chinois ayant interdit aux tibétains de parler leur propre langue, ils sont obligés de s’organiser comme ils peuvent. Cet homme est professeur de tibétain en Inde. Selon lui, la situation à Lhassa est catastrophique. Les enfants tibétains préfèrent travailler que d’aller à l ’école, le manque d’argent les poussent à se prostituer dés le plus jeune âge. Ils préfèrent gagner des ronds que d’aller étudier. Voilà ce que la Chine a fait et tout ça dans l’indifférence générale. Il y a plus de chinois au Tibet que de tibétains dans leur propre pays! La plupart ont fuit. Ceux qui sont restés se sont lancés dans las affaires. L’économie de marché.
La plupart des monastères ont été détruits, les lamas, emprisonnés illégalement, torturés, tués, massacrés!!! Les femmes tibétaines violées, avortées puis stérilisées…..
L’homme que nous avons rencontré n’en veut pas aux chinois. Étant bouddhiste, il ne veut pas cultiver de haine envers son prochain. Il prend l’exemple de la Palestine et D’Israël. Quelque part il n’a pas tort. Selon lui, le Tibet ne perdra jamais son identité culturelle. La raison est que l’identité culturelle du Tibet est en majeure partie dût au bouddhisme. Si le bouddhisme disparaît, disparaîtra avec lui le peuple tibétain.
Le 19 novembre 2006
Nous sommes à Darjeeling depuis deux semaines. Entre temps nous sommes aller à Ganktok dans le Sikkim, puis sur la route du retour nous nous sommes arrêter à Kalimpong. Pour enfin revenir ici, à Darjeeling. Cet endroit est magique. Entourée des montagnes de l’ Himalaya, avec en toile de font le Kangchenjunga, le 3ème plus haut mont du monde qui culmine à 8500 et quelques mètres. Autant dire que la vue est hallucinante. Ici nous ne sommes plus en Inde, Darjeeling est un monde à part. Hormis le quartier des taxi-jeeps tout est plus calme, plus serein que ce que nous avons vu jusqu’à présent. Les népalais et tibétains sont ici au grand complet. Le bouddhisme est très présent, nous avons été voir le temple où a été découvert le Bardô-thodôl, le livre des morts tibétains où nous avons rencontré un gentil moine qui nous a expliqué toutes les fresques ornant les murs, c’était vraiment très instructif. À Ghoom, un petit bled aux alentours de Darjeeling, on a rencontré un suisse qui vivait en monastère, un mec super, Michel. Sans déconner, il était génial, on a eu un super échange tous les trois. Normalement, nous devions nous revoir à Bodhgaya, mais on ne s’est pas revu. Marion était très déçue et moi aussi.
Quoiqu’il en soit Darjeeling est un endroit vraiment bien, calme et serein, mais alors il caille la mort et ce n’est pas encore l’hiver. Dans notre chambre d’hôte on n’a pas le chauffage, les t°c descendent à 2 ou 3degrés la nuit et je me demande si il ne gèlerai pas, on se pelle le cul! Mais c’est une super expérience que d’être ici.
Le 2? Novembre 2006Dis, c’est quoi Bouddhiste?Est ce que tu vois cet arbre là?OuiQuel est son nom?C’est un châtaigner il me semble, mais je ne suis pas certain.Et bien? C’est quoi Bouddhiste?….(?)
Le 1er décembre 2006
Nous avons quitté Bodhgaya où nous sommes resté 5 jours. Nous sommes sur la route pour Bénarès. Ça va être fou!! C’est bizarre mais plus je me rapproche de cette ville et plus je sens son énergie. Nous sommes accompagné de Martine, une française, petite dame d’un certain âge très sympa. Nous l’avons rencontré à Bodhgaya, elle est ici pour remplacer la responsable d’une asso qui est tombée malade. Elle est en Inde depuis deux semaines mais elle s’ennuie un peu au centre, donc quand elle a su que nous partions à Bénarès, elle s’est proposée de venir avec nous deux ou trois jours pour lui changer un peu les idées. Elle en a bien besoin en plus. Elle était déjà venue deux fois en Inde, en voyage organisé, et cette fois elle est venue par ses propres moyens. Et franchement, elle est un peu déphasée, elle pensait connaître l’ Inde, étant déjà venue mais elle s’est vite rendue compte que les voyages organisés ne montraient pas vraiment la réalité du pays, du coup elle s’est prise une méchante claque dans la face, et elle est un peu désorientée. Enfin bon, on verra bien.
Le 05 décembre 2006
Bon, et bien plus que dix jours avant le retour à Bombay.
Aujourd’hui, je suis fatigué. Les indiens me saoulent un peu, cette façon qu’ils ont de te dévisager est assez pénible et celle de te prendre pour un con est encore plus énervante!
Nous avons quitté Bénarès ce matin. Bénarès……
Outre le tourisme de masse (je n’avais jamais vu autant de touristes dans une ville indienne) qui, à mon goût fausse parfois les relations, Bénarès reste une ville fascinante, follement hallucinante. Déjà en arrivant, le rickshaw qui nous a conduit de Mugalsarai jusqu’à Bénarès nous a sorti le grand jeu, du véritable pilote de circuit, slalomant entre les cycle-pousse, les piétons, les vaches, les voitures. C’était comme dans un jeu vidéo où tu dois éviter le monde et du monde il y en a!!. J’écoutais Marion et Martine se prendre des fous rires à l’arrière du rickshaw à chaque fois que nous rasions d’un peu trop près (et c‘est peu dire, sans déconner) un passant. Enfin bref, c’était un truc de malade;
Les ablutions à l’aube sont démentielles, ces indiens qui viennent par milliers se bénir dans le Gange est un « spectacle » hallucinant! Après s’être lavés dans le Gange, les indiens doivent boire l’eau (sacrée) du fleuve, qui soit dit en passant est le fleuve le plus pollué au monde. Ce qui est rigolo, c’est que les femmes se lavent habillées, elles n’ont pas le droit d’ôter leur sari! Après ces cérémonies rythmées par les chants matinaux ainsi que les prières, la journée peut enfin commencer. Bénarès en ville, c’est de la folie pure. Du monde de partout, voitures, rickshaws, piétons, vélos, mais surtout les vaches!! Comment peuvent elles être aussi nombreuses, par troupeaux entiers elles se dandinent dans les rues, c’est dingue!!
Il y a un monde fou dans Bénarès, j’ai vécu mon 1er bouchon de piétons ici!!
Parfois tu te ballades dans la rues et là y’à une dizaine de mecs qui portent un cadavre sur une planche. Ils chantent, ils dansent, trompettes et tout le tintoin. À un moment, ils avaient carrément assis le corps recouvert d’une couverture, la tête dépassant à l’avant les yeux ouverts…..
Ils emmènent le corps au bord du Gange pour le brûler. Ils immergent une première fois le corps dans l’eau pour le bénir puis ils l’installent sur le bûcher et lui mettent le feu.
Il y a différents paliers, 3 ou 4 je ne sais plus exactement, en gros plus le corps brûlent haut plus sa caste était élevée. Ils ne brûlent pas tous les corps. Les enfants, les morts de morsures de serpents, les sâdhus ( je crois) et les….vaches!!! Quand ils ne brûlent pas les corps, ils les mettent directement dans le fleuve. C’est le symbole de la sortie du Sâmsara, ils sortent du cycles infernales des réincarnations. Si la vache est sacrée en Inde, c ‘est qu’elle symbolise la mère. Quand la mère ne peut allaiter son enfant, le lait de la vache nourri le nourrisson, la vache prend alors le rôle de mère.
Le soir, au coucher du soleil se déroule le Puja, une offrande faite aux Dieux et au Gange, avec danse rituelle, musique et tout et tout. En fait la vie à Bénarès est assez concentrée au bord du Gange et de la religion. Bénarès est une ville absolument incroyable et ne pas s’y être arrêter aurait été une belle connerie de notre part.
Enfin maintenant en route pour le Rajasthan!!
Ah tiens! Aujourd’hui dans une gare, à même le quai sous une couverture à moitié déchirée, on a vu un cadavre! Sur le quai, comme ça. Comme à Patna, qui soit dit en passant est une grosse ville de merde où vraiment, ça craint pour les occidentaux. Donc à Patna, on se baladait vers un marché pour acheter des biddies et là par terre vers les étales de fruits et légumes, on voit un vieillard par terre, le type était mort et ils l’avaient laissé là, je ne pense pas pour longtemps mais on a trouvé ça assez hallucinant. Tu imagines un peu, tu va faire ton marché au milieu des cadavres qui jonchent le sol!! L’ Inde est vraiment bizarre parfois, c’est clair!
Je me dois de m’arrêter un peu sur l’épisode de Bodhgaya.
En fait, suis un peu déçu par tous les dogmes, religions et autres… à Bodhgaya, au stupa du Mahabodi, il y a des centaines de pèlerins qui viennent du monde entier pour y faire des…pèlerinages (forcément!).
La façon dont ils vénèrent ce lieu, l’arbre où Bouddha a reçu l’illumination en particulier est vraiment bizarre. Je trouve ça curieux la notion de sacralisation. En fait non….je comprends tout à fait que l’homme croit, mais qu’il puisse vénérer à ce point, c’est assez hallucinant. Je crois de moins en moins aux dogmes, tout du moins à certaines pratiques que mettent en œuvre par exemple les bouddhistes tibétains qui tournent autour d’une statue de bouddha pendant je ne sais pas combien de temps…pour moi ces pratiques sont pour le moins bizarres même si je les comprends, je ne peux pas m’empêcher de penser que tout ceci ne sert à rien.
En fait, depuis quelques temps je ne crois plus en grand chose. Rien n’est sacré! À part peut-être la nature.
Je rêve d’emmener maman en Inde l’année prochaine. Il faut qu’elle vienne voir comment est la vie ici. J’aimerais tant qu’elle le voit de ses yeux, ce pays. Je compte lui payer le voyage. Je lui dois bien ça, car je trouve que je lui en ai quand même fait un peu baver et je ne l’ai pas toujours respecté.
Je lui dois bien ça et puis c’est un des ses rêves.
Le 15 décembre 2006
Plus que trois jours ici. Nous prenons pour l’avant dernière fois le train, direction Ahmedabad puis ensuite Bombay. Ce voyage m’aura marqué pour toujours! Mais pour être franc, je suis quand même content de rentrer en France. Ces derniers jours je suis un peu agacer de la façon dont beaucoup d’indiens se comportent. Au royaume des aveugles, le borgnes est roi. Les indiens ont parfois la fâcheuse tendance à prendre les occidentaux pour des cons. C’est bizarre mais sept fois sur dix, quand un indiens vient te parler ça va être pour te soutirer de l’argent. Négocier…Négocier…Toujours négocier. C’est un vrai jeu, à la longue un peu fatiguant. Putain, si ils savaient qu’en France je ne suis pas riche; enfin je vis bien quand même. Si ils savaient combien la vie est « difficile » en France peut-être nous prendraient-ils comme des êtres humains et non pas comme des billets de un dollar…certes, ils sont quand même vachement dans la merde. Désormais j’aurais un autre œil de la pauvreté en Francs, surtout chez les jeunes qui se la jouent « victimes de la société ». Certain n’ont pas eu de chance mais aussi beaucoup en profite et se laisse aller à taper la manche. Je ne leur jette pas la pierre, mais quand tu veux t’en sortir en France tu peux y arriver. Putain! Nous sommes dans un pays riche! Profitons de cette chance pour bénéficier du confort matériel et de tout ce qui va avec surtout de l’accès à la culture et de l’ouverture sur le monde que l’on a et qu’ici en Inde, la majorité ne connaisse pas, d’ailleurs en ont-ils besoin? Parfois je sens leur jugement, leurs pensées profondes et je suis sûr que si ils étaient un minimum instruits, mais jamais ils ne penseraient comme ça; ils sont vraiment emprisonnés pour beaucoup, c’est peut-être un peu dur ce que j’écris mais c’est la triste vérité. Parfois j’ai l’impression de me retrouver dans la France profonde, face à des gens qui n’ont jamais sortis leurs fesses de là où ils habitent; c’est incroyable comme sensation que celle d’être face à un ignorant qui te prend pour un con. Être ignorant parmi les ignorants peut-être…
J’aime ce pays mais il m’use, me fatigue, me prend la tête.
Il y’a un truc hallucinant aussi. C’est le décalage qu’il y a entre les médias (télé) et la réalité. Ce n’est pas un fossé qui sépare les deux mais un gouffre, un canyon, je ne sais pas comment dire tellement la différence est frappante. Dans les spots de pub, on voit une Inde moderne, propre, nickel, organisée, riche, très riche même, aseptisée; pour un peu on se croirait dans un pays nickel! L’ Inde de demain est en direct dans votre salon tous les soirs mesdames et messieurs!! Les médias véhiculent une image occidentalisée de l’Inde. Des femmes fatales qui assument leur sexualité, nous sommes dans un pays qui pratiquent encore l’avortement abusif quand il s’agit d’une fille. À la télé, des femmes qui ont leur mot à dire. Quand je vois les femmes en Inde, j’ai l’impression de voir un film des années 50-60. Femmes soumises qui parlent que dans le doute et une certaine soumission à l’homme. Attention ceci, ’est pas une généralité mais bon….
Quoiqu’il en soit demain après midi, nous serons à Bombay pour deux jours. J’ai hâte de rentrer. Je rêve d’un truc depuis plus d’un mois, c’est d’une tartiflette, bien grasse. La bouffe française me manque, je ne suis pas chauvin, loin de là mais la bouffe française est un festival de saveurs pour les papilles.
Là, dans le même wagon que le mien, des indiens chantent depuis une heure au-moins, c’est vraiment très beau et enivrant.
Marion, elle dort. Pour parler d’elle, ce voyage nous a beaucoup apporté je pense; pourtant, je ne compte pas les prises de tête et les remises en question, combien de fois on a failli se séparer? C’était parfois une épreuves et on l’a surmonté.
Ma relation avec elle ressemble plus à une forte, très très forte amitié mais je l’aime de sentiments amoureux à la fois, c’est assez troublant. J’ai parfois plus l’impression de parler à ma sœur, ma pote, qu’à ma petite amie. C’est vraiment rigolo comme sentiment.
Putain, j’en ai plein le cul. Bientôt 6 heures qu’on est entassé les uns sur les autres! Le train en Inde c’est infernal. Le bruit, je n’en parle même pas. Quand tu es en forme, de bonne humeur, ça passe mais il suffit que tu sois un peu fatigué, alors là c’est la cata’.
Franchement, je ne comprend pas comment un train met dix heures pour faire 300 bornes… c’est vraiment bizarre.
Tiens?! Il y a du mouvement, tout le monde descend ou quoi! Il suffit que j’écrive ces quelques lignes et il n’y aura bientôt plus personne dans le train, c’est peut-être ça l’ironie du sort. Tout simplement, que je me plains pour rien finalement. Je ne compte pas les gens qui font le voyage debout(!!), ils dorment littéralement debout!!! J’ai vraiment de la chance et je me plains. Bon allez plus que trois heures.
21 décembre 2006: le retour en France
Il est beaucoup difficile que ce que j’aurai pu imaginer. Je me suis ramassé une putain de claque qui m’a fait très mal.
J’ai perdu tout sens de communication avec les français. Mais alors qu’est ce qu’ils font la gueule, c’est incroyable! Et puis, tout va étrangement vite, un exemple, la route pour aller à Arcachon, j’ai trop flippé, les français roulent comme des malades, vite, trop vite même. À mon avis, c’est beaucoup plus dangereux ici qu’en Inde…..
Bon, et bien à ceux et celle qui auront eu la patience de lire jusqu'au bout j’espère que vous aurez fait une bonne lecture. Et je vous souhaite à tous pleins de bonnes choses sur votre route.
Bonjour amis voyageurs,
Nous partons ma sœur et moi trois semaines en Inde du sud en janvier 2011, et nous souhaitons voyager "a la roots", c'est a dire en ne prévoyant que les grandes lignes pour préserver la spontanéité, et partir a la découverte de l'Inde profonde loin des visites culturelles "classiques", plus proches de la nature et de la population rurale.
Y en aurait il parmi vous qui auraient vécu ce type d'expérience, quels sont les sites vers lesquels je pourrais m'aiguiller, quels sont les risques?
Merci de vos réponses tous les commentaires sont les bienvenus! 😛
Bonjour à tous ,
Je voyage actuellement en Inde et je suis surprise de voir le nombre de français qui y vivent ou voyagent (il paraitrait que 50% des voaygeurs en Inde sont français).
Lors de mes recherches sur le net , c'est très partagé et d'ailleurs beaucoup de blog ou commentaires sont consacrés à la haine de ce pays car sale, pauvre, comportements étranges ....
Il n'empeche que au final je vois toujours beacoup de français (largement plus qu eles autres nationalités). Pouvez vous peut etre me donner une raison qui expliquerai selon vous que les francais aiment particulierement l'inde. Est ce votre avis?? (evitez les classiques vetements colorés, senteurs d'épices et Taj Mahal svp.... je pense que derrière tout ca il y a une autre raison ... que je n'arrive pas à expliquer moi même).
Merci de votre aide et à ien Inde , peu être.
Je voyage actuellement en Inde et je suis surprise de voir le nombre de français qui y vivent ou voyagent (il paraitrait que 50% des voaygeurs en Inde sont français).
Lors de mes recherches sur le net , c'est très partagé et d'ailleurs beaucoup de blog ou commentaires sont consacrés à la haine de ce pays car sale, pauvre, comportements étranges ....
Il n'empeche que au final je vois toujours beacoup de français (largement plus qu eles autres nationalités). Pouvez vous peut etre me donner une raison qui expliquerai selon vous que les francais aiment particulierement l'inde. Est ce votre avis?? (evitez les classiques vetements colorés, senteurs d'épices et Taj Mahal svp.... je pense que derrière tout ca il y a une autre raison ... que je n'arrive pas à expliquer moi même).
Merci de votre aide et à ien Inde , peu être.
9/7/11
Air India... Le steward passe avec les boissons... "May I have a whisky please? " "One or two?" "😮 euh... two!😎 "
Les portes de l'avion s’ouvrent... Il fait chaud à Delhi en ce début de matinée, très chaud...
Je récupère mon sac, passe les formalités, et papote avec deux français qui préfèrent prendre un taxi plutôt que le metro, pour voir un peu la ville.
On partage un taxi, à l'interieur du stand prepaid, un indien fume une beedie... Mon corps réclame sa dose de goudron et de nicotine après ces longues heures d'avion. Seulement c'est interdit de fumer dans l'enceinte de l'aéroport... Zut, je demande une beedie, et la fume discrètement...
Rhaa glub lovelyyyyy!!!! 😏
J'adore le gout de cette petite cigarette, remplie d'un peu de tabac et roulée à la main dans un feuille de "Tendu", un genre d'eucalyptus.
Je la savoure quelques minutes, avec les deux ou trois indiens autour me souriant l'air de dire... "Alala ces femmes européennes fumant... Mais celle là on voit qu'elle l'a déguste"
Bref, on monte dans le taxi... Tiens.... Bizarre....
On arrive à la gare de New Delhi sans être restés bloqués dans des embouteillages :)
Au premier étage, là ou les étrangers réservent leurs tickets de train, l'air conditionné à été installé, je me souviens l'année passée il y avait un gros ventilateur devant lequel plusieurs touristes trempés de sueur essayaient de se secher... Un indien éternue... Je fais la file comme tout le monde, assise dans les gros divans datant sans doute d'avant la partition, et je change de place à chaque fois, pour rester dans la file...
Mon tour arrive, et youpie toutoubidou je t'aime la vie, j'ai de la place dans le train de ce soir!
Direction Almora via Haldwani, dans l'Uttarankhand.
Je quitte Mathieu et Maxime, et vais chez Tarik. Tarik est grossiste en bijoux, cela fait 10 ans qu'on se connait. L'année passée il m'avait donné un gros sac à crédit, je vais donc lui apporter son du. Il n'est pas là, mais son frère m'accueille d'un thé au safran, on papote et il me propose de laisser mon sac ici la journée, de prendre une douche et de dîner avec lui et son domestique avant de prendre le train. Avec plaisir 🙂
Je pars faire mes petites courses, je trouve de l'odomos (anti-moustique) en spray, mon talc préfer��, deux trois autres petites affaires, je rentre dîner d'un curry de mouton, prends mon sac, un rickshaw et vais à la gare de Old Delhi.
22h, le train part à l'heure... Je retrouve avec quelqu' appréhension la classe Sleeper... Mais ca va, ce n'est pas la foire, je parviens à dormir relativement bien pendant la petite nuit...
6h du mat', "Chai chai chaiyéé?" "Yes chai!" "Biskit biskit?", "cold drinks pani bottle?"
J'arrive à Haldwani... Prends une jeep collective jusqu'Almora... Paysage grandiose... La route est sinueuse au possible, on longe les montagnes, des ravins abruptes, on tourne à gauche, à droite... Oulala.... Stop! Le curry de mouton doit resortir en vitesse par la gueule.... 😕
.../... Arrivée à Almora, je ne marche pas longtemps avant de trouver un hotel, il n'est pas terrible, mais pour une nuit, en attendant de trouver mieux, ca fera l'affaire...
Je dépose mon sac, prends une bonne douche, quelques chaï avec un paquet de biscuits, et pars me balader...
Au bout de 500 mètres, paf! Il pleuvine... Je me réfugie dans un chai shop, et apprends quelques mots d'hindi avec le chai wallah.
Je continue ma route... Je cherche un guest house sympa... J'ai vu le Tara GH dans mon guide, je vais voir... Sur la route, je croise un motard, les longs cheveux blonds volants au vent qui descend vers la ville... J'arrive chez Tara.
Ouais bof, les chambres sont sympas, avec une belle vue, mais non. Alors je bois un chai et fume une beedie sur le banc à côté d'une échoppe...
.../... Le temps passe doucement... J'entends le moteur caractèristique d'une Enfield.... Oh! Le motard blond! Et si j'allais lui demander de m'emmener??? Allé hop!
"Namasté" :)
"Namasté :)"
"Can you bring me up?"
"Yeah sure, why not?"
"😎 Oh great! Thanks!"
Et zou! me voilà sur la moto, derrière cet inconnu, m’emmenant je ne sais ou...
Il m'emmène en fait à un point de vue, mais tout dépité qu'il est, on ne voit rien à cause des nuages...
Il va chez des amis à lui... Tu veux venir? Pourquoi pas...
Et je passe une bonne partie de l'après midi avec lui et ses amis. Kevin est allemand, marié à une indienne, deux enfants, il vit là depuis 23 ans.
Parmis ses amis il y a une suissesse, enceinte et mariée avec un indien et une japonaise maman d'une petite fille de deux ans, mariée elle aussi à un indien.
On m'offre un succulent chai, des fruits, on papote, la vue est magnifique...

.../...

.../...
Suggestion d'écoute:
15/2 Zut, j’ai encore oublié d’éteindre ma couverture chauffante… J’ai eu un peu chaud cette nuit. Ah mais non !!! (j'suis con) Je suis en Inde, chez Léon !!! Mais quel délicieux réveil... « Didi, coffee ? » Je saute hors de mon lit et court ouvrir la porte. « Rita !!!! » Elle dépose le café sur la table en bambou de la terrasse et l’on se sert dans les bras. Rita est l’une des femmes qui travaillent au guesthouse, c’est mon sixième ou septième séjour ici, on s’adore. Qu’il est donc bon de retrouver des personnes qu’on aime...

Je suis arrivée hier en Inde par un vol via Istanbul, Bombay, ensuite un vol domestique jusque Vishakapatnam, et de là directement un taxi pour le Chandoori Sai guest house. La température est parfaite, un peu moins de 30° et une légère brise. Comme j’ai reçu de mon frère son super appareil photo à prêter (un coolpix P510 avec zoom optique x 42 !), je pars me balader dans la nature environnante pour l’essayer...


16/2 Deux adorables anglaises sont arrivées ce matin, Camilla et Bou. Elles aussi sont de grandes amoureuses de ce pays, c’est leur premier séjour au sud Orissa. La journée se passe, je me balade, m’assois sur les marches d’un petit temple et observe ce village que j’aime, la vache qui déambule, le coq picorant dieu sait quoi, une gamine à bicyclette passe plusieurs fois devant moi, n’ose pas répondre à mon hello mais me sourit timidement, un vieux est installé sur le devant d’une porte. Aucun bruit de moteur ne vient troubler le chant des oiseaux, du coq, un chien aboie au loin...

Le soir venu nous nous retrouvons tous les quatre, Camille, Bou, moi et Léon, autour du repas, toujours délicieux avec tous ces produits frais et fait maison… Léon a montré à Rita et d’autres, comment faire des pâtes fraîches, raviolis, linguinis etc. On se régale ! De plus comme Camille aime la bière belge, j’ouvre une leffe blonde. C’est bien la première fois que j’apporte de la bière de chez moi, mais c’est pour une amie avec qui je vais voyager plus tard 😎
17/2 : Camilla et Bou m’ont proposé de les accompagner au marché de Kunduli ce matin. J’y ai déjà été trois ou quatre fois, mais c’est toujours un émerveillement pour les yeux (et l’objectif) de voir ces marchés tribaux colorés...


L’après midi, je rencontre Raj Inde, guide spécialisé sur l’Inde du sud et francophone. On se connait via internet :) Au soir je m’en vais. Je prends le train de nuit pour Bhubaneshwar. Damendra me conduit à la gare avec la jeep de Léon. Comme je n’ai pas réservé de ticket, j’achète un billet en classe générale, monte dans la second sleeper, et quand je chef de train arrive, je lui achète le ticket approprié. Je sais par expérience, que l’Hirakhand express n’est jamais plein. Je ne dors pas bien, pas encore habituée au décalage horaire sans doute. Dire que quand j’avais 30 ans, je ne le sentais quasi pas… Seulement je ne les ai plus… De plus la banquette est dure, j’ai mal aux os de la hanche. (Ta G. Parvat ! Tu préfères être dans ton lit en Belgique ? Non, mais j’aurais dû choisir la classe 3 a/c au lieu des secondes... ) 18/2 Dans la matinée j’arrive chez Ajay que je connais, via le site couchsurfing, depuis plusieurs années. Sue, sa femme, m’apporte un délicieux lunch; ensuite Ajay m’emmène au temple yogini de Hirapur, à la sortie de la ville. Le temple est rond, de l’extérieur il ne paie pas de mine mais une fois rentrée dans le temple… J’y trouve 64 déesses en granit noir, debout sur un animal, un démon ou une tête humaine représentant la victoire de Shakti (force féminine).

Je suis étonnée de voir une forme féminine de Ganesh...

Les Yoginis entourent un autel ou la déesse Kâli semble danser, sur une tête humaine représentant ici le triomphe du cœur sur l'esprit...
Ajay me dépose en ville, et je vais traîner dans les magasins, m’offre un café dans un « Coffee Day », déjeune d’un riz biryani dans un bon p’tit resto très kitsch, retourne voir pour la x ème fois le temple de Mukteshwar que j’aime beaucoup, y traine plus d’une heure, me repose dans l’herbe, regarde les écureuils, écoute les oiseaux, écris mon journal...

En fin de journée j’ai été à une foire aux textiles venant de tous les coins de l’Inde mais surtout de différents coins en Orissa. J’ai craqué sur une magnifique tunique de Sambalpur.
19/2 Je tourne en rond toute la matinée… A 13h la voiture – chauffeur arrive. Elle est conduite par le souriant Dadhu, et nous partons pour l’aéroport. Arrivée là je trépigne d’impatience... Nous sommes trop tôt et je fume beedie sur beedie. Enfin le vol a atterri, je les vois à travers la porte... Mais qu’est-ce que je suis contente !!! :D
15/2 Zut, j’ai encore oublié d’éteindre ma couverture chauffante… J’ai eu un peu chaud cette nuit. Ah mais non !!! (j'suis con) Je suis en Inde, chez Léon !!! Mais quel délicieux réveil... « Didi, coffee ? » Je saute hors de mon lit et court ouvrir la porte. « Rita !!!! » Elle dépose le café sur la table en bambou de la terrasse et l’on se sert dans les bras. Rita est l’une des femmes qui travaillent au guesthouse, c’est mon sixième ou septième séjour ici, on s’adore. Qu’il est donc bon de retrouver des personnes qu’on aime...

Je suis arrivée hier en Inde par un vol via Istanbul, Bombay, ensuite un vol domestique jusque Vishakapatnam, et de là directement un taxi pour le Chandoori Sai guest house. La température est parfaite, un peu moins de 30° et une légère brise. Comme j’ai reçu de mon frère son super appareil photo à prêter (un coolpix P510 avec zoom optique x 42 !), je pars me balader dans la nature environnante pour l’essayer...


16/2 Deux adorables anglaises sont arrivées ce matin, Camilla et Bou. Elles aussi sont de grandes amoureuses de ce pays, c’est leur premier séjour au sud Orissa. La journée se passe, je me balade, m’assois sur les marches d’un petit temple et observe ce village que j’aime, la vache qui déambule, le coq picorant dieu sait quoi, une gamine à bicyclette passe plusieurs fois devant moi, n’ose pas répondre à mon hello mais me sourit timidement, un vieux est installé sur le devant d’une porte. Aucun bruit de moteur ne vient troubler le chant des oiseaux, du coq, un chien aboie au loin...

Le soir venu nous nous retrouvons tous les quatre, Camille, Bou, moi et Léon, autour du repas, toujours délicieux avec tous ces produits frais et fait maison… Léon a montré à Rita et d’autres, comment faire des pâtes fraîches, raviolis, linguinis etc. On se régale ! De plus comme Camille aime la bière belge, j’ouvre une leffe blonde. C’est bien la première fois que j’apporte de la bière de chez moi, mais c’est pour une amie avec qui je vais voyager plus tard 😎
17/2 : Camilla et Bou m’ont proposé de les accompagner au marché de Kunduli ce matin. J’y ai déjà été trois ou quatre fois, mais c’est toujours un émerveillement pour les yeux (et l’objectif) de voir ces marchés tribaux colorés...


L’après midi, je rencontre Raj Inde, guide spécialisé sur l’Inde du sud et francophone. On se connait via internet :) Au soir je m’en vais. Je prends le train de nuit pour Bhubaneshwar. Damendra me conduit à la gare avec la jeep de Léon. Comme je n’ai pas réservé de ticket, j’achète un billet en classe générale, monte dans la second sleeper, et quand je chef de train arrive, je lui achète le ticket approprié. Je sais par expérience, que l’Hirakhand express n’est jamais plein. Je ne dors pas bien, pas encore habituée au décalage horaire sans doute. Dire que quand j’avais 30 ans, je ne le sentais quasi pas… Seulement je ne les ai plus… De plus la banquette est dure, j’ai mal aux os de la hanche. (Ta G. Parvat ! Tu préfères être dans ton lit en Belgique ? Non, mais j’aurais dû choisir la classe 3 a/c au lieu des secondes... ) 18/2 Dans la matinée j’arrive chez Ajay que je connais, via le site couchsurfing, depuis plusieurs années. Sue, sa femme, m’apporte un délicieux lunch; ensuite Ajay m’emmène au temple yogini de Hirapur, à la sortie de la ville. Le temple est rond, de l’extérieur il ne paie pas de mine mais une fois rentrée dans le temple… J’y trouve 64 déesses en granit noir, debout sur un animal, un démon ou une tête humaine représentant la victoire de Shakti (force féminine).

Je suis étonnée de voir une forme féminine de Ganesh...

Les Yoginis entourent un autel ou la déesse Kâli semble danser, sur une tête humaine représentant ici le triomphe du cœur sur l'esprit...
Ajay me dépose en ville, et je vais traîner dans les magasins, m’offre un café dans un « Coffee Day », déjeune d’un riz biryani dans un bon p’tit resto très kitsch, retourne voir pour la x ème fois le temple de Mukteshwar que j’aime beaucoup, y traine plus d’une heure, me repose dans l’herbe, regarde les écureuils, écoute les oiseaux, écris mon journal...

