Discussions similar to: Nos récits Éthiopie
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Voyage Kenya - Éthiopie - Yémen sur 3 mois
Bonjour a tous! Je souhaite, dans la mesure du possible, faire un voyage au Kenya, puis en Ethiopie (et pourquoi pas aller au Yémen aussi)tout cela sur trois mois...je souhaite voyager pour découvrir les cultures, la nature etc ... je voudrais pour cela être logée chez l'habitant le plus possible... j'aimerais aider en association ou faire du genre de wwoofing pendant un temps...en fait j'ai plein d'envie! Je souhaiterais avoir des conseils de personnes parties voyager sans trop d'argent, logeant chez l'habitant... Les conseils d'autres voyageurs sont aussi les bienvenus! Merci d'avance
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Nord Éthiopie enceinte
Bonjour, mon compagnon et moi prévoyons de voyager 10 jours dans le nord de l'Ethiopie au mois de juillet. Je serai enceinte de 5 mois. Nous nous sommes renseignés pour voyager avec un guide et un chauffeur. Pensez-vous que les conditions d'hygiène (hôtel, nourriture) et de sécurité (y compris l'état des routes) me permettent de voyager dans cette région? Merci pour vos conseils!
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Bilan de cinq semaines en Éthiopie
Bonjour,

Étant donné que l'Éthiopie n'est pas le pays le plus visité par les routards, j'aimerais faire un bilan à ceux qui désireraient visiter un jour ce fabuleux pays. Notez que le guide Le Petit Futé est davantage à jour que le Lonely Planet et que les informations sont plus pertinentes et plus à jour selon nous.

Voici nos conseils et impressions.

ADDIS ABEBA: - Nous avons séjourner à l'hôtel Taitu, bon rapport qualité/prix pour les chambres à l'arrière. Un bon restaurant qualité/prix, surtout les buffets. Il y a wi-fi, ce qui est génial. - Nous n'avons pas aimé Addis: trop polluée et beaucoup trop de sollicitation. Nous ne traînions rien sur nous, mais la balade n'est pas agréable surtout au centre. Ça dépend des gens, mais les scènes de profonde détresse humaine nous ont boulversés.

LAC TANA: - Nous avons fait du camping à l'hôtel Gihon près du bord du lac. Avec la tente, c'était peu coûteux. Le resto est moche et les balades sur le lac ne sont pas épatantes (pour les monastères), c'est notre avis. Toutefois, nous aimons bien l'ornithologie et nous y avons vu de superbes oiseaux.

GONDER: - Nous n'avons pas visité le château, mais nous avons entendu des bons commentaires. - Il est possible de faire du camping pour 1-2 Euro (voir Petit Futé).

DÉBARK - Ville très pauvre, mais les habitants sont sympas. Nous avons organisé nous mêmes notre trek qui nous a coûté 2 fois moins cher que par une agence à Gonder. Nous n'avons qu'un scout qui est obligatoire que le parc des Siemens.

Parc national des Siemens - À ne pas manquer, complètement génial. Des randos peuvent être organisées de 3 à 5 jours (et plus). - Nous n'avions pas de Jeep, mais nous avons rencontré des gens qui ont pu nous apporté au camp Sankaber pour commencer le trek et nous avons fait du stop sur le route pour revenir en négociant notre prix même si faire du stop serait "illégal" sur cette route.

AXOUM - Nous n'avons pas été enchantés par les sites historiques, mais la ville est sympathique. C'est intéressant cette région pour connaître davantage la culture du Tigray. - Hôtel The ark, pas cher et superbe. Resto pas génial. Le mieux que nous avons trouvé est l'hôtel Africa pour manger, sinon, il y a les gargottes.

MÉKÉLÉ - Ville étudiante et plus riche. Tranquillité, enfin! Nous avons attendu 2 jours pour trouver d, autres voyageurs afin d'organiser la dépression de Danakil et l'Erta Ale, mais nous n'en avons jamais trouvés. Nous sommes donc allés au Danakil sans voir le volcan...🙁 Il faudrait écrire d'avance sur des sites comme celui-ci ou le Lonely Planet pour se jumeler avec d'autres routards pour partager les frais qui sont élevés étant donné le peu d'achalanage, surtout style routard.

LALIBELA - Superbes sites historiques à ne pas manquer. Ambiance incroyable surtout tôt le matin lorsqu'il y a les prières et les chants.

Parc national des monts Balé - Situé en haute altitude (4000 m), les monts Balé sont un lieu splendide, sorti d'une grande plaine de plantes nordiques sur le plateau. Ça vaut le détour, mais il faut être équipé de sa tente et d'un bon sac de couchage. Vaut mieux se grouper pour partager les frais, car le parc nous oblige à louer un cheval pour le transport des gros baggages des guides et les nôtres. Rien à faire, nous avons essayé de les convaincre de porter notre gros sac et ils ne voulaient rien savoir. - Il vaut mieux se rendre à l'entrée du parc pour organiser son séjour. Il est possible de réaliser une grande boucle, mais aussi de ne pas la faire en sortant vers Goba et en faisant du stop sur le chemin. Un bus ou une camionnette vous prendra bien moyennenant une petite somme. - À l'entrée du parc, il y a un dortoir très bien et peu coûteux.

Voilà! Bon voyage!
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Difficile Éthiopie...
Bonjour, Nous venons de passer sept semaines en Ethiopie ; voici la conclusion du journal écrit par Christine (elle peut vous l'envoyer si vous nous le demandez) :

"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur. En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi. En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes. Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable. En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable. Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer. Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs. Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas. Je suis montée dans l'avion avec soulagement. Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera. Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage. Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.

Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit... Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."

A bientôt
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Belle Ethiopie
Croyant avoir déjà tout vu, je suis tombé en extase devant la beauté de l'Ethiopie. Est-ce le fruit de mon imagination ? Est-ce que j'exagère ?

Merci aux routards confirmés connaissant l'Ethiopie de me donner leur avis.
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Visites des "tribus" en Afrique et dans le monde en général
je me pose la question sur les visites aux "tribus" en afrique et dans le monde en general nicolas hulot a ete le premier a faire des emissions a grande ecoute sur la vallee de l omo les himbas les san et autres nous donnant l impression a l epoque que tout ca n etait pas accessible maintenant ca l est des flopees de touristes defilent tous les ans a travers ces musees humains on va se faire les himbas visiter les villages san les autorites des pays interesses se foutent de ces minorites qu ils aimeraient voir disparaitre l afrique en "marche" ce n est pas ces sauvages mais bon si ca amene des touristes pourquoi pas demande t on a ces gens si ils veulent nous voir parce que on les payent d une certaine facon argent petits cadeaux produits de premiere necessite, notre necessite je ne suis pas donneuse de lecons j etais en equateur il y a 30 ans dans les marches ruraux mais je n ai pas ose prendre de photos etant les seuls touristes j etais genee j ai ete dans la vallee de l omo il y a 25 ans quand le to m a dit qu il fallait se munir de billets de 1 birr pour prendre les photos alors la c etait le pompon j admire l inde qui pour des raisons que j ignore interdit l acces a une partie des andaman ou vivent des gens de l age de pierre je prone l interdiction de certaines zones de cette planete y compris l antarctique je ne suis pas militante mais j ai beaucoup voyage depuis 16 ans au botswana je ne bouge plus
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Retour d'Ethiopie - 12 jours au nord du pays en octobre 2016
Hello tous,

Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos

Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉

Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA

Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.



Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».



En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.

Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.

A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …

L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.

Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪

Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....

















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Voyage en Ethiopie
hello les aventuriers

j'ai décidé de voyager en ethiopie vers le mois de septembre.j'ai entendu que c'est un super beau pays. j'aimerai avoir le temoignage de ceux qui ont été la-bas. j'attends vos conseils avec impatience Anysia
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Visite du sud de l'Éthiopie
Bonjour à tous,

Je retourne pour la seconde fois en Ethiopie, lors de mon premier voyage j' ai pu visiter les grands sites du nord de l' Ethiopie. Ce fût pour moi un de mes plus beaux voyages !

Cette fois je souhaite " explorer " un peu le sud en sachant que je ne dispose que de 2 semaines ...

Autre handicap, je suis allergique aux tours opérateurs et souhaite au maximum découvrir par moi même ces villages et c' est là le problème, il parait très difficile de rencontrer ces minorités ethniques sans préparation ...

Que pensez vous d' Arba Minch comme point de départ ? me sera t il possible d' utiliser les transports en commun pour visiter Konso et Turmi ?

Avez vous un autre endroit à me conseiller ? au niveau du temps le mois de Mai est il le bon moment pour visiter cette région ?

Je suis impatient de recevoir un peu d' aide de votre part, je n' ai pas trouvé beaucoup d' informations sur internet .

Merci

Sacha

Merci d' avance
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Éthiopie: locaux et "harcèlement"?
Hello,

Nous hésistons à partir en Ethiopie cet hiver. Mes craintes sont, aussi au regard de mes précédents voyages (en l'occurence plutôt en Afrique de l'Ouest), le rapport avec les locaux. J'ai bien supporté l'Inde, énormément aimé le Rajasthan mais évidemment particulièrement aimé le côté plus relaxant du Tamil Nadu ou autres zones où la confiance règne et où le rapport avec les locaux est, pour ainsi dire, très horizontal. Je tiens vraiment à ça. Je supporte bien les aspects "quémandeurs", mais moins l'absence de confiance et ai tout de même envie de me détendre.

Merci!
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Ethiopie: retour au pays "habesha"
Messieurs les modérateurs prière de laisser ce message dans les "carnets de voyage " Éthiopie: retour en pays Habesha Citer | Répondre

NICE -ROME TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)

16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés .... J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"... Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale ! Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit . L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ... Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ... Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ... Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ... Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ... Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo 40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ? C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ? les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ... Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute ! Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...

Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...

Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées . Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif ! Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles . Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me ! Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ... On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs ) Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ... Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus ! Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore ! Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ... Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin ! Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs ! La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ... Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ... Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ). Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !

ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel !

Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur ! Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job ) Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops " Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ? Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ... J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ... Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette . Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud . Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici ! On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici . Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela . J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ... Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ... Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois . Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ... Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ... Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour . Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
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Merveilles d'Abyssinie
Au moment de Noël 2019, c'est l'occasion de me faire un cadeau. Je fouille une nouvelle fois dans mes rêves d'enfant et l'Abyssinie sort de mon chapeau. Toute la magie à l'évocation de ce nom me revient en pleine face : Les hauts plateaux, le loup, la reine Saba, Salomon, Lalibela, l'homme aux semelles de vent ... Et puis je ne suis plus allé en Afrique depuis 2011. Cela me manque. C'est décidé, j'irai en Ethiopie avant la saison des pluies. Je peux poser 2 semaines de vacances après le 7 mars.

Je me rapproche d'une agence avec qui je définis un itinéraire classique dans le Nord du Pays qui sera affiné grâce aux renseignements et conseils glanés sur ce forum. Je précise que je me mets bien avec un 4x4, un chauffeur et un guide francophone.

Le 9 mars, je suis donc à CDG dans la file d'enregistrement du vol Ethiopian Airlines avec mon sac léger : quelques affaires, quelques médicaments, du saucisson sec et des pastilles Ricola à l'orange, le livre l'Abyssin de Ruffier, le guide Olizane, et mon smartphone ( je regrette de ne pas avoir pris un vrai appareil photo !!!) . J'ai aussi un bon paquet de tshirt et sweat, des paquets de stylos qui alourdissent mon bagage mais qui feront nombre d'heureux sur les routes des hauts plateaux.



Le 10 mars au petit matin, après avoir changé des euros au rutilant terminal international de l'aéroport d'Adis , je rejoins le terminal des vols domestiques, moins rutilant. Je cherche un peu pour rejoindre ce terminal, je repasse par les contrôles de sécurité par lesquels je viens de passer mais cette fois ci à l'envers.



Et j'attends mon vol pour Lalibela. Attendre, c'est aussi ce que j'aime en Afrique, cette conception du temps tellement différente de la notre. Je m'y cale rapidement et éprouve une certaine joie à contempler tantôt le monde extérieur, tantôt mon monde intérieur. Je dois contempler trop longtemps une jolie jeune fille. Quelques minutes après, elle vient briser mon silence et s’asseoir à coté de moi. La salle d'embarquement se vide, le vol pour Baher Dar va décoller. Ma jolie voisine reste, elle habite Lalibela et va prendre comme moi le prochain vol.

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Nord de l'Ethiopie: entre émerveillement et déception...
Nous voici fraichement rentrés d’un voyage de 15 jours en Ethiopie. J’avais lu des carnets avant de partir(ceux de Max et de Michant en particulier, d’autres également et tous agrémentés de belles photos), je vais donc en rédiger un qui ne sera sans doute pas très original, mais vous y trouverez mes impressions , quelques détails d’ordre plus pratique et bien sûr des photos. Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir ce pays. Nous n’avons pas une grande connaissance de l’Afrique ayant surtout voyagé en Asie et sur le continent Américain. Mais nous nous sommes quand même rendus au Kenya, en Tanzanie, en Namibie et au Zimbabwe. C’est important de le préciser car nous avons souvent comparé notre ressenti en Ethiopie par rapport à ce qu’on avait vécu dans ces autres pays d’Afrique. J’ai personnellement trouvé le voyage en Ethiopie plus difficile. On dit souvent que l’Inde ne peut laisser indifférent. On aime ou on déteste. C’est un peu la même chose au sujet de l’Ethiopie. On en revient pas indemne. Pour ma part, il y a eu des moments où j’ai adoré ce voyage et d’autres où j’avais du mal à supporter certaines choses. Avant de partir, je pensais que les impressions négatives des uns et des autres étaient exagérées. Je les ai trouvé justifiées par la suite même si nous sommes tous d’accord au final pour dire que le voyage vaut largement le détour. Les paysages sont souvent magnifiques et le patrimoine culturel est bien présent. Nous sommes passés par une agence locale de Lalibela qui s’est occupée de nous réserver un 4X4 avec chauffeur. Sinon, nous nous sommes « débrouillés » sur place. L’agence nous avait aussi réservé un circuit de 2 jours/1 nuit dans le Danakyl et un trek d’une journée au dessus de Lalibela. Nous n’avons pas rencontré beaucoup de voyageurs ayant choisi cette option. Beaucoup étaient en groupe et se déplaçaient donc avec le minibus de l’agence. Les voyageurs en individuel suivaient un programme qu’ils avaient totalement réservé auprès d’une agence et avaient un guide durant toute la durée de leur séjour. A la réflexion, cela peut être une bonne option quand on ne veut pas se prendre la tête avec les négociations sans fin concernant les guides sur place, les scouts etc…Au moins, cela évite d’avoir conscience de l’énormité des sommes demandées parfois pour visiter une église ou autre… J’y reviendrai ...
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Au royaume du prêtre Jean - Carnet d'Ethiopie (3ème et dernière partie)
Pour les « retardataires »... Le début de ce récit au jour le jour d'un voyage de deux semaines en Ethiopie, en février dernier, se trouve ici : http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_1ere_partie_D5652492/ et la suite, là : http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_2eme_partie_D5688511/

Maintenant, continuons !

Samedi 25 février. Mekele – Lalibela (300 km)

Dès cinq heures, des chants s'élèvent d'une église voisine ; un muezzin donne également de la voix, plus brièvement il est vrai. Réveil matinal, donc, mais de toute façon il faut partir tôt, une longue journée de route nous attend : trois cents kilomètres de piste jusqu'à Lalibela, une virée dans l'Ethiopie profonde !

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Nous traversons d'abord, pendant un bon moment, une immense vallée aride et pierreuse qui, soudain, sur quelques kilomètres, se peuple de dizaines de baobabs. Cette campagne, austère et sauvage, est nettement moins animée que celle parcourue au cours des jours précédents, même si nous croisons encore, de-ci de-là, quelques paysans.

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Nous atteignons ensuite, au terme d'une longue ascension, une sorte de « route des crêtes » absolument grandiose, qui surplombe tout le paysage. C'est vraiment très beau...

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Bref arrêt non loin d'un village. Comme d'habitude la marmaille accourt, plus quémandeuse qu'à l'ordinaire. « On » en profite pour me faire les poches de pantalon – butin : un mouchoir en papier !

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Après une halte pique-nique dans la petite ville de Sekota, nous allons visiter, à quelques kilomètres, l'église de Wouker Debré Salam Masqala Krestos . Abritée derrière un mur, elle est entourée d'échafaudages et couverte d'un toit de tôle, comme toutes celles que nous verrons ces jours-ci.

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Cette église très ancienne (peut-être fondée au VIè siècle) est encore attachée au rocher dans lequel elle a été creusée par un bout de toit. Sa façade, tout comme l'intérieur, présente de très belles peintures.

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Nous repartons vers quatorze heures trente, il reste pas mal de kilomètres à faire ! De col en col les beaux paysages se succèdent, mais la lassitude finit tout de même par s'installer. Enfin, après une ultime montée, nous arrivons à Lalibela : il est dix-huit heures, voilà onze heures que nous avons quitté Mekele !

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On s'installe à l'hôtel Beta Abraham, simple mais agréable, puis on part se promener aux alentours, avant que la nuit ne tombe. Difficile d'échapper aux sollicitations diverses et variées, c'est un peu agaçant, mais les jeunes n'insistent pas. Des boutiques de souvenirs bordent la rue pavée qui passe devant l'hôtel, nous sommes ici dans un endroit « touristique » ! Mais le touriste est rare, ce soir...

Dimanche 26 février. Lalibela

Achou s'est débrouillé pour nous procurer une guide francophone, une jeune femme dynamique et très intéressante. Pour neuf heures nous sommes à l'entrée du site, c'est parti !

