Je suis parti au Kurdistan Irakien en octobre 2015 et j'ai rédigé le journal de ce voyage. Je me suis dit que ça pourrait en intéresser certains alors je vous passe le lien et je serai heureux de répondre à vos questions si vous souhaitez en savoir plus ce beau pays !
Nous partons avec ma copine voyager quelques mois à vélo (tandem) cet automne. Après un mois en Géorgie et Arménie, nous voudrions explorer les montagnes du Kurdistan iranien.
Nous pensons prendre un itinéraire passant par Mahabad, Piranshar, Sardasht, Baneh, Marivan et la vallée d'Howraman (carte), mais nous posons encore pas mal de questions.Qu'en est-il de la sécurité au Kurdistan iranien ? la zone est calme d'après les récits de voyageurs, mais diplomatie.gouv.fr la classe en rouge (formellement déconseillée).
Nous comptons une dizaine de jours de vélo pour cette portion, en se basant sur les distances et dénivelés, mais ne connaissons pas l'état des routes (nous avons tablé sur des routes correctes, sauf dans la vallée d'howraman). Cela semble t-il juste ?Couper de Baneh à Marivan par l'Irak et Penjwin (carte) est un raccourci. Cela évite 2 jours de vélo sur une grosse route (Saqqez - Marivan) et nous ferait apercevoir un nouveau pays. Le visa irakien spécial kurdistan semble facile à obtenir à la frontière, du moins dans l'autre sens (cf blog de nicoenasie), mais nous sommes preneur de plus d'infos et conseils à ce sujet :)
Nous aimerions poursuivre jusqu'à Bisotun en passant par Palangan, Kamaryan et Kandoleh (carte), en comptant environ 5 jours (?). Quelqu'un sait-il si la portion vallée d'howraman - Palangan est praticable ?
Enfin, nous rejoindrons des amis pédestres à Bisotun, avec lesquels nous aimerions voyager en bus (vers Ispahan, Yazd, Shiraz). Quelqu'un a t-il l'expérience du transport de vélos dans les bus iraniens ? Nous ne sommes pas bien grand donc notre tandem est (ou plutôt sera...) compact ^^Plus généralement, nous sommes preneur de toute information sur le voyage à vélo au Kurdistan iranien. Merci d'avance, et merci à tous les messages des précédentes discussions du forum sur l'Iran, qui nous ont déjà beaucoup aidé.
Je viens de traverser le Grand Kurdistan, dans le sens sud-nord ( Iran-Irak-Turquie ). Voici mes impressions de voyage. J'avais parcouru plus longuement le Kurdistan d'Iran à l'automne dernier. Les 3 parties de ce " pays symbolique " sont complètement différentes même si les Kurdes eux-mêmes se reconnaissent dans cette entité culturelle à part. L'Histoire les a divisés et le contexte géopolitique des dernières décennies fait que l'atmosphère varie très fortement d'un " pays hôte " à l'autre.
- IRAN.
- Itinéraire Orumiyeh-Oshnaviyeh-Piranshahr-Baneh-Marivan-Howraman-Paveh-Kermanshah à l'automne. Itinéraire Hamedan-Sanandaj-Marivan ce printemps. Magnifique de bout en bout, très montagneux.
- Impression générale excellente. Accueil fantastique partout. Une hospitalité exceptionnelle dans un pays attachant. Certainement la partie du Kurdistan où les contacts sont les plus riches. Parler persan aide beaucoup. Hôtels dans chaque petite ville. Camping sauvage possible et assez aisé, juste se méfier des bases militaires très nombreuses, surtout à proximité de la zone frontalière ( les Kurdes d'Iran et la frontière poreuse sont surveillés de très près par le pouvoir central ). Il en va de même pour prendre des photos. Le ravitaillement ne pose aucun problème, il est juste dur de pouvoir payer dans les épiceries. Certainement la partie du Grand Kurdistan la plus conviviale. Checkpoints assez nombreux, mais seulement 2 ou 3 contrôles de passeport. A ma deuxième visite ce printemps le quadrillage de l'armée était plus serré, la campagne électorale en cours y étant certainement pour beaucoup. Débriefing assez sec par la Sécurité à ma sortie au poste-frontière de Beshmakh.