En fin de journée j’ai été à une foire aux textiles venant de tous les coins de l’Inde mais surtout de différents coins en Orissa. J’ai craqué sur une magnifique tunique de Sambalpur.
19/2 Je tourne en rond toute la matinée… A 13h la voiture – chauffeur arrive. Elle est conduite par le souriant Dadhu, et nous partons pour l’aéroport. Arrivée là je trépigne d’impatience... Nous sommes trop tôt et je fume beedie sur beedie. Enfin le vol a atterri, je les vois à travers la porte... Mais qu’est-ce que je suis contente !!! :D
je souhaite partir en inde au mois de mai 2008 avec ma soeur, et je voudrais faire le tour de l'inde !
J'ai déjà effectuer un parcours comme suit :
vol paris/Delhi train delhi/agra train agra/ varanasi train varanasi / calcutta bus calcutta/ bhubaneshwar bus bhubaneshwar/puri vol vishkhapatnam/chennai bus chennai/pondichéry vol chennai/trivandrum bus pour quillon backwaters quillon/alleppey train alleppey/cochin train cochin/calicut bus pour mudumalaï train pour goa train goa/bombay vol bombay/paris
je sais ca fait beaucoup de temps passer dans les transports 🤪🤪mais si on le fait de nuit ça peut passer non??? merci pour vos réponses. 🙂
Peut-être que quelqu'un serait intéressé de faire le voyage avec nous ou du moins un bout de chemin ensemble?
J'ai déjà effectuer un parcours comme suit :
vol paris/Delhi train delhi/agra train agra/ varanasi train varanasi / calcutta bus calcutta/ bhubaneshwar bus bhubaneshwar/puri vol vishkhapatnam/chennai bus chennai/pondichéry vol chennai/trivandrum bus pour quillon backwaters quillon/alleppey train alleppey/cochin train cochin/calicut bus pour mudumalaï train pour goa train goa/bombay vol bombay/parisje sais ca fait beaucoup de temps passer dans les transports 🤪🤪mais si on le fait de nuit ça peut passer non??? merci pour vos réponses. 🙂
Peut-être que quelqu'un serait intéressé de faire le voyage avec nous ou du moins un bout de chemin ensemble?
Avant de m'installer en Thaïlande, j'ai parcouru le sous continent indien durant plus de dix ans. J'ai même vécu quelques années dans le sud de l'Inde, au Kérala, au bord de cette magnifique plage de Varkala. Dans cette rubrique, je reviendrais au gré de mes souvenirs (le temps déforme la réalité mais... L'imagination prend le relais ) sur cette période de ma vie, où anecdotes de voyages croustillantes et rencontres inoubliables ont été le lot quasi quotidien de ces aventures ! N'ayant plus de photos de cette épopée, cette rubrique sera illustrée de photographies de mon grand frère Didier, aficionados, disciple de l'Inde et qui m'a transmis très tôt cette passion, le virus de ce pays et de ses peuples magnifiques !Ce carnet de voyage datant des années 90 comporte une vingtaine d'épisodes. Si vous souhaitez lire ce récit de voyage tout de suite sans attendre la publication sur VF, je vous invite à découvrir la rubrique de mon blog www.jeffdepangkhan.com , "Comme un rêve, divagations indiennes" Ces récits sont aussi illustrés de nombreuses photos.
Dakha, Bangladesh ! (nov 91, Première partie).
« L’Asie … L’Inde … Mother India … »
Ce sont des noms, des lieux qui résonnaient dans ma petite tête d'adolescent et qui continuent bien des années plus tard à me soupirer de biens belles choses ! Plus jeune, une certaine littérature m'avait déjà mené vers ces destinations, racontant des histoires de voyages, de « voyage-voyage »... « Flash », « les chemins de Katmandou », même les saga d’Irène Frain et j'en passe . Après avoir lu ces livres et écouté certains de mes ainés revenant de ces terres mystiques, je n'avais fait alors qu'imaginer ce que pouvait être cette civilisation, ce monde unique que je pourrais assimiler plus tard à un astre à part entière au beau milieu de notre planète! j'allais continuer de grandir, de vieillir, mais par contre dans mon subconscient, tous ces rêves étaient bien ancrés et je n'attendais qu'un signe pour être prêt à les concrétiser, à les vivre un jour futur. Les années passaient et ce jour arriva où un ami me proposa : "- Dit donc Jeff, ne seriez-vous (je fus marié une première fois avec une femme française) pas intéressés de venir avec moi au Népal puis pourquoi pas, prolonger le « trip », toujours en ma compagnie (sous entendu si vous aviez du temps et de l'argent) jusqu'en Inde ?"
"- Quelle question ! Oui, trois fois oui !" Répondais-je, heureux .
Enfin le rêve devenait réalité !
J'avais grandi et j'avais commencé un travail lucratif (qui me permettrait d'ailleurs de vivre en ISAN plus tard jusqu'à aujourd'hui). Ce qui était un rêve d'adolescent, de voyager vers l'Asie, se présentait tel un cadeau ! En plus, mon ami avait déjà passé son examen de « premier voyage en Inde ». On avait donc notre parrain pour la découverte du pays des sadhus et autres gurus, que du bonheur ! J'avais beau en avoir rêver mais devant le fait accompli, j'avais dès lors une petite appréhension de partie loin, c’était la vraie première fois ! Les seuls voyages où je m’étais risqué, étant les Antilles (pour travailler, ce n’était pas la même chose, St Martin et Saint Barthélemy, Saint Barth... avec l'accent trainant comme il faut le dire quand on y est mais c'était loin d’être l'Asie , c'était un gros bout de France, coloré certes , mais la France tout de même ! J'avais aussi traversé du nord au sud l'Italie, le Portugal et le Maroc jusqu'à Tan Tan au volant d'un Ford Transit rallongé double essieu déglingué. On peut donc dire que ce n’était pas du tout la même chose que de se perdre le long du Gange ou de la rivière Yamuna ! Alors cette proposition, me permettrait de faire le grand saut vers l'inconnu, avec, n'oublions pas , un parrain qui atténuerait cette légère angoisse du premier grand et vrai voyage, du premier départ vers l'autre bout du globe!
Mon ami « nous » proposait de partir dans un premier temps au Népal pour faire du raft, puis un Trek... Nous sommes alors en 1991 et même si son voyage était organisé, c’était son premier en tant qu'organisateur et accompagnateur, cela était encore du « à peu près » mais j'entendais déjà les anciens sonner clairon et dire « plus facile que dans les années 70... ». Et c'était vrai, je n'aurais osé les contrarier, les vieux de la vieille ! pensais-je sur un ton légèrement moqueur, mais plein de respect et de gentillesse ! Mon ami, guide de rivière et de montagne (nous avons passé notre jeunesse tous les deux en Basse-Bretagne puis nous étions partis habiter et travailler au même endroit, dans les Hautes-Alpes) organisait donc son premier voyage et quelques clients potentiels avaient payé pour s’éclater (le sport, la nature... Etcétéra...), découvrir le Népal et pour palier à deux désistements, deux potes comme nous (moi et ma future ex), non sportifs mais motivés feraient bien l'affaire. Nous en étions ravis...On partait pour notre premier grand voyage, presque tout un hiver... Programme : Népal avec descente en raft de la rivière Trisuli puis Trek autour des Annapurna (un classique à entendre mon ami) avec un départ et une arrivée à Pokara puis retour à Katmandou, le groupe client partirait (ils avaient du travail et à peine un mois de vacances) et nous (mon ami, ma future ex et moi) irions en Inde...Nous rejoindrions Delhi puis irions marcher le long des sources du Gange en passant par Haridwar, Rishikesh, Devprayag , Rutraprayag et plus si nous le pouvions, jusqu'à l'une des sources du fleuve sacré si bien-sur, c’était possible . Ensuite, je rappelle que cela était un programme théorique, mon ami retournerait chercher sa famille (sa femme et ses deux petites filles) à Delhi . Nous, nous irions vers la mythique Bénarès (Varanasi ou l'ancienne Kashi en Sanskrit) et nous nous rejoindrions du coté de Konarak en Orissa, visiter un BABA/SADHU et « baptiser » la plus jeune des filles de mon ami . Konark, on peut le dire aussi ainsi, où se trouve un temple magnifique, le temple de Surya, le dieu Soleil, se trouvait juste après Bhubaneshwar et à 30 Kilomètres au nord de Puri, autre destination réputée « baba cool » par excellence ! Nous étions donc au début du mois de novembre 1991 sur les dalles de l’aérogare de Roissy pour nous envoler vers Katmandou via Dakha au Bangladesh grâce à la compagnie Biman airlines, la compagnie aérienne de l’état du Bangladesh ! Je n'avais pris l'avion qu'à quelques reprises et cet avion qui s’avérait être un DC 10 (je crois, si je me souviens bien) me parut tout à fait en bon état de voler. Je ne me souviens d'aucune appréhension durant le vol , par contre je me rappelle des hôtesses vêtues de magnifique sari, elles etaient d'une beauté inoubliable, je me rappelle aussi qu'avant d'atterrir sur le tarmac de la capitale de l'ancien Pakistan oriental, nous avons fait de nombreux stop and go, à gogo d'ailleurs l'avion arrivait d'Angleterre, transitait donc par Paris, nous nous arrêterions à Ankara, puis l'Iran(je crois ou le Pakistan tout court) et enfin le Bangladesh ! ( je ne sais pas si l'avion continuait vers l'est mais qu'il fasse le tour du monde ne m'aurait pas étonné!). À Dakha, nous devions attendre trois heures et hop... repartir vers Katmandou dans un autre avion...Une petite escale en quelque sorte. Cela ne s'est pas du tout passer comme c'était prévu. L'avion pour le Népal était beaucoup plus petit que l'avion avec lequel nous venions de traverser une partie du globe . Un bus pourri (vraiment pourri de marque TATA) nous attendait en bas de l'escalier-passerelle de l'avion pour nous emmener devant les portes de l’aérogare à ...50 mètres. Nous fûmes invités dans le restaurant tout neuf de l’aéroport, lui-même flambant neuf, enfin de caractère moderne, dirons-nous . Par rapport à Roissy (mais à l’époque, je ne connaissais que celui-ci comme aéroport international), l’activité était plutôt calme, en fait elle était totalement inexistante . Un seul petit avion était à coté du gros que nous venions de quitter. C’était notre avion pour la capitale népalaise. On nous installait donc au restaurant avec vue sur les pistes (la piste) et on nous servit à manger (encore...), puis les heures défilèrent et nous avions théoriquement raté notre correspondance pour Katmandou ! Au bout d'un certain temps, un petit mec rondouillard et moustachu, un visage surmonté de cheveux crépus d'un noir profond, affublé de Rayban et d'une chemise au couleur de la compagnie d'aviation locale vint et commença à nous expliquer que nous ne pourrions pas tous monter dans l'avion en partance pour le Népal. Il fallait qu'une partie d'entre nous se résigne à rester une nuit à Dakha. Cela sonnait moins bien que « ONE NIGHT IN BANGKOK », mais pour nous et mon ami, ce n'était pas problématique et même le groupe n'y voyait pas d’inconvénient. Pour nous, nous étions là pour trois mois tout de même, alors un jour de plus ou de moins... Le reste du groupe était là pour seulement trois à quatre semaines, ce départ différé d'une journée revint comme un reproche dans leur bouche vers la fin du voyage. Certains personnages du groupe (toujours les mêmes chieurs mais on le verrait plus tard) manqueraient de temps pour finir correctement soit disant leur « expédition » ! Dans ces moments où l' on demande à certains de « sacrifier » de leur temps (vous rendez vous compte, aller une nuit à l’hôtel tous frais payés) pour d'autres qui en ont encore moins, on commence à entrevoir ce qu'est l’humanité, même celle qui se veut «cool- cool » parce qu'elle part en Asie ! Mais ces considérations vont vite nous apparaître bien futile, à comparer avec ce que nous allions vivre ! Nous nous sommes donc retrouvés une petite centaine (tout de même) à devoir passer la nuit à Dakha. Le petit homme grassouillet aux cheveux crépus et porteur de Rayban qui apparemment ce jour là, était le chef de la compagnie, du moins s'en donnait l'allure, nous invita à retourner sur le tarmac (à pied du coup) sous les ailes de l'avion, récupérer nos bagages, ce que nous fîmes dans un joyeux bordel... On était au Bangladesh et cette désorganisation était normale à en entendre certains !(les mêmes personnes arrogantes que l'on croise trop souvent dans le monde entier montrant leur supériorité évidente de citoyens issus d'anciennes puissances coloniales). On voulut réintégrer l’aérogare et là, le petit gros à moustache qui commençait à transpirer comme une bête, nous demanda nos passeports : « no visa , no visa », après hésitation, on les lui donna et on nous fit grimper dans deux bus TATA (en fait, un de ces bus était le même avec qui nous avions parcouru les 50 mètres de l'avion à l’entrée de l’aéroport quelques heures auparavant) qui me parurent en piteux état, vibrant de partout, sans vitre (je remarquerais plus tard que tous les bus, à l’époque, n'avait pas de vitre) mais par contre ces ouvertures étaient ornées de grilles, ce qui donnaient aux bus une allure de fourgons cellulaires. On nous dit aussi de prendre nos sacs avec nous, dans les soutes du bus ce n’était pas possible ! (les coffres, soit ne s'ouvraient plus ou un fois ouverts ne fermeraient plus, donc tous les sacs dans la carlingue...avec nous) Je rappelle que nous partions en expédition avec un rafting, des pagaies, deux « airboat » (canoë biplace gonflable), des casques, des rations de survie et puis nos énormes sacs à dos remplis de plus de la moitié de choses inutiles , enfin qui s’avèreraient inutiles mais qui au moment de confectionner ces fameux sacs nous paraissaient alors primordiales voire essentielles. L’européen riche, même moins riche, disons l'occidental qui voyage et qui va vers l'inconnu, a besoin de voyager avec un peu de la sécurité de sa terre natale qui alors se matérialise par le cumul de biens inutiles entassés dans son sac. Enfin, les deux bus partirent dans un bruit fracassant, chaque vitesse passée craquait et paraissait totalement grippée (je venais de passer mon permis transport en commun, alors je regardais tout ça en expert... Quel français je faisais, des fois !). Enfin nous partions et nous allions traverser toute la ville avant de rejoindre l’hôtel où nous passerions la nuit.
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Dakha, Bangladesh! (nov 91, deuxième partie)
À Dakha !
Entre l’aéroport et le centre-ville nous avons commencé à traverser des Dakha, Bangladesh! (nov 91, deuxième partie)marécages en pagaille où un nombre incalculable de baraquements (enfin des taudis) flottaient tant bien que mal sur les eaux saumâtres. Beaucoup de monde se déplaçaient sur de petites barques, certains pêchaient, pour moi, les yeux grands ouverts voire totalement hallucinés, beaucoup d'autres autochtones avançaient vers des destinations aléatoires, mais ils semblaient pourtant savoir o�� aller ! Le long de la route où il n'y avait quasiment pas de voiture , il y avait un nombre insoupçonnable de piétons, un défilé continu d’êtres humains qui marchent et qui marchent encore ! Il y avait bien quelques bicyclettes mais très peu, ce n’était que des gens qui avançaient à pied dans tous les sens, prêts à plier sous d’énormes bardas... Si j'avais été un géant ou Dieu (ça va non !), j'aurais cru voir des fourmis.
Plus nous avancions, plus le flot de marcheurs devenait gigantesque (c'est fou comme cela peut marquer une foule qui marche vers on ne sait où?). Sur le bord de la route, les maisons de bric et de broc commençaient aussi à s’amonceler. Petit à petit, tous nous regardaient et semblaient se passer le mot : « des Sahibs, des faranguis », certains commençaient à courir pour tenter d’agripper les grilles des fenêtres d'un des deux bus qui formaient ce maigre convois. Sur la plateforme d’entrée du TATA bus, un policier, grand, costaud et moustachu (il s’avéra que la caractéristique de l'homme dans cette partie du monde était incontestablement de posséder de grosses moustaches noires), il était aussi équipé d'un long bambou d'un mètre environ et balayait l’entrée avec celui-ci pour dissuader certains de grimper dans les bus. Si par hasard, certains arrivaient à s'accrocher aux grilles, ils n'avaient pas le temps de tendre la main pour vous demander de l'argent car après avoir fait ce mouvement emblématique du mendiant, c'est-à-dire avec leur bras déplié et les bouts de doigts agglutinés les uns aux autres , faire ce mouvement de l'estomac vers la bouche, le grand flic moustachu affublé de Rayban (en Asie, le flic, enfin le fonctionnaire qui travaille en extérieur porte des lunettes foncés de préférence de marque ou copie (surtout copie) Rayban) avançait dans l’allée centrale et leur écrabouillait la main avec laquelle ils étaient accrochés aux grilles des fenêtres, alors en équilibre précaire sur le flan du bus, leurs doigts frêles lâchaient prise et ils tombaient sur le bas-coté ! Certains d'entre nous commencèrent à protester (dont moi) de tant de violence mais le petit gros à moustache de la compagnie qui nous avait accompagné nous expliqua que si le grand costaud moustachu en uniforme couleur moutarde délavé ne fracassait pas les doigts de ses concitoyens, notre bus ressemblerait vite à un essaim d'abeille ambulant. Devant tant de persuasion (en fait, on n'a pas beaucoup protesté, je crois, il faut dire la vérité), on se tut, subissant ce spectacle pitoyable, mais qu'est- ce que pouvait être notre mal être par rapport à ce que pouvaient vivre ces moribonds. On aurait dit qu'ils avaient fait exprès de mettre l’hôtel à l'autre bout de la ville pour que l'on puisse la traverser et que les autorités puissent montrer à la population que des touristes venaient aussi dans leur pays (ils ne savait pas que nous étions contraints et forcés)...Enfin nous avancions et les habitations se firent un peu plus en béton mais elles étaient toujours submergées de cabanes en tôle qui semblaient alors soutenir ces édifices. On avait tendance à penser que si on enlevait ces amas de tôles collés à ces bâtiments sales et cramoisis, qu'ils s’écrouleraient, c’était presque certain ! Plus nous avancions, plus le flot de marcheurs devint un tsunami de gens déambulant en sarong à carreaux et débardeurs Marcel, tous pieds nus mais toujours avec moustaches ! Les femmes étaient plus gracieuses avec leur sari ou leur Kurta, leur démarche était chaloupée car elles portaient pour beaucoup leur fardeau sur la tête, leurs bras servant à porter un gamin morveux en guenille mais malgré tout, cela rendait leur démarche altière. Je regardais ces « pedibus-jambus » qui nous observaient, nous occidentaux, assis là, dans notre bus, qui partiraient bientôt au Népal pour marcher dans la montagne ou participer au marathon de l'Himalaya (la moitié des passagers de l'avion était là pour cet événement), on payait des mille et des cent pour avoir le droit de marcher et autour de nous, tous ces gens qui marchaient sans arrêt pour essayer de gratter un maigre revenu journalier...
Malgré ces pensées, nous avancions encore et toujours et je remarquais à coté des marcheurs, des rickshaws et encore des rickshaws, multicolores, ornés de fleurs en plastique et arabesques. Cela semblait être le moyen de transport principal de cette capitale, pas de voitures, enfin très peu, pas de bus, pas de taxi, des piétons et des pousse-pousses, des trois roues dont de grands gaillards d'une maigreur effrayantes tentaient de faire avancer . Les gens qui y étaient installés étaient pour la plupart de grosses femmes avec enfants ou des hommes bien gros aussi (on me dit plus tard que lorsque l'on était riche sous ces latitudes, il était de bon ton d’être gros). Ces hommes, d'affaire surement, avait la particularité d’être entourer de marchandises en pagailles qui débordaient des banquettes de ces triporteurs. Des bêtes de somme, ils étaient ces gars à la peau sèche et ne recouvrant que leurs os ! Nous atteignîmes alors l’hôtel qui était le seul building avec celui qui se trouvait juste en face et appartenant à la compagnie aérienne Biman, qui avaient l'allure de bâtiments digne d'une capitale. Ils semblaient récents , étaient les seuls de plus ou moins 15 étages. Deux flèches montantes, ils ressemblaient à des joyaux entourés d'édifices noires de moisissures et de crasse semblant sortir d'une mousson perpétuelle. Personne ne les nettoyait au fil des saisons des pluies. Je pense (j'en suis sur) qu'ils avaient d'autres priorités , on ne pouvait les blâmer. On nous apprit que le Bangladesh avait subit au printemps dernier un raz de marée (un de plus) qui avait fait plus de un million de morts et depuis les survivants déferlaient sur la capitale, son lot de réfugiés arrivant des terres inondées bordant le golfe du Bengale. La misère débordait de partout et si nous aurions payés pour être voyeurs (nous l’étions malgré nous), nous en aurions eu pour notre fric ! Le futur démontrerait que pour ces populations, rien n'irait en s'arrangeant, au fur et à mesure des raz de marée et des inondations, ce peuple aurait la tête sous l'eau inexorablement ou devrait partir ailleurs. De futurs migrants en puissance...Nous nous approchions de Mother India mais en attendant, on nous avait installé dans un hôtel qui sentait le moisi (décidément) mais qui était à la norme d'une compagnie internationale d'aviation. Après nous avoir montré nos chambres, on nous proposa de manger (encore !) : « le tea time »...Manifestement, nous, les refoulés de l'avion pour le Népal, étions les seuls clients de l’hôtel. Après le gouter, rassasiés ( sans honte, peut-être, je ne me souviens pas), on voulut aller faire un tour en ville mais le petit gros à moustache et aux Raybans (décidément il était toujours là à nous surveiller) nous dit que « ce n'était pas POSSIBLE, no visa, no passport ». Il nous expliqua qu'il n' y avait pas de sécurité pour nous escorter (là, on a pensé qu'il exagérait, on n'était tout de même pas à Beyrouth ni à Bagdad, (c’était le dernier conflit armé de l’époque). Quelques tergiversations plus tard , il nous dit que nous pouvions y aller car en fait seulement nous et une autre dizaine de Faranguis semblaient vouloir visiter la capitale. Un grand costaud à moustache en uniforme moutarde délavé, équipé d'un long bambou nous accompagnerait (encore un garde, ils y tenaient !), peut-être était-ce d'ailleurs le même qui nous avait accompagné dans le bus nous menant de l'aéroport au centre-ville de Dhaka. A la réception, on nous changea des dollars en Taka, la monnaie locale ; notre groupe, nous étions neuf en tout se scinda en deux avec la ferme intention de larguer le Moustachu en uni...du moins pour un des deux petits groupes. Il eut beau nous expliquer que nous ne pouvions pas faire ça, nous l'avons tout de même fait! On a vite remarqué qu'avec notre argent nous ne pourrions rien acheter car il n'y avait désespérément rien à acheter, à la différence de l'Inde où nous irions plus tard que nous découvririons regorgeant de nourritures et de marchandises. Finalement, nous optâmes pour un tour de rickshaw ! Ce fut vite fait car il n'y avait rien à voir, à part une mosquée dont je me souviens qu'elle était quelconque, un marché de fringues où ils vendaient des sarongs à carreaux de teintes bleus ou mauves et pour le reste à part tourner en rond comme dans un manège au milieu d'une ville où les gens ne faisaient que marcher ou attendre sur le trottoir que le temps passe, il n'y avait rien ! Nos rickshaw wala (on appelle ainsi le conducteur de pousse-pousse) nous délestèrent de nos Taka (ils auraient préféré des dollars mais les billets verts étaient restés à l’hôtel) et sans qu'on leur dise quoi que soit, ils ne nous ramenèrent pas à notre point de départ, qui était loin de l’hôtel, mais directement à celui-ci ! Dakha était comme un village, enfin un énorme village, l'annonce d'une arrivée de touristes au seul hôtel international de la ville avait du faire son chemin ! (Nous saurions plus tard qu'il en était ainsi tous les jours avec les surbooking d'avions). En arrivant nous vîmes donc une énorme foule qui commençait à s’amonceler devant les grilles. Les « joueurs de bambous », les flics, s'en donnèrent à cœur joie pour nous laisser rentrer de nouveau dans notre confortable cocon à l'occidentale, ilot de richesse coincé au milieu de cette misère! On regrettera d’être sortie et d'avoir créer cette émeute qui finit par une bastonnade généralisée ! Ils n'avaient rien à perdre et quelques coups de bâtons n'étaient rien par rapport à leur vie ! Nous sommes donc revenus dans nos chambres et on nous demanda de descendre manger; il fallait toujours manger, mais c'était en fait pour faire passer le temps même si cela commençait à devenir indécent, nous suivions les instructions . L'organisation de la cuisine pour nourrir tout le monde laissa à désirer, nous n'avions pas faim de toute façon. Pour expliquer ce tâtonnement des cuisines, je mettais ça sur le compte que l’hôtel n'avait pas l'habitude de recevoir des délégations si importantes d'un seul coup. On se coucha rapidement car le lendemain on devait partir tôt. Nos consciences d'occidentaux non aguerris à cette misère (je ne pense pas que l'on puisse s'y habituer d'ailleurs) firent que l'on dormit très mal ! L'avion, on nous l'avait promis, partirait vers neuf heures. Après un petit déjeuner (… no comment...), on chargea nos « bagages à cinquante pour cent inutiles » et les « manipulateurs de matraques en bambous » firent une chorégraphie de plus pour dégager la masse de pauvres bougresses, c’était des femmes qui étaient en majorité ce matin là devant les grilles de l'hôtel, désormais accompagnées d'enfants bien-sur ; elles se mettaient le doigt dans l’œil en pensant que les moustachus en uniforme vert moutarde ne les taperaient pas ; Elles voulaient un petit peu d'argent ou quelque chose à manger. Me restant quelques Taka, je les donnais , enfin les jetais et un policier me regarda d'un sale œil, l’émeute grondait. En fait les femmes présentes étaient majoritairement des lépreuses, et très nombreuses marquées au visage de la petite vérole , cela m'avait marqué ! Cela n’empêcha pas la police de bastonner sec. Je regrettais tout de suite d'avoir donné l'espoir que je pouvais distribuer de l'argent à tous, j'avais fait la monnaie au comptoir(je n’étais pas le seul à avoir eu cette « brillante » idée) mais malgré tout cela s’avéra insuffisant. Enfin les bus purent sortir et nous nous regardions tous avec ce sentiments de colère, mélangé à de la honte ainsi que de la peur ; « pour faire court on s’était tapé les boules, mais grave ! » En plus, des petits malins connaissant le trajet du bus vers l’aéroport nous attendaient plus loin et prirent d’assaut notre bus, le premier des bus ayant réussit à accélérer pour s’extirper de cette masse de gens en guenilles. Putain ce qu'on était mal, le cul dans ce bus que nous pensions pourri, même si j’étais mince à l’époque mais je me sentais gras et redondant de l’intérieur...Le flic de bord eut beaucoup de mal à extirper toutes ces mains accrochées au bus, le chauffeur ne put s’arrêter pour l'aider, cela aurait été pire , d'autres gens auraient pu alors y grimper plus aisément...Et puis nous les faranguis, nous étions tétanisés ! Le dernier des mendiants fut trainé par les pieds le long du couloir de bus et éjecter sans ménagement. Plus personne parlait et n'osait se regarder. J'osais un regard vers l’arrière et fut soulager lorsque je vis que celui qui venait de « tomber » du bus à pleine vitesse se relevait, heureusement les bus TATA ne vont pas vite et avec les piétons, vaches, cochons, vélo , rickshaw, tous ces obstacles auraient empêché tout excès de vitesse. Enfin, je fus donc rassuré, notre cascadeur malgré lui s’était relevé et repartait en gueulant après le monde entier. Je pensais pour soulager ma conscience qu'il devait avoir l'habitude de ça , enfin il faut être con pour penser comme cela. C'est-à-dire penser que l'on peut s'habituer à ça ! Stupide! Après de nombreux voyages en Inde, je verrais hélas que j'avais raison ! On ne s'habitue pas, ni d’être pauvre, ni d’être voyeur !
Lorsque nous sommes arrivés à l’aéroport, les bus allèrent directement sous les ailes de l'avions et on nous invita à déposer nos bagages à même le sol ! On nous rendit nos passeport et nous montâmes dans l'avion, ouf, on allait pouvoir partir au Népal et à entendre d'autres passagers « baroudeurs » de l'Asie, là bas c’était cool ! Mais Dakha existait aussi et nous y avions vu ce que les occidentaux ne veulent pas voir de l'Asie ou seulement s'ils sont des voyeurs ou des bons samaritains, enfin cela existe et on ne doit pas l'ignorer de toute manière ! On resta près de deux heures dans l'avion, il faisait chaud dans la carlingue et le petit gros à moustache au Rayban (il était de retour) nous dit que nous attendions une correspondance ! Eh oui, notre avion n’était pas plein! L'autre avion arriva et se plaça à cote de nous... Il arrivait apparemment d'Europe et déposa son lot de trekkeurs et de participants au marathon de l'Everest et nous, nous savions... Ils ne monteraient pas tous dans l'avion. Une partie, les plus « intransigeants » ceux qui n'ont jamais le temps, ceux qui veulent être toujours les premiers nous rejoindraient dans l'avion, les autres, plus discrets , iraient dans le centre ville de la capitale du Bangladesh pour offrir au seul hôtel international de l’époque, ses clients du jour, contraints et forcés dont certains démunis de passeport voudraient aller coûte que coûte se promener dans les rues sales et grouillantes de misère de cette ville où depuis lors je n'y ai plus jamais remis les pieds! L'avion décolla et trois heures plus tard nous survolions la capitale du Népal, Katmandou ! À suivre...
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DAKHA-KATMANDOU ! D'un cliché à l'autre !
On avait beau se déplacer dans les allées et coursives de l'avion, rien à faire, l’Himalaya restait invisible. On aurait aimé apercevoir ces montagnes magnifiques, surtout l'Everest, mais on se serait bien contenté d'un des sommets des autres montagnes au nom mythique que sont les Annapurnas ou bien le Daïlaugiri mais les nuages nous privèrent irrémédiablement de ce spectacle. La première fois que j'avais vu « La chaine de montagne », gigantesque et majestueuse fut lorsque deux jours auparavant survolant la vallée du Gange en direction de Dakha, certains avaient ouverts les volets des hublots au moment où le soleil pointait son nez en pleine face notre avion. Si on regardait vers l'avant, de biais, on remarquait une couleur jaune orangée vive et puissante, à notre perpendiculaire, le jour se levait et les cimes de l'Himalaya s'étaient offertes à nous ! Ce fut un moment inoubliable, les cimes enneigées, des dizaines et des dizaines de sommets prenaient une teinte jaune opaque sur fond de ciel encore mal réveillé. Tout le monde dormait et je m’étais déplacé, me rapprochant d'une femme d'un certain age qui observait, admirait le « show ». Je lui parlais et elle eut la gentillesse de me faire la présentation ! Un panorama époustouflant du Pakistan jusqu'au fin fond du Bouthan ! Eh bien, je crois bien que ce fut la seule et unique fois où j'ai réellement vu ces montagnes dans leur ensemble. Un jour, à Katmandou, une journée où il y avait eu du vent qui avait alors poussé les nuages, nous avions pu apercevoir l'Everest ! Il se retrouve quasiment toute l’année, la tête dans les nuages ! « Trop haut, trop grand » diront certains ! Lors du trek que nous ferions plus tard nous aurions l'occasion de s’émerveiller sur d'autres cimes mais l’Everest, on pouvait le dire alors :
« Rien à signaler ! » .
Ce jour là, au dessus de la capitale népalaise, après avoir fait des ronds dans l'air avec notre avion, l'horizon étant bouché, nous pouvions nous concentrées sur ce que nous voyions au sol. On vit des collines et des collines à perte de vue ornées d'habitations et puis notre ami nous montra la piste d’atterrissage de l’aéroport international de Katmandou. En l'apercevant en bas, je pouvais alors comprendre la raison, l'obligation de voler sur des avions de moyennes tailles sur cette ligne afin de nous permettre de rejoindre le sol sans encombre. La piste était coincée au milieu de petites montagnes et bloquée plein nord par le mur que représentaient les colosses de l'Himalaya ! Je n’étais pas encore aguerri aux voyages en avion et c'est sans être rassuré que nous avons tant bien que mal atterri sans encombre ! Après les souvenirs sont flous, un taxi qui comme tous les taxis du monde avait repéré ses bizuts de l'Asie et qui nous demanderait un prix exorbitant mais si on y repense, on en n'est pas mort, on en n'est pas moins riche, alors j’espère que cela aura rendu une famille heureuse ! Enfin là, n'est pas le propos !
En arrivant dans l’après-midi, nous étions attendus. Nous, je le rappelle, le groupe hétéroclite de semi sportifs et semi bringueurs invétérés ! Nous arrivâmes dans un hôtel moderne et récent dans un quartier « chic » de la capitale, un jeune népalais francophone et francophile nous accueillit et je me souviens, nous offrit notre premier « Namasté » : les mains jointes sur la poitrine, pointées vers le haut en s'inclinant vers nous légèrement . Nous lui rendîmes sans jamais savoir si nous avions bien opéré ce geste qui quelques années plus tard, en Thaïlande, je pratiquerais presque quotidiennement mais qu'on nommerait « Waï » ! Cet adolescent, Prabin, que je ne revis jamais, est désormais entre la France et le Népal. Jacques Baum, son mentor, est à l'origine de la maison du Népal à Gap, en France et de la promotion de ce pays pour un tourisme responsable. L’hôtel où nous arrivions étaient d'ailleurs une de ces premières réalisations en partenariat avec les autochtones, dans la capitale ! Nous avions donc un jour de retard sur « le programme » et notre journée prévue à arpenter la capitale, n'aurait pas lieu, nous devions partir le lendemain pour la « Trisuli river »...On s'installa donc dans notre chambre qui était loin d’être typique et nous sommes partis nous promener dans les ruelles étroites de Katmandou, l'envie de se muer au milieu de ce que nous pensions être « la vraie Asie » .
Une double artère traversait la vielle ville, de Durbar Square où les temples et palais de Rois oubliés trônaient pour rejoindre une route périphérique moderne où la circulation automobile était dense. Tout le long de ces deux coursives, il y avait des marchands qui étalaient à même le sol, leurs légumes, fruits et autres denrées essentiellement comestibles. C’était un gigantesque marché où se bousculaient des centaines de piétons, de chalands, pas forcement des touristes mais beaucoup d'habitants de la capitale en quête de leur repas du soir. Les maisons étaient toutes de bois, certaines ornées de sculptures, la plupart vermoulues et sales, pas vraiment sales mais comme moisies de ne pas voir le soleil qui devait atteindre le terre battue de la rue que très occasionnellement. Les maisons étaient tellement hautes et serrées les unes contre les autres (peut-être pour se réchauffer entre elles car il faisait vite très froid le soir, au mois de novembre à Katmandou) que le soleil avait donc peut de chance de s'imposer ! On remarquait, derrière les vendeurs de rues, des boutiques vendant toutes sortes de produits, de la quincaillerie à la pharmacie, ouvertes ou non mais qui étaient presque toutes en train de subir un grand nettoyage !
Un ménage de printemps en hiver, étrange, pour nous occidentaux !
Certains propriétaires repeignaient même les devantures, en bleu et blanc (ce ne devait être que les seules couleurs disponibles a l’époque, peut-être) je ne sus jamais, si cela avait une signification, la seule chose que l'on nous a dit est que c’était le début de la fête des lumières ! Ah Ah ! Diwalee(i) ou Dipawallee, l’équivalent de Loy Kratong en Thaïlande, le douzième mois lunaire, le « renouvellement du ciel », changement du thème astral, se laver de ses pêchés et j'en passe. Quelques personnes, le soir, installeront des bougies sur le pas de leur porte . C’était beau et grouillant mais nous avions déjà nos chaussures de marches et nos laines polaires comme des vrais, et je l'avoue que trop de chose à voir ne permettent pas de voir et comprendre ce que l'on voit.
J'avais déjà vu au soleil couchant des temples et encore des temples s'illuminer, certains minuscules d'autres très grands ; des stupas, imbriqués dans les habitations comme si les temples avaient été là avant que les gens n'y construisent leur maison, c’était d'ailleurs vraisemblablement le cas...Les gens bloquaient le passage des ruelles, se tenant à la queue leu leu, ils étaient, tous les cents, peut-être même tous les 50 mètres, ils attendaient leur tour pour déposer leurs offrandes à de multiples dieux qui les protègeraient soit du mal de dents (cela m'avait marqué, dans Durbar Square, des gens accrochaient des dents et bouts de dents pour surement garder celles qui étaient encore saines), du mal de ventre, le dieu qui vous promettrait de nombreuses naissances et j'en passe car Katmandou était truffé de plus de 4000 temples ! On rentra à l’hôtel avec plein de lumière dans les yeux, du bruits, beaucoup de bruits, des odeurs, certaines exécrables. Le lendemain, nous devrions se lever tôt pour rejoindre le départ de la rivière Trisuli. Nous reviendrons à Katmandou, à notre retour de la rivière mais aussi après notre trek mais aussi l’année suivante, cela était envoutant et il faut le dire, si nous voulions revenir, c’était pour essayer de comprendre pourquoi nous étions déjà fasciné par ce qui serait plus tard être une infime partie de ma passion de l'Asie, de l'Inde, qui venait de naitre en moi ! Envouter pour la vie, je l’étais ! Hier encore, dans les rues de Dakha, je n'avais vu que la misère, parce que je ne voulais voir que ça ! Et puis comme par magie, aujourd'hui, j’étais dans un rêve ! Dans les deux endroits rien n’était ni blanc ni noir, en y réfléchissant bien, comme toutes les premières fois, j'étais obnubilé tel un nouveau-né découvrant le monde, on ne voit, on ne ressent que ce que l'on veut voir ou nous montrer !
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Jusqu'à Pokhara ! (suite de "72 kilomètres en 8 heures")
Nos embarcations prêtent et notre gourbis chargés sur les bateaux, nous pouvions partir sur cette belle rivière, la Trisuli. Autour du pont, où notre bus nous avait déposé à notre arrivée de Katmandou, de nombreux curieux de plus en plus nombreux s’étaient amassés le long de la berge. Les villageois des alentours s’étaient donnés le mot "des "Saib" étaient arrivés dans le quartier!". Le soleil commençait déjà à disparaître derrière les pentes abruptes des montagnes encadrant le rivière. Le froid du à l'altitude s'était aussi invité ! Nous décidions de partir tout de même, oh, nous n'avons pas navigué bien longtemps, je ne m'en souviens pas très bien, mais nous nous arrêtions sur une petite plage que les crues successives de la rivière avaient surement façonné au fil des saisons. Nous montions le bivouac. Le long du chemin, en face de nous, des porteurs rentraient dans leur village et nous apercevions l'armoire tant protégée par son propriétaire, lors de notre montée de la capitale, elle grimpait sur les épaules de cet homme, tranquillement le long des pentes abruptes de la montagne ; les derniers rayons du soleil se reflétant dans son miroir préservé et intacte.
Juste au dessus de nous, des enfants approchèrent mais à distance respectable , craintifs. Plus nous montions nos tentes et nous préparions le feux pour le repas du soir, les curieux se faisaient de plus en plus nombreux. Ils s'asseyaient sur les talons, accroupis, ils prenaient le temps de nous observer. Les commentaires fusaient, ils rigolaient la plupart du temps, encombrés de nos équipements compliqués à assembler et à monter, on devait surement ressembler à des extra terrestres et méritions surement la raillerie. La pénombre gagnait. Les enfants, de moins en moins farouches, furent très vite dans le camp à regarder, toucher tout ce que nous avions à déballer le long de cette rivière.
Alors, un vieillard s'approcha, et nous fit comprendre par geste qu'il aimerait nous emmener dans son village un peu plus haut. Yann, mon ex-compagne et moi y allions, les autres restant au camp. Nous montions le long du chemin escarpé et rentrions dans un beau petit village où la population nous attendait, le reste des habitants venus à la rivière suivait le chef venu nous chercher un peu plus bas, telle une procession. Un autre homme arriva avec une ampoule dans les mains et l'enfila dans une douille qui pendouillait au bout d'un fil noué tant bien que mal à une poutre de l’avancée de toit de l'humble maison du chef. En fait, on nous expliqua que l’électricité avait été emmenée par des canadiens mais que ces gens, trop pauvres, avaient seulement les moyens de se payer une ampoule pour tout le village, alors ils se la passaient de maison en maison suivant les évènements ou leur besoin immédiat. Le reste des maisons étaient alors éclairées faiblement par de minuscule lampe à pétrole. La maison était simple et les gens habitaient avec leur bêtes dans la même pièce, juste séparés d'une cloison en bois. Un foyer pour cuisiner trônant au milieu de la pièce, le plafond était noir ébène, à l’étage, le fourrage pour les bêtes. La fumée de la combustion du bois servant à faire le feu avait recouvert toute la pièce d'un noir couleur charbon de bois, les maisons n’étant pas équipées de cheminée. D'ailleurs, j'ai le souvenir que tout le monde toussait fortement , leurs poumons largement et forcément encombrés de monoxyde de carbone. Les enfants, même très jeunes, fumaient déjà de grosses cigarettes roulées, style « tige de huit ». Un peu plus ou un peu moins de fumée dans les poumons ne devait pas faire, hélas, de différence pour eux. Nous apprendrions plus tard qu'au Népal, la population souffrait pour presque de dix pour cent d'entre elle, de tuberculose. La femme du chef du village nous offrit du lait de yak et un bout de fromage, une tomme excellente fait à base du même lait. Les suisses et leur savoir-faire étaient passés par là. On nous tendit aussi des bananes, petites et succulentes ; les villages à flanc de montagne permettaient, vue l'amplitude des différences d'altitude, de faire des cultures très différentes par un aménagement en terrasse, en bas du village, des bananes et du riz par exemple et en haut de celui-ci du blé et des pommes. Notre échange fut des plus simple, la barrière du langage faisant le reste. Des gestes, des sourires et une demande dans les yeux des villageois faisant la conversation . Le chef du village nous raccompagna et la nuit fut belle et calme, enfin presque, quelques singes ayant décidés de venir fouiner dans notre bardas. Le matin, quelques villageois vinrent nous apporter du thé, et des bananes. Ils nous regardaient ranger notre matériel, étonnés surement de la surabondance de celui-ci. Le chef vint nous saluer, il était le doyen et n'avait que quarante deux ans, on ne faisait pas long feu dans ces montagnes !
Je me rappelle de Yann, donnant quelques fournitures scolaires aux enfants. Est-ce que cela leur a servit ? Nous n’avions pas vue d’école ! Nous, occidentaux, pensions bien faire !
A la fraiche du petit matin, nous partions alors sur la rivière. Large et puissante avec très peu de profondeur, en novembre le froid de l'altitude avait stoppé la fonte des glaciers des hautes montagnes de l’Himalaya ! Nous frottions souvent sur un lit de galet descendus des montagnes et tapissant le fond de la Trisuli. Très vite, sur les rives, nous vîmes des hommes s'affairant autour de grandes marmites bouillonnantes. L'odeur ne cachait en rien que l'on s'adonnait à de la distillation d’alcool. En effet pour les fêtes de Diwali, les nombreux villageois s'occupaient à la fabrication de « la Roxi », sorte d'alcool de millet à déguster chaud ou tiède à peine sorti des alambics de fortune. A force de nous interpeller, nous nous arrêtions et partagions volontiers avec les hommes cet alcool pas trop fort, cela devait taper dans les trente degrés. Cela ne nous empêcha pas d’être très rapidement au niveau des bouilleurs de cru, c'est-a-dire « fin saoul ». En fait, plus nous descendions la rivière, plus les arrêts se firent fréquents et finalement nous finîmes en compagnie des derniers « fabricants » et des femmes venues laver leur linge qui nous emmenèrent allègrement dans leur village pour y passer la nuit. Le réveil fut douloureux dans nos têtes et plutôt vasouillard dans nos ventres mais remplit de joie, tellement ces gens étaient accueillant et gentils. Nous avions beaucoup de choses à apprendre en matière d'hospitalité.
Par la suite, les souvenirs sont flous puisque je me souviens d'un passage à Katmandou puis de la route vers Pokhara vers l’ouest. Une route défoncée en construction, à flanc de montagne, avec des chinois, déjà, comme maitre d’œuvre, faisant trimer des népalais, hommes, femmes et enfants d'origine plutôt indiennes, c'est-à-dire très noirs de peau, grands et maigres. Le minibus mit plus de dix heures pour faire moins de deux cents kilomètres, distance séparant les deux villes. On s’arrêta au milieu du trajet dans un gigantesque bazar-gare-de-bus-arrêt-buffet. Nous aurions le droit de nous restaurer dans la famille de Prabin, notre jeune guide, un oncle ou une tante habitant l'endroit. Un repas « royale », un « dal bat »de luxe avec de nombreuses sauces en tous genres. Premier repas où assis en tailleur nous mangions avec la main droite (j'eus du mal étant gaucher pur et dur, c'est surement pour cela que je m'en souviens très bien) tradition tenace, la main gauche servant uniquement à rencontrer et s'occuper des parties basses, impures, de notre corps.
Nous arrivions, le soir, à Pokhara, où des restaurants et des guest-houses pour « trekkeurs » encombraient les abords du lac. Les Annapurna, juste au dessus, n'avaient qu'à bien se tenir, bientôt nous serions à leurs pieds ! (suite au prochain numéro)
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Autour des Annapurna ! (première partie)
Lorsque je suis retourné à Varkala, le mois dernier, la promenade, plutôt une coursive, en haut de la falaise où se nichent les restaurants et hôtels pour touristes “backpackers”, m'a tout de suite fait penser à Pokhara. En effet cette petite ville, départ principal du trek autour des Annapurna, s'est vite développée autour d'un petit lac. La route asphaltée s’arrêtant là. La solution pour monter vers les nombreux villages allant jusqu’à Muktinath sanctuaire indou où un lingam de glace, symbole de Shiva (phallus représentant la fertilité lié au Dieu) fait se déplacer des masses de pèlerins. Forcement les sadhus vont être les principaux voyageurs ue l'on va croiser, car il faut, si l'on s'y rend a pied (à l’époque , le choix n’était pas de mise), plus de une semaine (voire plus) et on peut dire que cela monte raide à plus de 4000 mètres d'altitude. Voici une carte pour situer le sanctuaire : (Voir l'article original)* Donc nous trainions dans les rues de Pokhara en attendant de partir, pour une partie de notre groupe hétéroclite, pour Jomsom. En effet les plus sportifs d'entre nous s’étaient arrêter juste après Muglin (la ville bazar-arrêt-buffet-gare des bus) pour s'engager dans le tour complet des Annapurna. Un trek de plus de 15 jours par le Taurung pass culminant à plus de 5000 mètres. Les autres, moi en l’occurrence, pouvions alors trainer à Pokhara. Les bons restaurants le soir, les guest-house au confort spartiate avec les jeunes s'en occupant toujours à vous proposer de la bonne ganja accompagnée de bières, des balades sur le lac, une drôle d'ambiance tout de même ! La plupart des touristes étant des sportifs confirmés, juste là pour la performance « de se faire les Annapurna ». Nous devions partir rejoindre le groupe des « sportifs » à Jomsom juste en dessous de Muktinath. Pendant une semaine nous devions nous entrainer pour ensuite « supporter » la marche en montagne...No comment ! Yann nous avait aussi dit : « Profitez car en haut ce sera à la dure ! Dal bat tous les jours, finit les pizzas tibétaines et autres « délices » d'occident détournés à la manière népalaise ». Il nous avait tout de même donner une « mission », nous allions rejoindre les autres en avion, eh oui (nous, nous n’étions pas les sportifs, alors ?), un « tagazou » qui de Pokhara allait nous emmener directement, survolant la chaine de l'Himalaya, jusqu'à Jomsom.
On devait emmener là-haut un canoë biplace pour assouvir le désir de Yann et un de ses acolytes (kayakistes dans l’âme) de descendre une rivière extrême, la Saraswati river, rivière que seulement quelques intrépides dans le monde avaient déjà descendu ! On prit donc l'avion avec encore un matériel surabondant... Le trajet dura une demi-heure, mais d'un pur plaisir, au dessus des montagnes... Magnifique ! On atterrissait sur une piste caillouteuse qui devait avoir été enneigée il n'y a pas bien longtemps. On débarqua avec notre bardas au milieu de nul part, des sherpas nous proposèrent tout de suite leur service mais nous devions attendre la troupe dans un lodge, sur place ou dans les alentours. Le propriétaire nous attendrait au pied de l'avion ! Il ne vint jamais, mais on le trouva en fin de journée, enfin il nous trouva serait le terme plus juste.
En attendant, on traversa le chemin de notre futur trek, de l'autre coté de la piste d'atterrissage pour se rendre dans un boui-boui, on y trouverait surement l'occasion de boire un bon chaï. On attendrait et trouverions peut-être notre hôte par l’intermédiaire du tenancier, tout le monde devait se connaître ici ! Rentrant dans la petite maison faisant office de bar-resto-buffet de « l’aéroport », ce souvenir sera à jamais ancré dans ma caboche. Je remarquais avec surprise sur les murs de ce teastall à l’aménagement des plus simple, deux posters, pas de n'importe qui, non ! L'un était la photo de Jimmy Hendrix, mon idole de guitariste en herbe, lors de son fameux « solo avec les dents » mais dédicacée, merde ! Il était donc venu ici ? Pensais-je naïvement. Le proprio me dira qu'il l'avait rencontré à Katmandou « à la grande époque » ! L'autre poster, encore plus étonnant, était un superbe portrait, allez je vous le donne en mille, de Sophie Marceau ! L'ancien porteur, vendeur de ganja à ses heures à Katmandou dans les années 60 avait un faible pour l'actrice, tout de même, à près de 4000 mètres d'altitude, Sophie Marceau ne devait pas le savoir, avoir des admirateurs jusqu'au pied du sanctuaire des Annapurna ! On bu pour la première fois un thé au beurre rance (entre nous, c'est vraiment... Enfin, j'aime pas).