Les douze églises de Lalibela ont été creusées dans du tuf volcanique au tournant des XIIè et XIIIè siècles, à l'initiative de Lalibela, souverain de la dynastie Zagwé. Le but de l'opération reste incertain : après avoir longtemps pensé que le roi avait voulu créer une « Jérusalem africaine », l'originale étant devenue difficile d'accès, les chercheurs étudient de nouvelles hypothèses. Quoi qu'il en soit, les églises constituent aujourd'hui encore un grand but de pélerinage – même si, paradoxalement, nous y croiserons assez peu de fidèles.

Nous commençons par les églises du groupe Nord, réparties pour l'essentiel dans deux vastes « fosses » que relie tout un réseau de tunnels et de tranchées.

Beta Medhane Alem, la plus monumentale de toutes (détail d'un pilier extérieur). Difficile d'imaginer le travail de taille nécessaire pour réaliser cette église, entièrement excavée... C'est hallucinant.

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Dans la « fosse » voisine s'élève Beta Mariam, la seule à présenter, à l'intérieur, un décor peint (hélas très mal éclairé, comme souvent). Dans les autres églises, le décor, très sobre, se limite à des moulures ou des croix sculptées sur la voûte.

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Proche de Beta Mariam, Beta Meskal qui, comme la plupart des églises du site, a conservé ses portes d'origine.

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Devant Beta Dabra Sina et Beta Golgotha. Outre la guide, Achou a « embauché » un gardien pour nos chaussures (!), chargé de les surveiller pendant que nous visitons les églises. Mine de rien, il faudra se déchausser onze fois au cours de la journée...

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Les fenêtres des églises frappent par la diversité de leurs formes et de leurs décors.

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Nous terminons la matinée par la visite de Beta Ghiorghis, un peu à l'écart et sans doute réalisée à une époque postérieure.

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Voilà encore quelques années, des gens habitaient aux abords immédiats des églises. Aujourd'hui les tukuls sont vides, leurs occupants ayant été relogés à la périphérie de la ville...

Déjeuner au restaurant de l'hôtel Seven Olives. La carte est alléchante mais, comme d'habitude, les trois quarts des plats proposés sont indisponibles ! Peu importe, le riz aux légumes est délicieux et le cadre bien agréable – un jardin peuplé d'oiseaux bleu turquoise et de calaos.

Nous retrouvons ensuite la guide pour visiter les églises du groupe sud. Le réseau de tranchées et de galeries est ici beaucoup plus labyrinthique, l'ensemble moins facile à appréhender ; pour nombre d'historiens, ces édifices n'étaient à l'origine pas destinés à accueillir des sanctuaires mais abritaient – peut-être – les appartements du roi et de sa cour.

Devant Beta Gabriel et Raphaël se trouve une fosse de dix ou quinze mètres de profondeur.

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Dans toutes ces églises règne un « joyeux bazar » : des tapis sont roulés dans un coin, des bouteilles en plastique traînent ici ou là, d'anciennes peintures côtoient des images aux couleurs criardes, le tout chichement éclairé par une ampoule pendouillante ou un néon. Et toujours, assis dans un coin, un prêtre lisant ou méditant, la croix de bénédiction à portée de la main.

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Petit coup d'oeil à un « bethléem » (littéralement une « maison du pain », où était préparé le pain de la communion), puis nous terminons par Beta Abba Libanos, minuscule église au fond d'une cour fermée.

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Sans doute pas encore totalement rassasiés (!), nous allons enfin, sur les conseils de la guide, visiter une petite exposition consacrée aux églises, dans un bâtiment donnant sur la rue principale. Réalisée par une équipe d'archéologues, elle fourmille d'informations passionnantes (en français !) sur les méthodes employées pour creuser les sanctuaires, leur architecture, etc.

En soirée, nous retournons dîner au Seven Olives. Les ciels nocturnes sont superbes, ici, remplis d'étoiles... il est vrai que la pollution lumineuse est quasi inexistante !

Lundi 27 février. Aux environs de Lalibela.

Pour la première fois depuis notre arrivée, le ciel est voilé ce matin, l'air brumeux, la lumière blanche.

Nous partons peu après huit heures et traversons un paysage de collines sèches et pierreuses ponctuées de petites fermes – quelques huttes en pisé coiffées de chaume, perchées au sommet des monticules ou accrochées aux escarpements.

Premier arrêt pour visiter l'église de Bilbila Chirkos, que longe un petit cours d'eau.

Le prêtre et un acolyte...

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Les origines de cette église remonteraient au VIè siècle. A l'intérieur, visibles seulement à la lueur des lampes de poche, quelques très belles fresques, hélas bien détériorées. Chef-d'oeuvre en péril...

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Tiens ! Le prêtre a oublié son carnet à souche...

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Nous visitons ensuite deux autres églises, Bilbila Giorgis et Arbatu Ensessa, distantes de quelques kilomètres à peine. La première, troglodyte, présente une façade sculptée d'arcs aveugles ; quant à la deuxième... à ma grande honte je n'en garde aucun souvenir !!

La piste, jusque-là correcte, se dégrade sérieusement, et c'est par un mauvais chemin, tortueux et caillouteux, que nous atteignons Yemrehanna Krestos, perchée au-dessus d'un petit village.

A la différence des précédentes, cette église n'a pas été excavée mais bâtie dans une vaste grotte à flanc de montagne, sur ordre de Yemrehanna, un prédécesseur de Lalibela (première moitié du 12è siècle).

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Chaque fenêtre offre un décor différent.

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L'intérieur présente un somptueux décor, fresques et surtout plafonds de bois peints et sculptés. Comme à l'ordinaire, seuls quelques malheureux quinquets assurent l'éclairage...

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Sur la route du retour, nous nous arrêtons un moment dans le village de Bilbila pour nous promener dans la rue principale, escortés comme il se doit par une « cour » piaillante et sautillante.

Ici, presque toutes les maisons possèdent un étage et un balcon de bois. Des céréales sèchent sur des draps, devant les portes, quelques femmes s'emploient à les trier – ou à les tamiser.

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Nature morte à la cafetière...

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Arrivés à Lalibela, nous déjeunons puis retournons flâner au milieu des églises. L'après-midi est déjà bien entamée, le site est désert et le prêtre de Beta Meskal ferme même boutique !

Nous regagnons ensuite l'hôtel à pied. C'est l'heure de la sortie des classes, on croise des bataillons d'écoliers en uniforme de couleur, livres et cahiers à la main !

Mardi 28 février. Lalibela – Kombolcha (300 km)

Une petite dernière pour la route ?! Avant de quitter définitivement Lalibela et sa région, nous allons encore visiter la très belle église de Genata Mariam, à quelques kilomètres de la ville.

Taillée dans un rocher surplombant le village, peut-être dans la seconde moitié du 13è siècle, l'église présente de superbes peintures aux couleurs douces : saints, anges, scènes bibliques, animaux...

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Nous repartons en milieu de matinée et roulons un bon moment, avec juste une pause-déjeuner à Weldiya.

Un marché...

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Enfin, peu avant dix-sept heures, Achou nous arrête à Hayq, au bord du lac. Petite balade bien agréable sur la rive herbeuse, que borde un chapelet de jardins potagers.

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Après une ultime heure de route, nous atteignons enfin Kombolcha, où se trouve notre hôtel. L'attente au restaurant, ce soir, bat tous les records enregistrés jusque là : près d'une heure pour être servis !!

Mercredi 29 février. Kombolcha – Addis Abeba (375 km)

Départ matinal. Sur des kilomètres la route remonte une vallée cultivée – de la canne à sucre pour l'essentiel ; on aperçoit même, dans un champ au loin, deux ou trois petits tracteurs – les premiers et les derniers que nous verrons au cours du voyage.

Puis, au terme d'une longue montée, nous regagnons les hauts plateaux. Petit arrêt au niveau de la « fenêtre afar », un point de vue vers l'est sans doute impressionnant quand il n'est pas, comme aujourd'hui, noyé dans la brume. On est à plus de trois mille mètres d'altitude, il souffle un vent glacial ; on nous propose la spécialité locale, des bonnets colorés du plus bel effet.

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Derniers kilomètres sur les hauts plateaux... En voici une que Monet lui-même n'aurait pas reniée !

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Nous arrivons à Addis en milieu d'après-midi. Il nous reste quelques heures pour effectuer les derniers achats puis, en soirée, retourner dîner au restaurant Ricoh, vraiment délicieux. Demain matin, retour en France !!
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Ethiopia and Two Endemic Animals
The reopening of the forum is great news—let's keep it going! I’m going to share a little story about this 12-day trip, which was my second-to-last journey and my most recent one in Africa for now.

I went to this country for one very specific reason: to see two endemic animal species. A little suspense… you’ll find out what they are soon if you don’t already know!

The country is poor, very poor even. And it hits you even harder when you arrive in the capital: a massive open-air construction site that gives an impression of prosperity. A lot of roads were built by the Chinese, but to be honest, they’re far from perfect… and I mean *far*!

When it comes to restaurants, it’s pretty much the same story. Most offer endless menus, but in reality, there aren’t many choices. Once, I was flat-out told: “No rice today!” Ordering a dish? It’s a real gamble! The food is *very* spicy—I’m warning you, it’s intense! There’s chili in almost everything, so it’s best to ask beforehand if you don’t want your mouth on fire. Actually, this was the first time I didn’t like the food in a country I visited. Had to happen eventually, right?

Their national dish? Injera. A large flatbread topped with sauces, vegetables, and meat. The taste is really unique—some love it, others… not so much.



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Au royaume du prêtre Jean - Carnet d'Ethiopie (2ème partie)
Pour ceux qui auraient manqué les premiers épisodes... Récit au jour le jour d'un périple de deux semaines dans le nord de l'Ethiopie, en février dernier (http://voyageforum.com/...ere_partie_D5652492/).

Dimanche 19 février. Bahar Dar – Gondar (180 km)

Avant de quitter Bahar Dar, Miki nous emmène sur un pont enjambant le Nil Bleu, un endroit où, paraît-il, des hippopotames ont l'habitude de se baigner. Les rues sont déjà animées, des foules drapées dans leurs chammas , sortent des églises. Au bord de l'eau, on se lave, on fait sa lessive... mais pas d'hippo en vue. Une seconde tentative, cette fois à l'extérieur de la ville, ne donne pas davantage de résultat, les hippopotames restant aux abonnés absents. Tant pis, il est temps de partir pour Gondar !



La route traverse d'abord un vaste plateau agricole avant de franchir quelques montagnes, les paysages sont très beaux. A chaque arrêt, même dans les endroits en apparence les plus déserts, nous sommes « assaillis » (gentiment s'entend), par une troupe d'enfants surgis de nulle part, certains accourant même de loin, à toute vitesse. Bonbons, cahiers, stylos... Il faut organiser la distribution.

Nous arrivons à Gondar vers midi ; installation et déjeuner au Kino Hotel, un établissement tout neuf situé à l'entrée de la ville.

Au début du 17è siècle, l'Ethiopie connaît une période troublée : son roi, influencé par des jésuites (présents dans le pays depuis plusieurs décennies), s'est converti au catholicisme, déclenchant de fait une guerre civile. En 1632, son propre fils, Fasilades, le chasse du pouvoir, rétablit la tradition orthodoxe et installe sa capitale à Gondar – la ville gardera ce statut pendant plus de trois siècles. De cette époque datent plusieurs châteaux et églises, que nous visitons en compagnie d'un guide local.



La cité impériale, protégée par une enceinte, regroupe divers châteaux et bâtiments officiels élevés par Fasilades et ses successeurs dans un style plutôt inhabituel pour le pays – en pierre et mortier, technique introduite par les Portugais au 16è siècle.



Après deux bonnes heures sur le site, nous reprenons la voiture pour gagner l'église Debré Birhan Sélassié (la Trinité sur le Mont de Lumière...), bâtie dans les toutes premières années du 19è siècle.



Il faut se déchausser, ici, avant d'entrer dans les églises... Celle-ci offre un décor particulièrement riche, murs peints et plafond de bois orné de dizaines de têtes d'anges protecteurs.



L'heure tourne, le prêtre commence à fermer les portes, on se dépêche de partir. La journée n'est pourtant pas terminée, il reste à visiter les bains de Fasilades.



Lieu de cérémonie, ou de détente pour les souverains de Gondar ? La fonction première de ce vaste bassin, profond de plusieurs mètres, demeure mystérieuse.



Le vent souffle en tempête, ce soir, sur Gondar... Nous ne dînons pas à l'hôtel mais au centre-ville, au restaurant de l'hôtel Quara ; le service y est encore plus lent et inefficace que d'habitude (ce qui n'est pas peu dire !), à tel point que si Miki n'avait pas « harcelé » le personnel, nous n'aurions probablement jamais mangé !!

Lundi 20 février. Gondar – Debark

Seule une centaine de kilomètres sépare Gondar de Debark, petite ville située à l'orée du parc national du Simien, mais désormais la piste remplace la route goudronnée. Creux, bosses, cahots et poussière, à travers un beau paysage de montagnes.



En cette heure matinale les paysans vont au marché, accompagnés de leurs ânes lourdement chargés. Des écoliers surgissent de partout ; les écoles sont d'ailleurs nombreuses, un ou deux bâtiments très simples, souvent à l'extérieur des villages.

Dans ces derniers, les maisons, pour la plupart en bois et pisé, sont parfois recouvertes d'un enduit éclatant, bleu, rose, vert vif. Une grosse balance posée devant la porte signale la présence d'une échoppe – une simple pièce dans laquelle sont entassés de gros sacs – céréales, café, que sais-je encore...

En milieu de matinée nous arrivons à Debark, à près de trois mille mètres d'altitude. Quelle foule dans la rue principale !





Miki nous arrête au Landscape Hotel, un café-restaurant doté de quelques chambres. Le confort est sommaire et les sanitaires, « à peu près » propres.... De toute façon on ne s'y attarde pas, l'entrée du parc national du Simien se trouvant encore à une heure de piste de Debark. Une jeune guide nous accompagne, de même qu'un « ranger » (dont l'utilité reste encore à démontrer !).

Après déjeuner, nous partons pour une petite marche dans le parc. Le sentier suit le bord de la falaise ; à nos pieds, un vaste paysage de montagnes tourmentées entre lesquelles se devinent canyons et failles.



En chemin, nous croisons une colonie de babouins gelada (une espèce endémique du pays), fort occupée à gratouiller la terre pour y trouver un peu de nourriture.



Des enfants nous attendent de loin en loin pour nous proposer leur marchandise, petits paniers en osier et autres bricoles.





Pour dix-sept heures nous sommes de retour à Debark. Nous partons alors nous promener dans la rue principale dont nous devenons vite (bien malgré nous !), l'attraction numéro un ; une petite troupe de gamins nous escorte tout du long, les questions et les demandes fusent de toutes parts. Une fillette nous montre même son manuel d'anglais... fourni par le gouvernement américain !



Nous dînons au restaurant de l'hôtel, rustique et chichement éclairé. Le Carême ayant commencé ce matin, il est impossible de commander le moindre plat de viande ! Peu importe, soupes et pâtes aux légumes font parfaitement l'affaire.

Mardi 21 février. Debark – Axoum (250 km)

Une fois n'est pas coutume, Miki nous rejoint pour le petit-déjeuner... mais si lui commande une grosse assiette d'injera, nous préférons nous en tenir au pain et à la confiture !

Nous partons dès sept heures et demie, la piste est longue jusqu'à Axoum.



La route, toute en lacets, escalade montagne après montagne. De longs tronçons sont en travaux, le 4x4 se fraie péniblement un chemin entre les engins, dans les ornières et la poussière. A un moment, un tractopelle doit même nous ouvrir la voie, qu'encombrent de gros blocs de pierre ! Toutes ces opérations sont financées par des pays étrangers, la Chine notamment.



Nous faisons halte dans deux villages, où nous ne passons pas inaperçus !





Vendeurs de mangues. On achète aussi des papayes et des « lady's fingers » - des petites bananes.



En fin de matinée, nous franchissons la « frontière » entre pays amhara et Tigré – une corde symboliquement tendue en travers de la route. Désormais, les maisons ne sont plus en bois ou en pisé, mais en belle pierre ocre.

Quelques kilomètres plus loin, la piste s'engage dans les gorges du Tekeze, sauvages et minérales. Brusquement, au beau milieu de la remontée, le 4x4 s'arrête... c'est la panne !! On descend, Miki essaie de réparer ; une heure s'écoule, l'affaire semble sérieuse. Il décide finalement d'appeler un réparateur et de nous évacuer vers le village le plus proche, via un véhicule de l'ONU (!) passant par là .

Bref ! Le fonctionnaire onusien nous dépose au beau milieu du village, nous laissant à la curiosité de ses habitants. On nous fait de la place à l'ombre, devant le débit de boissons ; à nos pieds, une marmaille piaillant et quémandant, à côté les adultes qui commentent... On attend.

Enfin, vers 17 heures, un camion dépose Miki, avec nos bagages, mais sans la voiture, irréparable sur place. Qu'à cela ne tienne, il affrète un minibus local et nous conduit à Shire, la ville la plus proche, à une heure de piste. On emmène Daniel, un jeune d'une quinzaine d'années avec lequel on a bien discuté ; son anglais est mille fois meilleur que le mien !

Une fois en ville, Miki nous installe au Gebar Shire Hotel, puis repart au chevet du 4x4. Tout au long de la soirée, les coupures d'électricité se succèdent, on sort les torches et les frontales !

Mercredi 22 février. Axoum

Miki arrive alors que nous terminons de petit-déjeuner. Les nouvelles sont mauvaises, c'est la courroie de distribution qui est cassée ! L'agence envoie un nouveau véhicule, mais nous allons devoir changer de chauffeur.

En attendant, nous partons pour Axoum, toujours en minibus local. Au bord de la route, les dromadaires se mêlent désormais aux ânes, l'un comme l'autre lourdement bâtés.