- IRAK.
- Itinéraire Beshmakh-Suleymaniyah ( Slemani )-Dukan-Koya-Erbil-Soran-Barzan-Amedi-Zakho. 2 grosses semaines en tout. Entrée assez aisée, 1 mois de séjour gratuit, visa valide seulement pour la Région Autonome Kurde. J'ai dû acheter une assurance qui couvrait à peu près tout, sauf mon suicide éventuel ( 5000 IQD. 4 $ ).
Route là encore très belle, surtout la seconde partie d'Erbil à Zakho par les montagnes du nord le long des frontières iranienne et turque. Pour des raisons évidentes il est fortement conseillé de rester au large de Kirkouk et Mossoul, j'ai donc emprunté des itinéraires alternatifs.
- Impression générale très bonne, malgré le contexte. Tranquillité presque irréelle, si proche de zones de conflits très durs. Checkpoints partout, mais les Peshmergas qui en sont responsables m'ont paru très professionnels. Aucune fouille, juste les questions d'usage. L'armée kurde est pro-occidentale, comme la quasi-totalité de la population, ce qui change complètement la donne aux contrôles par rapport à l'Iran et surtout la Turquie. Accueil plus réservé et distant qu'en Iran, mais toujours très respectueux. Les invitations spontanées à passer la nuit à la maison sont plus rares qu'en Iran. On parle kurde d'abord, arabe et persan ensuite, surtout chez les plus anciens. Comme en Iran les gens sont très fiers de leur culture. Anglais avec certains jeunes ou les Kurdes de la diaspora. Ravitaillement aisé, partout, le moindre petit village a son épicier. Bivouacs assez aisés et sûrs, j'ai beaucoup utilisé les aires de pique-nique à l'extérieur des villes. Hôtels bon marché près des bazars des villes, environ 20000 IQD ( 15 $ ) la chambre simple.
- TURQUIE.
- Itinéraire Ibrahim Khalil-Silopi-Cizre-Hasankeyf-Batman-Tatvan-Van-Muradiye-Ercis-Agri-Kars. Entrée en Turquie très tendue, on m'a baladé d'un bureau à l'autre avant de m'admettre. La frontière est impressionnante. L'armée m'a obligé à modifier mon itinéraire à 2 reprises : à Cizre ( impossible d'aller plein nord vers Siirt et Tatvan ) et au nord de Muradiye, le long de la frontière iranienne pour rallier Dogubayazit ( tank qui barre la route sous le col, demi-tour intégral ).
La route de Silopi à Cizre longe directement le Tigre, la frontière syrienne est à 100 m de l'autre côté du mur protecteur construit récemment. Certains tronçons sont clairement très inconfortables à 15 km/h.
Beaucoup de zigzags donc pour progresser lentement vers le nord, mais là encore paysages de montagne sublimissimes au printemps.
- Impression générale terrible. La Turquie va mal, le Kurdistan encore plus. Le conflit ouvert et frontal de 2015-2016 est terminé mais la situation reste explosive. Silopi, Cizre et Midyat sont devenues des villes-garnisons. La vie a repris, mais sous contrôle ( patrouilles militaires incessantes ). Checkpoints secs partout jusqu'à Batman au nord, ensuite la zone est toujours très militarisée mais les contrôles s'espacent. En général vérification du passeport et aval demandé par téléphone à la hiérarchie. 2 fouilles complètes, tout y est passé, photos, ordinateur, cartes, notes de voyage. La paranoïa règne, à mon avis plus la peur du journaliste que du sympathisant pro-PKK. Voir l'histoire de l'arrestation de Mathias Depardon à Hasankeyf. J'ai évité de faire mes pauses près des bases et fortins militaires, mais pas facile tant ils sont rapprochés. Eviter de prendre des images, une évidence. Ravitaillement aisé, comme partout en Turquie. J'ai très peu campé, là encore une évidence. Seulement 2 ou 3 fois par obligation. Hôtels bon marché dans chaque ville.