La journée à attendre notre logeur, au soleil, fut agréable, on fit comme en France sur une terrasse de café, on regardait les passants, enfin les marcheurs, sur le chemin de trek. On remarqua vite que ce chemin était une vrai autoroute de trekkeurs, certains à la limite de courir voulant surement faire le tour des Annapurna en mois de...du temps déjà établi...On remarquait aussi des porteurs en pagaille, portant de tout mais on les croisera tout au long de notre parcours montagnard. En milieu d’après-midi, notre hôte vint enfin nous trouver et nous emmena chez lui où il nous installa dans un grenier où des pommes entreposées pour l'hiver nous offrit une nuit plutôt fruitée. Le froid s'installant très vite, on intégra le rez de chaussée de la maison qui était chauffé où il nous proposa un repas royale, toujours pas le droit à notre ration de riz aux lentilles. Assis autour d'une table où dessous des braises réchauffaient les pieds et jambes des convives, on discuta de tout, enfin surtout de la France. En effet, il avait eu le bonheur, et semblait nostalgique d’être venu dans les Alpes à l'invitation de Jacques Baum, créateur de la maison du Népal à Gap, notre hôte étant l'ancien porteur de « l'himalayiste » confirmé, guide de haute montagne dans les Hautes-Alpes. Il respirait la nostalgie et parlait français (eh oui), alors il nous raconta son histoire en partageant avec nous une sorte de « calva » servit tiède, fait à partir de ses pommes. Reconvertit grâce à son ami Jacques en cultivateur de pommes et tenanciers de guest-house, à Marpha, où nous passions donc la nuit. C’était le lieu de rendez-vous avec « nos sportifs » à une heure de marche de Jomsom, altitude 2800 mètres, permettant de faire cette culture fruitière. Une belle reconversion pour cet ancien porteur qui avait fait quasiment tous les sommets du petit royaume du Népal. On se coucha donc dans l'odeur de pomme et avec une demi-cuite au calva locale. Le trek commençait dans les meilleurs hospices. Le lendemain, pas de nouvelle des marcheurs, notre groupe se sépara en deux, certains voulant se rendre à Muktinath mais nous, mon ex compagne et moi resterions dans les alentours avec notre hôte...On visita des membres de sa famille dans les hauteurs de Marpha où se nichait d'autres petits villages, on en prenait plein les yeux ; tissage, élevage, coutumes. On fit aussi le tour des plantations, on fuma pas mal d'herbe de la production locale et on bu forcement beaucoup de leur calva que l'on commençait à vraiment apprécié (dans le groupe, il y avait les sportifs, les ingénieurs (demi-sportif) et nous les soulins ! On ne se refait pas). On découvrit donc l'accueil chaleureux des népalais, peuple souriant et toujours prêt à vous donner, même ce qu'il n'ont pas, quel beau peuple !
Le soir, l'autre sous groupe revint de Muktinath avec les sportifs. Ils avaient eu beaucoup de neige, avaient croisé de nombreux sadhus, transit de froid, habillés de leur simple robe de moine, vu des yacks chargés comme des ânes accompagnant les colonnes de porteurs montant toutes sortes de denrées essentielles à la vie des villages perchés le long des pentes des Annapurna. De vrais autoroutes de trekkeurs certes mais surtout de marchands ! On croisa même une colonne de 50 porteurs qui montait une bobine de fil de ligne électrique moyenne tension pour équiper la future alimentation en électricité de village en amont. La bobine qui devait peser son poids était déroulée de son socle en bois comme on peut le voir en France par exemple, elle était portée sur l’épaule de chaque porteur sur une centaine de mètres, les gamins qui fermaient le convois portaient déjà eux aussi, mais seulement les pots et ustensiles pour subvenir au repas et bivouac du groupe, une charge surement importante. De vrais forçats, sachant que pour arriver de la vallée, ils allaient mettre au moins 20 jours pour acheminer ce modernisme de centaines de kilos dans des altitudes incroyables. Peut-être y aurait-il une route un jour ? (au dernière nouvelle, 20 ans plus tard, la route n'est pas loin de Jomsom!).
Le lendemain, aux aurores, nous allions enfin partir pour rejoindre la vallée, nos deux kayakistes nous retrouveraient à des étapes précises où le chemin rejoignait la rivière. (Suite au prochain numéro...)
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Autour des Annapurna ! (deuxième partie & fin)
La première partie du trek jusqu'à Kallopani (littéralement voulant dire « eaux froides ») fut des plus facile puisque nous longions la rivière Saraswati, une grande gravière en pente douce, à cette époque le lit de la rivière était d'une telle largeur que les eaux devaient être tumultueuses lors de la période de crue. Nous prenions le temps d’observer le paysage somptueux, nos sacs-à-dos ne nous faisant pas encore trop souffrir. Les Annapurna étaient somptueux, ils fendaient le ciel d'un bleu étincelant, nous passions aussi tout prêt du glacier Daulaïgiri, les blocs de glace, énormes, tombant de la montagne presque à portée de mains. Nous avancions et remarquions dans de petits champs délimités par des murets de pierre des cultures de ganja et à force d'en voir on décida de se servir de quelques têtes que nous ferions sécher sur le haut de notre sac-à-dos au cour de nos marches journalières. Cela fut trop tentant...de toute façon, cela poussait même le long des chemins à l’état sauvage.
Le soir, après presque 12 heures de marche tout de même, bien fatigués, nous nous arrêtions dans un lodge et là encore, le repas proposé n’était toujours le dal bat promis...Décidément, le népalais savait y faire pour faire monter à dos d'hommes du Coca entre autre (décidément la firme d'Atlanta est implantée partout) et tout ce qu'il fallait pour confectionner toutes sortes de mets de la cuisine internationale. Avant d'aller nous coucher, un groupe de trekkeurs arriva donc très tard, avec fracas. Des israéliens ! Bruyants et arrogants, sans dire le moindre bonjour, accompagnés de leurs porteurs, très en colère contre eux. Un des leurs était malade et avait passé le col de Taurong pass, pieds nus avec ses kilos sur le dos, il était déjà malade. Personne ne lui avait donner de médicaments, ne serait-ce que du paracétamol pour lui faire baisser la fièvre. Personne ne lui avait payé ou offert de nouvelles chaussures, à les entendre, ce n’était pas prévu dans le contrat ! On s'empressa de lui donner de l'aspirine et on lui refilait une paire de basket, celle que l'on portait dans l'avion ! Vous auriez vu l'expression de son visage, tellement il était heureux, et nous qu'est-ce cela nous avait couté ? Pour la suite du trek de ce groupe d’israélien, cela était compromis, la grève guettait du coté des porteurs. Nous remarquerions au cours de nos nombreux voyages le comportement de la plupart de ses touristes un peu spécial. Après leur armée obligatoire, un congé avec solde leur était offert à condition qu'il parte à l’étranger. Le problème, très peu de pays acceptaient leur présence (musulmans principalement) et l'Inde et le Népal était la destination phare de leur périple à l’étranger. La guerre en Palestine devait les rendre ainsi, c'est à dire à la limite du fréquentable, on leur cherchait des excuses mais au fil du temps on verrait que leur comportement était ainsi, personne les aimait. Encore aujourd'hui, demandez aux thaïs ce qu'ils en pensent, venant aussi en masse sur khaosan road et dans les iles du sud !
Les jours suivant furent un peu plus difficile, du à notre manque d'entrainement mais le plaisir de marcher devenait réel. Les népalais étaient toujours aussi souriant, les gamins, morveux et sales n'avaient vraiment que faire de l’école mais surtout les adultes ne s'en souciaient guère. Une ritournelle, agaçante à force, était ce que l'on leur avait dit de répéter tout le temps à notre passage : « one roupie, one pen ». On se demande bien qui de leurs parents ou des touristes leur avaient mis cela dans la tête. On perdit de vue nos kayakistes qui avaient surement du être obliger de bivouaquer, les chemins devenant escarpés, nous longions de magnifiques gorges . Nous commencions à traverser de plus en plus souvent de grandes passerelles suspendues au dessus de rivières et cours d'eau. Souvent en bas nous pouvions voir une ancienne passerelle qui avait rompue un jour...Cela n’était pas trop rassurant. Les chemins passaient aussi très souvent au bord de la montagne, taillés dans celle -ci où le passage étroit permettait à peine de croiser d'autres marcheurs ! Le précipice étant très souvent de plusieurs centaines de mètres. On croisa très souvent des caravanes d’ânes chargées de tout ce qui permettait d'alimenter la foule des guest-house le long du chemins de trek, et croyez moi, eux les ânes, une fois partis, ils ne s’arrêtent pas et deux fois je dus me rabattre contre la paroi, l'impression de vertige étant de plus en plus forte. Aussi un autre conseil, lorsque vous traversez ces passerelles tendues au dessus de vide gigantesque pour passer d'une montagne à l'autre, ne vous arrêtez jamais au milieu ! Marchez régulièrement et ne faites pas attention à l’oscillation, sinon si elle s'accentue la panique peut vous faire faire de grave connerie. Mon ex, prise de panique au milieu d'une d'entre elle, pensait tomber, attirée par le vide, la passerelle dodelinait de plus en plus, nous avions beau lui dire d'avancer, rien y faisait, heureusement une caravane d’ânes s’étant engagée sur la passerelle lui fit bouger son cul et sortir de cette situation délicate.
Enfin nous arrivions à Tatopani « les eaux chaudes », à moins de 1000 mètres d'altitude, là où les orangers peuvent pousser. Nous retrouvions nos deux aventuriers et s’offrions une pause pour profiter des source d'eaux chaudes, pour nous relaxer. Des petites piscines aménagées le long de la rivière permettait de faire rentrer de l'eau de la rivière dans le bassin de la source d'eau chaude presque bouillante...Un SPA naturel au milieu d'un décor de rêve. Nous rencontrions aussi les femmes, car comme dans beaucoup de pays du sud où il y a de l'eau, il y a des femmes ! Soit pour transporter l'eau et l'emmener dans leur maison ou alors pour y laver leur linge et faire leur toilette...Nous passions du temps avec elles et apparemment, on s’était trompé de source ou d'heure car elles rirent de nous voir là. On ne comprit pas tout ! Mon ex épuisée des marches forcées n’était pas là et nous n’étions que Yann et deux autres hommes. On nous avait bien dit que les mœurs des femmes de certaines ethnies étaient légères, enfin légère du jugement des judéo-chrétiens. Souvent au Népal, au sein de certaines tribus, les femmes avaient plusieurs maris et non l'inverse comme dans beaucoup d'endroit du monde. Dans les villages que nous traversions elles étaient souvent seules avec des enfants mais nous ne voyions que très peu d'hommes, quelques vieillards, enfin qui le paraissaient. Les hommes étaient simplement porteurs et alors absents ou alors mort, la moyenne de vie à l’époque n’étant que de 40 ans et des poussières pour les hommes ou comme elles nous le dirent près de la source, juste avant leurs ablutions, elles les avaient virées de chez elle et c’était mieux ainsi ? L’après-midi fut torride pas seulement du à l'eau chaude et au magnifique paysage...Elle n’attendirent pas notre sortie du bain pour y plonger à leur tour, mais je ne m’étendrais pas, même s'il y a prescription désormais !
Nous mangions bien et dormions bien malgré les courbatures, et si nos deux bateliers continuèrent tout droit plein sud leur descente de la rivière, nous allions commencer notre approche de Pokhara. Encore trois jours. Pourtant sur la carte IGN, cela représentait que quelques centimètres alors qu'en 5 jours nous avions parcouru dix fois voire vingt fois plus que ce qu'il nous restait à faire pour terminer le trek. Ce n’était pas sans compter sur les petites lignes noires de ces cartes très bien faites, marquant les différences de palier d'altitude. La dureté du chemin nous obligea vraiment à nous délester du superflu de nos sacs, pas le choix. De 800 mètres d’altitude exactement à Tatopani puis après quelques passerelles gigantesques enjambant trois rivières, un col se présentait devant nous, abrupte à plus de 3000 mètres. Nous mettrons la journée à grimper sans arriver en haut du col. Le délire ! Des passages où il fallait même s'accrocher au tronc de quelques petits arbres pour nous hisser et continuer l'ascension. À cet endroit plus de caravane d’ânes, impossible mais des porteurs qui vous attendent à chaque coin du parcours avec leur dextérité à transporter des charges « d’ânes » juste avec une sangle sur le front, leur charge pendante dans le dos nous rendit admiratif. Les reposoirs en pierre aménagés tous les 50 mètres pour qu'ils puissent poser leur lourde charge et souffler. Ils avançaient pieds nus sans rien dire, même avec le sourire parfois . La souffrance en souriant, incroyable! De notre coté, on commença à comprendre très vite la difficulté car de nombreux jeunes gamins voyant notre souffrance marchaient près de nous et nous interpellaient : « porteurs, porteurs ? ». Nos sacs-à-dos de 15 kilos représentaient un amusement pour eux car pour les porteurs aguerris la charge devait être énorme , on en a même croisé un avec quatre caisses de Coca Cola de 24 bouteille en verre chacune, près de 80 kilos. Tout cela pour que l'on ait du Coca à 4000 mètres d’altitude, n'importe quoi !
Il est vrai que les porteurs ne faisaient que des aller et retour entre la route aménagée non loin de Pokhara et Tatopani où là, les ânes prenaient le relais, mais tout de même . S'ils peinaient dans la montée et c'est le moins que l'on puisse dire dans la descente du col toujours pieds nus, nous le constaterions, ils couraient et sifflaient pour que l'on dégage la voie, nous empotés et les genoux fracassés pour nous freiner et tenter de descendre sans nous casser la figure... Impressionnant ! Alors ? Lors de cette ascension, avions-nous craqué à l'offre alléchante des porteurs ? Eh bien non, par contre, nous nous délestions de la moitié de notre sac. Adieu laine polaire et tout le toutim...A Tatopani, il faisait déjà très chaud, je le rappelle, les orangers y poussaient ! Par contre lors de notre stop dans la montée du col, ils nous restaient qu'une heure de marche pour l'atteindre mais on était à bout, on le regrettera, car on s'est pris un coup de froid phénoménal. Le lendemain, nous repartirions, de la neige craquant sous nos chaussures de marche, car je le rappelle nous, nous étions équipés du feu de dieu alors que les népalais, eux, étaient pieds nus...Un peuple de montagne, endurant, courageux et dur à la tache...
Un peuple magnifique et d'une gentillesse incroyable, car le dernier soir, un jour avant de retrouver la route en cours de construction montant vers je ne sais où, on passa la soirée avec eux à picoler de la « roxi ». Ils logeaient dans les lodges gratuitement, en fait avant que des couillons comme nous viennent perturber cet équilibre, avant que l'on ait envie d'acheter des pizza, du Coca et je ne sais quoi tout au long du tour des Annapurna ! Désormais, les temps changeaient, ils devaient payer leur nuit, certes cinq fois moins cher que nous mais ils dormaient sur des nattes et en groupe autour d'un feu. Le couvert était aussi devenu payant et là, je vous le promet qu'il mangeait que du dal bat, en fait du riz recouvert d'une louche d'un curry de lentilles et c'est tout. Avant de quitter les porteurs-camionneurs, un de ceux-la, nous dira que pour eux à l'instar des porteurs à touriste, tout était gratuit pour eux, seul le troc ou l'apport de denrées importantes leur permettaient de dormir où ils le voulaient.
Le dernier jour, nous repartions donc vers Pokhara, vers ce confort qui nous avait à peine abandonner durant notre trek. Nous y reviendrions l’année d’après pour revoir nos amis népalais de notre premier voyage et ce fut encore un autre choc tellement cela était devenu encore plus grand et moderne, même ceux que l'on avait vu l’année d'avant avaient radicalement changés depuis, peut-être était-ce nous qui avions changés d'ailleurs ? Depuis, je n'y ai jamais remis les pieds, la route monte désormais, à ce qu'il paraît très haut dans la montagne ! Les porteurs sont ils devenus juste des guides ou chauffeurs de camions et bus en tous genres ou les a t-on oublié sur le bord du chemin sans le sous ? C'est fort possible ! Il y a donc vingt ans nous repartions vers Katmandou, heureux de « notre exploit sportif », mais remettons tout cela dans l'ordre...Le tour des Annapurna était déjà une autoroute à touristes en mal d'aventure, nous en faisions partis à l'invitation de mon ami, et cela reste un beau souvenir, un très beau souvenir, un challenge pour un non sportif, je n'ai plus de photo de cette époque mais elles sont toujours dans ma tête . L’émotion, les sourires de ces gens magnifiques que j'ai pu croisé sur ces chemins de montagne sont encore, tel le premier jour de ce voyage, intacts et émouvants !
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Katmandou ! Freak street...
Nous continuions donc notre voyage, notre visa népalais valable un mois arrivant à expiration. (Pour ceux qui n'auraient pas suivi cette série d'articles dont celui-ci comme d'ailleurs encore quelques autres qui suivront, décrit ma première rencontre avec le continent asiatique en 1991). Nous partions de Pokhara avec la ferme intention de rejoindre Katmandou pour y passer nos derniers jours dans ce magnifique pays. Nous étions déjà passés deux fois, mais très rapidement, trop rapidement. On prenait donc cette route passant par Muglin, de nuit, toujours totalement défoncée, elle nous emmenait dans la capitale népalaise .
Au petit matin, à notre arrivée, le reste du groupe, ingénieurs , semi-sportifs et le reste repartaient vers leur dur labeur en France. Ouf ! En effet, être parachuté dans un groupe dont on ne connait personne où l'on doit supporter les défauts de chacun pour que le voyage se passe bien n'est pas chose aisée. Je ne leur jette pas la pierre car nous devions, mon ex compagne et moi, être aussi pour eux une source de conflit renfloué ! Enfin, le destin (écrit) faisait que nos chemins se sépareraient enfin là, ce matin de novembre 1991.
Une brume épaisse et un froid de canard galbaient la ville. Nous ne serions plus que trois, Yann resterait avec nous. L'obligation d'organiser quoique soit n’étant plus de mise, nous allions nous installer dans le quartier mystique de Freak street, le lieu où dans les années soixante, nombreux hippies du monde entier se donnèrent rendez-vous. On avait bien-sur l'intention de croiser quelques rescapés de cette époque ! On en verra aucun ! On s'installa dans un lodge, « friendly home ». Un livre d'or à l’entrée du bâtiment totalement désordonné où des couloirs et escaliers à n'en plus finir auraient découragé un amateur de labyrinthe, un vrai dédale, nous montra que nous ne nous étions pas trompés d'endroit. On pouvait lire des appréciations diverses émises par des routards, petits billets datant d'avant 1970. Des adresses, des liens, des appels au secours, des rendez-vous manqués, de tout mais nous ne pourrions pas tout lire, même si l'envie fut forte, on y aurait passé le reste de la semaine. Freak street se trouve derrière Durbar Square, lieu où temples et palais s'enchevêtrent. Le quartier ne représentait à peine que deux rues où restos, boutiques en tous genres et lodges occupaient tout l'espace.
Un nouveau quartier, Thamel, à l'opposé de la ville prenait forme, Freak street devenait « hasbeen » à entendre les jeunes gamins-guides qui devaient être commissionnés pour emmener le chaland à l'autre bout de la ville, hôtels modernes et tout le toutim étaient devenus dans l'air du temps ; le tourisme de masse pourraitKatmandou ! Freak street... bientôt commencer. Le Népal voulait également se débarrasser de sa réputation de ville des hippies ou pseudo fumeurs de Shilum. Le pays convoitait ce nouveau touriste, le trekkeur, plus fortuné et plus propre sur lui (en apparence seulement). La drogue devenue illégale, les visas court-terme étaient privilégiés et l'Everest et autres sommets dont l’accès étaient depuis facilité (administrativement), la mutation pouvait donc débuter.
Enfin, il y avait de beau reste du coté de Friendly home. Le bâtiment, moderne, au fond d'une coursive collait une bâtisse moyenâgeuse comme tous les édifices du centre de Katmandou, des maisons construites telles des œuvres d'art. Tout le quartier était fait de vieilles maisons dont l’étage était de bois sculpté et de fenêtre au panneaux de bois rivalisant de virtuosité artistique. Les népalais sont talentueux et cela ne datent pas d'hier, ils travaillent le bois merveilleusement, la terre, les tissus et sont d'une ingéniosité sans limite !
Nous partagions donc une chambre à trois lits sous les toits de tôle ; je précise « de tôle » car aux aurores, chaque matin, nous étions réveillés par des pigeons, eux-mêmes s’éveillant à chaque nouveau jour, trottant, fricotant, faisant un barouf du feu de dieu sur « notre toit » et nous obligeant à nous lever tôt, mais cela nous procurerait le bonheur de profiter du lever de soleil. Nous avions désormais un bon entrainement de marcheur et nous voulions parcourir la ville et rencontrer les gens de Katmandou. Nous irions dans l'ancienne capitale Bhaktapur (à pied bien-sur), visiter le Sawanbhunat et rencontrer nos premiers babouins à cul rouge qui attendaient le moindre faux-pas des touristes montant à la stupa pour leur voler de la nourriture. Nous irions sur les ghats des crémations, un peu en dehors de la ville, lieu où les gens de la ville mais aussi de nombreux sadhus venaient se dématérialiser pour pouvoir renaitre dans de meilleurs hospices ou même pour les plus méritants, atteindre le nirvana. Nous irions donc un peu partout, adeptes de la marche ; nous découvrions une nouvelle drogue : Le sport ! Nous éviterions au maximum les extérieurs du périphérique, tout simplement pour éviter de le traverser ou de s'en approcher, totalement englué de rickshaws et véhicules en tous genres, l'endroit étaient déjà totalement pollué, irrespirable. Aujourd'hui, il paraît que c'est l'enfer. Comme des entrailles de la terre, la fumée envahit le moindre centimètre carré de la nouvelle ville. Katmandou est une cuvette (un peu comme Chiang Maï, ici en Thaïlande) et les fumées des pots d’échappements ont du mal à rejoindre l’atmosphère. Nous allions passer beaucoup de temps dans Durbar Square, assis sur les marches des nombreux temples, à contempler la vie grouillante de la vieille ville quasiment interdit d’accès à quelconque véhicule ; la taille des rues et le monde, obligeant l'endroit à être d'office « piétonnier ». Les ruelles traversant cette vieille ville étant un gigantesque marché de légumes, fruits et tout ce qui était nécessaire à la ménagère de Katmandou, mais aussi aux touristes très nombreux, enfin touristes très visibles, (je dis cela, car en INDE, on est totalement noyé dans l'espace et la foule !). On rencontrera beaucoup de tibétains, des moines bien-sur en grand nombre, les népalais que l'on croisera étant toujours là pour nous proposer un business quelconque ou une arnaque possible (j’exagère forcément mais cela n'en était pas loin).
Nous aurions aussi le privilège de voir la Kumari, dont les gens venaient se recueillir devant la fenêtre de son palais, pour les aider dans leur désir de procréation. La Kumari, une petite fille choisie presque au hasard parmi les gens de la montagne. Une condition, elle devait être vierge, pauvre et correspondre au cycle des réincarnations de la toute première princesse. Dès le premier jour de ses menstrues, elle serait remplacée par une autre jeune fille choisie par les prêtres qui géraient l'affaire, parcourant sans cesse le pays pour trouver la gamine idéale dont la date de naissance, les comportements, les signes divins devaient correspondre à la légende de cette déesse vivante. Une aubaine pour les paysans népalais qui espéraient tous que leur fille soit choisie par les prêtres...Leur conditions de vie changerait pour toujours !
On découvrait aussi la cuisine tibétaine car la cuisine népalaise, (comme je le dis dans des articles précédents) je ne parle pas de « l'international food à la mode du Népal », se cantonnait au Dal Bat ou au mieux à un semblant de cuisine indienne. Les tibétains eux emmenaient des nouveautés, des ragouts mais surtout leur fameux « momo » dont nous étions friands (les momo étant des bouchées de farce de viandes ou de légumes enveloppées d'une pâte cuite à la vapeur ou simplement frite, un peu comme des friands d’où « nous en étions friands », stop Jeff, tu divagues!).
Nous passions donc nos derniers jours aussi dans la contemplation, pas seulement à marcher (il fallait bien finir le stock d'herbe cueillit dans la montagne avant de passer la frontière indienne) ! On reviendrait l’année suivante mais sans que cela nous donnent l'envie d'y retourner...Eh ! Entre temps nous avions découvert l'Inde (comme je le dis plus haut) et comme vous le diront nombreuses personnes, si on accroche dès la première fois avec « Mother INDIA », il est difficile de s'en passer et donc d’apprécier à sa juste valeur ses pays limitrophes (en ce qui me concerne à part L'ISAN dont je suis totalement en addiction, le reste est du pipi de chat, enfin cela est un avis personnel car comme je le dis souvent et comme le disait feu mon grand-père, « les gouts et les couleurs, ça ne se discute pas »).
Nous faisions notre paquetage et décidions de nous rendre en Inde par le bus, un bus VIP et direct en plus, une nouveauté, à entendre le mec de l'agence de voyage, une nouvelle route vers l'est et pas de changement de bus à la frontière comme cela se faisait habituellement à Sonauli par la route rejoignant Gorakpur au nord de Bénarès du coté indien. Katmandou-Delhi en 36 heures à les entendre, un pur confort. Départ à 5 heures du soir de Katmandou. Inde nous te rejoindrions le lendemain aux aurores et en fin d’après-midi nous serions à Delhi. Que du bonheur, le « trip » allait pouvoir débuter !
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Katmandou-Delhi : Un voyage au Tibet ? (Première partie)À cinq heures du soir, dans la pénombre d'une ruelle de Katmandou, nous étions prêts pour embarquer dans notre bus qui allait nous emmener en Inde. Nous faisions déjà le pied de grue devant l'agence qui nous avait vendue les billets la veille et déjà, le départ prévu à cinq heures, ne pourrait pas avoir lieu à l'heure dite. Tous les trois avec nos sacs à dos désormais réellement allégés depuis notre arrivée au Népal un mois plus tôt, attendions. Le superflu avait déjà été donné ou abandonné sur place. Le matériel servant à nos descentes de rivières avait été vendu à une agence de rafting de Thamel. L’agence de voyage était donc encore fermée et le fameux bus VIP n’était ni devant, ni à proximité du lieu de départ prévu ! Cela commençait bien ! Enfin nous avions nos tickets, on attendrait, il fallait s'y faire, en Asie , l'attente fait partie de la vie du voyageur.
Un jeune arriva enfin et nous dit que le bus allait arriver. Il devait être sept heures lorsque le bus bariolé de couleurs vive arriva, hurlant de tous ses klaxons pour nous prévenir de son arrivée. Extérieurement très kitch, par la porte de la montée des passagers, nous reconnaissions le petit jeune de l'agence. Grand sourire et Namasté de rigueur, les sacs furent chargés sur la galerie, nous gardions un petit sac avec passeport et petit nécessaire pour un voyage qui allait durer tout de même 36 heures. Vous rendez vous compte, 36 heures. Alors qu'en France on venait de mettre le TGV pour relier Nantes à Paris en deux heures pour éviter les quatre heures avec le train corail ! C’était notre premier voyage en Asie et notre notion du temps devait être totalement relativiser lorsque l'on voyageait par là-bas , enfin du moins en INDE, Népal et même en Thaïlande. Nous montions dans le bus et nous retrouvions la configuration des sièges habituellement proposée au Népal : une rangée faite de deux sièges, une coursive centrale puis trois sièges. Pour une carrure européenne, c'est un peu léger mais comme nous étions seuls, nous nous sommes dit que vu l'heure, on pourrait surement s’étaler sur les sièges par la suite. Là encore, il ne faut pas rêver, en Asie, on ne voyage ni à vide, ni à moitié vide, on voyage à plein coûte que coûte, d'autant plus sur un trajet de presque deux milles kilomètres, il faut rentabiliser, optimiser !
Le bus s’ébranla et tourna un moment dans les petites rues de la capitale. Nous fîmes un premier arrêt pour prendre deux passagers, un couple d'indien qui devait faire du business vu le nombre de colis emballés dans de la toile de jute cousue qu'ils hissèrent sur le toit. Nous repartions et roulions pas mal de temps, assez pour l'on commence à croire que nous voyagerions avec un tout petit nombre de passagers, en plus nous nous arrêtions même pour manger mais nous étions toujours dans la grande banlieue de Katmandou; tournait-on en rond ? Les rues non éclairées, et le nombre de détour que nous faisions nous donna l'espoir que nous partirions à cinq avec l’équipe des chauffeurs-mécanos qui eux étaient trois. Tout d'un coup, on vira dans un chemin en terre où les nids de poules, plutôt d'autruches d'ailleurs, faisaient légion. On avançait doucement et je reconnaissais la rivière qui traverse les faubourg de Katmandou. Des cabanes en tôles longeaient le chemin. L'odeur allait de paire avec cette rivière quasiment à sec qui était un vaste dépotoir. On avançait donc tant bien que mal puis le bus stoppa dans la nuit noire. On ne voyait rien à travers les vitres du bus. Par contre, on entendait nos chauffeurs partis dans de grandes discutions, très animées. On ne voyait rien, mais on sentait du mouvement, de l’activité, on entendait bien qu'il y avait de la négociation dans l'air. Un des gars du bus monta et ouvrit toutes les fenêtres, il devait être déjà minuit.
Tout d'un coup, on entendit un grand bruit, le bus bougeait de tous les cotés, on chargeait de quoi sur la galerie. Puis par les fenêtres, on vit d'abord des valises d'un autre temps passer par celle-ci puis des gens, d'abord des enfants porter à bout de bras pleurant à chaudes larmes, puis par la coursive des femmes et des hommes apparemment pressés de prendre leur place. Nous resserrions les rangs sur la première rangée de l'habitacle. Tous les trois sur une banquette et le couple d'indien sur les deux sièges opposés. Un flux continu de personnes rentrait par le couloir et par les fenêtres, dans une excitation impressionnante. Le staff gueulait, je ne sais quoi. Il y avait de l'ambiance. Nos compagnons de voyages une fois tous installés, plutôt entassés dans le bus, durent redescendre pour certains avec leurs valises pour ne pas avoir à voyager avec celles-ci sur leur genoux. Nos futurs camarades de route se retrouvaient presque à quatre voire cinq par banquette. Lorsque je disais que nous ne voyagerions pas à vide! Puis solennellement, deux personnages montèrent en dernier. Un prêtre tibétain, apparemment très respecté, accompagné d'un jeune homme d'origine chinoise, on le su plus tard, habillé d'un costume style année 50 avec une grande écharpe blanche autour du cou, bénédiction que les Bouddhistes tibétains offrent généralement à leurs hôtes. Ils nous saluèrent. Le moine parla et le silence se fit automatiquement. Nous étions déhanchés et regardions la scène. Le couple d'indien restait dans leur carapace, droits dans leur bottes, apparemment agacé par la situation et inquiets, demandant à un jeune du staff dans une voie feutrée de faire attention à leur chargement. Tous nos compagnons de voyage, sans exception, nous firent alors un « waï, Namasté » mains jointes et nous retournèrent un magnifique sourire. Yann nous dit que ces gens étaient des tibétains, alors nous leur lancions un "Tashi Delek”, le Namasté tibétain. Les indiens continuèrent de les ignorer.
Le bus s’ébranla dans la nuit froide, tous fermèrent les fenêtres, très rapidement l'odeur fut très forte. Nous ne le savions pas, mais les tibétains du cru n'avaient pas l'habitude de se laver, il est vrai que sur les hauts plateaux, l'eau doit être plutôt glaciale pour s'adonner au plaisir de l'ablution quotidienne. On s'habitua, à force. Le bus sortit de la capitale et presque tous les gens du bus entonnaient des chants religieux. Le grand moine qui s’avéra être un Rinpoche, un vénérable, nous expliqua la situation. Tous ces gens étaient des réfugiés tibétains qui avaient survécus à la traversée de l'Himalaya pour rejoindre le Népal. Il s'excusa de leur rusticité, nous présenta son jeune voisin qui s’avéra être un jeune étudiant dissident qui avait traversé lui aussi l'Himalaya pour fuir la République Populaire de Chine. Il nous rappela que deux ans auparavant, il était sur la place Tien an Men et qu'il fuyait le régime communiste, se cachant sur les hauts plateaux du Tibet depuis plus deux ans. Nous venions de prendre au « Tibetan refugies Camp »de Katmandou de pauvres paysans persécutés par l’armée chinoise, ils voulaient juste rejoindre le Dalaï-lama, en Inde à Dharamsala.
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Katmandou-Delhi : Un voyage au Tibet ? (deuxième partie & fin)
Après deux heures de routes, nous nous arrêtâmes en pleine nuit dans un bled où s’échelonnaient tout le long de la route, des boutiques de réparation automobile, des teastall et restos. Les jeunes nous invitèrent à descendre pour une pause toilette, réveillèrent un pauvre gars dormant sur un charpoï devant une des boutiques pour qu'il fasse du thé pour tout le monde. Rinpoche distribua de l'argent à chaque passager pour qu'ils puissent s'acheter des friandises et boire un thé. Apparemment l'argent, « nos tibétains »(je les appellerais ainsi...) n'en avaient jamais vraiment vu, le moine leur expliqua le fonctionnement et alors tous achetèrent tout et n'importe quoi à manger dans une frénésie consumériste. Ils mangeaient comme des bêtes affamées et tout leur argent fut très vite dans les poches des boutiquiers de ce bled dédié à la route. Une bonne heure plus tard voire plus, tous remontaient dans le bus, non sans difficulté car deux ou trois manquèrent et le bus dût faire marche arrière pour récupérer tout le monde. On commençait à s'assoupir et là, commença la ritournelle des gens malades, enfin subissant le mal des transports !
Tout devait être la première fois pour eux et le fait d'avoir englouti tout et n'importe quoi, ajouté à cela le tangage du bus fit que quasiment tous se mirent à vomir. Une horreur, et puis comme nous n’étions pas en reste, nous aussi on s'y est mis, il n' y avait pas de raison. Le couple d'indien était au comble de l'outrage. Le jour se leva, une odeur insoutenable nous accompagnant, on s’arrêta dans un vrai village ou de petits restos proposaient le fameux DalBat. Pendant ce temps la staff avec le grand moine aidé de femmes tibétaines nettoyèrent le bus. Nous, nous mangions mais je ne me rappelle plus avoir vu un seul tibétain se restaurer ; Il se méfiait désormais, peut-être étaient-ils malades pour de bon ? Par contre, ils restaient joyeux, ils regardaient toutes les boutiques, n’arrêtaient pas de nous sourire comme pour nous remercier de leur liberté soudaine. Nous avancions vers l’ouest puisque le soleil gros comme une énorme orange se profila a l'horizon à l'arrière du bus puis au moment où il disparut derrière la montagne plein ouest, nous avions fait une journée de trajet complet, le ciel se transformerait bientôt en une myriade d'étoiles, on nous indiqua alors que nous étions arrivés à la frontière indienne.
Les tibétains voyageaient sans passeport, un accord entre les autorités tibétaines en exil et le gouvernement indien leur permettant de rejoindre l'inde sans le moindre titre de voyage, une évidence, le Tibet n'était pas un pays et les autorités chinoises n'étaient pas prêtes à délivrer des passeport comme ça, encore moins aux tibétains ! On nous demanda de sortir et nous fîmes alors connaissance du douanier indien. Grand, moustachu avec un air pas du tout rigolo, je me rappelais alors les grands flics bangladais. On nous fit passer la frontière à pied pour vérifier nos visas et passeport. Le bus était toujours de l'autre coté , au Népal. Rinpoche négociait, enfin avait une vive altercation avec ce qui devait être le chef du poste frontière. Enfin tous remontèrent dans le bus qui avança vers nous. Tous redescendirent très rapidement et nous, les deux indiens et nous trois, on nous invita à remonter à l’intérieur et de ne pas en bouger. On voulait surement pas que l'on assiste pas à ce qui allait se passer. On voyait bien de toute manière qu'il y avait un hic. On était à la fenêtre. Ils descendirent alors tous les sacs, valises et colis du toit. Le staff nous remis nos sacs que nous devions garder avec nous. Ensuite, avant d'identifier leurs sacs et valises, "nos tibétains" les ouvrirent, le moine lui passait par derrière avec une grande besace et récupérait des affaires que leur donnait ses congénères. Il grimpa dans le bus et nous demanda si l'on pouvait pas mettre dans nos sacs ce qu'il avait collecté. Il avait peur du racket des douaniers indiens. On accepta sans rechigner, même si certaines lectures de récits d'aventures ou d'avertissement des ambassades françaises à leurs ressortissants auraient du nous faire refuser. Les douaniers se mirent alors à fouiller et vider tous les sacs. Les tibétains ne disaient rien, soumis, et remirent leurs maigres biens dans leurs sacs. Tout le monde aida à hisser de nouveau tout le barda sur le toit et tous remontèrent dans le bus qui démarra enfin, mais nous ne fîmes que 50 mètres et de nouveau les douaniers montèrent dans le bus. Un nouvel officier encore plus typé « rajput »qui devait être le grand chef demanda à ses sbires de fouiller une nouvelle fois tous les sacs, ceux qui étaient à l’intérieur du bus. Tous s’exécutèrent mais étrangement, au moment où nous présentions nos sacs, on ne nous demanda pas de les ouvrir. Le grand chef indien était en colère et commença à s'en prendre à notre moine. Ils descendirent et on voyait bien qu'il nous désignait très souvent de sa courte matraque. Tout le monde flippait et nous aussi. Ils avaient fouillés deux fois les sacs et apparemment ce qu'ils cherchaient n’étaient plus dans les sacs des réfugiés tibétains. Il en avait déduit que, ce qu'il voulait récupérer devait être dans nos sacs. On commença à se dire que cela allait chauffer pour nous. On avait encore « Midnight Express » en tête, le film de Charlie Parker, pour ne pas exagérer. Après deux heures d’âpres négociations de la part de notre moine, il sortit une liasse de roupies, impressionnante et s’agenouillant devant le douanier, les mains jointes, lui tendit l'argent tout en lui disant quelques choses en mode répétitif. La colère était dans les yeux du chef, puis au bout d'un moment, remarquant la peur dans nos yeux et dans celles de nos humbles compagnons de voyage, sûrement satisfait de sa supériorité, prit l'argent, tourna sur ses talons et descendit du bus, cria au chauffeur un « jallo », et sans se faire prier, en première à fond les bielles, nous laissâmes ce no man's land derrière nous. Il faisait nuit noire, nous avions passé plus de six heures à la frontière.
On attendit un bon moment avant de parler, le calme était dans dans tous les coins du bus puis nous redonnions à Rinpoche, ce qu'il nous avait donné à cacher dans nos sacs. Il était désolé de ce qui s’était passé et se confondit en excuse, il voulut nous dédommager avec de l'argent pour le désagrément, on refusa bien-sur, puis avec un sourire retrouvé, il nous raconta l'altercation qu'il avait eu avec le douanier, qu'il leur avait tout donner, enfin du moins tout ce qui était de valeur, enfin presque sourit-il. Nous avions passé un malheureux appareil photo, une théière en argent, quelques bijoux qu'il s'empressa de redonner à leur propriétaire. Tous nous remercièrent les uns après les autres venant près de nos sièges et s'agenouillant mains jointes devant nous devant le regard décidément toujours aussi outré du couple d'indien qui commençait, lui aussi à nous taper sur le système . Leur air hautain était déplacé et ils auraient du plutôt s'excuser du comportement de « leurs douaniers ». Le moine puis l’étudiant nous expliqua « in fine » d’où vint réellement le problème à la frontière. À la première fouille, les douaniers firent l'inventaire des biens de chaque passager et reçurent leur bakchich. Mais lorsque le grand, le chef sut que l’étudiant chinois avait des diapos compromettantes, il décida une deuxième fouille pour les récupérer, mais entre temps tout avait fini dans nos sacs. Ses sbires dirent qu'ils n'avaient rien trouvés à la deuxième fouille et par déduction en conclut que c’était nous qui cachions ce témoignage politique. Il voulait les diapos de l’étudiant chinois et devant le refus du moine, dit qu'il nous fouillerait et que nous aurions alors de sérieux problèmes...Le moine négocia le second bakchich pour ne pas nous mettre dans l'embarras. L’étudiant nous montra alors les diapos et effectivement elles étaient toutes liées aux évènements de la place Tien an Men. On voyait des exécutions sommaires, l’armée tirant dans le foule d’étudiants. Nous faisions donc désormais partie de la même famille, Rinpoche nous mis autour du cou une écharpe blanche et la suite du voyage fut vraiment agréable. Rinpoche nous raconta comment il allait très souvent au Népal, chercher des réfugiés. L’étudiant qui parlait un anglais parfait nous raconta son périple du Tibet vers le Népal Tous vinrent nous présenter leur enfant, pendant les longs trajets sans interruption, ils chantaient des mantras. À chaque arrêt, il voulait nous offrir à manger et à boire, du coup nous aurions été vraiment malade si nous avions accepté.
On roula encore une bonne partie de la journée après notre deuxième nuit de voyage. Notre odeur se confondait désormais avec celle de nos amis tibétains. Même le couple d'indien se dérida et commença à nous parler, même avec l’étudiant et le moine Rinpoche, mais pas avec les rustres tout de même, on ne pouvait pas trop leur demander. Un jeunes du Staff nous dit que nous allions arriver à Delhi vers deux heures de l’après-midi mais l’imprévu fut encore au tournant ; on cassa des lames de suspensions et le temps de réparer, nous rejoignions enfin la capitale indienne en début de nuit.
On restait à Tourist Camp dans le Old Delhi près de la Old India Gate pas très loin du Fort Rouge. On se dit adieu, enfin presque, car le moine insista pour nous donner l'adresse du camp de réfugiés dont il était responsable et nous invita à y passer. Le camp se trouvait dans le Karnataka au sud de Bombay près de la ville de Hubli, une ville au pied des contreforts du plateau du Décan. On s'y rendra l’année d’après, lors de notre second voyage et nous fumes reçu , je ne vous l'explique même pas mais cela sera l'objet un autre billet dans les semaines suivantes. L’étudiant, nous ne le revîmes jamais mais Rinpoche nous dit lorsque l'on se revit qu'il avait gagné les États-Unis. Le couple d'indien nous donna leur adresse mais nous ne les recontacterons jamais. Tous les réfugiés tibétains devaient remonter à Dharamsala pour voir le Dalaï-lama, on nous invita de s'y rendre avec eux mais cela n’était pas à notre programme, ce fut un regret. « Nos tibétains », une fois un laisser-passer en poche, étaient dispatchés par les autorités indiennes dans des camps leur étant réservés et ceci sur tout le territoire indien.
Nous venions de rejoindre Delhi, la gigantesque, fourbus mais heureux de cette rencontre unique, de cette amitié naissante avec des gens au grand cœur. En ce qui concerne le trajet en bus on se dit que l'on ne nous y reprendrait pas : Katmandou-Delhi , nous avions finalement mis 50 heures, tout de même.
Enfin l’année suivante puisque nous atterririons à Delhi, on reprit le bus mais dans le sens inverse pour rejoindre Katmandou. On connaissait, on savait à quoi s'attendre. On passa alors par la frontière normale, frontière où l’activité est énorme, où pour des douaniers non scrupuleux, il est plus difficile de vaquer à leurs basses exactions ! Ce fut un voyage plutôt tranquille mis à part que je fus oublié dans un bled en pleine nuit, le bus s’arrêta et pris d'une tourista, je descendais alors que tous dormaient. Moi, le cul dans des jacinthes d'eau derrière des boutiques de bord de route, entendit le bus klaxonner et partir. Mon ex heureusement alerta les chauffeurs qui plus d'une heure plus tard revinrent me chercher. J’étais totalement perdu , sans le sou, sans passeport au milieu de nul part. Mais qu'est ce que c’était par rapport à nos amis tibétains qui avaient quittés leur terre natale sûrement pour toujours ayant laissé derrière eux, leurs racines, leurs ancêtres, leurs coutumes pour se retrouver dans ce grand pays qu'est l'Inde qui les accueille certes, mais qui apparemment n'est pas du gout de tous ses concitoyens ?
Suite du voyage au prochain numéro...
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DELHI ! (1991-1998)
Lors de mes nombreux voyages en Inde, New Delhi- Old Delhi fut très souvent pour moi la porte d’entrée de ce grand pays. Comme je le décrivais dans mon dernier article sur mon épique voyage en bus de Katmandou vers la capitale indienne nous arrivions près de Old Delhi Gate dans ce qu'on appelait « Tourist Camp », se trouvant en face de la bourse de Delhi, jouxtant les quartiers musulmans de la ville. À chaque passage dans la capitale, j'irais dans cet « hôtel-camping-bungalow », tenu par des anciens de l’armée indienne, se trouvant sur un terre-plein entre deux rues de quatre voies où la circulation ne s’arrêtait jamais. Un havre de paix pour ceux qui connaissent la capitale indienne, bruyante, polluée et grouillante de population en continuelle mouvement.
[...]
Tourist Camp était donc le point de départ et d’arrivée des bus direct vers le Népal, le lieu de transit des bus, motos, camping-car faisant un tour du monde, DELHI ! (1991-1998)voire une simple traversée de l'Europe vers l'Asie. On y croisait alors souvent des allemands, des hollandais, même des français, équipés de monstrueux bus aménagés pour traverser n'importe quel désert du monde. On côtoyait aussi des motards qui affichaient des milliers de kilomètres à travers la Russie, le Pakistan, la Chine et j'en passe. On pouvait planter sa tente dans un magnifique jardin très bien entretenu. Un restaurant proposait aussi quelques plats confectionnés par des népalais (encore!), déjà capable de cuisiner quelques plats occidentaux. Les rencontres étaient nombreuses et les discussions DELHI ! (1991-1998)des bons plans et aventures de chacun allaient bon train. Les chambres étaient minuscules, mais faites en torchis, restaient fraiches quelques soient les saisons. Enfin, pour conclure sur ce grand jardin où l'on pouvait vraiment se reposer avant de continuer « la route », n'est plus aujourd'hui et depuis apparemment un sacré bout de temps. La modernisation de la capitale indienne aura eu raison de ce petit coin de tranquillité.
DELHI ! (1991-1998)Par contre la situation de ce « camp » était idéal ! On pouvait commencer des marches interminables dans les rues de la capitale ! À deux pas de la gare principale, on pouvait y accéder par l’arrière de celle-ci et par des ponts piétons enjambant les 20 ou 30 quais de cette gare, on rejoignait alors Pahar Ganj se situant en face de son entrée principale.
DELHI ! (1991-1998)
Pahar Ganj, lieu emblématique où les « travellers » se retrouvaient, une sorte de DELHI ! (1991-1998)« beatnik street ». Cette rue où restaurants et lodges bon marchés abondaient. De nombreux revendeurs de bijoux fantaisies et « souvenirs » de toute l'Inde avaient aussi pignon sur rue ; ils vendaient au poids pour la plupart du temps ces bagues et boucles d'oreilles que l'on retrouvait inévitablement sur les marchés d’été des stations balnéaires françaises, leurs marchands espérant vendre ces bijoux pour repartir à l'automne vers ce pays fascinant ! À l’entrée de cette rue cosmopolite, était « Le lieu » où les junkies venaient se fournir en Brown et Blanche pas si blanche que ça ! La foule était dense et souvent des occidentaux sans le sous, aidés d'indiens encore plus déshérités flairaient le voyageur non averti pour le soulever, l'encadrant, bloquant ses bras, pris dans la foule sans pouvoir bouger, il se voyait alors dépouiller de ce qu'il pouvait avoir dans les poches mais aussi se faire alléger de son éventuel petit sac-à-dos...