A l'arrivée, Miki nous confie à un guide local, qui nous accompagnera toute la journée, puis repart vers son 4x4. On apprendra plus tard qu'il a dû passer plus d'une semaine à Axoum, pour attendre la fin des réparations... Pas de chance !

Dans une rue d'Axoum, un écrivain public...



Selon la légende, Axoum fut la capitale du royaume de la reine de Saba, vers l'an mille avant notre ère ; en fait, il faut attendre un peu plus longtemps pour voir apparaître les premières mentions « sérieuses » du royaume d'Axoum, vers le Ier siècle après JC. A son apogée, l'aire d'influence de cet Etat s'étend du Yemen au Soudan ; il commerce avec l'Egypte, les pays du bassin méditerranéen et jusqu'en Inde. Sa puissance décline toutefois à partir du VIIè siècle, du fait notamment de l'expansion de l'islam.



Ces hautes stèles monolithes constituent les vestiges les plus emblématiques du royaume d'Axoum.On en compte environ trois cents autour de la ville, de taille et de forme variées, plus ou moins décorées.



Nous visitons ensuite le petit musée contigu au champ de stèles, modeste mais très intéressant ; puis quelques autres vestiges de la civilisation axoumite, les tombes souterraines de deux rois du VIè siècle, les ruines du palais de Dongour, de la même époque, sans oublier la pierre d'Ezana, dont le texte gravé raconte comment le christianisme se diffusa dans le royaume, à partir des années 330.

Après le déjeuner, le guide nous emmène à Sainte-Marie-de-Sion, la principale église d'Axoum. Carême oblige, un office est en cours ; la foule se presse dans le jardin entourant le sanctuaire, des femmes pour la plupart, qui attendent la fin de la cérémonie.



A côté de la cathédrale, de construction récente, s'élèvent l'ancienne église du 17è siècle (dont l'accès est réservé aux hommes, pfff !), une chapelle censée abriter l'Arche d'Alliance (que, bien évidemment, personne n'a jamais vue!), et un petit musée présentant le désormais habituel – mais toujours très beau – trésor de croix, couronnes et vêtements liturgiques.

La messe étant dite, une petite procession déambule autour de la cathédrale en chantant.





Nous traversons ensuite la route pour jeter un oeil à la petite église d'Arbatu Ensessa, ornée de peintures récentes mais plutôt réussies – la Bible en bande dessinée. Puis nous rentrons à pied à l'hôtel ; Axoum possède de larges avenues très calmes, bordées de bougainvilliers et de flamboyants, le long desquelles il fait bon marcher. Une fois arrivés, il nous faut honorer la promesse faite ce matin aux petits cireurs de chaussures, et faire nettoyer nos baskets !

Plus tard, alors que nous dînons à l'hôtel, nous avons la surprise de voir arriver notre nouveau chauffeur, Achou, parti ce matin de Lalibela. L'agence, semble-t-il, a quelque peu négligé de l'informer de notre programme, ce qui ne manquera pas de créer quelques quiproquos au cours des jours suivants ; sans conséquence, sa débrouillardise a chaque fois « sauvé la mise » !

Jeudi 23 février. Axoum – Hausien (200 km env.)

Nous quittons Axoum vers huit heures et roulons toute la matinée en direction d'Adigrat, via les montagnes d'Adwa. La route (toute neuve et bien goudronnée !) offre une succession de vues grandioses sur un relief aux formes variées, montagnes en dôme, pointues ou tabulaires. Des terrasses épousent les flancs arrondis des collines, partout de belles fermes de pierre, abritées derrière leur enclos... C'est superbe – sans doute la plus belle route que nous ayons empruntée.





Pause-déjeuner à Adigrat, puis nous repartons pour une bonne heure de route. Les trajets sont parfois un peu longs, d'autant que nous n'avons aucun point de repère – pas de carte routière, ni même de panneaux indicateurs.

Enfin nous arrivons au pied de Tsaeda Imba (la Montagne Blanche), où nous allons pouvoir visiter trois églises. Le paysage est ici particulièrement sec et pierreux ; aloès et cactus candélabres bordent la piste, tandis que les fermes sont entourées d'euphorbes et de figuiers de Barbarie.



Petros et Paulos, mi-troglodyte, mi-bâtie, se niche dans une anfractuosité de la falaise. Des échelles en bois permettent d'y grimper sans trop de difficulté.



Peintures de la minuscule salle précédant le Saint des Saints.



Deuxième étape un peu plus loin, pour découvrir Mikael Melhaizengi, entièrement creusée dans un rocher isolé, sans autre décor qu'une très belle voûte sculptée.



Toutes ces visites s'effectuent en bonne compagnie : un gamin s'improvise guide, un autre gardien de nos chaussures, un troisième insiste pour nous aider à gravir le sentier, pourtant facile... Cette petite « cour », qui bien évidemment attend son pourboire, est un peu pesante à la longue !

Nous terminons par Medhane Alem Addi Qesho, sans doute la plus ancienne des trois (Xè ? XIè siècle ? Aucune église n'est datée avec certitude). Une obscurité quasi totale règne à l'intérieur, si bien que nous ne verrons pas grand-chose du décor sculpté.





Nous gagnons ensuite la petite ville de Hausien, pas très éloignée. Logement au Adoulis Hotel, simple mais quasi-neuf et impeccable, une bonne surprise !

Ecolières sur le chemin du retour...



Plus tard, nous allons dîner au Gheralta Lodge, à quelques kilomètres de Hausien, un établissement créé par un couple d'Italiens.Cadre raffiné et repas délicieux, nous y passons une très agréable soirée !

Vendredi 24 février. Hausien – Mekele (100 kms env)

Antennes haut perchées au-dessus des toits de la ville...



Un rude (!) programme nous attend ce matin : grimper à l'église d'Abuna Yemata, creusée dans un piton rocheux dominant le petit village de Güh, pas très loin de Hausien.

Les montagnes de Gheralta



Le sentier traverse d'abord la plaine...



...avant de grimper à flanc de montagne. Avant d'entreprendre l'ascension, bref arrêt sous l'arbre où attend le préposé aux billets d'entrée, dûment muni de son carnet à souche.

Au bout d'une heure de marche, nous nous retrouvons au pied du mur : une paroi rocheuse de dix ou quinze mètres de haut, à escalader pieds nus ! Quelques villageois sont venus nous prêter main forte et, tant bien que mal, on grimpe... Enfin nous débouchons sur une corniche surplombant le vide, la vue est grandiose !



L'église passe pour avoir été fondée par Yemata, l'un des neuf saints qui, au VIè siècle, évangélisèrent l'Ethiopie. Les peintures, sans conteste les plus raffinées que nous ayons vues, une vraie merveille, dateraient de la seconde moitié du XVè siècle.



La coupole des Apôtres





Les livres sacrés – des manuscrits d'un âge vénérable – reposent à même le sol, à côté des bâtons de prière. Ils sont écrits en guèze, la langue liturgique.



Nous restons un long moment dans cette église si particulière, après quoi il faut songer à redescendre. L'opération s'avère plus délicate que la montée – je ne suis pas fâchée d'arriver au pied de la falaise !

Un peu plus tard, Achou nous arrête à proximité d'une des nombreuses fermes de pierre qui ponctuent la plaine, véritables petites forteresses au toit plat, dépourvues de fenêtres. Ses habitants, qui ont manifestement l'habitude d'accueillir les touristes, nous font visiter les différentes pièces, réparties autour d'une cour intérieure ; la maîtresse de maison nous montre comment cuire les injera, sa fille prépare du café, à partir de grains qu'elle grille et pile... Un vrai petit écomusée de la vie rurale au Tigré, au demeurant pas inintéressant.



Nous reprenons ensuite la piste. Conduire ici n'est pas une mince affaire, avec tous les animaux (moutons, ânes etc...) qui, sans prévenir, s'arrêtent, changent de direction ou traversent devant la voiture.

Dernier arrêt pour visiter l'église d'Abreha et Atsbeha, qui s'élève sur une petite butte, non loin de la route.Un office est en cours, on attend un moment puis on entre alors que les derniers chants se terminent. L'assistance – les hommes d'un côté, les femmes de l'autre – est réduite et plutôt âgée.



Pour les amateurs, cette église est de type « semi-monolithique », c'est-à-dire partiellement dégagée de la roche dans laquelle elle a été creusée.



Nous arrivons à Mekele, la capitale du Tigré, en fin d'après-midi. Petit tour au marché – sans grand intérêt – et soirée à l'hôtel Hill Top, à l'entrée de la ville.

A suivre... Là !! http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_3eme_derniere_partie_D5710953/
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Ethiopie - Erta Ale: activité début mars
Bonjour,

Nous étions il y a quelques jours (6-7 mars) sur l'Erta Ale, après avoir suivi sur ce forum, les semaines précédent notre départ, l'activité très changeante du lac de lave.

Pour ceux qui s'apprêtent à partir: pas de souci, le spectacle est au rendez-vous! Préparez les appareils-photo.

Il y a une semaine donc, la surface du lac de lave se situait 20 à 25 m sous la lèvre d'un puits de 60-70 m de diamètre dans le cratère sud. On peut s'approcher jusqu'à environ 1 mètre du bord; mais en deçà, c'est franchement risqué compte tenu de l'état de fissuration de la roche (fractures, surplombs, corniches, ...). Le lac de lave montrait une agitation spectaculaire et évoluant au fil des heures (apparition de fontaines de lave, vagues géantes, sape des parois du puits, ...). On ne s'en lasse pas...

Anecdote: nous avons pris là haut une pluie d'orage bien drue qui a duré plus de deux heures! C'est peu fréquent (paraît-il!), et ça a glacé nos guides afars au point de leur faire attraper la crève! Ils ne sont pas franchement habitués...

A très bientôt,
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Ethiopie, le pays des origines
Bonjour à tous,

De retour d'un premier voyage en Éthiopie, je tenais à vous faire partager cette expérience inoubliable et fantastique.

Nous sommes partis 10 jours c'est peu mais on n'a pas couru du tout. C'est notre passion pour les volcans qui nous a conduit vers cette destination. Nous rêvions de voir le Dallol et l'Erta Ale.

Grâce à ce forum et à Jean Louis, un de ses membres, nous avons été aiguillés vers l'agence Bella Abyssinia tenu par Yonas, un francophone. Ce fut un excellent choix.

Notre programme était simple :

J 1 : Vol Marseille-Munich-Doha-Addis sur Lufthansa et Qatar Airways J 2 : Visite d'Addis J 3 : Vol Addis-Mekele, prise en charge par l'agence et visite de Gheralta Rock (Maryam Korkor) J 4 : Route vers le campement Hamed Ela, repos et caravanes de sel J 5 : Dallol, les montagnes de sel, les marres bouillonnantes, les travailleurs de sel et le lac Asale. J 6 : Piste vers Erta Ale, repos et montée du volcan en soirée. Nuit au sommet à observer le cratère. J 7 : Descente du cratère et route vers Mekele. J 8 : Route vers Lalibela das des paysages grandioses J 9 : Les églises de Lalibela J10: Vol Lalibela-Addis et shopping J11: Vol Addis-Doha-Paris et TGV vers Marseille

Budget : Les billets choisis : Qatar Airways 690€/pers modifiables et remboursables avec frais de 70€ Les vols intérieurs : Ethiopian 322€ par personne les 2 vols L'agence locale : Bella Abyssinia : du J3 au J8 en pension complète : 1770€/pers Pour cette agence, ils demandent un acompte par chèque à Jean Louis, un français qui voyage souvent avec eux et qui leur remet l'argent quand il y va. Le solde a été réglé sur place en Euro, en espèces. Hotels : Addis Abeba J1-2 : Hôtel Addissinia 85€/nuit pour 2 Mekele J3 : Planet Hotel 70€ la nuit pour 2 Lalibela J8-9 : Sora Lodge 45€ la nuit pour 2 Addis Abeba J10 : Hotel Addissinia 85€ la nuit pour 2 Les visites : Addis : 100€ pour le chauffeur à la journée / 5€ pour les guides des musées et des églises. Gheralta : 15€ pour 2 pour le guide Dallol : 15€ pour le guide Afar Lalibela : 45€ pour l'entrée par personne / 25€ pour le guide

Nous avons choisi de retirer une partie de la somme en France en Euro avant le départ, une partie en dollar à Doha, lors de l'escale. On payait les hôtels en dollars, on nous rendait la monnaie en Birr (ce qui nous a fait de la monnaie pour les resto et pourboires)

Voici maintenant le récit

Jour 1 : Samedi 28/11/2015 : Le grand départ

Trois vols nous attendent. La Lufthansa n'est plus en grève, tout s'annonce serein. Le transfert à Munich est agréable, les vols de Qatar se passent bien aussi. Cette compagnie mérite ses 5* mais tout le personnel n'est pas forcément agréable. Certaines hôtesses sont très hautaines, alors que d'autres sont adorables. Les repas sont TOP, le programme de divertissement aussi. Les sièges sont un peu dures et la place pour les jambes, pas terrible sur les 787 Dreamliner.



Nous arrivons à 2h du matin, achetons les visas à l'arrivée et sortons en moins d'une heure de l'aéroport, bagages récupérés et douane passée. Nous sommes au Vieux Terminal, le 1.

Le chauffeur n'est pas là, j'appelle donc l'hôtel, ce dernier s'est trompé de terminal, il arrive donc dans les 5 minutes. Tout va bien.

La nuit est courte. Nous nous couchons à 3h00 et devons nous lever à 7h30 pour la visite.

Jour 2 : Dimanche 29/11/2015 : La Nouvelle Fleur Soleil 20°C

L'hôtel nous a organisé à ma demande la visite d'Addis Abeba. Abi, le chauffeur anglophone est là à 8h30 pour nous emmener.

Nous commençons par le très intéressant musée ethnologique : Un guide nous fait la visite de cette Éthiopie humaine, riche de culture, de traditions et d'histoire. Nous découvrons les monarques du pays, l’implantation des religions et les aspects de la vie locale.



Nous nous rendons ensuite sur la colline Entoto, où nous visitons l'église.



Puis nous mettons le cap sur le musée National. Un autre guide nous prend en charge et nous présente Lucy, notre ancêtre, parmi d'autres reliques de la préhistoire. Nous remontons ensuite les siècles dans l'histoire de l’Éthiopie.



Le déjeuner se déroule au Lucy Restaurant à côté du musée. Il y a ici beaucoup de touristes, mais la nourriture est bonne et le cadre très agréable.

La visite reprend avec l'église de la Trinité. Le prêtre nous fait la visite des vitraux, représentant l'ancien testament, puis les tombeaux du roi Selassié… Nous flânons ensuite dans les jardins bien agréables.



Abi, nous conduit ensuite pour un City Tour : Nous allons au Mercato (juste pour voir, nous ne nous y arrêtons pas), puis aux Nations Unies.



Enfin, nous allons voir la nouvelle église et rentrons à l'hôtel.

Nous sommes claqués et fatigués, nous nous couchons à 21h00. J'ai la surpise d'avoir un coup de fil du directeur de l'hôtel pour savoir si notre séjour se passe bien !!
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Ethiopie 2008 -3000 ans d'histoire en 10 jours
Pourquoi notre séjour là bas ? La présence sur place d’un ami français de longue date, qui nous a déjà fait partager son amour des pays exotiques, méconnus et riches de sites souvent classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Comment nous nous y sommes rendus ? Grâce à Internet, nous avons trouvé un circuit proposé par la compagnie aérienne locale:Ethiopian Airlines. Des contingences matérielles nous obligeaient à cibler une durée d’environ 10 jours sur place. Pour ce laps de temps, nous avons étudié le circuit nous permettant d’approcher, au mieux, les sites les plus intéressants de la destination. Adaptant un voyage existant, nous avons sillonné le pays par vols aériens afin de raccourcir les temps de parcours entre les points de chute envisagés. En effet, nous avions décidé de ne pas nous cantonner au seul nord du pays mais également de pousser vers l’est afin d’entrevoir une autre Ethiopie. Le sud, oublié lors de ce séjour, sera peut être une de nos prochaines destinations afin d’y rencontrer des ethnies maintenant des rites multiséculaires en voie de disparition.

Et maintenant, partons à la découverte de ce pays Jour 1: Arrivés à Addis Abeba après un vol d’environ 8 heures, nous avons tout d’abord découvert la ville grâce à notre ami qui nous a conduit à travers les grandes artères d’une ville récente (histoire vieille d’environ un siècle au plus) très vallonnée et où l’air se fait rare en raison de l’altitude. La visite d’échoppes d’artisanat nous a permis de faire connaissance avec les différentes ethnies que nous allions rencontrer au cours de notre périple. Ustensiles de la vie courante associés aux sculptures sur bois et même ivoire interdite bien sûr à l’exportation nous ont fait découvrir la multiplicité des religions qui s’entremêlent et se respectent mutuellement. Ici, la majorité de la population de confession orthodoxe croise une minorité musulmane dont elle adopte certaines pratiques en particulier lors des cérémonies religieuses. Ce premier jour nous a permis de nous acclimater à l’altitude et de rencontrer une population calme et disciplinée très différente de l’exubérance africaine telle que l’on se l’imagine. Le climat frais est peut-être une des composantes à l’origine de ce comportement.

Jour 2: Partis à l’aube, nous volons vers Bahar Dar. La ville est posée au bord du lac Tana, d’une superficie de 3500km² et parsemé de 37 îles. Quelques unes ont été le refuge de moines orthodoxes au cours de l’histoire mouvementée de l’Ethiopie lors du moyen âge. Ils y ont établi des monastères et des églises toujours en activité qui maintiennent les rites vieux de plus de 1500 ans. Les livres religieux sont écrits en gueze, écriture, d’origine sémitique, utilisée pour la seule liturgie. En canot, nous rejoignons la péninsule de Zéghé afin de visiter l’église Ura Kidhane Mehret bâtie en torchis et célèbre pour ses peintures du XVI ème siècle . De retour à Bahar Dar, nous faisons un crochet par l’île monastère où les peintures ont été restaurées durant le XIXème siècle.