Les Kurdes du coin sont très fermés, les sourires sont rares. On m'a regardé passer avec circonspection, voire suspicion. Les échanges furent très limités ( mon turc l'est ), le Ramadan en cours n'a pas aidé non plus. Se méfier des jeunes bergers, souvent à la limite de l'hostilité. Idem pour leurs clébards.
Tableau assez sombre donc, mais telle est la Turquie de 2017.
Contrairement a ce qui est ecrit dans le lonelyplanet iran, ce passage frontiere n est pas reserve aux locaux (ou plus en tout cas)
Je l ai passe le 29 septembre 2013 seul, a pied, en moins d une demi heure, tres facilement.
Visa pour le Kurdistan irakien de 15 jours gratuit
Ne pas hesiter donc, si certains se posaient la question!
Bonjour,
Je suis actuellement en Turquie et je vais continuer mon periple en direction de l'Iran. L'hiver approchant, j'essaie de trouver la route la moins montagneuse. On m'a parle d'une route traversant le Kurdistan irakien qui semble moins montagneuse, mais je ne veux pas la faire a tout prix. Quelqu'un a-t-il des infos concernant cette route? (Distance, frontieres, visa, securite...)
Nous prévoyons de partir dans la région autonome du kurdistan Irakien pour une dizaine de jours.
Est ce qu un visa est délivré à l'aéroport d'Erbil pour les citoyens de l UE ? Quel est son prix ?
Je sais qu'un visa de 10 jours est délivré à la frontière entre la turquie et la province du Kurdistan, mais je n'ai aucune info sur l'aéroport d'Erbil.
Est ce que la limite de 10 jours "imposée" par ce visa peut être prolongée ?
A t'on besoin d'une lettre d'invitation ?
Doit on effectuer des depistages sanguins, quels qu'ils soient ?
Je sais que ce type de visa ne permet uniquement les déplacements dans la province du Kurdistan.
Bref, toutes les informations concernant ce visa et sa "délivrance" me seraient utiles😉
D'avance merci pour vos réponses.
Quelqu'un sur le forum a-t-il été en Iraq récemment (ces deux dernières années)?
Peut-on facilement accéder à Bassora (Basra) depuis l'Iran (la frontière n'est qu'à 40 km)?
Le passeport irakien est-il facile à obtenir depuis l'Iran? Combien coûte-t-il?
Est-ce que la région de Bassora est dangereuse? Quelle route prendre?
Voyager dans le désert (hors route) est-il dangereux (mise à part la chaleur et le soleil)?
De retour de 3 semaines de ballade au Kurdistan d'Iraq, voici quelques infos utiles je l'espère à ceux/celles qui voudraient se rendre dans cette région, car elle est magnifique (nature sauvage, hautes montagnes, vallées, gorges, torrents, ... ce pourrait donc être le royaume de la randonnée/trekking).
Arrivée (via Vienne/Austrian Airways) à l'aéroport tout neuf d'Erbil, la capitale (également appelée "Hawler") du Kurdistan. Visa gratuit de 10 jours automatiquement attribué, dont l'extension se fait facilement et gratuitement dans les centres d'Iqama (résidence) tant à Erbil qu'à Soulaymaniyeh par ex. Sécurité renforcée à l'aéroport, d'où navette de bus à prendre pour récupérer un taxi etc. à qq kms de là. A visiter notamment : la citadelle, les mosquées, les parcs, le bazar. Noter que ce visa n'est valable que pour le Kurdistan proprement dit (aux frontières qq peu indéfinies...), et donc qu'aller en Iraq proprement dit est supposé interdit (j'ai néanmoins fait le trajet Erbil/Sulaymaniyeh en taxi collectif via Kirkouk sans pbs).