Un peu plus loin, laissant Pahar Ganj derrière nous sur notre droite, on rejoignait la fameuse Connaught Circle Place où en son sein, on trouvait un grand parc où toute une faune vivait , se promenait, travaillait là. Autour de ces grandes pelouses plutôt miteuses de nombreuses rues circulaires, s'enchainant les unes derrière les autres, offraient de nombreux restaurants, boutiques en tous genres, même de luxe, mais on trouvait aussi la fameuse antenne indienne de la banque gérant les fameux traveller’s chèques. Se bousculaient devant la porte ceux qui voulaient changer en liquide ces chèques de voyages, mais aussi tous les « changeurs au black » proposant des taux de changes beaucoup plus élevés que le cours officiel. Dans un pays qui venait de s'ouvrir aux marchés extérieur, les commerçants cherchaient du Dollars, des devises pour acheter des denrées importables et forcément à très fortes plus-value. Nombreux étaient aussi les voyageurs qui essayaient de se faire rembourser leur chèque de voyages soit-disant volés (pour la plupart)...Avec quelques centaines de dollars, on pouvait alors continuer le voyage en doublant sa mise de départ...Les années passant, on me dit que cela devenait, bien-sûr, de plus en plus improbable de pratiquer « cette arnaque ». Et puis sur les cotés de l’entrée-escalier de la banque, mis à part les traditionnels mendiants, surtout des femmes avec des bébés, ce devait être porteur à cet endroit, on trouvait des étrangers qui sans un sou, espéraient que quelques généreux « backpackers » leur donnent l’aumône pour qu'ils puissent pour nombreux aller s'acheter leur dose de Brown Sugar. New Delhi était ainsi, sa réputation lui collait à la peau ! En face du parc, où on trainait, regardait le spectacle de « l'Inde », faisant le coin d'un des anneaux , il y avait le fameux Wimpees, fast-food où l'on pouvait manger (pour changer du riz) des hamburgers au mouton (attention vache sacrée) accompagnés de frites et de Thumb Up, le Coke local...Un étrange délice, mais la répétition des thalis( riz accompagné de son éternelle soupe de lentilles) nous faisait apprécier et courir vers de drôle de choses.
À Delhi, on passait donc nos journées à marcher, à contempler mais aussi et surtout à se rendre dans les gares et stations de bus pour d'interminables queues afin de réserver des billets pour continuer le voyage...
Le soir, en revenant vers Old Delhi vers Tourist Camp, on se rapprochait du grand quartier musulman entourant la grande mosquée, pas très loin du Fort Rouge et du mémorial de Ghandi, où au bord de la Yamuna, le Mahatma fut incinéré après son assassinat lors des mois qui suivirent indépendance de l'Inde en 1947 ; encore un grand parc où il était agréable d'y passer la journée. Non loin se trouvait « Old Delhi Gate », une sorte de d'arc de triomphe séparant la nouvelle, de l'ancienne Delhi. À coté du monument, tel un énorme panneau publicitaire, se trouvait un compteur démographique en temps réel, affichant fièrement l’évolution du nombre de la population indienne, espérant que pour l'an 2000, le milliard d'habitants serait dépassé...Qu'il se rassure, c'est fait, et depuis bien longtemps !
Le bazar entourant la grande mosquée était aussi vraiment magnifique : Magasins colorés très « indiens », magasin de sari, de bracelets en verre ou plastique, bijoux préférés de l'indienne lambda, confiseurs et marchands de pâtisseries orientales et porteur de thé à chaque coin de rue, vendeurs de cassettes audio des derniers films « made in Bollywwod », marchands de vaisselle en inox, étincelante dans la nuit indienne, et puis tous ces magasins débordants de marchandises en tous genres où dans un gigantesque « bordel organisé », on trouvait sûrement ce que toutes ménagères indiennes et bricoleurs en herbe devaient avoir besoin. Les Hindous emplissaient la rue comme les musulmans dans une harmonie bon enfant. Les vaches qui arpentaient les rue de la capitale étaient rentrées chez leur propriétaire pour se faire traire et y passer la nuit après leur errance quotidienne dans les rues embouteillées de la ville. Le bazar se fermait petit à petit au fil de la soirée et en rentrant dans notre jardin-hôtel, on ne pouvait plus marcher sur les trottoirs, devenus de gigantesque dortoirs à ciel ouvert, principalement des rickshaws-walla dormant dans la rue après avoir pédaler et trainer leurs clients toute la journée dans la ville tumultueuse. Dans ce quartier on trouvait aussi les « abattoirs », en effet, les musulmans s'occupaient de tuer et dépiauter les bêtes à cornes, chèvres et buffles entre autre, choses que les Hindous ne voulaient pas entendre parler. Un jour se trompant de rue et s’enfonçant dans le méandre du bazar, j’étais arrivé où les vaches, pas toutes sacrées donc, enfin pas pour tous du moins, finissaient leur vie avant de finir dans les assiettes des mangeurs de barbaques ; en pleine ville, dans des rues parallèles se trouvaient aussi les tanneurs, évidemment. J'aurais du m'en douter à l'odeur, mais jeune voyageur, on ne se rend pas compte tout ! Les mouches et les gargouilles remplies de sang auraient du aussi me mettre la puce à l'oreille...
C’était donc aussi cela Delhi. La campagne à la ville. Des gens venus s'y entasser tous les jours, pleins de rêves de réussites, fuyant la pauvreté des villages mais vivant de la même manière au sein de la ville, ce qui, au niveau sanitaire était plutôt problématique. Je suppose que ce doit encore pire aujourd'hui, mais désormais cela doit se passer dans des banlieues lointaines, la nouvelle ville ayant surement pris ses aises et repoussé la majorité de ces populations arrivées avec ses illusions d'une nouvelle vie heureuse. Non concernées par l’émergence économique du pays, elles auront été parquées vers des quartiers éloignés de cette ville tentaculaires qui compte aujourd'hui près de 20 millions d'habitant ! Mais ce phénomène de « nettoyage » des centre-ville est un phénomène mondiale, en France, à Bangkok et j'en passe...Les fameuses « zones vertes » ! En dehors de cette zone, le CHAOS !
Lors de notre premier voyage en 1991, après notre arrivée en compagnie de nos amis tibétains, nous avions prévu de nous rendre aux sources du Gange, d’où notre refus aimable de nous rendre avec Rinpoché à Dharamsala. Dans la lancée de nos marches himalayennes, nous irions vers la source du Gange de façon non-ordinaire, c'est-à-dire, à pied, par l'ancien chemin de montagne, se trouvant sur l'autre rive de la rivière où désormais une route (de tous les dangers) emmenait les pèlerins dans toutes sortes d'engins motorisés vers leur « Graal ». Pour quitter Delhi, nous devions d'abord prendre un bus à Cachemire Gate, gare routière gigantesque, qui nous emmènerait dans un premier temps à Haridwar, une des quatre villes mythiques où a lieu tous les douze ans, la Khumba Mela. Le voyage initiatique pouvait continuer vers Mother GANGA !
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Vers les sources du Gange ! (déc 91). Delhi-HaridwarNous avions à peine passé quelques jours à Delhi, le temps de s'en « prendre plein la gueule » parce qu'il faut le dire avec les mots tels qu'ils déclenchent vos émotions, n'est-ce-pas ? Et nous étions envoutés ! L’Inde est comme toutes les premières fois, un énorme « Wahou », elle vous laisse bouche bée, elle vous cloue le bec, et forcément, on en voulait encore et encore...
On décidait donc, toujours le trio, Yann, mon ex et moi-même de se rendre à Cachemire Gate pour grimper dans un bus qui nous emmènerait vers les sources du Gange pour une première étape : Haridwar, ville profondément religieuse où tous les jours sur les bords du fleuve sacré, les pèlerins affluaient en nombre mais surtout tous les douze ans lors de la fameuse Khumba Mela (littéralement le rassemblement de la coupe) . En effet lors de la création du monde, d’après les hindous, les dieux ayant vaincu les démons, auraient récupérer La coupe avec de l'eau sacrée en son sein et lors de leur combat victorieux, quelques gouttes tombèrent par ci par là, sur notre terre, mais particulièrement sur quatre endroits, en Inde, dont Haridwar.
Nous décidions donc en arrivant au milieu du gigantesque brouhaha de la station de bus de Cachemire Gate, de trouver seul notre bus pour Haridwar, ville qui allait être notre point de départ vers notre remontée du fleuve Gange.
Nous arrivions dans les faubourg nord de Delhi à la tombée de la nuit, vers six heures du soir et trouvions étonnamment, assez facilement, le guichet pour acheter nos tickets. Nous devions attendre, le bus arriverait vers huit heures. Sur le quai, nous nous assîmes sur nos sacs en refusant les sollicitations de nombreux indiens nous proposant leur service pour réussir à monter dans notre futur bus, enfin quoi ! On était tout de même capable de monter dans bus sans l'aide de qui que soit ! On avait nos tickets, nous pensions alors qu'il n'y aurait pas de problèmes...
On regardait donc le manège des bus qui arrivaient dans un flot continu au sein de cette gare en sous-sol où les gaz d’échappement vous mettaient dans un état second, à la limite de la suffocation ; pas besoin de rajouter une couche, on avait suffisamment la tête en vrac. Si on y additionnait la foule, mais en Inde cela relevait plutôt du pléonasme, nous n'étions pas loin de l'apocalypse, mais que nous le vivions tel le nirvana.
Nous étions déjà depuis quelques jours à Delhi et la foule nous submergeait, nous recouvrait de tous les cotés. Si nous voulions rester en Inde, nous devrions nous y faire...Les bus défilaient, les "titis-les contrôleurs" comme on les nomme en Inde, nous interpellaient en criant le nom de la destination du bus dont ils avaient la charge. Des rabatteurs, de leur coté, tentaient de nous embarquer dans des bus privés, mais for de nos tickets bien calés au creux de notre main, nous n'avions franchement pas de soucis à nous faire. À chaque bus entrant en gare, on voyait des gens courir vers leurs flancs pour s'accrocher aux fenêtres, pas pour y grimper, car les bus, comme les trains que nous aurions la « grande joie »de prendre plus tard, étaient tous équipés de fenêtres munies de barreaux, empêchant toutes montées intempestives et bien-sur en cas où de s’échapper, ce qui en cas d'accident devait être plutôt compliqué, pensais-je...
Enfin, en plein éveil, assis sur nos sacs-à-dos, on était au spectacle et sur grand écran. Notre titre de transport en mains, le numéro du bus bien imprimé dans notre tête, à force de lire et relire ce ridicule bout de papier faisant office de ticket...Nous attendions...
Le bus arriva, enfin, sûrement en retard, mais nous commencions a être fataliste (déjà) sur la ponctualité des transports dans cette partie du monde, malgré notre peu d’expérience ! Le même rituel recommença, de nombreux jeunes indiens courraient en sautillant le long du bus et glissant, au top de leur extension, leur bras à travers les barreaux des fenêtres du bus...La bousculade pouvait commencer. Le « titi » haranguait les gens sur le quai : « Hardwar, Hardwar, jallo jallo ! ». Notre sac sur le dos, nous étions plutôt sereins, certes, mais l’excitation générale et à force d’être tamponner, malaxer, tourbillonner par les futurs passagers de notre bus, nous accélérions malgré nous...
Très rapidement, nous nous trouvions enfin devant la porte de la bête en ferraille de couleur verte, les bus de l’état de l'Utar Pradesh étant de couleur verte avec une bande de peinture jaune pisse les ceinturant à hauteur des roues ! Nous n’étions pas les premiers mais pas loin, heureux de notre débrouillardise, à peine cinq jours en Inde et nous pensions déjà avoir tout compris...Pfft...Présomptueux va ! Pour grimper par la porte étroite, poussés par la foule, nous avons du plus que gueuler car avec nos sacs ça ne passait pas, on était compressés, on devait les enlever, ce qui nous obligea à contrecarrer, à repousser vers l’arrière nos futurs compagnons de route qui entre temps avaient décider de nous écrabouiller coûte que coûte sur les montants de porte ; pour agrémenter le tout, le titi, en équilibre par la fenêtre du conducteur, la seule sans grillage, nous criait dessus nous intimant de nous presser...Tant bien que mal, nous réussissions à monter, nos gros sacs à bout de bras, les faisant avancer devant nous par saccades avec nos genoux. On s'engagea vers le fond du bus, situation que l'on tentera d’éviter dans nos futurs voyages, tellement on est secoués lorsque l'on est assis en arrière des roues motrices d'un bus indien utilisant forcément des routes indiennes, c'est-à-dire, la plupart du temps, totalement défoncées. La seule ampoule en fonctionnement, pendouillant du plafond, nous permit tout de même de remarquer que sur quasiment tous les sièges, il y a avait, posé dessus, des mouchoirs, des bonnets, ou bien des écharpes, étranges ? On remarquait alors un siège sur la gauche, sur la rangée où l'on pouvait, enfin devait, s'assoir à deux de front, se trouvant alors libre de toute marque de territoire, car ces attributs jonchant les assises devaient être des marques de réservations ? Mon ex s'asseyait et avant de me presser contre elle, je restais debout, pas la peine de se « blottir » l'un sur l'autre, nous aurions largement le temps de le faire durant notre trajet qui devait durer toute la nuit.
Je scrutais et comprenais désormais, tous ces petits gars qui nous avaient demander contre dix roupies si nous voulions leur aide, c'était donc pour réserver un siège. En fait nous n'avions rien compris. Les places assises n’étant pas numérotées, enfin si, elles l’étaient, mais non attribuées, la coutume ou l'usage voulait que lorsque votre bus arrivait, ces fameux petits gars en échange de ces quelques roupies agrippaient le bus et glissaient sur les sièges un signe distinctif qui vous appartenait et vous assurait alors d'avoir votre place assise. Pas bêtes ? Et pas question de retirer ou dissimuler l'attribut de celui qui avait payer ces p'tits gars, vous alliez alors vers de gros soucis, voir risquiez le pugilat. Je sais de quoi je parle, me croyant plus malin que les autres, quelques années plus tard à Hyderabad, dans le sud, j'en fis l’amère expérience et même si je ne fus ni lyncher, ni expulser du bus, un policier, sûrement commissionné par un « réservateur-sauteur », m'avait menacé de m'emmener au poste : « Non mais ! Saïb, cela ne se fait pas ! » me menaça t-il, brandissant alors dans ma direction sa grande matraque en bambou ! Enfin mon ex et moi avions tout de même un siège mais Yann dû rester debout. Durant le trajet qui dura une partie de la nuit, on jouera l’alternance, une fois sur le siège, une autre fois plus ou moins vautrer sur nos sac-à-dos qui, d'ailleurs, encombraient le couloir et forçaient ceux qui étaient dans l’allée, debout, d’être encore plus compresser les uns sur les autres. On sentait des regards noirs de la part de certains.
Une fois tout le monde «en place », le chauffeur qui manifestement n'avait jamais conduit un « car pullman » fit craquer la première vitesse, envoya le klaxon surpuissant et après de nombreux freinages-accélérations, d'invectives envers des passants ou vers des « coolies » traversant n'importe comment dans les allées de cette gare, il réussit à s'extirper des sous-sols pour rejoindre la circulation totalement embouteillée de la sortie nord de la capitale. Nous voyageâmes ainsi durant quasiment toute la nuit, fîmes de nombreux arrêts, autant vous dire que nous n'avons pas pu fermer l’œil ...Malgré tout, nos voisins de sièges , eux, réussirent à dormir. Enfin, on y était, on avançait, c’était l'essentiel...On s'approchait des dieux, certes d'une façon étrange, mais n'ayant aucune expérience en la matière, ce devait être ainsi que les dieux devaient être rejoint ?
Devant nous, inscrit sur l’arrière en bois du siège de devant, était écrit de bien vérifier sous notre banquette s'il n'y avait pas de bombes ! Si si, il n’était pas écrit « colis suspects » mais il s'agissait bien du mot « bomb, in ingliss ». En effet de nombreux bus avaient été la cible d'attentat de la part des séparatistes cachemiris. Par contre aucune méthode explicative si malencontreusement nous trouvions une « bombasse » ! Tout pour nous rassurer quoi ! On s’arrêta aussi plusieurs fois durant le voyage. Boire un thé, manger...Nos compagnons de voyages avec qui nous aurions pu nous battre au moment de la montée dans le bus devinrent alors très agréables avec nous, nous posant des questions, faisant la conversation, partageant même leur nourriture avec nous...Mais à chaque fois, je le verrai dans le futur, une fois le stress de l'embarquement passé, plus de rancune, rien, on pouvait alors devenir des amis jusqu'à la descente en fin de trajet ou alors, nous pourrions redevenir sans hésitation des ennemis...afin de s'extirper du bus où la ritournelle de la bousculade pouvait recommencée !
Huit heures plus tard, nous arrivions à Haridwar, aux alentours de quatre heures du matin, il faisait très froid. Nous étions en décembre. Pour descendre du bus ce fut encore des plus compliqué que je ne pensait et disait plus haut, les marches étant engluées de chauffeurs de rickshaws (taxi trois roues) voulant tous nous emmener, en ce qui nous concernait, dans une lodge ou je ne sais où, se battant pour « pécher » le client, empêchant alors tout le monde de pouvoir descendre dans de bonnes conditions. Du forcing, il fallait faire du forcing ! Tant bien que mal, nous sortions et respirions alors l'air vivifiant d'Haridwar. Nous fumions une cigarette, la pollution devait nous manquer, puis nous laissions discrètement tous ces Rickshaw-walla, emmitouflés dans leurs écharpes et grandes couvertures de laine se prendre la tête pour savoir qui allait bien pouvoir nous embarquer vers un hôtel. Ils étaient tellement occupés à s'invectiver que nous partions sans qu'ils le remarquent . On se retrouva alors dans la rue, mais nous ne rêvions pas, nous n'allions tout de même pas nous en sortir comme ça !.
Cela n'allait donc pas durer car très vite « une abeille- autre nom de la Vespa à trois roues» vint à notre hauteur et nous proposa de nous emmener où nous le désirions, sans imposer un lieu, un vrai taxi quoi, normal, mais méfiance...On se tassa à l’arrière du véhicule, plutôt étriqués avec nos trois gros sacs, Yann s'assit à coté du chauffeur. On peut le dire, nous optimisions l'espace et forcément le trajet. Devenions-nous indien ? On lui dit alors que nous voulions rejoindre les rives du Gange, le ciel commençait à s’éclaircir, le spectacle serait surement à la hauteur. Pas plus d'un kilomètre plus loin, après avoir essuyer le vent glacial du à la vitesse de l'engin, nous arrivions devant l’entrée du sanctuaire aménagé sur les rives du fleuve. Le soleil pointait derrière les montagnes, le ciel se teintant d'un dégradé de rose vers le mauve...Notre chauffeur nous proposa de nous attendre avec nos sacs, et malgré notre méfiance, « on le sentait notre chauffeur », nous décidions d'opter pour cette solution, trop heureux de rencontrer le fleuve. Il nous emmènerait, après cette première rencontre mystique, dans une guest-house de notre choix, il nous le promit. Fatigués mais zen à l'approche du fleuve, nous arrivâmes en fait au bord d'un canal détourné du fleuve où les pèlerins pouvaient vaquer à leurs ablutions et prières. Le fleuve qui devait être tumultueux à cet endroit avait surement poussé les autorités à aménager de la sorte l'endroit pour éviter les noyades qui devaient être nombreuses, particulièrement lors des grands rassemblements et grandes processions. Des haut-parleurs crachaient des « Hare Krishna, Hare Rama, Hare OM Nama Shiva Ya ». Les marches accédant à l'eau sacrée du fleuve, que l'on nomme d'ailleurs « Ghats » en Inde, étaient bondées. On réussit tout de même à s'approcher, l'eau était glacée. On nous sollicita de toute part pour une Punja, ce coup ci, c’était des brahmanes en quête de business religieux, mais nous y étions alors nous participâmes, nous voulions faire partis du « TOUT » ! . l'Inde était donc le pays des « invitations », certes intéressées, mais des invitations tout de même. Lorsque le soleil pointa derrière la colline, l’atmosphère se réchauffa enfin, pourtant nos cœurs et nos âmes étaient déjà chaud, mais nos mains et nos pieds que nous avions du mettre à l'eau pour la Punja étaient eux, totalement gelés ! On récupérait nos pompes auprès du « gardien de chaussures », si si, tout est bon pour gagner quelques roupies , et nous pouvions rejoindre notre chauffeur et enfin nous rendre dans une guest-house, et surtout dormir !
Malgré sa promesse, il nous sollicita (encore!) pour nous emmener dans un de « ses hôtels » à lui, nous n’étions pas obligés d'accepter, nous pouvions voir, « palper » la marchandise avant d'accepter de toute manière, mais lui toucherait une commission ! On décida de jouer le jeux, fatigués, on se laissa faire, et les premières chambres furent les bonnes, on allait enfin pouvoir dormir...On demanda à notre chauffeur s'il était libre, en début d’après-midi pour nous faire le tour du patelin et avec un grand sourire, il accepta bien-sur ...On allait enfin pouvoir allonger nos jambes, mais nous devions avant tout repos se faire solliciter (décidément) par le patron ou gardien de la guest-house qui nous demanda si nous voulions du Charas (haschich) ou du plus fort (opium, brown...etc, un vrai supermarché ce bonhomme) ; il proposa même à Yann s'il voulait « une couverture » avant de s'assoupir, malin le boss , il avait remarqué qu'il était seul...
Nous refusions toutes propositions...On voulait juste dormir, au calme !
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Vers les sources du Gange ! (déc 91). Haridwar-Devprayag.
Nous nous rapprochions des dieux, pas de doute, l'enfer devait être bien loin tellement le froid nous saisît à notre réveil, dans cette petite guest-house située sur les bord du Gange. Un thé nous réchauffa ! « Notre rickshaw » était déjà là, assis devant le comptoir de la réception, tout sourire, satisfait ; il avait ses clients pour la journée. Nous avions faim alors ils nous emmena dans un restaurant où il avait ses habitudes malgré lui puisqu'il tenta de nous faire déjeuner dans un restaurant pour touristes indiens au sein d'un hôtel de luxe. Il devait penser que nous n’étions pas de bons clients, du moins pas vraiment malléable.
On se régala de Chapatis cuits dans un Tandoori avec un merveilleux Paneer Butter Masala. Le tandoor est le four en terre traditionnel indien se chargeant par le haut. On peut faire cuire, collé sur les parois internes de « cette jarre-four » le pain, ici les Chapatis, sorte de galette de pain, mais on peut aussi y faire saisir toutes sortes de viandes et poissons embrochés puis suspendus à la verticale au centre de ce four juste au dessus des braises qui tapissent le fond du Tandoori.
Le Paneer est lui tout simplement une sorte de Tofu non pas de soja mais fait à base de lait de vache, ce matin là, préparé dans une sauce curry (Masala veut dire mélange, dans notre cas, mélange d’épices) rouge additionnée de beurre clarifié, un délice.
Repu, on décida de faire le tour du quartier, une balade aux alentours de Haridwar, qui à part ses ghats, était une ville indienne dédiée aux pèlerinages, très bruyante. Des ashrams, mandirs, hôtels, temples multiples et restaurants pour pèlerins ne semblaient être que la seule et unique activité de cette ville dédiée au fleuve Gange. La journée fut courte, le soleil disparaissant derrière la montagne dès cinq heures de l’après- midi, le froid s'installant irrémédiablement. Nous étions encore bien fatigués.
Le lendemain, nous avions programmé avec notre ami rickshaw (on devint de plus en plus proche) la visite de Rishikesh, tout près de Haridwar, village où dans les années soixante, les Beatles vinrent se ressourcer, méditer dans un ashram. Rendez-vous fut donc pris avec notre rickshaw, tôt le lendemain matin pour une journée en immersion au milieu des babas, en effet notre chauffeur nous prévînt : « Ah, Rishi ( Rishikesh), c'est désormais la Mecque des occidentaux en mal « d'indianité » ! ».
Aux aurores, le lendemain, nous nous levions plein de bonne volonté et surtout vraiment reposés. Notre chauffeur n’était pas là , « ça y est, ça commence à foirer, c'était trop beau !», nous dirons nous, mais on le saura plus tard, il avait pris du retard lors de sa Punja quotidienne, celle-ci particulièrement plus longue que d'habitude, il voulait remercier les dieux de lui avoir mis sur sa route des clients comme nous. On prit alors notre petit déjeuner à l’hôtel et dans un timing presque parfait, notre pitance à peine terminés, le rickshaw-wala arriva les bras chargés de colliers de fleurs qu'il s’empressa de nous mettre autour du cou, il avait aussi dans des feuilles d'arbre, de la pâte de santal qu'il nous badigeonna sur le front. A l'horizontal tel trois traits, la marque de Shiva, pour nous les garçons et une ligne verticale rouge pour mon ex, marque de Vishnou. Il nous expliqua que son retard était lié à cette offrande, il avait du faire deux temples pour cette punja livrée à domicile. Nous étions donc parés pour Rishikesh.
Le chemin fut court, on emprunta la route montant vers les cimes de l’Himalaya, après une heure de trajet, sur la rive opposée du fleuve, nous apercevions la ville sanctuaire. Il nous déposa donc à l’entrée d'un gigantesque pont suspendu, qui nous emmena vers de majestueux ashrams. Même de loin, on sentait l'argent. Les donateurs avaient du être généreux. À l’entrée de Rishikesh, on tomba sur de nombreux étrangers, la plupart habillés de blanc, un air illuminé, voulant dégager la sagesse, et le sérieux de leur état proche de la lévitation. On fut tout de suite sollicité pour savoir si nous voulions pratiquer méditation et yoga, stage en tous genre, bouffe végétarienne, voire du jeun, à des tarifs défiant toutes concurrences : C'est-à-dire, réveil aux aurores, toilette dans les eaux glacées du Gange, puis méditation, puis yoga , un seul repas frugal et nuit sur une natte pour des tarifs dignes d’hôtels cinq étoiles. Un bon business qui expliquait ces ashrams somptueux, sûrement financés par des occidentaux en mal de spiritualité, de retour aux sources...À chaque coin de ruelles, on continuait de nous interpeller, même des pseudos guru-européens s'y mettaient. Il nous fallut très peu de temps pour fuir ce Dysneyland de l'indouisme. Eh ! Fallait pas déconner! On n’était pas des gogos ! En rebroussant chemin, nous croisions deux sadhous qui nous proposèrent de venir dans leur retraite, une sorte de grotte au bout d'un chemin rocailleux. La curiosité nous fit les suivre. Après le partage d'un shilum, ils commencèrent à nous demander tout et n'importe quoi, ils cherchaient des sponsors, une fois de plus nous fuyions, on ne serait pas décidément des gogos à babas, enfin pas tout de suite. On repassa le pont suspendu où perchés sur les grands filins d'acier, des babouins assez hargneux ne comprenaient pas que nous n'ayons rien à leur donner à manger...À Rishikesh, même les bêtes voulaient vous alléger de vos dollars !
« Fuyons, fuyons ! » fut donc le mot d'ordre...
On grimpa dans le rickshaw pour retourner à Haridwar, le lendemain matin, décision fut prise que nous partirions en bus car le chemin de pèlerinage que nous recherchions pour notre marche vers les sources avait été englobé par la route asphaltée ; il n’était pas question de marcher le long la route ! Il fallait continuer en bus pour trouver un sentier de montagne. On passa la fin d’après-midi au petit resto de notre chauffeur qui voulu par la suite nous inviter chez lui, il voulait nous présenter à sa famille. On rencontra sa femme qui nous offrit une thé délicieux et nous rencontrions deux beaux enfants arrivant de l’école dans leur uniforme impeccable. Des gens simples mais vrais...Nous avions donc décider de partir très tôt le lendemain matin, nous rentrions à notre hôtel pour y passer une vraie nuit. Notre ami-chauffeur viendrait le lendemain nous emmener à la gare des bus.
Aux aurores, après notre punja, délivrée par notre chauffeur, nous rejoignîmes la gare des bus. On le paya de son dévouement et de ses services et il nous remercia avec les mains jointes sur la poitrine : « Namasté, Ji » ! Il avait le sourire, on n'avait pas du être radin, tant mieux. Nous nous fîmes nos adieux en se promettant de se revoir ; on ne le revit jamais mais on lui envoya les nombreuses photos que nous avions prises de sa famille et de nos excursions en sa compagnie. On ne saura jamais s'il les reçut.
Le dernier service qu'il nous rendit fut de nous dégoter un bus où nous trouvions d'ailleurs des places assises, il n’était même pas plein ce bus ! Manifestement, nous allions vers des régions moins habitées de l'Inde.
La route fut majestueuse, avançant au dessus de vides gigantesques, au dessus de nous des montagnes vertigineuses, quelques fois, on pouvait apercevoir des bus qui avaient terminés leur parcours au fond des gorges abruptes, nous n’étions pas vraiment rassurés mais au milieu de nulle part, nous n'allions tout de même pas descendre du bus, les passagers nous auraient pris pour des fous ou encore pour d’étranges étrangers, confirmant alors leurs pensées que nous n’étions qu'alors que de misérables personnes non fréquentables! De tout façon, les dieux étaient avec nous. Notre ami nous avait offert, une malla (collier), une protection qu'il nous avait passer autour du cou avant notre départ. Avec un médaillon de Shiva sur la poitrine, que pouvait-il bien nous arriver ? Nous avions notre assurance multirisque !
Nous arrivâmes dans l’après-midi à Devprayag. Le bus nous déposa sur la route surplombant le village qui lui se terrait à flanc de montagne aux confins de la Barghavati river et l'Anakhanda river, ces deux rivières se rejoignant au pied de ce village et formant alors le fleuve Gange.
Le touriste commençait vraiment à se faire rare, sur le bord de la route où le bus nous laissa, il y avait de nombreux bouis-bouis s'imbriquant dans la rocaille grise de la montagne. On chercha un hôtel, mais il n'y en avait pas, seuls les mandirs (en principe réservés aux hindous) pouvaient nous offrir un toit pour dormir. Un brahmane accepta malgré notre face de non-hindou, de nous héberger dans un dortoir prévu pour quelques centaines de pèlerins. Il nous offrit même le thé. Il faisait encore plus froid, le soleil se couchait, et malgré le fait d'être impies, il nous invita à partager son repas, puis de retour dans notre dortoir gigantesque, nous nous enroulâmes bien vite dans nos duvets de montagnes que l'on maudissait il y a encore quelques jours, tellement ils encombraient, prêts à les laisser à Delhi ; désormais, vu le froid presque polaire, nous étions vraiment heureux de les avoir transbahuter jusqu'ici. On dormit comme des bébés !
Avant le lever du jour, notre hôte vint nous réveiller avec un thé très très chaud mais tellement réconfortant. Il nous intima de nous passer un coup de flotte sur la figure, il allait nous faire la punja au sein du petit temple du mandir. Il fallait accepter les règles, c’était aussi pour les brahmanes du temple l'occasion de récolter des offrandes, le gite , lui, étant gratuit.
Nous passions ensuite la journée dans les ruelles du petit village en contre-bas de la route. On se renseigna pour savoir laquelle des deux rivières allions nous suivre ? En effet, les sources du Gange n’étaient pas vraiment définies, trois possibilités s'offraient à nous. La remontée le long de la Barghavati river fut vite abandonnée, par ce chemin nous aurions pu aller rejoindre la route de Gangotri mais apparemment la neige et les éboulements nous empêcheraient de suivre cette rivière. C’était peut-être de l'intox, car nous nous rendrons compte que les habitants des trois vallées revendiquant les sources du Gange se faisaient une guéguerre de bon aloi pour attirer le pèlerin vers sa source déclarée ! On partit donc en repérage le long de l'Anakanda river, nous prendrions ensuite la direction soit de Badrinath ou Kerdanath... On vit très vite l'ancien chemin de pèlerins, suivant la rivière, sur la rive opposée à la route aménagée pour rejoindre ces deux sources du Gange revendiquées. On partirai le lendemain matin, très tôt ! On calcula qu'il nous faudrait deux jours pour rejoindre Rutraprayag !
On revint passer l’après-midi au pied du village, au bord de l'eau, au plus près du lieu où les deux rivières se rejoignaient. À l’époque, l'endroit n’était pas aménagé comme on peut le voir sur les photos, car dans une grotte au ras de la rivière, un sadhou ermite y vivait. On s'assit avec lui et ses deux disciples. On fuma bien-sur et nous partageâmes leur déjeuner. On discuta de tout et de rien, le sadhou parlait un parfait anglais (largement mieux que nous autres). Il avait décidé quelques années en arrière, une fois ses enfants mariés et sa femme désirant alors retourner chez ses parents, de quitter son travail dans la banque et de se démunir de tout, puis de consacrer sa vie à la méditation...Il voulait stopper le cycle de ses vies, de ses réincarnations et atteindre le nirvana ! Un vrai sadhou, qui nous donna sa bénédiction pour notre voyage vers les sources du Gange. Ils nous trouvaient atypiques, vouloir y aller à pied n’était pas commun et apparemment cela lui plaisait. On fit bien-sur une offrande avant de le quitter et on lui promit de repasser le voir lors de notre retour des cimes de l'Himalaya ! Fort de sa protection mais aussi plutôt « zen » voire très très haut dans nos têtes grâce aux flots de shilums que nous avions partagés avec lui, nous rejoignîmes notre mandir tant bien que mal ! Notre hôte reconnu tout de suite notre bénédiction étalée sur notre front par le sadhou, gardien de la rivière et nous gratifia de nombreux namastés ! On dina en sa compagnie puis on s'endormit très vite et plutôt bien, nous n'avions plus froid !
Décidément, nous nous sentions de plus en plus proche des dieux...
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Vers les sources du Gange ! (déc 91). Devprayag-Rutraprayag.
Le bout du nez glacé et nos corps engourdis des excès de la veille, nous nous extirpions difficilement de nos duvets lorsqu'un ciel limpide commençait à apparaitre doucement derrière les montagnes abruptes entourant Devprayag. Dans l'antichambre de notre dortoir, nous entendions notre brahmane, gardien du mandir, s'affairer à faire chauffer, probablement de l'eau sur son réchaud au kérosène. Il nous entendit nous réveiller et vint nous offrir le thé. Nos mains froides entourant le verre brulant, nous nous réchauffions tant bien que mal. Nous fîmes une toilette succincte, deux jours que l'on ne s’était pas vraiment laver, il faisait, décidément trop froid ; Cela nous permit tout de même de nous rendre devant le petit temple de notre hôte où on nous promit tout le bonheur du monde, où on nous souhaita un bon voyage, et sûrement beaucoup plus ! Nous étions parés...
On se quitta donc après une dernière offrande et chargés de nos sacs, nous descendîmes vers la grotte de notre baba. On le salua et nous nous engageâmes sur le chemin repéré la veille. Le début de notre « pèlerinage » nous parut difficile, nous étions quelque peu paralysés par le froid et de nature fébrile du aux excès de ces derniers jours, mais avec l'apparition du soleil « la mécanique » se mit en route...Nous marchions à flanc de montagne, laissant la rivière en contre-bas, sur l'autre versant, nous apercevions la route avec ses jeeps et ses bus qui, même sans que la circulation soit vraiment encombrée, avaient la fâcheuse habitude de klaxonner à tout va et alors de nous rappeler que nous étions toujours bien en Inde. Le chauffeur indien aimait vraiment sa trompe de véhicule! Nous avancions, certes au sein de la nature, mais toujours très près de la civilisation, trop près à notre gout. Nous traversions des villages où comme d'habitude les femmes régnaient en maitre. On nous offrit souvent le thé et même des gâteaux, mais à la différence du Népal, les femmes étaient plutôt méfiantes, plus soumises, plus réservées, dirons-nous, à l’éventuel retour des hommes. On avançait bien et le soir nous nous arrêtions à Srinagar (du même nom que celle du bord du lac Dahl au cachemire). Le chemin, après avoir traverser de nouveau la rivière, ne faisait alors plus qu'un avec la route. Nous trouvions une guest-house, petite maison coquette tenue par un allemand (qui n’était pas là d'ailleurs), on se serait presque cru en Bavière, il ne manquait plus que les nains de jardin ! On eut par contre le bonheur de profiter d'une salle de bain équipée d'un chauffe-eau ! Je n'ai plus de souvenir de cette soirée, mais le lendemain nous reprenions la route et il fallut pour rejoindre le chemin passer une fois de plus la rivière, mais ce coup-ci grâce à un baquet suspendu sur une poulie glissant le long d'un filin en acier. Une nouveauté et surtout une sacrée frayeur. On passa avec l'aide de quelques hommes qui venaient de traverser, car théoriquement on pouvait se débrouiller seul pour rejoindre l'autre rive, c'est-à-dire grâce à une corde, de tirer dessus à la force des bras pour faire avancer la nacelle. Mais là, l'attraction de « saïb » prenant ce mode de transport, fit qu'ils nous firent passer sur l'autre rive chacun notre tour, puis nous envoyèrent nos sacs, ouf ! On aurait pu éviter ce passage rocambolesque dans le vide au dessus de la rivière mais le pont suspendu le plus proche était à quelques kilomètres et nous ne voulions pas continuer à marcher sur le bas coté de la route avec tous ces véhicules qui n’arrêtaient toujours pas de nous klaxonner dessus, pour le coup! Notre traversée acrobatique nous prit tout de même un certain temps, nous avions du retard. Sûrement, nous ne pourrions pas rejoindre Rutraprayag le soir même.
En effet, juste avant le coucher de soleil après avoir passé un dernier village et pensant ne pas pouvoir rejoindre avant la nuit noire le pont suspendu permettant de rejoindre Rutraprayag, nous n'avions pas de cartes, on se fiait aux personnes que l'on croisait et de notes prises avant notre voyage, nous décidions donc de dormir à la belle étoile. Yann avait tout prévu, nouilles lyophilisées et barres énergétiques ainsi que du thé. On trouva un endroit pour le bivouac, au milieu de la foret où la pente n’était pas trop raide et surtout pas trop loin du chemin, dormir dans la jungle ne nous rassurait pas vraiment. On fit un feu pour chauffer de l'eau. Le froid nous gagnait et nous avions faim. Sur le chemin en contrebas de nombreux hommes rentraient dans leur village respectif. Souvent, ils s’arrêtèrent pour nous regarder et pour ceux qui parlaient anglais pour partager une conversation autour de notre feu. Nous arrivions à manger et le feu avait besoin d’être alimenter souvent car nous ne trouvions que très peu de bois mort, surement récupérer quotidiennement par les villageoises, nous ne trouvions que des feuilles et des branchages légers pas très loin du campement ; il n’était pas question de trop s’éloigner du feu, pas vraiment téméraires, les Indiana Jones en herbe. Le feu mourrait rapidement faute d'approvisionnement .
La nuit commençait à englober la vallée et les lumières des petites villes et villages de l'autre coté de la rivière nous rappelèrent que la civilisation n'avait pas disparu. Le feu était encore vaillant lorsqu'un groupe d'homme (le dernier d'ailleurs) passa et s’arrêta pour nous mettre en garde, qu'il n’était pas raisonnable de dormir comme ça dans la foret. Il y avait des tigres, des léopard nous dirent-ils! On acquiesçait mais on se dit qu'ils exagéraient sûrement. Ils nous dirent de venir au village, le dernier que nous avions laisser derrière nous en fin d’après-midi. Nous n’étions pas téméraire mais têtus, nous l’étions et avions décidé de dormir dehors, alors nous dormirions à l’orée de la jungle. Déçus et nous prenant pour des dingues, le petit groupe repartit.
La nuit était désormais vraiment profonde et véritablement silencieuse, seulement quelques cris d'oiseaux se perdaient sous le ciel étoilé. Notre réserve de bois s’épuisait comme neige au soleil. Nous n'entendions plus le bruit des véhicules de l'autre coté de la vallée, on aurait dit que la vie s'était arrêtée. Plus personnes ne passaient sur le chemin. On installa alors des couverture de survie sur le sol et décidions de dormir, le feu allait s’éteindre. Yann couchait au dessus de moi et mon ex. Je commençais à m'endormir lorsque Yann me dit « tu as entendu ? » . Je n'avais rien entendu, mais je tendis l'oreille et on commença à entendre une sorte de rugissement, ou plutôt comme un énorme cri que l’écho renvoyait à l'infini sur les flancs de la montagne. Je lui dis que ce n'était peut-être rien, pour me rassurer d'ailleurs, et finissais par dire que je ne pensais pas qu'il y ait de problèmes. On entendit alors des pétards, explosant de partout, enfin des pétards, nous le saurions le lendemain seulement, car nous pensions que c’était plutôt des coups de fusils. L’écho n'arrangeait rien et cela ressembla vite au tintamarre d'un feu d'artifice. Le rugissement de la bête se faisait de plus en plus prononcée. Ce cri roque et profond se rapprochait. Plus ça allait et les rugissements étaient espacés d'au moins un minute et manifestement la bête venait en notre direction. Cela se fit de plus conséquent et nous commencions à avoir le trouillomètre à zéro! Je me souviens, je prenais alors mon ridicule couteau suisse et l'ouvrait et le gardait en main au cas où. Je pensais à fortiori, à la stupidité de la réaction . On se s'imaginait même pas ce que pouvait être ce félin et surement des fantasmes de chasseur contrarié nous firent imaginer le pire. Et si c’était un tigre! Je scrutais les alentours et me dit que si la bête arrivait, nous pourrions grimper dans les arbres mais très vite, je pensais, un félin grimpe aux arbres nettement mieux qu'un homme. Entre nous, nous ne parlions plus, faisant le silence totale, à l'affut du moindre cri de la bête ! Nous entendîmes alors un rugissement tout proche... Une minute passa sans le moindre bruit, puis le félin rugit une nouvelle fois mais le son venait désormais de la droite, puis le suivant toujours à droite mais déjà plus lointain...On entendit encore des pétards d'effarouchement, au niveau du village que nous avions passé en fin d’après-midi, où nous aurions du aller dormir si nous avions écouté les villageois, il y a encore à peine une heure en arrière. Les cris continuèrent mais s’espacèrent pour enfin s'estomper dans la montagne pour qu'enfin nous n’entendîmes plus rien. Le silence ! Nous ne parlions toujours pas, la peur nous avait saisit. Nous n'avions jamais entendu un rugissement et franchement encore aujourd'hui, il sera imprimé à jamais dans ma mémoire. On se mit à parler, plutôt à chuchoter et à rire discrètement de notre peur, à évoquer mon plan B où j'avais prévu avec mon petit couteau rouge à croix blanche de défier un tigre ! Ce devait être parfait pour décapsuler une bière, mais pour le reste, il fallait plutôt oublier ! On rigola franchement lorsque j’évoquais le volonté de monter dans un arbre, imaginant la situation, perché dans un arbre avec une lame évoquant surement un cure-dent pour un tigre prêt à vous dévorer! On se dit que si cela avait été un tigre nous serions déjà mort...Les villageois avaient raisons, on aurait du accepter leur invitation...
On s'endormit lorsque nous étions certain que le silence ne serait plus rompu par le cri du félin. Lorsque le jour se leva, nous avions glissé de notre couche à cause de la pente mais surtout à cause des couvertures de survie de matières totalement lisses ; nous nous retrouvions quasiment sur le chemin. On se mit en quête de bois pour faire un thé. En m'approchant du chemin , vierge de tout passant, je remarquais des traces au sol. J'appelais Yann et on regarda cette trace de coussinets d'un air dubitatif. Elle était un peu moins large que notre main. On en remarqua d'autres qui allaient vers le village, celui se trouvant tout près de notre campement. La bête était passée à dix mètres de nous et avait heureusement passé son chemin. Les premiers villageois passèrent pour se rendre de l'autre coté de la rivière, à Rutraprayag. Ils étaient habillés élégamment et parlaient un très bon anglais. Ils étaient des fonctionnaires rejoignant leur lieu de travail. On reconnu presque les mêmes personnes de la veille au soir qui nous avaient mis en garde de coucher à la belle étoile. On leur montra les traces et ils nous affirmèrent qu'elles étaient celles d'un léopard, d'une panthère des neiges. Ils nous parlèrent alors de certaines de ces bestioles qui pouvaient être mangeuses d'hommes ou de chiens et bétails, d’où les pétards d'effarouchement que l'on avait entendu la veille. On n'y cru pas vraiment, pensant que c’étaient des légendes. Ces félins n’étant pas de réputations, mangeurs de chairs humaines, peut-être attaquaient-ils l'homme pour se défendre, c'était sur. Une fois de plus, les occidentaux que nous étions, savions mieux que les autochtones. Enfin pour eux, nous l'avions échappé belle, nous, nous pensions « cause toujours mon coco ». Le chemin se fit de plus en plus fréquenté par des hommes se rendant en ville. Notre paquetage fait, on prit le flot de circulation et très rapidement nous arrivions en face d'un pont suspendu rejoignant la route asphaltée ; si nous avions su qu'il fut si près, nous aurions continué à marcher la veille au soir. On nous dit que pour Rutraprayg , il fallait traverser, le chemin continuant sur le même versant de la montagne allait plus haut dans la montagne et il n'y avait plus de pont, du moins, pas à proximité. On traversa, la plupart des hommes attendait des bus pour descendre ou remonter la vallée et vaquer à leurs occupations.
Nous marchâmes le long de la route puis en fin de matinée nous arrivâmes enfin à Rutraprayag. On nous accepta dans un mandir. Il était confortable, et équipé de dortoirs de dix personnes. En cette saison, nous étions seuls et le brahmane, gardien des lieux, nous fit un bref plan de la petite ville. Elle se résumait en deux rangées de maisons bordant la route montant vers les cimes de l’Himalaya. On lui raconta notre aventure de la nuit précédente et il nous raconta l'histoire de ce léopard des neiges qui terrorisa toute la population de la vallée, il y a à peine une centaine d’année. Elle avait eu à son actif plus de deux cents attaques d'enfants et de femmes des villages environnants. Le Royaume Uni, alors puissance coloniale, envoya le plus fameux chasseur de félin du royaume des Indes, Jim corbett. Il vint traquer la bête et réussit à la tuer après avoir décimer un grande partie la population des léopards de la vallée, faut-il le rappeler. Enfin, la légende était encore vivante car tous les habitants connaissaient cette histoire et le remerciaient encore. D'ailleurs, au centre de Rutraprayag, une statut à l'effigie de Corbett était vénérée, les indiens lui mettant au pied du statuaire, des offrandes comme à une divinité du panthéon hindou. On passa la journée dans la petite ville bien sympathique. On se renseigna pour savoir de laquelle des deux vallées nous pourrions arpenter, vers Badrinath ou Kedarnath ? Tous nous dirent que les deux routes étaient bloquées un peu plus haut par la neige tout d'abord et par de nombreux éboulements. On se renseigna pour le chemin de pèlerins et tous nous dirent que c’était plutôt compliqué car les deux vallées devenaient très abruptes et la plupart du temps, la route avait emprunté le tracé de l'ancien chemin. On rentra alors au mandir à la tombée du jour, le froid était mordant. On passa la soirée autour d'un feu avec notre hôte qui nous raconta, une fois de plus, l'histoire de Jim Corbett. Décidément, ce chasseur écossais était une vraie légende par ici, un demi dieu.
Le lendemain nous avions décidé de reconnaître, malgré les avertissements, le chemin montant vers les cimes himalayennes. On se promena des deux cotés de la montagne, au départ des deux vallées et nous constations que la montagne était bien aménagée ; Système d'irrigation judicieux alimentant une méandre de culture en terrasse. Ce fut une très belle balade dans un cadre idyllique, mais nous le constations, les anciens chemins de pèlerinages se perdaient dans dans le vide des gorges de l'Alaknanda river. Nous trouvions même un chemin magnifique rejoignant les bords de la rivière, abruptes mais nous nous trouvions vite dans « les toilettes publiques ». Nous verrions au cours de nos voyages que les indiens dont leurs maisons sont très peu équipées de latrines vaquent à leurs besoins, dans la nature et particulièrement dans des lieux où le panorama est magnifique...Caguer avec vue, un must et une certaine classe! En revenant dans la petite ville avant la nuit, nous remarquions que les camions s'accumulaient sur le bord de la route. Tous le disaient : ils avaient du rebrousser chemin , du à la neige mais surtout la route s’étaient carrément effondrée un peu plus haut. Le soir, en compagnie de notre brahmane, nous prenions la décision de repartir en arrière.
Ici, à Rutraprayag, s’arrêterait notre ascension vers les sources du Gange ! Yann accueillerait sa femme et ses filles à Delhi dans moins d'un semaine et faire un détour pour monter vers les sources du Gange du coté de Gangotri nous prendrait trop de temps. Nous étions tout proche des dieux mais ils avaient donc décidé de pas nous accepter dans leur sanctuaire. Les cimes de l’Himalaya ne resteraient donc qu'une vision lointaine. Nous étions, certes déçus, mais ce fut sans regret, l'homme avait façonné la montagne pour y faire passer des camions et n' avait laissé que très peu de place pour les marcheurs. Place aux bus, aux jeep, aux camions, nous, nous retournerions vers la capitale indienne. Yann accueillerait sa petite famille, nous nous séparerions et avant de rejoindre à nouveau notre ami et sa famille à Konark en Orissa sur les bord du golfe du Bengale, nous irions à Agra et Jaïpur « faire du tourisme », le Taj Mahal, magnifique, envoutant, le palais des vents de Jaïpur, les palais de Maharadja, les portes du Rajasthan. Un beau souvenir de monuments, au milieu d'un tourisme de masse organisé. Nous y retournerions plus longuement quelques années plus tard.
En attendant, nous désirions Bénares, l'actuelle Varanasi, l'ancienne Kashi, patrie des dieux, où le cours du Gange, bordé de ses ghats toujours débordantes d'une foule de pèlerins, pointe son lit plein nord, vers les cimes de l’Himalaya où Shiva réside. De sa longue chevelure nait le fleuve avant qu'il ne déferle sur des milliers de kilomètres pour enfin se jeter dans le golfe du Bengale. Ville mystique où si l'on y meurt, on peut briser le cycle des réincarnations et rejoindre alors le nirvana. Nous ne voulions pas mourir mais c'est donc là, dans l'une des plus vieilles villes du monde que nous voulions aller, pour retrouver et rester, décidément, toujours près des dieux . Lire l'article original