L’autre centre d’intérêt de la région réside dans les chutes du Nil Bleu qui est le déversoir du lac Tana. Celles-ci, à environ 40 km de distance, sont accessibles après avoir traversé le fleuve en amont des chutes. Lors de notre passage en fin de saison sèche, le niveau des eaux est au plus bas et malgré cela, la vision de ces flots tumultueux à proximité desquels paissent des troupeaux de buffles est très apaisante

Jour 3: Un saut de puce en avion nous permet de franchir le lac Tana et de rejoindre Gondar, la première cité impériale éthiopienne de l’histoire récente. Nous découvrons un ensemble de châteaux et palais construits au cours des 17 et 18ème siècles sous la conduite d’architectes portugais et indiens ce que confirment des bas reliefs sculptés. L’instigateur de ces demeures quasiment uniques dans l’Afrique subsaharienne est l’empereur Fasiladès qui fixe sa capitale alors qu’auparavant celle-ci était itinérante en fonction de la situation politique de la région et de l’avancée des musulmans en provenance de l’est et du nord.

Cet ensemble de palais est complété par les bains impériaux, situés en contrebas dans la ville, toujours utilisés lors des fêtes de l’Epiphanie pour une purification en nombre des croyants orthodoxes. Nous visitons l’après midi l’église de Debré Birham au magnifique plafond du XVII ème siècle rempli de visages d’ange fixant les officiants et les fidèles.

Jour 4: Vol vers Lalibela, le site touristique emblématique de l’Ethiopie. A notre arrivée à l’aéroport distant d’une vingtaine de km, nos guide et chauffeur nous attendent pour grimper dans le village aux 11 églises monolithes construites à l’époque de nos cathédrales. Après avoir déposer nos bagages à l’hôtel où nous serons les seuls clients, nous rejoignons l’ensemble des églises situées en plein centre du village. La plus grande est protégée par un dais récent lui évitant l’érosion du temps ( Beta Medhane Alem). Il faut s’imaginer les architectes d’une telle œuvre creusant la roche sur une profondeur de 11 m.

La semaine sainte fait que chacun des sanctuaires visités résonne des chants liturgiques orthodoxes chantés en gueze par les prêtres. La visite se termine par Saint Georges, l’église à la forme de croix grecque et emblème du site. Des ermites se sont faits placer, à leur mort, dans des excavations des murs extérieurs et leurs momies se sont conservées au fil des siècles.

L’après midi, notre guide nous a proposé une excursion dans une église antérieure (Yemrehana Kristos) à celles de Lalibela dans un site distant d’une quarantaine de kilomètres. Cela nous permettra de voir la vie pastorale du centre de l’Ethiopie. Pour cela, nous prenons un 4 x 4 permettant d’avaler rapidement la piste qui nous mène dans un cirque montagneux cerné de forêts. Nous grimpons en tirant la langue la dernière pente qui nous sépare de la cavité rocheuse qui abrite l’église de style axoumite aux bandes horizontales marron et blanche en fonction du revêtement des murs. Derrière une paroi en parpaing empêchant l’approche des animaux et des importuns, nous découvrons protégées par le toit naturel de la grotte, deux constructions cubiques aux murs éclairés par de petites fenêtres. Le guide nous fait ouvrir la plus grande par le prêtre qui officie en ce lieu. Le faible éclairage des torches électriques nous permet d’admirer des peintures du XII ème siècle dans un bon état de conservation représentant l’ancien et le nouveau testament. Sorties du sanctuaire, l’officiant nous présente des exemples de croix en or et en argent massifs servant toujours lors des cérémonies et datant de plusieurs siècles.

Le fond de la grotte contient l’ensemble funéraire du roi fondateur de ces églises et des centaines de squelettes de pèlerins accumulés au fil des siècles. Jour 5: Changement de paysage lors de notre arrivée à Axoum, la ville la plus septentrionale de l’Ethiopie que nous allons visiter. Nous sommes à peu de distance de l’Erythrée, pays avec lequel l’Ethiopie a été longtemps en guerre et où la frontière n’est toujours pas sécurisée. L’altitude ayant baissé, nous sommes maintenant à 1800m, l’air est plus chaud et le temps toujours aussi beau qu’auparavant. A Axoum, nous faisons un bond en arrière dans l’histoire puisque la ville aurait abrité la reine de Saba et sa capitale à l’époque du roi Salomon c’est-à-dire plus de 1000 ans avant notre ère. Toute la dynastie des empereurs éthiopiens jusqu’à Hailé Délassié dont il serait le 256 ème successeur, est issue des amours de ces célébrités antiques.

De ce long passé, il reste des palais récemment découverts et des stèles énigmatiques que les archéologues ont du mal à faire parler. Il y a encore peu d’explication sur le rôle de ces monuments disposés sur des tombes royales vidées de leur contenu dès l’Antiquité, enfouies au pied de ces obélisques sculptées et hautes parfois de plus de 20m. La plus haute (33m) a été détruite au cours des premiers siècles de notre ère et pesait 335 t ce qui pose le problème de son érection et de son transport depuis la carrière distante de 4 km. La fin de la visite se termine par la descente dans la tombe du roi mage Balthazar.

Jour 6: Retour à Addis Abeba en avion pour le vendredi saint. Nous visitons la ville moderne et entrons dans le parc entourant les églises orthodoxes de la sainte Trinité, où est enterré Hailé Sélassié et de la colline d’Entotto, érigée à la fin du XIXème siècle par Ménélik II à l’origine de la capitale actuelle. Les cérémonies très suivies par une population profondément religieuse nous empêchent de visiter l’intérieur des monuments où il est nécessaire de quitter ces chaussures.

Nous entamons ensuite un parcours dans la ville païenne afin de visiter le marché d’Afrique le plus étendu : le Mercato. Nous le traversons en minibus, le guide ne préférant pas nous laisser seuls dans une foule où se mêlent toutes les ethnies du pays dans un entrelacs de boutiques et d’échoppes le long de ruelles traversées par des artères déversant des hordes de véhicules de toute sorte et de tous âges.

Jour 7: Départ très matinal d’Addis Abeba pour rejoindre Dire Dawa et Harrar. Nous quittons les hauts plateaux du centre pour l’est et la bordure du territoire afar. Nous trouvons une autre culture à la fois plus africaine et plus moyen-orientale que les régions visitées jusqu’à présent. Les costumes traditionnels sont plus colorés et malgré la présence d’une population musulmane, les voiles pour les femmes ne sont pas légion. La culture du tef, céréale à la base de la nourriture éthiopienne, est remplacée par celle du café et du qat, plante euphorisante qui se consomme dans toute la corne de l’Afrique et au Yémen. La vente sur les marchés s’effectue par les femmes qui trient les branches de ces arbustes afin de différencier les qualités suivant la fraîcheur et la verdure. Les prix varient ensuite du simple au quadruple. Les familles y engloutissent une part importante de leur revenu d’autant plus qu’ici, les femmes consomment le qat à la différence du Yémen où seuls les hommes sont usagers.

Lorsque nous pénétrons dans Harrar, c’est jour de marché à la fois chez les chrétiens et les musulmans qui se sont partagés les emplacements. A l’extérieur de la vieille ville, dans des traverses étroites, boueuses et parfois sous une lumière bleue, s’établit le marché chrétien et aux abords des murailles, les étals des marchandes musulmanes, aux vêtements très colorés, proposent le qat à des acheteurs très empressés. Passés l’enceinte des murs par l’une des cinq portes, nous découvrons des ruelles pavées qui sont associées chacune à une activité : bouchers découpant la viande fraîche et sanguinolente qui sera servie aux festivités de la nuit de pâques, tailleurs assis devant leur échoppe et s’agitant fébrilement sur leur machine à coudre mécanique afin de répondre à des clientes attentives et très décidées sur la mode. Les maisons blanchies à la chaux datent de plus d’un siècle et sont enserrées dans des murs ceinturant une cour qui protège la vie familiale.

Dans le dédale des voies étroites, nous atteignons la place principale de la vieille ville où la vie semble s’être arrêtée à l’aube du XXème siècle: Des ribambelles de mulets poussées par des femmes Oromos aux magnifiques costumes chamarrés portent des fagots qui servent de bois de chauffe. D’où une déforestation importante contrecarrée en partie par le remplacement par l’eucalyptus des espèces domestiques. Désuets pour nous, sont également les taxis d’Harrar : de vieilles 404 Peugeot bleues et blanches circulent encore, chargées d’un bric-à-brac hétéroclite. Les véhicules privés ne sont pas légion en raison du faible niveau de vie et les déplacements s’effectuent le plus souvent en bus sur de longues distances ou en taxi à l’intérieur des cités. La fin de l’après midi nous permet de faire des achats typiques dans les étals des marchés : cafetière servant lors de la cérémonie du café, savon de Somalie. A la nuit tombée, nous rejoignons les abords des murs de la vieille ville afin de voir un étonnant spectacle : le repas des hyènes. Nous pensions que cette saynète était réalisée pour les touristes. Non pas ! Tout d’abord nous n’étions qu’une dizaine à être entourée par ces animaux tachetés appelés par leur nom par un héritier d’une longue dynastie de nourrisseur de ces équarisseurs de l’Afrique. Tous les soirs, une douzaine de ces canidés rapplique de nulle part afin de festoyer avec des restes de carcasse apportées par cet homme. Il distribue les morceaux sur un bâton tenu à la bouche que chaque hyène vient arracher méticuleusement. Les touristes sont autorisés à faire de même mais peu y sont enclin.

Jour 8 : C’est le grand jour: en effet c’est Pâques et donc jour de fête pour les orthodoxes mais les musulmans en profitent aussi en raison d’une bonne entente au niveau religieux. Seules les chèvres n’apprécient pas car elles sont au menu des festivités et comme nous sommes dans un pays au faible niveau de vie, il n’y a pas de petits bénéfices et leur peau, si elle est de bonne qualité, est vendue à un négociant qui a pignon sur rue.

Après le petit déjeuner, nous continuons notre visite d’Harrar avec le passage quasi obligé à la « maison de Rimbaud », maison remise en état par l’Unesco où le poète, négociant en armes à la fin de sa vie ne vécut jamais. Tout l’historique de la ville est présenté dans ce musée de même que des témoignages du poète lui-même et ses impressions de la vie dans ces contrées lointaines dans la deuxième moitié du XIXème siècle.

Après ce passage dans ce qui aurait pu être un coin de France si la vérité malheureusement méconnue avait pu être respectée, nous poursuivons nos pérégrinations à travers Harrar. Nous ne verrons pas non plus la villa du navigateur et trafiquant Henri de Monfreid qui venait lors des fortes chaleurs à Djibouti se rafraîchir sur les hauteurs de Babille, ville que notre guide n’a pas voulu nous faire découvrir, l’après midi, en raison de risques tribaux. Il a préféré rester en famille pour fêter Pâques. Nous visiterons également la demeure où vécut enfant, Haïlé Sélassié dernier empereur d’Ethiopie, son père étant préfet de la région sous Ménélik II. Le musée ethnographique qui y a été installé, permet de découvrir les costumes et les us et coutumes à la fin du XIXème siècle.

Jour 9 : Après un dernier petit déjeuner pris sur la terrasse –restaurant de notre hôtel d’Harrar dominant toute la ville ancienne, nous prenons le chemin de l’Awash par une route de crêtes permettant d’admirer de profondes vallées verdoyantes parsemées de terrasses cultivées et de champs où paissent des troupeaux de chèvres et de bovins. Nous traversons peu de village, les maisons étant clairsemées au milieu des champs. Ce type d’habitat permet d’expliquer la valeur des coureurs de fond éthiopiens devant, dès leur plus jeune âge, parcourir de grande distance afin de se rendre à l’école du village. Les points d’eau constituent un lieu de rassemblement des enfants et des femmes qui viennent se ravitailler aidés par des mulets.

Durant ce temps, les pères sont dans les champs pour conduire l’araire tirée par des bœufs, comme on peut se l’imaginer il y a quelques siècles chez nous.

L’heure tourne et bientôt nous quittons la montagne pour rejoindre l’Awash et la route menant à Djibouti. La fraîcheur fait place à une chaleur torride, à un temps voilé. C’est à ce moment que nous choisissons de crever ce qui nous retarde et nous fait avaler nos dernières réserves de boisson. L’arrivée a l’hôtel est bien venue et nous pouvons nous reposer avant d’aller visiter un parc animalier en fin d’après midi. Nous ne croiserons pas de grands carnivores ni les herbivores africains que l’on imagine trouver lors d’un safari. Nous apercevons des dik-diks, des oryx aux longues cornes rectilignes. Toutefois, nous verrons le dernier lion abyssin, en cage, et le long de la rivière Awash, un crocodile et des singes colobes. Dans ce parc, le site le plus intéressant que nous approcherons, sera constitué par les chutes de la rivière Awash plus sauvages que celles du Nil bleu.

Jusqu’à la nuit, notre chauffeur- guide tentera de nous faire observer des grands koudous mais nous observerons seulement un groupe de pintades, un renard et quelques lapins. Le soir, nous fréquenterons le « buffet de la gare d’Aouache », cité dans tous les guides touristiques d’Ethiopie mais qui a perdu de sa superbe.

Jour 10 : Retour à Addis après avoir visité de fond en comble la gare d’Awash. La ligne Djibouti –Addis est en cours de réfection et plus aucun train ne la parcourt. C’est pourtant le seul lien qui permet de joindre et d’approvisionner l’Ethiopie depuis l’océan indien si l’on veut éviter la noria de camions.

La chaleur est moins accablante que la veille et nous en profitons pour admirer le paysage volcanique du rift, à l’endroit même où l’Afrique est en train de se fractionner en deux. A partir de Debré Zeit jusqu’à Addis sur une bonne cinquantaine de kilomètres, nous faisons du touche-touche avec les véhicules qui projettent des fumées noires en raison de mauvais réglages et de l’altitude. L’après midi, nous visitons le musée national éthiopien où nous croisons une copie du squelette de notre ancêtre vieille de 3 millions d’année: Lucy trouvée par Y.Coppens dans les territoires Afars. Une exposition temporaire retrace la vie du premier grand coureur africain :Abébé Bikila, vainqueur de 2 marathons olympiques dans les années 60.

Le soir, dîner de gala chez notre hôte dans sa résidence située à l’intérieur de l’ambassade de France. Nous côtoyons des invités de la bonne société éthiopienne, ou assimilée.

Jour 11 : Dernier jour en Ethiopie, nous profitons du cadre magnifique dans lequel se situe ce petit coin de France pour nous reposer de nos levers matinaux. Nous commençons à rassembler nos souvenirs matériels et moraux, les images fortes qui ont marqué notre voyage.

Le repas partagé avec notre ami, nous partons faire nos dernières emplettes alors que la pluie tant attendue va venir perturber cette fin de circuit.

Encore quelques heures et nous serons de nouveau dans l’avion qui nous ramènera en France et nous laissera avec nos souvenirs d’un superbe voyage où s’entremêlent, déjà, les pierres d’un château, les peintures d’une église, la chute d’une rivière, le toit vert d’une mosquée, et les dromadaires, les ânes, les taxis bleus et blancs, les obélisques de granit. A l’aéroport de Bolé, un dernier clin d’œil: Dans ce pays de coureurs à pied, nous croisons le plus grand sauteur à la perche de tous les temps: Sergueï Bubka
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De retour de 16 jours formidables dans le nord de l'Éthiopie
Bonjour à tous,

Fraîchement revenue de 16 jours formidables en Ethiopie, voici un petit compte-rendu très factuel, tant que c'est encore frais !

Pour une fois, nous avions tout calé avant de partir, mais l'ensemble des tours décrits ci-dessous aurait pu être organisé sur place pour moins cher, moyennant un peu plus de temps et de négo... c'est un parti pris :) Coût total avec billets d'avion et visa : un peu moins de 3000€ pour 2 personnes

21 avril : vol Turkish airline depuis Lyon, via Istanbul, 535€. Si vous volez avec Ethiopian Airline les vols intérieurs coûteront 2x moins cher ensuite si vous en prenez (ce qui est mieux compte-tenu des durées de parcours !). Arrivée à Addis vers minuit. Nous avions fait un e-visa, mais au final, c'est inutile : la file d'attente est la même que pour ceux qui le font sur place, aucun gain de temps donc. Ayant réservé l'ensemble de nos billets d'avion internes via l'agence ETT, ainsi que notre trip dans le Danakil, ceux-ci devaient venir nous cherche à l'aéroport. Au moment de sortir, personne, mais un taxi de l'aéroport a gentiment appelé le No de notre agent sur place, et quelques minutes plus tard, le chauffeur ETT était là, donc pas de souci. Comme nous devions prendre le bus pour Mekele à 4h, ETT nous a gratuitement donné accès à leur "salon" pour se reposer quelques heures avant que leur chauffeur ne revienne nous emmener à la gare routière. Le chauffeur nous a également fourni une carte SIM et nous avons pu changer de l'argent (vérifier le taux avant, sinon, la tentation de vous donner un taux pas intéressant est trop forte par contre ...). Le taux négocié a finalement été de 1€ = 35 ETB, ce qui était pas mal je pense. En revanche, la carte SIM ne fonctionnait pas, il a fallu la changer à Mekele

22 avril : trajet Addis - Mekele. Trajet réservé par ETT (20$ par personne), via la compagnie Selam Bus. 14h de bus, mais dans de bonnes conditions, et en passant par de très beaux paysages, donc c'est finalement assez bien passé ... en plus, ça nous aura permis de récupérer un peu de la nuit dans l'avion ! Pour info, les autres options proposées par ETT étaient : voiture avec chauffeur 150$ ou avion à 7h ou 8h à 85$ par personne. A l'arrivée à Mekele, de nouveau pas de taxi nous attendant. Cette fois, c'est le chauffeur du bus qui nous dépanne, et appelle notre contact ETT à Mekele (pensez à bien avoir tous les No avec vous !), qui nous envoie quelqu'un en quelques minutes. Nuit à la Gemad Guest House (13€, réservation via booking). Un peu excentrée, mais propre et avec un très bon accueil, excellent pour ce prix là (attention par contre, l'hôtel est au dessus d'un bar un peu bruyant, préférer les chambres côté cour ...)