Circulation/s'y déplacer : très facile, le pays est petit, de nombreuses routes et/ou autoroutes en bon état. Taxis collectifs pour toutes les directions ou presque. Malgré une mauvaise réputation en matière de conduite automobile, n'y ai croisé qu'un seul accident grave. De très très nombreux check-points, absolument partout : le touriste y est bien accueilli, son passeport et son trajet parfois demandés. Le gouvernement du Kurdistan autonome est assez obsédé par la sécurité.
D'une façon générale, le Kurdistan regorge de sites chrétiens exceptionnels (églises, monastères, couvents, ... notamment à Karakosh, Al Qosh/Raban Hormez, ... ) d'une grande beauté et relevant de divers courants (chaldéen, syriaque, catholique romain, ...) où l'on parle le syriaque, le chaldéen, et l'araméen ; en sus de quelques sites clairement zoroastriens.
Le Kurdistan autonome est devenu une terre d'accueil pour les chrétiens d'Iraq (également pour les musulmans chiites comme sunnites d'Iraq, comme aussi pour bcp de Kurdes d'Iran venus s'y réfugier aussi). C'est donc, du fait de la stabilité politique et sécuritaire actuelle, une mosaïque de peuples d'origine et de religion et de langues diverses (kurde, arabe, farsi, ...), vivant apparemment en bonne intelligence. Deux partis politiques tiennent littéralement le pays : le PDK de Barzani, et l'UPK de Talabani. Un 3ème parti, le Gorran, tente de renverser cet état de fait (d'où près de 2 mois de manifs parfois violentes à Sulaymaniyeh).
Les régions les plus belles sont selon moi les suivantes :
- les montagnes et vallées entourant Suleymaniyeh (où est d'ailleurs localisée une ONG très active s'occupant, pour tout l'Iraq, de préservation de la nature, faune et flore, et oiseaux avec les meilleurs ornithologistes de l'Iraq - www.natureiraq.org). Malheureusement, les Kurdes -- qui adorent les piques-nique -- jettent leurs ordures partout, ce qui gâche quand même sérieusement les paysages, les cascades, les torrents etc. (il a beaucoup plu pendant mon séjour, les fleuves et rivières étaient gonflées, et l'herbe haute couverte de fleurs de toutes couleurs -- c'était donc magnifique).
- la région de Zakho/Amadia au nord.
- toute la région le long de la frontière iranienne : zone de Qandil tenue par le PKK turc qui peut d'ailleurs être interdite d'accès, puis route remontant vers Rowanduz, et route allant jusqu'au point frontière de Hajj Omran avec l'Iran et de laquelle on a une vue sublime sur la chaîne de montagnes enneigées.
- la région de Barzan au nord, transformée en réserve naturelle depuis des années (sortes de chamois que nous n'avons pas vus, oiseaux de proie, ...), hautes falaises, gorges, etc.
Les Kurdes sont généralement plutôt accueillants, quoique assez réservés. A défaut de parler le kurde, parler l'arabe est un avantage malgré un contexte politique peu favorable. L'anglais y est un peu pratiqué surtout chez les jeunes, et de nombreux Kurdes ont fait de longs séjours en France (ref. période Danielle Mitterrand/Kouchner etc). La barrière de la langue peu malgré tout être problématique.