Bénarès (déc 91)...Et pour l'éternité !
Nous avions échoué dans l’Himalaya indien, dans l'impossibilité de rejoindre le domaine des dieux, mais nous étions persévérants, devenions-nous de plus en plus mystiques ? L'Inde faisait-elle toujours cet effet sur les occidentaux, la visitant la première fois ? Lorsque l'on parlait de celle-ci avec ceux qui y avaient déjà trainer leurs guêtres, ils vous disaient la plupart du temps : « soit vous en devenez accros, et alors une seule chose vous hante, vous tarabuste, y retourner, toujours et toujours, ou bien vous la détestez et alors vous la fuyez pour toujours sans même lui donner une seconde chance de vous séduire, puis vous l’éviterez à tout jamais ; de toute manière, elle ne vous laissera pas indifférente ! ». Vous avez pu comprendre, pour ceux qui auraient lus mes précédents récits de voyages que je faisais parti de la première catégorie de voyageurs. Après moult tours en Inde, si je devais donner « mon palmarès » des lieux qui ne vous laissent en rien indifférent, Bénarès obtiendrait la médaille d'argent, évidemment Varkala au Kérala reste et restera mon record olympique, mais cette ville incroyable qu'est Bénarès est, dès cette première rencontre en décembre 91 , devenue la destination qui serait au centre de tous mes voyages en Inde, une halte toujours programmée, je passerais coute que coute à Varanasi, son nom actuel, du au deux rivières qui l'encadre au nord et au sud, la Varuna et l'Assi...Son nom Sanskrit, très ancien, connu de nombres d'indiens, bien avant le joug colonial britannique qui eux la nommaient donc Bénares, étant Kashi, la lumineuse (traduction Sankrit), centre culturelle et du savoir depuis la nuit des temps, enfin, depuis des temps immémoriaux. À en croire les historiens, Varanasi serait donc la ville la plus ancienne du monde dans sa configuration actuelle et encore en activité telle qu'elle l'était, il y a au moins trois mille ans, selon des témoignages de voyageurs venus de Chine ! Impressionnant, forcément pour un petit occidental tel que moi ?
Nous (mon ex qui ne l'était pas encore et moi-même) nous y rendions donc après notre courte escapade au Rajasthan et arriverions le matin très tôt, par la grande gare de la ville, Varanasi Junction. Une horde de mendiants nous attendait, enfin habitait sur les quais et le hall de la gare mais aussi aux alentours. Le grand nombre de pèlerins décuplait le nombre de « crève-la-faim », c'était toujours difficile à supporter, une culpabilité en soit, une honte, une volonté de ne pas voir, mais nous apprendrions au fil des années que cela était aussi ça, l'Inde ! Les rickshaws, très très nombreux aussi, nous assaillirent, mais nous arrivions à leur imposer notre destination, enfin du moins à un d'entre eux : Sri Venkateshwar lodge, située dans le Chowk tout prêt des ghats principales, Dasashasmeda ghat (le ghat est le nom donné aux marches et quais aménagés descendant de la ville vers le fleuve, il y en a des dizaines, qui ont chacune une activité spécifique liée à un métier) ! Nous traversions alors une ville engourdie par le froid, mais où l’activité humaine ne semblait jamais s’arrêter, même dès quatre heures du matin, mais l'Inde s’arrêtait-elle des fois ? Ce qui nous sauta aux yeux fut la saleté, des détritus partout, jonchant les moindres coins de rue, la surpopulation en étant surement la raison. Après ce bref aperçu matinal, notre taxi-vélo nous déposa devant l’entrée d'une ruelle inaccessible, du moins grâce à un quelconque véhicule quel qu’il soit. Elle s'engouffrait dans le Chowk, vaste bazar, un peu dans le style des médinas arabes. Un panneau annonçait « temple d'Or » et « Mosquée(??) », un endroit partagé entre deux communautés qui pourtant vivaient totalement séparément, dans des quartiers bien distincts dont nous ferons la visite plus tard au cours de nos passages dans la ville. En effet, si la ville de Bénarès était profondément hindou, elle était aussi très musulmane ; les communautés avaient d'ailleurs des activités très différentes. Les hindous avaient les commerces et restaient à la « lumière », faisant du commerce et les musulmans fabriquaient ce que les hindous vendaient ; particulièrement la soie, la ville ayant cette réputation d’être un lieu en Inde où l'on fabriquait les plus belles soieries brodées de fils d'or, les fameux brocards et saris de Varanasi ! La culture du vers à soie, être vivant, ne pouvait être opérée par les hindous, alors les musulmans, convertis il y a des lustres devaient être, lorsqu'ils étaient hindous, des « hors castes » faisant les besognes « impurs » que les hindous de castes supérieurs se refusaient à faire, malgré tout, la tradition perdurait et l'activité autour la culture du ver à soie en faisant partie.
Nous nous engagions donc dans cette ruelle encore endormi et devions contourner vaches et buffles vautrés sur le pavé, devions aussi éviter d'ailleurs, les innombrables bouses de ces ruminants, jonchant le sol. Elles seraient ramassées plus tard, pour la plupart par des femmes et des jeunes filles qui ensuite les faisaient sécher sur un ghat qui leur était dédié ou sur le mur extérieur des maisons ; on en faisait des galettes pour s'en servir comme combustibles pour la cuisine.
Nous arrivions devant la porte magnifiquement sculptée du lodge, ce qui devait annoncer son caractère très ancien. Après de nombreux « toc toc » et tambourinages, on vint nous ouvrir. Nous rentrions alors dans une maison traditionnelle de Bénarès, transformée en chambres d’hôtes. Une sorte de maison à quatre étages avec une cour intérieure, des balcons donnant sur ce puits de lumière. Durant la décennie où nous passerions régulièrement dans la ville, nous retournerions toujours dans cette guest-house, de magnifique architecture et de bonne tenue (Sri Venkateshwar Lodge existe toujours à l'heure actuelle). Un chauffe-eau ne fut installé que quelques années plus tard, dans la douche commune, mais les petits jeunes s'occupant du lodge, sur demande, vous faisaient volontiers chauffer un baquet d'eau pour vos ablutions, ce qui permettait de supporter les matins d'hiver souvent glacials .
Nous nous trouvions donc à quelques pas du ghat principal, celui où les pèlerins affluaient pour leur prière ou pour se confier à des astrologues, ou simplement se faire raser le crane pour les hommes, symbole de se débarrasser d'un certain passé, de certains péchés, tout cela, avant de se plonger dans les eaux sacrées du Gange. Les touristes aussi arrivaient en masse, ceux des tour-opérateurs arrivaient par ce ghat pour le lever ou le coucher de soleil et faire un tour de barque sur les eaux du fleuve. Fourmillant autour d'eux, des dizaines de vendeurs ne lâchaient jamais prises pour leur vendre tout et n'importe quoi : « Souvenirs de Bénarès » ! Pour se rendre sur le ghat, la route principale était bordée, telle une haie d'honneur, de mendiants attendant l’aumône des pèlerins, ils étaient des centaines mais si l'on regardait sur la gauche, une patte d'oie se formait et une petite allée, plutôt discrète, rejoignait alors le même ghat. Ce petit passage était un marché aux légumes. Nous y prendrions nos habitudes, deux petits échoppes de thé, en vendaient un particulièrement délicieux, à la cardamone, alors simplement assis, on assistait au spectacle quotidien des marchands bataillant avec les vaches ou les singes voulant leur chiper de la verdure. La plupart d'entre eux, entre quelques clients et deux coups de bambous pour effrayer ruminants et agiles macaques, s'adonnaient au plaisir du jeu d'Échecs. Je ferais de nombreuses partis avec un homme qui avait la dernière échoppe de thé au bout de l’allée, surplombant le fleuve, il était aussi bateleur et avait la nostalgie de la France. Il avait été « le passeur » du film documentaire de Louis Malle « l'Inde fantôme » (entre nous, extraordinaire vue de l'Inde d'ailleurs, que je vous invite à apprécier si vous le pouvez) . D’année en année, nous passerions la plupart de notre temps sur ce petit marché, nous nous y ferions des amis, des jeunes gens, originaire du Tamil Nadu , Arjun, Harry que nous verrions grandir, se marier puis avoir des enfants et que mon frère et ma belle-sœur lors de leurs voyages récents nous donneraient de leur nouvelles à leur retour. Juste au dessus de ce petit marché, sur le coté d'un ancien palais de maharadjah, tous les matins, nous avions aussi le droit à l'entrainement des lutteurs, personnages surpuissant soulevant des kilos de fontes.
Arjun, assis juste derrière moi improvisé en bateleur (pour la photo surement?) lors d'une promenade en famille sur le Gange. Devant à droite la femme de Harry alors enceinte. Il y a trois ans, mon frère et ma belle-sœur les rencontraient de nouveau, je n'ai jamais perdu contact avec eux ! Au cours de notre premier séjour, nous visiterions les temples, les ghats du nord au sud . Ghat des laveurs (dhobi), des gardiens de buffles, des tanneurs, des faiseurs de galettes de bouse etcétéra... Bien sur le ghat de Manikartika où les crémations traditionnelles, grâce à du bois, avaient lieu. Lieu étrange, serein et sordide en même temps, en activité 24 heures sur 24, où une fois le bois consumé, on poussait les cendres et les restes non brulés (c'était souvent le cas) dans les eaux du fleuve. De l'eau grasse jusqu'aux genoux, de nombreuses gamines et gamins récupéraient or et attributs des défunts et des chiens galeux attendaient leur part du festin, des tortues d'eau s'affairaient à nettoyer le tout. Le fleuve sacré était en fait un vrai dépotoir, les vaches et les jeunes enfants, considérés comme des êtres purs ne passaient pas par la case crémation et étaient immergés lestés d'une grosse pierre tels quels dans les eaux du fleuve. Pourtant on y voyait de nombreux dauphins au long museau, toute sorte de vie animale, on y voyait bien de nombreux pèlerins boire l'eau du fleuve ; le caractère sacré faisait-il que ses eaux étaient aseptisées par les dieux ? J'en doute mais Bénarès était ainsi, magique, envoutante malgré toute cette crasse...Des sadhous, des vieillards restaient dans de petites niches aménagées, le long des palais de maharadjah longeant les ghats, tous ces palais décrépis par les crus du fleuve et le manque d'entretien, alors à leur pied, tous ces anciens attendaient la mort et leur ticket d’entrée pour le nirvana, la ville sacrée leur permettant enfin de briser le cycle des réincarnations.
Si nous rejoignions le centre-ville, la route, plus ou moins parallèle au fleuve était totalement embouteillée du matin au soir, particulièrement par une pléiade de Rickshaw-vélo, se faisant régulièrement lattés par des flics (toujours aussi sympathique, ceux-là) qui avaient le coup de bambous facile. Il était donc impossible de se déplacer correctement dans cette ville. Décidément, elle accumulait les défauts !
Gaudowlia, au bout de la route de Dasashamedha ghats était aussi un endroit privilégié pour rester en béatitude devant le spectacle de la rue. D'ailleurs, sur cette sorte de rond point où un flic tentait de réguler la circulation, un vendeur de lassi (yogourt liquide, ressemblant à du yaourt grec )nous offrait dans sa boutique, une place privilégiée sur ce spectacle dantesque, proche du chaos. Non négligeable, notre vendeur y concoctait le fameux « bang lassi », une boisson plutôt méditative, si vous voyez ce que je veux dire, dont je ne vous ferais pas un dessin.
Je pourrais vous raconter notre passage en 1992, nous étions alors dans la ville lorsque déferla plus d'un million de fanatiques nationalistes hindous se rendant à Ayodya y détruire une mosquée battit il y a plus de cinq cents ans sur les ruines d'un temple hindou qui selon la légende y était battit sur l'endroit où naquit le dieu Rama, Dieu particulièrement vénéré dans le panthéon hindou. En une journée la mosquée fut détruite sous le regard complice de la police restant les bras ballant, le pays plongea alors pendant plus de quatre mois dans la pénombre, il y eu des milliers de morts entre les communautés hindous et musulmanes !
Vous pourrez alors vous demander légitimement : « Mais qu'est-ce qu'il a pu trouver à cette ville, pour y retourner tout le temps ? La description qu'il vient d'en faire, saleté, chaos, mendiants, surpopulation, communautarisme etcétéra... aurait du le faire fuir de cette soi-disant cité lumière ».
Mais je pourrais vous en raconter pendant des lignes et des lignes sur les ruelles immaculées de traces rouges venant des crachats des mâcheurs de bétel, incontournable activité des hommes de Bénarès ; le soir, tous les hommes, toutes conditions sociales confondues se « faisaient l’apéro » au bétel ! On pourrait en dire et en redire sur la vie des ghats et ses habitants ; je pourrais aussi vous parler de Sarnath , dans la banlieue de Bénarès, lieu magique où dans le parc aux cerfs, Siddharta fit son premier prêche et envoya ses cinq disciples à travers toute l'Asie pour répandre la bonne parole du Bouddhisme. Je pourrais vous parler de toutes ces petites boutiques où d’innombrables artisans travaillent du matin au soir, rouleurs de bidis, barbiers, graveurs, joueur et fabricants de tabla, cithare et tampura, la liste serait trop longue, mais cette ville et ses habitants vous donnaient cette impression de sérénité ! Je ne peux pas vraiment l'expliquer, Bénarès est envoutante et attirante à l'infini, c'est une ambiance, un tout qu'il est difficile d'expliquer. Nous l'aimerions tellement que lors de ce premier voyage après notre départ de Konark, prochaine étape de notre voyage, nous nous y arrêterions de nouveau en revenant vers Delhi. Même lorsque nous fûmes à Varkala plus tard dans le sud, on se tapait des 50 voire 72 heures de train (un record ?) pour rejoindre cette cité merveilleuse, la cité des dieux, la ville de Shiva, dont nous ne pouvions réellement plus nous passer.
On quittait donc provisoirement Bénarès lors de ce premier voyage, direction l'Orissa, pour une histoire de train qui nous emmènerait sur les bords du golfe du Bengale. Allait-on laisser les dieux derrière nous , le « virus » Bénarès nous laisserait-il tranquille ? Nous ne le savions pas encore, mais non, on reviendrait à Bénarès mais Konark allait aussi nous étonner ! Les dieux y avaient aussi une résidence secondaire...
Notre petit ticket de train en main, grand comme un ticket de métro où tout était étonnamment écrit dessus : Subha yatra (bon voyage), le numéro de train, la destination, le numéro de siège, le numéro de wagon, un vrai roman écrit sur un morceau de carton de 6 centimètres sur trois...Nous retournions à la gare de Vanarasi Junction pour continuer notre périple vers l'est, toujours au plus proche des dieux...
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Konark ! (déc 91). Le temple du soleil !
Nous quittions donc Bénarès avec la promesse d'y revenir très vite... En attendant, nous voulions rejoindre Konark en Orissa. On allait prendre le train, moyen le plus efficace de se déplacer en Inde pour les longues distances. On prit d'abord un « express », un grand mot, les trains en Inde étant loin d’être des TGV. Nous partirions le soir pour voyager toute la nuit en « second sleeper », couchette assurée avec ambiance garantie ! Nous passerions aux aurores à Lucknow dans le Bihar puis devrions changer de train à Howra Junction aux portes de Calcutta.
La gare de Howra était une vraie cour des miracles, point de chute de hordes de paysans déshérités venant de toutes les régions limitrophes pour tenter leur chance dans la capitale du Bengale. Beaucoup n'iraient jamais plus loin...
Au sein de cette gigantesque gare, on pouvait d'ailleurs y trouver le plus long quai du monde, plus de 900 mètres de long... Vous pouviez tenter un marathon en y faisant 47 fois la distance. Nous, nous devions juste y prendre un train « omnibus » partant vers le sud, vers Bubhaneswar, capitale de l’état de l'Orissa. Non sans appréhension. Nous étions donc obligés d'attendre à Howra Junction, ville gare ou gare ville ? Howra, où un pont de fer tout aussi démesuré, datant de l’époque coloniale britannique, traverse le Gange pour atteindre sa rive nord, pour rejoindre la mégalopole de Calcutta. Des années plus tard, je traverserais ce pont à trois niveaux, un pour les trains, un autre pour les petits véhicules à moteur et le dernier pour les piétons et véhicules lents en tous genres, ce dernier niveau étant entre autre un campement à ciel ouvert, où des familles entières, ayant malgré tout réussit à s'extirper de la gare, n'avaient jamais eu les moyens de rejoindre la capitale, même dans un de ses bidonvilles de tristes réputations. C’était juste un énorme village, tout au long d'un pont, peuplé de pauvres gens !
Nous descendions donc de notre train après une nuit relativement confortable où une fois la cohue de l'embarquement, tout le monde avait trouvé sa place (indiquée sur le petit ticket) tant bien que mal. On arrivait à dormir dans les trains en Inde malgré le confort précaire. À Howra, à peine le temps de pouvoir trouver le quai puis le train partant vers l'Orissa, nous étions assaillis par des hordes de gamins, crasseux, pouilleux, désirant des piécettes ou de quoi manger. Ce fut très oppressant et notre statut d’européen nous rendait mal à l'aise, mais nous continuions et trouvions relativement rapidement notre voie pour partir vers Bubhaneshwar.
Le trajet de jour serait beaucoup plus « ruts », pas de réservation et s’arrêtant dans toutes les gares, la foule était au rendez-vous. Nous réussissions à nous extirper du train malgré le monde et en milieu d’après-midi, nous débarquions au sein de la gare de la capitale de l’état de l'Orissa. Nous n'avions pas encore la pratique des nombreux voyages que nous ferions en Inde, nous le saurions plus tard, toujours prévoir une gare à l'avance (si l'on arrivait à se repérer bien évidemment, ne pas hésiter à demander à vos voisins non plus) pour rejoindre la porte de sortie et descendre ensuite dans la bonne gare. Les couloirs totalement englués de voyageurs au long cours, étudiants, pèlerins, mendiants, fonctionnaires, voleurs, paysans fauchés déménageant de leur campagne avec femmes, enfants et bardas, chanteuses et musiciens, montreurs de serpents et j'en passe, ah ! cela change des trains en Europe ? Eh bien, ces couloirs surchargés permettaient tout de même à de nombreux marchands ambulants de vendre toutes sortes de choses, surtout du thé, des petits encas, des fruits permettant de faire passer ces voyages qui, en Inde duraient des heures et des heures, on finissait même par profiter de gouter les spécialités culinaires des régions traversées ; les voyages ne sont jamais assez long en Inde ! Lors des longs trajets, même dans des postures parfois démantibulées, les gens toujours aussi avenant vous faisaient la conversation, les touristes étrangers voyageant habituellement en première classe, alors voyant des « saïb » au milieu de la populace, ils en profitaient ; les questions fusaient, les interrogations de toutes sortes, à notre sujet, ces étranges « blancs » venus se perdre dans un pays archaïque, ils étaient fiers de voir ces étrangers visiter leur pays et surtout l'apprécier alors qu'eux-même avaient du mal à le supporter, mais eux y vivaient tous les jours, nous, nous n'étions qu’éphémère, juste de passage . Il n’était pas rare non plus, de rencontrer d'autres voyageurs vous invitant chez eux, en dix ans cela nous arriva au moins une fois tous les ans, ou alors simplement vous offrant leurs services pour trouver des correspondances aléatoires dans les gares, aux arrêts de bus, d'ailleurs dans le cas qui nous intéresse, la gare des bus de Bubhaneshwar, pour enfin, rejoindre Konark (ou Konarak) sur la cote, au bord de la mer... Enfin du repos !
Bhubneswar était une petite ville, sans beaucoup de bousculades , ni d'embouteillages, un vrai petit air de province, étonnant pour l'Inde, après nos passages à Delhi, Agra, Jaipur, Bénares, Calcutta ou le gigantisme et le fourmillement humain était de rigueur. On voulut donc chopper un bus pour Konark mais l’après -midi, il n'y en avait plus, on devait prendre la direction de Puri, la Goa de l'Orissa, et trouver une autre correspondance. Depuis longtemps cette ville côtière (Puri, c'est pourri?) était un « spot » pour hippies devenu une destination de « backpackers ». Nous ne voulions pas y aller, alors on descendit du bus au milieu du trajet, à Pipli, ville très colorée par le fait qu'elle avait fait de sa spécialité, de la teinture à dominante rouge sur cotonnade, agrémentée de motifs naïfs. Toutes les rues de la ville en regorgeaient et les boutiques rivalisaient du meilleur décor attractif, une vraie explosion de couleur !
A Pipli, cela devenait de plus en plus compliqué pour les correspondances, très peu de gens parlant anglais, mais en fait on commençait surtout à être fatigué et à saturer de la foule, il était temps que l'on arrive, et puis enfin, on trouva une sorte d'énorme rickshaw collectif, surpeuplé et nous pûmes rejoindre Konark. Nos amis nous attendaient dans un lodge des plus calme, à la sortie du bled...Un guide, se tenant à la sortie du taxi collectif, un dénommé Rupo, qui serait par la suite de tous nos déplacements et visites du fameux temple du soleil puisqu'il en était un guide officiel, nous emmena enfin dans cette petite guest-house coquette et bien tenue. Nous y passerions notre séjour, un bonne dizaine de jours, le temps de traverser l’année 1991 vers 1992. Nous n'avions d'ailleurs pas le choix, puisqu'elle était la seule de l'endroit, nous pouvions enfin nous poser !
Idéalement, étions nous à la sortie de Konark sur la route de la plage, un rickshaw vélo nous emmènerait quotidiennement sur la plage de sable blanc non loin, façonnée par les vagues et les courants puissants de la mer du golfe du Bengale. Nous y passerions nos après-midis, des kilomètres de plage sans un clampin, juste un village de pécheurs nomades y était provisoirement installé. Un petit temple d'Hanuman, le dieu singe et un baba-sadhou, maitre des lieux, finissait de nous rendre l'horizon d'une beauté assez rare et unique. Un vrai plaisir.
Bien-sur, nous étions venus à Konark pour le temple du soleil, réputé entre autres pour ses sculptures érotiques. Les pèlerins indiens y venaient pour y faire des offrandes et « optimiser » leur fertilité. Lorsque Surya Temple fut construit au tout début du second millénaire , l'Inde avait une population décroissante (eh oui, comme quoi les temps changent...) et le roi du moment avait engagé des sculpteurs pour y tailler dans la pierre, des scènes de fornications en tous genres pour stimuler la libido de ses concitoyens. Notre futur guide Rupo nous fit la visite « colorée et détaillée » du temple et je conseillerai à ceux qui voudrait visiter le fameux Surya Temple, de prendre un guide, le spectacle et la verve de ceux-ci est garantie, et une franche rigolade accompagne les descriptions scabreuses de ces statues. Inoubliable ! Nous verrions que les habitants des villages alentours étaient d'ailleurs très portés sur la chose ! Le roi de l’époque avait donc réussit son coup ! La population de l'Inde allait dépasser celle de la Chine dans les années 2020 ?
En fait, Konark n’était qu'un temple et des boutique l'entourant, le soir, les bus de pèlerins et de touristes étant retourner dans leurs pénates, tous rentraient dans des villages disséminés dans la campagne, seulement accessibles à pied ou en vélo par des sentes traversant des rizières. Un paysage magnifique, un petit air d'ISAN.
Mais nous étions arrivés là, surtout sur les conseils d'un ami de Yann, qui dans les années soixante avait fait une retraite en compagnie d'un baba, Propulo Baba, que nous côtoierons tous les soirs. Avec ses disciples, tous guides au temple nous formerions une sacrée bande de fumeurs de shilum, discussions interminables, méditations et notre Baba, ancien fonctionnaire de police, qui avait laissé sa vie civile depuis des lustres, avait tellement d'histoires à raconter que nous étions fascinés et nos soirées étaient un vrai plaisir. À coté de sa case d'ermite, faite de feuille de cocotier , un petit ashram s’était installé. Oh ! tout simple, rien à voir avec ceux de Rishikesh, non, ce n’était qu'une dalle recouverte d'un toit en branchage, une statue trônait, le dieu soleil bien-sur, surplombant le parterre où des disciples, des locaux venaient y faire de la musique, venaient y célébrer des mariages des naissances, venaient y méditer, ou bien s'adonner au plaisir du yoga, tout cela sous l’égide de ce tout petit homme, homme saint, Propulo Baba.
Yann qui était déjà venu l’année précédente, avait décidé d'y revenir avec sa fille de huit mois pour lui prodiguer un baptême hindous, ce fut une belle fête, où les femmes de nos amis cuisinèrent, où nous fîmes de la musique, où nous fumerions des shilums grands comme des avant-bras...Sa petit fille était d'une blancheur immaculée, et grosse comme un bouddha chinois. Elle fascina tout le monde. Yann et Claire l'avaient appelés Surya, soleil en hindi, un vraie petit soleil, comme le nom du dieu du temple de Konark ; alors préméditations, prémonitions ? Surya a toujours un air lumineux de nos jours !
Nous reviendrons encore deux fois à Konark et elle restera dans mon cœur, forte de cette première rencontre inoubliable.
Notre premier voyage s'achevait donc, il fallait juste rentrer à Delhi, retraverser tout le nord de l'Inde, mais nous ferions « un stop » à Bénarès avant de rejoindre l'Europe. Nous allions revenir en terre française totalement transformés, déboussolés, avec une seule envie, revenir en Inde et découvrir le reste du pays. Nous y reviendrons dix années de suite, la traversant en long et en large, y faisant plusieurs fois le tour de ce pays continent qui serait pour toujours pour moi "Mother India".
S’achève donc cette série d'articles sur ce que fut cette découverte de l'Inde, ce qui m'aura permis de vouloir aller plus loin, visiter d'autres pays en Asie, pour avoir atterri depuis plus de dix ans en ISAN, au nord est de la Thaïlande. Un cheminement de plus de vingt ans, mais qui avait donc sa source en Inde, comme une nouvelle naissance vers une nouvelle vie. Après une première vie française, Mother India m'aurait vu grandir, Mother India m'aurait accompagné dans une enfance asiatique et depuis que je traine mon éternelle adolescence en ISAN, jamais elle ne m'a abandonné. Aujourd'hui, adulte ? Pas encore. Je revenais et reviendrai régulièrement en Inde, je lui ai fait et je lui ferai souvent des appels comme elle me fait régulièrement des signes même si l'ISAN est désormais, ma plaine de jeux, pour les années à venir...Mais ceci, toujours sous son regard protecteur, toujours auprès des dieux !
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Je vous ai donc présenté "Mon Inde à moi" comme je l'avais ressentie lors de ce premier voyage. Je rajouterai quatre articles à propos de Varkala, petite bourgade du sud de l'Inde située au sud du Kérala. Tombé sous le charme lors de mon deuxième voyage, je retournerai pour aller m'y installer pendant une petite dizaine d'années, construisant une maison et partageant tous mes hivers, à l'époque, lorsqu'elle n'était pas encore devenue une station balnéaire très prisée des "backpakers" et des indiens branchés...
En attendant voici le lien vers cette série d'articles.