23 avril : Day trip dans le Tigray. Là encore, organisé par ETT (100$ la journée). Un chauffeur vient nous chercher le matin à 8h puis nous avons visité Abune Yemeta Guh et Maryam + Daniel Korkor. Dans les 2 cas, une rando un peu abrupte permet d'y arriver, mais le jeu en vaut la chandelle ! Attention cependant, de petits malins ont mis en place une "corde" pour aider à grimper en haut de Abune Yemata Guh ... c'est effectivement utile, mais ils la font payer cher (150ETB par personne si je me souviens bien ... et ils demandent en plus un pourboire ensuite!). Vous pouvez bien sûr refuser si vous vous sentez assez agile pour faire un brin d'escalade seul. Nuit à la Gemad Guest House (13€, réservation via booking)

24 avril : J1 trip dans le Danakil. Pas mal de route pour arriver au "camp de base" de l'ascension du Erta Ale. Comme on est en basse saison, le groupe est tout petit (une quinzaine de personnes au début et 5 à la fin, après départ des personnes faisant 2 ou 4j), c'est appréciable ! Notre chauffeur, Mule, est adorable et parle très bien anglais, et le 4x4 semble bien entretenu. Quant au guide en charge de notre groupe, Yonas, il est lui aussi excellent et surtout passionné ! Il est d'ailleurs en train de se lancer en indépendant pour ceux que ça intéresse (baytatour at gmail.com). Après dîner, début de la rando à 20h, pour environ 3h de montée, au rythme des dromadaires. Penser à la frontale et si possible à une écharpe pour se couvrir le nez quand le vent rapporte les effluves de souffre dans votre direction ! On dort en haut, près du cratère. Pour nous, nous sommes allés au bord du cratère le soir même, mais en général, les groupes n'y vont que le lendemain (surement l'avantage d'être en petit groupe)

25 avril : J2 trip dans le Danakil. Réveil à 4h pour retourner au bord du volcan jusqu'au lever de soleil. On y restera bien 1h30-2h (soit plus que le plupart des groupes je pense). Le volcan change tous les jours, mais pour nous, la lave est bien visible 60m plus bas, et surtout, le bruit est impressionnant, c'est vraiment une expérience unique ! Ensuite, 2h de rando pour revenir au camp de base pour un copieux petit déjeuner. Après manger, on reprend la route, direction le lac Afdera (possibilité de s'y baigner), qui rappelle un peu la mer morte, puis la guest house qui nous accueille pour la 2ème nuit

26 avril : J3 trip dans le Danakil. Pour commencer, visite du Dalol (ou "colourfull place") : indescriptiblement magnifique, puis direction les exploitations de sel où les locaux extraient des plaques de sel dans des conditions de forçat (à réfléchir avant d'y aller, c'est assez étrange/gênant de se balader là au milieu en tant que "touriste" ... certains ne sont pas descendus des voitures chez nous). Pour finir, lac Assal, qui fait visiblement penser au désert du Salar, puis retour à Mekele Nuit à la Gemad Guest House (13€, réservation via booking)

BILAN du t ?rip de 3j en pays Afar : indiscutablement la chose la plus incroyable que nous ayons vue en Ethiopie (on se croit tantôt sur mars, tantôt dans un Jules Verne, tantôt en Bolivie ...). Nous sommes aussi très contents d'être passés par ETT, très pro du début à la fin et dont l'équipe a été hyper sympathique (par contre, comme ce sont les plus gros du secteur, je ne sais pas ce que ça donne en haute saison avec des gros groupes, peut être que c'est l'usine du coup). Le tour nous aura coûté 300$ par personne, mais on a rencontré des personnes l'ayant négocié à 250$ sur place ...

27 avril : route pour Lalibela. Là encore, réservation via ETT d'une voiture avec chauffeur : 80$, environ 7h. Verre le soir au Torpido : fréquenté aussi bien par les touristes que les locaux, le tej (honey wine) y est bon, et les danseurs de Sora entrent en scène le soir venu, à voir.

28 avril - 1er mai : trek autour de Lalibela. Cette fois, nous passons par l'agence Lalibela Eco Trekking (ETT est hyper sérieux, mais on ne voulait pas tout booker avec eux ... Il faut partager un peu !), 240$ par personne. L'idée du trek est d'aller dans les montagnes alentour (dont en haut du mont Abune Yospeh), à la rencontre des gens y vivant, à la découverte des paysages de montagne, et surtout en dormant dans les villages. Et là, pour le coup, ce fut l'expérience humaine la plus forte de notre voyage ! La 1ère famille chez qui on a dormi le 1er soir nous a accueillis comme si nous faisons partie de la famille une expérience vraiment très forte, on se serait cru dans RV en terre inconnue. Et pour le coup, je n'ai pas ressenti de côté artificiel, c'était vraiment très naturel, on a passé un moment incroyable avec Zineb et sa famille. La 2ème famille était un peu moins accueillante, et le 3ème soir ne se fait pas dans une famille. Mais vraiment, je suis repartie le 2ème jour au matin avec la même émotion que si je quittais des proches, jamais je n'oublierai ce moment. Pour le reste, Molla, le manager de l'agence a toujours été hyper réactif et aux petits soins pour nous. Notre chance est aussi que nous avions commandé un tour groupé, mais comme c'est la saison basse, nous n'étions que tous les 2 au final ... ça aide :) L'équipe qui nous a accompagné durant ces 4j était aussi au top : Mulu, dont les mules se sont chargées de notre sac, Tesfa, une cuisinière hors pair et surtout Zinabie, notre guide, qui s'est toujours adapté à notre rythme, qui a pris le temps de nous expliquer ce que nous voyions et bien plus encore et qui ne s'est jamais départi de son immense sourire. Une véritable perle. Bref, clairement un gros coup de cœur global sur ces 4j. Pour ceux qui ne souhaiteraient pas passer par une agence, voici le nom d'un guide indépendant de confiance : Abebe (Alexlalibela21 at gmail.com). Il nous a accueilli chez lui à Lalibela en couchsurfing, une vraie crème. C'est aussi lui qui nous a trouvé le guide pour les églises car lui n'avait pas la licence, aucun doute sur le fait qu'il soit très pro !

1er mai : visite d'une partie des églises de Lalibela. Comme nous sommes revenus de trek en fin de matinée (ça va plus vite à 2 bon marcheurs qu'avec un groupe 15 !), nous avons pris le temps de visiter une partie des églises l'après-midi. Alors oui, c'est très cher (50$ l'entrée valable plusieurs jours), mais ça en vaut la peine. Il est possible d'y aller sans guide, mais honnêtement, c'est dommage car il y a vraiment beaucoup de choses à expliquer ! Les guides vous trouveront sans problème, mais sinon le notre était très bien : Zenebe (zenebe28 at yahoo.com). Nous avons fait 1/2 journée avec lui et avons vu 1 groupe d'églises + St Georges. Il est possible de faire les 2 groupes + St Georges en 1/2 journée, mais ce sera en mode rush, c'est dommage. Nuit au Asheton Guest House (400ETB) : hôtel bien situé, avec un petit jardin sympa, des chambres agréable avec eau chaude et Wifi ... MAIS il y a visiblement 2 individus pas très honnêtes qui sont souvent à la réception (l'un travaille là, l'autre est guide), et ils tentent d'obtenir que les touristes payent plus que prévu. Si vous tombez sur eux, ne payez pas, et revenez à la réception, quand le manager sera de retour, lui vous fera payer le bon prix ... mais il y a fort à parier que si le manager ne met pas rapidement le hola, c'est l'hôtel qui en souffrira. De plus, je me suis fait dévorer la nuit passée la bas. Impossible de savoir si c'est bien à l'hôtel ou ailleurs (dans les villages / au resto / ...), mais je soupçonne tout de même les lits d'être habités par des puces ... bref, du coup, je suis assez mitigée sur cet hôtel. Dîner au Unique Restaurant (en face du Asheton) : très bien

2 mai : Retour aux Eglises le matin puis vol pour Gondar. Notre guide nous avait conseillé de revenir aux églises le matin, pour profiter de l'atmosphère religieuse qui y règne avant l'arrivée des touristes. Nous en avons profité pour voir les églises non vues la veille, et en effet, c'est un tout autre lieu le matin. Nous ne l'avons pas fait exprès, mais faire 1/2 journée de visite pure et 1 matinée en solo me semble être la meilleure des solutions pour profiter au max du lieu ... quitte à mettre le réveil un peu tôt ! Notre vol pour Gondar était à 12h50 (50$ par personne), ETT s'est chargée gratuitement du transfert (demander le No de l'agent sur place car il n'y a pas d'agence à proprement parler, et bien rappeler que c'est gratuit si vous avez négocié en amont !), sinon, les hôtels organisent des shuttle pour 100ETB par personne. Idem à l'arrivée à Gondar : pour nous, c'est ETT qui a géré gratuitement, mais sinon, compter 100ETB par personne pour rallier la ville

3 mai : visite de Gondar. Le matin, château puis achat et écriture de cartes postales au télécafé (juste en dessous de la poste) devant un déjeuner. Le lieu pratique des tarifs "farenji" (étrangers) comme beaucoup, mais pour nos estomacs, la plâtrée de riz et leur assez bonne pizza ont été salvateurs ! De plus, en se mettant au fond de la terrasse on est un peu en retrait, et donc moins visible des enfants, qui peuvent être très TRES insistants à Gondar ... L'après-midi, visite des bains de Fasilada. En soit, il y en a pour 10 minutes à faire le tour, mais les bains sont entourés d'un parc où il est agréable de se poser un peu pour lire, faire la sieste, se détendre ... parce que c'est ça aussi les vacances :) Nous avons aussi tenté un passage au village juif situé au nord de la ville (compter 50ETB l'aller en Bajaj) ... peut être n'avons nous pas été chanceux, mais j'ai surtout eu le sentiment de passer mon temps à devoir dire non aux enfants voulant vendre des choses ou réclamant tout simplement des stylos, moment pas agréable du tout, d'autant que si l'idée est de voir des villages, nous avions déjà eu un super aperçu autour de Lalibela. A ce titre, je fais un petit aparté : réclamer des choses est quelque chose qui est assez répandu chez les enfants (et les adultes) en Ethiopie : impossible de passer une journée sans entendre le "Hello money" ou"hello pen" d'un enfant ! Malgré tout, ils sont souvent peu insistant, sauf justement à Gondar. Chacun fait bien sûr ce qu'il veut, mais pour en avoir parlé avec Zinabie, notre guide autour de Lalibela, il confirme que ce n'est clairement pas une solution et pense que les touristes font plus de mal qu'autre chose en donnant aux enfants (y compris des stylos) ... en revanche, ce que nous avons fait, c'est acheter des stylos et des cahiers pour les faire passer, via l'agence avec laquelle nous avons fait le trek autour de Lalibela aux écoles des villages. Je pense que toutes les agences peuvent plus ou moins faire de même dès lors qu'elles travaillent avec les locaux...

4 mai - 6 mai : trek dans le Simien. Pour ce trek, nous sommes passés par l'agence de Sahlie, Discover Simien Tour (330$ par personne, mais beaucoup d'agences proposent un équivalent pour 300$). Là encore, nous avons eu la chance de commander un tour groupé mais de n'avoir qu'une personne avec nous. Avantage de la saison basse donc : une affluence très réduite, et quasi personne dans les campings, sur les chemins et les points de vue (il y a même 1 soir où on a dormi près de la cuisine du staff car inutile d'utiliser le camping, un peu plus loin, pour 5 personnes ...). Par contre, la basse saison est aussi la saison la plus sèche (ou celle des grosses pluies), donc les paysages ne sont pas aussi verts que le reste de l'année, la chute d'eau n'est qu'un mince filet, et plus vous avancez en mai, plus vous avez le risque de marcher sous la pluie (ce qui n'a pas été notre cas, mais ceux partis pour 4j y ont eu droit !). Côté organisation, notre agence avant très bien fait les choses, Sahlie a été très pro, mais nous n'avons pas retrouvé la sympathie et le contact que nous avions eu avec notre guide à Lalibela. Étrangement, une fois le trek fini, Sahlie s'est beaucoup soucié de savoir si tout allait bien pour nous, et je suis certaine que nous aurions pu compter sur lui en cas de besoin et recommanderais son agence sans problème. Pour info, il est possible de partir avec simplement un scout en se présentant directement à la billetterie (par contre, ne comptez pas sur les scouts pour vous donner des explications, ils ne parlent pas anglais). Dans ce cas, le prix est beaucoup, beaucoup plus bas, mais il faudra prévoir eau, repas, tente, etc. Là encore, c'est un parti pris :) Après le retour du trek, nuit à la Sycamore pension (300ETB), très confortable, idéalement située, et dont la manager parle très bien anglais, bref, très bonne adresse

7 mai : Visite de Gondar puis retour en France. Pour notre dernier jour en Ethiopie, nous avons passé la matinée à la Debre Berhan Selassie Church. Elle est assez petite mais vaut vraiment le détour... et puis, comme au Fasilada's Bath, il y a un parc autour avec plein d'oiseaux, nous y avons donc passé un certain temps, à profiter du calme (enfin, calme relatif si on considère que les dizaines d'oiseaux piaillaient comme pas permis !). Pour info, les Bajaj (les tuk tuk locaux) de Gondar sont habitués à tenter des tarifs prohibitifs ... sachez qu'un trajet entre Piassa (le centre) / les bains / le château / l'église ne devraient pas coûter plus de 10 ou 15 ETB selon les cas. Vérifiez bien aussi que le chauffeur vous dit bien fifteen et non fifty ... ce sont des champions pour ça ;) A midi, déjeuner au Four Sisters, une adresse "pour touristes", pas du meilleur rapport qualité / prix, mais le cadre est sympa, la carte variée et les sanitaires nikels (oui, des fois, un peu de confort c'est bien aussi !) L'après-midi, transfert à l'aéroport par l'agent ETT (gratuit après rappel auprès de l'agent local, comme à Lalibela, mais sinon les hôtels s'en chargent moyennant 100ETB par personne). Arrivés à l'aéroport, on découvre que notre avion est tout simplement annulé ... visiblement, c'est fréquent et nous avions prévu de la marge, donc l'avion suivant, 3h plus tard nous permet aussi d'avoir notre vol de retour ... mais sachez que les vons internes Ethiopian ne sont pas fiables. Pour notre part, on en a profité pour prendre une bière à la gargote juste devant l'aéroport (et dont le manager est d’ailleurs très sympathique !). Vol Gondar - Addis : 70$ par personne

Voilà, je pense avoir été à peu près exhaustive (et bravo si vous avez réussi à tout lire d'ailleurs !). Côté bilan, si on devait changer quelque chose, et bien je dirais ... rien ! Par contre, nous avons passé beaucoup plus de temps que nécessaire à Gondar. Pour nous, c'était chouette car nous avons pris le temps de nous poser et de récupérer pour ne pas rentrer trop fatigués, mais pas sure que ces "temps morts" soient au goût de tous.

La saison : même si nous n'avons pas eu de pluie, c'était un risque. De même, les paysages sont beaucoup moins verts que le reste de l'année, mais pour nous c'était très bien car cette basse saison nous a aussi permis d'éviter les "foules", ce qui est le plus important pour nous.

Côté interlocuteurs, ETT nous a beaucoup aidés à organiser en amont, en grande partie grâce à notre contact à Addis, Sefora, qui a tout bien goupillé et a patiemment répondu à nos questions, et grâce à Fana, notre contact à Mekele qui a parfaitement pris le relais. Par contre, les agents à Lalibela et Gondar étaient un peu plus laxistes (en même temps, on ne leur demandait que de faire des trajets gratuits dans ces villes, je comprends que ce ne soit pas très motivant !), ne pas hésiter à être insistant donc. Une fois sur place, Molla, de Lalibela Eco Trekking a été aussi d'une aide précieuse, je pense que c'est un agent très sérieux (et très humain) y compris en dehors de Lalibela.

Si jamais vous avez des questions ou si vous avez besoin de contacts mentionnés dans le récit, n'hésitez pas (je pense avoir tout mis, mais j'ai pu en oublier !)
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Éthiopie, la surprenante
Je vais commencer pour la première fois un carnet de voyage, sans vouloir rivaliser avec d'autres carnets sur ce pays fantastique, je vais plutôt raconter notre vécu et notre ressenti après ces 18 jours de voyage hors du temps. Nous avons choisi l'option 4x4 + chauffeur pour optimiser au maximum notre séjour et avons pour une 1ère découverte de ce pays sillonné le nord du pays sur la route historique. Notre chauffeur a été formidable, un précieux atout qui nous a permis de rencontrer beaucoup d'éthiopiens sur notre route et de sortir parfois de notre itinéraire planifié pour découvrir d'autres lieux insolites.