Les taxis respectent les tarifs locaux. La nourriture y est bonne et fraîche (viandes, salades, etc), et assez peu onéreuse, et les alcools en vente libre. Le problème majeur partout rencontré se focalise sur les hôtels : les villes etc. regorgent d'hôtels, construits à la va-vite et tous aussi moches et peu accueillants les uns que les autres, pratiquant des prix absolument prohibitifs quotés en dollars U.S. Le prix de la moindre chambre d'hôtel, moche etc. mais généralement propre, démarre à 50 $, sinon 70 ou 80. Un bon hôtel à Erbil sera à 150 $... Le tout en raison d'une économie, me semble-t-il, en devenir sinon factice car découlant de la rente pétrolière perçue par le Kurdistan (les abords des villes sont donc constellés de constructions en tout genre, y compris tours gigantesques, dont les travaux sont clairement arrêtés, mais qui ont définitivement gâché le paysage et l'environnement).
Dernier point : c'est une région sans touristes... (n'ai recontré qu'un seul couple de touristes !).
Voilà ! Si besoin d'infos complémentaires, ne pas hésiter à me les demander.
Je pars en septembre, destination Kurdistan pour 8 jours, puis Iran via frontière terrestre (Piransharhr).
Pour le Kurdistan, pas de pb, je peux obtenir facilement le visa.
Par contre l'Iran, il semble sur le site de l'ambassade (http://www.amb-iran.fr/fr/consulat/visa.htm) qu'il faille laisser ses empreintes digitales... donc se rendre à Paris... Pas très pratique depuis toulouse.
Y a-t-il d'autres moyen d'obtenir le visa ?
Est-ce possible d'initier la procédure sur place, et de le récupérer à Erbil au Kurdistan (ou ailleurs, ou par courrier) ? Je ne passerai pas par Téhéran car je ne prends pas l'avion.
Combien de temps faut-il prévoir pour l'obtention ?
Quelques infos sur le passage du point-frontière de Bashmagh entre l'Iran et l'Iraq -- en fait, les 2 Kurdistans entre Sanandaj et Penjwin/Suleymaniyeh -- effectué le 1er mai :
Belle route de montagne de Sanandaj à Marivan, environ 2 h 30 en voiture (noter qu'une liaison de bus existe entre Sanandaj et Suleymaniyeh, départ 8 h le matin, arrivée 17 h...). A une dizaine de kms au nord-ouest de Marivan, on débouche sur une grande cuvette entourée de montagnes, formant le point-frontière de Bashmagh dont les bâtiments et routes non asphaltées sont encore à divers stades de construction/finition. On se retrouve donc plongé dans un gigantesque bazar de camions en tout genre, comme de véhicules privés et de taxis comme de piétons, circulant en tous sens, et semble-t-il sans régulateur apparent de la circulation ni plan d'ensemble visible. Vent fort et poussières en tout sens, pollution maximale, bruit infernal, ... Un camion d'arrosage est passé, pour stabiliser la poussière, transformant ce dédale en constellation de flaques et de mares de boue dans lesquelles les individuels traînent leurs valises, leurs familles, etc. Arrivée vers 14 h, je n'avais plus qu'une envie, en sortir au plus vite !
Passage très rapide côté iranien, une bonne âme ayant passé mon passeport à un policier qui avait ouvert la fenêtre de son Algeco... Côté iraqien, et grâce à ma maîtrise (imparfaite) de l'arabe, un policier me montre quelque part dans le lointain un drapeau iraqien flottant dans le vent en haut d'un bâtiment et me dit de m'y diriger. Arrivée là, longue queue debout en plein soleil devant le bâtiment, et je finis par rejoindre un groupe de femmes car elles sont autorisées à doubler tout le monde. Collecte d'une vingtaine de passeports à la fois, attente dans une salle climatisée, quelques questions (êtes-vous journaliste, où allez-vous ?, ...), biométrie de l'œil, puis visa gratuit de 15 jours accordé (nota : ce visa, quoique iraqien, n'est valable QUE pour le Kurdistan -- l'Iraq même, yc Kirkouk, Mossoul, sont donc interdits d'accès).