Varkala, Kérala, South India.(4)
Il y a des lieux dans le monde qui ne laissent pas indifférents, et Varkala en fait parti !
J'aurais pu en parler dans ma rubrique "Divagations indiennes" mais Varkala, ou petite baie charmante donnant sur la mer d'Oman, mérite que l'on y consacre plusieurs articles. Par hasard, je m'y suis arrêté lors d'un voyage en 1992, puis j'y ai passé presque 10 hivers consécutifs ! Les gens que j'ai pu y rencontrer, vous donnent de l'inspiration ! Des amitiés exceptionnelles s'y sont construites, de l'amour, ce petit bout de pays, en regorge et mon voyage récent en Octobre 2011 après presque dix ans d'absence va me permettre de vous présenter un autre petit paradis, différent de l'ISAN certes, mais tout aussi authentique !
Varkala, un p'tit coin de paradis? (première partie)
Il y a une semaine, je suis retourné à Varkala après dix ans d’absence mais ma première rencontre avec ce lieu si particulier se passa durant l'hiver 1992 , lors de mon deuxième voyage en Inde.
Pour la première fois, nous avions (avec ma compagne de l’époque) repris les trajets de notre première déambulation indienne, c'est à dire le Nepal puis le bassin du Gange mais une fois à Bhubaneshwar, nous avions tracés vers le sud, jusqu'à Kanyakhumari (ancien Cap Cormorin) puis remontant la cote ouest, arrivés à Trivandrum (Thiruvanantapuram), capitale de l'état du Kérala, nous cherchions une plage. La cote de l'ancien Malabar en était truffée ! Fallait-il en trouver une , digne de ce nom ?
Lors d’arrêt sur la cote est de l'Inde, ses plages magnifiques étaient bien là, mais elle servait comme beaucoup de plage du sous-continent, de toilette publique. Nager au milieu des étrons, n'est pas forcément idyllique ! L'indien, lui cherche de l'eau pour ses soulagements matinaux, et la mer, donc la plage, est un endroit rêvé. La sensation de se « libérer » avec vue magnifique sur le golfe du Bengale au moment du lever du soleil, quoi de plus beau ? Nous, nous cherchions donc une plage où l'on pourrait se baigner et pourquoi pas buller, se reposer de trois mois de voyage intense !
Nous avions un guide de voyages comme tout bon routard et le « Lonely Planet »était la référence du vrai baroudeur. On n’échappe pas au cliché ! A l’époque, la version française n'existait pas encore et avec notre pavé (il faut le dire, pour voyager léger le « Lonely » n'est pas l’idéal) sous le bras, nous remarquions un entrefilet dans les lieux à voir, proche de Trivandrum :
Varkala ! En deux lignes, ils disaient que c’était le seul endroit de l'Inde où l'on trouvait un centre de cure dépendant du gouvernement, des sources d'eau thermale tombant des falaises sur la plage, plage d'ailleurs appartenant au temple (peut-être l'indien ne s'en servirait-il pas de toilette, nous verrions), par contre aucun hôtel ni guest-house n’étaient recensés !
A la gare des bus de Trivandrum, dans un bordel pas possible, comme toujours en Inde, nous trouvions un bus de l’état du Kérala qui faisait la ligne jusqu'à cette plage. Ils nous l’affirmèrent. Nous montions dans ce bus couleur rouge/sable et longions la cote escarpée de la mer d'Oman jusqu'au temple de Varkala, le temple de Swami Janardhana...On était un dimanche, je me souviens et les bus n’étaient pas encombrés d’écoliers. Après deux heures de trajet, nous arrivions dans la ville proprement dite de Varkala, le temple et la plage étant trois kilomètres en aval de la ville. Nous n’étions alors plus que tous les deux dans le bus. Pas de pèlerins ni personne pour se rendre à la mer. Il faut dire qu'il était déjà presque cinq heures de l’après-midi, le pèlerin voyageant vers sa Punja se matérialisant plutôt vers cinq heures du matin !
Nous descendions du bus sous l'injonction du chauffeur : fin de parcours !
Il n'y avait quasiment personne. Personne pour nous solliciter pour un hôtel (normal, il n'y en avait pas) ou même un rickshaw walla (Conducteur de petit taxi à trois roues, style Tuk Tuk thaï, en Inde la plupart de couleur noire et jaune) pour nous proposer de nous rendre dans un lieu de notre choix ou de son choix (comme souvent en Inde)...Un petit resto faisait le coin et les gens y prenaient le thé en grignotant des sortes de beignets de bananes. On entra avec nos gros sacs (décidément), s'asseyant, nous prenions alors la place de quatre, voire six indiens lambda. On ressortit alors et posions nos sacs dehors, ce qui parut être apprécié et considéré comme un geste civilisé. Nous buvions notre thé et demandions au patron/caissier où se trouvait la plage. Il s'extirpa de son poste de vigie et nous indiqua une petite route en terre et nous dit dans un anglais plus que correct que la plage était à un peu moins de un kilomètre.
Nous prenions notre bardas et marchions à l'ombre de gigantesques cocotiers (Kerala veut dire « le pays des cocotiers »). Nous croisions que très peu de monde. Étonnant pour l'Inde. Sur la gauche, en hauteur, nous passions le temple, ce qui devait être celui de Swami Janardhana, à droite un grand bassin pour les ablutions qui devait dépendre du temple. On avançait toujours au milieu de cet havre de paix, nous remarquions des rizières tombant de la colline vers ce qui commençait à sentir la mer. C’était magnifique, calme, seulement quelques explosions de pétards venant du temple nous indiquait qu'il y avait une Punja (prières rituelles). Une brise légère nous signala que l'on arrivait au bord de la mer. Le soleil se couchait à l'horizon, une orange gigantesque suspendue au dessus de la mer d'Oman ! Un muret en pierre montra l’entrée de la plage. Un ruisselet s’écoulait dans le prolongement de la plage surgissant de derrière les rizières pour se jeter dans la mer ! Magnifique.
Une marchande de cacahouètes nous offrit son sourire et dans un cornet de papier journal , elle nous en vendit pour une roupie de cacahouètes encore tièdes. Nous laissions nos sacs près de sa charrette et nous nous aventurions sur la plage. De chaque coté, de hautes falaises rouge-ocre se dressaient à presque 40 mètres de hauteur. Le ru se jetait enfin dans la mer et nous le traversions. Personne ne déambulait sur le sable, à part quelques enfants endimanchés s'amusant dans les vagues puissantes de l'océan indien, surveillés par des mamans vêtues de superbes Sari (pièce de tissu de 7 mètres environ dont les femmes indiennes aiment s'enrouler) . Nous retournions sur nos pas et remarquions alors la remontée de la rizière, encombrée de cocotiers en pagaille, engoncés de part et d'autres de ces majestueux remparts couleur ocre, parsemés de yuccas et autres essences d'un vert étincelant, faisant face à la mer fracassant son écume bouillonnante à ses pieds ! Le soleil disparaissait petit à petit vers la péninsule arabique et donnait au ciel des teintes violacées entremêlées de nuages d'altitude d'une couleur presque rouge sang !
« Putain, qu'c'était beau ». Était-ce là, le paradis sur terre ?
Presque trois mois que nous étions dans la cohue indienne et là, nous étions presque seule face à l'immensité du panorama. L’idée de s'installer sous un cocotier pour la nuit nous vint à l'esprit mais ce n’était pas franchement quelque chose à faire, une noix de coco est si vite tombée de l'arbre. Le rêve se serait alors évanoui !
Nous rebroussions chemin dans le crépuscule et en haut des trois marches de l’accès à la plage, près de la charrette de la vendeuse de cacahouètes, un jeune ado se tenait là, semblant nous guetter. Il nous fit un sourire et nous posa les questions rituelles auxquelles chaque voyageur doit se plier continuellement lors de son périple indien :
"what is your country ? What is your name ? What job ? " Etcétéra... Puis il nous demanda si nous cherchions un endroit pour dormir ! Harry (comme il aimât se faire appeler plus tard) nous dit que son oncle avait une maison à cinquante mètre de là, qu'il y vivait avec sa grand-mère et qu'il avait une chambre de libre ! Nous remontions vers sa maison toute proche et nous découvrions une belle maison traditionnelle kéralaise à toit en tuiles . Quelques marches pour y accéder, un puits sur la droite marquait l'entrée de la cour intérieure où une vieille femme était assise à mâcher son bétel (noix d'arec mélangée avec du tabac noir entourée d'une feuille de bétel badigeonnée de chaux. Coupe faim parfois hallucinogène, particulièrement amer, appréciés des indiens comme par les gens d'ISAN d'ailleurs). Nous lui prodiguions un Namasté (plus tard nous apprendrions qu'au sud , on doit dire « Namaskaram » accompagné du rituelle « mains jointes vers le haut sur la poitrine » tel le Waï en Thaïlande. Harry, notre hôte, nous montra une petite chambre , une petite pièce faisant office de salle de bain près du puits, nous dit aussi qu'il pouvait nous faire le petit déjeuner tous les matins, si nous le désirions...Tout était rudimentaire, la gentillesse respirait, une certaine sagesse transpirait de ces deux personnages et cela nous plût tout de suite et plus que tout.
C'était donc là ? Le Paradis, juste là, époustouflant !
Harry nous dit qu'il nous trouverait un lit pour le lendemain, en attendant nous devions nous contenter d'une natte. Nous acceptâmes sa proposition, je ne sais plus pour quelle somme d'argent mais cela était dérisoire et le paradis n'a pas de prix, non ?
Je me sentais bien...Je venais de mettre un pied dans un lieu que je ne croyais pas pouvoir exister ! Mon âme était ensorcelée... Définitivement !
Varkala serait alors dix ans d'une passion intense, puis de déchirement, puis d'une absence trop longue enfin contrarié depuis le mois dernier, mais la passion, l'amour du lieu et des gens ne sont toujours pas effacés et je ne pense pas que cela passera, d'ailleurs pourquoi cela devrait-il arriver ?
Un p'tit coin de paradis niché au fond de son cœur reste indélébile !
Fin de la première partie... Lire l'article original