Notre itinéraire : Samedi 24/02 : arrivée à 1 :00 à Addis – vol TK 0676 – Kombolcha : beaux paysages de hauts plateaux. Nuit à AddisDimanche 25/02 : Kombolcha – Lalibela : visite de l'église Genata Maryam et du lac Hayk, possibilité de visiter le monastère Istafanos (interdit aux femmes) et le couvent Margabeta Giyorgis (interdit aux hommes). Nuit à Lalibela Lundi 26/02 : Lalibela : visite du site et des églises de Lalibela – Yemrahanna Kristos Mardi 27/02 : Lalibela – Abiy Adi - magnifique piste entre le Simien et le Tigrai.Mercredi 28/02 : Abiy Adi – Hawzen : possibilité de visiter Abba Yohanni, Gebriel Wukien, Abuna Gebre Mikael Jeudi 01/03 : Hawzen – Ahmed Ela (Danakil) : début de l'expédition dans la dépression, par la piste des caravanes. Nuit à la belle étoileVendredi 02/03 : Ahmed Ela – Dallol (volcan effondré avec mares d'acide, eau sulfureuses, fumerolles, etc.) – lac Assale (extraction du sel, rencontre avec les Afars) – Ahmed Ela.Samedi 3 Mars : Ahmed Ela – Hawzen : visiter des trois églises du groupe Teka Tesfai (Petros and Paulus Melehayzenghi, Mikael Melehayzenghi et Medhane Alem Adi Kasho) distantes d'environ 2 kilomètres les unes des autres. Dimanche 04/03 : Hawzen : visite des églises creusées dans le massif du Tigrai (Maryam Korkor, Abuna Guh, Daniel Korkor, etc.). Lundi 5 Mars : Hawzen – Axum : visite de la cité antique, des tombeaux et stèles, de l'enceinte royale. Mardi 6 Mars : Axum – Debark : par une route magnifique dans le SimienMercredi 7 Mars : Simien : trek de la journée sur la ligne de crêtes de la région.Jeudi 8 Mars : Simien – Gondar : suite de la magnifique route Axum – Gondar, à l'arrivée, visite de l'église Debré Sina Maryam, des palais, des bains de Fasilidas.Vendredi 9 Mars : Gondar – Gorgora – Bahar Dar : à Gorgora, visite du monastère Debre Sina Maryam, de la cathédrale de Gorgora.Samedi 10 Mars : Bahar Dar : promenade sur le lac pour visiter les monastères sur les îles, visite d'un monastère sur la presqu'île de Zege (petite marche), puis du marché de Bahar Dar. Dimanche 11 Mars : Bahar Dar – Fenote Selam : tour du lac Zeng Lundi 12 Mars : Fenote Selam – Addis : par les gorges du Nil Bleu, paysages mouvementés, succession de plateaux et de descentes vers les fleuves et rivière. Dans la nuit du lundi 12 Mars au Mardi 13 Mars : Retour en France

Je commence : nous sommes arrivés au milieu de la nuit à l'aéroport d'Addis et avons fait faire nos visas sur place. 9 guichets étaient ouverts et au bout de 45 minutes, nous sortions sur le parking extérieur avec nos visas en main. Très chaleureusement accueillis par le directeur de l'agence locale, francophone, qui nous a conduit vers un hôtel pour récupérer quelques heures de sommeil. La traversée d'Addis de nuit ne nous a pas laissé un souvenir mémorable: une ville ressemblant à tant d'autres capitales à travers le monde, des immeubles, beaucoup de traffic et bien sûr de la pollution, mais peut être faut-il découvrir cette ville de l'intérieur et elle dévoilerait ses secrets. Beaucoup de constructions nouvelles avec des échafaudages impressionnants en bois d'eucalyptus.



Les transports en commun en majorité des gros bus mais aussi des petits engins bleus que nous avons adorés.



Le 2ème jour, notre chauffeur vient nous chercher à l’hôtel avec un Toyota Land Cruiser. Il conduit de manière exemplaire et nous sommes très heureux de ne pas tenir le volant dans cette ville où visiblement le code de la route diffère du notre. Route et piste entre Addis et Dessie. Arrêt au bord d'un joli lac, le lac Hayk où nous rencontrons des pêcheurs qui font des brochettes avec des tilapias ( délicieux petits poissons d'eau douce qu'on trouve en Afrique Australe)



La route puis la piste traverse des paysages aux reliefs accidentés ( les 2/3 des massifs montagneux d'Afrique sont en Ethiopie) et nous croisons de nombreuses personnes au bord de la route. Sourires, signes de la main, regards curieux. C'est un monde essentiellement rural et nous apprécions ce contact avec la terre qui nous manque parfois dans nos vies urbaines. Tout le monde a l'air affairé et chaque parcelle est cultivée.

Nous traversons des villages. Nous avons apporté un gros sac de vêtements d'enfants et notre chauffeur nous conduit vers des familles sans grandes ressources. Le sourire des enfants nous va droit au cœur.

3è jour, en route pour Lalibela. Visite des 11 églises sur place.

jour de pèlerinage à l'église St Gabriel
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Mésaventure avec agence en Éthiopie
Bonjour, Sur la foi des bons avis publiés, notre ami d'ami, organisant un séjour complet de 24 jours pour 12 personnes Nord/Sud Ethiopie, a choisi l'agence "Amical Ethiopia Tour", guide/manager Yohannes Beckele. Dès l'arrivée, nous avons cherché le guide presque 1h dans et devant l'aéroport, pour comprendre enfin qu'il nous attendait en bas sur le parking, n'ayant pas l'autorisation (?) d'accéder à l'aéroport. Ensuite, ce fut une succession de déconvenues, allant du musée et des villages et ethnies comme les Konso, promis et non visité aux mensonges "de circonstance", quand, ne sachant pas répondre à nos questions, il mentait rapidement (réponses vérifiées le soir à la lecture de guides comme Olizanne/ Ethiopie Découverte, très utile et complet). Incapable de gérer un groupe, de prévoir par exemple des pique-nique décents (package payé 7€ pièce pour une poignée de riz + 1/2 boîte de sardine et 2 bananes!), de nous arrêter dans des lieux magiques à nos yeux, ne parlant qu'à ceux qui étaient proches (inaudible à + d'1m), jamais rassembleur, jamais à l'écoute (en 24 jours, il n’a su aucun de nos prénoms) montant chaque matin dans le bus sans saluer ni dire le programme du jour, etc. Dans le sud, 2 nuits en camping à 5mn d’un beau lodge (économie?) avec pour 2 d’entre nous, tente sans double toit et orage dans la nuit, campeurs et bagages trempés, la cocotte a explosé sur le guide, la patience a des limites... Non, pas de forte tête ni de gens "qui se font attendre" dans ce groupe de copains, que des personnes respectueuses et en attente de découverte. Pour nous, nous avons cessé de le croire et d'espérer une vraie communication au bout d'1 semaine, quand il a prétendu que de l'ardoise était du marbre! Mais le pire : le bus loué prévu pour 20, (mais avec tous les bagages dedans) et Amar, chauffeur caractériel et très précautionneux de son véhicule, au point qu’il n’a pas dépassé les 30km/h hors quelques tronçons droits, sur 4000km. A vos calculettes ! et ne pas s’arrêter quand on en manifestait l’envie, juste aller d’un hôtel à l’autre. Même les tuk-tuk dans les villages nous doublaient! Départs du lever du jour à la nuit, photos volées entre les vitres, arrêts express sur les sites, marchés ou déjeuners expédiés. Certains avaient apporté des cahiers et stylos, le guide avait prétendu connaître une école en fin de voyage, mais le dernier jour étant un dimanche (440km = 10h de route = tous largués direct à l'aéroport!), les cahiers ont été donné à l’improviste devant le bus, le chauffeur pressé s’est emparé des stylos et les a jeté aux enfants, écœurant ! Une grosse déception que ce voyage dont on attendait beaucoup, un arrière-goût de raté. On gardera en souvenir le sourire et la gentillesse des éthiopiens, les paysages fabuleux et l’envie d’y retourner un jour dans de meilleures conditions, en 4x4 obligatoire si boucle complète. Vous voilà prévenus sur cette agence et son manager. Précision: calculez juste votre budget car les Birs d'Ethiopie ne sont pas repris à l'aéroport, contrairement à ce que nous a affirmé ce guide, un malin attend les touristes avec commission de 30% en - et payés en dollars...
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Au royaume du prêtre Jean - carnet d'Éthiopie (1ère partie)
Bonjour,

En février dernier, l'Homme et moi avons eu l'occasion d'effectuer un voyage de deux semaines en Ethiopie. Ce fut une première, à tout point de vue : en effet, si nous avons déjà voyagé à droite et à gauche, jamais encore nous n'étions allés en Afrique, et jamais dans un pays comme l'Ethiopie. Nous sommes passés par une agence locale, Bella Abyssinia, qui s'est occupée de toute la partie logistique : 4x4, chauffeur, réservation des hôtels... L'Ethiopie étant un pays immense, nous nous sommes concentrés sur la partie Nord, la bien nommée « Route historique » : un circuit au départ d'Addis-Abeba, la capitale, via Gondar, Axoum et Lalibela, soit une boucle de 2500 kms environ. Bilan ? Des paysages somptueux, un patrimoine artistique d'une richesse extraordinaire et, surtout, la découverte , la découverte, donc, d'un mode de vie que j'étais loin d'imaginer. Voici donc, au jour le jour, le récit de notre périple, dans ce pays qui m'a fascinée...

Mercredi 15 février. Addis Abeba

Six heures du matin, l'avion d'Ethiopian Airlines se pose sur l'aéroport d'Addis Abeba, après un vol direct depuis Francfort. Le ciel est limpide, et l'air très frais ! Première étape, l'obtention des visas. Deux employés officient dans un petit bureau, l'un complète les formulaires, l'autre rédige les reçus de paiement. Carnets à souche, stylo et papier carbone, pas de doute, nous sommes bien en Ethiopie !

Miki, de l'agence Bella Abyssinia, nous attend dans le hall. Il sera notre chauffeur pendant les deux semaines à venir mais pour l'instant, il nous conduit simplement à l'hôtel, pour un peu de repos.

On vient nous rechercher à onze heures, pour nous conduire à l'agence. Addis offre un visage hétéroclite : pas de trottoirs, les rues secondaires en terre battue, des immeubles vétustes, d'autres en construction, partout des bicoques faites de bric et de broc. La circulation est infernale, les grandes avenues complètement embouteillées, voitures, minibus, taxis bleus ! La foule grouille autour des innombrables petites échoppes, sur les bas-côtés les cireurs de chaussures et les petits marchands – trois légumes sur un bout de tissu – se comptent par dizaines, quelques animaux divaguent... Jamais je n'avais vu une telle animation !



Echafaudages en bois d'eucalyptus, comme partout ici.

Une fois les formalités réglées et le déjeuner expédié, nous consacrons l'après-midi à la visite des deux principaux musées de la ville, situés dans le quartier des Universités : le Musée National d'abord, dont la collection de fossiles conte l'évolution de l'humanité (petit bonjour, en passant, à Lucy !) ; le Musée d'Ethnologie ensuite, qu'une panne d'électricité plonge en grande partie dans l'obscurité.On parvient tout de même à voir la section consacrée aux croix et aux icônes – superbe ensemble, très bien présenté de surcroît (textes en anglais, comme au Musée National).

Puis notre accompagnateur propose une balade sur les collines d'Entoto, qui dominent la ville.



Ces collines, assez élevées, sont couvertes d'eucalyptus.Chaque jour, des femmes descendent de lourdes charges de bois (une quarantaine de kilos...) pour le vendre en ville, où il servira au chauffage et à la cuisine.

Un peu plus bas, on s'arrête dans le quartier d'Entoto, grouillant de vie : ici un vendeur de poules, là un réparateur de parapluies, plus loin un étal coloré de céréales et de légumes secs, vendus en vrac dans de grands sacs. On « dévalise » le stock de cahiers et de stylos d'une échoppe – on les distribuera aux gamins, tout au long de la route.

En soirée, nous retournons manger au même restaurant qu'à midi, Chez Ricoh, un resto italien (ces derniers ne sont pas restés très longtemps en Ethiopie, mais leur influence sur la cuisine locale, elle, demeure sensible !). Bien qu'il s'agisse d'un endroit « chic », à en juger par la clientèle, les prix ont de quoi laisser songeur : moins de 50 birrs, par exemple [2,50 euros], le copieux (et délicieux) plat de spaghettis !

Jeudi 16 février. Addis – Debre Markos (300 kms)

Nous quittons Addis vers huit heures ; sortir de la ville prend peu de temps, nous voilà bientôt en pleine campagne.

En route vers les marchés de la capitale...



La route traverse un vaste plateau vallonné, consacré à la culture des céréales. Les moissons s'achèvent, la terre déploie toute la gamme des ors, des ocres et des bruns... L'habitat est très dispersé, partout des petits groupes de maisons (murs en bois ou en pisé, toits de chaume... ou de tôle), flanquées de meules de foin et de mottes de bouses séchées.





Le plus saisissant reste cependant l'animation qui règne dans cette campagne. Ici, pas de voitures individuelles, seulement des charettes tirées par des ânes ; on marche le long de la route, les hommes avec leur canne ou leur outil en travers des épaules, les femmes avec un panier ou un ballot, les écoliers en uniforme coloré. Des gamins conduisent les troupeaux aux champs, d'autres bêtes errent dans une (apparente) liberté... Il y a du monde partout !!



En fin de matinée, nous arrivons au monastère de Debré Libanos, l'un des hauts lieux du christianisme éthiopien, fondé au 13ème siècle. Des funérailles se déroulant sur le parvis, nous commençons par visiter le musée qui abrite croix, manuscrits et autres objets liturgiques.

Dans l'église, moderne, des vitraux de l'artiste Afework Teklé.



Quelques dizaines de kilomètres plus loin débute la descente dans les gorges du Nil Bleu. Au fond, le pont construit par les Italiens est désormais doublé par un ouvrage plus moderne ; la chaleur est accablante et le fleuve, fort peu impressionnant. L'autre versant est moins sauvage, à nouveau des fermes, des cultures en terrasse... Des gamins vendent des mangues au bord de la route, on se laisse tenter !

Nous traversons ensuite un long plateau dévolu à la culture du tef, « la » céréale locale, base de l'alimentation. Les moissons sont terminées, les champs tout piquetés de belles meules... De-ci de-là, des buffles piétinent lourdement les gerbes, pour séparer la paille du grain ; aucune mécanisation, tout le travail se fait à la main... mais la « technologie » n'est pour autant pas totalement absente !





L'après-midi touche à sa fin ; les paysans rentrent des champs, les troupeaux vont aux points d'eau, les femmes au puits, un bidon jaune sur le dos. Les villages s'égrènent tout au long de la route, toujours grouillant de monde, d'animation.

Nous logeons ce soir dans la petite ville de Debré Markos, à l'hôtel Tilik. Avant le dîner, on se balade aux alentours : il fait nuit, les rues sont à peine éclairées, mais rien ne vient ralentir le ballet incessant des tuk-tuk !

Vendredi 17 février. Debré Markos – Bahar Dar (250 km)

La journée commence par une énigme : que peut donc bien recouvrir la mystérieuse appellation « French toasts », sur la carte du petit-déjeuner ?!! Pleins d'audace, nous commandons... et découvrons qu'il s'agit tout simplement de pain perdu, fort bon au demeurant.

Nous partons vers huit heures. Comme hier, le spectacle des campagnes s'offre à nous...

Des paysans travaillent dans leur champ de légumes – pommes de terre, oignons, épinards...



Dans les villages que nous traversons flotte parfois une bonne odeur de café grillé. Et toujours ces foules marchant sur la route...



La corvée d'eau, privilège exclusivement féminin. Le plus souvent, toutefois, les femmes utilisent des bidons en plastique.



Un repasseur public...



... et un bien joli sourire !



Nous arrivons à Bahar Dar, grande ville sillonnée par une myriade de tuk-tuk, vers midi et demie. On s'installe au Summer Land Hotel, séparé du lac Tana par une avenue bordée de palmiers ; l'établissement se veut « de standing » mais, comme toujours ici, mieux vaut ne pas être trop regardant sur les finitions du bâtiment !

L'après-midi, Miki nous emmène voir les chutes du Nil Bleu, à une petite heure de route de Bahar Dar. La piste file droit entre les champs de canne à sucre, l'air est beaucoup plus chaud que les jours précédents.

L'arbre à marabouts...



Un guide local (pas vraiment nécessaire...) nous escorte du parking aux chutes. Le sentier traverse d'abord un beau pont de pierre, dit des Portugais, construit au 17ème siècle et dûment gardé par un prêtre en grande tenue.



Depuis la construction d'un barrage, Tis Isat, « les eaux qui fument », ne présentent plus beaucoup d'intérêt. Reste une agréable balade à flanc de colline, offrant de belles vues sur la campagne.



Le soir, nous allons dîner au restaurant de l'hôtel Dib Anbessa, voisin du nôtre. On commande une fasting food, autrement dit une injera végétarienne, uniquement servie les jours où l'Eglise interdit la consommation de viande. Le goût aigre de l'injera, une galette à base de tef, le plat national par excellence, ne me convainc pas vraiment ; en revanche les différents légumes (épinards, chou, maïs, haricots etc...) sont délicieux, quoique parfois bien épicés !!

Samedi 18 février. Le lac Tana

Petit matin... Les gens sortent de leurs maisons, au pied de l'hôtel, la rumeur de la ville, voix et chants des coqs mêlés, monte jusqu'à notre chambre.



Vers huit heures et demie, nous embarquons en compagnie d'un guide local pour une balade sur le lac Tana. Ce dernier, long de plus de quatre-vingts kilomètres, fut entre le 13è et le 17è siècle le centre politique et religieux de l'Ethiopie ; ses îles abritent une quarantaine de monastères, toujours actifs... et pour certains interdits aux femmes.

Après une heure de navigation, nous atteignons la péninsule de Zéghé. Un sentier bordé de caféiers (et d'étals de souvenirs !) conduit à Ura Kidane Mehret, l'un des sept sanctuaires du lieu.