Puis chargement dans un pick-up collectif des bagages et des personnes pour franchir les 400 m de sortie du point-frontière (coût/p de 1000 Iraqi Dinar/ID -- 1 euro = environ 1670 ID), que l'on peut aussi faire à pied. Puis discussions pour un nouveau véhicule collectif (coût 2000 ID/p), conduisant les passagers à 10 kms de là, à Penjwin. A la station de taxis de Penjwin, nouvelles discussions pour un taxi individuel à destination de Suleymaniyeh-centre ville (et non la station de taxis), coût 35.000 ID.
Durée totale de passage de ce point-frontière ce jour-là : environ 2 h 30 (un voyageur français rencontré ultérieurement m'a dit l'avoir passé beaucoup plus rapidement et plus tard le soir, car moins bondé de monde).
Pour les véhicules, notamment en plaques non iraniennes ou iraqiennes (et je n'en ai vu aucune), cela doit certainement prendre des heures, dans un sens comme dans l'autre...
Tout ce que nous avons pu lire sur ce forum nous donne sacrément envie de passer au kurdistan irakien mais plus personne n'écrit là-dessus, plus personne n'y va ?
Nous avons entendu dire que Daesh commencerait à occuper les lieux, quelqu'un est-il au courant de quelque chose ? merci d'avance
Bonjour à tous et à toutes ! Donc comme mon titre l'indique, j'aimerais faire en solo le Kurdistan Irakien, un voyage que je veux faire depuis un bon moment mais voilà, je me questionne sur la sécurité en sachant que je ne trouve pas énormément d'infos sur internet.
J'aimerais partir une dizaine de jours fin juillet 2019 donc seul et pour cet endroit je prendrais je pense un guide avec moi.
Donc ma question:
Est-ce que ça craint de se rendre au Kurdistan Irakien et seul ?
Je prévois un voyage au Kurdistan Irakien avec un amie en avril. Nous y rejoindrons un ami qui travaille (et vit à Erbil) donc pour l'hébergement de ce côté là, c'est assuré.
Quelqu'un aurait des infos sur l'évolution de la sécurité là-bas dernièrement? Ou connaîtrait un site ou on peut suivre ça?
J'aimerais faire de la rando..... Si quelqu'un connaissait une personne ressemblant de près ou de loin à un guide anglophone (ou francophone! 😎) cela ferait mon bonheur.
Question guide papier, j'ai vu que dans le Lonely Planet Middle East ils avaient quelques pages sur le Kurdistan irakien, peut-être connaissez-vous d'autres références?
Hello... nothing new for several
years now...
Can you go there independently from the rest of the country? Any recent experiences, either in Kurdistan or the rest of Iraq?
Thanks a lot
Il semble, si j'en crois les récits qui paraissent sur les forums concurrents mais amis, que l'escapade en Irak, dans le nord kurde autonome - depuis la Turquie soit une chose possible, voire assez courante...
Quelqu'un ici peut-il témoigner d'un tel voyage ?...
J'aimerai savoir si le passage de la frontière Iran-Irak est possible en ce moment ? Si il faut privilégier un post frontière plutôt qu'un autre ? Enfin plus globalement avoir des renseignements sur le passage de cette frontière.
Bonjour,
Je reviens d'un magnifique voyage de 2 mois au Moyen Orient. Je souhaite partager avec vous cette experience unique.
Je suis partie, en compagnie de ma soeur, d'Istanbul en Turquie pour finir en Terre Promise à Jerusalem, en passant par le Kurdistan, l'Iran, l'Irak, la Syrie et la Jordanie.
Ce fut un voyage exceptionnel, d'une très grande intensité émotionnelle et humaine. Et il vrai que le retour en France est plus que difficile.