Varkala, une rencontre, un regard ! (deuxième partie)
Au petit matin, ce jour de décembre 1992, nous nous sommes réveillés avec une délicieuse humeur venue de la mer. Notre petite maison en était vraiment proche. La maisonnée était déjà debout, la grand-mère confectionnait son stock de bétel pour la journée. Le long de la route rejoignant la plage, il y avait du chalands, des femmes essentiellement, toutes de blanc vêtus, nous le saurons au fil des années, c’étaient des veuves qui les jours de pleines lunes venaient au temple pour rendre hommage à leur défunt mari. Elle venait sur la plage de Varkala pour son caractère sacré ; la connexion avec le soleil et la lune (les jours de pleine lune, le coucher de lune coïncidait avec le lever du soleil, énergie est-ouest, la plage plein axe sud-nord. Toutes ces polarités donnaient à la plage du temple le jouxtant (le temple de Janardhana, on l'apprendrait plus tard , était déjà au même endroit, il y a plus de 2000 ans!) sa puissance mystique. Toutes ces femmes nous entrainèrent vers la plage. Harry, notre hôte, nous dit que le petit déjeuner serait prêt lors de notre retour de notre balade. A l’entrée de la plage de sable d'une étrange combinaison de couleur blanche rouge et noire, de nombreux Brahmanes (prêtre indou de la haute caste) officiaient des punjas. Les veuves attendaient sagement leur tour. Nous traversions le ru et là, un éléphant prenait son bain. Saraswati l’éléphante (plus tard elle serait notre voisine) du temple comme chaque temple du Kérala en « possède » un ou une ! Nous avancions sur la plage sous les grandes falaises. Nous allions vers le fond de la baie. Des pêcheurs (des musulmans, Varkala est peuplé des trois communautés monothéistes qui vivent en harmonie, il faut le signaler) réparaient leurs filets ou pour certains s’apprêtaient à assembler les trois troncs de Balsa formant leur embarcation pour partir en mer, une pêche de poissons côtiers, crustacés et de mollusques. Plus loin, nous découvrions les sources tombant en cascade sur la plage. De nombreux hommes se lavaient , remplissaient aussi des bouteilles de cette eau sortie de la roche , d'ailleurs nous ne boiront que de cette eau minérale pendant toutes les années où nous sommes resteés à Varkala. Pourquoi s'en priver ? minérale et dotée de facultés thérapeutiques, lesquelles, je ne l'ai jamais vraiment su mais une chose est sur , elle est toujours très bonnes à boire, et ne nous ne sommes jamais tombés malades! La mer était d'huile le matin, l'envie de se baigner et nager étant plus forte, on se jeta à l'eau. Devant la plage, une sorte de petit bras de mer avec très peu de profondeur longeait la plage, puis à trente mètres, une cassure, une barrière, avec, nous le verrions au fil du temps, suivant les époques, des rouleaux plus ou moins énormes s'écrasant au sol ! L'eau était bonne et l'envie de jouer dans la vague fut plus forte. Je pris quelques claques, le flux m’écrasant sur le sable. Nous étions seules dans l'eau et de surcroit j’étais vraiment seul dans la vague, ma compagne n’étant pas la sœur de « l'homme de l’Atlantide ». Le bonheur ! Les indiens qui se lavaient me prirent pour un « fada » et quelques uns me prièrent de revenir. Je le fis, pour une première rencontre, il était mieux d’écouter les avis des locaux qui se lavaient sous la cascade le matin , ce fut aussi un bon moyen de faire connaissance. Lorsque nous nous installerions tous les hivers, nous nagerions alors avec les mêmes qui se risqueraient petit à petit à braver la vague. Après cette toute première baignade, je décidais d'aller à la source, au milieu de ces hommes robustes comme le sont les kéralais, et tout de suite, les « mecs » me firent une place et même, me passèrent du savon ; le lien était fait ! Ils me posèrent des questions et tout de suite je sentais que j’étais le bienvenu. Ma compagne aurait bien aimé participer mais en Inde en 1992 et encore aujourd'hui certaines choses permises aux hommes ne le sont pas pour les femmes (l'Inde n'est pas exception, n'est-ce pas mesdames ?).
Propres et détendus, nous revinrent et la chaleur pesait déjà son poids, le soleil commençait à apparaître au dessus des cocotiers. A la maison , Harry nous accueillit et nous installa sur une natte et nous servit un « PUTU » (bambou cake) sorte de gâteau cuit à la vapeur dans un cylindre où à sa base il y a un petit réservoir d'eau, on le pose sur le feu à la verticale. Dans ce tube on mélange de la farine complète, de la noix de coco râpée et un peu de farine de lentilles. Un fois cuit, on le démoule et dessus, on le badigeonne de miel ou de sucre (on peut le manger aussi avec « du salé », curry etc...). Puis avec de délicieuses petites bananes bien mures, on écrase le toute de sa main (la droite c'est mieux) et franchement, c'est peut-être bourratif mais extrêmement agréable, plein d’énergie et en pleine osmose avec le paysage, les psalmodies des punjas et l'air ambiant. Une fois terminés, nous remarquions une femme, tirant de l'eau du puits ! A ses cotés, deux enfants, une petite fille toute menu et un petit garçon apparemment ne sachant pas marcher ! Ils nous observaient de leurs grands yeux noirs. Les trois nous souriaientVarkala, une rencontre, un regard ! (deuxième partie) et nous n'avions qu'à leur rendre ce sourire radieux. Harry s’occupait de sa grand-mère et l'installait sur le minuscule parvis de la petit maison jouxtant notre petite chambre . La cour était fraichement balayée, le balai de nervures de feuilles de cocotiers sèches laissant des traces de propres sur la terre battue. Nous étions bien et ces regards, ces sourires, feraient que nous resterions plus de un mois dans cet havre de paix...Nous y reviendrions d'ailleurs Varkala, une rencontre, un regard ! (deuxième partie)pendant plus de dix saisons hivernales, nous y construirions une maison, y aurions beaucoup d’amitiés et de joies, y construirions une famille recomposée ; nous ne le savions pas encore mais le regard de cette petite fille, la timidité et la maladresse infantile de son petit frère et le sourire de leur mère y seraient pour beaucoup.
Suite au prochain numéro...
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Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)
Préambule :
J'aurais pu continuer à écrire des dizaines d'articles sur mes 10 années passées à Varkala, puis sur les raisons de mes dix années d'absence puis finir de disserter sur mon voyage récent au Kérala, mais cela aurait été long et fastidieux alors j'ai préféré commencer à essayer d’écrire un roman autobiographique sur cette passion, jamais oubliée, enfouie, cachée au fond de mon être qui a ressurgit lors de ce retour au source, lors de ce dernier voyage à Varkala le mois dernier ! (Lorsque je dis « écrire un roman », je n'ai pas la prétention de savoir écrire, mais c'est en forgeant que l'on devient forgeron ? Comme le disait mon grand-père ou...) Avant d'en arriver à la conclusion de cette série d'article sur Varkala (dans le prochain article, "Varkala , 20 ans plus tard !"), je vais résumer en quelques lignes le pourquoi du comment de cette passion qu'est devenue ce petit bout de terre pour moi. Je n'ai hélas que très peu de photos de l’époque, ma compagne du moment ayant tout gardé, après notre séparation rocambolesque ! Voici dix années de vie en un peu plus de dix lignes ! Au paradis ?
En cet hiver 1992, nous restions donc plus d' un mois au sein de la maison de Harry. Nous rencontrions que très peu d’étrangers, les guides de voyages n'ayant pas jeté leur dévolu sur la plage de Varkala. Je me rappelle du nouvel an où nous étions une dizaine de « saïbs » (le farang en Inde) à fêter la nouvelle année. Seul un suisse allemand, berger dans ses montagnes en été, venait ici depuis de nombreuses années L'entrée de la plage (il se mariera avec une fille du cru quelques années plus tard). Il devait déjà penser que cette petite dizaine de «touristes» était plus que suffisant. « la Cliff », c'est à dire le haut de la falaise vers le sud était vierge de toute construction, les habitants de Varkala estimant que l'endroit était maléfique et dangereux lorsque la mousson du début du mois de juin déferlait sur cet endroit maudit. Seuls, de pauvres récupérateurs d'ordures ménagères recyclables y habitaient dans des cahutes faites de feuilles de cocotiers tressées !
Ce premier hiver près de la plage et à proximité du ru descendant des rizières, les propriétaires du restaurant de la jonction de Janardhanapuram dit « Alta La Mut ») où nous avions pris notre premier thé, avaient commencé à faire tourner « un tea stall » fait lui aussi de palmes de coco, vendant quelques friandises et encas, cet endroit devint alors très naturellement le rendez vous des « backpackers » (voyageurs en sac à dos) !
En haut de la rizière, à l'opposé de la gargote à thé, avait aussi débuté depuis trois ans la construction d'un hôtel de luxe de la chaine « TAJ », qui se terminera quatre ans plus tard. Cela donna du travail à beaucoup de petites gens de la région, la plupart de la caste des « kuravan » (littéralement plus petit que petit). La petite famille que nous venions de rencontrer Sarojini la mère, Lathika et Vinu ses enfants en font encore partis (tel un tatouage, l'appartenance à une caste est indéfectible en Inde) ! Chez Harry, le travail de la petite famille se bornait à un rôle de « serviteurs ». Les petites castes se bornaient donc aux travaux du bâtiments ou de domestiques !
On allait, cette première année, être inviter une fois dans leur famille, où sur un bout de terrain près du bassin « des indigents », cette étendue d'eau anciennement réservée aux hors caste près de leur habitacle loin des castes privilégiées habitant eux près du temple où le grand bassin était de leur usage exclusif , ils vivaient a plus de trente en comptant les enfants. Harry nous fit aussi rencontrer nombreux de ses amis, des jeunes assoiffés de rencontres occidentales. Ils devinrent tous nos amis au fil des ans, Manikutam, Sham, Vijay et j'en passe... Avant notre départ en ce début d’année 1993, nous passions déjà beaucoup de temps avec « notre petite famille ». Lathika apprit très très vite à baragouiner l'anglais, Vinu plus petit et qui s’avérera plus réservé par la suite, mettrait plus longtemps à le parler ; il fut toujours plus proche de sa mère Sarojini qui par contre encore aujourd'hui ne pratique que quelques mots de la langue de Shakespeare. Les deux petits n'allaient pas à l’école (surtout Lathika, Vinu était encore trop petit) et nous proposions à la mère de lui payer les frais de scolarité, même si l’école était gratuite , les frais annexes (uniformes, cahiers etcétéra.) étaient trop élevés pour cette pauvre femme sans mari, et dans la société indienne , une femme avec des enfants sans mari, je ne vous fait pas de dessin, pas question d'aides ni de solidarité compassionnelle. Il n'avait vraiment rien et nous le constaterions en allant à Perrilkullam , en haut du temple, à l’écart des gens de castes ou se situait de leur maison. Ainsi de suite, nous reviendrons d’année en année dans ce petit coin qui sembla être « notre paradis » qui devint aussi sur la « cliff », très très vite dans le prolongement de l’hôtel Taj l'endroit où les « voyageurs » feraient une halte paisible au bord de cette plage magnifique. Deux ans plus tard, le routard et le Lonely, guides de voyages, répertorièrent Varkala et le défilé des sacs à dos a pu commencer. Les constructions se développèrent d’année en année. Nous nous restions près du temple au milieu des « locaux »pas très loin de la « famille ». D'abord chez Vijay, nous resterions trois ans et après Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)nous ferions construire une maison à 50 mètres du temple entre la falaise nord et l’entrée sud du temple. Ce ne fut pas de tout repos de la construire, mais nous apprendrions à mieux connaître les gens et certaines de leurs coutumes. Nous y habiterions avec Sarojini, Vinu et Lathika. Ils y resteraient toute l’année, non sans difficulté, les abords du temple étant réservés aux castes les plus élevées. On venait de chambouler un ordre établie que la constitution indienne avait pourtant abolit dès 1947...Dans les textes seulement ! Les hivers furent délicieux, malheureux par moment mais très rarement ! Nous nous fîmes de vrai amis, le tourisme augmentait d’année en année mais cela donnait du boulot. Restaurant pour les plus aguerris, travaux du bâtiments pour les gens comme les oncles et tantes de Lathika.
Lathika et Vinu grandissait, allaient à l’école, le soir, je leur donnais des leçons d'anglais, de géographie et même de français. Nous partions en excursion chaque hiver, vers Munnar, Cochin, Madurai, Changanacherry et j'en passe. Tout le monde nous connaissait et nous appréciaient autant dans le milieu chic de la ville (avocat, entrepreneur, police) que chez les jeunes, occupés désormais à travailler avec les touristes ; les gens de Perrilkulam furent les plus proches de nous...Nous irions loin, peut-être trop loin... Puis un voyage en Thaïlande avec un certain Alex (sa femme suisse ne voulait pas y aller, alors il m'a proposé le billet gratis pour y aller voir son ex beau frère qui y résidait, pourquoi refuser un tel cadeau ?) révéla à notre retour la fin de la complicité que l'on avait ma compagne et moi ! Je la retrouvais habillée en SARI, marquée du syndrome indien, entichée d'un beau kéralais. La maison fut un problème, moi je restais avec la famille, la jalousie, et tout le toutim prirent le relais et je pense que nos amis ont alors vu la face cachée de l’européen , face cachée qu'ils pensaient ne pas nous habiter...
Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)Durant ces dix années , je fus le premier étranger à être accepter dans l'enceinte même du temple de Janardhana et pouvoir participer à une punja rituelle; je m'en irais avec mes jeunes amis au pèlerinage du dieu Ayyapa, traversant la jungle et alors faire parti des millions d'hommes se rendant sur cette colline sacrée ; impressionnant! Je fus aussi le premier “Saib” qui aurait pu inaugurer la prison, comme étranger, du poste de police de Varkala !
Le soir du nouvel an 98, le chef de la police , totalement saoul, s'en pris à Lathika alors que nous traversions devant l’entrée de la plage, la traitant de petite pute fricotant avec les étrangers, putain merde (excusez-moi) ! Elle n'avait que 12 ans ! La bousculant, l'agrippant par les cheveux, je voulu la protéger et je le poussais à mon tour, il tomba à terre et je pus voir déferler sur moi les flics présents, armés de grands bambous...Leur chef les arrêta avant la bastonnade mais il avait perdu la face ! Le lendemain à 5H 40, je devais partir, c’était prévu, à Delhi, chercher mon ami Yann, ce qui fut interprété par le chef de la police comme une fuite. Le « circle inspector », lors de mon retour une quinzaine de jour plus tard, avait préparé sa vengeance. Ma compagne parti avec son belle indien, lui aussi marié, me convoqua et me dit que j’étais responsable de ma femme et que l'abandon de foyer de l'indien était donc de ma responsabilité, j'en croyais pas mes yeux. A peine deux heures dans la maison que je fus emmené au poste, interrogatoire etc...Mon ami Yann fit le pied de grue toute la journée devant les locaux de la police de Varkala, avec le numéro du consulat français en poche, en cas d'emprisonnement. Heureusement, mes relations, Vijayan Naïr, leader politique du district et VijayKumar , avocat, ne me laissèrent pas tomber. Le chef de la police, violant et alcoolique, de surcroit natif d'une région éloignée de Varkala, n’était pas aimé des gens de Varkala et depuis une année, les citoyens protestaient par des pétitions et des manifestations, affichant leur désir de le voir partir. La famille, Sarojini, Lathika et Vinu, furent convoques tard le soir, emmener par une jeep de la police à la vue de tous, une honte pour eux, pour répondre des relations que je pouvais avoir avec ma fille, mon ex compagne avait fait courir le bruit , par jalousie, de Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)notre complicité trop importante, a son goût, à entre Lathika et moi , je vous laisse interpréter cela. Il jouait sa dernière carte, le flic ! Les pleurs de la famille , le refus l'inspecteur de me recevoir, je voulais avoir une confrontation directe avec lui, voire m'excuser de l'avoir poussé. L'interrogatoire et le procès verbal fut fait par un ami policier qui me laissa partir pour passer une dernière nuit dans la maison de Varkala, j'avais éviter la cellule, puis le même ami flic vint me voir dans la nuit, on partagea un fiole de mauvais rhum avec Yann, entourés de Lathika et Sarojini, totalement apeurés, Vinu dormait. A l'aube, dans une tristesse infinie, épuisés, l'ami flic me dit de partir le plus tôt possible, le chef de la police trouverait probablement un kilo de Ganja dans ma maison le lendemain, je prendrais alors dix ans de taule minimum...Putain, en une nuit parce que j'avais fait perdre la face au chef de la police, parce que mon ex compagne ne voulait pas assumer sa nouvelle relation, je devenais personne non gratta de Varkala. Je partis avec Yann au petit matin avec le taxi de Prépagavan à Kovalam, une plage près de Trivandrum, déjà très touristique, en fait un avant goût de ce qu'allait devenir Varkala ! Harry ne me laissa pas tomber et son oncle qui travaillait au sein des services secrets indiens, au service « des grandes oreilles » connaissait le grand chef de la police du Kérala et ...Le chef inspecteur fut muté à peine une semaine plus tard...Mon ex interdite momentanément de revenir à Varkala. Je fus reçu par le chef de la police du Kérala en compagnie de l'oncle de Harry, descendu exprès de Bombay, qui me l'annonça de vive voie. Il posa une condition, que j’emmène une bouteille de Black Label ...On est pas grand chose. Je revins alors passer les trois dernier jour dans notre maison au bord de la falaise, Lathika Vilasam...Je revins par la suite deux fois en coup de vent, l’année suivante où je léguais mes parts de la maison à la famille puis en 2002, mais quelque chose était brisé, par la suite les frasques de mon ex finirent de convaincre les plus sceptiques que nous étions, les étrangers, de drôles de gens pas très fréquentables.
Le paradis peut devenir très vite un enfer et je n'ai qu'effleuré l'histoire...
Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)Aujourd'hui, je reviens de Varkala, j'y étais le mois dernier et je peux vous assurer que tous mes amis sont encore mes amis et que le regard de Vinu, Lathika et Sarojini n'ont pas changé. Il y a de l'amour, du désir de continuer « notre histoire indéfectible ». Habitant en ISAN désormais, superbe endroit, vert étincelant, côtoyant également de vrais gens, je suis tout de même toujours sur mes gardes ! Nous sommes toujours très très près dans la distance avec la famille, même si nous voyons que trop rarement mais nous n'avons jamais été séparés dans notre cœur ! Si une certaine appréhension, un genre de triste tropique m'avait freiné à remettre les pieds à Varkala depuis dix ans, le développement des communication ne nous ont jamais séparé ! Merci Nokia ! Nous devons être à nouveau réunis plus souvent !
Varkala, un petit paradis, oui, au fond de soi, dans le creux de sa main pour celui qui cherche, au fond de son cœur pour celui qui le veut et qui sait donner, il n'est pas forcement au bord d'une plage de sable blanc bordée de cocotiers, mais si on vous propose les deux ensembles alors n’hésitez pas, courrez , c'est si rare !
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Varkala, vingt ans plus tard !
À l'approche de l’aéroport international de Bangkok, à la bourre comme d'habitude, survolant par les voies express, les prémices de l'inondation qui guettait la capitale Thaïlandaise, dans le taxi du beau-frère, j'allais laisser ma petite famille d'ISAN pour m'immerger vers un passé jamais oublié.
Je partais pour le Kérala, pour Varkala, après dix ans d’absence, retrouver un lieu, des gens, une famille qui m'avaient tellement donnés de bonheur à l'aube de l'an deux mille ! J'avais une petite appréhension. Normal, je me disais !
J'enregistrais avec la Srilankan Airlines, compagnie d'aviation qui m'emmenait pour la première fois douze ans plus tôt vers la Thaïlande et l'ISAN. L'accueil était toujours aussi charmant et chaleureux. À Colombo, capitale de l'ancien Ceylan, je retrouvais le même aéroport, où durant la nuit du nouvel an deux mille, je fêtais ce passage vers le nouveau millénaire en compagnie d'un japonais et du seul barman du seul bistrot ouvert pour la circonstance. Nous étions trois dans l’aéroport, le monde ayant fuit l'endroit par peur du fameux « one two key », un nouvel an inoubliable !
Le transit vers L'inde se passa comme toujours dans un hôtel de luxe sur la cote, à Négombo puis réveillé à quatre-cinq heures du matin sans avoir pu fermer l’œil d'ailleurs, j'embarquais pour Trivandrum. Je me retrouvais seul dans la salle Varkala, vingt ans plus tard! (fin)d'avant-vol entouré de kéralais, tout de suite, comme ressurgit d'un passé jamais oublié, j’écoutais ces hommes revenant de leur dur labeur dans les pays du golf persique. Leur hochement de tête de gauche à droite, pour dire OUI à un ami lors d'une conversation, m'imprégnait d'un léger frisson, j’étais très près de « Mother India ». Ils parlaient en malayalam et je retrouvais les mots que je n'avais plus utilisés depuis si longtemps. Le vol fut rapide, les gars revenait au pays et je crois bien qu'ils avaient le même état d'esprit que moi : Une joie infinie, accompagnée d'une peur sourde. Qu'allait on retrouver en revenant, là, après tant d’années d'absence ?
Nous débarquions dans le nouveau terminal flambant neuf de Trivandrum. Seul européen, je passais plus vite tous les contrôles, je tentais d’apercevoir Lathika peut-être Vinu venus me chercher comme convenu. J'avais oublier que les gens venus chercher leurs amis ou familles ne pouvaient rentrer dans l'enceinte de l’aéroport. Les vitres fumées empêchant de voir vers l’extérieur. Lorsque les portes coulissantes s'ouvrirent, la chaleur humide m'assaillait. Comme auparavant des centaines de personnes vêtus de leurs plus beaux habits pour accueillir « leur revenant » me dévisagèrent sans un bruit. Le calme était de mise. L'angoisse de retrouver des personnes que l'on avait pas vu depuis si longtemps se faisait sentir. Un sorte de zone de « no man's land » où tout le monde s'observe et puis jaillissant de derrière cette foule, Lathika me fit de grand signe, je contournais la masse de personne et nous nous retrouvions l'un en face de l'autre. Nous n’eûmes pas d'effusion comme cela arrive en occident mais comme en ISAN, ici, on est pudique dans les retrouvailles. Nos cœurs battaient fort. Derrière elle, un grand jeune homme me regardait avec ce même regard que lorsqu’il était enfant, toujours réservé, c’était Vinu... À ses cotés, deux enfants souriant et se tortillant de timidité...Les enfants de Lathika. On avança vers le taxi, je pensais alors à la bonne vieille Ambassador, mais ce fut un taxi Toyota, eh oui, aussi ici ! Le chauffeur me gratifia d'un grand sourire et je reconnu Ajain, une belle moustache, un homme , je l'avais laissé tout jeune adolescent prépubère. On grimpa dans le taxi et petit à petit, nous échangeâmes quelques banalités. Comment ça va ? Tu as bien changé ? Etcétéra.
Sortie de l'enceinte de l’aéroport, l'air conditionné du taxi me parut inapproprié. J'ouvrais les fenêtres, je voulais humer, écouter le brouhaha des routes indiennes, regarder les gens, les maisons... Je voulais sentir toutes les sensations et tout de suite, cela faisait si longtemps. Je ne trouvais pas trop de différence avec la dernière fois de mon passage par cette route remontant vers le nord du Kérala. Des klaxons comme avant, mais c’était encore plus fort. Il y avait deux, trois fois, je ne sais pas, plus de véhicules . Plus de monde, plus de constructions, des fois très modernes, des condominium pour les nouveaux riches, la route, par contre, n'avait pas changé . Deux voies mal entretenues où un flot discontinu de véhicules s'acharnait à avancer tant bien que mal ! On approchait, Attingal et son marché ainsi que sa gare des bus toujours aussi bordélique. On s'engouffrait dans la campagne vers la mer. Plus on avançait, les constructions de luxe s'agglutinaient le long de la route. Les travailleurs du « gulf » faisant leur maison tape à l’œil pour leur futurs vieux jours. Ils le mériteraient, après avoir supporté des années de dur labeur, considérés comme des sous-hommes dans ces contrées de la péninsule arabique. Varkala apparut grouillant de monde. On s’arrêta pour acheter je ne sais quoi. Je regardais tout, je me souvenais de tout, les magasins, les marchés, les jonctions. On arriva à Perrilkulam, une partie de la famille était là avec quelques cheveux blancs supplémentaires pour les tantes, les enfants tous devenus adultes. Sur leur terrain, deux nouvelles constructions. La famille s’était agrandie.
Des mariages, Manju, Asha des nouveaux nés... Lathika et ses enfants Varkala, vingt ans plus tard! (fin)m’emmenèrent sur la « cliff », une chambre vue sur mer m'y attendait . Shinu, le patron, un jeune ado que je connaissais était devenu patron. NousVarkala, vingt ans plus tard! (fin) parcourions deux jours cette « cliff » surpeuplée de construction, d’hôtels et de restaurants. Lathika voulait présenter son "Pappa" à ceux qui ne me connaissaient pas. Elle était apparemment très connue, ayant tenu un salon de beauté durant plus de six saisons. Je revus tout ceux que je connaissais et ceux que je n'avais pas vu vinrent me saluer dans ma chambre, devenue par instant, tribune, lieu d’apéro et je ne m'étends pas... Je revis Vijay aussi, devenu un vieil homme toujours puissant et toujours élu du parti du Congrès. Les conversations furent toujours quasiment les mêmes, qu'est-ce que nous étions devenus depuis tout ce temps ?
La ville de Varkala avec son poste de police s’était, elle, encore agrandie. Les commerçants se rappelaient de moi « le français » de l'ouest du temple...La maison était toujours là, mais la famille a du partir et une action de justice est en cours pour la récupérer, l'ex de mon ex (OK?) ayant après avoir dépouillé mon ex compagne, pris aussi possession de cette maison.
L'avocat de Lathika qui s'occupe aussi de ses papiers pour sa venue en France, ah oui, elle est mariée à Nico, un français, ils ont de beaux enfants et ont décidé de vivre là-bas. Pourquoi pas ? Ma grande fille, femme accomplie, a mon soutient. Vinu travaille dans le bâtiment mais parle un bon anglais désormais!
Il manifesta un désir de moto, (comme tous les jeunes de son age) mais je lui préconisais un Auto-Rickshaw, au moins il pourrait gagner de l'argent en faisant le taxi. Il a trouvé la perle rare et j’espère qu'il en fera quelques chose de bien pour lui, sa future famille. En effet, il va bientôt se marier.
Comme Ajain, venu à l’aéroport, j'ai pu assister à son mariage et voir les membres de la famille que je n'avais pas encore vu. Un mariage simple, de gens de petites castes et un trajet en bus inoubliable !
On fit aussi une fête, à Perrilkullam pour l'anniversaire de Nohan (le plus jeune des fils de Lathika), une journée passée avec la famille, une journée douce , un repas de fête « fait maison » délicieux, concocté par Lathika aidée de ses tantes.
On a fait quelques soirées sur la « Cliff » avec les anciennes connaissances mais aussi Lathika. Du rock des années 70, de la Ganja et des Mojitos ! Varkala, c'est aussi cela désormais. Des « backpackers » cherchant des connections WIFI pour leur Iphone voire même leur Ipad...Les temps changent ! Des « hippies » des années deux mille. Les regards des « saïbs » sur moi et ma fille marchant le long du précipice, de la falaise, se demandant, plein de préjugés (?), ce qu'un « vieux » (pas si vieux, non ?) comme moi pouvait bien faire avec une belle jeune fille comme ça. Rien à leur répondre, à leur expliquer, trop long , on s'en foutait, on s’était retrouvé, c’était l'essentiel ! Par contre le nombre de « riches mamies » avec de jeunes kéralais...No comment, cela change de la Thaïlande ! C'est aussi devenu ça Varkala ! Les restaurants délivrant de la bouffe italienne, allemande (ça existe?), thaïs (eh oui) et bien-sur indienne et j'en passe, des menus comme des romans. On se serait cru au Népal, à Pokara, vingt ans plus tôt, les mêmes types de resto mais aussi les serveurs et cuisiniers étant pour la plupart népalais, ou du Darjeeling voire du Sikkim. Les managers aussi. Les propriétaires des terrains restant les kéralais.
Tous les matins, aux aurores, je me baladais lorsque toute la « CLIFF » dormait, j'allais au temple pour participer aux premières punjas mais désormais l’accès dans l'enceinte même du temple est interdite au non-indhou et si l'on veut prendre des photos c'est 100 roupies. C'est encore devenu cela Varkala. Des hordes de pèlerins indiens sont aussi là désormais pour les punjas sur la plage. Le succès touristique emmène aussi des « locaux » en masse.
Pour conclure, il y a aussi de très nombreux bars, wine shop...Ils ont proliféré.. La queue devant ces échoppes montrent que ce peuple est en train de s'alcooliser gravement, j'ai pu le constater !
Dix jours venaient de passer, au petit matin du dernier jour, à 5h00, Sajain, Vinu et Lathika revenaient dans le dédale des chemins bordés d’hôtel remplissant l’arrière de la « cliff ». Je repartais. Dix jours déjà, c'est tellement passé vite. Trop vite mais ma vie est en ISAN, je n'attendrais pas dix ans pour revoir tous ceux que j'aime, c'est trop long. Vinu va bosser avec les touristes, Lathika va aller vivre en France et moi je retourne en ISAN. J'ouvrais les vitres du taxi sur la fin la nuit du Kérala. Encore une fois, humer, respirer, sentir, accumuler les images, Dans la voiture, un silence pesant... Les gens marchaient de partout., allant au temple ou je ne sais où ! On s'approchait de l’aéroport international de Trivandrum. La même sensation qu'au départ de Bangkok, il y a dix jours ! Une appréhension de laisser une nouvelles fois des gens que l'on aime mais aussi la joie de retrouver ceux que l'on a laissé il y a dix jours. Devant les portes de l’aéroport, une foule, les mêmes, peut-être, qui avaient accueillis un frère, une sœur, un mari, dix jours plus tôt. Des signes de la main, des bras tendus, des larmes renflouées avant que les portes ne se referment. Un silence impressionnant après ce chaos de la route indienne. Lathika avec ses grands yeux et derrière, Vinu, avec son regard timide me demandant silencieusement, quand est-ce que l'on se reverrait ? Bientôt ! J'essayais de leur faire comprendre ! Pas d'embrassade ni d'accolage, juste un pincement de bras, les yeux recouvert d'un voile de larmes...Un dernier attouchement de la main, un dernier signe de la main par dessus la foule, un flic indien qui vous demande votre passeport et votre billet d'avion, on se retourne une dernière fois et on aperçoit encore un bout de main, les portes s'ouvrent, on rentre en se disant bien que bientôt on sera de retour dans ce magnifique endroit qu'est Varkala, certes un nouveau Varkala mais tout aussi attachant et émouvant !
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Ce carnet de voyage fut écrit entre 2010 et 2011 et publié au sein de mon blog Jeff de Pangkhan, l'homme des rizières. Vous y retrouverez tous les articles dans leur intégralité, agrémentés de nombreuses photos, vidéos, plan etc. Si vous m'avez lu, vous aurez aussi compris que ce blog s'occupe à décrire dans son ensemble ma "nouvelle" vie au sein du petit village de Ban Pangkhan, en Isan, au nord-est de la Thaïlande. Mon premier roman "Un os dans le riz" est finalement sorti en mai 2015, publié aux éditions Gope. Vous le trouverez dans toutes les bonnes librairies et les revendeurs web habituels. En cette fin d'année 2016, mon deuxième roman, "Du poison dans le Mékong" sera publié par le même éditeur.
Partis de Paris-Roissy le dimanche 29 décembre 1996 par un froid glacial, nous atterrissons enfin à Delhi, au petit matin. C'est l'hiver en Inde, aussi, les indiens ont l'air frigorifié, tout entortillés dans leurs châles, il fait 18°...Au bout de longues heures d'attente dans une salle sinistre de l'aéroport, nous embarquons à nouveau dans un Boeing Air-India à destination de Calcutta.
L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.
Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.
Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.
Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.
Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.
Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.
Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.
Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.
Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.
Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.
Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.
Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.
Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.
Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.
Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.
Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.
Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.
Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.
Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
Renseignements pratiques sur mes 105 jours d'errances erratiques en Inde
Jour 1 (10/10/2006) : arrivée à Mumbai vers midi. Bus N°338 5Rs + 5Rs (sac) 20' gare d'Andheri. Train 6Rs Dadar. Train 41Rs Lonavla 2h30 Hotel Chandralok 500Rs **
Jour 2 : location vélo 7Rs/h (trop cher, prix normal 2-3Rs/h) visite des grottes de Bhaja et de Karla.
Jour 3 : train 28Rs Pune 1h20 hotel National 416Rs *
jour 4 : train 141Rs (avec rés.) Satara 2h45 hotel Sagar 364Rs **
jour 5 : bus 110Rs Pandharpur 4h hotel Aishwarya 450Rs ***
Jour 6 : location vélo 2Rs/h
Jour 7 : bus 125Rs Ahmadnagar 4h20 hotel Parijat 250Rs *
Jour 8 : train 151Rs (!ticket pour trajet mini 600km!) Jalgaon 5h30 hotel Plaza 200Rs **
jour 9 : A/R bus 38Rs Ajanta 1h30 + navette 6Rs 5' Entrée du site 250Rs
Jour 10 : train 47Rs Khandwa 3h + bus 40Rs Omkareshwar 2h Ganesh G.H. 150Rs *
Jour 11 à 13 : Omkareshwar
Jour 14 : bus 35Rs Maheshwar 2h45 Akashdeep Rest House 200Rs **
jour 15 : bus 8 Rs Dhamnod 20' bus 20Rs carrefour à 14km de Mandu 1h40 bus 9Rs Mandu 20' Ram Mandir Dharamshala 100Rs + 5Rs eau chaude *
Jour 16 : location vélo 3Rs/h
Jour 17 : bus 50Rs Indore 4h hotel Neelam 209Rs
Jour 18 à 20 : Indore + A/R bus 30Rs Ujjain 1h45
Jour 21 : train 82Rs Bhopal 5h30 hotel Ranjeet 358Rs *
Jour 22 : train 10Rs Sanchi 1h20 Jaiswal lodge 200Rs + 15Rs eau chaude ! *
Jour 23 et 24 : visite de Sanchi + location vélo pour visite des grottes d'Udayagiri
Jour 25 : train 69Rs Jhansi 5h + tempo 5Rs gare des bus + tempo 10Rs + 5Rs (sac) Orccha 25' Sri Mahant G.H. 200Rs **
Jour 26 et 27 : location vélo + aller train 20Rs Datia 30' + bemo 6Rs centre-ville. Retour bus 15Rs 1h15
Jour 28 : bus 100Rs Khajuraho 4h Yogi lodge 150Rs **
Jour 29 : location vélo 30Rs/j visite des temples
Jour 30 : bus 70Rs Satna 4h + train 56Rs Jabalpur 3h hotel Banjara 350Rs **
Jour 31 : location vélo 2Rs/h et visites des Marble Rocks (50km A/R)
Jour 32 : bus 50Rs Mandla 3h hotel Satyam 250Rs ** A/R bus 15Rs Ramnagar 1h15
Jour 33 : bus 60Rs Dindori 4h + bus 45Rs Amarkantak 3h (route infernale) Sarvodya lodge 250Rs °
Jour 34 : Amarkantak
Jour 35 : bus 25Rs Pendra Road 1h30 + train 120Rs+109Rs(rés) Nagpur 8h hotel Grand 257Rs **
Jour 36 et 37 : location vélo + A/R 25Rs Ramtek 1h40
Jour 38 : train 141Rs + 125Rs Hyderabad 10h hotel 3 Castles 200Rs ° + hotel Suhail 200Rs °
Jour 39 à 41 : séjour à Hyderabad
Jour 42 : train 48Rs Warangal 3h30 hotel Surya 410 Rs **
jour 43 : 60Rs Vijayawada 4h15 hotel Sindhuri 275Rs **
jour 44 : A/R bus 21Rs Amaravati 2h
Jour 45 : train 98Rs Visakhapatnam 7h30! (normal 6h) hotel Sri Sampath Residency 250Rs **
Jour 46 : train 111Rs + 95Rs Puri 11h30 Travellers Inn 100Rs ° + hotel Z 300Rs ***
Jour 47 à 52 : Puri + A/R Konarak
Jour 53 : train 38Rs Bhubaneshwar 1h15 hotel Upasana 275Rs *
Jour 54 : train 70Rs Balasore 4h bus 26Rs Baripada 1h40 hotel Ambika 225Rs °
Jour 55 : bus 25Rs Balasore 1h40 train 66Rs+68Rs Calcutta 6h30 hotel Paragon 270Rs* hotel Crystal 350Rs**
Jour 56 à 62 : Calcutta
Jour 63 : 60Rs Bishnupur 5h hotel Monalisa 200Rs *
Jour 64 : séjour à Bishnupur pas de location de vélo !
Jour 65 : bus 20Rs Bankura 1h30 bus 20 Rs Durgapur 1h15 bus 28Rs Bolpur 2h15 hotel Nisa 150Rs *
Jour 66 et 67 : visite de Bolpur/Shantiniketan. Refus de louer un vélo à ... 100Rs/j!!! (Bengal état communiste !!!)
Jour 68 : bus 20Rs Sainthia bus 35Rs Baharampur 4h30 bus 7Rs Murshidabad 40' hotel Manjusha 350Rs **
Jour 69 : vélo prêté par le sympathique propriétaire de l'hôtel et visite de Murshidabad
Jour 70 : bus 8Rs Baharampur 35' bus 60Rs Malda 6h (route infernale) hotel Pratapaditya 231Rs **
Jour 71 : train 66Rs+70Rs New Jalpaiguri 4h hotel Holydon 250Rs °
Jour 72 : train 52 Rs Darjeeling 9h30! (normal 7h) hotel Pineridge 500Rs **
Jour 73 à 75 : Darjeeling
Jour 76 : train New Jalpaiguri 9h30 + train de nuit 271Rs
Jour 77 : Patna hotel President 482Rs **
Jour 78 : séjour à Patna
Jour 79 : train 18Rs Gaya 3h10 tempo 10Rs Bodhgaya 30' Deep G.H. 400Rs!! °°
Jour 80 : retour à Patna
Jour 81 : A/R train 36Rs Rajgir 4h! (normal 3h)
Jour 82 : train 75Rs Varanasi 5h! (normal 4h) Yogi Lodge150Rs *
Jour 83 à 87 : Varanasi
Jour 88 : train de nuit 310Rs Jaipur Evergreen G.H. 250Rs**
Jour 89 : location vélo 30Rs/j A/R Amber
Jour 90 : bus 59Rs Sikar 2h30 bus 23Rs Fathepur 1h30 Rajshri Rest House 300Rs *
Jour 91 : A/R bus 12rs Mandawa 30'
Jour 92 : A/R bus 17Rs Churu 1h30
Jour 93 : bus 80Rs Jaipur 3h30 Evergreen G.H.
Jour 94 : bus 105Rs Bundi 5h30 Shivam G.H. 200Rs **
Jour 95 : location vélo 3Rs/h
Jour 96 : auto-rickshaw gare 45Rs 25' train 44Rs + 50Rs Chittorgarh train 21Rs Udaipur (trajet total 8h) Badi Haveli 330Rs **
Jour 97 à 99 : Udaipur + A/R bus 45Rs Ranakpur 3h30
Jour 100 : bus 143Rs Ahmedabad 5h30 hotel Manila 300Rs **
Jour 101 : Ahmedabad
Jour 102 : bus 99Rs Bhavnagar 4h30 hotel Vrindavan 200Rs *
Jour 103 : A/R bus 22Rs Palitana 1h10
Jour 104 : bus 85Rs! Ahmedabad 5h30 + train de nuit ?Rs (ça sent la fin d'voyage!)
Jour 105 (22 janvier 2007) : train 6Rs de Dadar à Andheri 20' + bus 5Rs + 5Rs (sac) International Airport 20'
Encore des chiffres
Prix du vol British Airways Bruxelles-London-Mumbai-London-Bruxelles 576 Euro
Change de 55Rs à 58, 6Rs/Euro
Moyenne prix chambre 272Rs/nuit
Budget par jour 11 Euro
Chai de 1Rs (Calcutta-Bengal) à 6/7Rs (Rajasthan)
Bouteille d'eau de 6Rs (Udaipur), 8Rs (Varanasi) à 12/13Rs
Internet de 8Rs (Warangal), 10Rs (Calcutta, Indore, Hyderabad), 20Rs (souvent) à 40/60Rs!! (Rajasthan)
Biere au resto de 85/100Rs (souvent) à 150/165Rs (Varanasi/Udaipur)
Plus de détails sur demande
bonjour a tous,
je suis trés tenté par ce pays,
quelques vacances en fin d'années me donnent des idées..........
je suis disponible une petite dizaine de jours et j'aimerais connaitre ldes endroits sympa.
Nous voyagerons a deux (femmes), n'y a t'il pas trop de risques?
je suis tenté par le taj mahal a agra mais y a t'il d'autres choses a voir la bas?
je ne voudrais pas trop courrir pendant mes vacances, y a t'il une ville qui represente a elle seule l'inde?
goa est il sympa?
j'aimerais aussi connaitre les tarifs dans les restaurants?
y a t'il moyen de louer des deux roues et si oui a quelle prix?
merci beaucoup
chrystelle
🙂 bonjour,
Je me demande si je peux vous soumettre ce projet et si vous n'allez pas sauter au plafond.
Alors voilà, je me lance: j'ai 28 ans, depuis mon adolescence, je rêve des Indes et plus particulièrement de Bénarès. Seulement voilà, je n'ai jamais mis les pieds hors de l'Europe Occidentale 🤪
J'ai la possibilité d'aller là-bas au mois d'octobre. J'ai l'argent, le temps mais surtout, je me sens prêt. Bien que je meurs de trouille également !
J'avais dans l'idée de prendre un vol Paris-Delhi-Bénarès, avec donc 1 seule escale à Delhi (histoire de me ménager au maximum....), à l'aéroport de Delhi, me jeter dans un taxi prepaid (toujours pour éviter au maximum le fameux choc...), me faire amener le plus rapidement possible à un hôtel de standing moyen que j'aurais réservé auparavant(toujours pour me ménager), et enfin y prendre le temps de m'acclimater tout doucement à l'ambiance de ce pays.
Pensez-vous que, pour un premier voyage en Asie et surtout aux Indes, débarquer à bénarès soit une bonne idée ? En effet, comme tout le monde, j'ai beaucoup entendu parler du fameux choc culturel d'une arrivée aux Indes, et je l'appréhende beaucoup😊
Désolé si cette questions a déjà été posée 1000 fois....
(Ensuite, si vos avis sur la question sont favorables, j'aurai tout plein d'autres questions 😛)
merci🙂
Je me demande si je peux vous soumettre ce projet et si vous n'allez pas sauter au plafond.
Alors voilà, je me lance: j'ai 28 ans, depuis mon adolescence, je rêve des Indes et plus particulièrement de Bénarès. Seulement voilà, je n'ai jamais mis les pieds hors de l'Europe Occidentale 🤪
J'ai la possibilité d'aller là-bas au mois d'octobre. J'ai l'argent, le temps mais surtout, je me sens prêt. Bien que je meurs de trouille également !
J'avais dans l'idée de prendre un vol Paris-Delhi-Bénarès, avec donc 1 seule escale à Delhi (histoire de me ménager au maximum....), à l'aéroport de Delhi, me jeter dans un taxi prepaid (toujours pour éviter au maximum le fameux choc...), me faire amener le plus rapidement possible à un hôtel de standing moyen que j'aurais réservé auparavant(toujours pour me ménager), et enfin y prendre le temps de m'acclimater tout doucement à l'ambiance de ce pays.
Pensez-vous que, pour un premier voyage en Asie et surtout aux Indes, débarquer à bénarès soit une bonne idée ? En effet, comme tout le monde, j'ai beaucoup entendu parler du fameux choc culturel d'une arrivée aux Indes, et je l'appréhende beaucoup😊
Désolé si cette questions a déjà été posée 1000 fois....
(Ensuite, si vos avis sur la question sont favorables, j'aurai tout plein d'autres questions 😛)
merci🙂
Je pense faire un voyage de 3 semaines en Inde (temps limité par mon travail), dont voici l'itinéraire prévu. J'ai besoin de votre opinion/critiques/commentaires/expérience/etc.
Départ de Montréal (Québec), pas plus tôt que le 24 décembre 2014. Retour au plus tard absolu le 16 janvier 2015.
24-Dec Montréal - Mumbay 25-Dec Arrivée à Mumbay 26-Dec Mumbay 27-Dec Mumbay - Nasik (3 heures de route ; 166 km) temps de route approximatif ? 28-Dec Nasik (ville sainte) 29-Dec Nasik - Ellora (3 heures de route ; 186 km) temps de route approximatif ? 30-Dec Ellora (visites des grottes) 31-Dec Ellora - Ajanta (2 heures de route ; 105 km) temps de route approximatif ? 01-Jan Ajanta (visites des grottes) 02-Jan Ajanta - Aurangabad - Mumbay (Vol) 2 heures de route ; 102 km, temps de route approximatif ? 03-Jan Mumbay - Patna - Bodhgaya (Vol sur Patna ou Gaya) selon horaire. Patna à Bodhgaya (2 heures de route ?). 04-Jan Bodhgaya 05-Jan Bodhgaya 06-Jan Bodhgaya - Varanasi en train : Dikshabumi Express 3e classe 17h00 - 21h00 07-Jan Varanasi 08-Jan Varanasi 09-Jan Varanasi 10-Jan Varanasi 11-Jan Varanasi - Khajurao (Vol) 12-Jan Khajurao (visite des temples aux sculptures érotiques) 13-Jan Khajurao 14-Jan Khajurao - New Delhi (Vol) 15-Jan New Delhi - Montréal (retour à la maison au plus tard le 16 janvier 2015)
Prennez note : je voudrais prendre mon temps pour bien visiter les sites, et non-pas courir comme un japonais ! En particulier pour bien visiter toutes les grottes d'Ajantâ et Ellora, et les trois complexes de temples de Khajurao.
IMPORTANT : je serai seul lors de ce voyage, et malgré que j'ai visité l'Inde deux fois en groupe dans le passé, je n'ai pas une grande expérience de voyage. J'ai déjà visité Varanasi (à peine 3 jours) lors d'un autre voyage, il y a presque 7 ans. J'aimerais y retourner.
Questions :
1. Combien devrait couter le transport (vols internes, et chauffeur privé) pour cet itinéraire ?
2. Y a-t-il vraiment un vol entre Mumbaï et Bodhgaya ? Et entre Mumbaï et Patna ?
3. Que pensez-vous des grottes d'Elephanta (pas sur l'itinéraire ci-dessus) ? Elles en valent la peine ?
4. L'itinéraire ci-dessus, pour un temps de 20 jours, est-ce raisonnable et réaliste, sans stresser comme un débile ? Peut-il être optimisé autrement ? Est-ce trop longtemps à Varanasi ?
5. Quatre vols internes durant ce voyage, c'est raisonable ? Je ne veut pas me rendre malade avec le stress lors de ce voyage (stresser en Inde n'est pas une bonne idée !).
6. Quoi d'autres à savoir pour un tel itinéraire ?
Départ de Montréal (Québec), pas plus tôt que le 24 décembre 2014. Retour au plus tard absolu le 16 janvier 2015.
24-Dec Montréal - Mumbay 25-Dec Arrivée à Mumbay 26-Dec Mumbay 27-Dec Mumbay - Nasik (3 heures de route ; 166 km) temps de route approximatif ? 28-Dec Nasik (ville sainte) 29-Dec Nasik - Ellora (3 heures de route ; 186 km) temps de route approximatif ? 30-Dec Ellora (visites des grottes) 31-Dec Ellora - Ajanta (2 heures de route ; 105 km) temps de route approximatif ? 01-Jan Ajanta (visites des grottes) 02-Jan Ajanta - Aurangabad - Mumbay (Vol) 2 heures de route ; 102 km, temps de route approximatif ? 03-Jan Mumbay - Patna - Bodhgaya (Vol sur Patna ou Gaya) selon horaire. Patna à Bodhgaya (2 heures de route ?). 04-Jan Bodhgaya 05-Jan Bodhgaya 06-Jan Bodhgaya - Varanasi en train : Dikshabumi Express 3e classe 17h00 - 21h00 07-Jan Varanasi 08-Jan Varanasi 09-Jan Varanasi 10-Jan Varanasi 11-Jan Varanasi - Khajurao (Vol) 12-Jan Khajurao (visite des temples aux sculptures érotiques) 13-Jan Khajurao 14-Jan Khajurao - New Delhi (Vol) 15-Jan New Delhi - Montréal (retour à la maison au plus tard le 16 janvier 2015)
Prennez note : je voudrais prendre mon temps pour bien visiter les sites, et non-pas courir comme un japonais ! En particulier pour bien visiter toutes les grottes d'Ajantâ et Ellora, et les trois complexes de temples de Khajurao.
IMPORTANT : je serai seul lors de ce voyage, et malgré que j'ai visité l'Inde deux fois en groupe dans le passé, je n'ai pas une grande expérience de voyage. J'ai déjà visité Varanasi (à peine 3 jours) lors d'un autre voyage, il y a presque 7 ans. J'aimerais y retourner.
Questions :
1. Combien devrait couter le transport (vols internes, et chauffeur privé) pour cet itinéraire ?
2. Y a-t-il vraiment un vol entre Mumbaï et Bodhgaya ? Et entre Mumbaï et Patna ?
3. Que pensez-vous des grottes d'Elephanta (pas sur l'itinéraire ci-dessus) ? Elles en valent la peine ?
4. L'itinéraire ci-dessus, pour un temps de 20 jours, est-ce raisonnable et réaliste, sans stresser comme un débile ? Peut-il être optimisé autrement ? Est-ce trop longtemps à Varanasi ?
5. Quatre vols internes durant ce voyage, c'est raisonable ? Je ne veut pas me rendre malade avec le stress lors de ce voyage (stresser en Inde n'est pas une bonne idée !).
6. Quoi d'autres à savoir pour un tel itinéraire ?
Bonjour à ceux qui me lisent,
Je prends le temps de raconter ce qui nous est arrivé avec mon compagnon à notre arrivée à Delhi il y a deux semaines.
Je précise que c'est mon 4 ième séjour en Inde, comme quoi il ne suffit pas d'être débutant pour se faire arnaquer.
Nous avions réservé un hotel à Pahar ganj, et au sortir de l'avion, nous avions pris le métro et étions sortis à la station New Delhi.
Tout allait bien jusque là.
Arrivés devant la gare des trains qui se trouve juste avant Pahar ganj, impossible de la traverser.
Là plusieurs personnes nous disent que c'est impossible en raison de normes de sécurité...patin couffin.
Du coup nous embarquons dans un rickshaw, supposé nous faire entrer dans le quartier (car du coup il y avait soit disant un détour de 2km à faire).
Bref, par un ensemble de relais malencontreux, nous nous retrouvons soit disant dans un bureau officiel qui nous explique que le quartier de notre hotel est bouclé, interdit aux touristes et dangereux pour les 3 prochains jours.
Soit disant plus aucune possibilité de rester à Delhi et plus aucun train ni bus de dispo pour bouger ailleurs. (le type du bureau officiel te montre le site de réservation de train et te dis que tout a changé et que tu ne peux plus bouger en train.Il appelle soit disant la station de bus et le type du bureau te dit que tout est plein ou annulé pour trois jours).
Impossible de rester ou de prendre un transport à un prix normal: nous devons payer un taxi privé.
Je sais, ca a l'air gros à tête reposée mais le jour ou tu débarque à 35 degrés avec ton gros sac et 28 heures de voyages dans les pattes....tu es super vulnérable.
Résultat: nous sommes quasiment forcés de quitter Delhi illico et en voiture privée le double du prix qu'on aurait jamais payé à la base. Je raconte ca ici car j'ai entendu une autre personne raconter mots pour mots la même mésaventure.
Résultat: on s'est fait voler une semaine de budget et on s'est retrouvés à Richikech, on a perdu notre résa d'hôtel, qui vraisemblablement n'était pas fermé.
Au prétexte d'un festival et par une concordance de malveillance, on est tombés dans le panneau :(. L'inde a mal démarrée et la seule chose qui console ma naïveté, c'est de pouvoir éviter à d'autres la même mésaventure. Avec un reçu j'aurais pu porter plainte, c'est ce que m'a suggéré un indien à qui j'ai raconté l'histoire.
Bref, La bande est organisée, faites gaffe en arrivant à Delhi. Pour info la somme en question s'est élevée à 160 euros, pour 226 km.
Tchuss à tutti
Erika
Bonjour les gens 🙂
Ce serait pas mal de mettre ici les 3 photos préférées que vous avez prises. Avec un petit -ou très long- commentaire en expliquant pourquoi le choix, en tout cas au moins la date et le lieu du cliché. Je ne peux pas commencer la série, je n'y suis pas encore allé mais je ne manquerai pas de le faire en rentrant.
😎
Ce serait pas mal de mettre ici les 3 photos préférées que vous avez prises. Avec un petit -ou très long- commentaire en expliquant pourquoi le choix, en tout cas au moins la date et le lieu du cliché. Je ne peux pas commencer la série, je n'y suis pas encore allé mais je ne manquerai pas de le faire en rentrant.
😎
Bonjour à toute la communauté VF
Je suis en Inde du 1er au 31 aout 2011 avec un pote. Nous arrivons du Sri-Lanka par Chennai. Notre itinéraire, pour l'instant assez vague, et qui compte le rester un peu comprend:
- Train Chennai-Kolkata (avec éventuellement une étape de 1 ou 2 jours pour couper le voyage en train) - Visite du Sikkim (2 semaines environ) - Retour vers Delhi en passant par Varanasi et éventuellement d'autres étapes.
Nous cherchons vraiment à voyager tranquillement, à profiter de tout ce que ce coin de l'Inde a à nous offrir, voyager en stop s'il le faut, camper si besoin.
J'aimerais donc avoir votre avis éclairé sur les questions suivantes:
- Quelle étape envisager entre Chennai et Kolkata? - Le Sikkim en 2 semaines qu'en pensez vous? - Le stop en Inde ça marche? - Le camping en Inde ça marche? (rappel: aout = mousson)
Merci d'avance à tous
Baptiste
Je suis en Inde du 1er au 31 aout 2011 avec un pote. Nous arrivons du Sri-Lanka par Chennai. Notre itinéraire, pour l'instant assez vague, et qui compte le rester un peu comprend:
- Train Chennai-Kolkata (avec éventuellement une étape de 1 ou 2 jours pour couper le voyage en train) - Visite du Sikkim (2 semaines environ) - Retour vers Delhi en passant par Varanasi et éventuellement d'autres étapes.
Nous cherchons vraiment à voyager tranquillement, à profiter de tout ce que ce coin de l'Inde a à nous offrir, voyager en stop s'il le faut, camper si besoin.
J'aimerais donc avoir votre avis éclairé sur les questions suivantes:
- Quelle étape envisager entre Chennai et Kolkata? - Le Sikkim en 2 semaines qu'en pensez vous? - Le stop en Inde ça marche? - Le camping en Inde ça marche? (rappel: aout = mousson)
Merci d'avance à tous
Baptiste
Bonjour,
Voici quelques impressions de voyage sur mon deuxième séjour en Inde (après le Rajasthan). Je suis allé - seul et en routard - à Calcutta et en Orissa du 13 février au 7 mars 2009.
J'ai d'abord passé une semaine à Calcutta (le nom officiel anglais était Calcutta jusqu'en 2001 où il a été changé en Kolkata), qui est une ville plutôt sympa et jolie à visiter (il faut juste faire abstraction du bruit incessant des klaxons et de la forte pollution). Vivre à Paris constitue donc une bonne préparation pour "affronter" cette ville et sa foule, mais dès qu'on s'éloigne un peu des grandes avenues, dès qu'on sort des sentiers battus, alors il y a beaucoup de bonnes surprises qui s'offrent au voyageur. Mon conseil numéro 1 pour profiter agréablement de Calcutta sans devenir sourd et/ou mourir asphyxié est donc de passer le moins de temps possible dans les grandes avenues ou boulevards : donc ne pas hésiter à s'engager dans les petites rues même si on se perd un peu, en plus c'est super sympa et on peut facilement discuter avec des habitants ; et ne pas hésiter à utiliser le métro (très propre, moins bondé que celui de Paris, une rame toutes les 10mn, marche de 7h à 21h45, prix du ticket : 4, 6, 8 Rp selon la distance, billet à acheter le jour même, peu d'attente aux guichets, gros sacs à dos pas acceptés pour raisons de sécurité suite aux attentats de Bombay) ; ne pas hésiter non plus à utiliser les bus (demander où se trouve les arrêts de bus, demander quel bus permet d'aller à tel endroit, les indiens vous renseignent sans problème ; prix du billet : 4 à 6 Rp selon la distance, et selon que c'est un bus public ou un minibus privé). Le soir de mon arrivée, pour me remettre de la fatigue du voyage je suis allé voir un film bollywood en langue hindi, évidemment j'ai rien compris mais il y avait une sacré ambiance dans le ciné d'autant que c'était LA star indienne qui tenait le 1er rôle, Shah Rukh Khan (ici on l'appelle souvent "king Khan", c'est dire...). Attention très peu de banques acceptent de changer les chèques de voyage, donc soit aller chez Thomas Cook (un peu excentré, partie sud de la ville) soit faire le change dans certains hôtels. J'ai surtout logé dans le quartier "routard" (et central) de Sudder Street, puis 2 nuits plus au nord dans le quartier de Chadni Chowk (vers BBD Bagh). Restos : bonne appréciation pour le Bar BQ et le Blue Sky Cafe Hotel Aafreen Tower : la chambre double avec salle de bains est à 600 Rp minimum, l'eau chaude n'est pas toujours dispo, l'accueil à la réception est très froid). Hotel Esplanade Chambers : très belles chambres, accueil agréable Hotel Gypsy Inn : n'as pas reçu l'agrément pour recevoir des clients étrangers Le matin de 6 à 7h, possibilité de participer gratuitement à un cours de yoga pranayama (technique qui se base sur la respiration nasale et abdominale) ou de yoga du rire, dans un parc (Rabindra Sarovar, près de la station de métro du même nom) face a un petit lac. Pas besoin de mettre mon réveil pour me réveiller à 5 heures, c'était le haut-parleur de la mosquée du quartier qui s'en chargeait (eh oui ici le tapage nocturne est une notion qui n'existe pas, surtout quand il s'agit de religion...). Les quelques jours passés à visiter Calcutta ont donc été fort agréables, en dépit de l'agitation parfois fatigante de cette ville, qui n'est pas aussi misérable qu'on le dit souvent. Dans cette ville, les 2/3 des jeunes occidentaux sont là pour bosser quelques mois dans l'humanitaire ou le social (notamment dans l'institution de Mère Theresa, plus rarement dans les bidonvilles). Pour les achats, le Central Cottage Industries Emporium vend du thé Darjeeling (et aussi du thé de l'Assam) dans de très jolis sachets de tissu, idéal pour des cadeaux. Excellent site web pour découvrir la ville et connaître l'agenda culturel : http://www.ilovekolkata.in (à préférer à la revue Cal Calling, citée dans certains guides, qui donne peu d'infos et qui n'est pas facile à se procurer)
J'ai passé deux semaines dans l'Etat de l'Orissa, peu touristique mais qui gagne a être connu : temples magnifiques, jolies plages, bananiers et cocotiers en veux-tu en voilà, rizières, villages de pêcheurs où le mode de vie n'a guère changé depuis des siècles, festival de danses folkloriques locales de haut niveau (Konarak), artisanat très riche (le village d'artistes de Raghurarpur), massages ayurvédiques (essentiellement à Puri, 300 à 400 Rp pour 1h), cours de yoga en plein air, pour les repas poisson frais et gambas sans oublier de délicieuses pâtisseries, dégustation de noix de coco à tous les coins de rue... Ici ont est officiellement encore en Inde du nord, mais on se croirait vraiment en Inde du sud !... Voici les principaux endroits où je suis allé en Orissa : Bhubaneswar (c'est la capitale) Superbes temples dans la vieille ville (se visite en 1/2 journée). Hotel Venus Inn : bonne appréciation, très bon resto et... excellente pâtisserie juste à côté de l'hôtel !... Puri Principale ville touristique (surtout des touristes indiens), connue aussi pour son activité religieuse (pèlerinages). Le Z Hotel a tendance à trop profiter de sa notoriété, les prix sont chers (150 Rp en dortoir sans salle de bains, 250 Rp pour une single sans salle de bains, 600 pour une double sans salle de bains, 700 pour une double avec salle de bains), on paie le joli cadre, on paie la salle à manger conviviale et la salle TV/DVD. Réception peu aimable. En restant dans la même rue (Hotel Arya Palace - CT Roard - tel (06752) 232688 ou 232689) on peut trouver une belle chambre double avec salle de bains et balcon pour 250 Rp !... Hotel Tanuja : bien, mais réception peu aimable, chambres doubles à partir de 250 Rp avec salle de bains. Garden restaurant : peu fréquenté, des routards m'ont dit qu'ils ont été malades 3 fois en allant dans ce resto. Peace Restaurant : super resto, tous les routards y vont, poisson frais, accueil très sympa, rencontres faciles Honey Bee Bakery & pizzeria : resto climatisé (rare à Puri), idéal quand il fait bien chaud, bons gateaux Dans la partie sud de la ville (quartier de Marina Parade, près de la mer), entre 6 h et 7h30 du matin, possibilité d'assister à des crémations de la tradition hindoue (bûchers funéraires), y aller à vélo ou en rickshaw depuis le quartier des hôtels de routards. Ne pas hésiter à louer un vélo ou une moto dans le quartier des hôtels de routards, cela permet de découvrir Puri et ses environs d'une manière très agréable. Konarak Petit village touristique. Très beau Sun Temple, magnifiques festivals de danses traditionnelles 2 fois par an. Hotel Yatri Nivas : très bien Pour louer un vélo, pas de magasin de location mais en s'adressant aux différents hôtels du village, il y aura toujours un employé qui finira par vous louer son vélo perso contre 30 Rp pour une journée, voici une jolie ballade : suivre la route principale jusqu'à la mer, déguster une noix de coco et pédaler jusqu'au village de pêcheurs juste à côté. Chandipur on Sea (petit village situé vers Balassore, à mi-chemin entre Bhubaneshwar et Calcutta) Tout en remontant vers Calcutta (à 40 mn de la gare ferroviaire de Balassore, soit en bus 10 Rp (arrêt de bus Station Square, à 400 m de la gare, prendre le bus à 6h40 le matin) soit en rickshaw 250 Rp), j'ai terminé mon séjour en Orissa dans un coin absolument charmant et peu connu : Chandipur, un petit village de paysans et de pêcheurs au bord de la mer, avec une plage en pente douce ou on a pied pendant 5 km !... Couchers de soleil sublimes... Hotel Panthanivas Tourist Bungalow - Tel : (06782) 270051 - dortoir : 150 Rp, ou chambres à partir de 650 la double non AC - accueil chaleureux, très bon resto, hôtel gouvernemental bien tenu, face à la mer, très calme http://www.webshots.com/search?query=Chandipur+Photos A Chandipur il y a à la fois la tranquillité de la campagne et la beauté de la mer, j'étais le seul occidental du coin alors j'étais l'attraction du village, je devais décliner mon CV une dizaine de fois par jour pour satisfaire la curiosité des habitants vraiment très accueillants. Pour le retour à Balasore (pour prendre le train qui relie Puri, Bubaneswar et Calcutta) : bus le matin à 7h10 ou 8h10 à 200 m de l'hôtel (10 Rp) Si vous disposez d'une semaine de plus, faites un saut au Sikkim et à Darjeeling, moi je n'ai pas eu le temps car je n'avais "que" 3 semaines devant moi...😉
Durant ce séjour il faisait entre 32 et 36 degrés (chaleur humide) et il n'y a eu que du grand soleil... L'Inde, ce pays plein de contrastes, de surprises et de poésie est un enchantement pour l'amateur photos que je suis. Ma plus grande émotion de ce voyage : l'occasion m'a été donnée de visiter un orphelinat, la chaleur de l'accueil fait par ces enfants orphelins à la fois souriants et tristes était extrêmement touchante, impossible d'y rester insensible... Pour l'instant, ce séjour à Calcutta et en Orissa reste mon plus beau voyage (en particulier au niveau des émotions), toutes destinations confondues.
Mes prochaines destinations de routard : - un trek au Népal (prévu pour octobre-novembre 2009, durée du séjour 3 semaines dont environ 2 semaines de trek de niveau pas trop dur), j'aimerais m'inclure dans un groupe une fois sur place (c'est possible ?) avec un bon guide-sherpa local - un séjour en Inde du sud (prévu pour décembre 2009-janvier 2010, durée 3 semaines : Tamil Nadu + Kerala).😎 Petite angoisse : je n'ai encore rien préparé pour ces 2 voyages (ni visa, ni billet d'avion, ni itinéraire, ni sherpa...)🤪 mais je compte sur vous pour m'envoyer vos conseils et tuyaux !...😉 (en MP)