L'église, de forme circulaire, est ceinte d'une galerie largement ouverte sur l'extérieur. A l'intérieur, les parois du maqdas (le « Saint des Saints », réservé aux seuls prêtres), sont entièrement recouvertes de peintures ; au sol, des tapis et des nattes en bambou.



Difficile de savoir quand ces peintures ont été réalisées : 16ème siècle ? 18ème ? Les sources varient.



A quelques mètres de l'église, dans une vitrine, sont exposées plusieurs croix richement ouvragées, ainsi qu'un manuscrit présenté comme datant du 14ème siècle, ouvert en pleine lumière sur une belle enluminure. Je reste songeuse...

De retour à Bahar Dar, nous déjeunons puis partons faire un tour au marché, qui se tient sur une vaste esplanade en terre battue. Les marchands sont regroupés par spécialité, ici les légumes, là les épices, les céréales (même les pâtes sont vendues en vrac, dans de grands sacs !), plus loin les poteries, les tissus, la ferblanterie...



Une effervescence particulière règne dans le secteur de la volaille – le Carême débute après-demain, nous dit Miki !



Puis, pour terminer l'après-midi, nous allons nous promener en bordure du lac Tana, sur la rive. Agréable balade entre papyrus, roseaux et euphorbes, qui nous permet en outre d'entr'apercevoir, l'espace d'un instant, quelques superbes oiseaux aux vives couleurs.

Le soir, nous retournons dîner au même restaurant qu'hier, où nous retrouvons Yonas, le directeur de Bella Abyssinia, qui accompagne un autre petit groupe de Français. Il est parfaitement francophone , on en profite pour lui poser toutes sortes de questions sur son pays !

A suivre... Ici !! http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_2eme_partie_D5688511/
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Quarante jours seule en Éthiopie
Bonjour a tous

Mon periple de 40 jours en Ethiopie touche a sa fin... Je rentre dans 5 jours.

Je suis a votre disposition si vous avez des questions, je me propose de partager mon experience.

J`ai 27 ans, et je suis partie seule du 19 juillet au 29 aout. J`ai effectue la boucle historique du nord, Bahar Dar-Gondar-trek dans le Simien-Axoum-Mekele-eglises du Tigray-Lalibela-Bahar Dar.

J`ai ensuite poursuivi avec l`Est: parc national de l`Awash, Harar, et je m`apprete a visiter Dire Dawa et Debre Zeit a mon retour.

Je peux egalement partager quelques impressions sur Addis Abeba, Awasa et Shashamane que j`ai un peu visitees.

J`ai voyage essentiellement en bus et transports publics. Je peux avoir des bonnes adresses pour les petits bugets.

A bientot!
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Tristes éthiopiques?
J'avais mon billet ! Le 28 septembre, j'atterrirais à Addis-Abeba, capitale de la mythique terre des " faces brûlées ". Etrange pays où l'on ignorait l'heure solaire et préférait la calculer lorsque la nuit tombe. Rares étaient les messages qui lui étaient consacrés sur ce site. Je les ai lus. Plus je lisais, plus j'avais l'impression qu'on aimait passionnément l'Ethiopie ou qu'on l'avait détestée... viscéralement. Pas de " bof ", " mouais c'était pas mal " ou autre constat mitigé. Certains échanges dégénéraient plutôt à grands coups de " toi, ta gueule ! ! " quand on n'accusait pas le voyageur dégoûté de xénophobie. Les propos les plus violents étaient vite supprimés. Mon voyage a eu lieu et je continue de lire les discussions. Elles sont plus modérées... mais le fond ne change pas : l'Ethiopie subjugue ou fait mal. Moi, elle m'a fait mal. Depuis je ne cesse de me demander pourquoi. Alors que j'espérais y couler des jours relativement paisibles, épuisée je m'y suis effondrée en larmes. On m'y a insultée. Elle est le seul pays que j'ai voulu quitter au plus vite.

Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
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Monts Simien, églises du Tigré, Erta Ale et Dallol
Bonjour, je suis à la recherche des informations suivantes : * connaissez-vous des guides (ou des agences) qui proposent un trek de 3 ou 4 jours dans les monts Simien, départ de Gondar, retour sur Axum (et non sur Gondar) avec transport du gros des bagages sur Axum pour ne pas les avoir avec nous durant le trek ? * une agence assurant en tour privé pour 3 ou 4 personnes une visite des églises du Tigré sur 2 jours, départ de Axum, arrivée à Mekele, sans guide, juste un chauffeur ? Merci. PaterLu
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Retour d'un pays exceptionnel! (Éthiopie)
Retour d'un pays exceptionnel!

Je tiens vraiment à vous faire partager et vous apporter quelques tuyaux sur le dernier pays que j'ai visiter. Tout d'abord, les appréhension d'avant départ:après avoir visité en backpacker duo le Pérou, la Bolivie, plusieurs pays Européen, le Maroc, l'Inde, le Népal, puis en solo, la Thaïlande, le Laos, le Maroc, la Roumanie, j'ai pris la décision de visiter l'Ethiopie. Cela faisait longtemps que je voulais faire un pays en Afrique subsaharienne avec quand même quelques appréhensions, mais une attirance déterminé pour ce pays. Je n'ai vraiment pas été déçu!

Pour tous mes autres voyages, j'avais l'habitude de dire à mes proches où j'allais. Cette fois-ci, j'ai préféré ne rien dire jusqu'avant mon départ, tant les aprioris sur l'Ethiopie peuvent effrayer. Il n'en est rien, c'est le pays le plus accueillant, détendu, et sécurisé que j'ai visité!

Biensur, et hors mis un ou deux petits aléas de parcours, je vais vous retranscrire ce voyage qui relate mon expérience, avec mes moyens, et mes choix.

Tout d'abord, j'ai choisi de partir avec Ethiopian Airlines International car si vous arrivez avec eux dans leur pays, les vols intérieurs sont moitié moins cher ( ce fut mon choix car les trajets en bus peuvent être très long). En gros, il ne vous coutera qu'entre 40 et 60 euros le trajet entre l'une des "grandes villes" de ce pays immense, à taille humaine ;)

Je suis donc resté 26 jours en Ethiopie et voici ce que j'y ai vécu:

Arrivée le 14 septembre à Addis, petit rendez-vous avec l'agence Ethno Travels and Tours, qui est l'agence mal aimé des autres agence en Ethiopie. La cause, ils sont les moins cher, surtout pour le Danakil et le volcan Erta Ale. On dira que le service est en rapport avec le prix: ils ne sont pas guide à proprement dit, ils ne font que vous accompagner, en sécurité relative ( ce qui est tout de même primordiale pour ces contrées). Je vais développer.

Après mon rendez-vous chez eux, j'ai repris l'avion dans l'après-midi pour Mek'Ele. Arrivé à Mek'Ele, ils viennent vous chercher à l'aéroport, puis vous propose leur hotel qui se trouve au dessus de leur agence local ( Atse Yohannes Hotel) . L'hotel est correct et le prix est un peu élevé alors que pour un même hotel correct à 25 mètres en remontant la rue à gauche est 2 fois moins cher. Ne pas compter avoir de l'eau chaude sauf si vous prenez la suite, qui restera tout de même moins chère qu'une chambre dans le premier hotel. Il reste cela dit que le personnel de ces deux hotels sont charmant.

Je suis donc parti le lendemain avec une armada de 4x4, direction la depression du Danakil. Dans les 4x4, nous sommes 4 visiteurs plus le chauffeurs, nos sacs, et l'eau en bouteille nécessaire pour SURVIVRE pendant le road-trek-trip. Donc beaucoup d'eau, à température ambiante: 50 degrés. Ce fut chaud dans tous les sens du terme! Pour la sécurité donc, les chauffeurs sont pratiquement tous sous khat, donc légèrement dans les vap' ( beaucoup de personnes prennent du khat en Ethiopie, donc, c'est pas si grave). Le problème, c'est qu'ils aiment se la jouer Mad Max dans le désert, donc, là, la sécurité, t'oublie!

Nous avons donc fait 3 heures de route nickel, et la fameuse "pire route du monde" qui mérite bien son nom: 3h30 sur de la lave refroidie sous 50 degrés avec clim' battant ses record: 41. Nous sommes donc arrivé vers 18h00 au camp de base avant le trek, quelque peu exténué. De là, repos d'une heure ultra nécessaire. Puis départ vers 19h pour 9 km de trek, la nuit, 35 degrés, ascension vers l'Erta Ale qui si on y prête attention, laisse apparaitre ses lueurs motivantes! Arrivée à 10h45 au sommet pour redescendre dans la caldera et découvrir ce volcan unique au monde, qui se mérite! Le spectacle est au rendez-vous. Tous les livres, les photos, ou les vidéos du monde n'arriveront jamais à rivaliser avec cette sensation. Nous avons ensuite passé la nuit à la belle étoile sur la crête ( après un bon plat de patte sauce tomate ). Petite nuit: 00h30-4h00. Reveil pour un le lever de soleil et découverte de jour de la caldéra qui pour ceux qui s'intéressent un peu au volcanisme ( pas les guide d'ethno Travels and Tours apparemment) et d'une beauté saisissante! Nous sommes ensuite redescendu vers le camps de base. J'ai préféré n'en faire qu'a ma tête et pris les devant, pressant le pas, afin de ne pas finir ce trek sans petit dej, sous un soleil de plomb et 50 degrés. Et franchement, j'ai bien fait, parce que ce fut rude!!! Les avertissements du gouvernement Français déconseille cet endroit. Nous avons été encadré par l'armée et des personnes avec des Kalash', donc, de ce point de vue, on se sent en sécurité. En revanche, si vous vous faites mal durant le trek, faudra attendre d'être à Mek'Ele pour vous faire soigner, c'est à dire 8 heures plus tard. Bref, ne vous faites pas de bobos là bas, c'est pas le gouvernement qui vous le conseille, c'est moi.

Ayant pris juste l'Erta Ale tour sur 2 jours, j'étais très heureux de rentrer prendre une douche sur Mek'Ele et laisser la plupart des autres acolytes qui eux continuaient vers Dalol. L'Erta Ale est suffisant tellement on s'en prend plein les mirettes.

De là, j'ai pris, toujours avec la même agence le Tigray Church tour sur 2 jours. Je n'avais pas prévu forcement cela, mais ce fut grandiose, surement les plus beaux paysages du pays.

Si vous m'avez bien suivi jusque là, vous aurez compris que je rejoins très franchement les critiques sur le très léger professionnalisme d'Ethno Travels and Tours et leur qualité à vous faire découvrir leur beau pays. Je vais donc vous indiquer une personne qui pourra vous faire découvrir cette région, le Tigray, entre Mék'Ele et Axum, plus précisément à Gheralta. Un jeune homme très sympathique qui se prénomme Gebrea, dont voici le contact:Téléphone: +251 9 14 53 98 45. Il vous proposera un prix très raisonnable. J'ai donc pris mon courage à 2 mains pour visiter les églises perchées sur des éperons rocheux, qui caractérisent ce paysage. Je ne passerai pas par 4 chemins, j'ai le vertige, donc, je ne suis pas allé plus loin que la première église de maryam korkor. Je ne suis pas féru d'histoire, mais j'espère que l'Ethiopie trouvera l'argent pour préserver ce patrimoine du temps et des touristes mal intentionnés. Le paysage vu d'en haut est grandiose!

Pour ce qui est de cette région, je n'y suis pas assez resté malheureusement. On dit que l'Ethiopie compte les plus belles femmes d'Afrique. Je crois pour avoir fais une bonne partie du pays que le Tigray est sens nul doute l'endroit où elles naissent! La culture du paraitre, malgrè la pauvreté économique ( mais pas gastronomique ) de l'endroit, est d'une grande richesse. Les femmes, portent de beaux vêtements traditionnels, mais aussi prennent soins de leur coiffures, qui diffères de l'une à l'autre. Je trouve que cela est la marque d'une tradition bien gardée et respectée, et j'espère que vous remarquerez cela tant j'ai aimé regarder ces femmes.

Mon chemin se poursuit vers Axum en passant à Yeah, cité de la Reine de Saba, havre de paix et de tranquillité.

Arrivée à Aksum, ville historique avec ses vestiges. Je déconseille vivement l'Africa Hotel!!! Du coup, en repartant, j'ai croisé un jeune qui fait la promotion d'un autre hotel qui me semble bien: le www.branahotel.com.. A vous de voir! Au moins, la seule nuit que vous passerez là bas sera bien loin de la salpêtre de l'Africa Hotel! Pour vous déplacer dans cette ville, n'hésitez pas à demander l'un des seuls Tuk tuk conduit par une jeune femme. Elle est très attentionnée et vraiment femme courage!

Ensuite, Vol toujours de grande qualité avec Ethiopian Airline, et une fois n'est pas coutume, l'accueil à bord se fait avec la musique de Mulatu Astatke l'incontournable! www.youtube.com/watch?v=oh_nK-QwTo0

Survol du pays et arrivée à Lalibela. J'en avais tant envie! L'Altitude rend en général les gens calme et accueillant. Et c'est le cas de Lalibela ( avec quelques propositions intempestives de faux guides, mais cela reste tout de même respectueux). J'ai choisi cette destination pour pouvoir visiter les églises ( que je n'ai pas visité car trop cher à mon gout : 50 $ l'entrée sans le guide!). Je suis aussi passé par Lalibela aussi parce que dans le même massif montagneux, j'avais le choix entre faire les hauts sommets du Simiens sans rencontrer trop de monde à part des touristes ( en grande majorité Israelite d'ailleurs dans le pays), où préférer le trekking d'Abuna Yosef à la rencontre des différents villages.

Donc, première nuit à Seven Olives Hotel, qui j'en suis sure, a l'une des meilleurs table de la ville. Puis rencontre avec le manager de l'agence www.lalibela-eco-trekking.com Mollah Kassaw. Une grande surprise que cette rencontre qui m'a préparé une équipe de choc: Abege Mengesha, mon guide, Yihenew, mon cuisinier, et Abeï, mon pisteur. Je sais qu'avec eux aujourd'hui, j'irai au bout du monde!

Molla est donc passé me chercher à l'hotel, lorsque je lui ai demandé si il n'y avait pas un logement un peu moins cher sur Lalibela, il m'a tout simplement dit qu'il était sur Airbnb : www.airbnb.fr/...F2015&s=TObw_Ee5

Je recommande vivement sa chambre qui permet une immersion dans la vrai vie de Lalibela et pas cher du tout!

Molla m'a donc remis entre les mains et les jambes des mes trois accompagnateurs devenus aujourd'hui avec Molla, des amis tant l'expérience humaine fut forte et le trekking d'une grande richesse entre les rencontres et les paysages!

Ce trekking autour de Lalibela fut mon plus beau moment en Ethiopie.

Je crois que l'expérience ne trouve son sens qu'en la vivant, c'est pour cela que je ne vous en dirais pas plus et vous laisserai apprécier par vous même si vous y allez, la qualité et le professionnalisme de cette agence locale et respectueuse de sa localité.

Après 6 jours de trekking dans des paysages à couper le souffle, des scenes de vie biblique, un sommet pour moi inaccessible à cause d'un mal des montagnes, l'observation des baboins majestueux, je suis revenu entier, fatigué, mais heureux de ce trek. J'avais calculé le coup pour revenir pour la fête de Meskel, sorte de fête de la Saint Jean avec un grand feu de joie, des chants envoutants, des costumes de fêtes. Un très grand moment là encore, unique, préférable à celui réalisé à Addis Abeba. Ici, pas de stress, que du bonheur!

Enfin, je recommande aussi un lieu atypique dans ce genre de voyage, un bar bien blindé de monde, où l'on boit bière et Tej' ( alcool de miel, délicieux) et où l'on dance sur de la musique traditionnelle jusqu'au bout de leur nuit: le Torpedo tejbet. Croyez-moi, là encore, instant inoubliable de votre visite à Lalibela!!!

Me voila reparti vers le sud avec la même compagnie aérienne, toujours au top! Direction Arba Minch et la vallée de l'Omo.

Le sud, et ses tribus sont assez chères pour un backpacker en solo. On m'avait mal recommandé un guide locale qui devait me donner un prix raisonnable, mais les guides locaux à Arba Minch prennent tous le même prix: 140$ journée pour le 4x4 et la gazoline, 220$ journée tout compris ( entrée tribu, photos, bouffe, couchage )sauf extra (khat, beer, gin local et reste pour ce qui comprennent ;)

Là aussi, et malgré mon guide un peu survolté et son très vieux khat khat, ce fut une très belle expérience avec un souvenir inoubliable d'une nuit passée avec une tribu à Omorate, de l'autre côté du fleuve Omo (où je me suis d'ailleurs baigné) et cette soirée avec tout ces gamins qui m'ont fait une dance en chantant et qui m'ont demandé de leur passer de la musique. Et façon Fitzcaraldo, je leur ai mis "Nessum Dorma" de Pavarotti. Très grand moment. Ecouter du classique dans ces endroits prend une toute autre envergure!

Enfin, retour sur Addis Abeba. Là, Molla Kassaw de Lalibela a contacté un jeune guide, et là encore, une super rencontre, de grande qualité: Alene Zewdu Birhanu. Un jeune extrêmement sympathique qui m'a fait visiter la capitale.

Voilà, il faut une conclusion à ce post:

L'Ethiopie est surement à ce jour ma plus belle destination pour les rencontres que j'ai pu y faire. L'Ethiopie est le pays le plus sure que j'ai visité. J'y ai très bien mangé, chaque jour traditionnel, jamais tombé malade. Un peuple, simple, fier de n'avoir jamais été colonisé, fier de leur richesse culturelle... Et moi, je suis fier de les avoir rencontré, très fier même. Je retournerai là bas pour faire les endroits que je n'ai pas eu le temps de visiter, mais aussi pour y retrouver ces personnes qui m'ont reçu, et qui sont devenues aujourd'hui des amis.