Pour vous donner une ordre d'idée sur ce voyage : ce fut un trip en mode "à l'arrache", on n'avait rien préparé, rien réservé si ce n'est la demande du visa iranien demandé 1 mois avant le départ. Pour vous dire, c'est qu'au début, on voulait rallier l'Inde en passant donc par la Turquie, l'Iran et le Pakistan, mais comme nous n'avons pas pu obtenir le visa pakistanais à Téhéran, on a décidé de rejoindre Israel par l'Irak puis Syrie, Jordanie.
on n'avait pas non plus prévu de vol retour, ce qui nous a laissé le temps de poursuivre notre voyage tant qu'il y avait du budget. Et sur ce point, on a vraiment fait fort car on a dépensé environ 1000 euros chacune tout compris avec les vols et les visas. En fait, on a voyagé beaucoup en stop meme en Irak et on a dormi à la belle étoile (en Iran notamment) et chez l'habitant. le stop marche très bien dans ces pays là surtout en Syrie-Jordanie-Isarel, mais il est vrai que pour 2 filles c'est un peu dangeureux en Iran et Irak. On a eu une experience de tentative de viol au Kurdistan irakien...
Ce fut quand meme incroyable de pouvoir rallier l'Iran à la Syrie par le Nord de l'Irak...on était les seuls touristes là bas et on a fait des rencontres incroyables....à l'aventure !!
Je pourrais vous parler des heures de ce voyage, de l'hospitalité irannienne, des puits de pétrole irakiens, de la beauté de Palmyre en Syrie, des couleurs du Wadi Rum en Jordanie ou du sionisme en Isarel, donc si vous voulez avoir un apercu de ce trip, vous pouvez lire mon carnet de voyage et voir qq photos sur mon blog :
www.anouck.new.fr dans la partie voyage 'middle east'.
Si vous avez des questions pratiques 'visa, vols, bons plans, bonnes adresses...' n'hésitez pas à me questionner.
Bonjour,
Je suis Laurence, journaliste pour une agence de presse. Je suis en train de préparer un sujet sur les voyages atypiques. Nous souhaiterions suivre notamment une personne allant en Irak ou en Afghanistan pour du tourisme ou pour traverser le pays. Si vous connaissez des gens ayant un tel projet ou si vous même vous tentez l'aventure, pourriez-vous me contacter pour me donner quelques informations?
Je reviens tout juste d'un séjour de 11j en Irak.
Lieux visités : Bagdad ; Madain ; Najaf ; Kufa ; Kerbala ; Babylone ; Nasiriyah (notamment Ur) Bassorah ; passage par les fameux Mesopotamian marshes ("les marécages de basse mésopotamie").
Mes premières impressions : voyage tout simplement incroyable, le quotidien y est vraiment très différent de la perception que l'on peut en avoir en occident. La vie poursuit son cours dans cette partie de l'irak de Bagdad jusqu'à Bassorah. Il est impressionnant de voir les terrasses pleines de monde à Bagdad du jeudi soir jusqu'au samedi ; les familles sont de sortie, on peut assister à différents concerts dans les rue de la capitale. Au délà de cette première description "idyllique", il y domine une certaine tension : au delà simplement de la zone verte, les différents quartiers sont barricadés (séparation par des checkpoints des quartiers Chiites et Sunnites) ; multiples contrôles, checkpoints avec fouilles minutieuses, par exemple entre les quartiers d'Adamiyah et Kadhimiya. Dés que vous entrer dans une zone très fréquentés à Bagdad comme la mosquée Al-Kadhimiya, des checkpoints sont installés dans chaque rue entourant ce fameux site religieux. Il en est de même dans le reste du pays comme à Najaf ou Kerbala. La présence militaire y reste élevée, notamment dans des lieux comme Madain (avec un centre religieux chiite en plein milieu d'une zone sunnite). En terme de ressenti (appréciation toute relative et personnelle), je me suis senti davantage en sécurité, que par exemple lors de précédents séjours en Afghanistan ou au Yémen. Il est impressionnant de voir les convois de milices chiites partant vers le front sur la route de Najaf vers Samarra ou Ramadi. De même j'ai pu assister au retour des morts lors des combat vers Najaf, pour présentation des corps au Mausolée de l'Iman Ali avant de procéder à l'inhumation : procession intense et émouvante. Les sites historiques comme celui de Babylone sont étape indispensable lors d'un séjour en Irak. Le site est malheureusement négligé et a souffert de dégradation depuis l'invasion américaine de 2003. Il reste cependant merveilleux et celui-ci doit cacher encore de multiples merveilles : les fouilles n'ont jusqu'à présent été menées que sur 10% de l'ancienne cité de Babylone ! Concernant la circulation sur les principaux axes du pays : le réseau routier y est excellent : nombreuses autoroutes héritées de l'ère Saddam en très bon état ; bien entendu avec de multiples checkpoints. J'ai été notamment surpris de constater la nuit une circulation relativement dense.