Voici quelques impressions de voyage sur mon deuxième séjour en Inde (après le Rajasthan). Je suis allé - seul et en routard - à Calcutta et en Orissa du 13 février au 7 mars 2009.
J'ai d'abord passé une semaine à Calcutta (le nom officiel anglais était Calcutta jusqu'en 2001 où il a été changé en Kolkata), qui est une ville plutôt sympa et jolie à visiter (il faut juste faire abstraction du bruit incessant des klaxons et de la forte pollution). Vivre à Paris constitue donc une bonne préparation pour "affronter" cette ville et sa foule, mais dès qu'on s'éloigne un peu des grandes avenues, dès qu'on sort des sentiers battus, alors il y a beaucoup de bonnes surprises qui s'offrent au voyageur. Mon conseil numéro 1 pour profiter agréablement de Calcutta sans devenir sourd et/ou mourir asphyxié est donc de passer le moins de temps possible dans les grandes avenues ou boulevards : donc ne pas hésiter à s'engager dans les petites rues même si on se perd un peu, en plus c'est super sympa et on peut facilement discuter avec des habitants ; et ne pas hésiter à utiliser le métro (très propre, moins bondé que celui de Paris, une rame toutes les 10mn, marche de 7h à 21h45, prix du ticket : 4, 6, 8 Rp selon la distance, billet à acheter le jour même, peu d'attente aux guichets, gros sacs à dos pas acceptés pour raisons de sécurité suite aux attentats de Bombay) ; ne pas hésiter non plus à utiliser les bus (demander où se trouve les arrêts de bus, demander quel bus permet d'aller à tel endroit, les indiens vous renseignent sans problème ; prix du billet : 4 à 6 Rp selon la distance, et selon que c'est un bus public ou un minibus privé). Le soir de mon arrivée, pour me remettre de la fatigue du voyage je suis allé voir un film bollywood en langue hindi, évidemment j'ai rien compris mais il y avait une sacré ambiance dans le ciné d'autant que c'était LA star indienne qui tenait le 1er rôle, Shah Rukh Khan (ici on l'appelle souvent "king Khan", c'est dire...). Attention très peu de banques acceptent de changer les chèques de voyage, donc soit aller chez Thomas Cook (un peu excentré, partie sud de la ville) soit faire le change dans certains hôtels. J'ai surtout logé dans le quartier "routard" (et central) de Sudder Street, puis 2 nuits plus au nord dans le quartier de Chadni Chowk (vers BBD Bagh). Restos : bonne appréciation pour le Bar BQ et le Blue Sky Cafe Hotel Aafreen Tower : la chambre double avec salle de bains est à 600 Rp minimum, l'eau chaude n'est pas toujours dispo, l'accueil à la réception est très froid). Hotel Esplanade Chambers : très belles chambres, accueil agréable Hotel Gypsy Inn : n'as pas reçu l'agrément pour recevoir des clients étrangers Le matin de 6 à 7h, possibilité de participer gratuitement à un cours de yoga pranayama (technique qui se base sur la respiration nasale et abdominale) ou de yoga du rire, dans un parc (Rabindra Sarovar, près de la station de métro du même nom) face a un petit lac. Pas besoin de mettre mon réveil pour me réveiller à 5 heures, c'était le haut-parleur de la mosquée du quartier qui s'en chargeait (eh oui ici le tapage nocturne est une notion qui n'existe pas, surtout quand il s'agit de religion...). Les quelques jours passés à visiter Calcutta ont donc été fort agréables, en dépit de l'agitation parfois fatigante de cette ville, qui n'est pas aussi misérable qu'on le dit souvent. Dans cette ville, les 2/3 des jeunes occidentaux sont là pour bosser quelques mois dans l'humanitaire ou le social (notamment dans l'institution de Mère Theresa, plus rarement dans les bidonvilles). Pour les achats, le Central Cottage Industries Emporium vend du thé Darjeeling (et aussi du thé de l'Assam) dans de très jolis sachets de tissu, idéal pour des cadeaux. Excellent site web pour découvrir la ville et connaître l'agenda culturel : http://www.ilovekolkata.in (à préférer à la revue Cal Calling, citée dans certains guides, qui donne peu d'infos et qui n'est pas facile à se procurer)
J'ai passé deux semaines dans l'Etat de l'Orissa, peu touristique mais qui gagne a être connu : temples magnifiques, jolies plages, bananiers et cocotiers en veux-tu en voilà, rizières, villages de pêcheurs où le mode de vie n'a guère changé depuis des siècles, festival de danses folkloriques locales de haut niveau (Konarak), artisanat très riche (le village d'artistes de Raghurarpur), massages ayurvédiques (essentiellement à Puri, 300 à 400 Rp pour 1h), cours de yoga en plein air, pour les repas poisson frais et gambas sans oublier de délicieuses pâtisseries, dégustation de noix de coco à tous les coins de rue... Ici ont est officiellement encore en Inde du nord, mais on se croirait vraiment en Inde du sud !... Voici les principaux endroits où je suis allé en Orissa : Bhubaneswar (c'est la capitale) Superbes temples dans la vieille ville (se visite en 1/2 journée). Hotel Venus Inn : bonne appréciation, très bon resto et... excellente pâtisserie juste à côté de l'hôtel !... Puri Principale ville touristique (surtout des touristes indiens), connue aussi pour son activité religieuse (pèlerinages). Le Z Hotel a tendance à trop profiter de sa notoriété, les prix sont chers (150 Rp en dortoir sans salle de bains, 250 Rp pour une single sans salle de bains, 600 pour une double sans salle de bains, 700 pour une double avec salle de bains), on paie le joli cadre, on paie la salle à manger conviviale et la salle TV/DVD. Réception peu aimable. En restant dans la même rue (Hotel Arya Palace - CT Roard - tel (06752) 232688 ou 232689) on peut trouver une belle chambre double avec salle de bains et balcon pour 250 Rp !... Hotel Tanuja : bien, mais réception peu aimable, chambres doubles à partir de 250 Rp avec salle de bains. Garden restaurant : peu fréquenté, des routards m'ont dit qu'ils ont été malades 3 fois en allant dans ce resto. Peace Restaurant : super resto, tous les routards y vont, poisson frais, accueil très sympa, rencontres faciles Honey Bee Bakery & pizzeria : resto climatisé (rare à Puri), idéal quand il fait bien chaud, bons gateaux Dans la partie sud de la ville (quartier de Marina Parade, près de la mer), entre 6 h et 7h30 du matin, possibilité d'assister à des crémations de la tradition hindoue (bûchers funéraires), y aller à vélo ou en rickshaw depuis le quartier des hôtels de routards. Ne pas hésiter à louer un vélo ou une moto dans le quartier des hôtels de routards, cela permet de découvrir Puri et ses environs d'une manière très agréable. Konarak Petit village touristique. Très beau Sun Temple, magnifiques festivals de danses traditionnelles 2 fois par an. Hotel Yatri Nivas : très bien Pour louer un vélo, pas de magasin de location mais en s'adressant aux différents hôtels du village, il y aura toujours un employé qui finira par vous louer son vélo perso contre 30 Rp pour une journée, voici une jolie ballade : suivre la route principale jusqu'à la mer, déguster une noix de coco et pédaler jusqu'au village de pêcheurs juste à côté. Chandipur on Sea (petit village situé vers Balassore, à mi-chemin entre Bhubaneshwar et Calcutta) Tout en remontant vers Calcutta (à 40 mn de la gare ferroviaire de Balassore, soit en bus 10 Rp (arrêt de bus Station Square, à 400 m de la gare, prendre le bus à 6h40 le matin) soit en rickshaw 250 Rp), j'ai terminé mon séjour en Orissa dans un coin absolument charmant et peu connu : Chandipur, un petit village de paysans et de pêcheurs au bord de la mer, avec une plage en pente douce ou on a pied pendant 5 km !... Couchers de soleil sublimes... Hotel Panthanivas Tourist Bungalow - Tel : (06782) 270051 - dortoir : 150 Rp, ou chambres à partir de 650 la double non AC - accueil chaleureux, très bon resto, hôtel gouvernemental bien tenu, face à la mer, très calme http://www.webshots.com/search?query=Chandipur+Photos A Chandipur il y a à la fois la tranquillité de la campagne et la beauté de la mer, j'étais le seul occidental du coin alors j'étais l'attraction du village, je devais décliner mon CV une dizaine de fois par jour pour satisfaire la curiosité des habitants vraiment très accueillants. Pour le retour à Balasore (pour prendre le train qui relie Puri, Bubaneswar et Calcutta) : bus le matin à 7h10 ou 8h10 à 200 m de l'hôtel (10 Rp) Si vous disposez d'une semaine de plus, faites un saut au Sikkim et à Darjeeling, moi je n'ai pas eu le temps car je n'avais "que" 3 semaines devant moi...😉
Durant ce séjour il faisait entre 32 et 36 degrés (chaleur humide) et il n'y a eu que du grand soleil... L'Inde, ce pays plein de contrastes, de surprises et de poésie est un enchantement pour l'amateur photos que je suis. Ma plus grande émotion de ce voyage : l'occasion m'a été donnée de visiter un orphelinat, la chaleur de l'accueil fait par ces enfants orphelins à la fois souriants et tristes était extrêmement touchante, impossible d'y rester insensible... Pour l'instant, ce séjour à Calcutta et en Orissa reste mon plus beau voyage (en particulier au niveau des émotions), toutes destinations confondues.
Mes prochaines destinations de routard : - un trek au Népal (prévu pour octobre-novembre 2009, durée du séjour 3 semaines dont environ 2 semaines de trek de niveau pas trop dur), j'aimerais m'inclure dans un groupe une fois sur place (c'est possible ?) avec un bon guide-sherpa local - un séjour en Inde du sud (prévu pour décembre 2009-janvier 2010, durée 3 semaines : Tamil Nadu + Kerala).😎 Petite angoisse : je n'ai encore rien préparé pour ces 2 voyages (ni visa, ni billet d'avion, ni itinéraire, ni sherpa...)🤪 mais je compte sur vous pour m'envoyer vos conseils et tuyaux !...😉 (en MP)
Bonjour 🙂,
Je me prépare à découvrir l'Inde avec ma soeur l'année prochaine (janvier-février 2010). Il n'est jamais trop tôt... Même si nous avons eu l'habitude de voyager, c'est une grande première pour nous deux réunies. Nous souhaitons pas mal bouger ( Dehli, Agra, Varanasi, Calcutta, Hampi, Goa, Bombay, Jaipur, Jaiselmer) exclusivement en sac à dos. Nous avons conscience que ça ne sera pas de tout repos. En sachant que nous nous déplacerons à 90 % en train + 1 vol calcutta --> Bangalore (J'ai déjà fait quelques simulations par internet), je souhaitais savoir si 1500 euros suffisait amplement pour 3 semaines à deux en comptant les déplacements, visites et nourriture ?? ou si c'était s'embarquer avec trop d'argent pour rien ...
Merci :)
Je me prépare à découvrir l'Inde avec ma soeur l'année prochaine (janvier-février 2010). Il n'est jamais trop tôt... Même si nous avons eu l'habitude de voyager, c'est une grande première pour nous deux réunies. Nous souhaitons pas mal bouger ( Dehli, Agra, Varanasi, Calcutta, Hampi, Goa, Bombay, Jaipur, Jaiselmer) exclusivement en sac à dos. Nous avons conscience que ça ne sera pas de tout repos. En sachant que nous nous déplacerons à 90 % en train + 1 vol calcutta --> Bangalore (J'ai déjà fait quelques simulations par internet), je souhaitais savoir si 1500 euros suffisait amplement pour 3 semaines à deux en comptant les déplacements, visites et nourriture ?? ou si c'était s'embarquer avec trop d'argent pour rien ...
Merci :)
Février-mars 2008 Inde du sud
1ère partie : De Bombay à Mysore en petites étapes
Jour 1 (31 janvier 2008) : arrivée à Bombay avec British Airways (Bruxelles-Bombay-Bruxelles 690Euro) vers midi. Bus de l'aéroport pour la gare d'Andheri, 5Rs. Train pour Dadar 6Rs. Train pour Pune 54Rs 3h45 de trajet. Hotel National 572Rs (cher pour ce que c'est et les prix allaient augmenter de 100Rs au 01/02 !) Jour 2 : train 71Rs pour Solapur 4h20 de trajet. Hotel Vikram Palace 381Rs (mieux que le précédent) Jour 3 : séjour et visite de Solapur (intéressant hotel de ville et temple au milieu d'un lac; population symphatique; aucun touriste) Jour 4 : train 19Rs pour Bijapur 2h40 de trajet Sagar Deluxe Hotel 180Rs Jour 5 : séjour et visite de Bijapur, location vélo 3Rs en face du Bus Stand Jour 6 : train 35Rs pour Bagalkot 2h de trajet + bus 21Rs pour Badami 1h de trajet Hotel Laxmi Vilas 250Rs Jour 7 et 8 : séjour et visite de Badami (entrée des grottes 100Rs) + excursion Aihole (entrée site principal 100Rs) bus 20Rs 1h15 de trajet retour en share rickshaw 20Rs jusque Patadakal (entrée du site 250Rs) puis bus 10Rs jusque Badami. Patadakal est "plus riche" que Aihole Jour 9 : bus 37Rs pour Gadag 1h40 de trajet Shanbhag Lodge 200Rs. A/R Lakkundi 6Rs 30' de trajet (ne vaut pas le détour) Jour 10 : bus 56Rs pour Hospet 2h30 de trajet; bus 10Rs pour Hampi 30' de trajet Archana Guest House 300Rs. Jour 11 et 12 séjour Hampi location de vélo 40Rs/jour. Jour 13 : bus 7Rs pour Hospet 40' de trajet; bus ?Rs pour Chitradurga 3h30 de trajet Upadhya Lodge 300Rs. Visite du Fort (100Rs) site fabuleux, pas de touriste, à découvrir. Jour 14 : train 24Rs pour Arsikere (trajet normal 4h) mais descendu à Kadur car le train a 1h de retard; bus 21Rs pour Chikmagalur 1h de trajet; bus 7Rs pour Belur 35' de trajet Hotel Sumukha Residency 250Rs Jour 15 : A/R Helebid 12Rs 30' de trajet. Halebid est "plus riche" que Belur. L'accès aux temples est gratis. Jour 16 : bus 40Rs pour Chanarayapatna (en fait le bus pour Bangalore via Hassan) 1h45 de trajet bus 7Rs pour Sravanabelagola 30' de trajet Hotel Raghu 200Rs Jour 17 : séjour à Sravanabelagola location de vélo 4Rs/h. L'accès au temple est gratis. Jour 18 : bus 43Rs pour Mysore 2h20 de trajet hotel Govardhan 208Rs Jour 19 et 20 : séjour à Mysore. Visite du Palace (entrée 100Rs) et du Lalitha Mahal Palace Hotel. Location vélo 3Rs/h. Aller Srirangapatnam bus (pour Bangalore) 12Rs 20' et retour bus 8, 50Rs par le chemin des écoliers avec rizières et villages jusqu'au City Bus Stand.
2ème partie : En zigzag dans les Western Gaths
21/02/2008 bus de Mysore à Ooty 76Rs trajet 5h (petit conseil : arretez-vous apres 2h environ à Theppakadu dans le Mudumalai Wildlife Sanctuary et de la prenez une jeep collective 5Rs pour rejoindre Masinagudi d'ou un bus vous menera à Ooty pour 10Rs 1h20 par une route avec 36 épingles à cheveux - décoiffant) logement YWCA* 265Rs 22/02 séjour a Ooty et excursion a Theppppakadu (voir plus haut) 23/02 toy-train 20Rs avec siege réservé pour Coonoor 1h (tres beaux panorama sur la droite mais la meilleure partie est entre Coonoor et Mettupalayam - voir plus loin en date du 13/03) bus 10, 50Rs Mettupallayam 1h10 bus 10, 50Rs Coimbatore 1h10 (2h de recherche, pas de chambre ! demain Dimanche c'est jour de marriage. Comme a Bamako ?) bus 11, 50Rs Pollachi 1h10 (recherche de chambre difficile, tous les hotels annoncent complet !) chambre tres sommaire au SRK Lodge* au fond d'une ruelle 150Rs repas dans une gargotte en face de la gare des bus dans le vacarme des générateurs et des klaxons, scene assez fellinienne. 24/02 : passenger train 29Rs pour Madurai mais arret a Dindigul la correspondance est tres en retard, rickshaw 30Rs gare des bus assez loin bus 19Rs Madurai 1h20, bus local pour rejoindre le quartier de la gare 4Rs 30' Hotel Aarathy 240Rs** 25/02 : séjour a Madurai 26/02 : local bus N* 700 pour rejoindre la gare des bus a 7km au N-E bus 29Rs Karaikkudi 2h20 local bus vers le centre Kalukati a 2km Welcome Tourist Lodge 250Rs* Resto Anapoorna** 27/02 : séjour a Karaikkudi location vvlo 3Rs/h + bus 5Rs A/R Kanadukatha 30' 28/02 : bus 46Rs Rameswaram 4h15 + bus naveyye cntre-ville 2Rs Maharaja's Hotel 294Rs* (musique tres forte depuis le temple jusqu'a 23h30, j'ai eu parait-il de la chance : pas de musique tonitruante des 4h30 du mat !) 29/02 : séjour a Rameswaram A/R bus N*3 5Rs Dhanushkodi 30' location vVlo 5Rs/h 1/03 : bus 16Rs Ramanatapuram (la connection pour Tuticorin est dans 2h30!) + bus 38Rs Madurai 4h Hotel Aarathy 240Rs** 2/03 : séjour a Madurai 3/03 : passenger train 17Rs jusqu'a Bodinayakhanur (mais ce serait peut etre mieux de descendre a ) 2h30 rickshaw bus stand 20Rs bus ?Rs 3h30 Munnar (route grandiose) SMM Hotel 300Rs* resto Royal Retreat** (dur dur d'avoir une biere our le repas du soi, obligé d'etre "enfermé" dans un petit pavillon pour en boire une !) 4/03 : bus 20Rs pour Poparai retour a pied sur 10Km puis bus Munnar 5/03 : bus 77Rs pour Kottayam 4h30 (route grandiose) bateau 11Rs Allepey 2h30 (mieux vaut aller de Kottayam jusqu'a Changanacherry pour y prendre le bateau de 16h30 11Rs avec arivée a Allepey vers 19h-19h30 car beaucoup plus beau parcours que celui de Kottayam qui lui ne vaut pas grand chose) Komala Hotel 200Rs** 6/03 : bateau de 13h pour Changanacherry 11Rs 3h et retour idem 7/03 : séjour a Allepey vélo tres tres difficile a trouver 5Rs/H mais en final car pas en tres bon état 2, 5Rs/h 8/03 : bus 31 Rs jusqu'a Thoppumpady (juste avant le pont vers Ernakulam car il n'y apas de bus direct pour Fort Cochin) 1h20 bus local 4Rs Fort Cochin 30' Santa Cruz Tourist Home 250/300Rs tres sympa mais chambres ou bien étouffante (a l'étage) ou bien sombre et pas plus fraiche (au rez-de-chaussée) 9/03 - 10/03 : séjour a Cochin location vélo 40Rs/jour 11/03 : bus local 6Rs Ernakulam 40' bus 47Rs Thrissur 2h10 Pearl Regency Hotel 440Rs** 12/03 : bus 39Rs Palakkad 1h30Bus "ultra Deluxe" (sic) 40Rs Coimbatore 1h30 bus 10, 50Rs Mettupalayam 55' (a fond la caisse) ?? Lodge (en contrebas de la gare) 231Rs* 13/03 : toy-train 25Rs avec réservation d'une (mauvaise) place Ooty 4h30 Paysages entr'apercus Hotel Ellora 250Rs** basic mais calme et bien situé. a 200m de la gare. 14/03 : séjour a Ooty et découverte des villages Toda 15/03 : bus 103Rs Tellycherry 8h30 (trajet trop long possibilité de couper a Sultan's Battery) arrivée sous la pluie ! Sangamam Tourist Home 250Rs** Udupi restaurant 16/03 bus 60Rs Madikeri 5h15 dont plus d'une heure pour parcourrir 15Km d'une route défoncée. Cauvery Hotel 250Rs refuse de me donner un seau d'eau chaude !! 17/03 au 20/03 : changemenent d'hotel (me fournit gracieusement un seau d'eau chaude) SRM Lodge 150Rs** Séjour a Madikeri et excursion en bus a Nisargadhama (décors du Livre de la Jungle) et Telecauvery (tres belle route) 21/03 : bus 76Rs Mangalore 4h30 bus 33Rs Udipi 1h20 Kediyoor Hotel 416Rs** (3 bons restaurants dont un non-fumeur avec possibilité de boire une biere) 22/03 : temps épouvantable 23/03 : bus 113Rs carrefour route pour Gokarna 4H bus 8Rs Gokarna 20' Vaibhav Lodge 150Rs** calme 24/03 : bus 70Rs Margao 4h Saaj Hotel 367Rs* 25?03 au 29/03 : séjour a Margao et excursions a Palolem, Anjuna-Vagator-Chapora, Ponda-Old Goa, Panjim, Aguada
Inde du nord Octobre-Novembre-Décembre-janvier 2006-2007 mes 105 jours d'errances erratiques en Inde
Jour 1 (10/10/2006) : arrivée à Mumbai vers midi. Bus N°338 5Rs + 5Rs (sac) 20' gare d'Andheri. Train 6Rs Dadar. Train 41Rs Lonavla 2h30 Hotel Chandralok 500Rs ** Jour 2 : location vélo 7Rs/h (trop cher, prix normal 2-3Rs/h) visite des grottes de Bhaja et de Karla. Jour 3 : train 28Rs Pune 1h20 hotel National 416Rs * jour 4 : train 141Rs (avec rés.) Satara 2h45 hotel Sagar 364Rs ** jour 5 : bus 110Rs Pandharpur 4h hotel Aishwarya 450Rs *** Jour 6 : location vélo 2Rs/h Jour 7 : bus 125Rs Ahmadnagar 4h20 hotel Parijat 250Rs * Jour 8 : train 151Rs (!ticket pour trajet mini 600km!) Jalgaon 5h30 hotel Plaza 200Rs ** jour 9 : A/R bus 38Rs Ajanta 1h30 + navette 6Rs 5' Entrée du site 250Rs Jour 10 : train 47Rs Khandwa 3h + bus 40Rs Omkareshwar 2h Ganesh G.H. 150Rs * Jour 11 à 13 : Omkareshwar Jour 14 : bus 35Rs Maheshwar 2h45 Akashdeep Rest House 200Rs ** jour 15 : bus 8 Rs Dhamnod 20' bus 20Rs carrefour à 14km de Mandu 1h40 bus 9Rs Mandu 20' Ram Mandir Dharamshala 100Rs + 5Rs eau chaude * Jour 16 : location vélo 3Rs/h Jour 17 : bus 50Rs Indore 4h hotel Neelam 209Rs Jour 18 à 20 : Indore + A/R bus 30Rs Ujjain 1h45 Jour 21 : train 82Rs Bhopal 5h30 hotel Ranjeet 358Rs * Jour 22 : train 10Rs Sanchi 1h20 Jaiswal lodge 200Rs + 15Rs eau chaude ! * Jour 23 et 24 : visite de Sanchi + location vélo pour visite des grottes d'Udayagiri Jour 25 : train 69Rs Jhansi 5h + tempo 5Rs gare des bus + tempo 10Rs + 5Rs (sac) Orccha 25' Sri Mahant G.H. 200Rs ** Jour 26 et 27 : location vélo + aller train 20Rs Datia 30' + bemo 6Rs centre-ville. Retour bus 15Rs 1h15 Jour 28 : bus 100Rs Khajuraho 4h Yogi lodge 150Rs ** Jour 29 : location vélo 30Rs/j visite des temples Jour 30 : bus 70Rs Satna 4h + train 56Rs Jabalpur 3h hotel Banjara 350Rs ** Jour 31 : location vélo 2Rs/h et visites des Marble Rocks (50km A/R) Jour 32 : bus 50Rs Mandla 3h hotel Satyam 250Rs ** A/R bus 15Rs Ramnagar 1h15 Jour 33 : bus 60Rs Dindori 4h + bus 45Rs Amarkantak 3h (route infernale) Sarvodya lodge 250Rs ° Jour 34 : Amarkantak Jour 35 : bus 25Rs Pendra Road 1h30 + train 120Rs+109Rs(rés) Nagpur 8h hotel Grand 257Rs ** Jour 36 et 37 : location vélo + A/R 25Rs Ramtek 1h40 Jour 38 : train 141Rs + 125Rs Hyderabad 10h hotel 3 Castles 200Rs ° + hotel Suhail 200Rs ° Jour 39 à 41 : séjour à Hyderabad Jour 42 : train 48Rs Warangal 3h30 hotel Surya 410 Rs ** jour 43 : 60Rs Vijayawada 4h15 hotel Sindhuri 275Rs ** jour 44 : A/R bus 21Rs Amaravati 2h Jour 45 : train 98Rs Visakhapatnam 7h30! (normal 6h) hotel Sri Sampath Residency 250Rs ** Jour 46 : train 111Rs + 95Rs Puri 11h30 Travellers Inn 100Rs ° + hotel Z 300Rs *** Jour 47 à 52 : Puri + A/R Konarak Jour 53 : train 38Rs Bhubaneshwar 1h15 hotel Upasana 275Rs * Jour 54 : train 70Rs Balasore 4h bus 26Rs Baripada 1h40 hotel Ambika 225Rs ° Jour 55 : bus 25Rs Balasore 1h40 train 66Rs+68Rs Calcutta 6h30 hotel Paragon 270Rs* hotel Crystal 350Rs** Jour 56 à 62 : Calcutta Jour 63 : 60Rs Bishnupur 5h hotel Monalisa 200Rs * Jour 64 : séjour à Bishnupur pas de location de vélo ! Jour 65 : bus 20Rs Bankura 1h30 bus 20 Rs Durgapur 1h15 bus 28Rs Bolpur 2h15 hotel Nisa 150Rs * Jour 66 et 67 : visite de Bolpur/Shantiniketan. Refus de louer un vélo à ... 100Rs/j!!! (Bengal état communiste !!!) Jour 68 : bus 20Rs Sainthia bus 35Rs Baharampur 4h30 bus 7Rs Murshidabad 40' hotel Manjusha 350Rs ** Jour 69 : vélo prêté par le sympathique propriétaire de l'hôtel et visite de Murshidabad Jour 70 : bus 8Rs Baharampur 35' bus 60Rs Malda 6h (route infernale) hotel Pratapaditya 231Rs ** Jour 71 : train 66Rs+70Rs New Jalpaiguri 4h hotel Holydon 250Rs ° Jour 72 : train 52 Rs Darjeeling 9h30! (normal 7h) hotel Pineridge 500Rs ** Jour 73 à 75 : Darjeeling Jour 76 : train New Jalpaiguri 9h30 + train de nuit 271Rs Jour 77 : Patna hotel President 482Rs ** Jour 78 : séjour à Patna Jour 79 : train 18Rs Gaya 3h10 tempo 10Rs Bodhgaya 30' Deep G.H. 400Rs!! °° Jour 80 : retour à Patna Jour 81 : A/R train 36Rs Rajgir 4h! (normal 3h) Jour 82 : train 75Rs Varanasi 5h! (normal 4h) Yogi Lodge150Rs * Jour 83 à 87 : Varanasi Jour 88 : train de nuit 310Rs Jaipur Evergreen G.H. 250Rs** Jour 89 : location vélo 30Rs/j A/R Amber Jour 90 : bus 59Rs Sikar 2h30 bus 23Rs Fathepur 1h30 Rajshri Rest House 300Rs * Jour 91 : A/R bus 12rs Mandawa 30' Jour 92 : A/R bus 17Rs Churu 1h30 Jour 93 : bus 80Rs Jaipur 3h30 Evergreen G.H. Jour 94 : bus 105Rs Bundi 5h30 Shivam G.H. 200Rs ** Jour 95 : location vélo 3Rs/h Jour 96 : auto-rickshaw gare 45Rs 25' train 44Rs + 50Rs Chittorgarh train 21Rs Udaipur (trajet total 8h) Badi Haveli 330Rs ** Jour 97 à 99 : Udaipur + A/R bus 45Rs Ranakpur 3h30 Jour 100 : bus 143Rs Ahmedabad 5h30 hotel Manila 300Rs ** Jour 101 : Ahmedabad Jour 102 : bus 99Rs Bhavnagar 4h30 hotel Vrindavan 200Rs * Jour 103 : A/R bus 22Rs Palitana 1h10 Jour 104 : bus 85Rs! Ahmedabad 5h30 + train de nuit ?Rs (ça sent la fin d'voyage!) Jour 105 (22 janvier 2007) : train 6Rs de Dadar à Andheri 20' + bus 5Rs + 5Rs (sac) International Airport 20' Encore des chiffres Prix du vol British Airways Bruxelles-London-Mumbai-London-Bruxelles 576 Euro Change de 55Rs à 58, 6Rs/Euro Moyenne prix chambre 272Rs/nuit Budget par jour 11 Euro Chai de 1Rs (Calcutta-Bengal) à 6/7Rs (Rajasthan) Bouteille d'eau de 6Rs (Udaipur), 8Rs (Varanasi) à 12/13Rs Internet de 8Rs (Warangal), 10Rs (Calcutta, Indore, Hyderabad), 20Rs (souvent) à 40/60Rs!! (Rajasthan) Biere au resto de 85/100Rs (souvent) à 150/165Rs (Varanasi/Udaipur) Plus de détails sur demande
Novembre-Décembre 2004 - Gujarat-Rajasthan
Jour 1 : arrivée à Bombay à 3h30 . Passage douane et change d'argent rapide. Attente de l'aube. Bus N°338 pour la gare d'Andheri 4Rs 15' de trajet. Train de banlieue pour Virar 11Rs 1h de trajet. Train de 9h17 pour Vapi 40Rs 2h de trajet. Taxi collectif pour Daman 15Rs. Hotel Sukh Sagar single 225Rs Jour 2 : séjour à Daman. Pas de vélo à louer! Super thali du dimanche midi à l'hôtel Sovereign Jour 3 : taxi pour Vapi. Train de 8h48 pour Vadodara 65Rs 4h15 de trajet. Hôtel Apsara 150Rs. Jour 4 : changement d'hôtel Chandan Mahal 200Rs Séjour à Vadodara. Location vélo. Jour 5 : excursion à Champaner. Premier bus pour Halol 18Rs trajet 1h15 Deuxième bus pour Champaner 4Rs trajet 20' Jour 6 : 11h44 train Shatabdi pour Ahmedabad 270Rs trajet 2h15 Hôtel Manila 250Rs Jour 7 et 8 : séjour à Ahmedabad Jour 9 : 7h40 train pour Rajkot 70Rs trajet 5h hôtel Nildeep 250Rs jour 10, 11 et 12 : excursion en bus à Morbi (24Rs 1h30)(pas vu l'intérieur du palace art déco), Wankaner (18Rs 1h) (visité le palace endommagé par le tremblement de terre de 2001?), Jamnagar (43Rs 2h) et Gondal (21Rs 1h)(vu le palace de l'extérieur) Jour 13 : bus pour Junagadh 45Rs trajet 2h30 Hôtel Relief 300Rs jour 14 : séjour à Junagadh Jour 15 : 7h10 train pour Delvada 27Rs trajet 6h taxi collectif pour Diu 30Rs! trajet 40' hôtel Super Silver Guest House 800Rs! (c'est Diwali, Sir, price increase) Jour 16 et 17 : séjour à Diu Jour 18 : tempo pour Una 10Rs bus pour Bhavnagar 78Rs trajet 5h hôtel Vrindavan 150Rs jour 19, 20, 21 et 22 : séjour à Bhavnagar. Problème au genou droit, plus moyen de marcher. Jour 23 : train de 10h00 pour Ahmedabad 80Rs trajet 6h40 hôtel Manila 250Rs Séjour de 2 semaines à Ahmedabad. Soins au service de physiothérapie d'un hôpital sur Relief Road. Jour 1 : Ahmedabad 9.50 train 58 Rs 14.05 Abu Road bus 16 Rs 1h de trajet Mount Abu Hotel Saraswati 200 Rs Jour 2 : Mount Abu excursion en bus de 14h à 19h 40 Rs (Dilwara, etc.) Jour 3 : Mount Abu 8.30 bus 16 Rs 9.30 Abu Road 10.30 train 74 Rs via Marwar (manqué la connexion) 19.45 Jodhpur Jour 4 : Jodhpur 6.40 train 80 Rs 13.00 (retard) Jaisalmer Swastika G.H. 200 Rs Jour 5, 6 et 7 : Jaisalmer Jour 8 : Jaisalmer 8.30 bus 90 Rs 14.30 Jodhpur Saji Sanwri G.H. 200 Rs Jour 9, 10 et 11 : Jodhpur Jour 12 : Jodhpur 10.15 train 76 Rs 15.25 Bikaner Indre Lodge 220 Rs Jour 13 : Bikaner Jour 14 : Bikaner 8.40 train 56 Rs 12.25 Churu Natraj Hotel (500m à droite en sortant de la gare, après le rond-point) 275 Rs Jour 15 : Churu 9.00 bus 19 Rs 10.30 Jhunjhunu Shekawati Heritage Hotel 250 Rs Jour 16 : excursion à Nawalgarh bus 15 Rs trajet 1h Jour 17 : Jhunjhunu 10.15 bus 60 Rs 15.00 Jaipur Ever Green Hotel 200 Rs Jour 18 : Jaipur Jour 19 : Jaipur 8.40 train 45 Rs 11.15 Ajmer bus 7 Rs 30' de trajet Pushkar Paramount Hotel 170 Rs Jour 20 : Pushkar Jour 21 : Pushkar bus 5 Rs Ajmer 13.25 55 Rs 17.00 Jaipur jour 22 : Jaipur 14.05 train 389 Rs 8.00 (lendemain) Bombay Budget : moins de 10 € par jour
Jour 1 (31 janvier 2008) : arrivée à Bombay avec British Airways (Bruxelles-Bombay-Bruxelles 690Euro) vers midi. Bus de l'aéroport pour la gare d'Andheri, 5Rs. Train pour Dadar 6Rs. Train pour Pune 54Rs 3h45 de trajet. Hotel National 572Rs (cher pour ce que c'est et les prix allaient augmenter de 100Rs au 01/02 !) Jour 2 : train 71Rs pour Solapur 4h20 de trajet. Hotel Vikram Palace 381Rs (mieux que le précédent) Jour 3 : séjour et visite de Solapur (intéressant hotel de ville et temple au milieu d'un lac; population symphatique; aucun touriste) Jour 4 : train 19Rs pour Bijapur 2h40 de trajet Sagar Deluxe Hotel 180Rs Jour 5 : séjour et visite de Bijapur, location vélo 3Rs en face du Bus Stand Jour 6 : train 35Rs pour Bagalkot 2h de trajet + bus 21Rs pour Badami 1h de trajet Hotel Laxmi Vilas 250Rs Jour 7 et 8 : séjour et visite de Badami (entrée des grottes 100Rs) + excursion Aihole (entrée site principal 100Rs) bus 20Rs 1h15 de trajet retour en share rickshaw 20Rs jusque Patadakal (entrée du site 250Rs) puis bus 10Rs jusque Badami. Patadakal est "plus riche" que Aihole Jour 9 : bus 37Rs pour Gadag 1h40 de trajet Shanbhag Lodge 200Rs. A/R Lakkundi 6Rs 30' de trajet (ne vaut pas le détour) Jour 10 : bus 56Rs pour Hospet 2h30 de trajet; bus 10Rs pour Hampi 30' de trajet Archana Guest House 300Rs. Jour 11 et 12 séjour Hampi location de vélo 40Rs/jour. Jour 13 : bus 7Rs pour Hospet 40' de trajet; bus ?Rs pour Chitradurga 3h30 de trajet Upadhya Lodge 300Rs. Visite du Fort (100Rs) site fabuleux, pas de touriste, à découvrir. Jour 14 : train 24Rs pour Arsikere (trajet normal 4h) mais descendu à Kadur car le train a 1h de retard; bus 21Rs pour Chikmagalur 1h de trajet; bus 7Rs pour Belur 35' de trajet Hotel Sumukha Residency 250Rs Jour 15 : A/R Helebid 12Rs 30' de trajet. Halebid est "plus riche" que Belur. L'accès aux temples est gratis. Jour 16 : bus 40Rs pour Chanarayapatna (en fait le bus pour Bangalore via Hassan) 1h45 de trajet bus 7Rs pour Sravanabelagola 30' de trajet Hotel Raghu 200Rs Jour 17 : séjour à Sravanabelagola location de vélo 4Rs/h. L'accès au temple est gratis. Jour 18 : bus 43Rs pour Mysore 2h20 de trajet hotel Govardhan 208Rs Jour 19 et 20 : séjour à Mysore. Visite du Palace (entrée 100Rs) et du Lalitha Mahal Palace Hotel. Location vélo 3Rs/h. Aller Srirangapatnam bus (pour Bangalore) 12Rs 20' et retour bus 8, 50Rs par le chemin des écoliers avec rizières et villages jusqu'au City Bus Stand.
2ème partie : En zigzag dans les Western Gaths
21/02/2008 bus de Mysore à Ooty 76Rs trajet 5h (petit conseil : arretez-vous apres 2h environ à Theppakadu dans le Mudumalai Wildlife Sanctuary et de la prenez une jeep collective 5Rs pour rejoindre Masinagudi d'ou un bus vous menera à Ooty pour 10Rs 1h20 par une route avec 36 épingles à cheveux - décoiffant) logement YWCA* 265Rs 22/02 séjour a Ooty et excursion a Theppppakadu (voir plus haut) 23/02 toy-train 20Rs avec siege réservé pour Coonoor 1h (tres beaux panorama sur la droite mais la meilleure partie est entre Coonoor et Mettupalayam - voir plus loin en date du 13/03) bus 10, 50Rs Mettupallayam 1h10 bus 10, 50Rs Coimbatore 1h10 (2h de recherche, pas de chambre ! demain Dimanche c'est jour de marriage. Comme a Bamako ?) bus 11, 50Rs Pollachi 1h10 (recherche de chambre difficile, tous les hotels annoncent complet !) chambre tres sommaire au SRK Lodge* au fond d'une ruelle 150Rs repas dans une gargotte en face de la gare des bus dans le vacarme des générateurs et des klaxons, scene assez fellinienne. 24/02 : passenger train 29Rs pour Madurai mais arret a Dindigul la correspondance est tres en retard, rickshaw 30Rs gare des bus assez loin bus 19Rs Madurai 1h20, bus local pour rejoindre le quartier de la gare 4Rs 30' Hotel Aarathy 240Rs** 25/02 : séjour a Madurai 26/02 : local bus N* 700 pour rejoindre la gare des bus a 7km au N-E bus 29Rs Karaikkudi 2h20 local bus vers le centre Kalukati a 2km Welcome Tourist Lodge 250Rs* Resto Anapoorna** 27/02 : séjour a Karaikkudi location vvlo 3Rs/h + bus 5Rs A/R Kanadukatha 30' 28/02 : bus 46Rs Rameswaram 4h15 + bus naveyye cntre-ville 2Rs Maharaja's Hotel 294Rs* (musique tres forte depuis le temple jusqu'a 23h30, j'ai eu parait-il de la chance : pas de musique tonitruante des 4h30 du mat !) 29/02 : séjour a Rameswaram A/R bus N*3 5Rs Dhanushkodi 30' location vVlo 5Rs/h 1/03 : bus 16Rs Ramanatapuram (la connection pour Tuticorin est dans 2h30!) + bus 38Rs Madurai 4h Hotel Aarathy 240Rs** 2/03 : séjour a Madurai 3/03 : passenger train 17Rs jusqu'a Bodinayakhanur (mais ce serait peut etre mieux de descendre a ) 2h30 rickshaw bus stand 20Rs bus ?Rs 3h30 Munnar (route grandiose) SMM Hotel 300Rs* resto Royal Retreat** (dur dur d'avoir une biere our le repas du soi, obligé d'etre "enfermé" dans un petit pavillon pour en boire une !) 4/03 : bus 20Rs pour Poparai retour a pied sur 10Km puis bus Munnar 5/03 : bus 77Rs pour Kottayam 4h30 (route grandiose) bateau 11Rs Allepey 2h30 (mieux vaut aller de Kottayam jusqu'a Changanacherry pour y prendre le bateau de 16h30 11Rs avec arivée a Allepey vers 19h-19h30 car beaucoup plus beau parcours que celui de Kottayam qui lui ne vaut pas grand chose) Komala Hotel 200Rs** 6/03 : bateau de 13h pour Changanacherry 11Rs 3h et retour idem 7/03 : séjour a Allepey vélo tres tres difficile a trouver 5Rs/H mais en final car pas en tres bon état 2, 5Rs/h 8/03 : bus 31 Rs jusqu'a Thoppumpady (juste avant le pont vers Ernakulam car il n'y apas de bus direct pour Fort Cochin) 1h20 bus local 4Rs Fort Cochin 30' Santa Cruz Tourist Home 250/300Rs tres sympa mais chambres ou bien étouffante (a l'étage) ou bien sombre et pas plus fraiche (au rez-de-chaussée) 9/03 - 10/03 : séjour a Cochin location vélo 40Rs/jour 11/03 : bus local 6Rs Ernakulam 40' bus 47Rs Thrissur 2h10 Pearl Regency Hotel 440Rs** 12/03 : bus 39Rs Palakkad 1h30Bus "ultra Deluxe" (sic) 40Rs Coimbatore 1h30 bus 10, 50Rs Mettupalayam 55' (a fond la caisse) ?? Lodge (en contrebas de la gare) 231Rs* 13/03 : toy-train 25Rs avec réservation d'une (mauvaise) place Ooty 4h30 Paysages entr'apercus Hotel Ellora 250Rs** basic mais calme et bien situé. a 200m de la gare. 14/03 : séjour a Ooty et découverte des villages Toda 15/03 : bus 103Rs Tellycherry 8h30 (trajet trop long possibilité de couper a Sultan's Battery) arrivée sous la pluie ! Sangamam Tourist Home 250Rs** Udupi restaurant 16/03 bus 60Rs Madikeri 5h15 dont plus d'une heure pour parcourrir 15Km d'une route défoncée. Cauvery Hotel 250Rs refuse de me donner un seau d'eau chaude !! 17/03 au 20/03 : changemenent d'hotel (me fournit gracieusement un seau d'eau chaude) SRM Lodge 150Rs** Séjour a Madikeri et excursion en bus a Nisargadhama (décors du Livre de la Jungle) et Telecauvery (tres belle route) 21/03 : bus 76Rs Mangalore 4h30 bus 33Rs Udipi 1h20 Kediyoor Hotel 416Rs** (3 bons restaurants dont un non-fumeur avec possibilité de boire une biere) 22/03 : temps épouvantable 23/03 : bus 113Rs carrefour route pour Gokarna 4H bus 8Rs Gokarna 20' Vaibhav Lodge 150Rs** calme 24/03 : bus 70Rs Margao 4h Saaj Hotel 367Rs* 25?03 au 29/03 : séjour a Margao et excursions a Palolem, Anjuna-Vagator-Chapora, Ponda-Old Goa, Panjim, Aguada
Inde du nord Octobre-Novembre-Décembre-janvier 2006-2007 mes 105 jours d'errances erratiques en Inde
Jour 1 (10/10/2006) : arrivée à Mumbai vers midi. Bus N°338 5Rs + 5Rs (sac) 20' gare d'Andheri. Train 6Rs Dadar. Train 41Rs Lonavla 2h30 Hotel Chandralok 500Rs ** Jour 2 : location vélo 7Rs/h (trop cher, prix normal 2-3Rs/h) visite des grottes de Bhaja et de Karla. Jour 3 : train 28Rs Pune 1h20 hotel National 416Rs * jour 4 : train 141Rs (avec rés.) Satara 2h45 hotel Sagar 364Rs ** jour 5 : bus 110Rs Pandharpur 4h hotel Aishwarya 450Rs *** Jour 6 : location vélo 2Rs/h Jour 7 : bus 125Rs Ahmadnagar 4h20 hotel Parijat 250Rs * Jour 8 : train 151Rs (!ticket pour trajet mini 600km!) Jalgaon 5h30 hotel Plaza 200Rs ** jour 9 : A/R bus 38Rs Ajanta 1h30 + navette 6Rs 5' Entrée du site 250Rs Jour 10 : train 47Rs Khandwa 3h + bus 40Rs Omkareshwar 2h Ganesh G.H. 150Rs * Jour 11 à 13 : Omkareshwar Jour 14 : bus 35Rs Maheshwar 2h45 Akashdeep Rest House 200Rs ** jour 15 : bus 8 Rs Dhamnod 20' bus 20Rs carrefour à 14km de Mandu 1h40 bus 9Rs Mandu 20' Ram Mandir Dharamshala 100Rs + 5Rs eau chaude * Jour 16 : location vélo 3Rs/h Jour 17 : bus 50Rs Indore 4h hotel Neelam 209Rs Jour 18 à 20 : Indore + A/R bus 30Rs Ujjain 1h45 Jour 21 : train 82Rs Bhopal 5h30 hotel Ranjeet 358Rs * Jour 22 : train 10Rs Sanchi 1h20 Jaiswal lodge 200Rs + 15Rs eau chaude ! * Jour 23 et 24 : visite de Sanchi + location vélo pour visite des grottes d'Udayagiri Jour 25 : train 69Rs Jhansi 5h + tempo 5Rs gare des bus + tempo 10Rs + 5Rs (sac) Orccha 25' Sri Mahant G.H. 200Rs ** Jour 26 et 27 : location vélo + aller train 20Rs Datia 30' + bemo 6Rs centre-ville. Retour bus 15Rs 1h15 Jour 28 : bus 100Rs Khajuraho 4h Yogi lodge 150Rs ** Jour 29 : location vélo 30Rs/j visite des temples Jour 30 : bus 70Rs Satna 4h + train 56Rs Jabalpur 3h hotel Banjara 350Rs ** Jour 31 : location vélo 2Rs/h et visites des Marble Rocks (50km A/R) Jour 32 : bus 50Rs Mandla 3h hotel Satyam 250Rs ** A/R bus 15Rs Ramnagar 1h15 Jour 33 : bus 60Rs Dindori 4h + bus 45Rs Amarkantak 3h (route infernale) Sarvodya lodge 250Rs ° Jour 34 : Amarkantak Jour 35 : bus 25Rs Pendra Road 1h30 + train 120Rs+109Rs(rés) Nagpur 8h hotel Grand 257Rs ** Jour 36 et 37 : location vélo + A/R 25Rs Ramtek 1h40 Jour 38 : train 141Rs + 125Rs Hyderabad 10h hotel 3 Castles 200Rs ° + hotel Suhail 200Rs ° Jour 39 à 41 : séjour à Hyderabad Jour 42 : train 48Rs Warangal 3h30 hotel Surya 410 Rs ** jour 43 : 60Rs Vijayawada 4h15 hotel Sindhuri 275Rs ** jour 44 : A/R bus 21Rs Amaravati 2h Jour 45 : train 98Rs Visakhapatnam 7h30! (normal 6h) hotel Sri Sampath Residency 250Rs ** Jour 46 : train 111Rs + 95Rs Puri 11h30 Travellers Inn 100Rs ° + hotel Z 300Rs *** Jour 47 à 52 : Puri + A/R Konarak Jour 53 : train 38Rs Bhubaneshwar 1h15 hotel Upasana 275Rs * Jour 54 : train 70Rs Balasore 4h bus 26Rs Baripada 1h40 hotel Ambika 225Rs ° Jour 55 : bus 25Rs Balasore 1h40 train 66Rs+68Rs Calcutta 6h30 hotel Paragon 270Rs* hotel Crystal 350Rs** Jour 56 à 62 : Calcutta Jour 63 : 60Rs Bishnupur 5h hotel Monalisa 200Rs * Jour 64 : séjour à Bishnupur pas de location de vélo ! Jour 65 : bus 20Rs Bankura 1h30 bus 20 Rs Durgapur 1h15 bus 28Rs Bolpur 2h15 hotel Nisa 150Rs * Jour 66 et 67 : visite de Bolpur/Shantiniketan. Refus de louer un vélo à ... 100Rs/j!!! (Bengal état communiste !!!) Jour 68 : bus 20Rs Sainthia bus 35Rs Baharampur 4h30 bus 7Rs Murshidabad 40' hotel Manjusha 350Rs ** Jour 69 : vélo prêté par le sympathique propriétaire de l'hôtel et visite de Murshidabad Jour 70 : bus 8Rs Baharampur 35' bus 60Rs Malda 6h (route infernale) hotel Pratapaditya 231Rs ** Jour 71 : train 66Rs+70Rs New Jalpaiguri 4h hotel Holydon 250Rs ° Jour 72 : train 52 Rs Darjeeling 9h30! (normal 7h) hotel Pineridge 500Rs ** Jour 73 à 75 : Darjeeling Jour 76 : train New Jalpaiguri 9h30 + train de nuit 271Rs Jour 77 : Patna hotel President 482Rs ** Jour 78 : séjour à Patna Jour 79 : train 18Rs Gaya 3h10 tempo 10Rs Bodhgaya 30' Deep G.H. 400Rs!! °° Jour 80 : retour à Patna Jour 81 : A/R train 36Rs Rajgir 4h! (normal 3h) Jour 82 : train 75Rs Varanasi 5h! (normal 4h) Yogi Lodge150Rs * Jour 83 à 87 : Varanasi Jour 88 : train de nuit 310Rs Jaipur Evergreen G.H. 250Rs** Jour 89 : location vélo 30Rs/j A/R Amber Jour 90 : bus 59Rs Sikar 2h30 bus 23Rs Fathepur 1h30 Rajshri Rest House 300Rs * Jour 91 : A/R bus 12rs Mandawa 30' Jour 92 : A/R bus 17Rs Churu 1h30 Jour 93 : bus 80Rs Jaipur 3h30 Evergreen G.H. Jour 94 : bus 105Rs Bundi 5h30 Shivam G.H. 200Rs ** Jour 95 : location vélo 3Rs/h Jour 96 : auto-rickshaw gare 45Rs 25' train 44Rs + 50Rs Chittorgarh train 21Rs Udaipur (trajet total 8h) Badi Haveli 330Rs ** Jour 97 à 99 : Udaipur + A/R bus 45Rs Ranakpur 3h30 Jour 100 : bus 143Rs Ahmedabad 5h30 hotel Manila 300Rs ** Jour 101 : Ahmedabad Jour 102 : bus 99Rs Bhavnagar 4h30 hotel Vrindavan 200Rs * Jour 103 : A/R bus 22Rs Palitana 1h10 Jour 104 : bus 85Rs! Ahmedabad 5h30 + train de nuit ?Rs (ça sent la fin d'voyage!) Jour 105 (22 janvier 2007) : train 6Rs de Dadar à Andheri 20' + bus 5Rs + 5Rs (sac) International Airport 20' Encore des chiffres Prix du vol British Airways Bruxelles-London-Mumbai-London-Bruxelles 576 Euro Change de 55Rs à 58, 6Rs/Euro Moyenne prix chambre 272Rs/nuit Budget par jour 11 Euro Chai de 1Rs (Calcutta-Bengal) à 6/7Rs (Rajasthan) Bouteille d'eau de 6Rs (Udaipur), 8Rs (Varanasi) à 12/13Rs Internet de 8Rs (Warangal), 10Rs (Calcutta, Indore, Hyderabad), 20Rs (souvent) à 40/60Rs!! (Rajasthan) Biere au resto de 85/100Rs (souvent) à 150/165Rs (Varanasi/Udaipur) Plus de détails sur demande
Novembre-Décembre 2004 - Gujarat-Rajasthan
Jour 1 : arrivée à Bombay à 3h30 . Passage douane et change d'argent rapide. Attente de l'aube. Bus N°338 pour la gare d'Andheri 4Rs 15' de trajet. Train de banlieue pour Virar 11Rs 1h de trajet. Train de 9h17 pour Vapi 40Rs 2h de trajet. Taxi collectif pour Daman 15Rs. Hotel Sukh Sagar single 225Rs Jour 2 : séjour à Daman. Pas de vélo à louer! Super thali du dimanche midi à l'hôtel Sovereign Jour 3 : taxi pour Vapi. Train de 8h48 pour Vadodara 65Rs 4h15 de trajet. Hôtel Apsara 150Rs. Jour 4 : changement d'hôtel Chandan Mahal 200Rs Séjour à Vadodara. Location vélo. Jour 5 : excursion à Champaner. Premier bus pour Halol 18Rs trajet 1h15 Deuxième bus pour Champaner 4Rs trajet 20' Jour 6 : 11h44 train Shatabdi pour Ahmedabad 270Rs trajet 2h15 Hôtel Manila 250Rs Jour 7 et 8 : séjour à Ahmedabad Jour 9 : 7h40 train pour Rajkot 70Rs trajet 5h hôtel Nildeep 250Rs jour 10, 11 et 12 : excursion en bus à Morbi (24Rs 1h30)(pas vu l'intérieur du palace art déco), Wankaner (18Rs 1h) (visité le palace endommagé par le tremblement de terre de 2001?), Jamnagar (43Rs 2h) et Gondal (21Rs 1h)(vu le palace de l'extérieur) Jour 13 : bus pour Junagadh 45Rs trajet 2h30 Hôtel Relief 300Rs jour 14 : séjour à Junagadh Jour 15 : 7h10 train pour Delvada 27Rs trajet 6h taxi collectif pour Diu 30Rs! trajet 40' hôtel Super Silver Guest House 800Rs! (c'est Diwali, Sir, price increase) Jour 16 et 17 : séjour à Diu Jour 18 : tempo pour Una 10Rs bus pour Bhavnagar 78Rs trajet 5h hôtel Vrindavan 150Rs jour 19, 20, 21 et 22 : séjour à Bhavnagar. Problème au genou droit, plus moyen de marcher. Jour 23 : train de 10h00 pour Ahmedabad 80Rs trajet 6h40 hôtel Manila 250Rs Séjour de 2 semaines à Ahmedabad. Soins au service de physiothérapie d'un hôpital sur Relief Road. Jour 1 : Ahmedabad 9.50 train 58 Rs 14.05 Abu Road bus 16 Rs 1h de trajet Mount Abu Hotel Saraswati 200 Rs Jour 2 : Mount Abu excursion en bus de 14h à 19h 40 Rs (Dilwara, etc.) Jour 3 : Mount Abu 8.30 bus 16 Rs 9.30 Abu Road 10.30 train 74 Rs via Marwar (manqué la connexion) 19.45 Jodhpur Jour 4 : Jodhpur 6.40 train 80 Rs 13.00 (retard) Jaisalmer Swastika G.H. 200 Rs Jour 5, 6 et 7 : Jaisalmer Jour 8 : Jaisalmer 8.30 bus 90 Rs 14.30 Jodhpur Saji Sanwri G.H. 200 Rs Jour 9, 10 et 11 : Jodhpur Jour 12 : Jodhpur 10.15 train 76 Rs 15.25 Bikaner Indre Lodge 220 Rs Jour 13 : Bikaner Jour 14 : Bikaner 8.40 train 56 Rs 12.25 Churu Natraj Hotel (500m à droite en sortant de la gare, après le rond-point) 275 Rs Jour 15 : Churu 9.00 bus 19 Rs 10.30 Jhunjhunu Shekawati Heritage Hotel 250 Rs Jour 16 : excursion à Nawalgarh bus 15 Rs trajet 1h Jour 17 : Jhunjhunu 10.15 bus 60 Rs 15.00 Jaipur Ever Green Hotel 200 Rs Jour 18 : Jaipur Jour 19 : Jaipur 8.40 train 45 Rs 11.15 Ajmer bus 7 Rs 30' de trajet Pushkar Paramount Hotel 170 Rs Jour 20 : Pushkar Jour 21 : Pushkar bus 5 Rs Ajmer 13.25 55 Rs 17.00 Jaipur jour 22 : Jaipur 14.05 train 389 Rs 8.00 (lendemain) Bombay Budget : moins de 10 € par jour
Bonjour,
Nous partons avec ma moitié pour un voyage de 6 mois en Inde (du 07 Oct 08 au 23 Mars 09), notre premier voyage dans ce pays.
1 / On arrive à Mumbai le 07 Octobre et on hésite entre commencer par faire un tour dans le Nord du côté des récoltes et descendre vers le Sud en Novembre, ou alors commencer directement par le sud en arrivant (prendre un vol Mumbai - Goa) et planifier tranquillement notre voyage depuis Goa.
2 / Aussi on hésite à faire les achats en France avant de partir (Micropur, adaptateur, moustiquaire, pochette ventrale... etc) ou faire les achats en arrivant en Inde. Dans le second cas faudrait il prévoir quelques jours à Mumbai pour les achats avant d'aller à Goa ou trouve t on tout ces articles à Goa aussi ?
3 / Dernière question, pour 6 mois à deux quel mix (euro/travelers cheques) devrait on prendre avec nous au départ de Paris (sachant qu'on aura aussi une mastercard avec nous)
Voila beaucoup de questions en vrac ;) merci d'avance pour vos conseils avisés.
Nous partons avec ma moitié pour un voyage de 6 mois en Inde (du 07 Oct 08 au 23 Mars 09), notre premier voyage dans ce pays.
1 / On arrive à Mumbai le 07 Octobre et on hésite entre commencer par faire un tour dans le Nord du côté des récoltes et descendre vers le Sud en Novembre, ou alors commencer directement par le sud en arrivant (prendre un vol Mumbai - Goa) et planifier tranquillement notre voyage depuis Goa.
2 / Aussi on hésite à faire les achats en France avant de partir (Micropur, adaptateur, moustiquaire, pochette ventrale... etc) ou faire les achats en arrivant en Inde. Dans le second cas faudrait il prévoir quelques jours à Mumbai pour les achats avant d'aller à Goa ou trouve t on tout ces articles à Goa aussi ?
3 / Dernière question, pour 6 mois à deux quel mix (euro/travelers cheques) devrait on prendre avec nous au départ de Paris (sachant qu'on aura aussi une mastercard avec nous)
Voila beaucoup de questions en vrac ;) merci d'avance pour vos conseils avisés.
Ca y est, on part le 3 janvier pour un retour le 9 mars 2010. La décision n'a pas été facile à prendre, mais grace au forum et à Alain qui nous a bien aidé et conseillé, je vous livre notre futur parcours.
Pourrez-vous me donner vos avis, et des bonnes adresses sur ces étapes que nous ferons en bus, train et avion pour les grandes distances.
- arrivée à Chennai à 2h40 et départ de suite en taxi pour Mahabalipuram - Mahabalipuram - Pondichery - Thanjavur - Madurai - Kanyakumari - Varkala - Allepey - Périyar - Munnar - Cochin - Tellicherry et sa plage à Muzhappilangad - Goa - Hampi - retour Goa pour avion direction Amristsar - Amristsar - Delhi - Agra - Jaipur - Udaipur - avion pour terminer sur Goa environ 10 jours - Bombay
Merci de m'envoyer vos commentaires si vous pensez que je passe à coté d'un essentiel 😊😊😊
- arrivée à Chennai à 2h40 et départ de suite en taxi pour Mahabalipuram - Mahabalipuram - Pondichery - Thanjavur - Madurai - Kanyakumari - Varkala - Allepey - Périyar - Munnar - Cochin - Tellicherry et sa plage à Muzhappilangad - Goa - Hampi - retour Goa pour avion direction Amristsar - Amristsar - Delhi - Agra - Jaipur - Udaipur - avion pour terminer sur Goa environ 10 jours - Bombay
Merci de m'envoyer vos commentaires si vous pensez que je passe à coté d'un essentiel 😊😊😊
Bonjour,
Je m'adresse ici à ceux qui ont de l'expérience à voyager en Inde. Voilà, ce sera mon premier voyage en Inde et je me demande si l'itinéraire que j'ai envisagé est trop ambitieux et j'ai peur de regretter d'avoir voulu voir trop de choses trop vite, si ce n'est pas le cas tant mieux mais j'aurais besoin d'un avis plus éclairé. Il faut mentionner que cela me laisse 12 journées libres pour le transport.
S'il y a des endroits que vous pensez qui ne valent pas le coup, sentez-vous libre de me le partager.
Voilà la bête:
Mumbai: 3 jours Purushwadi : 2 jours Ellora( et Ajanta) : 2 jours Goa : 2 jours Badami : 2 jours Hampi: 2 jours Mysore: 3 jours Madurai: 2 jours Alleppey : 3 jours Kochi: 2 jours
Jaipur : 2 jours Ranthambore National Park: 2 jours Agra: 2 jours Khajuraho: 1 jour Varanasi: 4 jours
Je m'adresse ici à ceux qui ont de l'expérience à voyager en Inde. Voilà, ce sera mon premier voyage en Inde et je me demande si l'itinéraire que j'ai envisagé est trop ambitieux et j'ai peur de regretter d'avoir voulu voir trop de choses trop vite, si ce n'est pas le cas tant mieux mais j'aurais besoin d'un avis plus éclairé. Il faut mentionner que cela me laisse 12 journées libres pour le transport.
S'il y a des endroits que vous pensez qui ne valent pas le coup, sentez-vous libre de me le partager.
Voilà la bête:
Mumbai: 3 jours Purushwadi : 2 jours Ellora( et Ajanta) : 2 jours Goa : 2 jours Badami : 2 jours Hampi: 2 jours Mysore: 3 jours Madurai: 2 jours Alleppey : 3 jours Kochi: 2 jours
Jaipur : 2 jours Ranthambore National Park: 2 jours Agra: 2 jours Khajuraho: 1 jour Varanasi: 4 jours
revenant d'un voyage en Orissa, je tiens à signaler que l'agence à laquelle nous nous sommes adressés a essayé de nous arnaquer de façon vraiment excessive, sans jamais le reconnaître, ce ne serait pas si grave si cette agence n'était pas référencé dans le guide lonely planet de l'année prochaine, agence qui se nomme Adventure Odyssey à Puri, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire appel à eux, mais peut-être être très vigilant ou alors c'est qu'on n'a pas eu de chance...
Après le Rajasthan (2 fois), le Sikhim, Goa (2 fois), le Maharastra, Le Kerala, le Tamil Nadu, Le Karnataka, etc, j'hésite sur les prochains points de chute en INDE.
Envoyez moi vos coup de coeur, départ en novembre.
Merci
Envoyez moi vos coup de coeur, départ en novembre.
Merci
Bonjour
Eté 2009, je pars pour un voyage d'un an en Inde, entrecoupé de quelques semaines au Népal et au Bengladesh; je suis déjà parti deux fois, pour une période de deux mois, puis six mois, et au niveau du budget, j'avais prévu les deux fois une moyenne de 500 rs/jour, déplacements et extras inclus (c'était en 2004 et 2006)et par extras, j'entends la location ponctuelle de vélos, scooters, l'achat de walkman, quelques bons restos, quelques cadeaux aussi pour des amis, des fringues de temps en temps, les dhobi wallah, barbiers, etc...bref tout ça pour dire que 500 c'était largement suffisant...-
pour ce prix là, je me suis évidemment retrouvé de temps à autre dans des chambres infectes (mon pire souvenir étant une piaule crado, taches de sang sur les murs, pleine de cafards à 75 rs pres de la gare routière de Junagadh, quand, en cherchant un peu et pour 75 rs de plus, on pouvait trouver un 30m2 clair avec sdb et vue sur Girnar hill) mais la plupart du temps, c'était acceptable (du moins pour mon degré d'exigence_la meilleure surprise étant carrément un appartement à Manali, pour 150 rs avec balcon, deux chambres (!) plus salle de bain, je n'ai toujours pas compris)
Seulement voilà, en parcourant le forum depuis quelques temps, je n'entends plus parler ("je ne vois plus parler" serait plus exact) que de chambres aux alentours de 400, 500, 600 rs et du coup je commence à douter..meme si bien sur je sais qu'il existe des différences entre saison touristique, lieux sur fréquentés, coins paumés ou lonelyplanétisés, etc
et je me demande donc si partir avec ce budget de 10 euros /jour reste toujours envisageable ou si la crise a sérieusement fait jouer l'inflation là bas, ce qui réduirait considérablement la durée de ma ballade
merci d'avance pour tout renseignement/avis pouvant m'aiguiller
pour ce prix là, je me suis évidemment retrouvé de temps à autre dans des chambres infectes (mon pire souvenir étant une piaule crado, taches de sang sur les murs, pleine de cafards à 75 rs pres de la gare routière de Junagadh, quand, en cherchant un peu et pour 75 rs de plus, on pouvait trouver un 30m2 clair avec sdb et vue sur Girnar hill) mais la plupart du temps, c'était acceptable (du moins pour mon degré d'exigence_la meilleure surprise étant carrément un appartement à Manali, pour 150 rs avec balcon, deux chambres (!) plus salle de bain, je n'ai toujours pas compris)
Seulement voilà, en parcourant le forum depuis quelques temps, je n'entends plus parler ("je ne vois plus parler" serait plus exact) que de chambres aux alentours de 400, 500, 600 rs et du coup je commence à douter..meme si bien sur je sais qu'il existe des différences entre saison touristique, lieux sur fréquentés, coins paumés ou lonelyplanétisés, etc
et je me demande donc si partir avec ce budget de 10 euros /jour reste toujours envisageable ou si la crise a sérieusement fait jouer l'inflation là bas, ce qui réduirait considérablement la durée de ma ballade
merci d'avance pour tout renseignement/avis pouvant m'aiguiller
bonsoir à tous
je retente ma chance sur ce forum pour avoir des infos concernant l'Orissa. Y at-il des voyageurs qui connaitraient un peu cette région?
Nous partons à 2 fin octobre 2008 et en dehors des quelques pages du Routard, de celles un peu plus nombreuses du Lonely Planet et de celles du département du tourisme de l'Orissa, je n'ai trouvé que peu de témoignages sur des forums de voyages, sur google. Peut-être que je ne cherche pas où il faut.
Nous avons prévu un itinéraire en nous basant sur une carte détaillée, choisissant plusieurs petites villes au hasard (en plus de celles touristiques toujours citées)avec l'espoir de pouvoir nous y arrêter. Nous n'irons pas "visiter" les villages tribaux avec un guide.
Qui pourrait nous faire partager ses coups de coeur, ses déceptions? nous donner quelques "bonnes adresses".
transport? hebergement?
Nous sommes déjà allés en Inde plusieurs fois mais jamais dans cette région qu'il nous tarde de découvrir.
Avec l'espoir d'une réponse, merci++ par avance.
Bonjour a tous je suis eninde depuis 30 jour c'est bien cool
et je voudrait savoir je suis a venaresse et je redecolle le 5 mars de kokata je me tate sur mes prochaine destination interne g deja fait uttar predesh le radjasthan donc toute vos idee m interresse
d avance merci d ailleur je recommande ORchha petit ville paisible pre de jhanssi
et je voudrait savoir je suis a venaresse et je redecolle le 5 mars de kokata je me tate sur mes prochaine destination interne g deja fait uttar predesh le radjasthan donc toute vos idee m interresse
d avance merci d ailleur je recommande ORchha petit ville paisible pre de jhanssi
Voilà, je viens de passer trois jours plongé dans cartes et guides pour élaborer un circuit, en restant entre 3, 4 et 8 jours en certains lieux.
Donc, départ de Bordeaux le 28 novembre et arrivée à Pondichery le 29. Pas de date de retour : ce sera quand j'en aurai marre ou à la limite de validité de mon visa.
Projet du Circuit :
BORDEAUX -> PONDICHERY -> JAGDALPUR -> JABALPUR -> VARANASI -> ALLAHABAD -> KHAJURAO -> JHANSI (DATIA ET ORCHHA) -> GWALIOR -> AGRA (FATEHPUR SIKRI, DEEG, MATHURA, BARATHPUR, BALAJI) -> ALWAR -> JAIPUR -> AJMER -> PUSHKAR -> JODHPUR -> JAISALMER -> UDAIPUR -> ( et CHITTORGARH) -> AHMEDABAD (MODHERA, ADELAJ) -> BARODA (CHAMPANER, JAMBUGHODA) -> AURANGABAD -> PUNE (LES GHATS OCCIDENTAUX, MATHERAN) -> BANGALORE et un mois et demi dans le sud que je connais très bien -> BORDEAUX
Un peu plus de détails : - Pondichery = 3 semaines - Jagdalpur = 5 jours - Jabalpur = 1 ou 2 jours - Varanasi = 8 jours - Allahabad = 3 jours - Khajurao = 3 jours - Jhansi = 2 jours - Gwalior = 1 jour - Agra = 8 jours - Alwar = 1 ou 2 jours - Jaipur = 4 jours - Ajmer = 2 jours - Pushkar = 2 jours - Jodhpur = 2 jours - Jaisalmer = 5 jours - Udaipur = 5 jours - Ahmedabad = 5 jours - Baroda = 3 jours - Aurangabad = 6 jours - Pune = 4 jours Si l'on s'amuse à totaliser cela fait moins de 5 mois : c'est qu'il y a les délais de route comptés + une marge de manœuvre pour prolonger ici et/ou diminuer là, selon l'humeur et le plaisir/déplaisir du moment. Donc, à partir de ce canevas, j'attends vos suggestions, vos remarques, vos conseils... Ce qui me pose problème c'est que je tiens absolument à faire l'étape à Jagdalpur pour aller en solo et pas en groupe (c'est pas un zoo), découvrir les marchés et les villages des zones tribales de ce secteur . J'ai vu sur le Lonely Planet qu'il y a toutes sortes de bus locaux pour se rendre dans les villages, mais en revanche ils n'indiquent pas comment on peut arriver jusqu'à Jagdalpur. Je me demande donc comment, depuis Chennai, je vais pouvoir trouver train ou bus pour arriver jusque là, ni comment, ensuite me rendre de Jagdalpur à Jabalpur. Jabalpur est la ville la + proche de la réserve de Bandhavgarh qui détient le record absolu de toute l'Inde de densité de tigres au kilomètre carré.
Un peu plus de détails : - Pondichery = 3 semaines - Jagdalpur = 5 jours - Jabalpur = 1 ou 2 jours - Varanasi = 8 jours - Allahabad = 3 jours - Khajurao = 3 jours - Jhansi = 2 jours - Gwalior = 1 jour - Agra = 8 jours - Alwar = 1 ou 2 jours - Jaipur = 4 jours - Ajmer = 2 jours - Pushkar = 2 jours - Jodhpur = 2 jours - Jaisalmer = 5 jours - Udaipur = 5 jours - Ahmedabad = 5 jours - Baroda = 3 jours - Aurangabad = 6 jours - Pune = 4 jours Si l'on s'amuse à totaliser cela fait moins de 5 mois : c'est qu'il y a les délais de route comptés + une marge de manœuvre pour prolonger ici et/ou diminuer là, selon l'humeur et le plaisir/déplaisir du moment. Donc, à partir de ce canevas, j'attends vos suggestions, vos remarques, vos conseils... Ce qui me pose problème c'est que je tiens absolument à faire l'étape à Jagdalpur pour aller en solo et pas en groupe (c'est pas un zoo), découvrir les marchés et les villages des zones tribales de ce secteur . J'ai vu sur le Lonely Planet qu'il y a toutes sortes de bus locaux pour se rendre dans les villages, mais en revanche ils n'indiquent pas comment on peut arriver jusqu'à Jagdalpur. Je me demande donc comment, depuis Chennai, je vais pouvoir trouver train ou bus pour arriver jusque là, ni comment, ensuite me rendre de Jagdalpur à Jabalpur. Jabalpur est la ville la + proche de la réserve de Bandhavgarh qui détient le record absolu de toute l'Inde de densité de tigres au kilomètre carré.
Il y a 15 jours j'ai acheté plusieurs billets de trains avec MakeMyTrip (avec ma carte Visa internationale, comme d'habitude) et cela a bien fonctionné (comme d'habitude). Or depuis quelques jours j'essaye à nouveau avec MakeMyTrip, ClearTrip ou directement avec IRCTC.com et cela échoue au moment de la transaction. J'ai essayé avec la CB d'un parent, à partir d'un autre ordinateur, même chose (échec, même message). Quelqu'un a-t-il des infos à ce sujet ? J'ai envoyé un courriel à MakeMyTrip mais n'ai pas encore eu de réponse. MERCI d'avance 🙂
Voici le message que j'obtiens à chaque fois :
__
This is a system generated mail. Please do not reply to this email ID. If
you have a query or need any clarification you may:
(1) Call our 24-hour Customer Care or
(2) Email Us care@irctc.co.in
__
Dear Customer,
We regret that the booking of your ticket could not be processed at this time as the transaction with ref. No. xxxxxxxx was not authorised by your bankers. The failure may also be due to some sort of inadequacies in your card / bank account.
You may kindly try using another valid card / account.
However, before proceeding further, we suggest that you kindly check from your 'Booked tickets' history if transaction has already been booked by you.
In case of any problem, you are welcome to contact us at 24*7 Hrs. Customer Support at 011-39340000, MON - SAT(10 AM - 6 PM) 011 - 23344787 , Chennai Customer Care 044 - 25300000 or mail us at care@irctc.co.in. We will be glad to help you out in solving any such problem encountered during booking your ticket. We solicit your continued patronage to our services; offering our best services always. *************************** Information******************************For any enquiries or information regarding your transaction with IRCTC, do notprovide your credit/debit card details by any means to IRCTC. All your queriescan be replied on the basis of 10 digit IRCTC Transaction id/ PNR no./User id.IRCTC does not store the credit/debit card information in any form during the transaction.****************************************************************** Warm Regards,
Customer Care
Internet Ticketing
IRCTC
Bonjour,
J'ai 25 ans et ce voyage en Inde sera mon 1er seule. Je pars début avril à fin mai :
Arrivée à Bombay (3jours) puis j'aimerai descendre vers Goa (rester 4 à 5 jours), Mangalore, Le Kérala (1 bonne semaine), Pondichéry, Madras, l'Andra Pradesh en train sans trop m'y attarder, Visakhapatnam et les alentours quelques jours, Bhubaneswar et pour finir 15 jours à Calcutta aux missionnaires de la charité et rentrer sur Bombay en passant par Nagpur (2-3 jours dans le coin).
Ce trajet vous parait il possible en 2 mois? Y'a t il des endroits plus appropriés pour rencontrer les indiens et les voyageurs et d'autres moins intéressants?
Aussi, si vous etes allés aux missionnaires, pouvez vous m'expliquer un peu les 1eres démarches à effectuer : prendre contact avant ou sur place car j'ai "peur" d'etre refoulée s'ils y a "trop" de bénévoles.
Enfin, avril mai, les température dans le sud de l'Inde sont elles vraiment caniculaires voire insupportables et est il possible de trouver facilement des guest house à environ 5 euros la nuit (j'ai un petit budget et surtout je souhaite etre dans l'idéal auprès des indiens).
Merci à vous voyageurs si vous pouvez m'apporter quelques réponses :)
J'ai 25 ans et ce voyage en Inde sera mon 1er seule. Je pars début avril à fin mai :
Arrivée à Bombay (3jours) puis j'aimerai descendre vers Goa (rester 4 à 5 jours), Mangalore, Le Kérala (1 bonne semaine), Pondichéry, Madras, l'Andra Pradesh en train sans trop m'y attarder, Visakhapatnam et les alentours quelques jours, Bhubaneswar et pour finir 15 jours à Calcutta aux missionnaires de la charité et rentrer sur Bombay en passant par Nagpur (2-3 jours dans le coin).
Ce trajet vous parait il possible en 2 mois? Y'a t il des endroits plus appropriés pour rencontrer les indiens et les voyageurs et d'autres moins intéressants?
Aussi, si vous etes allés aux missionnaires, pouvez vous m'expliquer un peu les 1eres démarches à effectuer : prendre contact avant ou sur place car j'ai "peur" d'etre refoulée s'ils y a "trop" de bénévoles.
Enfin, avril mai, les température dans le sud de l'Inde sont elles vraiment caniculaires voire insupportables et est il possible de trouver facilement des guest house à environ 5 euros la nuit (j'ai un petit budget et surtout je souhaite etre dans l'idéal auprès des indiens).
Merci à vous voyageurs si vous pouvez m'apporter quelques réponses :)