Pour les photo: -1 Volcan erta Ale à l'aube -2 Plaine et pics du Tigray -3 Hauts plateaux lors du trek à Lalibela -4 Babouin-star "photogénique" lors du trek -5 Cérémonie de Meskel à Lalibela ( 28/09/2015 ) -6 Photo de classe avec mes Karo, vallée de l'Omo -7 Photo de famille chez les Dasenech, Omorate, vers la frontière Sud Soudanaise et Kenyane -8 Chez les Mursi, paye ta photo! -9 retour de l'ono, vers Arba Mitch
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Ethiopie: infos diverses pour mieux préparer son voyage
De retour d’un voyage de 4 semaines en Ethiopie (Déc. 2012), voici quelques infos, que je n’avais pas pu trouver avant mon départ, et qui me semblent utiles pour mieux préparer son voyage, donc à partager.

L’ETHIOPIE, UN PAYS EN PLEIN DEVELOPPEMENT ! L’Ethiopie est un pays en plein développement. Au niveau des routes, les principaux axes du pays sont asphaltés et les rares qui ne le sont pas encore sont en cours… Résultat, les temps de trajet ont diminué. D’où développement du nombre de bus et minibus, donc il est extrêmement facile de voyager en transport local. Idem pour les hôtels : ils poussent comme des champignons, donc choix plus large et chambres souvent dispos, donc peu besoin de réserver à l’avance, même si c’est toujours plus facile bien sûr. Le réseau téléphonique est lui aussi en plein développement. Tout le monde (ou presque) a maintenant un portable. Ca passe partout sauf dans les zones éloignées (ex. : les parcs nationaux, sur les grands axes). Et encore… ! Ne vous étonnez pas si votre guide se met à téléphoner au beau milieu de votre balade ou au sommet d’une montagne ! Business is business ! Ceci dit, parfois trop c’est trop : si votre guide passe plus de temps au téléphone qu’à vous guider (ca m’est arrivé une fois) et vous laisse visiter seule, ne pas hésiter à le lui signifier voire à changer de guide.

ARGENT : On trouve des banques dans toutes les villes de plus de 5000 habitants. Il est possible de changer des euros partout en quelques minutes. Taux de change en décembre 2012 : 1 euro = 23.5 birr. Toutes acceptent les cartes VISA (idem pour les grands hôtels). Pour les MASTERCARD, c’est moins vrai parait-il. Cependant, j’avais moi-même une Mastercard, et quand j’ai eu à retirer de l’argent à un guichet, je n’ai eu aucun problème et ca a été très rapide. Commission prise par la banque éthiopienne : 2.5%. Dans les grandes villes, il y a des distributeurs un peu partout. Toutes acceptent les Visa. Sur certaines, j’y ai aussi vu des autocollants Masterc ard, donc il semble qu’il soit possible d’y retirer de l’argent avec une Mastercard (je n’ai pas essayé).

TRANSPORT : Le choix est large pour les transports routiers ! Taxi (le plus cher), transport privé (heu, non, c’est celui-là le plus cher !! 4x4 (compter 100 euro/j, jusqu’à 4 personnes) ou minibus (un chouya moins cher, jusqu’à 7 personnes environ)), tuktuk, bus (le moins cher), bus moyen, minibus, vélo (pas partout), mule (dans les parcs nationaux). Où que vous soyez, il est très facile de se déplacer. Que ce soit en ville ou entre villes. A savoir : les bus ont des arrêts comme en France. Les bus moyens et minibus s’arrêtent là où vous le souhaitez. Tous suivent un trajet propre.

La nouvelle loi impose aux transports en commun d’avoir un panneau sur le véhicule indiquant leur ‘ligne’ (du quartier x au quartier ou point y). Tous ne l’ont pas encore mis mais de toute façon, à moins que vous ne lisiez l’Amharique, ca ne vous serait pas utile… Les ‘placeurs’ de chaque minibus crient leurs destinations. A vous de savoir où vous allez (quel quartier) et de vous repérer dans ce brouhaha permanent. Rassurez-vous, on prend vite le pli !

Indications de tarifs en décembre 2012 : - Dans Addis Abeba : 2 à 4 birr par trajet, selon que ce soit un bus, un bus moyen ou un minibus et la longueur du trajet. Minibus : 2.70 birr. Prévoyez la monnaie ou des petites coupures. Si vous prenez un taxi, compter 30 à 150 birr, selon l’heure (plus cher la nuit), la distance et bien sûr votre talent de négociateur !... - Pour les trajets en minibus entre grandes villes, compter en moyenne 60 à 75 birrs par 100 km. Quelques exemples : Addis-Shashemene (120 birrs), Lalibela-Woldia (92 birrs), Woldia-Mekele (90 birrs). - Pour les trajets en bus entre grandes villes, ca dépend de la classe du bus en question. Exemple : Bahir dar-Addis en bus 1ère class ou 1st level (grand luxe avec boissons, snack, de ‘vrais sièges’ avec de la place pour les jambes ( !), comme en 1ère class d’un avion en quelque sorte): 290 à 306 birrs. Sinon, c’est 165 birrs pour un bus ‘normal’ (donc sans snack, sans boisson, sans climatiseur, et les jambes de biais pour éviter que les genoux ne soient encastrés dans le siège de devant… Mais ca se fait bien !) Les transports aériens nationaux se sont énormément développés ces 3 dernières années. En général, il y a plusieurs vols par jour pour les principales villes. Possibilité de réserver jusqu’à la dernière minute ! Et les prix ont été diminués par 2 en 3 ans ! Exemple : Addis-Lalibela (1200 birr), Axum-Gondar (800 birr). Sachant que par exemple, pour faire Addis-Lalibela, ca prend 1 heure en avion et 2 jours en bus, il est parfois plus judicieux de prendre l’avion, surtout si on est limité en termes de temps… Vous trouverez toutes les infos utiles sur le site de Ethiopian Airlines.

COMMUNICATION On trouve des cafés internet à peu près partout. Mais bon, faut pas être pressé : la connexion est souvent mauvaise, quand elle fonctionne ! Selon les villes, compter de 9 à 30 birrs de l’heure (décomptés à la minute). En théorie, il est impossible à un étranger d’acheter une carte SIM en Ethiopie (c’est ce qu’on m’a expliqué). En pratique, il semble possible d’en acheter une dans les grands hôtels. Personnellement, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un le jour de mon arrivée, qui m’a prêté une de ses cartes SIM pour la durée de mon voyage. J’avoue que ca m’a été utile a plusieurs reprises, lorsque je me suis retrouvée bloquée à Shire (problème de transport local) et lorsque j’ai dû appeler des hôtels dans les grandes villes, pour éviter de trop perdre de temps. On trouve des vendeurs de carte prépayées un peu partout dans la rue (vendeurs ambulants). Cartes de 25, 50 et 100 birrs. A titre d’indication, avec 50 birrs on peut téléphoner plus de 2 heures en local. Pour l’international, compter environ 15 birrs par minute.

HOTELS Le problème n’est pas de trouver un hôtel ni une chambre de libre, mais seulement d’en sélectionner un parmi les dizaines à la ronde ! Il y en a pour toutes les bourses. Des hôtels budget avec toilettes (latrines) et douches (souvent dans les-mêmes toilettes…) en commun à 50 birrs la nuit à des hôtels luxueux à 200$ la nuit… Des hôtels avec bar (donc avec musique et alcool = avec bruit) et vue sur bidon-ville à des hôtels avec piscine et personnel aux petits soins… A vous de choisir! Dans tous les cas, un conseil : n’oubliez pas vos boules quiès! A savoir, si vous êtes à 2, c’est (quasi) le même prix que pour une chambre simple ! Personnellement, j’ai dormi dans des hôtels de 150 à 250 birrs par nuit en moyenne. Dans la plupart des cas, pour ces prix-là, il y avait une sdb avec toilettes et c’était propre et grand.

ELECTRICITE C’est du 220V, avec les mêmes prises qu’en France, donc pas besoin d’adaptateur.

SANTE , PUCES, EAU, NOURRITURE Le système sanitaire public est très développé. On trouve des hôpitaux et des pharmacies un peu partout. Mais tous les médecins et pharmaciens ne parlent pas anglais (et encore moins français…).

L’Ethiopie étant un pays montagneux et d’altitude, il n’y a des moustiques que dans certaines zones (ex. : près des lacs) et pendant une période assez courte (saison des pluies : juillet-septembre). Donc très peu de paludisme. Personnellement, je n’ai pas pris de traitement antipalu, mais ca n’engage que moi.

Par contre, il y a d’autres insectes bien moins sympathiques : les puces et les punaises de lits. J’en ai personnellement été victime. J’ai été piquée par des puces dans des ‘lodges’ (cases) dans 2 parcs nationaux que j’ai visités et dans un hôtel pas cher (mais qui semblait bien) à la sortie d’un des 2 parcs, et par des punaises de lit dans un autre hôtel pas trop cher mais là aussi correct dans une grande ville de province. Bon, je n’ai peut être pas eu de chance avec les 2 hôtels, mais ensuite je suis devenue parano : je virais systématiquement la couverture et dormais dans mon sac de couchage. Pour info, une fois rentrée en France, j’ai passé tous les habits à la machine à laver, inclus mon sac à dos et le lendemain, j’ai eu la ‘bonne’ surprise de voir une puce bien vivante sautiller de joie sur mon matelas !!! J’ai donc acheté du spray antipuce que j’ai pulvérisé sur mes affaires et mon lit. Assez radical car depuis, tout va bien.

On trouve de l’eau en bouteille partout. Environ 15 birrs pour 1 bouteille. Idem pour les boissons gazeuses sucrées (7 à 12 birrs) et bières (12 à 17 birrs). Dans les parcs nationaux, les lodges sont en général à côté d’une source, donc possibilité de se ravitailler en eau potable assez facilement. Personnellement, j’ai toujours soit traité (Micropur), soit filtré l’eau (source ou robinet). J’ai aussi mangé dans des restaurants locaux des légumes frais (donc justes lavés), et des plats cuisinés dans des conditions pas très hygiéniques, cependant je n’ai pas été une seule fois malade pendant les 4 semaines. La nourriture éthiopienne (excellente !!) sied aussi bien aux carnivores qu’aux végétariens. Par contre il est plus difficile de commander un plat avec de la viande ET des légumes (c’est ou l’un ou l’autre). On trouve partout du café (3 à 6 birrs la tasse), des macciatos (5 à 8 birrs), des jus de fruits frais (fabuleux ! extras ! 10 à 25 birrs), du thé (4 à 8 birrs). Ils mettent généralement d’office 2 à 3 cuillers de sucre, donc si besoin, précisez si vous voulez sans sucre… Pour un petit déj pris dans un resto local, compter 20 à 40 birrs (selon qu’il y a omelette, jus de fruit, injera, etc), pour un repas (injera, pâtes, ou riz + une boisson) compter 35 à 60 birrs. Dans un resto ‘chic’ ou resto d’un grand hotel, il vous en coutera bien sûr 2 à 3 fois plus cher pour ces repas standards.

LANGUE et contact francophone à Addis La langue officielle est l’Amharique. Une (faible) partie de la population parle anglais. Hormis dans les hôtels et les sites touristiques, il n’est pas toujours aisé de trouver quelqu’un parlant anglais. Si vous ne parlez pas l’anglais, alors il vaut mieux que vous ayez préparé votre voyage avec un tour operator qui vous proposera un guide parlant français… C’est plus difficile à trouver sur place. Pour ceux qui souhaitent malgré tout partir ‘seuls’, voici le contact d’un éthiopien habitant et travaillant à Addis, qui m’a beaucoup aidée, guide à la gare d’Addis et qui parle couramment français. Il pourra vous aider à organiser votre voyage voire vous trouver des personnes parlant français pour vous accompagner. Mr Débébé Kassa : debebekassa1@gmail.com Tel. : 00-251-9-11-98-92-93

SECURITE Bien qu’ayant voyagé seule, en bus locaux, ayant dormi dans des hôtels budget et ayant été parfois dans des zones non touristiques, à aucun moment je ne me suis sentie en insécurité. Les éthiopiens sont accueillants et très aidants. Cependant, on m’a dit à plusieurs reprises de bien faire attention aux voleurs dans les bus (surtout au moment où tout le monde se presse pour y monter) et dans la rue à Addis, et de marcher avec mon petit sac à dos devant moi, conseil que j’ai suivi. J’ai croisé un jeune routard français qui s’est fait bousculé et volé son portable (qui était dans sa poche) à Addis. Bien que l’Ethiopie soit vraiment un pays sûr et facile (à mon avis), il faut toujours rester vigilant. Enfin, en tant que femme, voyageant seule qui plus est, je n’ai jamais eu à subir de regard ou de geste déplacé.

NE PAS OUBLIER DE METTRE DANS SA VALISE : - - Des boules quiès - - De la poudre antipuce si vous comptez dormir en lodge dans les parcs ou si vous comptez faire un trek à dos de mule… - - Un antihistaminique local (au cas où vous auriez oublié la poudre antipuce… ;) - - Sac de couchage ou sac à viande ? : pas vraiment nécessaire. A vous de voir. - - Un tube de beurre de cacao pour les lèvres : en altitude, l’air est très sec et, malgré le port d’un chapeau, le soleil tape sur les lèvres (à moins que vous n’ayez une très grande casquette ou un sombrero!?). Résultat : lèvres hyper gercées en 3 jours… Valable surtout si vous faites le Simiens. - - Pour le reste, rien que du très classique : lunettes de soleil, torche, etc.

Pour vous aider à prévoir votre budget, voir la discussion ‘Ethiopie : quel budget prévoir ? Quelques chiffres’ Pour un ex. de tour non organisé, voir la discussion ‘Voyage seule : 4 semaines en Ethiopie, Déc. 2012’
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Parc national de Simien (Ethiopie)
Le parc national du Simien.

Pour réaliser une randonnée intéressante dans le Simien, il faut bien en comprendre la géographie. Le centre du parc, du sud au nord est constitué d’un grand plateau vallonné qui se termine à l’ouest et au nord par un escarpement très impressionnant, profond de quelques 1500 m. Le bord de cette falaise est découpé et parcouru de gorges fort belles. Le paysage s’ouvre vers Mulit et Mekarebia avec des pitons rocheux, restes de vieux volcans ainsi que des vallées très découpées quelques 1000 à 2000 m plus bas. La plus belle partie de cette falaise va de au-dessus de Geech jusqu’à Chennek avec les points forts à Saha, Imet Gogo et Inatye. Les « sommets » de 4000m et quelques ne sont pas de francs sommets mais des plateaux en pentes douces qui se terminent par la falaise. Bwahit est le seul vrai sommet. Il donne en outre une vue vers l'escarpement et une autre vers la vallée où se trouve Ambikwa et le Ras Dashen. Cette vallée est beaucoup moins belle et on n'y retrouve plus ni escarpements ni pitons volcaniques. Dans le Bwahit on a également la possibilité de croiser des Walia Ibex et des babouins gelada. Le Ras Dashen est aussi à peine plus haut que le Bwahit. Continuer vers Ambikwa et le Ras Dashen n'est donc pas intéressant; il vaut beaucoup mieux descendre vers Sona après avoir passé le Bwahit et son col. Les paysages près de Mekarebia, Mulit et Adiarkay sont beaucoup plus beaux. Près de Mulit il y a une belle promenade à faire autour des trois pitons volcaniques qui se trouvent juste à coté de ce beau village. Les villages d'altitude et ceux de la vallée sont fort différents, la ville d'Adiarkay est un bijou en son genre et ce tour permet d'en découvrir l'ensemble. La route d'Adiarkay à Gondar est impressionnante et plus belle que celle de Debark à Gondar. De plus, en réalisant ce tour, on fait une boucle sans aller et retour. Enfin, le du tour commence sur les hauts plateaux où il fait froid et se termine dans la vallée beaucoup plus chaude avec des rivières en bassin où on peut passer du temps et se baigner. L'escarpement est beau d'en haut mais également très impressionnant d'en bas. C'est donc l'escarpement d'Imet Gogo et la vallée de Mekarebia qui valent le détour, le reste est assez banal. Idéalement, il faut commencer la randonnée en partant très tôt le matin de Gondar et en demandant aux muletiers d'attendre sur la route entre Debark et Chennek à hauteur de Geech. Laisser les muletiers se rendre à Geech avec vos bagages. Partez directement faire la boucle assez facile de Imet Gogo, Saha, Kadadit Amba pour dormir à Geech le soir. Le trajet à pieds de Debark à Geech est assez banal et est ainsi évité. Il faut savoir qu'il y a une route qui se rend de Debark à Geech, Chennek, col de Bwahit, Ambikwa et Ras Dashen...Ils sont en train de construire une nouvelle route dans la vallée d'Ambikwa (octobre 2012). Il faut passer par les crêtes et la vallée de Mekarebia pour éviter cette catastrophe de route. Dans la vallée, la route s'arrête à Adiarkay et le reste de la vallée est encore exclusivement pédestre. La traversée de la rivière, sans pont, ferme l'accès de la vallée. Mais à quand la route...? Donc: J1 Gondar, Imet Gogo, Saha, Kadadit Amba, Geech J2Inatye, Chennek par la crète J3Bwahit, Sona J4Sona, Mekarebia J5Mekarebia, Mulit J6Le tour des pitons de Mulit, Adiarkay J7Adiarkay Gondar, Bahir Dar ou Axum

Si nécessaire, mais c'est dommage, on peut faire Sona – Adiarkay en un jour sans difficultés, tout est en descente, mais ce n'est plus de la promenade. Il vaut mieux profiter de l'endroit, des villages et des rivières. Il vaut mieux réaliser le tour dans ce sens car on va en descendant.
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