Voilà quelques premières impressions en vrac sur mon séjour en Irak que je compléterai par la suite. Ci-joint également quelques premières photos - elles figureront toutes sur ma page perso d'ici deux semaines (www.llukasz.com).
A bientôt ! 😉
Lukasz
je suis actuellement a erbil dans la region autonome du kurdistan d irak
region calme depuis des annees et des annees, comme relate dans ce forum de nombreuses fois
MAIS hier il y a eu 5 attentats plus des tireurs isoles, le nombre de morts et blesses n est pas connu pour linstant, mais meme si les gens continuent la vie quotidienne la police et l armee sont sur les dents, nombreuses routes barrees en ville, des big bags de sable en travers des avenues etc
donc si vous aviez planifie de venir ici ces jours ci, a reconsiderer...
plus d infos et de compte rendus a mon retour
Avec un ami nous avons pour objectif de rejoindre une amie qui travaille en tant que expatriée à Erbil. Celle-ci nous accueille les bras ouverts et selon les récits de voyages que j'ai pu lire sur Internet et notamment surs ce forum, ceux qui sont allés au Kurdistan irakien reviennent ravis.
Néanmoins, nous avons peu d'argent et puis nous aimons bien voyager. L'idée donc de faire un Paris-Erbil direct en avion est exclue.
Nous allons donc atterrir en Turquie, probablement à Ankara et continuer la route en stop jusqu'à Erbil.
Je voudrais donc vos avis et expériences. Si je me réfère au site du ministère des affaires étrangères passer par le Kurdistan turque est extrêmement dangereux à cause de la reprise des hostilités entre le PKK et l'armée turque. Si je m'en réfère à certains récits sur Internet, tout roule, il n'y a pas de risques.
Bonjour,
j'aimerais me rendre à kerbala en irak pour une durée de 2 semaines environ . Je pense atterrir à Erbil et voyager par la route depuis là.
1. Comment passer du kurdistan irakien à l'irak? faut-il nécessairement un visa (que je n'ai pas car beaucoup trop compliqué) ou est-ce possible de voyager sans visa depuis Erbil
Sinon comment trouver un visa sur place?
2. y-a-t-il des tips et conseils important pour le voyage?
Hi everyone, I’m married to a Kurd from Iraq, and we’re heading to Kurdistan in November with our two-and-a-half-year-old son. Even though I’m really excited about this trip and happy to go, I’m a bit nervous because as a European woman, I feel like there’s nothing to do and I have this image of a dangerous country… To put my mind at ease, I’d love to chat with other Europeans who’ve been there. Thanks! !
Je dois aller quelques jours à ERBIL et j'avoue avoir beaucoup de mal à trouver une information correcte quant aux démarches à effectuer et aux documents à avoir avec soi.
Concrètement, les échos que j'ai avec des gens sur place me laissent comprendre qu'il n'y a pas besoin de VISA (ou que le VISA est délivré à l'aéroport). Mais si on regarde sur les sites officiels (voire aussi auprès de l'ambassade d'Irak en France) le discours est différent : il faut un VISA et c'est long et compliqué.
il semble qu'il y ait une vraie différence dans les conditions d'entrée entre l'Irak et le Kurdistan Irakien autonome.